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mardi 17 octobre 2023

Prendre ou ne pas prendre l'avion, telle est la question (et autres questions quand même)

Après moi, le déluge.

OU la canicule.


Quoi qu'il en soit : j'ai réalisé récemment que pendant très longtemps, j'avais considéré les efforts faits pour la préservation de l'environnement sous l'angle de quelque chose de vertueux, de moral. C'est au fond, ce que véhicule le mantra tant entendu de "préserver la planète".

Ce n'est que récemment, peut-être comme pas mal d'entre vous (ou pas), que j'ai subitement (et tardivement) pris vraiment conscience d'à quel point cette expression est en fait complètement à côté de la plaque, et génératrice d'une fausse route monumentale. Sont-ce 

  • les soucis d'énergie ? 
  • Les pénuries de carburant dues à la guerre en Ukraine mais venant donner un avant-goût de ce que pourrait être un monde n'ayant pas appris à fonctionner avec beaucoup moins de pétrole ? 
  • Les 2 canicules d'affilée ? 
  • les périodes de sécheresse, conjuguées avec le fait qu'ayant dans mes anciennes coachées une spécialiste en économie de l'eau devenue de ce fait très demandée, mon fil LinkedIn s'est teinté de ses publications / réactions / interviews dans différents médias ?


Bref la Gwen a subitement "découvert" qu'en fait la planète s'en fichait, d'avoir plus chaud, mais que l'humain, non, et que donc, faire gaffe à l'environnement c'était pas moral, c'était pas bien, c'était pas mignon-les-petits-pandas, c'était juste une question de survie. Et même, pire que la survie (dramatisante et générant des réactions de peur et donc de déni), une question de CONFORT.

Or la Gwen, elle y tient à son confort. Et à celui de ses enfants.

C'est ainsi que la Gwen a réalisé que veiller à préserver l'environnement n'avait donc rien d'altruiste, mais était quelque chose de profondément égoïste. (certes, un égoïsme demandant un tout petit peu de vision long terme, en mode : si je mange mon gâteau maintenant, je mangerai de la poussière demain. Et c'est dégueu la poussière.)

Or, si il y a bien quelque chose de certain, c'est que le stock d'égoïsme de la Gwen est bien supérieur à son stock d'altruisme. Au vu de l'ampleur de la différence, tout de suite, les choses changent : j'ai beaucoup plus de ressources si je m'appuie sur ce stock quasi illimité d'égoïsme, que ce que je n'avais en pompant dans mon altruisme fort modéré.

Quelle excellente nouvelle.


Monsieur Bout et moi essayons donc de revoir certaines choses.

Comme ça coïncidait avec l'explosion des prix, de toute manière il fallait revoir complètement notre budget bouffe, et donc, tant qu'à faire, on l'a complètement dynamité. Mon business se portant bien, j'ai la chance de pouvoir dire "bon ben j'ai qu'à gagner plus de sous", liberté que nous n'avions pas du temps où nous étions salariés. Nous avons donc eu et utilisé ce luxe de pouvoir décider que plus de sous il y aurait, et que ce plus de sous financerait une alimentation plus saine pour nous et plus compatible avec la préservation des ressources naturelles.


  • Nous avons également voulu investir, pour remplacer notre chaudière gaz agonisante, dans une pompe à chaleur. 

Ce qui est un sport de riches si on veut s'assurer que la bête ne gênera pas les voisins. Sport de riches que nous n'avons finalement pas pu pratiquer, du fait des inquiétudes desdits voisins, exprimées par un vote très clair en AG de copro, et ce malgré un projet fort bien ficelé, dont nous étions très fiers (Monsieur Bout avait passé un temps fou à se renseigner sur ce qui se faisait de mieux) avec moult mesures de protections assorties à non moins moult mesures de décibels. (oui, nous en avons été très frustrés. Et nous nous sommes sentis très très cons à racheter une chaudière gaz, même "dernière génération", à condensation, économe et tout et tout).


Mais tout récemment ....

(j'avais plusieurs choses urgentes à faire, donc plutôt que de m'y atteler... TDA vous dites ?) je suis allée sur ce site là, construit par l'ADEME, pour mesurer notre empreinte CO2.

Ouch, je vous le conseille si votre égoïsme a besoin de munitions et d'éclairages intéressants sur l'impact réel de tel ou tel choix au quotidien. 


1er truc qui est ressorti : notre alimentation. 

La viande est vraiment quelque chose qui réjouit nos assiettes et nos papilles, et en même temps... zut, la part énorme qu'elle joue dans l'empreinte de notre famille est... ben... énorme justement. 

Alors qu'à Strasbourg, comme le montrait ce billet, nous avions amorcé un mouvement de baisse de consommation, force est de constater que ce mouvement est complètement parti dans les choux depuis un bout de temps. Nous avons donc décidé de refaire des efforts dans ce sens, sachant que je m'étais posé la question il y a un an, pour aboutir à la conclusion que mes efforts devaient d'abord être mis vers "manger plus sainement / équilibré". 

1 an plus tard, j'ai estimé avoir suffisamment progressé sur ce point pour pouvoir rajouter une contrainte additionnelle : "avec moins de viande". Nous avons retenu 3 pistes, que nous conjuguerons : 

  • revoir le ratio viande blanche / viande rouge
  • réintroduire des menus sans viande
  • diminuer la quantité de viande dans le repas lui-même : au moment de cette conversation avec Monsieur Bout, j'étais en train de faire mariner du poulet pour notre déjeuner. Alors, hop, j'ai prestement attrapé une grosse boîte de conserves de pois chiches (protéines végétales) que j'ai rajoutée à ma marinade. Et ainsi, le poulet prévu pour 1 repas m'en a finalement fait 2. On garde le goût, on divise l'impact par 2.

Babysteps, encore et toujours !

2ème truc qui est ressorti 

(ben oui, ce site est relou : une fois que tu as répondu à toutes ses questions vicieuses, il te sort une série d'actions possibles en les rangeant par ordre décroissant d'impact; histoire de pas passer plus d'énergie à économiser 40 kg de CO2 que tu n'en aurais besoin pour économiser 1 tonne. Mon côté flemmard / rentabilisateur de mes efforts apprécie)

Les transports, et pas n'importe lequel : l'avion.

Nous le prenons peu. L'avions (ah ah !) pas pris pendant plusieurs années. Mais l'an dernier

  • en février dernier nous sommes allés à Rome (Pour la toute première fois ! Et que tous les 2 ! Vous savez, une sombre histoire de Sims...). En avion. 
  • Un de mes clients m'a envoyée à Toulouse. 2 fois. En avion. 
Et là : j'emmène les enfants voir ma sœur fraîchement accouchée du 3ème. Sœur qui habite en Asie du Sud-Est depuis 3 ans et des brouettes. Du coup le train c'est compromis.

Sur ce coup-là, déjà, j'ai réalisé notre cheminement : là où il y a peu encore, je me disais qu'un jour, quand les enfants seraient ados, nous ferions un grand voyage en famille pour découvrir les USA, ce projet n'est plus à l'ordre du jour. Mes enfants n'ont pas besoin de découvrir les USA. Et là où quand ma sœur était partie en 2020 on avait déjà prévu ce voyage en mode "on viendra profiter que vous soyez là-bas pour découvrir, c'est l'occasion", la dimension découverte ne m'intéressait plus du tout au moment de prendre mes billets. 

