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lundi 20 septembre 2021

Chouette jouet pour bébé, bambin, et plus - J'ai testé le Busyboard

Grande première aujourd’hui : mon premier article « suite à partenariat » !

Bon, faut dire, je ne courais pas grand risque : pour tout avouer, je lorgnais déjà sur ce dont je vais vous parler bien avant la naissance de notre H. ; mais je me disais « Oh, oui, ça peut être bien aussi pour des plus grands, mais bon, pas indispensable non plus, donc ce ne serait pas raisonnable. » (or je suis quelqu’un de très raisonnable. Si si. Tout au fond de moi-même)

Et puis un matin de ce printemps, un neurone à moi s’est rallumé et j’ai réalisé que ça y était, avec H. j’avais l’alibi paaaarfait pour tester enfin. Du coup, je suis rentrée en contact avec Lauren au sujet de ses magnifiques Busyboards, car je n’avais aucun doute sur le fait que je serais ravie d’écrire un article à leur gloire. Ce que je fais aujourd’hui, après  2 mois d’utilisation trèèèès appréciée.



What is a Busyboard ?

Bon déjà, le concept, pour la maman d’un F. passionné de trucs pratiques, avait tout pour me taper dans l’œil : une planche en bois sur lequel sont fixés différents objets fascinants pour un bébé / bambin / jeune enfant. Sur le principe, ça se rapproche de la fameuse planche à verrous qui a captivé F., et charmé E. . Avec 2 différences : 

  1. Les objets en question sont bien plus variés que des systèmes de fermetures et 
  2. C’est à nous de choisir ce qu’il y a dessus (dans un menu très large), et donc de concocter à notre enfant un mix au plus près de ses intérêts.

3ème différence (ben oui, j’en annonce 2, logique !) : fabrication française par une maman qui en a fait son activité pro.

Il s’agit donc d’un support permettant de proposer à son enfant le libre accès à des objets absolument passionnants pour lui, y compris le genre de machin qu’on lui retire des mains en permanence en temps normal : une prise électrique ou une calculette.

A noter : ce genre d’équipement 

  • est inspiré de la pédagogie Montessori dans le sens qu’il propose à l’enfant des objets du quotidien, lui permettant de les manipuler autant qu’il le souhaite (dans l’esprit des cadres d’habillage, par exemple), 
  • mais s’en écarte en proposant plusieurs objets disparates, aux fonctions différentes, en même temps. 
Les puristes Montessori pourront donc être scandalisés par un tel sacrilège. Cependant, une fois aspergé d’eau bénite, le résultat est vraiment chouette, il suffit de garder à l’esprit que l’objectif visé diffère puisque la maxime montessorienne de « une seule chose à la fois » vise à la concentration et la répétition, là où le principe d'un Busyboard est "simplement" que l'enfant soit occupé longuement et de manière intelligente, et donc avec un Busyboard l’enfant pourra éventuellement être distrait de ses efforts sur la fermeture éclair par l’attrait du boulon à visser juste à côté. 

Voilà, une personne avertie en vaut 2 ! (je viens de doubler le nombre de lecteurs du blog.)

 

Comment ça se passe ?

Eh bien, c’est bien marrant, parce que le principe est donc d’avoir le choix.

Sur le site monbusyboard.com, on choisit

  • le format : 
    • lambda (carré, 40X40, 10 éléments) 
    • ou de voyage (rectangle, 20X40, 6 éléments). 
    • J’en ai reçu un de chaque pour H. sachant qu’il existe aussi un format XL, plutôt pour la collectivité / les ass mat ; ça fait rêver… et ça m’a subitement remis en mémoire une grande plaque de ce style accrochée à un mur du jardin d’enfants franco-allemand où F. allait occasionnellement lors de nos derniers temps strasbourgeois. Cette sublime planche avait grandement contribué à séduire ledit F. 
  • la couleur du support (lui-même en bois): large choix, c’est assez jouissif aussi. On peut aussi prendre l’option de faire figurer le prénom de l’enfant
  • et enfin, l’ultime plaisir : on fait sa sélection parmi les 35 éléments proposés.

Une étape que Monsieur Bout et moi-même avons réalisée ensemble avec beaucoup de plaisir.

Notre couple a survécu à des débats houleux (fallait-il privilégier l’interrupteur à bouton ou à manette, hein ? sujet capital qui divise les foules), et nous sommes également bien complétés dans l’identification des meilleures options. 

Ainsi certains objets font du bruit (boîte à musique, sonnette de vélo), et j’allais spontanément les exclure, mais c’est Monsieur Bout qui a tenu à ce que le format voyage ait une boîte à musique (« Quand je conduis, je suis prêt à TOUT, tant que y a pas de hurlements » - spoiler : il n’a pas regretté), et s’est montré ouvert à l’inclusion de la sonnette de vélo sur le format normal. De toute manière, comme j’en profitais aussi pour offrir, sur mes propres deniers cette fois, un 3ème Busyboard à destination de mon filleul, héhé, j’ai eu le champ libre pour composer celui-ci (na).

Mon conseil serait d’ailleurs de prendre le temps de visionner certaines des vidéos de la page FB par exemple : c’est l’une d’elle qui m’a révélé l’intérêt d’associer gros boulon et petite trousse à fermeture éclair : on y voyait l’enfant dévisser l’écrou et aller ranger celui-ci dans la petite trousse, pile poil aux bonnes dimensions. Ça n’a pas raté : j’ai fait la démonstration, H. a trouvé ça très intéressant, et peut maintenant passer 10 minutes à faire naviguer l’écrou de sa vis à la petite trousse et retour (et moi le même temps à fondre en l’observant #mamangaga).


Ensuite, y a pu qu’à attendre son colis (oui, y a du délai, car Lauren a un carnet de commande conséquent ; vaut mieux anticiper pour les anniversaires !) puis à aller le chercher en salivant.

 


Verdict d’utilisation au bout de 2 mois


  • C’est très efficace en termes d'occupation intelligente de l'enfant.
En ce qui nous concerne, les nôtres sont arrivés juste après l’accident à la main de Monsieur Bout alors autant vous dire que j’ai eu largement le temps de les bénir, car main de Monsieur Bout HS = incapacité totale de Monsieur Bout de gérer H. = Monopole de la Gwen sur la gestion du H . = Gwen bien contente de pouvoir occuper durablement son fiston sur quelque chose pour vaquer à ses occupations.


