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mardi 3 janvier 2017

Décembre 2016

Vacances et année 2016 terminées, je commence donc par vous souhaiter une belle année 2017, avant de démarrer l'année par un bête poste de récap sur notre mois de décembre. 
Ces vacances ont été pauvres au niveau bloguesque, mais riches de choses à partager, venant ainsi grossir la liste des "trucs à dire sur le blog", et je suis très frustrée de tous ces articles en gestation qui ne sortent pas.


Le Bébou

Repérage dans le temps avec l'apprentissage des jours de la semaine
Je me suis enfin attaquée à la frise des jours de la semaine (Comme vous le savez, je n'ai aucun souci de perfectionnisme : ayant au départ vu une frise constituée par des cartons en forme de fleurs, j'ai beaucoup tardé à m'y mettre car il allait me falloir un gabarit, c'était plus compliqué, machin. Puis j'ai réalisé que de bêtes cercles tracés autour d'un bol feraient aussi l'affaire).

J'ai complété en allant sur Youtube apprendre cette chanson
Et, hop, les jours de la semaine commencent à être bien intégrés.

J'aimerais introduire un bout de poutre du temps bientôt, même si là encore je me dis "zuuut, la période avant Noël aurait été idéale pour commencer à se projeter sur une période un peu longue mais pas trop, et j'ai loupé le coche". Eh oui, c'est la vie. 
Mais il paraît (chuuuutttt, c'est une rumeur) que, parfois, certains enfants apprennent aussi à se repérer dans le temps en dehors de la période de Noël. C'est fou, hein ? Du coup je ne dois pas prendre ce prétexte pour procrastiner ce point jusqu'à l'année prochaine. Zut j'en trouverai un autre.

Beaucoup de temps passé à colorier, avec une préférence appuyée pour les feutres. Progrès énormes dans le remplissage de l'espace et l'attention à ne pas dépasser. La tenue à 3 doigts, en revanche... soupir.

Un pic dans la période sensible de l'ordre, également : cela fait des semaines qu'il passe le plus clair de son temps sur son train en bois, mais en décembre il a également passé beaucoup de temps à le ranger,  bien soigneusement, sitôt construit. Pour le reconstruire aussitôt derrière. 
Cela s'est vu également en vacances, ou de lui-même, il s'est mis à ôter sa couche de nuit avant notre réveil, pour aller la poser dans le seau à couches sales, la culottes étalée sur le couvercle pour sécher, tout parfait.

Couche de nuit ? Eh oui, devant la régression phénoménale de F. en termes de propreté (puisque sur décembre nous avions même régulièrement des draps mouillés à la sieste), il était difficilement envisageable d'aller prendre le risque de mouiller les draps en vacances. Et franchement, j'avais besoin d'une pause. 
Donc retour aux couches la nuit, mais en ayant bien spécifié que, si besoin de faire une selle, on va prévenir un parent pour aller la faire aux toilettes et remettre la couche derrière. Ce qui a été scrupuleusement suivi.

Comme évoqué dans ce billet, gros intérêt pour les chiffres et la numération. Au point qu'il a ressorti ce plateau dès le premier matin, pendant que nous paressions encore au lit. J'en profite pour ajouter la photo promise !












Mais, par voie de ricochet, sur cette fin de vacances, s'est ajouté un intérêt pour lire l'heure
Le principe des heures pleines a été acquis en un tournemain, reste à voir comment je vais gérer les minutes... Une rapide recherche sur internet ne m'a rien fourni qui convienne à l'âge du Bébou, mais uniquement des exercices à destination d'enfants du premier cycle, et qui lient donc directement la lecture de l'heure proprement dite et la conversion de durées d'une unité de temps vers une autre. Ce qui n'est pas le sujet ici !

Enfin, une période visiblement très sociable qui me fait regretter l'hiver et le peu d'enfants rencontrés au parc du coup: jouer avec les cousins pendant quelques jours de fête a été un gros hit des vacances bébounesques !


La Bébounette

poursuit sur sa lancée langagière, au point que je ne peux plus répertorier tous les mots acquis. Mais notamment, nous avons eu

  • beaucoup de vocabulaire autour du corps et des vêtements : cheveux, oeil, bouche, menton, joue, front, sourcils, oreilles (impossible de la coucher sans qu'elle fasse l'inventaire de notre tête et ne se soit assurée que tout est bien à sa place !), collants, chaussons, chaussures, chaussettes, pantalon, gilet, manteau,...
  • pas mal de noms d'animaux (loup, renard, pivert, mésange,...) car elle est à fond sur une série de petits livres offerts par ma belle-mère, montrant un animal par page, assorti de son nom: quand je vois à quel point elle se passionne pour les 5 opus de cette série, je me dis que vraiment des cartes de nomenclature seraient probablement un énorme hit pour elle... Moi qui ai toujours eu en vague projet de m'y mettre sans jamais concrétiser, je succombe enfin et vais investir dans une plastifieuse (en promo chez Aldi demain, je voulais celle de Lidl, vais-je basculer ???)
  • de très nombreux verbes : manger marcher ouvrir boire pousser
  • quelques adjectifs : la voir s'appliquer à relever en défi en marmonnant "dur, dur"....!
  • et elle a terminé le mois en ajoutant le "oui" ! Ah ce qu'il est pratique celui-là.... nous l'avions attendu longuement du temps de F. et je suis bien contente qu'il nous rejoigne déjà.

Motricité fine en plein développement 
  • elle fait preuve d'une énorme concentration sur le jeu de picots de son frère

  • mais aussi d'une grande motivation pour ôter collants et chaussons, elle frétille de plaisir quand je l'installe de manière à ce qu'elle puisse m'aider, s'efforce d'en faire un maximum seule et ne se laisse pas décourager. Si ça doit prendre 5 minutes, ça les prendra.

Des progrès sur le pot. Après la tentative de novembre je n'avais pas insisté, mais à présent c'est elle qui se montre beaucoup plus intéressée par le pot : en début de mois, elle faisait souvent un "'mini-pipi" dedans en mode "cadeau", et là ces derniers jours elle semble vraiment profiter de l'occaz pour vider sa vessie. Les grosses commissions l'effraient en revanche toujours et sont faites soit par terre, soit dans la couche...

De concert avec son frère, la miss E. a beaucoup colorié !


et son intérêt pour les plateaux ne se dément pas, transvaser des billes chinoises du frérot l'occupe longuement.


