PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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lundi 14 novembre 2016

Résolution de problème à la Faber & Mazlish : avec un enfant de 3 ans ?

Ma première lecture de "Parents Épanouis, Enfants Épanouis" m'avait laissée assez dubitative quant à l'intérêt réel que la méthode dite de "résolution de problème" pouvait présenter dans le cas d'un enfant aussi jeune que F. 

Pour mémoire, la résolution de problèmes sauce Faber & Mazlish suit une méthodologie très simple.
  1. "Nous avons un problème" ; parler de la manière dont chacune des parties en présence vit ce problème : "tu es frustré parce que tu voudrais, et moi ça me chagrine car"
  2. Lister les solutions possibles, le mot d'ordre étant "toutes les idées" sur un papier, sans les juger (le but est qu'un maximum de choses viennent de l'enfant)
  3. Passer en revue toutes les solutions et rayer celles avec lesquelles au moins une des parties n'est pas d'accord (en expliquant comment on se sent par rapport à cette solution)
  4. Relire les propositions restantes et formaliser le plan d'action qui en découle.
 
Et puis ma vision initiale s'est progressivement enrichie de la relecture dudit bouquin ainsi que de lectures complémentaires, et des nombreux exemples que lesdites lectures contenaient.
Ce mâchage et remâchage m'ayant permis de voir comment mettre en pratique d'autres conseils F&Miens, qui au départ m'avaient eux aussi semblé certes intéressants mais peu adaptés à un très jeune enfant, peu à peu j'ai commencé loucher aussi sur cette fameuse résolution de problèmes.

 
Ainsi eurent lieu, au fil des semaines, et sur différents sujets qui me semblaient pouvoir bénéficier du machin, plusieurs essais.
Vite avortés!
On ne passait pas l'étape du "nous avons un problème, discutons-en" : F. n'avait aucune envie d'aller chercher un papier, ni de s'asseoir, et encore moins de parler ou d'écouter ce que je disais. 
Vraaiment pas adapté à un enfant de 3 ans, franchement !

Et puis F. s'est mis à se lever la nuit, ou à profiter des moments où nous changions sa sœur pour filer engloutir des tablettes de chocolat (pourtant bien placées tout en haut du garde-manger, vous pensez bien. Mais à quoi pensez-vous qu'une chaise haute judicieusement déplacée, accolée à une chaise normale en guise de marchepied, peut bien servir, hum ?)

Au bout de quelques épisodes de ce goût-là (2 ou 3 nuits d'affilée...), j'ai décidé que tant qu'à faire, autant tout tenter.

Mais cette fois-ci, j'ai simplement dit à F., "viens, on va faire un truc", j'ai pris sa main, suis allée chercher une feuille de papier directement, sans préciser dans quel objectif, et zou, je nous ai installés au calme sur la table de la salle de classe.
Intrigué, il a commencé à s'agiter quand j'ai nommé le problème, mais j'ai abrégé cette partie le plus possible, pour directement commencer à écrire une suggestion sur ma feuille de papier.
Et là, tadaaam, magie de l'écrit : hypnotisé par les mots que j'avais tracés sur ce bout de papier, F. a enchaîné.

Au point que je me suis mordu les doigts d'avoir pris une feuille A4: hors de question pour F. d'arrêter la discussion tant que le papier n'était pas rempli, il pointait du doigt l'espace encore vide en dessous des lignes déjà écrites. Il m'a donc fallu me creuser la tête pour trouver encore des choses à dire.

Nous avons ensuite relu les suggestions, marqué d'une encoche celles retenues, d'une grosse croix celles écartées, et j'ai ensuite patafixé le résultat à la porte de la cuisine, à sa hauteur (mais point trop bas pour éviter que la Bébounette ne s'y attaque).
Jugez plutôt : j'ai marqué d'un F les suggestions venues de lui, certaines m'ont soufflée...


Suite à quoi il nous l'a fait relire de nombreuses fois.

Demande qui s'est répétée dans les heures qui ont suivi.