  • Car une chose est sûre : l’effet sur l’enfant est immédiat, durable, et s’étend à un public considérablement plus large que celui visé. 
E. et F. manipulent volontiers les Busyboards pourtant conçus pour H., et le Busyboard de voyage, emporté avec nous pendant les vacances, a également conquis mes neveux. Même effet concernant celui de mon filleul ensuite : ses 2 frères et sœurs ainsi que F. et E. ont tous passé de longs moments dessus. Je m’attendais à ce que, passé l’attrait de la nouveauté, les grands se lassent vite, mais non ! (je vous préviens, ça peut occasionner des incidents diplomatiques).



  • C’est joli tout plein, et en fait, ça fait un truc occupant bien l’enfant mais facile à ranger. 
Franchement, je ne m’attendais pas à ce constat, mais ça fait partie des jouets qu’on peut laisser dans le salon sans que ça fasse désordre. Ce qui finit par prendre son importance quand on commence à en avoir marre des duplos éparpillés partout (ce qui est clairement le cas de Monsieur Bout, et le fait que les Busyboards aient droit de cité incontestable dans le salon en dit long sur leur aspect!). 
Les finitions sont soignées, Lauren s’efforce d’assortir les coloris des différents éléments, le résultat est franchement esthétique. 
D’une certaine manière, ça m’a rappelé ce que j’écrivais (de si drôle) il y a longtemps sur l’arc-en-ciel Grimm’s : c’est presque un objet déco ! Monsieur Bout a eu la clairvoyance de suggérer de prendre le format standard dans une couleur assortie à notre salon et franchement… Monsieur Bout est un génie.

Objets déco embellissant salon (nouvellement réaménagé, rappelons-le !)


Remarques annexes

  • Le truc intéressant est aussi qu’on peut vouloir faire un Busyboard proche des intérêts actuels de l’enfant (auquel cas on va peut-être devoir succomber et en rajouter un 2ème plus tard – non parce que l’enfant se sera lassé, mais pour lui proposer aussi des trucs plus complexes – ooh zut), ou mixer des choses qui lui plairont à différents moments
Dans tous les cas, j’ai observé que pour chacun de ses 2 Busyboards (présentés de manière différée pour des raisons stratégiques #jegardedescartesdansmamanchepourleslongstrajetsenvoiture #santémentaleduparentconducteur), H. a d’abord été captivé par certains éléments, puis en a découvert d’autres, avant de finalement commencer à explorer certains plus complexes. Ainsi, ce n’est qu'au bout d'un mois qu’il s'est mis à manipuler vraiment le boulon… et je suis bluffée de la rapidité de ses progrès ! Pareil, il commence à savoir utiliser la sonnette de vélo et se montre très étonné et content de lui à chaque fois qu’il réussit à l’actionner.


  • Ce qui est drôle, par ailleurs, c’est qu’on a beau avoir mis tous nos soins dans le choix des éléments, en anticipant l’intérêt que ceux-ci vont avoir pour notre enfant (que nous connaissons mieux que quiconque, zut !), eh bien, justement, zut : nos prévisions se sont révélées assez nulles. Par exemple
    • nous avions inclus une mini-ardoise magique en pensant qu’elle serait cool mais pour plus tard. Que nenni ! H. a très très vite accroché et l’adore. Lui filer son Busyboard de voyage sur sa chaise haute en lui collant le stylet de l’ardoise magique dans la main pendant que je bâcle fignole la préparation du repas est une excellente recette pour avoir du calme (et pour le coup c’est un élément dont l’attrait exercé sur les plus grands est tel que nous avons du restreindre son utilisation par ceux-ci ; parce que sinon, la pauvre ardoise magique serait déjà morte – ben oui, c’est pas fait pour être un champ de bataille en mode « Moahdabor ! Nancémoahkifé ! »)
    • Nous étions certains que la prise électrique ferait fureur, mais pour le moment, pas tellement. En revanche, mon filleul s’est jeté dessus.
    • Et j’ai regretté de ne pas avoir mis de calculette sur les nôtres quand j’ai vu avec quelle expression de profonde satisfaction H. tapotait sur celle de mon filleul.
    • Nous avons inclus un labyrinthe à billes magnétiques et le concept est effectivement encore trop compliqué pour H. … ce qui ne l’empêche pas de s’éclater avec, en fait : il a repéré avant nous que le stylet aimanté était attiré par les vis qui maintiennent l’élément en place, et s’éclate donc à positionner le stylet à la verticale sur ces vis.


Coté coups de cœur

J’ai béniiiiii l’inspiration de Monsieur Bout concernant la boîte à musique puisque, main HS de Monsieur aidant, c’est finalement MOI qui ai assumé la totalité des trajets de la première partie des vacances, alors j’ai eu l’occasion de l’apprécier, l’effet calmant de la boite à musique ! Sachant que H. ne réussit pas encore à bien la manipuler, mais que du coup, eh, on a fait coup double sur la route : il y avait toujours un grand trop content de l’actionner pour apaiser un petit Bout.

Plus globalement, j’ai trouvé l’idée du format « voyage » vraiment lumineuse. Le format normal est génial pour la maison, mais un peu encombrant pour la voiture, nous l’avons donc laissé chez nous pendant les vacances. Le format voyage nous a accompagnés sans nous encombrer pendant un mois complet de trajets nous emmenant dans 8 endroits différents, et il a largement justifié sa présence, que ce soit par les précieux moments de calme sur la route, ou par sa capacité à occuper H. sans avoir besoin de trimballer une salle de jeux complète dans nos différents points de chute.

Enfin, mon préféré : le handspinner, franchement, quelle idée de génie ! Non seulement H. adooooore, non seulement le seul bruit du handspinner qu’on fait démarrer suffit à le détourner de pas mal de méfaits choses et à le faire accourir, mais en plus, ça a le même effet sur les grands. Tout bénef.



Moralité : en écrivant ce billet je réalise que H. étant un numéro 3, nous nous sommes montrés, depuis avant même sa naissance, trèèèès réticents à tout nouvel achat : la maison déborde déjà de matos pour enfants, au secours ! Mais ces Busyboards ont incontestablement su montrer l’intérêt de faire une exception. 
Ce que cette nouvelle rentrée vient confirmer puisqu’ils commencent déjà à aider Monsieur Bout à relever un défi de l’année : faire IEF pour F., avec un H. de 17 mois, remonté à bloc, dans les pattes…



lundi 24 octobre 2016

Petit kif IEF du jour

Allez, zou, une petite tranche d'IEF toute fraîche.

D'un côté, prenons une Gwen, qui fidèle à son plan, a cherché depuis septembre, à rejoindre la progression de vie pratique proposée par Céline Alvarez

J'ai ainsi complété mes propositions initiales, d'abord, par le plateau des boîtes et celui des flacons, puis avec celui du pliage de tissus.