Comme sa mère est passée par deux gros rhumes en un mois, la Bébounette, par mimétisme, commence à savoir se moucher (mieux que son frère qui s'y refuse...) ! En cette fin d'année, elle a également exercé son souffle d'autres manières ;-) 


la Gwen a essayé de prendre ses marques avec plus ou moins de bonheur, a lu des trucs dont elle viendra vous parler, est en pleins ateliers Faber & Mazlish dont ellle viendra vous parler aussi, mais a surtout bien apprécié l a quinzaine de vacances à être deux (voire plus) à gérer ses mômes. 
Je crois que c'est la première fois depuis longtemps que mes vacances de Noël me donnent quand même le sentiment de m'être un peu reposée!
Pleine de projets irréalisables pour 2017, j'ai quand même commencé par revamper mon Bullet Journal histoire d'être bien armée.
Et puis, en termes de priorités, je réalise qu'en ce moment ce qui nuit le plus à mon humeur c'est
  • le manque de sommeil
  • le manque de blog
Donc je vais essayer de travailler aux deux même si ces besoins tendent à s'exclure mutuellement....

jeudi 17 novembre 2016

Allemand, "télé" : ressources et considérations diverses - deutsche Filmchen

Il y a quelques semaines, j'avais évoqué notre redémarrage en allemand, sur des bases un peu différentes du printemps dernier.

Le premier point positif est que cette base a tenu et tient toujours 

Malgré des semaines parfois compliquées par ailleurs,
  • la désignation de mots en allemand sur les images de livres lus en français ,
  • la lecture de petits livres en allemand,
  • les questions-réponses sur quelques mots de vocabulaire pendant les repas :
tout cela forme un espèce de filet, qui traverse nos journées et a assuré à F. un lien continu avec l'allemand, faisant de cette langue quelque chose de familier, qui s'insère sans effort dans nos journées.
Signe qui ne trompe pas : les séances de lecture sur le pot ont été bien moins fréquentes sur les dernières semaines d'octobre, mais cela n’a pas empêché l’allemand de continuer à imprégner notre quotidien. Il s’est désormais fait sa place et c’est avec naturel que F. répond à nos questions «Comment dit Oma », nous pose la même question, ou utilise, à différentes occasions, les mots qu’il connaît déjà.
Autre habitude significative : neuf fois sur dix, F. ne dit plus "merci", mais "Merci! Danke!"...

Comme projeté, j'ai rajouté quelques débuts de séries à la Gouin.
Nous avons donc
  • Ich trinke / will / möchte / bekomme Saft, Milch, Tee, Wasser
  • Ich nehme/gebe das Buch / den Teller / den Löffel / die Gabel / das Messer
C'est encore bien peu, mais je réalise que ces séries sont un peu plus fatigantes à intégrer dans notre quotidien / requièrent un effort. Or j'ai retenu ma leçon donc je suis prudente, et veille à ne me mettre aucune pression (ni à F.).

Mais surtout, et suite aux commentaires sur l'article de cet automne, depuis quelques semaines F. regarde régulièrement de courts dessins animés en allemand sur You Tube.

J'avais hésité à introduire ainsi "la télé", ou à tout le moins le visionnage d'un écran (nous n'avons pas la télé), car j'avais encore en mémoire TV Lobotomie.
Cette conférence de Michel Desmurget, que nous avions regardée il y a une bonne année, détaille de manière assez claire et stupéfiante les effets de la télé sur le développement des enfants (je vous en conseille vivement le visionnage, vous pouvez aussi lire un bon résumé du bouquin sur ce blog).
Cela nous avait dissuadés de poser F. devant le moindre film avant ses 3 ans. Même et surtout à des fins linguistiques ! Sur ce point, ladite conférence explique très bien (à partir de la 35ème minute) la manière dont la TV nuit au développement du langage des touts-petits.

Mais en l'occurrence, j'ai réalisé que F. avait passé ce cap des 3 ans, ce qui signifie que certains mécanismes sont déjà plus matures, et j'ai donc décidé de lâcher du lest.
F. ne regarde donc jamais le moindre film... sauf lesdits petits films en allemand. C'est une exception à notre politique "zéro écran" que j'ai estimée rentable.


Pour augmenter la rentabilité de ces moments de TV et en diminuer les effets négatifs, nous avons veillé à mettre en place les dispositions suivantes.

Ces films sont regardés juste avant les repas (midi et soir), et à aucun autre moment :
  • quand F. demande à en voir, ce qu'il fait régulièrement, il n'y pas de négociation possible, il connaît la réponse: c'est "pendant que Maman prépare à manger"
  • ces moments représentent en effet des moments plus difficiles pour F., j'en avais déjà parlé ici, il est fatigué, et cumule plus volontiers les bêtises.
    • La "télé" (puisque nous n'en avons pas, il s'agit d'un ordinateur portable) ne vient donc ni se substituer à une activité intelligente (à ces moments il est souvent trop agité pour lire, construire, ou quoi que ce soit), ni gêner une concentration future (ce que ferait par exemple un créneau de télé en début de matinée pour grappiller des minutes de sommeil)
    • mais épargner, au Bébou comme à sa mère, les effets d'une agitation / fatigue de fin de demi-journée.
      En gros : elle ne lui fait rien perdre, et elle nous fait gagner à tous les deux des instants de paix. 
      Moi, je profite même du calme royal que cela m'offre pour gérer de front préparation du repas et finalisation de mes routines Flylady (vider un lave-vaiselle, terminer la gestion du linge, ou caler 5 minutes de Decluttering)
  • C'est un moment où je cale la Bébounette, soit dans son parc, soit avec moi dans la cuisine. Comprendre : elle n'est pas exposée aux images. En revanche, le parc étant situé dans le salon où son frère regarde son film, elle est alors exposée au son, ce qui, de ce que j'ai compris, n'est pas gênant tant que les images n'y sont pas associées. Au contraire, je me dis que du coup son oreille se forme un peu à ses sons-là, et que c'est toujours ça de pris! (ou pas... faut ptet que je revisionne la conférence dans son entier)
  • Ces moments sont encore assez loin de la prochaine plage de sommeil, puisque entre ce temps de télé et la sieste / la nuit, il y aura un repas, éventuellement des petits jeux, et à coup sûr une ou deux lectures. Je n'ai en tous cas remarqué aucun effet sur le sommeil / l'endormissement du Bébou.

Ce sont des moments plutôt brefs, selon la durée de ladite préparation; il s'agit généralement de 10-15 minutes,
  • même si ça a pu aller parfois jusqu'à 30 minutes (notamment en raison du confort : même si au fond mon plat est prêt, hop, j'en profite pour terminer ceci, avancer cela...). Ce que je trouve trop, toutefois, au regard de ce que j'ai retenu de ladite conférence, surtout si cela a lieu 2 fois dans la journée (même si dans les faits, je n'ai que très rarement deux fois 30 minutes la même journée, puisque très souvent un repas est de préparation rapide, l'autre plus élaboré). 
  • Je n'ai cependant fait le calcul qu'après un certain temps de rodage
    • je suis devenue plus vigilante à anticiper certains points
      • mettre l'eau à bouillir en parallèle, ou l'avoir fait bouillir avant de partir au parc de telle manière qu'elle soit encore chaude dans la bouilloire à notre retour, par exemple (je cuisine beaucoup à la vapeur),
      • commencer la préparation avant le parc ou alors que F. est encore en train de se déchausser / ranger son manteau / mettre ses chaussons,
      • ou, si la cuisson est un peu longue, proposer de lire une histoire une fois qu'elle sera lancée, puis ensuite seulement lancer le film,
    • et comme cela fait déjà une quinzaine de jours que j'écris cet article, son écriture m'a permis d'approfondir encore ma réflexion sur le sujet et de renforcer mes efforts, mais aussi de travailler à introduire des alternatives : j'ai ainsi inauguré un premier livre audio en allemand, sur le même créneau.

