"Euh, je peux monter un meuble ? - OK.....C'est fait, je peux monter le suivant ? - OK..."
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La Liberté vissant le peuple |
Vie et choix de et en famille : Parentalité positive, conciliation vie pro/vie perso, Montessori,... notre progression au jour le jour
"Euh, je peux monter un meuble ? - OK.....C'est fait, je peux monter le suivant ? - OK..."
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Il y a de cela fort, fort longtemps, j'avais eu recours, pour mon tout jeune F., (E. était alors un tout jeune bébé et H. encore bien loin) au système de la rotation des jouets. Comprendre :
Objectifs de la démarche :
J'avais énormément apprécié le résultat.
Nous voici quasiment dix ans après... et D'Artagnan la Rotation des Jouets fait son retour.
Depuis 3 ans, H. et E. partagent la même chambre. Ils forment un duo superbe, jouent des heures ensemble, s'emmènent mutuellement dans des univers passionnants, et... partagent également une passion commune pour le non-rangement.
Alors, pour information : l'astuce exposée dans ce sublime billet s'avère toujours très régulièrement utile, mais, tout de même, elle ne suffit pas forcément toute seule. D'autant que, si E. l'a adoptée comme une manière efficace d'affronter l'épreuve du rangement, H. y est beaucoup moins sensible. Si bien qu'à l'arrivée, quand E. s'en sert pour coopérer, c'est elle qui se retrouve à tout ranger, et ce n'est pas très juste.
A la fin de l'été, j'ai donc fait le constat
Avec un tel diagnostic, il s'agissait de ressortir un bon vieux remède.
J'ai donc profité des derniers jours d'aout pour faire deux choses
Dans cette répartition, j'ai distingué 2 catégories d'abord
Concernant la 2nde catégorie, celle des petits jouets, j'ai
Et rangé, dans certains placards de ladite salle, les "grands jouets encombrants" de la catégorie 1.
J'avoue qu'en cours de process, j'ai hésité quelques minutes : serait-ce nuire terriblement à la créativité de mes enfants que d'adopter une organisation qui, de facto, empêche que les Duplo soient de sortie en même temps que les playmobils? (et donc que les playmobils aillent habiter dans une maison Duplo, par exemple ! #crisedulogement) J'ai assez vite tranché en estimant qu'il était plus dangereux pour tout le monde de nuire à notre santé mentale, à Monsieur Bout et à moi, que de nuire à la créativité de nos enfants. Au pilori la Gwen !
A noter que sont restés hors rotation les jouets stationnés dans leur chambre :
Et que dans le salon, restent également toujours à disposition
Résultats des courses
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Redécouverte en pleine action : attrimaths négligés depuis de longs mois, subitement passionnants ! |
D'autant que j'ai siouxement positionné le jour de changement de rotation sur le jour de ménage : double bénéfice
3 mois que c'est en place, 3 mois que je m'applaudis. Joignez-vous à moi (pour m'applaudir, a minima. Pour faire une rotation des jouets chez vous, si cela vous inspire !)
Dans les rayons de librairie "développement personnel", c'est comme dans les rayons éducation :
Selon quels critères ?
Voici les miens :
En éducation, les livres qui ont eu cet effet là chez moi sont clairement en tout premier lieu ces chers Faber & Mazlish. Je ne m'en suis jamais remise et ne cherche d'ailleurs pas franchement à me soigner. Je vous ai aussi livré d'autres pépites, comme celle-ci, celles-ci, celle-là ou encore celle-ci.
En développement personnel, eh bien, aujourd'hui j'en ai un fameux à vous présenter, qui coche laaargement les critères susmentionnés, et m'a tant apporté ces derniers mois que si vous n'en récupérez ne serait-ce que 10% des bénéfices que j'en ai tirés, ben, franchement... ce sera déjà significatif. Et puis, surtout, pas de raison que vous restiez limité(e)s à ces 10% : la mécanique est implacable, vous aurez faim, envie et capacité pour plus ! D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que j'ai entamé ma 4ème lecture : je soupçonne que je suis moi-même looooin d'avoir encore tout tiré de ce livre. Quel dommage.
Il s'agit du livre
"Atomic Habits" de James Clear,
dont le titre français "Un rien peut tout changer" fait penser à un roman de Guillaume Musso, mais... non.