De temps à autre, il a posé la question: 
"chocolat ?". 
Discussion vite close, 
  • soit "tu te rappelles, nous en avons discuté ensemble et nous avons dit que
  • soit, encore mieux (mais pas toujours le temps / le réflexe) "ah, tu voudrais du chocolat. Allons relire ce qu'il y a écrit"

Une inquiétude au bout de 10 jours: je le retrouve dans la cuisine avec un sachet qui de loin pourrait être un truc à cacahuètes (oui parce qu'en fait, le jour où j'ai craqué et pris le taureau par les cornes, il avait bouffé du chocolat entreposé au frigo mais aussi les cacahuètes de son père conservées au même endroit).
Gros soulagement quand je me suis aperçue qu'il s'agissait en fait d'un sachet de bicarbonate de soude quasi vide, fermé par un bouchon visseur par lequel il s'amusait à souffler (gonfler des machins est devenu une grande passion depuis la découverte des brassards cet été).

Une rechute au bout de 2 semaines : caramba !
Mais là encore: grâce à notre feuille magique, verbalisation du problème facile, plus proposition : "veux-tu que nous relisions la feuille ?" Relecture. Et le midi qui suivit, quand vint le moment de son chocolat habituel :
" Non.
- Pourquoi ?
- Dis moi pourquoi.
- J'en ai mangé cette nuit.
- Oui, tu as déjà eu assez de chocolat"
Épisode clos.

Et puis.... c'est au bout de 3 semaines que le problème revint, F. s'attaqua une nuit au sucre en morceaux et aux crêpes que nous avions confectionnées la veille.
Et aucun intérêt pour relire la feuille, aucune envie de s'y référer: "ôter la feuille maman".

Belote, et rebelote, et rerebelote...
Nous avons failli nous énerver.... (le fameux vendredi finalement sauvé par une fuite au Vaisseau, par exemple, je crois que ce sujet était un des points qui m'avaient mis de belle humeur dès le lever).
En désespoir de cause, nous avons transféré les sources de tentation dans notre chambre, bien cachées.

Moralité : yes, la résolution de problème peut marcher avec un enfant de 3 ans.
Mais là encore, il s'agit d'une technique pour réorienter le comportement, tout en prenant en compte les sentiments dans une certaine mesure.
Mesure, dont, au vu de l'obstination de F. sur le sujet (et le fait qu'il a tendance à faire cela aussi quand on s'occupe de sa sœur), nous avons fini par soupçonner qu'elle n'était pas suffisante dans ce cas précis. Que
  • soit il était capable de travailler à la résolution du problème, mais point encore de tenir les résolutions prises. D'où le transfert du  matos chez nous : nous nous sommes remémoré nos grands axes d'éducation, et notamment le 3ème, attentes réalistes, adaptation de l'environnement, patati patata. Peut-être n'est-il pas encore réaliste d'attendre de F. qu'il sache se maîtriser à proximité d'une sucrerie, peut-être est-ce alors à nous de lui éviter un environnement tentateur?
  • soit le chocolat/sucre/whatever n'était pas le problème, mais un symptôme. Que certes il nous fallait cadrer le comportement, mais que si nos différentes manières de faire échouaient ainsi, c'est sur les sentiments qu'il allait falloir opérer. Et en attendant d'avoir trouvé, réduire le conflit au minimum.

Ainsi, cet épisode m'a à la fois montré 
  • que je pouvais utiliser cette technique avec F. . Que la partie recherche de solutions est déjà un point sur lequel il est capable d'apporter des contributions intéressantes; et qu'en plus, ça vaut le coup de muscler cette capacité ! 
  • Mais qu'elle ne détient pas la clé à tout; ce qui en soi, est évident... mais quand même bien cuisant car sur le coup j'ai cru avoir trouvé le Graal !!
Ma petite déception tempère donc mon envie d'y avoir recours à nouveau tout de suite...mais je compte bien qu'une fois qu'un peu d'eau aura coulé sous les ponts, j'oserai réembarquer. D'autant que je suppose que sur le point "capacité à s'en tenir à ses résolutions", quelques mois doivent faire une différence énorme à cet âge où tout va si vite !