Nous veillons à éviter l'archi-systématisme, et nous efforçons notamment de garder des jours complètement sans.
Ainsi, très souvent, les weekends sont "sans télé", car Monsieur Bout s'occupe alors de son fils sur ces moments; ou nous avons de la visite, ou nous sortons.
Idem, si une babysitter vient, pas de film; et avec notre nounou à domicile non plus (donc les jours où je bosse, il a, "au mieux", le créneau télé du soir).

Ce sont certes des moments où il est seul devant, la plupart du temps, mais j'essaie de passer le voir 1 ou 2 fois. Mon but étant de le sortir un peu du truc en commentant ce qu'il voit et en profiter pour pointer telle ou telle image pour renforcer un mot d'une manière similaire à ce que nous faisons avec les livres : "oh, regarde, Ente. Ente. Et... Ente !" (je l'entends alors parfois faire de même au même endroit, tout seul, la fois suivante).

Et bien entendu, le choix des films a aussi son importance.


Alors, quels films pour le Bébou ?

Mes critères:
  • des dessins pas trop moches,
  • des images / un rythme de succession les plus doux possibles,
  • des histoires point trop débiles ou en tous cas pas contre-productives (nan mais c'est quoi cette mode des livres et films destinés aux enfants, mettant à l'honneur des comportements répréhensibles ?), et surtout qui ne "fassent pas peur",
  • une élocution distincte
Et par ailleurs, j'ai prêté attention à la facilité de repérage du vocabulaire : autant pour plus tard un champ lexical riche et varié, des phrases complexes, peuvent être chouettes, et c'est d'ailleurs ce que je rechercherais pour des films en français, ce dans un esprit living book, autant dans le cas de films en allemand je valorise avant tout la simplicité et la répétition du vocabulaire, dans des phrases à la structure simple, en considérant que ces facteurs facilitent l'assimilation.
 Et toujours suite aux commentaires de mon dernier billet sur l'allemand, je me suis aussi efforcée de favoriser, dans la manière du possible, la "germanité" du truc.


En ce moment, le Bébou regarde donc 3 séries de dessins animés.


1. Nous avons commencé avec Bob le train, Bob der Zug.
  • Pas germain pour un sou,
  • mais des images faciles à appréhender, bien que criardes,
  • et des mots faciles à retenir, grâce aux chansons. Je vous préviens, c'est une cata, ça rentre dans la cervelle en mode "Ohrwurm" vitesse grand V !
Et du coup : c'est diablement efficace. Au départ F. regardait principalement cela, et pour un début, c'est en effet parfait.
Les images et les mots sont en effet très étroitement associés, sur des thèmes de base tels que les animaux, les véhicules, les couleurs, les formes, les chiffres, et au bout de 10 jours à peine, nous surprenions le Bébou à répéter des mots, à chantonner des bouts de phrases... avec une prononciation bien plus appliquée que quand nous lui servons de répétiteurs! Ainsi les chiffres : le "sechs", parfaitement articulé et accentué... 
Idem, j'étais ennuyée car certaines des émissions de l'enchaînement que nous utilisons contiennent les lettres de l'alphabet. C'est une des raisons pour lesquelles je place directement le curseur sur la 8ème minute.

Et celle qui débute à la minute 25 et des brouettes, par exemple, m'embêtait d'autant plus que comme la série est américaine au départ (à noter du coup ! une émission sur "le camp militaire", avec apprentissage des mots pour tank, sous-marin, etc), les mots étaient orthographiés en anglais. Cependant, j'ai décidé de me détendre : elle présente l'avantage de répéter plusieurs fois les mots qui commencent par la lettre en question. Et quand j'ai entendu F. prononcer "Wassermelone" de manière impeccable, avec notamment le "e" final bien présent alors qu'il les fait presque toujours sauter avec nous, je me suis dit que ça valait le coup.
Bon, à l'arrivée, nous avons constaté qu'il a retenu une lettre : le "j" : il s'amuse comme un fou à reconnaître tous les "yott" qui l'entourent.

Bref, pas un must culturel cette première série, mais une première marche dont l'efficacité m'a sidérée: si nous parents, nous finissons lobotomisés avec les chansons en boucle dans la tête, ... lui aussi a les mots de la chanson en tête !


2. Nous mixons avec der kleine rote Traktor
  • Des images un peu style pâte à modeler, toutes douces,
  • un rythme tout doux,
  • un vocabulaire plus compliqué,
  • un débit linguistique un peu rapide.
F. accroche moins en tant que tel (il ne le réclame jamais spécifiquement) mais regarde quand même volontiers toujours le même épisode. Mais c'est un hasard, et si c'était à refaire je commencerais plutôt par celui-ci, par exemple.
C'est britannique d'origine, et dans notre esprit cela sert à préparer la suite, puisque cette série présente un niveau de complexité supérieur.

3ème larron, Bummi
C'est l'histoire d'un petit ours qui fait un tas de trucs avec ses copains, parmi lesquels un éléphant qui zozote et une girafe.
Cette série nous plaît beaucoup mais F. a eu besoin d'un encouragement pour s'y intéresser, je ne sais pourquoi. Depuis une quinzaine, en revanche, c'est sa préférée ! 
  • Ça pour le coup c'est allemand.
  • Images mignonnes,
  • rythme assez doux,
  • vocabulaire à la fois assez simple mais pas trop,
Du point de vue complexité c'est donc un niveau intermédiaire entre Bob der Zug et der kleine rote Traktor, et c'est bien plus intelligent que Bob.
Je crois que c'est l'idéal pour l'âge de F., et c'est celle que je conseillerais en priorité !


En stock, nous avons également
  • Peppa Wutz, la célèbre Peppa Pig. Là aussi, des histoires mignonnes et pas trop compliquées, un graphisme simpliste mais encore correct. Nous ne l'avons pas introduite pour le moment tout simplement parce que les 3 premières séries suffisent à notre bonheur, et qu'il paraît qu'il vaut mieux, pour les progrès linguistiques, multiplier les visionnages d'un même film.
  • La série des Nochmaaal. Type celui-ci sur les vaches, ou celui-là sur le chasse-neige. Pour le coup il s'agit de mini-documentaires, donc composés d'images de films; explications lentes et détaillées. C'est allemand. Je pense introduire cela un peu plus tard, peut-être une fois que nous aurons tué Bob der Zug ? Je testerai, je ne sais pas trop quel effet le "réalisme" de ces images aura sur F. !


