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jeudi 15 juillet 2021

Jeu de mains...

La fin de l'année semblait un peu trop facile à négocier, entre boulot à fond pour la Gwen depuis sa certification de coaching (ben oui, j'avais décalé des trucs pour "quand ce sera plus calme une fois la formation terminée" arf arf), fins d'années scolaires des deux grands Bouts, menues maladies du plus petit Bout, préparatifs pour l'année prochaine, préparatifs de vacances, bref.
Du coup, ce weekend Monsieur Bout a décidé de vider un lave-vaisselle et de terminer cette activité, anodine en apparence, par un bain de sang. Avec la complicité d'un verre Ikea (ouais, ça dénonce un max ici).

Suture d'un tendon, d'un nerf et d'une artère. 
A la main droite, of course !

Voilà de quoi corser les prochaines semaines  
(capacité de Monsieur Bout à conduire : 0 ; à gérer un bébé de 15 mois : 0, dès qu'il s'agit de le porter ; à charger ou décharger une voiture pour un départ en vacances : 0; ce modèle de Papa au foyer est-il encore intéressant ? Je pose la question)

Comme le lui a dit le chirurgien : "Quelle idée de vider un lave-vaisselle. Laissez donc cette activité aux femmes".

Ou pas.



mercredi 13 mai 2020

10 (types de) questions existentielles à 2h du mat

10. Classique
Ô rage ô désespoir ô vieillesse ennemie, n'ai je donc tant vécu que pour cette infamie ?

9. Hors Sujet mais portant les traces de 2 mois à enseigner les rudiments de la grammaire à F : 
D'où vient le genre des mots ? Pourquoi on dit un tabouret et une chaise ?

8. Mathématique
Un aller-retour devant notre pied de lit c'est 4 pas. Du coup combien pour faire les 100 pas ?

7. Douloureux mais rhétorique
QUI a laissé traîner cette caisse de vêtements dans le chemin ?

6. Sportif
Port long et fréquent d un bébé dans les bras : ça remplace le maniement de haltères en termes d'effets raffermissant sur les biscottos ? En plus comme le bébé prend du poids au fur et à mesure on est bon là, niveau progressivité des exercices, non ?

5. Niaiseux
Rhooo mais comment fait-il pour être si mignon même à cette heure ?

4. Observateur
Il a les yeux fermés depuis bien une minute là, non ?

3. Scientifique
Les phases de sommeil pendant lesquelles il risque le moins de se réveiller pendant que je m'allonge et le mets en position centrale sur ma poitrine, c'est combien de temps après la fermeture des yeux ?

2. Stratégique :
Alors, on y va ? Est-ce le moment de nous migrer vers le lit sans que ça ne le réveille? Ou vaut-il mieux prolonger un peu ? C'est quoi le rapport coût efficacité de potentiellement une minute de sommeil de plus … ou de moins ?

1. Fataliste
Pourquoi a t il fallu que monsieur Bout nous fasse des pâtes au bleu à midi ?


Et enfin, QUESTION BONUS
Ranger le Saint Agur au rayon des bleus alors que ce fromage qui a le goût du bleu et l'aspect du bleu est en fait à base de lait de vache : complot ?

APLV / IPLV, un vrai bonheur !


mardi 21 janvier 2020

Ce fichu réservoir d'amour à la noix

Cet automne, je me suis réjouie de voir F. démontrer un apaisement considérable. Cette évolution s'était déjà dessinée avant, bien entendu, mais l'été l'avait accentuée, et les premières semaines de la rentrée bien davantage encore.
Un enfant visiblement mieux dans ses bottes, beaucoup plus à l'aise avec les règles, la frustration, les contraintes, riant, plein d'allant, demandant allègrement de l'affection (= la demandant explicitement), capable également de beaucoup mieux supporter les moments où nous n'étions pas immédiatement disponibles pour lui donner cette affection, et dont la vivacité de réactions ne l'entrainait plus vers les monstrueuses colères qui avaient ponctué notre quotidien pendant de si longues périodes. 
Des relations s'apaisant avec un peu tout le monde (même, bien que dans une moindre mesure, avec sa sœur.)

YOUPI TAGADA.
Je chantais la vie, je dansais la vie, et puis avec la grossesse de number 3 ça tombait particulièrement bien et ça contribuait à me permettre de vivre cette grossesse avec sérénité.

Et puis fin octobre, une première colère monstrueuse comme nous n'en avions plus eue depuis… longtemps justement. Qui fut suivie d'autres, quelques jours plus tard. Des réactions de plus en plus vives, des transgressions, un retour de l'agressivité…. quelle joie que ce mois de novembre !
(revirement qui s'accentua pile-poil au moment de la visite d'un set de grands-parents - timing parfait)

AAAAAAH

A un moment, devant l'évidence et l'ampleur du revirement, il a bien fallu se poser avec Monsieur Bout et analyser un peu.
Le mois d'octobre avait été costaud : 
  • tout à ses dernières semaines de travail, Monsieur Bout était fort peu dispo, et autant ses horaires de travail avaient été raisonnables en septembre, autant ils n'avaient fait qu'empirer tout au long du mois d'octobre. Les soirs sans dîner tous ensemble s'étaient multipliés.
  • A cet important manque de disponibilité, s'ajoutait une humeur de dogue, alimentée par les angoisses liées au changement prochain
  • de mon côté, la fatigue liée à la grossesse n'avait fait qu'empirer
  • et en parallèle j'avais été d'autant plus prise professionnellement qu'avec l'imminence de la rupture de contrat de Monsieur Bout conjuguée à ma mise sur le flanc prochaine, j'avais une légère pression, quand même, pour rentrer un maximum de pépettes dans les caisses familiales tant qu'il en était encore temps.

Du coup… nous avions tiré sur la corde : le réservoir d'amour de F. n'ayant plus ce côté "percé", demandant sans cesse à être rempli, je me suis permise de passer moins de temps avec lui. De zapper son moment particulier un soir, ce qu'il a accepté avec beaucoup de bonne grâce et de sollicitude pour ma grande fatigue.
De récidiver quelques soirs plus tard.
Et de plus en plus souvent.
Et ainsi de suite.

YEP.
Nous avons (pour tout un tas de bonnes raisons) négligé ce fichu réservoir d'amour à la noix, et nous en avons payé le prix. PAF.