En revanche, les liens familiaux, le soutien à une sœur vivant de manière très isolée, si. Donc j'ai fait un choix différent. Donc zut. Je sais pourquoi je le fais, mais, niak. Elle habiterait Limoges ce serait plus pratique d'aller la soutenir. Mais probablement pas nécessaire, aussi.


En parallèle, nous avons fait d'autres choix : Monsieur Bout ne part pas avec nous (oui, vous l'avez habilement déduit : je m'envole pour 12h seule aller, 12h seule retour, avec 3 enfants. Mais j'ai la foi!) car il n'en avait aucune envie. Nous avons estimé que claquer plein d'argent et plein de CO2 pour un billet d'avion de quelqu'un qui n'avait pas envie d'être dans ledit avion serait absurde. A la place, il va aller passer 2 semaines sans enfants, chez son frère à Berlin. Et en train svp. Il est tout seul, il va lire pendant 9h, ce sera très chouette.

Petit constat au passage, dans l'aventure "train plutôt qu'avion"

  • recherche de billet, round 1 : site de la SNCF : aller-retour pour plus de 550€ ! Nous refusions d'aller regarder les billets d'avion mais savions parfaitement que ceux-ci seraient bien moins chers. Quelle joie de constater par soi-même à quel point nos politiques de subvention des transports sont alignées avec les besoins long terme des populations concernées....
  • recherche de billet, round 2 : nous nous sommes rappelé l'existence de sites comme Trainline, fichtrement bien fichus (et autrement plus ergonomiques que le site de la sncf...) qui permettent de construire et réserver des trajets transfrontaliers de la manière la plus intelligente possible, en profitant des offres de chaque pays. Billets réservés pour 290€, et encore, Monsieur aura des places en première (donc surcoût minime) pour le trajet du retour.



Pensez-y si vous avez des besoins similaires...


Et puis, nous avons décidé de prévoir nos prochaines vacances en amoureux : 1 semaine, en février. Avec comme cadrage de départ : éviter l'avion. La destination envisagée serait la Sicile, et nous aurons lâché les enfants dans le Sud Est de la France. 

A ce stade, 

  • la seule solution proposée par Trainline est un Flixbus. Pour une somme défiant toute concurrence. C'est mieux que notre bagnole et bien mieux qu'un avion, mais, outre que ça prend 24h (si si !)... Monsieur Bout a vomi l'idée instantanément. Au sens propre du terme : Monsieur Bout est affligé d'un assez sérieux mal des transports. Le train ca va bien (dans le sens de la marche), la voiture ça dépend mais clairement c'est tout à fait ok si c'est lui qui conduit, le car, même pas la peine d'y penser. Ou alors, pour le torturer. (eh eh... si il m'embête trop d'ici là... je garde l'idée !)
  • nous avons 3 options
    • soit nous trouvons une combine transports (nous avons encore des pistes à explorer, selon aussi l'endroit exact où nous lâchons 1. nos différents enfants 2. la voiture familiale avec laquelle nous aurons descendu tout ce petit monde)
    • soit nous décidons que la voiture et ses longues heures de trajet sera notre solution de compromis
    • soit nous trouvons une destination différente, combinant dépaysement, culture, repos, météo clémente et moyen de transports pas absurde.

(si vous avez des suggestions rentrant dans l'une ou l'autre catégorie....)

lundi 21 septembre 2020

Echangisme (TGTG)

 Eh oui, ce blog fait dans la diversité : 

  • aujourd'hui, je vous cause échangisme, 
  • très prochainement, je vous parlerai de mes enfants à la messe. 
Y en a pour tous les goûts, piochez ce qui vous parle et laissez le reste ;-)


Donc, parlons peu, parlons bien, parlons échangisme.

Car l'été m'a permis de m'y adonner avec passion (évidemment).


L'été, en effet, est une chouette période : la chaleur, le temps devant soi, les personnes qui partent...

c'est une période idéale pour choper... choper facilement...


DES PANIERS ToGoodToGo super garnis !

Tout le monde est en vacances, donc 

  • peu de concurrence pour attraper les paniers sur l'appli : là où ils disparaissent parfois en 1 minute le reste de l'année, ils restent parfois une heure à attendre qu'une bonne âme s'estime disponible pour venir les sauver
  • une gestion des stocks plus compliquée pour les commerçants = davantage de "restes" = des paniers pleins à craquer

Du coup, paniers énormes, de ce style, à attraper à foison.

3 paniers Monoprix (12€) : la famine menace...

Mais l'été n'est pas favorable à la gestion des trop-plein : moi qui habituellement peux me décharger de ce que je ne vais pas manger sur mes innocents voisins, ça ne marche plus quand ces innocents voisins se mêlent de partir en vacances au lieu de rester sagement à portée de ma main / mes invendus TGTG superflus.

Du coup, j'ai pratiqué l'échangisme, j'ai été INFIDELE, en profitant de sites de rencontre ou de leur équivalent : des groupes FB de TGTGeurs locaux.

En mode "j'ai 5 litres de lait frais que je n'utiliserai pas, qui n'en veut ?"

Le truc coool avec l'échangisme; c'est que ce qui commence comme une relation sans lendemain peut parfois évoluer en quelque chose de plus durable, tout en restant sans engagement.

Ainsi, une TGTGteuse et moi avons noué de fréquents échanges fructueux. J'ai échangé des trop-plein de lait, de viande, contre des biscuits, des viennoiseries et biscuits pour enfants (vous imaginez comme ça s'est plaint à la maison ^^), et même : des courgettes et tomates de son jardin, et des bocaux de sauce tomate et confitures fait-maison (ses étagères débordaient, cette détresse m'a émue !).

Et maintenant, on se congratule mutuellement en MP à chaque fois que l'une récupère des machins.

Ca fait un peu association des TGTGeurs anonymes, mais j'assume.

L'échangisme, c'est le pied !

mardi 11 août 2020

Escalade - un été au sommet ;-)

-- Ceci n'est pas un billet promotionnel, je ne perçois hélas pas le moindre centime pour son écriture -- Mais si vous souhaitez mon RIB pour me rendre millionnaire, on peut s'arranger !

Cet été est un peu particulier :
  • pour la première fois, c'est toute la famille qui a 2 mois de vacances, puisque c'est le tout premier été depuis que Monsieur Bout a quitté son boulot de salarié.
  • C'est aussi un été avec un jeune bébé, si bien que nous avons limité les déplacements (même si pas du tout autant que ce que nous avions faits pour les aînés, et nous l'avons payé; parce que franchement, les longs trajets en voiture et le respect du rythme du nourrisson / de ses tentatives pour prendre un rythme, ça fait 2) ; une limite non prévue est liée au COVID : exceptionnellement cet été, pas d'escapade à Berlin, les médecins du grand-père allemand de Monsieur Bout lui ayant déconseillé de nous voir…
  • C'est également un été avec une Gwen officiellement en congé maternité mais qui doit quand même se bouger le train si elle veut avoir du boulot en septembre; eh oui, c'est mon tout premier congé mat de non-salariée et là, au lieu de penser à la pile de choses qui m'attendront sur mon bureau en rentrant, c'est… à moi de la provoquer, la pile de choses. Ce qui m'occupe.