Après quoi je me suis penchée sur celui des transvasements avec la cuiller, un peu étonnée car je n'en voyais pas forcément l'intérêt... Jusqu'à ce que je regarde la vidéo et que je voie le petit détail : la cuiller est tenue avec trois doigts, en un geste qui prépare à la bonne tenue du stylo. 

Hummmm, un truc dont F. était encore à 10 000 km, et que je ne savais comment favoriser. Allons-y!


  • Préparation de l'activité, 
  • multivisionnage de la vidéo et répétition de la présentation, 
  • présentation de l'activité. 
Celle-ci sera reprise à plusieurs reprises dans les temps qui suivront, mais jamais effectuée plus d'une fois, et toujours uniquement de la main droite (F. ne voit visiblement aucun intérêt à faire bosser la gauche). Donc un intérêt pas inexistant, mais pas non plus le truc du siècle.

De l'autre, prenons une salle de classe très mignonne mais désertée depuis pas loin de 3 semaines

Car le volet électrique de ladite salle de classe a rendu l'âme en position fermée, or les jours passant et la réparation tardant, il s'avère incontestable que bosser dans la pénombre n'est pas du tout du goût du Bébou. Donc, plutôt que de m'obstiner alors que les conditions ne sont vraiment pas favorables, j'ai fait sauter nos créneaux salle-de-classe.
Déjà, c'est confortable du coup, matinées plus cools, mais surtout : j'en ai profité pour investir un peu d'énergie et de temps dans des jeux de société ou des activités un peu artistiques.

D'un 3ème côté, justement (nous avons donc affaire à un triangle, semble-t-il), j'ai récemment revu ma pratique et arrêté de fabriquer moi-même la peinture du Bébou.

Ladite fabrication, le temps nécessaire, le fait qu'après ça moisissait au frigo si les séances étaient trop espacées, que la texture était souvent trop ci, pas assez ça, bref, le désir de "faire moi-même" était contre-productif puisque du coup, peinture tous les 36 du mois (et uniquement en année bisextile).
Vente privée Giotto, pouf, j'ai sauté dessus et me suis équipée, et depuis, peinture plus souvent, et peinture plus longtemps! (ben oui, la texture plus réussie inspire visiblement davantage le jeune homme. Ingrat!)

Et ce matin : ballade écourtée par la pluie, feuilles mortes tout autour de nous sur le chemin du retour, et a priori ma nounou a promis des trucs à mon fils sans m'en parler, puisque celui-ci me dit "faire de la peinture avec des feuilles mortes".

A cet instant, mon cerveau de manchote-des-travaux-manuels s'emballe, panique, imagine en un éclair toutes les sublimes activités autour de ça qu'ont pu proposer et partager sur la toile des mamans plus douées... puis s'arrête.
Au redémarrage, il se dit que fondamentalement, si, je pourrais quand même être capable de mobiliser les ressources nécessaires aux trucs de base suivants
  • 1. on peinturlure la feuille et on fait des empreintes avec,
  • 2. on peinturlure le papier et on applique la feuille dessus puis on l'ôte pour avoir une trace
  • 3. on pose la feuille sur le papier et on peinturlure dessus en mode pochoir.
Allez zou, j'empoigne courageusement 4 feuilles et nous fuyons la pluie. (évidemment, le soleil sortira une fois que nous serons rentrés, hein, m'enfin ne laissons pas ce détail ternir l'éclat de notre journée)

Moralité :
Première fois qu'une activité peinture a duré aussi longtemps (+ de 30 minutes, bref, vraiment, cela confirme mon constat de ce que la capacité de concentration varie à la vitesse de l'éclair à cet âge, et que les 2-3 minutes que duraient nos séances l'an dernier ne préfiguraient en rien la suite)


Après s'être éclaté avec le rouleau

F. a découvert tout seul que tortiller son pinceau en appuyant dessus comme une brute fortement produisait "des spirales !" (concept nouveau de la semaine dernière)

et a aussi montré, par la manière dont il a cherché à le remplir, qu'il s'approprie de mieux en mieux l'espace feuille
Puis ...
Il s'est mis à tenir son pinceau bizarrement, dos de la main vers le ciel, pinceau passant entre l'index et le majeur.

Je n'ai rien dit. 

Et pôf : "maman, comment on met le pinceau, aide-moi"
sur cette photo le geste n'est pas encore parfait mais il l'a rectifié ensuite.
Rhâââ le gros, gros kif ! 
(oui je sais ce n'est pas très châtié comme langage; mais c'est ce qui m'est venu sur le coup ; au besoin n'hésitez pas à faire suivre la lecture de ce billet de deux pages de Chateaubriand à titre compensatoire)

Un de ces moments où je me dis que oui, cahin-caha, et malgré tous mes manques, notre IEF ça roule et ça va rouler...



lundi 19 septembre 2016

Activités certifiées "Zéro Bricolage" sur les étagères du Bébou

Étant la reine incontestée des travaux manuels, la plupart des activités actuellement disponibles sur les étagères de notre salle de classe sont nécessairement estampillées "Zéro Bricolage" (ben oui, je n'ai pas encore beaucoup avancé côté Zéro Déchet, je me rattrape où je peux...).
En attendant... que je ne dispose peu à peu, sur lesdites étagères, le contenu du gros-gros-gros colis réceptionné de Grande Bretagne (Absorbent Minds, again) en début de mois (mais je cafte : la moitié du colis était pas pour moi, hein NZ&Co !?), ainsi que les quelques petites choses achetées outre-Rhin chez Thüringer Montessori Materialien...

voici nos étagères actuellement (il est urgent de retourner chez le Suédois pour compléter)

Rapide tour d'horizon pour celles que ça pourra inspirer ! (comprendre : les-attirées-Montessori-mais-handicapées-des-deux-mains):


  • très classiques versés:
  • plateau découpage :
tirer des lignes sur une feuille de papier, et la découper en bandes, je crois qu'on peut à peu près confier cela à tout le monde (puisque moi j'y arrive !)
  • transfert à la seringue.
Pour info,
    • j'ai commencé en réutilisant notre collection de seringues de Doliprane, mais la première présentation a suffi pour me montrer qu'indiscutablement, ces seringues sont trop dures pour des doigts de 3 ans (ah ben tiens, ça me fait penser que du coup, je peux les désencombrer !).
    • J'ai donc prestement rajouté un duo de seringues à la commande Absorbent Mind susmentionnée, et je vous confirme que leur seringue 5 mm est parfaitement adaptée aux doigts de F.!
    • Ce n'est qu'après que je suis retombée sur le stock de seringues de vitamine K pour nourrisson que j'avais mis de côté (à force d'oublier de donner sa dose à E. ...) au cas où...