A noter : pour les supports non typiquement germains, bien entendu ces références sont utilisables pour l'apprentissage de l'anglais puisque la version anglaise se trouvera elle aussi très facilement sur Youtube !


Et toute cette télé alors, c'est rentable?

Notre excursion à Berlin fut l'occasion de confirmer les observations faites en début de billet, ainsi que ce que nous avions repéré des effets de Bob der Zug & consorts : l’imprégnation est en marche ! Et contrairement à cet été où il s'était montré très réticent à l'envie démontrée par sa grand-mère de parler allemand avec lui, F. a été au taquet pour communiquer avec ses arrières-grands-parents
  • Utilisant tous les mots de vocabulaire qu'il connaissait, partant pour répéter les mots nouveaux qu'on lui présentait, et cherchant le dialogue.
  • Il "écoutait" avec attention nos conversations, répétait pour lui-même des mots dont la sonorité avait frappé son oreille.
  • Il s'est approprié quelques bouts de phrase pour converser : "Was ist das ?", ou a approfondi sa maîtrise de certaines notions : ainsi avait-il commencé à apprendre les couleurs avec Bob der Zug, et il s'est montré très réceptif quand son arrière-grand-mère lui a désigné les couleurs, dont il a répété les noms après elle sans se faire prier.
Par ailleurs, ce voyage aura encore renforcé la dynamique en lui montrant l’intérêt du truc : il y a des endroits et des personnes avec lesquelles seuls ces mots ont cours...
"Maman, je ne comprends pas ce que vous racontez avec Opa!
- Tu reconnais des mots, par exemple 'xxx', et tu es en train d'apprendre" 
Ce qui s'est vu aussi en creux : à notre retour à la maison, à notre première demande "et comment Oma dit ?", nous avons entendu "non, dans cette maison, on parle pas comme Oma; on parle comme Oma dans l'appartement du voyage"...


Depuis notre retour, nous continuons allègrement à surfer sur la vague
  • lecture fréquente d'albums en allemand (ceux que nous avions augmentés de ceux achetés à Berlin, et ceux empruntés à la bibliothèque)
  • écoute de chansons allemandes
  • les questions-réponses envahissent peu à peu le quotidien : 
    • ainsi, en ce moment F. adore jouer au Verger, et nous avons réalisé qu'il était très simple d'énoncer le nom des couleurs et des fruits en allemand. Ce qui a permis à F. de continuer ses progrès sur le champ lexical des couleurs !
    • cela m'a fait réaliser un point intéressant à prendre en compte à ce niveau, et qui explique probablement le succès des séquences-repas de nos débuts : la répétitivité des moments
      • Je m'explique : je pense plus rentable au niveau linguistique d'introduire de l'allemand par rapport à quelque chose qui est amené à se répéter. Ne pas bombarder l'enfant de mots allemands de manière aléatoire, quand ça nous vient, mais chercher à identifier des moments qui se répètent : un trajet, un livre, une activité du quotidien, un jeu... 
      • La répétition permet d'ancrer l'apprentissage chez l'enfant... et rend la chose automatique pour le parent, donc moins fatigante! (et vous l'avez bien compris : moins fatigant = tenable dans la durée). Une fois qu'on a pris l'habitude de désigner les nombreux panneaux, feux de circulations et rues sur le trajet, de dire leurs couleurs, d'attirer l'attention de l'enfant sur deux trois détails nommés en allemand, hop, on n'a plus à y réfléchir et ça roule tout seul...
  • et vu le succès du premier livre audio, je vais essayer de voir pour m'en procurer d'autres du même type. (je vous en reparlerai à l'occasion. Par ailleurs très prochainement un billet "invité" paraîtra : Aurélie, valeureuse commentatrice de ce blog habitant en Allemagne, m'a transmis sa liste de supports lui servant pour sa fille, à partager ;-) )

vendredi 5 août 2016

Point - progression en juillet 2016

Mois de juillet qui fut bien occupé ! Premier vrai mois à 50%, le rythme prend peu à peu, je viendrai en faire un premier bilan un de ces 4 [edit: iciiii].
 
 
La Bébounette
 
Encore un mois durant lequel la rapidité d'apprentissage de la Bébounette nous a soufflés.
 
  • E. a marché, marché, marché; elle est parfaitement à l'aise, très très stable, hyper rapide, fait preuve de beaucoup d'endurance et négocie à présent les petites marches et les dénivelés.
 
  • Autre gros progrès : la Bébounette a montré une grande détermination pour apprendre à manger seule, et, à notre grande surprise, y parvient.
    • A ses premiers succès, limités au départ aux textures bien pâteuses (purées, petits suisses), s'est, sur la fin du mois, ajoutée
    • la capacité à manger du solide à la cuiller : bien qu'ayant à disposition deux mains dont elle n'hésite pas à se servir directement, E. évite très souvent la facilité et fait au contraire preuve de beaucoup de volonté et de concentration pour "pelleter" morceaux de tomates ou bouts de mirabelles, et y parvient la majorité du temps ! Elle oublie parfois en chemin qu'elle a chargé la cuiller, et la brandit vers moi, ou se recoiffe avec, mais bon, c'est un détail ;-)
    • Cela va de pair avec une évolution favorisée par les réflexions et commentaires d'Hélène sur ce post, et me facilite bien la tâche : je fais confiance à ses deux dents pour gérer les morceaux, elle me prouve que cela fonctionne, et du coup je n'ai plus sorti mon mixer depuis une dizaine de jours, et il est bien confortable de pouvoir déposer son assiette devant elle sans avoir grand chose à faire d'autre (hormis... du nettoyage. Si peu!).
 
  • E. semble également chercher à s'habiller seule : tout bout de tissu, notamment si il a des ficelles, est empoigné pour être passé par la tête... sans grand succès puisqu'elle fait cela aussi bien avec des chapeaux que des ceintures, des serviettes, ou les slips de son frère. Si vous avez des conseils à me donner sur quoi lui proposer pour satisfaire son intérêt, donnez, donnez, à vot'bon coeur !
 
  • Enfin, encore des évolutions au niveau du langage... ce qui nous épate aussi, car le Bébou avait pris son temps pour formuler même un "maman" un tant soit peu reconnaissable.
    • Ici, nous avions déjà "maman", "papa" et "là"
    • Nous avons à présent un vrai premier mot : "balle",
    • mais aussi "pimpon" à chaque sirêne (non, on ne devinerait jamais qu'un fourguon de CRS est en permanence posté sous nos fenêtres - parlez-moi d'environnement favorable !! ;) ), et "ding" à chaque tintement (couvert contre timbale, tintement d'horloge, sonnette,...), ainsi que "boum" quand elle fait tomber quelque chose (ou juste avant de lancer sa peluche par terre, aussi...).
    • Enfin, nous avons aussi une Bébounette qui chope nos téléphones, les porte à son oreille et annonce clairement "Allô ?!".
 