Je me suis bien maudite dans les semaines qui ont suivi, en voyant une partie des progrès remarqués, de la stabilisation si réjouissante, réduits à néant. Ca a d'ailleurs en partie pourri la dynamique du calendrier de l'Avent immatériel tant apprécié les 2 années précédentes.

Mais bon, plutôt que de passer toute mon énergie à me maudire, j'en ai consacré une bonne dose au remplissage à la pelle du réservoir d'amour. 
A la pelle, que dis-je ? 
Au tractopelle, oui. (ouais, j'ai mon permis de tractopelle)

Ca m'en a demandé, de l'énergie ! J'ai ressorti la totale, 
  • les câlins de malade, 
  • j'ai trouvé des variantes au jeu d'attrape (parce que vu mon volume actuel bonjour), l
  • es massages le soir dans le lit, 
  • les berceuses dès que l'envie s'en faisait sentir, 
  • les petites attentions dans la lunchbox de l'école… 
tout y est passé.
(en plus de passer beaucoup d'énergie, en parallèle, dans le rappel bienveillant, empathique et ferme du cadre)

Les choses se sont lentement améliorées, au départ, puis plus rapidement, et là depuis la rentrée de janvier j'oserais presque dire qu'on est revenus au niveau de sérénité d'octobre. 
- quasi disparition des crises (je dis "quasi" par superstition)
- diminution des oppositions
- demande équilibrée d'attention
- expression claire de besoins et de sentiments ("j'aime quand tu me masses comme ça maman")

Heureusement que dans le même temps, Monsieur Bout nouvellement au foyer faisait tout à la maison (en plus, bien évidemment, de faire sa part de remplissage), parce que lessivée que j'étais par mes mois de septembre-octobre passés sur les chapeaux de roue, j'étais loin d'être en grande forme.

Et puis à l'arrivée, les vacances de Noël auront contribué à la dynamique car en plus de nous rendre plus dispo, elles ont pu, notamment grâce aux avancées faites en ligne avec mon récent billet sur les relations aux grands-parents, exposer les enfants au regard positif de leurs grands-parents, à des expériences positives, de proximité et d'appréciation, avec eux ; ce qui a sans nul doute joué un rôle non négligeable dans le colmatage de réservoir.

Alors, franchement, j'avoue que je suis très, très heureuse d'avoir inclus mon billet spécial "temps dédié" en annexe des "200 moments" (une inspiration de dernière minute avant de lancer le BAT) parce que je viens de me prendre en pleine figure le rappel que, peu importent tous les outils de parentalité positive qu'on peut utiliser pour améliorer sa relation avec son enfant et l'aménager d'une manière respectueuse de lui et de nous, la première chose sur laquelle on ne saurait lésiner c'est ce fichu réservoir d'amour et son remplissage.

Bref, si vos enfants se comportent de manière plus relou ces derniers temps, consacrez donc vos nuits à relire l'intégrale du blog, de mon bouquin, de Faber Mazlish et consorts… ou pas, mais surtout, surtout, commencez par réintroduire, si ça a un peu disparu, ces moments si précieux pour la sécurisation affective de base de nos bambins et partant, le bien-être de tout le monde. 
Je sais que c'est compliqué souvent, 
je sais qu'on est crevé en tant que parent, 
je sais que notre vie de malade est une vie de malade (attention grand moment de littérature) 
… mais je sais aussi qu'on est tellement plus crevé quand tout part en vrille.

Je m'en suis pris le rappel en pleine tronche et je me suis dit que j'allais partager ça avec vous (parce que je partage ça plus facilement qu'une tablette de chocolat, faut dire).

Le but étant bien entendu pas de se rajouter une couche de culpabilité, hein, mais bien de se rappeler, en cas d'incendie, d'où est la sortie de secours la plus proche ….

Voilà, c'était mon appel vibrant au peuple. Bien cordialement !
Vous m'avez reconnue ? ^^

mercredi 21 août 2019

Anniversaire F. : que d'adrénaline...

Mieux vaut tard que jamais : il est venu le moment de vous raconter l'anniversaire de F.
Sous 2 aspects :
Bon, d'abord : la fête.

Elément de contexte 1 : elle avait lieu la veille de mon décollage pour l'Asie. Timing parfait facilitant encore davantage l'organisation, dans une atmosphère de calme et de détente absolus.
Elément de contexte 2 : l'an dernier, notre première expérience d' "anniversaire avec invitation de petits copains" nous avait permis une conclusion. Un anniversaire d'enfants, c'est beaucoup mieux si on a en stock une grosse, grosse liste d'activités à proposer, car une demi-douzaine d'enfants, ça ne s'occupe pas tout seul… ou alors, d'une manière pas forcément souhaitée. Ouais, j'enfonce les portes ouvertes, sûrement, mais, bon, hein, à moi en tous cas il m'avait fallu me confronter à la réalité pour vraiment comprendre la dose d'anticipation nécessaire pour que chaque enfant passe un bel après-midi.
Elément de contexte 1 et 2 se télescopaient donc parfaitement…

Il n'empêche que je suis très très heureuse d'annoncer que cette fête était incroyablement bien organisée, timée, rythmée.



Grâce à 3 ressources
Il donnait toute une liste de petits jeux à faire : j'ai lu les premières pages, et me suis noté les idées qui m'inspiraient (et qui étaient faciles à mettre en œuvre). 
Moi qui au départ n'avais que 2 idées "à moi", je me suis retrouvée avec toute une liste bien pleine et bien moche, à partir de laquelle 
    • j'ai rapidement rassemblé les quelques ustensiles nécessaires aux petits jeux repérés, 
    • j'ai dessiné un âne sur le recto d'un A3 m'ayant servi à travailler le déroulé pédagogique de mon module de formation asiatique (réutilisation bonjour) et je l'ai plastifié, 
    • puis je me suis penchée sur cette liste et ai affublé d'un symbole les activités que j'estimais mieux adaptées à la période pré-gâteau / chasse au trésor, et un symbole différent à celles mieux adaptées à la deuxième partie. 
    • Et tout au long de l'après-midi, cette feuille, pliée en 4 dans ma poche, m'a servi d'antisèche à chaque fois qu'une activité touchait à son terme.