Résultat : nous passons pas mal de temps de ces vacances chez nous, tranquilles, tous les 5. Comme en confinement, en fait, sauf que cette fois nous ne sommes pas confinés.
Du coup, hop, c'est l'occasion de profiter des ressources autour de chez nous. J'avais déjà fait un billet sur des sorties découvertes et appréciées en région parisienne, voici un billet rapide consacré à une infrastructure qui a ouvert il y a 2 ans je crois, et dont je suis ravie (et qui existe ailleurs qu'en IDF, en plus).

 
Parmi les activités que j'avais envisagées pour F. l'escalade me faisait de l'œil depuis un bout de temps.
Hélas, quand je m'étais renseignée sur les possibilités pour lui de pratiquer ça autrement que sur nos meubles, j'avais réalisé que lesdits meubles avaient encore de beaux jours devant eux, la plupart des salles d'escalade (en IDF en tous cas) étant prévues pour des enfants à partir de 7 ou 8 ans (et F., à notre arrivée en IDF, en avait … 4 - j'ai pourtant l'impression que c'était hier - les mauvaises langues diront que c'est parce que cet été a aussi vu Monsieur Bout ranger les derniers trucs qui n'avaient jamais été rangés depuis notre déménagement).


Et puis une salle Hapik a ouvert à 15 minutes de chez nous.
Hapik, c'est un chouette concept de
  • murs ludiques tout pleins,
  • différents niveaux de difficulté,
  • un système d'auto-assurage qui permet à l'enfant de grimper seul (pour peu qu'il ose se jeter dans le vide pour redescendre),
  • et ouvert dès l'âge de 4 ans.
Jusqu'à présent, F. tout seul, puis F. et E. depuis que la miss a atteint les 4 ans, y sont allés sporadiquement, les séances étant assez chères (1h= 14€ à l'unité, 11€ si on prend un carnet de 10). Peu à peu, ils ont progressé (F. comme E. ayant longtemps préféré grimper les murs à moitié plutôt que de se hasarder jusqu'en haut). Les voir prendre confiance graduellement a été très chouette !
Et puis cet été, pouf, j'en ai profité pour investir dans l'offre promo de l'été : le mois d'été en illimité à 65€ pour 2 personnes, avec un maximum de 2h par jour.
Une offre extrêmement vite rentabilisée, depuis déjà 3 grosses semaines que nous en profitons.
Gros avantage à y aller aussi souvent (2 ou 3 par semaine en moyenne) : les progrès se sont accélérés, la fréquence permettant aux enfants de capitaliser facilement sur la pratique de la fois d'avant.
  • F. s'est ainsi hasardé pour la première fois sur certains murs, en a terminé d'autres, et a enfin osé faire le parcours d'accrobranche proposé aux plus de 6 ans.
  • Quant à E., elle qui jusqu'à présent n'avait pas ressenti le besoin d'aller tout en haut d'un mur, elle a maintenant un certain nombre de sommets vertigineux à son actif.


Une chouette activité que j'apprécie d'autant plus que la salle est climatisée… ce qui permet donc de l'exercice physique sans risquer le coup de chaud. (L'inverse est également vrai en hiver!); et la faible fréquentation de l'été rend l'expérience encore plus appréciable.
Donc, si une des salles ouvertes en France est à proximité de chez vous, ça peut valoir le coup : j'ai testé pour vous, et de manière rigoureuse, eh.
J'ai appris hier qu'on pouvait souscrire à cette offre jusqu'au 15 aout alors pour tout vous dire, je me tâte à investir dans un 2eme mois afin de pouvoir en profiter jusqu'au 15 septembre.

(et si vous vous posez la question : voui, j'ai même testé moi-même, en profitant de fois où F. était motivé mais pas sa sœur. Franchement, même pour les gens-pas-super-sportifs la diversité des murs - et leur classement par niveau de difficulté - rend les choses assez ludiques ; et moi j'ai apprécié de pouvoir constater "en live" qu'effectivement mes kilos de grossesse sont bel et bien en train de se faire la malle, et mon tonus musculaire en cours de rétablissement, puisque je me fais nettement moins pitié à essayer de hisser ma carcasse tout en haut)

lundi 3 février 2020

1 moyen simple pour progresser en langue étrangère à raison de 10 min par jour

Rho punaise.
En écrivant un titre dans le genre j'ai l'impression de rédiger une pub de bas étage
Il faudrait que j'arrive à terminer le billet par une offre alléchante redirigeant vers un site internet douteux hébergé en Chine (donc infecté de corona-virus), avec une photo improbable de play-boy tête à claque aux dents refaites sensé avoir bénéficié de mon "tuyau" et ne plus voir la vie comme avant depuis. 
Comme je n'ai rien de tout ça à dispo (même Monsieur Bout refuse de poser pour faire play-boy tête à claques !! - on n'est jamais trahi que par les siens), j'en serai réduite à terminer le billet en vous souhaitant un bon début de semaine. 
Mouais. 
C'est moins drôle.


Bref, dans mon récent billet sur l'intérêt de transmettre ses pitoyables rudiments de langue étrangère à son môme (ou, plutôt, sur le fait que si on souhaite le faire, il ne faut surtout pas s'en priver au motif qu'ils seraient pitoyables), j'ai promis de venir vous parler d'un truc permettant de progresser facilement en langue étrangère, et me voici.

Ce truc me vient de mon honorable papa, trilingue passionné, à qui je dois mon amour des langues. Il me l'a transmis alors que je me lamentais
1. sur le fait que j'avais du mal à entretenir les langues étrangères que je maîtrise (allemand, anglais, italien), dans un environnement pas méga international (à l'époque desdites lamentations je bossais sur une usine normande)
2. sur les complexes de mon mari, et notamment sur son niveau d'anglais, qu'il estimait trop rudimentaire pour oser envisager de s'en servir dans un contexte professionnel.

Ce truc ?
Il s'agit de lire un livre de la langue en question, à raison de 10 minutes par jour.



Hum ? Ne partez pas tout de suite, tant qu'à être là, hein.
Précisions

1. Lire un livre: un livre. 

  • Pas un article de magazine, et suuuurtout pas un article de magazine "intelligent" / "utile" / "plein de vocabulaires pour le boulot", genre presse économique / politique whatever. 
Nous allons le voir, 2 ingrédients essentiels sont le plaisir et la continuité dans le temps. 