Le tout chez un petit gabarit : ayant enfin retrouvé le chemin de mon pédiatre (mère indigne, toujours), cela nous donne une E. à tout juste 8 kg pour ses 14 mois. Pas bien épaisse, mais vu ce qu'elle dépense comme énergie, ce n'est pas si étonnant. (et j'aime mon pédiatre. Il m'a juste redemandé "combien de repas par jour?" "3", s'est informe de leur contenu, a conclu d'un court "ouh là, tout ça ?" puis a enchaîné sur autre chose)
 
 
Le Bébou n'est pas en reste non plus
 
  • Ce mois-ci a été le mois des Duplo, il y a passé des heures et produit des constructions très élaborées. Les vacances vont être appréciées, qui vont lui donner 3 semaines durant accès aux lots gigantesques de Duplo à disposition chez chacun des deux couples de grands-parents.
 
  • Parler est très in, il se montre très très très trèèèèèès bavard, et son vocabulaire devient toujours plus précis et châtié. Nous sourions en entendant ses phrases s'émailler de  
    • "généralement",
    • "ces temps-ci" (comme dans "ces temps-ci je n'aime pas les balançoires, ces temps-ci je préfère le toboggan") ou
    • "quoique" ("je vais prendre Mouton. Quoique, je vais d'abord finir le puzzle").
 
  • Compter demeure un centre d'intérêt, mais le 4 est souvent boudé... on arrive assez souvent à "1,2,3,5,7..." d'ailleurs !
 
  • Le graphisme commence à l'intéresser, cela se manifeste de diverses manières (suivre les formes et les traits des dessins lors de nos lectures, par exemple), mais s'est aussi vu lors d'une récente sortie Ikea destinée à meubler la salle de classe: il s'est longuement attardé sur le suivi des formes.
 
  • Côté vie pratique et motricité globale, le mois de juillet a vu F. se prendre de passion pour l'aspirateur.
    • Celui-ci intéressait le jeune homme de longue date, mais de manière très partielle : le bouton pour rembobiner le fil connaissait un grand succès, et F. aimait promener le manche partout... mais détaché du reste de l'appareil !
    • Mère indigne que je suis, je suis bien contente qu'à présent, F. cherche à aspirer avec l'aspirateur au complet, branché et allumé, et avec le souci d'imiter au maximum nos mouvements. Son enthousiasme le pousse à aspirer les rideaux, les murs, mais bon, vous savez, je suis sûre que ce pourrait être une mission de Flylady un de ces 4, alors, nous prenons juste de l'avance ;-)
 
  • Enfin, les avancées ont continué sur le front de la propreté:
    • il a de lui-même décidé de revenir aux couches la nuit, après 2-3 nuits sans, mais avec drap toujours mouillé,
    • mais maintient les siestes sans couches et nous n'avons eu qu'un ou deux épisodes nécessitant un changement de drap !
    • Surtout, sur la deuxième partie du mois les accidents en journée ont quasi disparu (sauf énorme colère),
    • ce qui m'a incitée à abolir la couche pour nos trajets de vacances. Le premier trajet a bien commencé, mais sur la seconde moitié il a oublié qu'il n'avait pas de couche. Les suivants se sont en revanche déroulés impeccablement, et augurent bien de la suite.
 
 
Et puis moi, j'ai bien travaillé aussi
 
Il ne vous aura pas échappé que le mois de juillet a été placé sous le signe de Flylady, cela m'a permis à la fois de
  • dézinguer une grosse partie du passif "bazar" axcumulé ici et là 
  • commencer à me mettre en ordre de marche pour la "rentrée"
  • reprendre de bonnes habitudes et me détendre, du coup
  • et tester un rythme de publication quotidien sur le blog : eh bien, c'est éreintant, je ne me verrais pas soutenir un tel rythme sur le long terme et suis bien contente de renouer avec moins "d'obligations" ! Ceci dit je me suis bien marrée et suis très contente de l'avoir fait.
 
Par ailleurs, avec sur ma table de chevet (bien que soigneusement déhotspottée) toute une série de bouquins faber&mazlishiens, ce mois-ci a aussi été l'occasion de progresser à petits pas (toujours, toujours!) sur la voie de l'éducation positive, et notamment d'expérimenter avec succès deux petits trucs qui ont bien pacifié certains moments avec F.
  • pour l'inciter à me suivre, lui montrer ma détermination à poursuivre mon chemin sans verser dans le "j'y vais ! J'y vais, euh !", le "tu me rejoins" fait des merveilles.
    • Il coïncide parfaitement avec l'actuel besoin d'une plus grande autonomie du Bébou qui apprécie par exemple d'emprunter une allée parallèle à la mienne quand nous traversons le parc.
    • Il lui laisse le temps nécessaire pour s'adapter en douceur,
    • et ne manque quasiment jamais sa cible (à dire vrai, le "quasiment" constitue une précaution oratoire, je n'ai pas de souvenir précis d'un moment où F. ne se soit pas rapidement mis en route après un "j'y vais, tu me rejoins"; mais bon...).
    • Seule limite : je ne me vois pas encore l'employer quand une route risque de se retrouver entre nous par exemple. Et pourtant... vu le peu de temps qu'il met en général à réagir, je ne prendrais peut-être pas un gros risque. A creuser !
    • Dans tous les cas, nos trajets, et notamment nos départs du parc, s'en sont retrouvés grandement facilités
  • la magie du "dès que" est également une découverte de ce mois-ci : beaucoup plus efficace que le "quand tu", "si tu", il incite bien davantage F. à coopérer et apaise de nombreuses frictions.
 
Enfin, un chantier sur lequel nous avons beaucoup du travailler ce mois-ci est l'expression de la colère de F. envers sa soeur. Mobile et bavarde, celle-ci se fait donc envahissante et nous avons fort à faire pour apprendre au grand frère à gérer ses sentiments d'animosité autrement qu'en la poussant ou la tapant...
Là-dessus, Faber & Mazlish (encore elles !) dont je suis en train de lire, pour la deuxième fois d'affilée, le "Jalousies et Rivalités entre frères et soeurs", nous aide bien, j'en parlerai bientôt j'espère (je compte profiter du calme relatif des vacances pour me mettre à jour sur quelques fiches de lecture actuellement en suspens).
 
 

 

mercredi 25 mai 2016

Inversion pronominale...?

Dans un des tout premiers billets de ce blog, je m'étais réjouie de la progression langagière de F., en évoquant sa découverte des pronoms personnels et notamment du "je", notion que j'avais qualifiée de fraîchement acquise.

Il n'en est rien : il y a quelques semaines, soit 6 bons mois plus tard, nous avons fait le constat que la place du "je" n'était toujours pas bien intégrée : "je" c'était surtout nous, F. étant plutôt "tu"...