  • 2. Le soutien très apprécié de notre mamie-au-pair, G4, qui a l 'époque était avec nous depuis 1 mois. 
En effet, quelques jours avant, j'avais réalisé que Monsieur Bout avait un truc de prévu, pas amovible, sur ce fichu samedi après-midi. A l'idée de gérer cet anniversaire entièrement seule, j'ai failli en faire une syncope. 
Puis j'ai eu l'idée de solliciter notre G4 et j'en ai été ravie : je gérais l'animation, et elle, elle faisait tout le reste, de sa propre initiative ou sur de subtils signes de ma part (approvisionnements divers et variés en mets divers et variés, rassemblement des enfants pour une photo, consoler les victimes de drames, et même faire chanter tout le monde aux moments où je consultais mon antisèche d'un air perplexe). 
Bref, un duo de choc, sans lequel c'est en civière qu'on m'aurait amenée à l'aéroport le lendemain (cf petit point annexe que je mentionnerai plus bas dans ce billet)


  • 3. Une sacrée dose d'improvisation. 
Dès le départ, j'avais noté "chasse au trésor" sur ma petite liste d'idées. 
Et rappelons-le, j'avais bien réalisé qu'un anniversaire d'enfants, ça s'anticipe, ça se prépare. Oui mais l'Asie tout ça…
A 20 minutes de l'arrivée des petits invités, les trois mots "chasse au trésor" étaient toujours tout ce que j'avais pour la constituer. Un peu maigre !

Il n'empêche qu'à l'arrivée, les enfants ont eu droit à une super chasse au trésor du feu de Dieu, durant laquelle ils se sont donnés à fond, et qui est ce dont ils ont visiblement le plus parlé à leurs parents après. Par quel miracle ?! Ecoutez donc cette époustouflante histoire.

    • Etape 1 : H -20 minutes. Qui dit chasse au trésor dit trésor. Sur les deux sachets de friandises royalement accordés au Bébou pour égayer sa fête d'anniversaire, je prélève des sucettes et les place dans… je sais plus quoi. Je crois que j'ai déniché un machin ressemblant vaguement à un coffre. Acheté chez Action je crois…et vidé en 6-4-2 de ce qu'il contenait. = Trésor ultime : trouvé
    • Etape 2 : H-15 minutes. Je sais que 
      • a. Mon coffre susmentionné serait très difficile à cacher et pas très intéressant et puis que 
      • b. une bonne chasse au trésor propose une succession de plusieurs trucs tangibles à trouver histoire de 
        • 1. éviter de tourner court au bout de 1 minute parce qu'un enfant sera tombé par hasard sur la cachette extra qu'on avait trouvée 
        • 2. relancer sans cesse l'intérêt / éviter de lasser si au contraire on ne trouve rien pendant longtemps. 
      • Je fonce dans la salle de classe, où est entreposé tout le bazar matériel servant à la manipulation, mon œil scanne le bric à brac autour de moi mon environnement et EUREKA. Il se pose sur ma collection de bouchons de compotes Good Goût. Du jeune temps des Bébous (Snif. Tempus fugit. Et toussa) leurs compotes étaient mon alternative "goutue et saine" (et très chère mais pour cela il y a vente privée) aux compotes faites maison les jours de folie. Et à des fins d'IEF j'ai gardé une grosse quantité de leurs bouchons absolument sublimes. Avec, les Bébous ont fait du dénombrement, du tri par couleur, de l'enfilage sur de gros cordons, des mises en paires, ils ont dit "bbbb" en le posant sur la lettre rugueuse associée, et "zut" en tentant de les attraper avec une grosse pince dans des exercices de motricité fine… Bref, une affaire. 
      • Eh bien sur ma réserve de bouchons, j'en prélève 7 de 7 couleurs différentes, et je redescends comme une furie
    • Etape 3: H-10 minutes. J'erre (mais à vitesse grand V) dans nos 100 m² de jardin et y cache mes 7 bouchons en notant soigneusement l'emplacement retenu sur ma fameuse antisèche (point caaaapitaaaaal ! Sous l'effet du stress j'aurais sûrement oublié les 3/4 des cachettes sinon) 
    • Etape 4 : je fais d'autres trucs urgents et pouf H-0 : les invités débarquent ! La partie "trésor" est cochée, la partie "chasse", en revanche, est toujours inexistante. Toooout vaaaa bieeeeen.
    • Etape 5 : après quelques petits jeux d'introduction visant à attendre l'arrivée des retardataires, tous les enfants sont réunis par G4 sur la grande couverture de pique nique que j'ai étendue sur l'herbe. Je suis assise près d'eux. 6 paires d'yeux (fête = 1 enfant par année d'âge, F. compris; mais en fait 7, car E. était aussi de la partie. On s'en fout. L'important c'est que vous sentiez la pression) dévorant de curiosité me scrutent, galvanisées à l'idée de se mettre bientôt en quête d'un trésor (en fait, 8 paires d'yeux. Je crois que G4 était aussi assez curieuse de voir comment j'allais m'en tirer).
    • Etape 6 : j'inspire un grand coup puis… j'ouvre la bouche et j'invente en live. Un roi, une sale sorcière qui lui a piqué sa couronne, il a cherché partout, on a fini par retrouver la couronne mais les 7 pierres précieuses qui l'ornaient ont disparu. Du coup des chevaliers ont juré de les chercher partout. Devinez qui c'est les chevaliers ? C'est Bibi. Enfin Bibis numéros 1 à 7. Les Bibis Preux Chevaliers délirent d'enthousiasme. Les pierres précieuses n'ont qu'à bien se tenir ! Je les rappelle de justesse avant qu'ils ne se mettent à labourer mon jardin.
    • Etape 7 : Je commence par en rajouter des tonnes sur la difficulté de l'aventure, leur courage, la méchanceté de la sorcière, la beauté des pierres, etc pendant que mon cerveau mouline. Je leur dis qu'il faut commencer par je ne sais plus quelle couleur, j'en profite pour mentionner le nom de la pierre de cette couleur (so IEF, so coschooling), et… j'invente une épreuve associée. Les enfants se ruent sur l'épreuve, en sortent victorieux, en récompense de quoi je leur donne un indice, ils cherchent, et zou, une pierre de trouvée.
    • Etapes 8 et suiv : Opération réitérée 6 fois supplémentaires. Avec à chaque fois moulinage de cerveau en parallèle de la narration de l'histoire, et invention d'une épreuve ET du lien avec l'histoire en question. Par exemple, il leur faudra  traverser le précipice (très haut, très large, très dangereux, que nul n'a pu franchir, etc...) qui les sépare de la cachette d'une des pierres et pour cela…. (*moulinemoulinemouline* ) s'allonger tous par terre, les pieds de l'un touchant la tête de l'autre, pour faire une grande corde humaine d'un bout à l'autre du jardin.