  • tri avec une pince : (avec mise en paire par couleurs)
je m'étais lamentée l'hiver dernier sur mes déboires dans la recherche d'une pince adaptée à l'activité. Finalement, j'ai trouvé le subterfuge suivant : la pince IKEA pince les rebords des bouchons (récup de mes compotes Good Goût ! Merci la chouette palette de couleurs)
  • tri avec une pince, 2ème :
justement, commande, machin, ils proposent des pinces pour pas cher; plutôt qu'aller chercher midi à 14h, j'ai décidé de foncer sur une valeur sûre, et la pince est top !

  • boulons à visser sur des grosses vis:
quelques minutes dans un magasin de bricolage et hop, c'est fait !
Mais en fouinant tout récemment sur des blogs, j'ai réalisé qu'en fait, il est mieux de prendre des vis et des boulons de tailles différentes, ce à quoi je n'avais absolument pas pensé. Je corrigerai le tir dès que j'en aurai l'occasion (d'autant que je me demande si ce n'est pas une activité susceptible de bientôt plaire à la Bébounette, ça... même si pour elle, il vaudra probablement mieux ne pas cumuler les difficultés et me contenter de lui proposer des vis et boulons de même diamètre. Bon, bref.)
  • balayage :
pelle & balayette viennent de chez Nature & Découvertes, et j'ai récupéré les trucs en polystyrène dans un colis vente privée


et enfin, tout dernier arrivé :
  • les cadres d'habillage !
alors, ces trois là ne rentrent sûrement pas dans la catégorie "ZéroBrico", certes ils sont faits-maison... mais pas dans ma maison à moi ! Merci Clotilde ;-)

en revanche, je viens tout juste de compléter d'un petit 4ème car F. passe son temps à faire mais surtout défaire ses boutons de chemise (les deux du milieu, du coup il se ballade la moitié du bide à l'air. Ne manque que la touffe de poils qui dépasse pour parfaire son image de beauf marseillais...) : l'automne dernier déjà, j'avais repéré le tuto sublimement simple du blog Prune et Violette, et j'avais acheté les cadres à broder.
Bon, le temps que je m'y mette, le blog est passé en privé, snif ! Mais le tuto étant simplissime, je l'avais gardé en tête et j'ai réussi à faire ce que je voulais.
Admirez plutôt :
Quelques remarques
    • j'avais suivi ses conseils sur les dimensions des cadres à broder, mais à la réflexion je trouve ces machins un peu petits, ils auraient tout à fait supporté que je prenne la taille au-dessus. Par exemple, je n'ai pas pu réutiliser une des chemises abîmées de Monsieur Bout comme j'en avais l’intention à l'origine, car les boutons étant trop espacés sur une chemise d'homme, cela n'aurait permis que d'en "rentrer" 2 sur le diamètre du cadre. A la place, j'ai utilisé un de mes petits chemisiers "désencombrés"
    • la manip est tellement simple qu'hésitant entre deux tissus / modèles de boutons, j'ai réalisé dans la foulée un 2ème cadre, pour pouvoir demander son avis à une experte
    • je trouve que, même serré au maximum, le tissu joue un peu (peut-être parce que ce que j'ai pris est un tissu très fin ?) et risquerait de sortir du cadre à force de manipulations. N'ayant plus accès au tuto détaillé, et ne me souvenant pas de quoi que ce soit à ce sujet, je médite de fixer, en complément, avec un truc genre scotch (mais joliment appliqué). A voir...
    • cette technique de fabrication de cadres d'habillage ne peut fonctionner qu'avec des tissus point trop épais: je comptais revaloriser l'ancien blouson d'été de Monsieur en cadre "fermeture éclair ouverte", mais j'ai du y renoncer, ce projet étant incompatible avec la grosse épaisseur de toile du blouson.
    • enfin, vous noterez que cette technique n'est pas optimale non plus dans le sens qu'elle ne permet pas au tissu de s' "ouvrir" une fois les boutons déboutonnés; ça n'empêche pas F. d'y travailler, mais tout de même, la gratification est moindre, et il a posé plusieurs fois la question "pourquoi on peut pas l'ouvrir ?"...
Il n'empêche, pour le moment cela remplit son office, c'est tout ce qu'on lui demande ! Et c'est moi que je l'ai fait ;-)
Bref, pour la Vie Pratique (et pour le moment nous nous y limitons), mon expérience confirme qu'il y a moyen de faire beaucoup de choses sans achats importants de matériel, ni de fabrication longue et douloureuse.
Sur ce dernier point, je reviens vous parler bien vite et bien haut de mes boîtes à son !


dimanche 3 juillet 2016

Point - progression en juin 2016

(héhé, vous pensiez que j'étais trop occupée à polir mon évier pour parler d'autre chose ?! Bernique. Certes, mener à bien l'entreprise Flylady 2.0 et son pendant bloguesque ne serait pas compatible avec moults articles autres ici, mais ne monopolise pas non plus tout mon temps ni tout mon cerveau)

Un mois de juin passé à la fois à toute vitesse avec notre expédition "à la mer", mais aussi déjà plus calme avec mes débuts à 50% et le ralentissement du rythme de Monsieur Bout, et donc une présence plus grande dudit Monsieur auprès de sa femme et de ses enfants reconnaissants.

Le Bébou

continue à s'autonomiser (et j'avoue que j'adore l'observer là-dedans ! J'y fais d'autant plus gaffe depuis ma lecture des points correspondants chez Faber & Mazlish)
  • il a appris spontanément à enfiler ses chaussettes (zuuuut, juste avant que la météo - et l'arrivée de ma commande ventes-privées - ne signe le basculement vers des sandales; comment vous voulez qu'on pratique, maintenant, hein !? Bon du coup il a vite appris à maîtriser les boucles desdites sandales)
  • il s'intéresse aux boutons et a passé pas mal de temps sur celui des chouettes cadres d'habillage offerts par sa marraine qui lui permet de travailler cela tout son saoul et de manière plus gratifiante que ses chemises
  • sa capacité à se laver seul à encore évolué puisqu'il sait (à peu près...) se servir de la douche pour se rincer, y compris actionner le petit machin qui gère la direction de l'eau vers la douche ou vers le robinet principal de la baignoire
  • il avait terminé le mois de mai en intensifiant son recours aux WC (plutôt qu'au pot), mutation accélérée par le fait que nous avons tout simplement oublié le pot à la maison en partant en vacances; bon, étant dans des maisons avec jeunes enfants, il n'aurait pas été difficile d'y remédier si nécessaire, mais cela n'a pas été nécessaire... exit le pot !
  • enfin, la semaine dernière il a commencé à demander à être  
    • "sans couche" pour la sieste, j'ai hésité puis j'ai rajouté une alèse et dit OK. Sans accident pour le moment ! 
    • Du coup il s'est mis à demander aussi à "dormir sans la couche" la nuit, pleine d'optimisme le premier matin je me disais que pouf, ça allait fonctionner comme ça, jusqu'à ce que je découvre la mare. Bon, c'est une mare qui vient en cours de nuit, plutôt tard, je ne sais pas si c'est qu'il dort ou qu'il ne se lève pas pour aller sur le pot, mais dans tous les cas ce n'est pas une mare qui nous réveille, c'est toujours ça ! Mais je n'ai aucune idée de comment procéder, si y a des trucs qui pourraient l'aider ou pas; pour le moment, je vais peut-être juste profiter des soldes pour investir dans un ou deux draps housses de lit simple supplémentaires, je suis un peu juste niveau stock !