  • Un livre qu'on a envie de lire
Non (sauf si on a déjà un excellent niveau ET qu'on aime ce genre de livres), ce n'est pas le moment de se jeter sur les grands auteurs littéraires de la nation concernée. On se prend 
    • de la chick-lit si on aime ça : un bon petit "le Diable s'habille en Prada" ou une histoire d'amour neuneu (profitons-en, ça nous fait un prétexte ! "oh mon chéri c'est pour bosser mon anglais, j't'assuuuuure" permet de garder un max de crédibilité tout en gloussant comme une baleine aux mièvreries dont on se délecte), 
    • un policier de derrière les fagots, 
    • un roman historique pas compliqué si c'est ce qui nous détend. 
La clé est vraiment d'avoir envie de le lire, d'apprécier l'histoire, il faut que quelque part on ait envie de découvrir la suite !
Samantha va-t-elle séduire John ? L'inspecteur Machin va-t-il démasquer Madame Rose ou le Colonel Moutarde ? Le roi Trucmuche va-t-il enfin avoir un hériter mâle ? (ouais bon ok wikipedia peut nous renseigner sur ce point…).



  • Un livre plutôt facile à lire
On privilégie un niveau de vocabulaire assez simple.
Si dans notre roman policier tout le monde parle en argot, si notre roman historique a lieu de dans le Sud des Etats Unis à la fin du 19ème et que la moitié des personnages parlent "petit nègre" (donc petit nègre anglais !) on oublie ! Ce sera pour plus tard. 
On prend un roman normal dans lequel auteur et personnages s'expriment dans une langue assez normale. 
Et surtout, hein, un roman qu'on a ENVIE de lire. C'est ZE critère principal. Parce que rappelons nous que le cerveau n'apprend jamais aussi bien que dans le plaisir.

2. On le lit 10 minutes par jour (on a le droit à plus, bien évidemment, mais ce qui compte, c'est de s'y tenir tous les jours), sans interruption. 

  • 10 minutes, ça permet à notre cerveau de bien rentrer dedans
D'échauffer la mécanique, quoi. 
  • Tous les jours, ça permet à notre cerveau de se muscler de manière régulière, de capitaliser chaque jour sur ce qu'il a vu la veille. Le cerveau s'abstient de zigouiller les connexions neuronales tout juste créées puisqu'elles sont immédiatement réutilisées le lendemain. 

  • On lit pour soi, hein. 
Oui, moi aussi, quand mon père m'avait dit faire ça pour se muscler le cerveau les derniers 15 jours avant une mission d'interprétariat j'avais dit "euh, à voix haute ?" (ce qui est MEGA ch***, nous sommes bien d'accord). Eh non, "dans sa tête".

  • Mais surtout : on lit SANS recours au dictionnaire (ou à son appli "Linguee" sur son smartphone, hein. Je vous ai vus, à essayer de finasser sur les mots)
Oui oui oui. 
Pourquoi ? 
Parce que 
    • 1. chercher dans un dictionnaire c'est chiant, ça interrompt la lecture et ça pulvérise l'aspect plaisir dont nous parlions à l'instant et que 
    • 2. ça interrompt la lecture et donc interrompt tout le travail que notre cerveau est discrètement en train de faire en lisant : intégrer la structure des phrases, le rythme de la langue, vocabulaire. 
Eh oui, concrètement, on se retrouve à lire un peu en mode "Schtroumpfs"; et c'est une gymnastique dans laquelle notre cerveau progresse très vite. 
Tout au plus peut-on s'autoriser un maximum d'UN mot par double page. UN SEUL ! qu'on sélectionne à la fin de la double page, en mode "celui-là il m'emm*** vraiment, qu'est ce qu'il veut dire bon sang !?". Et qu'on n'hésite pas à écrire dans la marge du bouquin si on est quelqu'un qui écrit dans un bouquin. (je sais que pour certains c'est de l'hérésie, mais ne me brûlez pas tout de suite je peux ptet encore servir - et puis ça pollue). Mais franchement, si on peut s'en passer, on s'en passe, c'est préférable. Et il est strictement interdit de se faire une liste avec ces mots à apprendre. On a dit plaisir, bon sang.

C'est précisément pour surfer sur l'effet "flow", continuité, qu'un livre est mille fois préférable à un article. En lisant un livre on intègre peu à peu tout un contexte implicite, le cerveau prend ses repères, il repère le narrateur. La lecture de 10 pages d'un même livre le désoriente beaucoup moins que lire 4 ou 5 articles différents. Ne fatiguons pas inutilement notre cerveau !

Donc concrètement, ce qui se passe, c'est que les premiers jours on lit trèèèès lentement, on avance à pas de fourmis, et on comprend un pourcentage qui nous semble assez faible de ce qu'on lit. 
Et puis au bout de 8 jours, ben, on constate qu'on lit un peu plus vite et qu'on comprend de mieux en mieux. Et ça ne fait que s'améliorer. 
Parce que justement notre cerveau est en train de débroussailler un max, il commence à se repérer dans la langue, à savoir où aller chercher le sens, à trier les mots, à déduire d'ailleurs tout seul le sens de mots-qu-on-n'a-pas-eu-le-droit-d'aller-chercher-dans-le-dico-à-cause-du-diktat-infâme-de-la-Gwen.

Bizarre ?
Ce qui m'a aidée à "croire" mon père quand il m'a donné son conseil, c'est que j'ai réalisé qu'au fond j'avais déjà fait l'expérience de ce phénomène. En seconde, je crois, le tome 4 de Harry Potter était sorti en anglais plusieurs mois avant la sortie française (mode vieux de la veille on) et donc l'été de sa sortie je me l'étais paluché en anglais, sur un lieu de vacances évidemment dépourvu de dictionnaire, et bien entendu, hein, je vous parle d'un temps que linguee ne pouvait pas connaîtreuh. 
Et pourtant, hein, en fin de seconde, je peux vous assurer que mon niveau d'anglais était… euh… peut-on parler de niveau ?
Et effectivement les premiers jours j'avais le sentiment de ne pas piger grand chose; et j'avais du mettre une semaine à terminer le premier chapitre; mais nettement moins longtemps à terminer le 2ème. Et j'avais compris toute seule que Muggle ça voulait dire Moldu (bon c'est sûr même un dico ne m'aurait pas beaucoup aidée sur ce coup-là), et que… et que… et que ah ben tiens c'est bizarre la foule de mots dont mon cerveau finit par comprendre tout seul la signification !



Quelle belle machine que notre cerveau ! Parce que nous activons, quotidiennement, à petite dose, la zone de la langue, que nous l'activons dans un contexte de moindre contrainte, cette zone là se muscle, elle crée un max de synapses, elle se gorge, passivement, de syntaxe, de grammaire, de conjugaisons, d'orthographe, de vocabulaire, de tournures de phrases, d'expressions idiomatiques, de tout ce qu'on s'embête à apprendre de manière bien sèche et automatique en temps normal. Elle se muscle passivement, mais ça rejaillit, en fait, sur nos capacités actives. Et oui, non seulement on comprend mieux, mais on s'exprime mieux, y compris à l'oral ! Les neurones sont prêts, musclés, tout frais, dispo.
Alors, effectivement, certains des mots qu'on va apprendre ainsi nous serons peu utiles (j'ai assez peu souvent recasé "Moldu" au boulot, je dois en convenir), mais la majorité le sera d'une manière ou d'une autre ! Et la zone de cerveau ayant été musclée, il sera bieeeen plus facile d'y insérer la vingtaine de termes "utiles" (à des fins pro ou autres) dont on a besoin, le jour venu.