Vous pensez que je vais vous fournir votre prochaine chasse au trésor en kit, là, maintenant, avec tout le kit narratif associé ?
Hein ?
Vous trépignez à l'idée de pouvoir reproduire un tel succès sous les yeux épatés de votre progéniture ?

J'en aurais été ravie.
A un toooout petit détail près.
Ces épreuves sortent tellement au dernier moment de mon cerveau en surchauffe que… elles n'y restent pas !
Eh oui, mea culpa, mea maxima culpa: je ne me souviens pas des autres épreuves inventées dans le feu de l'action.
Je sais qu'ils ont combattu un dragon mais je ne sais plus de quelle manière.
Je me demande si à un moment ils n'ont pas du faire un truc dans le genre du roi du silence pour passer devant sans le réveiller... Ah, et ils ont du faire une pyramide humaine pour atteindre une pierre située en haut d'une montagne, aussi.


Dans tous les cas : je l'avoue, hein, on peut critiquer le système français comme on veut. Il n'empêche que, ce jour-là,j'ai expérimenté à quel point mes études m'avaient bien préparée aux défis de ma vie future. L'improvisation, en live, d'exposés non faits devant une classe pleine (dont la moitié morte de rire car sachant que 
  • 1. les notes que je tiens entre mes mains ne sont pas de moi 
  • 2. je ne les ai même jamais lues 
  • 3. le voisin de banc qui me les a filées y a inclus beaucoup de références tellement personnelles qu'elles sont inutilisables sous peine de me faire repérer illico, ce que je réalise aussi en live), 
m'a en fait dotée de toutes les compétences dont j'ai eu besoin pour, ni vu ni connu, tenir une bonne demi-heure (au moins) de chasse au trésor improvisée. Que demander de plus ?
2 mois après cette prouesse, je m'applaudis toujours moi-même quand j'y pense. Joignez vous à moi !

Ch'tit bémol : la première partie de la fête s'est donc subliment bien passée. 
La 2ème, beaucoup moins. J'avais effectivement commis une erreur de taille dans le casting : inviter le meilleur copain d'école de F.. 
Ben quoi, me direz-vous ? 
Eh bien… j'avais déjà repéré que ce petit copain avait un comportement très agité, et j'avais souvent ouï dire que les 2 ensemble se montaient régulièrement le bourrichon au point de perturber la classe, mais je ne m'imaginais pas ne pas inviter ce petit garçon, quand même ! 
Comme quoi, chasse au trésor improvisée ou pas, je manque sérieusement d'imagination, parfois.

Bon, eh bien, j'ai compris une fois le petit camarade sorti du "cadre" bienfaisant de la chasse au trésor. 
Je n'ai cessé d'avoir à le recadrer, et à recadrer mon fils qui faisait n'importe quoi (y compris des trucs inédits), se calmait à mon intervention, mais repartait aussi sec à peine "récupéré". Ils partaient dans tous les sens et F. était totalement subjugué, ne jouant avec aucun de ses autres camarades présents. C'était impressionnant… et navrant
Bref, 
  • le reste de l'assemblée a bien profité de la 2ème partie, 
  • après coup, F. était aussi content, 
  • mais dans l'instant, moi, j'étais surtout très très frustrée de voir mon fils passer à côté de ce que j'avais préparé pour lui, et de devoir être sans cesse sur son dos en cette journée… et j'ai fini éreintée, juste à cause de cela, car sinon, vraiment, tout se passait merveilleusement bien.
Bilan : une fête magique d'un certain côté, mais parfois l'alchimie peut se révéler malheureuse. Ouin ouin ouin.



Parlons du cadeau, maintenant.

Toutes les idées récupérées grâce aux réactions sur le blog et sur sa page FB m'avaient réjouie ! Je comptais bien y trouver ZE machin me dispensant d'offrir une panoplie complète d'outils à mon fils. J'en avais même profité pour faire bénéficier F. d'un tuyau extra d'une valeureuse lectrice, concernant un atelier de bricolage de 2h tout près de chez nous. Je reviendrai vous en parler une autre fois mais c'était le pied.



J'ai donc longuement réfléchi, cliqué sur les liens gentiment fournis, comparé les différentes possiblités, etc. Et puis, une semaine avant la date fatidique (oui oui,rien n'était encore commandé, eh oh, on se rappelle que j'avais l'Asie à préparer, aussi ?!), le weekend a tout changé
  • samedi matin, pendant que nous tentions de grassmatiner, F.  s'est occupé très paisiblement. Il a démonté le dispositif de la porte-fenêtre de notre salle à manger, permettant d'ouvrir un battant mais de bloquer l'autre, et l'a remonté sur la fenêtre de sa chambre
  • dimanche, il a démonté la poignée de la porte de sa chambre. Courant d'air. Porte qui claque. F. enfermé. C'est MOI qui ai du empoigner un tournevis (un comble !) et démonter la poignée de la porte de sa sœur pour la remonter chez lui et pouvoir le libérer (et ensuite, hein, on remonte tout chez tout le monde).

J'ai craqué.
J'ai subitement admis que, l'IEF prenant fin chez nous pour le moment, au fond, on pourrait imaginer aménager un coin bricolage dans notre salle de classe qui va perdre un peu de son utilité.
J'ai regardé des références de boîtes à outils pour enfants avant de réaliser qu'il valait en fait tout simplement mieux investir dans de vrais outils, de dimensions les plus réduites possibles.
F. a reçu un bon correspondant (et Monsieur Bout a ensuite complété par un espèce d'établi réglable).
Puis après mon retour d'Asie, je suis allée avec lui chez Leroy Merlin choisir le matos.
Je ne sais pas combien de temps nous y avons passé car une fois le matos choisi, je me suis assise et j'ai lu un bouquin pendant que F. scrutait chaque rayon du magasin.
Par exemple, ça c'est F. au rayon salles de bains…








lundi 4 février 2019

100 astuces infaillibles pour s'assurer un coucher paisible des enfants (ou pas!)