en voyage, nous avions eu droit au premier dessin, et effectivement, il se met à dessiner des formes (généralement des espèces d'énormes œufs qui prennent toute la feuille, on dirait qu'il essaie de dessiner le tour de la feuille, en quelque sorte)

motricité globale :
juin = 3 ans du jeune homme, nous lui avons offert le vélo déniché pendant ledit voyage, il est donc en train d'apprendre à rouler dessus, sans petites roues directement, du coup. 
Il progresse à bon train, après quelques jours nécessaires pour maîtriser le principe des pédales (eh oui, après une draisienne), je commence à pouvoir le lâcher quelques instants, et ça roule... jusqu'à ce qu'il se rende compte que je l'ai lâché, globalement.  Et moi, je n'ai plus de dos...

Au niveau langage, juin a été le mois du subjonctif, les phrases du Bébou sont pleines de "pour que je puisse", "pour qu'E. ne puisse pas", "il faut que tu sois"...
Quant à la fameuse inversion pronominale, c'est fou, mais je crois qu'elle est vraiment derrière nous, n'en demeurent que quelques rares vestiges. "je", "tu", impeccable, et ces derniers temps, les "mon", "ton"... jusqu'à une séance où il se régalait visiblement en se désignant "moi, moi, moaah".

Enfin, dernière grande évolution : F. s'intéresse maintenant au dénombrement. Au vu de son intérêt pour les chiffres écrits (à cause des boutons de l'ascenseur), j'avais pris quelques livres d'enfant autour de ce thème et après un intérêt poli pendant quelques jours, pouf, déclic
Qui s'est manifesté pour la première fois quand j'ai décrit la construction ci-contre : 
"oh, tu as empilé des rectangles
et qu'il a précisé :
"oui, j'en ai mis...1...2...3 rectangles". 
Depuis, il compte les yaourts dans le frigo, les étoiles sur les étiquettes, les enfants au parc... Jusqu'à 4, c'est généralement bon, 5 passe encore, 6 est plus hasardeux. 
En revanche je pense que "5" désigne encore le 5ème, la notion de quantité globale manque encore!


La Bébounette

Elle avait fait ses premiers pas en début de mois, nous avons été stupéfaits de la rapidité avec laquelle ces premiers pas se sont d'abord transformés en mètres entiers, puis, très vite, en pièces entières traversées sur deux pattes. En l'espace d'une douzaine de jours, la proportion 4 pattes / marche s'est inversée et depuis une dizaine de jours le 4 pattes a quasiment disparu. Et elle est rapide la miss !
Rapide et casse-cou, son front est orné en permanence de bleus et bosses on-ne-peut-plus spectaculaires.

La miss fait aussi d'énormes efforts pour parler, à l'aide de très longues phrases aux vocalises élaborées ; le "papa" commence à faire son apparition, et elle désigne tous les objets par le son "là" assorti de son petit index pointé

Mais surtout, nous admirons au quotidien les effets de la zone proximale de développement : son désir d'imiter son frère est frappant, et l'amène à se comporter d'une manière que nous n'avons jamais observée chez le Bébou au même âge
ainsi nous nous marrons à l'admirer
  • attraper le trousseau de clés, puis s'étirer au maximum en s'appuyant contre la porte d'entrée et tendre son petit bras pour essayer de mettre le clé dans la serrure;
  • essayer d'étendre des lingettes sur les poignées de porte de la cuisine;
  • s'efforcer d'accrocher un slip sur l'étendoir à pinces (alors que F. ne s'intéressait pas à cela au même age malgré les heures qu'il a passées à me voir faire; je suppose que c'est vraiment très différent de voir son frère en action !...)

et surtout, nettoyer

après l'avoir vue successivement utiliser son bavoir, puis un mouchoir pour frotter la surface devant elle, je lui ai proposé ce qui nous sert d'éponge à la fin d'un repas, au cours duquel elle avait généreusement étalé son petit suisse sur la tablette de sa chaise haute (cf plus bas) ! 
J'ai été ébahie de la concentration avec laquelle elle a frotté, y compris en suivant mes indications quand je lui ai montré un endroit qu'elle avait oublié.









Par ailleurs, elle fait de notables efforts pour manger seule ; nous avions noté des tentatives assez brouillonnes dans ce sens à ses débuts en chaise haute, mais à présent elle commence à faire cela avec plus de méthode... et de résultat! 
Tout dépend de la texture du repas, donc à la fois par égard pour elle (pour que ce soit gratifiant) et par égard pour moi (préserver mon propre confort en limitant la charge de ménage derrière), je limite ses efforts (= la mise à disposition de l'assiette) au petit suisse : la consistance bien collante lui permet de toujours avoir quelque chose à se mettre sous la dent, et limite les quantités qui se retrouvent ailleurs que prévu...







Bref, un mois de juin très riche, où j'apprécie doublement ma disponibilité grandissante.

vendredi 3 juin 2016

Point - progression en mai 2016

Et voilà la fin du joli mois de mai (joli, on repassera... comme dans pas mal de coins de France et de Navarre, nous avons alterné les jours prometteurs avec des jours pluvieux et/ou bien frisquets, j'ai donc assez systématiquement filé des manches longues et un pull épais à F. dans le premier cas, et laissé F. en short et sans manteau dans le 2ème. Mère indigne un jour, mère indigne toujours !)

Mille nouveautés pour la Bébounette !

Bon, tout d'abord, nous avons fêté ses un an la semaine dernière...
Que d'émotions !
Amplifiées par la naissance, la veille, d'une filleule pour Monsieur Bout, naissance qui nous a valu d'accueillir le frère aîné en pleine nuit... Parallélisme parfait pour me replonger dans les souvenirs de la nuit si douce (enfin, si on oublie les contractions...) qui avait abouti à la naissance de notre Bébounette, un an moins un jour plus tôt.
Je reviendrai vous présenter le cadeau de la miss bientôt ! (j'en suis trop fière, j'ai tapé en plein dans le mille).