Ce qui est source d'incompréhensions régulières et de dialogues de sourds
"maman va donner la tétée dans ta chambre ?"
"ah, dans ma chambre ?"
"non, dans ta chambre !"
De ce dialogue, vous remarquerez que la compréhension  de la notion de « je / tu », semble acquise (la plupart du temps, en tous cas, à ce que nous percevons), mais que c’est l’utilisation qui reste en rade.


Quelques recherches sur Internet m’ont permis 
  • de mettre un nom sur ce phénomène, l’inversion pronominale
  • de réaliser que c’est un « trouble » le plus souvent relié à l’autisme, 
  • de lire des listes de symptômes de l’autisme, 
  • et de constater qu’a priori je n’en repérais aucun chez mon fils hormis peut-être sa passion  durable (depuis ses 18 mois) pour les fenêtres, les volets et les portes ? Passion ? Obsession ? Difficile pour moi de faire la distinction entre ce qui est caractéristique de cet âge, et ce qui va au-delà !
Ca c’est fait. Mais encore ?

Depuis, nous avons essayé de clarifier 
« quand tu parles de toi, tu dis 'je' » (oui je confirme qu’on se sent très stupide quand on sort ce genre de phrases)

ou pour plus de clarté 

« quand F. parle de F., il dit  'je', quand F. parle à maman, il dit 'tu', quand maman parle de maman, elle dit 'je' ».
En l'espace de quelques jours, nous avons alors repéré des sorties plus fréquentes du "je" ("j'ai réussi", "j'ai bien mangé"  ). Même si le « tu » s’y mêle parfois, et que F. contourne volontiers la difficulté en parlant de lui à la 3ème personne : « F. a faim ». En revanche pour tout ce qui est pronoms personnels & adjectifs possessifs, nous sommes loin, très loin, du compte. Les « mon » / « ton », « me » / « te »  ne sont quasiment jamais (je n’inclus le quasi que par acquit de conscience, au cas où certains m’échappent) utilisés à bon escient.


Bref, mes recherches sur Internet ne donnant que des résultats liés à l'autisme, donc avec des propositions pas forcément pertinentes pour nous, je ne sais trop 
  • si en fait il est parfaitement normal (ouh que je n'aime pas ce terme, mais je l'entends dans le sens de fréquent, une étape un peu longue dans un processus qui roule cependant tout seul) que cette confusion perdure, ou pas, 
  • ni si il existe de simples moyens pour aider F. à mieux appréhender ces notions, 
  • et dans ce cas lesquels.

Est-ce quelque chose que vous avez connu ? 
Ça a duré ? Vous avez fait quelque chose ?

lundi 4 avril 2016

Point - progression en mars 2016

Mois de mars encore bien rapide et dense (je projette, du reste, de venir pleurer sur mon sort d'épouse délaissée dans un article spécifique). Mais enfin, je commence à prendre l'habitude de
  1. faire confiance à l'informel / me détacher du formel pour observer le Bébou s'emparer de son quotidien pour apprendre
  2. voir le Bébou, une fois satisfaits, d'une part son intérêt pour 1000 choses imprévues mais chouettes aussi (j'en ai encore en stock à vous décrire), d'autre part son besoin de s'ébattre à l'extérieur, s'emparer lui-même d'un plateau montessori déjà en stock, ou d'une quelconque autre activité plutôt formelle, pour s'y adonner quelques secondes ou plus longtemps...
 Je continue donc à me détendre et à observer...

Le Bébou

La poussée la plus impressionnante est au niveau du langage :
  • en l'espace de ces quelques semaines il s'est vraiment mis à bien parler
    • longues phrases compliquées, parfaitement structurées, avec accords des temps et des adjectifs 
    • ainsi que beaucoup de soin apporté au choix du mot juste 
      • emploi fréquent du mot "pardon" quand il se corrige... ;-) 
      • et apparition de la question "comment s'appelle ça ?"
    • Progrès non linéaires, bien entendu, et qui n'empêchent donc pas la cohabitation avec des phrases "bébé" de deux mots
  • dans le prolongement, son intérêt pour la lecture ne se dément pas; il commençait à réciter des bouts de phrase de livres, mars l'a maintenant vu "lire" des livres en entier sans oublier un mot, ni l'intonation. Évidemment, sur des livres contenant relativement peu de texte, tel celui-ci, une trouvaille très mignonne rapportée de la bibliothèque

  • Par ailleurs, les premiers jeux phonologiques sur la reconnaissance des sons de début de mots commencent finalement à prendre. Même si les confusions restent fréquentes, le Bébou marque à présent un intérêt pour le sujet. A poursuivre !
  • Dans la même catégorie, son intérêt pour la musique perdure. Nous avons emprunté un livre-CD sensibilisant aux instruments à cordes à la bibliothèque, lequel est venu rejoindre et concurrencer le Livre des Sons que je vous avais présenté ici. Et voici que les mots "contrebasse", "violoncelle", "harpe", ... viennent à présent enrichir le vocbulaire du Bébou.

L'autonomisation suit son cours :
  • F. appréciait déjà beaucoup le cadre d'habillage de fermeture éclair de jupe offert par sa marraine (bise!), et a profité d'une fois où je lui enfilais un gilet rarement porté pour s'attaquer à cette fermeture éclair... et finir par réussir ! Il a réédité plusieurs fois l'exercice depuis, je dois penser à lui réenfiler ledit gilet prochainement. Cette fermeture là est visiblement plus gratifiante que celles auxquelles il a généralement accès, c'est-à-dire celles de ses manteaux, qui lui résistent davantage.
  • L'enfilage des bottes a également été un acquis spontané du mois; Durant une semaine celles-ci ont été enfilées dès les chaussures retirées au retour au bercail, et ôtées uniquement pour se coucher ;-)

Par ailleurs, de nets progrès sont à signaler dans les puzzles, il réussit maintenant des puzzles de ce style (c'était un de mes préférés gamine, j'adôôre le voir jouer avec)



La Bébounette n'a quant à elle pas été en reste. Elle pète le feu cette demoiselle, et joue les serpillières parcourt des kilomètres d'un bout à l'autre de l'appartement

La deuxième quinzaine de mars a été une succession de conquêtes motrices :

  • premier quatre-pattes le 18 mars; elle continue à privilégier le ramping mais a tout de même régulièrement recours à ce nouveau mode de déplacement pour couvrir de courtes distances
  • Elle s'est mise à genoux, bien dressée, le 20 mars
  • et puis, la voyant vouloir rééditer l'expérience le lendemain 21, j'ai saisi l'appareil pour immortaliser cet instant et voici que sous le feu des caméras, mademoiselle a décidé tant qu'à faire de se mettre debout pour la première fois, exploit réédité trois jours plus tard en s'appuyant sur un tabouret de son frère















A ces énormes progrès moteurs sont venus s'ajouter des progrès langagiers, non seulement elle bavasse, mais alors bavasse, mais en plus de cela il semble à présent indéniable qu'elle dit "maman".... sniiiiif.