  • Monsieur Bout lui même a testé ça il y a quelques années, quand il a appliqué ce conseil durant ses dernières semaines de chômage strasbourgeois, juste avant de prendre un poste qui allait, pour la première fois de sa carrière, exiger de lui d'utiliser l'anglais 40% du temps. Il était pétri de complexes et de doutes. Et il a été bluffé de se voir soudainement bien plus sûr de lui sur tous les plans. A l'oral comme à l'écrit, les mots sortaient bien plus facilement, et… dans le bon ordre, s'il-vous-plaît. 
  • Une de mes voisines, quadra dynamique, s'est vue féliciter par son client, grand groupe international, sur les progrès faits en animation de réunion (en anglais, of course) quelques semaines après m'avoir piqué un premier roman policier, cet automne. Elle en est à son 3ème.

Bref, ça vaut le coup.

Et niveau approvisionnement ? 
Eh oui, ce sera, dans la majorité des cas, une solution ultra low cost
  • D'abord la plupart des bibliothèques ont un rayon en langues étrangères, de nos jours. Même peu fourni, il aura généralement quelques volumes type romans de gare, quelques romans policiers, quelques romans historiques. Le tout est d'y identifier UN ouvrage qui nous attire. Bien entendu, ce sera plus facile si on recherche de l'anglais que du thaï. 
  • Mais si c'est le thaî qu'on recherche, il y a probablement une raison (liens familiaux? expatriation passée ?) qui permet d'identifier un canal de récupération de bouquins adaptés. On peut se faire envoyer ou transmettre un colis, ou encore profiter d'un voyage pour… ou alors, rechercher sur les plateformes de revente d'occaz.
  • Et puis de plus en plus, il y a les boîtes à livres ! Dans celles qui se sont multipliées autour de chez nous, Monsieur Bout me déniche régulièrement des trucs bien sympa en anglais (que je refourgue à ma voisine ensuite avant de les replacer dans une autre boîte à livres), mais aussi en allemand. Mais nous y voyons aussi de l'espagnol, du russe, de l'italien, et d'autres langues que je ne sais pas toujours identifier avec certitude.
Du coup, moi, pour entretenir allemand et anglais, j'alterne : quand j'ai terminé un roman en anglais, j'en entame un en allemand, et ainsi de suite. (j'ai délibérément choisi de ne pas inclure l'italien dans cette alternance; j'ai estimé qu'entretenir efficacement TROIS langues ainsi risquait de me conduire à disperser mes efforts).

Voili voilou. Comme vous l'aurez remarqué, c'est une solution qu'on peut mettre en œuvre chez soi, même si on est cloué au lit (surtout si on est cloué au lit). On peut également emporter son roman étranger dans les transports en commun. C'est une solution valable pour la maman qui angoisse à l'idée de reprendre une activité pro et est persuadée n'avoir aucune compétence pour rien, pour la maman IEF persuadée d'avoir un niveau trop pourri pour aider ses enfants, pour la personne, maman ou pas, qui, juste, veut élargir à peu de frais la zone qu'une langue occupe dans son cerveau.

Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas. 
Si vous avez besoin de suggestions concrètes d'auteurs vers lesquels vous orienter selon vos goûts, idem, les commentaires sont là pour ça. Si je n'ai pas d'idée (Figurez vous que je veux bien faire semblant, mais en fait les écrivains espagnols c'est pas mon fort), je ne doute pas que d'autres lecteurs du blog sauront intervenir bien plus efficacement !

Je sais. On est loin du playboy. Soupir. 


dimanche 30 juin 2019

Revoir ses sources d'approvisionnement en viande

Hop, un petit article sur un sujet pas compliqué mais d'actualité chez nous.

Je l'avoue, je n'ai toujours pas récupéré de mon périple asiatique. Je suis épuisée, éreintée, à genoux, et peine à gérer la to-do list tentaculaire qui m'enveloppe. Monsieur Bout et moi en avons discuté, il arrive à la rescousse, mais...c'est dur !
Du coup, je ne suis pas en mesure de vous livrer les billets pour lesquels l'inspiration ne manque pourtant pas. Jugez en plutôt : les brouillons qui trainent ont des sujets tels que le mythe de l'école parfaite, la conciliation vie pro vie perso quand on est à son compte -mouhahahaha-, les outils pour l'apprentissage de la lecture, comment sortir du trou d'air éducatif, l'anniversaire de F; (la fête et le cadeauuuu), la résolution de problème, les gros mots, etc... 
Hum, appétissant, hein ? Eh bien j'ai encore une dizaine de jours à tenir avant de pouvoir commencer à me relâcher sur le plan pro et consacrer mes neurones à d'autres choses, par exemple ce blog.

Donc, un billet simple ne demandant pas trop de neurones, sur un sujet capital chez moi : LA BOUFFE !!!!

Nous sommes des mangeurs de viande. 
Nous avons réduit la consommation, et ici vous trouverez de chouettes recettes pour des plats sans viande mais clairement, le végétarianisme n'est pas une voie très probable pour le moment. 
En tous cas pour les adultes : parfois F.  notamment, se montre affecté d'avoir de la viande dans son assiette, et bien entendu nous ne le forçons pas quand c'est le cas, ni ne le forcerons si cette réaction encore anecdotique se généralise.

Donc, chez nous il ne s'agissait pas de se passer de viande, mais, pour des raisons
  • économiques 
  • écologiques 
  • éthiques
j'avais bien envie de revoir sérieusement notre manière de nous approvisionner en viande… Sans trop savoir comment faire (sans nous ruiner). 
Et disons que, hop, cela m'est plus ou moins tombé tout cuit dans le bec.

Cette année nous avons finalement réussi à passer d'une viande essentiellement achetée en grande surface, en promo quand je pouvais, et rarement bio, à

1. De la viande en provenance directe d'un éleveur bio.

Avoir déménagé en région parisienne n'a pas que des inconvénients, quand même : la forte concentration de potentiels clients incite des éleveurs à faire des tournées régulières pour livrer directement le fruit de leur travail à leurs clients, sans intermédiaires.
Par des amis / connaissances, nous avons donc pu avoir accès à ces circuits, et désormais, c'est par cet intermédiaire que nous nous fournissons, sous la forme de gros colis à commander, en 
  • viande bovine (bœuf et veau)
  • agneau
Du circuit court, du contact direct avec l'éleveur, du bio à un prix tout à fait gérable puisque ne servant pas à engraisser une foule d'intermédiaires. Et bien entendu, une viande délicieuse et saine.
J'en suis ravie !

(même combine, d'ailleurs, pour le miel dont nous faisons une très grande consommation puisque c'est un de mes - nombreux - péchés mignons, mais bon, ça ne rentre pas dans la catégorie "viande")

Cela vient s'ajouter aux produits de canard que nous fournit, depuis longtemps, une ferme située à 20 minutes de chez mes beaux-parents. A chaque séjour dans ma belle famille, nous y faisons un tour.