Le sommeil de l'enfant.... aaaah ce Graal !

L'endormissement de l'enfant : pire que la quête du Graal.
  • Quel parent de jeune(s) enfant(s) n'a pas connu, à une époque où à une autre, des soirées pourries par des refus obstinés, de ces mêmes enfants, de s'endormir ?
  • Qui n'a pas cherché ce fichu bouton OFF?

C'est pourtant un point crucial car pour pouvoir donner à nos enfants, nous avons besoin de pouvoir aussi nous recharger.

Je vous avais rebattu les oreilles de mes plaintes déchirantes parlé de nos soucis à cet égard quand, suite à notre déménagement, nous avions été confrontés, chaque soir, de longs mois durant, à cette épreuve inhumaine. À l'époque, devant la vanité des quelques trucs testés en désespoir de cause, avait germé l'idée d'un billet récapitulant toutes les astuces susceptibles d'aider

Le voici enfin ! (Vieux motard que j'aimais)
Pour notre plus grand plaisir et l’édification des foules.


A. Dans la catégorie : j’organise l’espace

  • 1. Fermer la porte
Histoire de faciliter le calme, d’éviter que l’enfant ne soit maintenu en éveil par la lumière, ou encore les bruits de la maison et/ou celui de son frère/sœur… Chez nous par exemple, fermer la porte d’E. permet non seulement de limiter ses envies de vagabondages, mais en plus, c’est le seul moyen pour que F. résiste à la tentation d’aller lui rendre visite.

  • 2. L'ouvrir 
Face aux hurlements d’angoisse générés par la tactique précédente chez certains enfants, ouvrir la porte peut au contraire permettre à l’enfant de s’endormir sereinement. Rassuré par des bruits familiers et la proximité de ses parents, il peut se laisser aller au sommeil car celui-ci n’est pas synonyme de solitude. (c’est le cas de F.. Autant E. ne proteste guère quand nous fermons sa porte, autant c’est panique à bord chez F. si nous osons le faire)

  • 3. Séparer les enfants
Malgré mon souhait initial de faire partager leur chambre à mes deux Bébous, c’est une mesure à laquelle j’ai du recourir plusieurs fois. 
Car parfois, l’excitation favorisée par la présence de l’autre, excellent public, empêche notre enfant de trouver le sommeil qui, pourtant, frappe à sa porte / ses paupières (envolée lyrique offerte)
Alors, afin d’éviter ce phénomène monstrueux qui fait de chaque bambin l’obstacle au sommeil de l’autre… on revoit la logistique quand cela est possible, en faisant une croix sur ses idéaux. Chez nous, en ce moment, je ne me vois pas revenir en arrière. Trooop risqué !

  • 4. Les faire dormir ensemble 
Inversement, parfois, les faire dormir ensemble peut assurer plus de calme : la présence du frangin rassurant l’enfant angoissé, celui-ci ne ressent pas le besoin d’appeler ses parents à l’aide. Y en chez qui c’est vraiment très efficace. 
Y en a !

  • 5. Faire dormir dans une chambre vide de jeux (en ayant une salle de jeux) 
La présence de jouets passionnants rend l’endormissement parfois vraiment difficile : comment résister à l’attrait de tel ou tel jeu captivant pour écouter son corps épuisé ? Nous en avons un exemple évident avec E., que ses Playmobils fraîchement arrivés tiennent éveillée jusque tard (= jusqu’à ce que nous les fassions dormir ailleurs, ces Playmobils). 
En vacances, nous avons remarqué une nette différence entre les chambres « nues » type chambre d’hôtel, et les chambres « meublées » type chambre chez les grands-parents, bourrée de jouets-ressortis-des-cartons.

De ce fait, aménager une pièce « nuit », quasi exempte de sollicitations, et parquer les jouets dans une pièce différente, peut être une organisation très intéressante !

  • 6. Faire s'endormir dans le lit des parents 
Variante des solutions présentées juste avant. 
Cela peut notamment être utile que la taille du logement ne permet pas de donner à chaque enfant sa chambre : on peut faire s’endormir un des enfants dans le lit parental puis, zou, une fois les deux zouaves endormis sans s’être distraits l’un l’autre, on transfère le petit squatteur dans son lit à lui. 
Chez nous, ça a marché…1 ou 2 fois peut-être. 
Sinon, notre chambre constitue un endroit bien trop passionnant : paaaas du tout exempt de sollicitations puisque, au hasard, c’est là que j’y stocke mes réserves de gommettes… Bref, trop de risque de fouille en règle de nos tiroirs.

  • 7. Aménager un lit au sol
Un matelas en hauteur peut être angoissant pour un enfant (peur de tomber, etc). Un lit au sol peut l’aider à acquérir une meilleure autonomie dans son sommeil (ou pas). 
Quoi qu’il en soit, l’an dernier il arrivait fréquemment que nous retrouvions F. endormi par terre / sur le matelas d’appoint du lit parapluie (qui était stocké dans son placard) et non dans son lit. 
Hasard ? Coïncidence ?

  • 8. Installer un lit cabane 
Oui forcément un simple matelas par terre n'aura pas suffi mais une fois que vous aurez sacrifié 300€, une journée et, peut-être, un ongle, à l'édification d'un lit cabane autour dudit matelas, peut-être votre enfant découvrira-t-il subitement l'intérêt qu'il peut y avoir à rester DANS ce lit cabane ? 
Et sinon ben au moins vous pourrez toujours vous consoler en faisant baver d'envie l'humanité par des photos bien choisies sur Instagram (photos bien choisies = PAS celles de votre ongle défoncé par un coup de marteau maladroit)

  • 9. Proposer de dormir dans la mini-tente 
Vous l’aurez compris si vous suivez ce blog depuis quelques temps (et avez lu mon billet couture, par exemple, ou celui où j’ai fabriqué mes propres boîtes à sons, ou encore, des lettres rugueuses) : les travaux manuels ne sont pas le fort de la Gwen, ni de son aimable conjoint. 
Qu’à cela ne tienne, en lieu et place de lit-cabane, la petite tente de jeux reçue l’an dernier à Noel peut tout à fait faire l’affaire. C’est en tous cas ce qu’a estimé F. à de nombreuses reprises, en décidant de s’y endormir.