Ce mois-ci, nous avons admiré E. sans plus finir, et avons été impressionnés pala vitesse à laquelle elle progresse au niveau moteur (qu'elle en profite, remarquez, peu importe la vitesse, elle au moins quand elle se fait flasher en pleine action ça ne lui coûte pas un radis)
Nous comparons allègrement avec le Bébou au même âge. Je dis "allègrement" car c'est assumé : il ne s'agit pas de les mettre en compétition - et nous évitons de faire cela à proximité des petites oreilles - mais plutôt de nous repaître du meilleur exemple que nous ayons, à notre niveau, du fait que chaque enfant a son propre rythme, un élément qui n'est pas sans peser dans notre choix de l'IEF... 
Par ailleurs, nous ne nous lassons pas d'observer à quel point elle est "aspirée", dans son développement, par la présence, l'exemple, l'interaction avec son frère. Notre illustration-maison du concept de la zone proximale de développement !
  • Les timides déplacements latéraux initiés le mois dernier sont rapidement devenus monnaie courante, avant que ceux-ci aient lieu de moins en moins latéralement, et avec un appui à une seule main. 
  • Depuis une semaine E. s'est emparée du vieux trotteur de son frère, que nous avons gardé (ooooouh là, paaas bien, motricité-libre-hérétique !), mais avec lequel elle s'éclate et traverse tout l'appartement, sachant s'arc-bouter pour négocier virages et demi-tours. Elle monte même dessus les deux pieds sur la selle, se tenant aux poignées, sans se casser la figure, même quand elle se dandine ! (ça m'épate, je suis sûre que si je tentais l'aventure le trotteur s'écroulerait sous mon poids je me mangerais le sol violemment). 
  • Le 24 mai, nous l'avons observée pour la première fois lâcher les mains en station debout, la position "surfeuse" a rejoint les classiques, et à présent elle se sent suffisamment à l'aise pour observer tout à son aise des objets en position debout.
Bref, la marche nous pend au nez, pour tout vous dire dimanche soir j'étais au désespoir de devoir bosser le lendemain, elle semblait tellement prête à se lancer que j'étais persuadée que son ass mat allait y avoir droit le lendemain. Finalement non, mais nous ne perdons rien pour attendre...

Autre nouveauté : E. a finalement décidé de commencer à investir dans l'industrie de la dent. La première a donc vu le jour le 12 mai, et moi qui me targuais d'y avoir échappé avec F., j'ai pu faire l'expérience des premières morsures durant la tétée. Su-per.
Le truc c'est qu'en plus ça la travaille tellement qu'elle a les fesses en feu (jamais vu ça avec F.! Heureusement que grâce à lui je sais que les couches lavables ne sont donc pas nécessairement en faute, y aurait de quoi m'en détourner...), la pauvrette !

Progrès dans l'interaction, en plus de tourner les mains quand on chante "les marionnettes", elle les ouvre et les ferme, et/ou les agite, pour dire au-revoir (rhooooo). Et elle bavasse, elle bavasse...

Sa maîtrise de la boîte de permanence de l'objet s'améliore de jour en jour, elle en est aux cylindres et réussit régulièrement à en caser un à l'intérieur.
Par ailleurs, il faut que je regarde ce que j'ai comme puzzle (je n'ai pas les plus basiques Montessori) car elle a montré clairement son intérêt en allant d'elle-même, de manière répétée, ôter et replacer à sa place le cercle rouge central de ce puzzle de F.



Bref, Bébounette grandit en âge et en beauté...





Et le Bébou aussi !

Beaucoup d'avancées dans l'autonomisation, notamment autour des soins du corps, et ceci en particulier sur la fin du mois. Coïncidence ou pas... depuis que je prête beaucoup d'attention à ne pas faire...
  • les dent sont de mieux en mieux lavées, notamment celles du haut qui étaient souvent de grandes oubliées
  • la propreté: les accidents avec lesquels nous avons renoués il y a déjà de longs mois se produisent toujours, leur fréquence a cependant diminué, mais surtout : F. se reprend en charge plus globalement,
    • en s'asseyant tout seul sur le pot (ce qu'il refusait obstinément de faire depuis cet automne, après 2-3 réactions un peu trop vives de notre part à des épisodes au cours desquels il s'était mal positionné et avait donc consciencieusement arrosé le sol... Bien joué...)
    • en exprimant fréquemment, et clairement, qu'il ne veut pas y être accompagné "tout seul" "Maman vient pas" (ou "Maman se cache derrière l'arbre" quand nous sommes au parc)
    • et en optant de plus en plus souvent pour aller sur les toilettes directement, et insister pour se tenir seul dessus. Devant quoi j'ai proposé de positionner en permanence un marchepied Ikea devant, proposition accueillie avec enthousiasme et fierté (Papa à son retour, la baby-sitter à son arrivée, et les deux visiteurs suivants ont été pris par la main pour aller admirer le nouveau dispositif). C'est bien pratique quand nous sortons, chez des amis ou à la bibliothèque, ou dans tout autre lieu non-équipé d'un pot / WC enfants.
    • Sur ce dernier point du reste, l'obstacle qui demeure et dissuade parfois F. d'aller aux WC est la peur qu'il a des essuies-mains soufflants : le bruit le terrorise... Mais notre dernière excursion à la bibliothèque m'a permis de réaliser que confier à son père le soin de l'accompagner augmentait les chances que ça se passe bien : eh oui, les WC hommes étant moins fréquentés, cela diminue d'autant les chances qu'une de ces satanées machines soit en train de hurler à notre arrivée.
  • L'usage du mouchoir : lors du dernier épisode de grippe j'avais essayé d'initier F. à l'art de la moucherie. Sans grand succès. Mais embêté par une morve tenace, c'est de lui-même qu'il est venu m'apporter un mouchoir pour que je lui ôte. N'arrivant pas à l'attraper, je lui ai demandé de souffler pour m'aider à la faire sortir, ce qu'il a fait. Tout fier de son succès sur une narine, il a accepté de faire de même dans le mouchoir pour la seconde... et s'est mouché fréquemment les 24h qui ont suivi ! (semant derrière lui les mouchoirs, au grand plaisir de la Bébounette qui en a profité pour s'adonner aux joies du déchirage)
  • il ôte à présent ses chaussures entièrement seul, y compris le dénouage du double nœud de ses lacets. Ça prend 5 minutes entières, mais c'est fait ! Et cela constitue toujours un vrai exercice de persévérance... surtout quand la pluie a resserré les lacets.
  • il est en passe d'enfin réussir à retirer ses T-Shirt / pullovers seul, c'est encore approximatif et dépendant de la souplesse du tissu (les hauts de pyjama s'en sortent mieux), mais nous avançons !
  • garde-robe d'été oblige, il a découvert les boucles de ses petites salopettes courtes. Après de longs moments passés à manipuler le mécanisme dans tous les sens, celui-ci est à présent maîtrisé.