2. Pour tout le reste … Il y a Mastercard TooGoodToGo

En effet, maintenant, hormis, très rarement, une andouille, ou une saucisse de morteau pour agrémenter un plat de lentilles, je n'achète plus de viande en tant que telle.
Je me contente de ce que mes paniers TGTG me fournissent : 
  • souvent de la volaille, 
  • nous avons eu pas mal de saucisses / merguez etc en mai (météo pourrie empêchant les barbecue hihihi), 
  • en ce moment ce sont des steak hâchés 


Ce n'est pas toujours du bio mais souvent, et quasi exclusivement de la très bonne qualité. Je remplis mon congélateur quand mes paniers TGTG contiennent de la viande, je le vide / nous mangeons autre chose quand ceux-ci n'en contiennent pas, et ça s'équilibre très bien !
J'apprécie cette "liberté d'esprit" : je n'achète rien, je me contente de ce que je reçois, et je fais avec.



Je suis assez contente de cette évolution qui nous a permis de considérablement réorienter notre approvisionnement en viande, en passant d'un bio quasi absent à un bio majoritaire, et en sachant que le reste de ce que nous mangeons est "sauvé de la poubelle". 
Le tout pour un impact financier nul voire même négatif. En effet 
  • la viande bio en provenance directe de l'éleveur est plus chère que de la viande non bio de grande surface, mais bien moins chère que de la viande bio de grande surface, 
  • et ce surcoût relatif est amplement compensé par les économies réalisées en me reposant exclusivement sur TGTG pour fournir le reste de la viande.
Et, finalement, aussi, sans que cela demande trop d'efforts ce qui dans mon état actuel, est appréciable / conditionne la viabilité du système.


lundi 1 avril 2019

Heurs et Malheurs dans le petit monde de TooGoodToGo

Je vous ai déjà raconté ma rencontre avec l’appli anti-gaspi TooGoodToGo, et détaillé comment je m’y étais pris pour sérieusement réduire nos dépenses alimentaires grâce à elle. Je continue à TGTGter vaillamment. Ceci dit… la vie d’une TooGoodToGoteuse n’est pas un long fleuve tranquille, oh ça non !

La vie d’une TooGoodToGoTeuse s’apparente plutôt à une série de montagnes russes, un enchaînement de trucs vraiment chouettes et d’épisodes… moins chouettes.


Jugez en plutôt :

  • Ne pas pouvoir récupérer mon panier faute de réussir à me garer. 
Bon, là, vous pourriez vous dire (en tous cas si vous me lisez régulièrement) : on sait que la Gwen n’est paaaas douée pour se garer, et d’un air supérieur, penser 
« ce n’est pas à moi que ça arriverait ». 
Moui ben figurez vous que mes piètres compétences en créneau ne sont au fond pas du tout responsables. En revanche, je crois que c’était une GROSSE ERREUR de prendre un panier TGTG au Monoprix d’un gros centre commercial un samedi une semaine avant Noël. 
Pas totalement inconsciente tout de même, je me doutais que le parking serait blindé, et j’avais prévu de me garer n’importe comment sur un côté (puisque je n’en avais que pour 5 minutes). Hélas des gens n’en n’ayant, eux, pas du tout que pour 5 minutes avaient déjà piqué l’idée (et les emplacements adaptés). Je n’ai pas osé laisser la voiture en plein milieu d’une voie et après 15 bonnes minutes à tourner en rond… je suis rentrée chez moi bredouille. 

Sentiment de désespoir…

  • Trop de poulet tue le poulet.
Au retour des congés de Noël, j’attendais mes paniers TGTG comme la hotte du Père Noël : j’étais bien décidée à hériter de tout le destockage de saumon fumé et autres bonnes choses qui allait FORCEMENT suivre les Fêtes. Et puis, on avait du monde. 
Alors j’ai pris un premier triple panier Monoprix. Mais non : ni saumon fumé ni huîtres !
Puis zou, quand plus tard la même journée ils en ont remis à disposition, je me suis dit que LA, ils allaient avoir fait leur tri et proposer d’autres trucs, donc j’en ai repris 2. 
Saumon fumé et huîtres ? Nan, vous repasserez. 
En revanche, grâce à ces 5 paniers, je me suis retrouvée avec, en plus de nombreuses autres choses : 2 poulets entiers + 4 cuisses + des blancs de poulet, des blancs de dinde et 3 sachets de manchons de poulet rôtis pour faire bon poids.

Là, j’ai admis que j’avais un peu abusé. Surtout avec un congél déjà plein… et des voisins encore tous en vacances (seuls ceux plutôt végétariens étant de retour, BIEN ENTENDU) donc pas susceptibles de pouvoir accueillir généreusement un poulet. 
Bon, en désespoir de cause, j’ai quand même réussi à trouver quelqu’un d’intéressé… avant de me rétracter parce que finalement, entre mes idées sublimes de réutilisation, et l’appétit de nos convives, ben les stocks de poulet ont finalement pu être gérés en interne.

Sentiment de déception et de perplexité (puis de fierté, quand même, dans mes capacités d’improvisation culinaire en mode Top Chef « le poulet de 656 façons » - oui, mon bestseller « 50 nuances de camembert » promet !)

Et, j’avoue aussi : à la fin, léger sentiment de trop plein de poulet ; parce que même accommodé de diverses manières, le poulet ... reste toujours du poulet.


  • Trouver porte close : 
    Vouloir profiter, pour la première fois des paniers proposés un dimanche (toujours dans mon Monoprix préféré, situé dans un centre commercial), bicoz en plus, frigo vide
    Se pointer 20 minutes avant la fermeture : tant que c'est l'heure, c'est encore l'heure ! 
    Se retrouver devant une porte automatique qui ne s’ouvre pas…. Est-ce que ça va encore être l'heure ?
    Persister, en pensant que peut-être la partie non alimentaire du Monoprix était fermée mais sûrement pas le reste (puisqu’on m’avait promis un TGTG bon sang !) : essayer une autre entrée, une encore, puis trouver une porte ouverte et descendre par les escaliers. 
    Cheminer dans des allées désertes (c’est sympa, en fait, un centre commercial vide) pour arriver, victorieuse, jusqu’à l’espace monoprix dont le rideau était impitoyablement baissé. 
    Y être cueillie par un vigile un peu méfiant, m'expliquant que non, maintenant que les Fêtes sont passées, tout est fermé ici le dimanche. 
    Mais, bonne pâte, ne pas lui en vouloir, et même, lui expliquer le concept de TGTG.

Sentiment… d’angoisse (laissez moi rentreeeeer mon TGTG m’atteeeeend) … et, un peu, de solitude, quand le vigile m’a demandé ce que je fichais là.

F. en aide-cuistot au taquet

  • Faire ma première galette des rois 
Je venais de réaliser qu’en fait la frangipane ce n’est pas non plus la mer à boire, à fabriquer soi-même. Quand, signe du destin, de petits carrés de pâte feuilletée se glissèrent dans un panier TGTG. Et c’est ainsi que, grande première, j’ai pu faire mes premières petites galettes. (le seul qui a critiqué, c’est F. : il a trouvé nul que j’aie réutilisé la fève qu’il avait déjà trouvée dans la galette achetée la semaine précédente) ; j’ai osé j’ai osé j’ai osé et en plus j’ai réussiiiiii !!
Sentiment de grande fierté #Impératricedel'univers.