14 commentaires:

  1. Pardon mais je ris en l'imaginant se lever la nuit pour boulotter ! ;-)

    Il a eu de bonnes idées ! (mais le dernier point ne fonctionnera pas l'été, il fait jour à 5h :-D )

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    1. Cruelle ;-)
      tu n'imagines pas l'angoisse, quand tu n'oses dormir inocemment sous peine de retrouver tes réserves pillées

      Oui n'est-ce-pas qu'il a eu des idées top ! (quand au dernier point, certes, mais...déjà 6 mois de gagnés, ça m'allait, ça laissait le temps de voir venir)

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    2. Moi aussi, ça me fait assez rigoler. D'autant que je n'imagine pas mon grand tenter ce genre d'escapade nocturne. Il a bien trop peur du noir, des monstres, des loups et autres bêtes féroces qui rodent la nuit dans la maison... Et pourtant il est sacrément gourmand, que j'ai largement utilisé la tétée pour tenter de le calmer bébé (ou pour l'endormir) et que (faible mère), j'ai parfois "acheté" un peu de coopération avec un petit gâteau...

      Mais la journée en effet il réclame très souvent à manger entre les repas. Nous lui avons donc un temps, proposé une petite assiette de grignotage à sa portée (même si c'est contre mes principes) avec des fruits secs, des morceaux de pommes, de carottes, de chou rave... Il se servait à sa guise mais quand l'assiette était vide, inutile de réclamer, il n'aurait rien en dehors des repas. J'avais lu quelque part que des enfants de cet âge peuvent avoir besoin de manger moins à chaque repas mais plus fréquemment. Bon l'inconvénient c'est qu'il faut gérer les crises de désespoir profond, une fois l'assiette finie...

      A part ça, je suis assez tentée d'essayer la méthode résolution de problème, ton exemple donne confiance.

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    3. Hou, hou, houuuuuuu, pendez-là, la FAIBLE MERE !!!
      On a toutes nos manières plus ou moins "idéales" de nous faciliter la vie à un moment ou à un autre, moi c'était juste que celle-là, de manière, ne me tentait pas du tout, tellement j'en avais vu les inconvénients dans mon entourage.
      Donc j'ai résisté à la tentation. Grand bien m'en fasse, comme vous le montre la situation chez nous...

      Intéressant, ce que tu as lu. Je serais presque tentée de faire comme toi, si ce n'est que les expériences involontaires que nous avons pu faire confirment bien que F. continue à avoir plutôt besoin de faire de grosses prises sans rien entre.
      Même ma nounou le constatait tout récemment: il lui est arrivé d'acheter un peu de motivation pour le retour d'une grande ballade avec un bout de sa baguette de pain, mais il ne faisait plus que picorer son déjeuner ensuite.

      Contente que mon exemple te donne confiance ! je pense que de mon côté, je vais benoîtement attendre que nos ateliers F&M, imminents, mettent la notion au menu, pour m'y remettre ;-)
      tu me / nous raconteras ?

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  2. Intéressée de suivre si F&M fonctionne avec de jeunes enfants.
    Sinon, je vois 2 choses : il se réveille la nuit et il mange des sucreries dans certaines circonstances à définir. Il se réveille la nuit : vers quelle heure en général ? Si c'est tôt le matin, avant 6h, il y a des chances qu'il manque de sommeil. C'est contre-intuitif mais c'est le résultat d'une recherche scientifique et j'ai pu le vérifier avec mes enfants. En rajoutant une sieste (parfois une sieste par semaine suffit) ou en avançant le coucher, la situation se normalise rapidement. Il mange des sucreries dans certaines circonstances : quand il se sent seul ? Quand il est inquiet ? Dolto disait que les enfants pour lesquels on a arrêté les pleurs avec un biberon ou de la nourriture (...sucreries ?) ont tendance par la suite à associer les sentiments négatifs à une prise alimentaire. Est-ce que F. a, ou a eu, une nounou, une grand-mère...qui avait tendance à lui donner une sucrerie pour qu'il arrête de pleurer ?
    Chloé

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  3. Ici il semblerait que c'est plutôt en situation d'attente qu'il ressent le besoin de manger des sucreries. Est-ce qu'il est/ a été d'usage de le faire patienter calmement en lui donnant des choses à grignoter (les nounous ?) ?
    Chloé

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    1. Bonjour Chloe
      intéressante, cette histoire de manque de sommeil. En fait ça peut être à n'importe quelle heure, on a tout eu, de "dès minuit j'engloutis une banane" à 6-7h du mat, il fait toujours la sieste mais les couchers ont pu être très compliqués et donc lui créer un manque de sommeil donc à voir.
      Ca m'intéresserait du coup de creuser un peu ce sujet, aurais-tu un nom / un lien à me transmettre?