B. Dans la catégorie : j’aménage le temps / mon organisation


  • 10. Faire sauter la sieste 
La période 2-3 ans est souvent un âge de couchers pourris. Parmi les nombreux facteurs à incriminer, la sieste. Ah, cette fichue période charnière où l’enfant a encore besoin de dormir dans l’après-midi pour ne pas être imbuvable à 18h, mais où ce même sommeil d’après-midi l’empêche de trouver ledit sommeil le soir ! 
Ayant rechargé ses batteries, il est à fond jusque tard. C’est typiquement la phase que traverse notre E. depuis plusieurs mois. Période bénie.

Oser faire sauter la sieste et supporter quelques semaines d’enfant chouineur peut parfois être la solution pour permettre à l’enfant de se caler définitivement sur un nouveau rythme, sans sieste, mais avec un endormissement TOT et RAPIDE.

  • 11. Réintroduire la sieste 
Ben oui, parce que parfois, c’est encore pire sans sieste. Le manque de sommeil, la fatigue et la tension accumulés empêchent l’enfant de trouver le calme et le sommeil le soir. Cercle vicieux ! C’était le cas chez nous après le déménagement, et pour amorcer la sortie du tunnel il a d’abord fallu être très très ferme sur la sieste…

  • 12. Avancer l'heure du coucher 
Le sommeil fonctionne par cycles. Quand on a raté un train… On souffre jusqu’à l’arrivée du suivant. Par ailleurs, cf. point précédent, un enfant peut en arriver à être trop fatigué pour se coucher calmement. Le coucher plus tôt peut alors être la solution (au besoin, en zappant le dîner). 
Chez nous, ce serait assez adapté aux besoins de la Bébounette. Hélas, pas du tout adapté aux horaires de retour de Monsieur Bout…

  • 13. Reculer l'heure du coucher 
Admettre qu’un enfant de 2-3 ans voit souvent son horloge interne se décaler, et qu’un tel enfant traverse généralement une phase durant laquelle le train d’endormissement est plutôt vers 21h ou 22h, peut parfois être la voie de la détente. 
On décale l’heure du coucher et on arrête de s’énerver, puisque de toute manière à l’arrivée le résultat sera le même : l’enfant ne dormira qu’à 21 ou 22h. Une mesure qui peut se combiner avec des mesures que nous verrons plus loin.

  • 14. Zapper le sucre le soir 
Les enfants standards ont une nette tendance à ingérer trop de substances excitantes, le sucre figurant en bonne place. Bannir les sucres ou en réduire drastiquement la quantité, notamment le soir, peut donc être très utile pour éviter de retrouver nos enfants dans un état de surexcitation pile au moment où on voudrait les voir glisser paisiblement dans un sommeil de plomb.

  • 15. Remettre des couches 
L’acquisition de la propreté nocturne se fait plus ou moins facilement selon les enfants. Chez nous, au printemps dernier la pression que F. se mettait pour ne pas mouiller son lit (= se réveiller pour aller aux WC) contribuait à sa difficulté à lâcher prise pour se laisser aller au sommeil
En discuter avec lui et acter que son corps n’était pas encore prêt pour se passer de couches la nuit, et que nous réessayerions plus tard, a, à l’époque, bien contribué à détendre le moment du coucher.


C. Dans la catégorie : prise de substances (légales)


  • 16. L'homéopathie 
Les remèdes ne manquent pas pour détendre nos enfants. Perso, j’ai testé les gouttes de L72, et les granules de Gelsemium. Sans succès notable, mais… ce n'était pas le cas des personnes m'ayant recommandé le recours à l'homéopathie.

  • 17. Les Fleurs de Bach 
Ces petits élixirs de fleurs peuvent faire des miracles chez certains. Pleine d'espoir j'ai testé le fameux Rescue; dédié au sommeil et aux angoisses / émotions fortes. Ne passez pas à côté ! [du compte-rendu du test]

  • 18. Les huiles essentielles 
Je ne suis pas spécialiste du truc, mais nombreuses sont celles susceptibles d’avoir une influence bénéfique : lavande, mandarine, orange douce... 
C’est une chance ! On peut les tester toutes avant de 
1. Trouver celle qui marche 
OU
2. Abandonner / Passer à la suite de cette liste.

  • 19. Doliprane
Aaaah ce soir où notre enfant, fiévreux, geint à fendre l'âme. Jusqu'à ce qu'on dégaine la fameuse pipette rose et hop, nous quittons la chambre d'enfants en esquissant quelques pas de danse : au moins 4h de calme devant nous. Bon, ça risque de se payer par des pleurs nocturnes mais autant apprécier la soirée qui aura précédé !

Petit bémol : pas possible d'y avoir recours au quotidien. Mais au moins, quand l'enfant est malade, on peut toujours se consoler un chouilla en se disant qu'à quelque chose malheur est bon...

  • 20. Advil
Idem, quand la pipette rose ne suffit pas. HORMIS si varicelle, attention !

  • 21. Calmosine 
Une amie m'avait raconté avoir utilisé ce sirop, disponible en pharmacie, pour son aîné, petit. L'effet avait été tellement impressionnant, le sommeil qui s'ensuivit étant de plomb, qu'elle n'avait plus jamais osé rééditer l'expérience : trop l'impression de droguer son petit... trop de culpabilité!

  • 22. Les hormones du sommeil 
En cas de problème ancré, il peut s’avérer utile d’aller voir un médecin pour qu’il prescrive une petite cure de mélatonine, permettant de remettre d’équerre l’horloge interne perturbée.


D. Dans la série : aides symboliques / préparation à la séparation


  • 23. La photo de maman
Pour faciliter la séparation avec maman, placer sur la table de nuit une photo de maman encadrée (cadre au vernis non toxique car susceptible de récupérer moult baisers et bavouilles)

  • 24. Le petit dessin de maman 
Maman peut aussi laisser un dessin d'elle (soit elle se dessine, soit elle dessine quelque chose à la demande. Warning: la demande peut être coriace / relever d'une stratégie de la montre : « te dessiner une licorne dont chaque poil est d'une couleur différente ma chérie ?") : l’enfant peut regarder / toucher le dessin et savoir que sa maman pense à lui

  • 25. Dessiner un cœur sur la main de l’enfant 
Afin qu’il ait une marque tangible de notre amour pour le rassurer sur ce point. Utile pour faciliter la séparation, et pas que pour les couchers… 
mais je vous avertis : il n’est pas impossible qu’à la première utilisation de ce moyen magique, la réaction récoltée soit : des larmes assorties d’un déchirant et très accusateur 
"Tu m'as dessinééééé dessuuuuuus"... 
Mère indigne !