  • Galette des rois, deuxième round 
Un beau soir ma boulangerie TGTG adorée a mis à disposition des paniers TGTG supplémentaires : contenant chacun l’une de leurs galettes des rois sublimes, que je n’ai fait qu’admirer jusqu’à présent sans jamais pouvoir y goûter! 
Si ce n’est que… c’était le jour où j’avais (pour la 2ème fois en 15 jours, on ne rit pas) cassé mon écran d’Iphone : sevrage forcé le temps de la réparation si bien que je je n’ai vu cela qu’après coup, sur le fil Facebook de ladite boulangerie. OUiiiiiiiiiiiinnnnnnn.

Sentiment d’injustice terrible.


  • Être prise en sandwich : 1 et 2 
Premier épisode : je passe dans ma boulangerie TGTG adorée en espérant récupérer des sandwichs pour le pique-nique de la veille. Zéro sandwich ! 
Heureusement, plein de pain, et j’ai reçu du jambon dans le TGTG Monoprix fait le même jour, donc finalement, TGTG m’a quand même fourni mes sandwichs, mais en kit à monter moi-même. (et en version dégradée : pain beurre jambon, c’est un peu le degré zéro du sandwich, rieeeen à voir avec les associations pain aux graines – jambon de Bayonne – chèvre – encoreunoudeuxtrucsbons avec lesquelles ladite boulangerie me régale)

Deuxième épisode : je passe dans la même boulangerie TGTG et je n’ai pas prévu de pique-nique, en revanche, j’ai bien besoin de faire des stocks de pain
Dommage : je récupère 3 sandwichs à manger. Et des chouquettes. Zuuuut, c’est un peu beaucoup (les sandwichs. Les chouquettes j’arrive à gérer). Heureusement que j’ai des enfants pour qui manger un sandwich, c’est un peu synonyme de fête…

Légère frustration les deux fois, quand même.


  • Test
Un café pas loin de chez moi m’avait été chaudement recommandé par une de mes chères voisines, mais vraiment, aucun moyen de tester leur TGTG au vu de l’heure auquel ledit café mettait les paniers à disposition. Et puis hop, un soir, une conjonction de circonstances favorables me permet de bondir dessus. J’avais hâte de découvrir ce que j’allais déguster. 
Moui ben zut, c’était juste moyen. J’aurais du m’en douter, ce n’est évidemment pas ce qu’ils ont de meilleur qui reste dispo à la fin de la journée.

Dé-goû-tée, quand même.

  • Se faire bousculer dans ses habitudes
il y a quelques semaines TGTG a OSE changer les règles : au lieu de "libérer" les paniers à minuit pour le lendemain, ils ont mis en place une libération progressive : à l'heure où chaque commerce ferme, il ouvre la réservation des paniers du jour suivant. Depuis, rien ne va plus. J'ai mis longtemps à m'adapter et pour certains commerces, c'est devenu mission impossible : ce n'est pas à l'heure du coucher des Bébous que je suis disponible pour sauter sur les paniers !

Sentiment de trahison TERRIBLE.
(et, non, ça ne m'aide pas davantage pour me coucher à une heure décente…)


MORALITE :
  • Huhuhu, je réalise que ce billet serait un excellent exercice dans le cadre de la séance d’ateliers Faber et Mazlish consacrée à l’accueil des sentiments : « lisez l’expérience de la Gwen et identifiez le sentiment associé »…. Quel tourbillon d’émotions. On peut s’économiser les montagnes russes, vraiment !
  • Je me rends de plus en plus compte que, certes TGTG est mon ami, mais qu’il faut quand même que je fasse gaffe : plus d’une fois, je me suis mordu les doigts d’avoir cliqué trop vite, car en ce moment, la logistique familiale étant un peu compliquée (je dois venir vous écrire un billet sur ma vie de « Mompreneuse « - oui je suis un concept à la mooooode ! – et celui-ci peut quand même pas mal se résumer à « je bosse trop »…), je ferais mieux de me simplifier un peu la tâche plutôt que de m’amuser à aller récupérer je-ne-sais-quoi à des horaires ou endroits improbables

Je crois que parfois, sous couvert du prétexte (cependant toujours vrai) de vouloir faire des économies et sauver la planète, je suis aussi, juste un tout petit peu, adrénaline-addict

vendredi 30 novembre 2018

24h dans la vie d'une TooGoodToGoteuse acharnée : cas pratique !

J’ai commencé la semaine en vous pondant un billet bien détaillé sur la manière dont je rentabilise TooGoodToGo et fais des invendus récupérés par son biais la base de notre alimentation, en ce moment.

Alors, zou, c’est le moment d’un petit cas pratique !


Découvrez … 
24 heures dans la vie 
d’une TooGoodToGoteuse

mardi soir, 23h30 : Je solde différentes choses sur Internet, en attendant que vienne minuit, l’heure du crime – euh, l’heure de réapprovisionnement des paniers TGTG. 
Mon objectif : attraper deux paniers dans mon Monoprix préféré, situé dans un centre commercial à 4 km de chez nous. J’achète les billets de train dont j’ai besoin pour le lendemain (déplacement pour aller animer une formation), je lis un peu les commentaires suscités par mon billet sur FB, je…. Zuuut il est minuit pile !

00h00 : Paniquée, je me rue sur l’appli TGTG qui s’ouvre trop lentement à mon goût : eh ben ouais, les paniers du Monoprix visé ont déjà disparu. Vais-je en être réduite à attendre fébrilement qu’ils en reproposent demain matin, une fois que leur inventaire leur aura (peut-être) montré qu’ils ont de quoi en garnir bien davantage que ceux vendus à minuit ? Grumpf. La perspective de scruter l’appli toute la matinée ne m’enchante guère. 
Mais…. Que vois-je ? Il reste 2 paniers dans un autre Monoprix, situé à peine plus loin, et qui m’a déjà fourni des paniers très bien remplis ! Je bondis dessus, vont-ils me filer sous le nez ? Non, victoire. Je m’allège de 2 fois 4€.

00h01 : J’ai chopé les 2 derniers paniers de ce Monoprix. La plupart des paniers proposés dans mes favoris TGTG ont été razziés en l’espace d’1 à 2 minutes, le calme se fait. Fière comme Artaban je glande encore un peu sur Internet au lieu de vais me coucher.

8h00 : Je petit-déjeune avec les enfants et fais le planning de la matinée : E. à l’école Montessori où elle va pour les activités du mercredi matin, F. avec moi jusqu’à midi, heure à laquelle nous irons chercher sa sœur et récupèrerons, au retour, les paniers conquis la veille, avant de filer déjeuner.

12h15 : Les enfants dans la voiture, je dis « non » à une demande à aller au parc : « on va chercher le TGTG les enfants ». F. me demande si il y aura « une bonne salade avec des croutons et une fourchette dedans » et m’informe de son souhait de tenir la salade sur le trajet du retour, le cas échéant. Je promets que nous regarderons le contenu des paniers avant de redémarrer la voiture et je fais le détour nécessaire.