Plus que HUIT semaines jusqu'à la fin de mon CDD...

jeudi 10 mars 2016

Livres - le succès du moment : Mon Premier Livre des Sons

Je m'interrogeais sur la meilleure manière de développer la sensibilité de F. aux sons (premier pas vers l'identification des phonèmes composant les mots) quand un chouette article de Maman Poisson, encore enrichi par ses commentaires, m'a permis de découvrir un outil bien adapté!

J'ai donc investi dans

Mon premier livre des sons, des éditions Milan


Ce livre-CD est chez nous depuis 3 semaines et je suis ravie de l'investissement. Il a suscité chez F. un intérêt immédiat et qui ne se dément pas, et est écouté quasiment quotidiennement (voire pluri-quotidiennement).

Nous apprécions notamment : 
  • Les sons sont variés, reconnaissables et correspondent bien aux centres d'intérêt d'un enfant : sons du quotidien, des véhicules, d'animaux, des instruments de musique...
  • Les photos illustrant chaque son sont belles
  • Le vocabulaire employé pour présenter les différents sons est précis et de bon niveau
  • La catégorisation des sons est pertinente
  • Les petits jeux de devinettes à la fin sont très bien fichus pour mobiliser ce qui a été appris et solliciter encore davantage l'oreille en proposant de nouveaux sons.
  • Sur un plan bêtement pratique, le CD s'accroche au livre en se clipsant. C'est bien plus résistant que le rangement dans une pochette en plastique... en tous cas chez nous ce genre de pochette se désolidarise vite du livre sous l'action de petites mains pressées.

Nous avons regretté au départ que les sons ne soient pas "écoutables isolément", dans le sens que sur une même plage audio du CD figurent plusieurs sons d'affilée. Ceci dit à l'usage nous nous en passons très bien.

Nous repérons déjà de nombreux nouveaux mots dans le vocabulaire de F., directement issus de l'écoute de ce CD. 
Celui-ci est par ailleurs arrivé à pic dans une période où F., comme je le mentionnais déjà, se montre très sensible à la musique : son passage préféré, celui qu'il réclame quand il demande à ce qu'on lui fasse écouter le CD, est "les instruments de musique", et les sons associés sont véritablement très bien choisis. Désormais il repère avec fierté les instruments de musique représentés dans ses autres livres...

Enfin, dernier point appréciable : je l'avoue, nous n'avons pas de télévision mais ce CD, à nos heures de faiblesse, la remplace très efficacement
  • certains matins quand il faut habiller rapidement un Bébou peu coopératif
  • pour prendre ma douche tranquille ou grapiller une heure de sommeil en plus les matins de weekend: oui, caler F. devant ce CD fonctionne trèèèès bien 
Le tout avec bonne conscience, hé, nous ne collons pas notre enfant devant un écran...;-)

Nous avons 1000 km aller, 1000 km retour devant nous lors du weekend de Pâques, notre nouvelle acquisition sera du voyage!

vendredi 4 mars 2016

Point - progression en février 2016

Mois de février passé bien vite malgré le jour de rab'... et d'autant plus vite que notre grosse crève généralisée et les chouettes nuits qu'elle a provoquée n'ont bien entendu pas forcément favorisé les propositions ambitieuses.
Si on rajoute à ce tableau le fait que Monsieur Bout, sous le coup d'une échéance pour début mars au niveau pro, s'est surtout signalé par son absence ces dernières semaines, la disponibilité n'a pas été très grande pour quoi que ce soit de formel.

Qu'à cela ne tienne, c'est une nouvelle occasion de mesurer à quel point on peut se passer de formel quand le quotidien offre déjà au Bébou de nombreuses occasions d'apprendre. 

La phase d'autonomisation bat son plein et j'en suis d'autant plus ravie que je craignais d'avoir raté certaines étapes / périodes sensibles.
  • nous avons d'abord observé des progrès en déshabillage
    • l'écharpe et le manteau sont maintenant systématiquement ôtés par le jeune homme; à noter cependant que je me prends à me dire qu'on devrait pouvoir tester 300 fois les fermetures éclair avant d'acheter un vêtement d'enfant : celle de son petit manteau est très vicieuse et nuit à l'autonomie du Bébou puisque ses blocages réguliers obligent F.  à nous demander notre aide, et que du coup très souvent il est tenté de ne pas essayer du tout 
    • la plupart du temps maintenant, il ôte lui-même pantalon et slip (selon le système de fermeture du pantalon, il s'en occupe seul ou nous sollicite), et renâcle de moins en moins souvent à le faire
  • puis maintenant des progrès en habillage :
    • il s'entraine pour mettre lui-même son casque de vélo
    • il tenter d'enfiler ses pulls / hauts de pyjama, et réussit à passer la tête quand l'encolure est assez large
    • depuis quelques jours (et après s'être amusé quelques jours à les mettre sur la tête en mode bonnet de lutin) il cherche (et réussit) à enfiler seul ses pantalons de pyjama.
  • il commence à prendre davantage en charge le rangement de ses vêtements et après une période de désintérêt total, investit son porte-manteau pour accrocher casque, écharpe et manteau; le fait de devoir suspendre le manteau "par la capuss" le rend très heureux, il s'affaire avec beaucoup de concentration pour retrouver ladite capuche.
  • la grande crève a été l'opportunité pour nous de chercher à lui apprendre à se moucher. Malgré l'essai de quelques-unes des chouettes idées piochées ici, ce fut relativement en vain, pour le coup. Seul succès : sur la fin il se tamponnait lui-même le nez.
  • Le vidage du pot est désormais quasi systématique, mais surtout : son nettoyage! F., probablement après m'avoir vue faire de même quelques fois où cela était nécessaire, se saisit très souvent tout seul du petit pschitt vinaigre blanc - huile essentielle de lavande qui est à dispo dans les WC pour le Swish'nSwipe (un concept Flylady que je vous détaillerai en temps utile), pschitte avec beaucoup d'application dans le pot, puis frotte avec du papier toilettes.
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motricité fine
la grande acquisition du mois est le vissage-dévissage des bouchons de bouteille. Aucune bouteille n'est plus sûre devant lui! (et zuuuuut)


motricité globale 
le sens de l'équilibre se développe énormément, comme nous pouvons le constater en admirant F. sur sa draisienne : il tient maintenant très longtemps en équilibre, en positionnant ses deux pieds sur le marchepied central, et cela y compris à vitesse très basse. Par ailleurs il prend confiance en lui et ose davantage de lancer dans les pentes, y compris plus fortes, qu'il préférait prudemment descendre à pieds il y a tout juste quelques semaines.

Le regain d'intérêt pour la lecture, constaté le mois dernier, se poursuit. 
Le Bébou demande énormément, au point que nous avons même ajouté à notre routine de matins-boulot, la lecture d'un livre juste avant de partir (une proposition que ce billet de Maman Koala m'avait incitée à considérer autrement que sous l'angle "on est déjà à la bourre on va pas se rajouter ENCORE ça non plus"). 
Par ailleurs il lit énormément lui-même, notamment lors des siestes où il ne s'endort plus toujours; et tendre l'oreille me permet de réaliser qu'il est à présent capable de réciter des phrases entières avec le ton...