      En revanche le fait d'avoir été conditionné à patienter ou gérer ses émotions avec de la bouffe : là pour le coup je pense pouvoir être assez affirmative et dire que ce n'est pas le cas.
      C'est un point sur lequel j'ai été hyper attentive dès le départ, je n'ai pas utilisé le sein (ou très rarement quand il était nourrisson) pour le calmer, je n'ai jamais tu de pleurs à coup de bouffe (et encore moins de sucreries, que j'ai évitées les deux premiers années) et j'ai toujours résisté à la tentation de "la biscotte pour qu'il soit sage".
      Et le "rien à manger en dehors des repas" était une instruction phare que je donnais à toute personne à qui je le confiais et qui, à ma connaissance, a toujours été respectée (à 1 ou 2 exceptions près, je me souviens que sa première nounou lui avait filé un croissant pendant des courses, une fois; mais enfin rien qui n'ait pu en faire une habitude)

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    2. Bonjour Gwen,
      Il me semble que l'étude sur le sommeil était de Jinshia Ly. J'essaierai de trouver un article sur ce point. Ça a à voir avec le cortisol. Cette page explique un peu le processus :
      http://www.ahaparenting.com/ask-the-doctor-1/toddler-wakes-early-morning

      Moins l'enfant dort, plus il secrète de cortisol (hormone du stress). Plus il secrète de cortisol, plus il a de mal à s'endormir et enchaîner les cycles de sommeil.
      Par ailleurs, le chocolat est un excitant. Donc ça ne doit pas aider si F. en mange au milieu de la nuit. D'ailleurs ça peut peut-être l'aider à améliorer son sommeil, d'oublier d'acheter du chocolat pendant quelques semaines ?

      Pour le grignotage, ça peut être intéressant de comprendre d'où vient ce comportement. Qu'en dit F. ? Quelques idées qui me viennent : arrêt récent de la tétine / pouce / biberon et besoin de mettre quelque chose dans sa bouche pour se réconforter ? immitation ? Addiction au sucre ?
      Chloé

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    3. Bonjour Gwen,
      Il me semble que l'étude sur le sommeil était de Jinshia Ly. J'essaierai de trouver un article sur ce point. Ça a à voir avec le cortisol. Cette page explique un peu le processus :
      http://www.ahaparenting.com/ask-the-doctor-1/toddler-wakes-early-morning

      Moins l'enfant dort, plus il secrète de cortisol (hormone du stress). Plus il secrète de cortisol, plus il a de mal à s'endormir et enchaîner les cycles de sommeil.
      Par ailleurs, le chocolat est un excitant. Donc ça ne doit pas aider si F. en mange au milieu de la nuit. D'ailleurs ça peut peut-être l'aider à améliorer son sommeil, d'oublier d'acheter du chocolat pendant quelques semaines ?

      Pour le grignotage, ça peut être intéressant de comprendre d'où vient ce comportement. Qu'en dit F. ? Quelques idées qui me viennent : arrêt récent de la tétine / pouce / biberon et besoin de mettre quelque chose dans sa bouche pour se réconforter ? immitation ? Addiction au sucre ?
      Chloé

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    4. Trop drôle : Jinshia Ly a travaillé sur le sommeil des enfants (http://www.concordia.ca/cunews/main/stories/2015/09/03/research-good-sleep-habits-help-children-with-stress.html) et sur....les fringales de chocolat ! (https://www.researchgate.net/publication/260030366_The_Effects_of_Three_Mindfulness_Skills_on_Chocolate_Cravings)
      Chloé

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    5. Merci Chloe pour les liens !
      bon, la première étude de Ly dans ton 2ème commentaire porte sur des enfants de 8 ans et plus donc j’espère trouver plus précis, mais le lien ahaparenting présente déjà des éléments intéressants.
      - Imitation : il ne nous voit quasi jamais en manger, car chez nous le grignotage de chocolat se fait le soir, enfants couchés, en mode cocooning (ou idem, pendant la sieste).
      - Il suce toujours son pouce, n’a jamais eu de tétine, et le biberon s’arrête, chez nous, avec la fin de l’allaitement : tout autre lait que le mien se boit à la tasse, il n’a donc plus tété de tétine depuis ses 13 mois.
      - Addiction au sucre, hum, je ne saurais dire, chez nous le sucre est uniquement fourni par les fruits la première année, et demeure la source prioritaire ensuite, je ne sucre pas les yaourts, nous n’avons introduit miel et confitures que passés ses deux ans, il n’y a aucun soda, depuis qu’il a deux ans nous pâtissons régulièrement ensemble mais c’est du fait-maison donc pas de surdose de sucre…