Motricité fine
  • L'étendage du linge constitue toujours une discipline appréciée, dans lesquels les progrès sont constants. Il prend visiblement un grand plaisir à m'aider, et j'apprécie bien ces moments partagés, ainsi que ses commentaires incessants, sur ce qu'il fait, ce que je fais.
  • Bien qu'en ce moment, la salle de classe n'étant encore qu'un projet, et la Bébounette un danger bien réel, tous les plateaux de versés soient hors de portée, cela ne l'empêche pas de pratiquer "dans la vraie vie", et avec de l'eau... et j'ai plusieurs fois retenu mon souffle en le voyant empoigner notre pichet pour se servir... avec précaution et brio !
  • Il manie très bien le couteau pour couper le beurre et les bananes (il tient à couper lui-même celle de sa sœur... ce qui lui permet de prélever une dîme généreuse au passage), il faut que je réfléchisse à ce que je peux lui proposer de légèrement plus compliqué.
  • Il débarrasse de plus en plus spontanément ses affaires après son repas
  • et s'éclate en ce moment avec ce jeu : les formes sont toutes petites et il les manie avec une adresse et une précision encore absentes lors de nos dernières parties en avril. 
C'est pour le moment un jeu à 4 mains, nous faisons cela sur le tapis de sa chambre, à un moment où la Bébounette est loin, en alternant "un maman, un F.".





Progrès de langage, toujours... la fluidité notamment !
Mais aussi... héhéhé, sur les tout derniers jours de mai, de gros progrès sur la fameuse inversion pronominale ! Je me fais souvent traiter de "tu", ce qui occasionne de nouveaux quiproquos car je n'ose toujours m'y fier. Et des "mon" font leur apparition. Comme quoi...
Élargissement du vocabulaire, avec notamment... les marques de voitures :-) Il a commencé par reconnaître les Audi (oui, cela en dit long sur le type de voitures garées dans le petit garage souterrain de notre immeuble, et donc sur le niveau de vie de leurs propriétaires...), ce sont maintenant les Peugeot, Citroën, Renault qui se font repérer dans la rue.

Enfin, côté numérique, il "lit" les chiffres... la faute à l'ascenseur : c'est du sans faute jusqu'à 4 (hasard, notre étage), moins évident ensuite ! Mais surtout : la notion de "3" est en train de rentrer, jusqu'à présent nous avions 1, 2,..."plusieurs" ou "beaucoup" ;-)

Enfin, dans la série "kro mignon", non seulement il s'éclate toujours à imiter sa sœur et à initier de grandes courses de quatre pattes dans l'appartement, mais surtout, il imite les soins dont elle fait l'objet : Mouton est donc allaité (parfaitement positionné contre sa poitrine "tète, tète") et son gardien prend très régulièrement le soin d'aller le coucher "à la sieste" quand nous quittons l'appartement, avec tout le rituel idoine (y compris la descente des volets).


A nous le mois de juin, qui sera marqué par mes débuts à 50%, mais aussi et surtout par une bonne dizaine de jours dans l'Ouest, sans Monsieur Bout pour la plupart, mais avec un passage chez Clotilde!  youhou !!! (à voir à quelle fréquence je serai donc en mesure de publier ici ces prochains temps...)
Expédition au retour de laquelle je commencerai avant tout par relancer Flylady, de manière à peu à peu mettre sur pied une organisation correcte qui me permette ensuite de partir sur de bonnes bases pour l'IEF!

dimanche 22 mai 2016

Grosse crêpe

Ces derniers temps j'avais un peu (beaucoup) délaissé les moments cuisine avec F.
Trop crevée, et surtout, comme toujours, (c'est un grand principe Flylady qui se retrouve partout), j'avais bien surestimé le temps et la fatigue liés à un moment de cuisine.

Nous avons renoué avec nos tabliers il y a 3 semaines, tout d'abord pour une séquence "retrouvailles avec le gaufrier", qui a eu beaucoup de succès, et m'a permis de constater les progrès faits par le Bébou, et d'en voir émerger d'autres :
  • le mélangeage, notamment, est bien mieux maîtrisé ! 
  • L'ajout des différents ingrédients aussi, et notamment leur dosage - dans le sens qu'on verse avec davantage de mesure au lieu de renverser purement et simplement la totalité du pot de farine dans le saladier....
  • le vidage des sachets de levure et de sucre vanillé se fait de manière nettement plus aboutie, avec une bonne reproduction du geste consistant à pincer et secouer les extrémités pour vider entièrement les sachets


Une séance qui a tellement plu au jeune homme qu'il a bien vite réclamé une réédition.
Moralité, sur ces 3 dernières semaines nous totalisons 7 séances pâtisserie : gaufres X2, pancakes X 3, crumble et.... la recette du jour.

Une recette 
  • facile, rapide
  • adaptable aux régimes alimentaires / contenu du garde-manger (ma môman en faisait volontiers plusieurs, avec une farine différente à chaque fois : maïs, sarrasin, etc), 
  • et qui cale bien (certains diraient même un poil étouffe-chrétien, mais ce sont de mauvaises langues ! quoi qu'il en soit c'est parfaitement adapté à un dîner rapide en mode soupe/salade/fruit + truc bourratif, ou encore à un pique-nique de voyage, goûter à emporter à l'école ou en-cas à grignoter en haut des pistes)


Recette express de la grosse crêpe
6 c à s de flocons d'avoine
6 c à s de farine 
5 c à s de sucre
1 oeuf
sel
lait pour atteindre une consistance pâteuse mais légèrement coulante


1. On mélange tout ça à la fourchette, on balance dans une poêle (pour une grande poêle on double la recette) au fond de laquelle on aura fait chauffer un peu d'huile.
2. On cuit la première face à feu assez vif en couvrant la poêle, on retourne (en s'aidant d'une assiette) et on cuit l'autre face à feu plus doux. (compter une dizaine de minutes de cuisson en tout)

C'est fait! Si on en enchaîne plusieurs avec plusieurs farines différentes, on réutilise le saladier de la première pâte pour la seconde pendant que ladite première cuit.







mardi 19 avril 2016

Etendre le linge : une étape dans la progression

Étant donné notre quotidien chargé, je ne suis guère en mesure de proposer grand-chose d'un peu chiadé à F.