  • 26. Coucher les peluches 
On leur fait un lit (au besoin dans une boîte à chaussures), ou alors on les borde avec l’enfant, bref, les peluches vont au dodo, l’enfant AUSSI, tout est normal, tout est bien, et les peluches ADORENT dormir, n’est-ce pas ?


E. Dans la catégorie : je soigne le rituel du coucher


  • 27. Passer un moment de qualité avant 
Il est plus facile d’aller se coucher avec un réservoir d’amour plein, rassuré et gonflé à bloc. Cf mon récent billet sur les manières dont on peut maximiser l’utilité des minutes investies ainsi.

  • 28. Utiliser de la littérature spécialisée 
Connaissez-vous le livre du lapin qui veut s'endormir ? Si ce n’est pas le cas, allez donc rigoler en lisant mon billet dédié.

  • 29. Utiliser de la littérature spécialisée, bis 

Ça typiquement, c’est un investissement fait au moment où je touchais le fond l’an dernier. Encouragée que j’étais par les avis lus sur a***on, j’avais besoin de ne pas penser à l’expérience du lapin. 
Le bouquin est très mignon, les enfants l’ont adoré, en ont redemandé… Il n’a pas résolu le problème. MAIS QUAND MEME : ça m’a aidée à me détendre : le rituel du coucher lui-même était plus balisé, plus calme, même si une fois la lumière éteinte c’était la même catastrophe.

  • 30. Instituer un temps de jeux calmes 
S’efforcer de guider (en les accompagnant) ses enfants vers des jeux calmes, est une manière d’agir prisée, visant à une baisse de régime.

  • 31. Instituer un temps de jeux pas calmes du tout 
Pour évacuer l'excitation (et combler au passage le besoin de contact physique), chatouilles, batailles de coussins ou jeux de type attraper peuvent précéder la partie la plus calme du rituel du coucher. C’est le cas chez nous : tous les soirs, Monsieur Bout se bat avec les enfants sur notre lit.

  • 32. Masser 
Passer un moment à masser son enfant, juste avant le coucher, peut être l’occasion d’apaiser à la fois son cœur (par notre présence et notre attention) et son corps, permettant la détente nécessaire à l’endormissement.

  • 33. Prévoir une séance de yoga 
Il existe de chouettes petits livres adaptés aux enfants, on peut en profiter pour faire précéder le coucher d’une petite séance facilitant le lâcher-prise.


  • 34. Prévoir une séance de méditation 
Même chose qu’avec le yoga. Une référence sur le sujet est l’excellent Calme et attentif comme une grenouille, qui contient même une méditation dédiée au coucher

  • 35. Prendre une tisane 
Ici, il s’agit moins de l’ingestion de la substance « tisane » (même si évidemment, il peut être indiqué de privilégier le bon vieux tilleul…), que le calme d’un rituel où on absorbe tranquillement une boisson chaude. 
C’est quelque chose que ma mamie au pair fait souvent avec les enfants !


F. Dans la catégorie : je soigne mon positionnement


  • 36. Rester un peu / voire s’allonger pour dormir à côté de l'enfant couché
Rester un peu pour accompagner l’endormissement de l’enfant. Peut marcher… ou pas, l’enfant se réveillant dès qu’on se mêle de bouger un orteil en direction de la sortie. 
Le problème chez moi est aussi que je suis atteinte d’une forme (légère certes) de narcolepsie : je suis généralement endormie avant mon gosse. Dans le cas d’E., une fois que je dormais elle se relevait allègrement pour faire sa vie à côté de moi qui ronflais dormais délicatement.

  • 37. Faire du cododo 
Lâcher l’affaire et s’endormir tous ensemble. Pour certaines familles, c’est la bonne solution. 
Pour nous, autant je n’ai aucun souci à ce qu’ils nous rejoignent de temps à autre en cours de nuit si ils en ont besoin, autant les avoir dans mon lit dès le début de la nuit ne me convient pas. 
Bon, de toute manière, les enfants n’y étant pas habitués, les fois où j’ai essayé ça a juste été la grosse foire (hormis pendant le calendrier de l’Avent mais c’est une exception, et ce soir là nous couchons les enfants bien plus tard que d’habitude).

  • 38. Rester dans le couloir quelques minutes 
Pour rassurer et prévenir d’éventuelles sorties. Ca peut marcher…. 
Ou pas. Chez nous, il y a eu des moments où cela ne faisait qu’empirer les choses puisque faire le zouave devenait une manière de continuer à avoir de l’attention;

  • 39. S'installer dans le couloir 
Ca, j’ai fait pendant un moment. Face à la frustration ressentie par le temps pris par la stratégie précédente, je prenais direct mon ordinateur et me calais dans le couloir, au moins je ne perdais pas de temps.

  • 40. Dire qu’on va revenir dans quelques minutes 
On prétexte un truc à ranger, on dit qu’on revient dans 2 minutes, on le fait. On répète l’opération plusieurs fois, l’enfant a donc confiance dans le fait qu’on va revenir, peut donc lâcher prise et finit par s’endormir durant l’une de nos courtes absences. Pour certains enfants c’est une méthode très efficace d’apprentissage !


G. Dans la catégorie : aides matérielles

L'utilisation d’un réveil « montrant l’exemple » peut se révéler à la fois utile pour contrer les problèmes d’endormissement, et pour gérer les réveils trèèèès matinaux : quand le mouton (oui, cela tombe bien pour nous, le modèle de base c’est un mouton) : quand le mouton est en position couchée, son propriétaire est incité à faire de même. 
Chez nous, ça a eu un effet. Pas parfait, mais tout de même.

  • 42. Investir dans une veilleuse 
La veilleuse permet d’opter pour la version « porte fermée » tout en apportant un peu de réassurance à l’enfant. Pour le coup, nous ne ferions plus sans.