      En revanche à la lecture de ton premier lien une autre chose me vient à l’esprit : depuis fin juillet, F. ne porte plus de couches la nuit. Avec plus ou moins de succès : très souvent le lit est mouillé tout de même à un moment ou à un autre ; mais il se réveille quand meme à minima une fois ou deux la nuit pour aller aux toilettes, et ce sont ces visites aux toilettes qui débouchent ensuite sur les « raids » sur nos placards…

      Bon, et l’autre élément que nous avons pu vérifier cette semaine : la faim, tout simplement ;-) son appétit est fluctuant et il m’est apparu que je ne le sers pas toujours assez, du coup ! Et qu’il n’a pas toujours la patience de prendre le temps de manger une portion supplémentaire. Je suis en train de tester différentes choses pour voir comment améliorer ce point, mais quand je vois ce qu’il engloutit quand je prends le temps de lui reproposer du riz et des petits pois après son dessert, je me dis que oui, ce complément a pu lui manquer…

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    6. et quant au lien fringale / mindfulness, c'est marrant, j'ai justement réservé "calme et attentif comme une grenouille" à la biblio iol y a quelques jours. Je devrais l'avoir d'ici quelques semaines, je pourrai tester ...

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  4. Bonjour,
    Je suis votre blog depuis quelques mois déjà et j'apprécie beaucoup vos articles. Connaissez-vous le G.R.O.S ? C'est un groupe de travail sur l'alimentation, l'idée qu'ils défendent est qu'un être humain en bonne santé est capable de réguler son alimentation instinctivement sur le moyen terme (en gros la semaine) et qu'il ne devrait pas y avoir d'aliments "interdits" ou "à consommer avec modération" et que ce sont ces étiquettes qui créent des consommations excessives. Avec des enfants en bas âge cela consiste à les laisser manger ce qu'ils veulent dans les quantités qu'ils veulent en leur demandant tout de même de goûter à tout. Très concrètement à la découverte des bonbons et surtout de ses amis qui les traitaient comme des trésors notre fils de 2 ans et demi a eu une petite phase je mange le plus de bonbons possible. Nous lui avons donc préparé une boîte à bonbons toujours accessible et bien remplie. Au bout d'une bonne semaine il s'était de lui-même régulé et il mange maintenant un à deux bonbons par semaine. Ça nous a demandé beaucoup de lâcher prise mais quel plaisir de le voir demander des brocolis ou du thon avec la même envie que des crêpes ou dire non à son papi qui lui propose une sucette alors qu'il n'a plus faim.
    Jenny

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    1. Bonjour Jenny et merci beaucoup pour ce commentaire qui m’ouvre une piste de réflexion intéressante.
      Dans l’absolu, nous avons veillé à initier nos enfants à un maximum de goûts, tout en retardant l’introduction du sucré-autre-que-fruit pour laisser le temps au palais d’apprendre à apprécier les sucres doux avant de leur balancer des grosses doses de sucre. Pour nous ils mangent ce qu’ils veulent mais… 1. Dans le cadre d’un repas et 2. Dans le cadre du menu prévu (ce qui fait deux restrictions peut-être déjà complètement en contradiction avec les recommandations dont vous parlez ?) : si ils ne veulent pas du plat ils passent à la suite, mais n’auront pas un plat de substitution.
      L’histoire de la boîte à bonbons m’intrigue, en tous cas… j’avoue qu’il me faut y réfléchir un peu (et voir avec Monsieur Bout si il se sent capable de le faire), par ailleurs le point où je pense que j’aurais du mal à lâcher prise serait de laisser cette boite à disposition hors repas : qu’il s’en goinfre pendant les repas, moui, mais qu’il arrive déjà gavé à un repas, là, je crois que j’aurais du mal. Qu’en pensez-vous ?

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