En revanche, ledit quotidien chargé s'est une nouvelle fois révélé riche en possibilités...
Moi qui projetais depuis longtemps de proposer à F. de quoi muscler ses doigts davantage, c'est en plein étendage de couches que m'est venue l'idée de l'inviter à accrocher lui-même les petites lingettes lavables au séchoir à chaussettes.
Dans la série, "pouvoir de l'informel", voici donc une activité vraiment cooompliquée à mettre en place, à laquelle il s'est mis immédiatement et avec grand sérieux, qu'il a repris spontanément plusieurs fois (= plusieurs lessives), depuis, et qui est fichtrement bien fichue.

A la réflexion, cette proposition comporte en effet plusieurs aspects très intéressants
  • support ultra sexy pour un enfant : je ne sais pas chez vous, mais chez nous cet étendoir à chaussettes constitue un aimant à gosses, le Bébou autant que la Bébounette adorent le trifouiller
mais aussi et surtout, elle constitue une étape intermédiaire (= plus facile) avant l'étendage sur fil, permettant ainsi de proposer une progression plus douce
  • l'enfant n'a que 2 variables à gérer simultanément / réunir : la pince et la lingette, et non 3: la pince, la lingette et le fil
  • possibilité de tourner la pince dans un peu tous les sens pour trouver la posture la plus facile
  • observation du geste également facilitée de ce fait

 










et en plus, ça aide Maman qui pendant ce temps peut flemmasser sur le canapé étendre les grosses choses...;-)


Une activité que F. reprend à présent régulièrement, selon le rythme des lessives.

Avec une progression, encore une fois, dans la difficulté :
  • nous sommes partis des lingettes lavables les plus petites, 
  • pour passer à des lingettes un peu plus grandes, 
  • puis à ses chaussettes, 
  • puis à ses slips, 
  • pour finir avec les miens ainsi qu'avec les bavoirs (que normalement j'étends sur un fil mais pour l'occasion, je me suis dit qu'ils sècheraient tout à fait correctement sur un autre support).


lundi 4 avril 2016

Point - progression en mars 2016

Mois de mars encore bien rapide et dense (je projette, du reste, de venir pleurer sur mon sort d'épouse délaissée dans un article spécifique). Mais enfin, je commence à prendre l'habitude de
  1. faire confiance à l'informel / me détacher du formel pour observer le Bébou s'emparer de son quotidien pour apprendre
  2. voir le Bébou, une fois satisfaits, d'une part son intérêt pour 1000 choses imprévues mais chouettes aussi (j'en ai encore en stock à vous décrire), d'autre part son besoin de s'ébattre à l'extérieur, s'emparer lui-même d'un plateau montessori déjà en stock, ou d'une quelconque autre activité plutôt formelle, pour s'y adonner quelques secondes ou plus longtemps...
 Je continue donc à me détendre et à observer...

Le Bébou

La poussée la plus impressionnante est au niveau du langage :
  • en l'espace de ces quelques semaines il s'est vraiment mis à bien parler
    • longues phrases compliquées, parfaitement structurées, avec accords des temps et des adjectifs 
    • ainsi que beaucoup de soin apporté au choix du mot juste 
      • emploi fréquent du mot "pardon" quand il se corrige... ;-) 
      • et apparition de la question "comment s'appelle ça ?"
    • Progrès non linéaires, bien entendu, et qui n'empêchent donc pas la cohabitation avec des phrases "bébé" de deux mots
  • dans le prolongement, son intérêt pour la lecture ne se dément pas; il commençait à réciter des bouts de phrase de livres, mars l'a maintenant vu "lire" des livres en entier sans oublier un mot, ni l'intonation. Évidemment, sur des livres contenant relativement peu de texte, tel celui-ci, une trouvaille très mignonne rapportée de la bibliothèque

  • Par ailleurs, les premiers jeux phonologiques sur la reconnaissance des sons de début de mots commencent finalement à prendre. Même si les confusions restent fréquentes, le Bébou marque à présent un intérêt pour le sujet. A poursuivre !
  • Dans la même catégorie, son intérêt pour la musique perdure. Nous avons emprunté un livre-CD sensibilisant aux instruments à cordes à la bibliothèque, lequel est venu rejoindre et concurrencer le Livre des Sons que je vous avais présenté ici. Et voici que les mots "contrebasse", "violoncelle", "harpe", ... viennent à présent enrichir le vocbulaire du Bébou.

L'autonomisation suit son cours :
  • F. appréciait déjà beaucoup le cadre d'habillage de fermeture éclair de jupe offert par sa marraine (bise!), et a profité d'une fois où je lui enfilais un gilet rarement porté pour s'attaquer à cette fermeture éclair... et finir par réussir ! Il a réédité plusieurs fois l'exercice depuis, je dois penser à lui réenfiler ledit gilet prochainement. Cette fermeture là est visiblement plus gratifiante que celles auxquelles il a généralement accès, c'est-à-dire celles de ses manteaux, qui lui résistent davantage.
  • L'enfilage des bottes a également été un acquis spontané du mois; Durant une semaine celles-ci ont été enfilées dès les chaussures retirées au retour au bercail, et ôtées uniquement pour se coucher ;-)

Par ailleurs, de nets progrès sont à signaler dans les puzzles, il réussit maintenant des puzzles de ce style (c'était un de mes préférés gamine, j'adôôre le voir jouer avec)



La Bébounette n'a quant à elle pas été en reste. Elle pète le feu cette demoiselle, et joue les serpillières parcourt des kilomètres d'un bout à l'autre de l'appartement

La deuxième quinzaine de mars a été une succession de conquêtes motrices :

  • premier quatre-pattes le 18 mars; elle continue à privilégier le ramping mais a tout de même régulièrement recours à ce nouveau mode de déplacement pour couvrir de courtes distances
  • Elle s'est mise à genoux, bien dressée, le 20 mars
  • et puis, la voyant vouloir rééditer l'expérience le lendemain 21, j'ai saisi l'appareil pour immortaliser cet instant et voici que sous le feu des caméras, mademoiselle a décidé tant qu'à faire de se mettre debout pour la première fois, exploit réédité trois jours plus tard en s'appuyant sur un tabouret de son frère















A ces énormes progrès moteurs sont venus s'ajouter des progrès langagiers, non seulement elle bavasse, mais alors bavasse, mais en plus de cela il semble à présent indéniable qu'elle dit "maman".... sniiiiif.


Plus que HUIT semaines jusqu'à la fin de mon CDD...