Développement du langage toujours
  • Les phrases continuent à se rallonger et se complexifier (subordonnées), des débuts de narration suivie sur plusieurs phrases voient le jour, les conjugaisons se perfectionnent aussi (apparition des temps : futur, passé, subjonctif,...)
  • La semaine dernière, nous avons même pu mesurer la rapidité d'acquisition de nouveaux mots avec un livre emprunté à la bibliothèque le mercredi, et contenant pour la première fois le mot "dinosaure"; mot qui fut réemployé dès le samedi...
  • Un développement qui se fait aussi sentir au niveau de l'acquisition des bribes d'allemand que nous commençons à lui transmettre. 

Gros intérêt pour la musique
Sa première radio a finalement succombé à ses bons soins, mais, en attendant son remplacement, F. se montre très intéressé par l'écoute et la production de sons, que ce soit sous la forme de tapés de cuillers sur la table [soupir], de chansons et comptines, de CD de musique (sur l'ordinateur, du coup) ou du CD de sons récemment arrivé et dont je vous parlerai dans un prochain billet (oui j'ai beaucoup beaucoup de billets en préparation ! [re-soupir]) (edit : le voici!)
Et enfin, nouveauté, il chante. Non content de terminer pour nous les rimes de certaines comptines, il chantonne régulièrement dans son coin...



La Bébounette aussi se développe
Hormis le passage à 1 repas sans lait + 2 repas avec lait
  • elle cherche par tous les moyens à s'asseoir et n'est plus très loin d'y arriver
  • par ailleurs elle profite des moindres occasions (et notamment le change) pour s'arc-bouter sur ses petites jambes et s'essayer à la station debout
  • enfin, il est à présent manifeste qu'elle répond à son nom (mais depuis quand ? je n'ai pas repéré le moment précis...)

Quant à moi, à défaut de proposer de nombreuses activités, j'ai quand même réussi, il y a quelques jours à remettre de l'ordre dans mes étagères Montessori.... c'est toujours ça.

Programme de mars ? Survivre... ce sera déjà bien!

mardi 19 janvier 2016

Périodes sensibles de l'enfant - périodes sensibles de ses parents!

Parce que décidément il ne faut "jamais dire jamais", un petit billet sur un constat que je trouve à la fois comique et touchant, concernant les fameuses périodes sensibles de l'enfant.

Je ne vais pas revenir sur le concept en lui-même, mais pour mémoire, il s'agit de ces périodes, identifiées par Maria Montessori, pendant lesquelles un enfant se passionne pour quelque chose, se montre capable de grande concentration et intègre avec beaucoup de facilité tout ce qui s'y rapporte si son environnement met à disposition le nécessaire. 


Effet collatéral intéressant desdites périodes sensibles
les périodes sensibles du Bébou déclenchent leur équivalent.... 
chez moi.

La preuve par deux exemples particulièrement frappants.


Période sensible de l'ordre (De la naissance à 6 ans en temps normal - 28 ans à ? chez la Gwen)

La notion de période sensible est, rétrospectivement, celle qui m’aura permis d’« entrer » dans la pédagogie Montessori. La manière dont le tag « Montessori » était utilisé et dévoyé au quotidien aurait en effet plutôt eu tendance à me détourner de cette pédagogie, si l’observation du Bébou n’était pas venue confirmer les premières bribes de véritable information que j’avais sur le sujet (notamment le billet de Clotilde).

Car vers les 18 mois de F. sa période sensible de l’ordre s’est manifestée, démontrant par A+B à mes yeux jusque là sceptiques l’existence de cette fameuse période sensible. En effet, une chose était sûre, ce n’était pas de moi, sa bordélique de mère, qu’il pouvait tenir ce soudain souci de l’ordre! Ooooh non, aucun risque, j'étais allergique au rangement. Aucun risque non plus de faire de moi quelqu'un d'ordonné.

Aucun risque ? 
  • Observer ainsi un F. tout soucieux de repérer quelle était la place de ses chaussures dans l'entrée m'incita à lui permettre ce repérage en prenant garde, moi aussi, de toujours replacer lesdites chaussures à la même place. (énorme effort de discipline pour moi !) 
  • Il en fut de même pour le manteau (exploit!).
  • Puis, une fois arrivée dans notre nouvel appartement, réaliser qu'il était intéressé par le fait de ranger ses jouets m'incita à lui faciliter la tâche et à transformer le gros bazar dans lequel étaient ses jouets en un ensemble restreint et appréhendable, par le biais d'un premier système de rotation des jouets (du jamais vu !). 
  • Et quelques semaines plus tard, je me mettais enfin à la méthode Flylady, alors que je la connaissais depuis 10 ans sans l'avoir appliquée (d'autres facteurs se conjuguèrent à la période sensible de l'ordre de F. pour me faire enfin sauter le pas, j'y reviendrai bientôt dans un billet spécifique [edit: ici! puis !], mais tout de même, ce fut bien elle qui constitua le premier coup de pouce dans ce sens).

Ainsi la période sensible de l'ordre de F. déclencha-t-elle une étape dont on pouvait même douter qu'elle eût jamais eu lieu dans ma propre enfance : la période sensible de l'ordre... de la Gwen. (presque une année complète après les faits, ma propre mère n'en revient toujours pas).


Période sensible du langage (2 mois - 6 ans en temps normal -  chez la Gwen : 29 ans à.... pas de limite, je crois que je ne suis pas prête d'en sortir)

Depuis des mois maintenant, F. est en pleine période sensible du langage. 
  • s'intéressant aux mots nouveaux, 
  • soucieux de nommer précisément les choses, 
  • s'attachant à produire des phrases correctement construites.
Et... nous aussi.
Il y a 
  • les efforts louables pour éviter les exclamations inélégantes (ouh que c'est compliqué!)
  • l'attention portée à privilégier, autant que possible, l'emploi du nous face à ce "on" si généralisé, 
  • et l'intérêt subit pour la dénomination exacte d'une foule de petites choses. 
Ainsi la conscience, acquise, grâce à la lecture de l'Enfant, de la capacité et de l'intérêt du petit l'enfant à apprendre le mot juste me pousse à enrichir, moi, mon vocabulaire et ma connaissance du monde, pour ne pas le cantonner, lui, à des termes approximatifs.


Ainsi repousse-je, pour le moment, la sortie du puzzle sur les arbres, acheté il y a quelques mois chez Absorbent Minds : avant de le lui présenter, il me faut d'abord apprendre le nom des arbres  représentés...




Ou comment je me retrouve dans la phrase si juste de Clotilde :

on ne peut pas élever ses enfants sans s'élever soi-même !