12h35 : Je me gare facilement, ouf ! (ce n’est pas jour de marché… c’est une autre histoire les jours où le marché a lieu SUR le parking en face de ce Monoprix). 
Il pleut, je laisse les enfants au chaud dans la voiture et munie de mon Smartphone je file vers l’accueil du Monoprix pour réclamer mon bien. 3 minutes plus tard (yes, pas de cliente relou devant moi en train de demander des explications sur telle ligne de son ticket de caisse), un vendeur revient vers moi avec deux sacs plastique (ouais, c’est un Monoprix qui file les TGTG en sacs plastiques ; d’autres utilisent des sacs en papier)… qui m’ont l’air bien remplis. 
Vais-je me retrouver avec trois tonnes de yaourts ? (c'est généralement le cas quand les sacs sont pleins à craquer : c'est que ça prend beaucoup de place, des yaourts à la douzaine).

12h45 : Je regagne la voiture et là, ooooooh, c’est le moment de la découverte : je passe rapidement en revue le contenu de ces deux paniers très généreux puis zou, je démarre, toute contente. Je commence à concocter mes menus.

12h55 : Retour à la maison. Pendant que les enfants rangent leurs manteaux, chaussures, etc, je dresse l’inventaire complet de ces deux paniers vraiment chouettes (j'adooooore les fruits de mer, je surkiffe les avocats, par exemple), en consultant à chaque fois la date de péremption afin de déterminer l'ordre des priorités. Jugez du peu. 
De gauche à droite
  • 1 portion de gratin de pâtes
  • 2 feuilletés au poulet
  • 1 pâte brisée
  • 2 filets de mini chèvres-bûches 
  • 1 sandwich au pain viennois
  • 2 pots de sauce Burger aux oignons
  • 2 boules de Mozzarella
  • 2 grosses quenelles de brochet
  • 2 barquettes de jambon blanc
  • 2 barquettes de gambas (agriculture responsable) et 1 de crevettes, le tout cuit et décortiqué, 110g chaque
  • 2 barquettes de guacamole
  • 2 barquettes de terrine au poivre
  • 4 desserts au moka
La pénurie menace^^. 

Puis je lance la cuisine. Je missionne E. sur le couvert, F. sur le découpage du jambon.


Et hop: les 4 desserts au moka filent au frigo, pour plus tard, ainsi que le pâté, les mini chèvres bûches et le sandwich ; les feuilletés au poulet et le plat de pâtes aussi : eux serviront pour le dîner.

Le jambon est découpé, la pate brisée est étalée sur un plat, j’y rajoute les morceaux d’une des boules de mozzarella, je bats des œufs (issus d’un TGTG de fin de semaine) avec un yaourt et un peu de lait, et zou, une quiche.

J’ouvre le paquet de quenelles, les dispose dans un autre de mes plats de conservation en verre adorés, je rajoute quelques unes des gambas, découpées en morceaux, l'autre boule de mozza elle aussi découpée en morceaux, + du lait + sel + poivre, et ça file au four en même temps que la quiche.

13h25 : Le reste des crevettes / gambas ainsi que le guacamole atterrissent dans les assiettes disposées par E., et y sont rejoints par de la laitue, du radis noir râpé et du chou fleur cru (issus du TGTG récupéré au magasin bio samedi).

13h35 : Tout ce qui doit cuire, cuit, et nous, nous nous goinfrons. Moi qui comptais profiter du fait que le guacamole ne périmait que vendredi pour en garder un pot, je suis surprise d'à quel point ce guacamole est réussi (je suis souvent déçue par ceux que je ne fais pas moi-même : pas assez "avocateux" à mon goût). Je ne résiste pas et j’ouvre le pot gardé en réserve. Tremper radis, chou fleur et gambas dedans, c’est un régal.

13h55 : F. propose de passer au fromage, et les deux enfants engloutissent chacun un mini chèvre bûche. F. précise bien qu’il faudra lui en caser un dans ses pique-niques d’école. Ensuite, c’est fruit.

14h15 : La cuisine débarrassée, les enfants commencent à dessiner. Assise à côté d’eux, je peaufine l’organisation des 24h qui viennent : en fin de journée je vais délaisser le domicile familial pour prendre le train pour les Ardennes où je dois animer une formation le lendemain. (question bonus pour les habitué(e)s : de quelle BD ai-je réussi à insérer 2 cases dans le Power Point de ladite formation ?) Je note donc les principales infos à destination de Monsieur Bout et de ma petite sœur qui se répartiront la charge des enfants durant mon absence.

15h30 : Avant de filer à la ludothèque avec les enfants, je couvre quiche et quenelles de leurs couvercles respectifs et je mets tout cela au frigo.


18h : Je fonce prendre mon RER pour attraper mon train. A la gare de RER je récupère ma sœur qui arrive tout juste, je lui transmets mes gosses, ma voiture, et lui annonce, victorieuse : les repas sont assurés jusqu’à mon retour.
Et en effet, sur le papier que j’ai rédigé dans l’après midi, les menus sont prêts.
  • Jeudi soir : feuilletés poulet (TGTG) + salade (il en reste encore une bonne quantité, j’avais eu 4 laitues au magasin bio…)
  • Vendredi midi : quiche fraîchement produite + salade
  • Vendredi soir : quenelles fraîchement produites + salade
+ open bar sur le pâté

19h30 : J’ai attrapé mon TGV de justesse (moui, au moment de monter dans le métro je me suis "juste" trompée de sens et j’ai mis 3 stations à m’en apercevoir…. Cité, cité, mais… je voulais pas aller Gare de l’Est moi ?!?!). Enfin assise, c’est l’heure de MON dîner : je déballe le sandwich TGTG, que j’avais glissé dans mon sac. J’aurais bien pris un des machins au moka mais…. Je déteste tout ce qui de près ou de loin a goût de café.

21h30 : Arrivée dans les Ardennes, je marche vers mon hôtel, ma sœur au téléphone, nous débriefons. Les enfants étaient agités, les feuilletés délicieux, le truc au moka pas mal, la quiche a l’air chouette tout plein. Mon mari arrive à ce moment, alors ma sœur m’abandonne : ils vont s’attaquer au reste du guacamole et au pâté, puis Monsieur Bout dévorera le gratin de pâtes.

Minuit : Au lieu de sauter sur TGTG (je ne suis pas chez moi demain : pas concernée !) je blogue dans ma chambre d’hôtel. Il me reste encore à trouver une utilité aux 2 pots de sauce Burger à l'oignon… avec des pâtes vous pensez que ça donne quoi ?


Disclaimer : évidemment, TOUS les paniers TGTG sont TOUJOURS aussi intéressants.
Et encore plus évidemment, TOUT est TOUJOURS aussi bien organisé chez moi.

Nan mais, franchement, sur ce coup-là, j’étais tellement fière de moi qu’il fallait que je me la pète. L’auto-jetage de fleurs, parfois, ce n’est pas désagréable.
Call me God.