Des veilleuses projetant des lumières sur les murs et le plafond, des lumières obéissant à un mouvement de rotation. L’idée est que l’enfant s’absorbe, tranquillement allongé, dans l’observation de ces tâches de lumières douces et glisse lentement vers le sommeil. Tentant, hein ? Y en a pour qui ça marche. J’avoue que je n’ai pas osé tester…


H. Dans la catégorie : OK tu dors pas mais les adultes ont leur soirée. 


Il s’agit de se détendre en admettant que l’enfant ne dort pas sur commande, et de se recentrer sur les besoins de chacun
    • L’enfant a besoin de pouvoir s’endormir quand il est fatigué, il ne le fera pas avant, il ne faut pas que quelque chose l’empêche de le faire quand son heure est venue. 
    • L’adulte a besoin de souffler / ne plus être sollicité par l’enfant. / pouvoir profiter de la soirée pour recharger ses batteries ou vaquer à des occupations passionnantes telles que la gestion de la logistique du lendemain, ou celle des papiers administratifs. Ou même, soyons fous, passer du temps en couple.

  • 44. Faire écouter de la musique 
Brancher une boîte à musique ou, dans notre cas, glisser un CD dans un lecteur CD. Ça a aidé à certains moments… c’est encore utilisé par F. certains soirs, mais ça ne compte pas puisque F. n’a de toute manière plus trop de difficultés à se coucher.

  • 45. Faire écouter un livre audio 
Utile, pour permettre à l’enfant de se détendre et de glisser lentement dans le sommeil SANS avoir besoin de notre présence. 

  • 46. Lire un livre au calme 
Offrir à l’enfant la possibilité de sélectionner 1, 2, 3 livres à feuilleter tranquillement sur son lit pour s’y laisser glisser dans un sommeil de plomb…

  • 47. Confier une petite lampe de poche à l'enfant 
Aspect matériel lié au précédent. Pas de lumière trop vive, et hop, ça favorise le calme et l’endormissement.

  • 48. Investir dans une lumière douce 
Idem ! Chez nous, remplacer une grosse lampe à la lumière vive par une petite lampe dont l’abat-jour de couleur diminue encore la luminosité, a contribué aussi un peu à l’apaisement des soirs.


I. Dans la catégorie : aller chercher de l’aide à l’extérieur


  • 49. Aller consulter chez un psychologue 
Les difficultés du coucher peuvent être liées à des fragilités psychologiques. L’angoisse de séparation en est une, par exemple. Le symptôme des couchers pourris peut alerter sur le mal et une ou plusieurs consultations chez quelqu’un de spécialisé (méthode Lemoine) peut changer grandement la donne et soulager parents… et enfant, car n’oublions pas que notamment dans ce cas-là, le premier qui souffre, c’est l’enfant !

  • 50. Aller voir un micro-kiné 
Idem ! Même origine, manière différente de la soigner.

  • 51. Aller voir un kinésiologue 
Pareil ! (les deux approches, micro-kiné et kinésiologue, chercheront à débloquer des traumatismes émotionnels à travers les « nœuds » que ceux-ci auront laissés dans le corps)

  • 52. Les confier à des baby-sitters 
Comment ça c’est tricher ? Rho là là…
 (mais c’est quand même bon, hein, de temps en temps, de ne pas être responsables. Avouons.)

  • 53. Les confier à des amis 
Ca aussi c’est tricher, mais le pire, c’est qu’il y a 99% de chances que le coucher se passe très bien, chez les autres. Y a pas de justice. 
Mais autant en profiter sans vergogne. UNE soirée tranquille, ça n’a pas de prix. Osons aller chercher les bouffées d’oxygène là où nous pouvons les trouver. Question de survie !


Gardons les 3 plus efficaces pour la fin


  • 54. L’approche à la Jane Nelsen. 
J’en parle ici. Revenir coucher l’enfant avec douceur mais sans lui parler permet de bien montrer que le moment du dialogue est terminé, tout en préservant la qualité de la relation.

  • 55. Utiliser la résolution de problèmes 
Utiliser ce fabuleux outil faber et mazlishien pour trouver des solutions qui respecteront les besoins de l’enfant et ceux des parents ; a priori, les solutions trouvées seront proches de certaines listées dans ce billet. Mais l’important est que l’enfant ait pu choisir avec le parent celles qui leur convenaient le mieux. L’incitation à coopérer ensuite est bien supérieure ! (Elsa, de Merci Montessori / Coquelipop, en avait d’ailleurs fait l’expérience pour le problème des levers de weekend)

  • 56. Avoir des poissons rouges 
Alors, avant que vous ne courriez tous dévaliser les animaleries, je vous arrête tout de suite. 
Non, il n’existe (à ma connaissance) aucune étude établissant que la présence d’un aquarium, de sa lumière douce, de ses petits occupants nageant paisiblement, accompagnés du ronron du système d’aération/filtration, ne favorise l’endormissement des enfants. (pourtant, franchement, écrit comme ça, on y croirait presque…)
MAIS une chose est sûre : 
si à la place d’avoir des enfants, nous avions eu des poissons rouges, nous n’en serions pas là….



MORALITE : Attention ! Ce billet est une arnaque

  • D'abord : 100 moyens... même pas ! (Ceci dit : sur ce point je ne doute pas que, si vous êtes bavard(e)s en commentaires, vos suggestions complémentaires et autres expériences plus ou moins réussies ne finissent par permettre d'atteindre ce chiffre)
  • Ensuite : 100 manières disons le tout de suite c'est suspect : si l'une devait être infaillible il n'y aurait pas besoin de l'accompagner des 99 autres, n'est-ce-pas…
Mais bon l'avantage c'est que dans les 100 y en a forcément que vous n'aurez pas testées et donc sur lesquelles vous pourrez fonder un max d'espoirs. Or l'espoir fait vivre. Et l’espoir ne s'éteindra pas avant que vous n'ayez épuisé la liste. Ca prendra un certain temps... peut être à peu près pile poil le temps qu'il faudra à votre progéniture pour en arriver enfin au stade où elle saura d'endormir tranquillement.

  • Budget pour faire dormir un enfant : à la louche, si vous investissez dans tous ces moyens : 1000 à 2000€

[Donc si vous souhaitez dissuader votre belle-sœur de procréer, n'hésitez pas à lui envoyer ce billet. Peut-être pas très efficace en moyen d'endormissement, il peut être réemployé en moyen de contraception]



A vous les studios maintenant ! Combien de ces trucs avez-vous déjà testé ? Avez-vous d’autres astuces (in)faillibles à rajouter à cette liste ? Racontez !