Comme tout bouquin américain de développement personnel, ce bouquin commence évidemment par un 3615mylife de l'auteur, expliquant comme il est passé d'une situation effectivement pas très enviable à bien mieux. OK. Mais derrière... on a quelque chose qui en vaut la peine.
James Clear s'ingénie en fait à repérer des leviers permettant de prendre les habitudes qu'on souhaite prendre, et perdre celles qui nous embêtent. Par petites touches. Petit bout par petit bout ! Mince alors. Parce que, comme il le souligne, si tous les jours on avance d'un tout petit pas, le temps travaille avec nous. Si tous les jours on recule d'un mini pas, le temps travaille contre nous. Donc chaque petite habitude compte, dans un sens, ou dans l'autre.
Il décompose admirablement bien la mécanique, sous forme de 4 lois claires et utilisables. Et non content de livrer ces 4 lois assez intéressantes en elles-mêmes, avec chaque chapitre il détaille celles-ci de manière bien concrète, de manière à alimenter une réflexion personnelle ... et de l'action :
"Eh, mais, ça, je pourrais l'appliquer de telle manière à tel aspect que j'aimerais renforcer dans ma vie!"
J'en ai trouvé des résumés sur le web au départ (comme celui-ci par exemple) et rien que leur lecture a causé beaucoup de tilts chez moi. Puis la lecture du bouquin, parce qu'il est vraiment pétri de trucs intéressants et non un bouquin "je monte en mayonnaise 2-3 idées intéressantes puis je délaye la sauce sur 250 pages", a causé un nombre encore plus important de tilts, au point que, comme dit, j'en suis à ma 4ème lecture, ce qui est vraiment gênant, puisqu'à chaque lecture, je change encore un point ici, un point là, dans ma vie.
Alors, zou, je vous emmène dans ma lecture : points clés du bouquin illustrés par des exemples de mises en œuvre chez moi.
James Cleare détaille le fonctionnement de l'action, à traves une boucle composée de 4 éléments, et associe une loi à chaque élément.
En gros, le cycle de l'action comporte 4 éléments :
Et pour activer les 4 éléments et favoriser un comportement (ou l'inhiber, hinhinhin), on a donc 4 lois :
Regardons chaque loi de plus près :
Que dit-elle ?
Que peut-on en faire ?
Qu'est ce que le On-Gwen en a fait jusque là ?
1. Make it Obvious : poster des Déclencheurs.
Si on a des bonbons sous la main, on réfléchit même pas que hop, on se retrouve avec un bonbon dans la main. Inversement, si ce sont des pommes qu'on a mises en évidence sur la table de la cuisine ou à portée de main dans la pièce où l'on se tient / un lieu de passage, c'est bien plus souvent une pomme qu'on va avoir à la main. Le bonbon, la pomme, est un déclencheur.
Il s'agit de poster ceux qui vont dans le sens de ce que nous voulons.
AtomicHabits décline cette loi en plusieurs options, parmi lesquelles
(oh, c'est curieux, un truc typique Faber et Mazlish... eh ben oui, ça marche merveilleusement bien pour guider la volonté d'un enfant dans le bon sens, même effet sur la volonté d'un adulte !)
On pense plus facilement à faire du sport si on a sous les yeux son matos de sport, plus facilement à envoyer des cartes d'anniversaire si on a un stock de cartes dans son champ de vision, etc.
James Clear souligne que la discipline et la volonté sont en stock limité, donc, pour les économiser, il vaut avant tout mieux se prévoir un environnement pauvre en tentations et riches en incitations passives à aller dans le bon sens. Une approche à la fois déculpabilisante et très pragmatique (du coup, curieusement, efficace !) que j'avais déjà évoquée dans mon billet Smartphone/TDA.
Notre ami James mentionne des études qui ont montré une différence énorme (facteur 3) entre par exemple un groupe qui aurait pour objectif de faire du sport 3 fois par semaine, et un autre groupe avec le même objectif, mais à qui on aurait en plus dit de décider à l'avance du positionnement de ces 3 séances dans la semaine, et de les caler dans leur agenda.
Il est donc recommandé d'utiliser l'agenda pour qu'il joue ce rôle de déclencheur qui nous épargne d'avoir à réfléchir "Qu'est ce que je fais maintenant". C'est la force des routines dont je soulignais déjà l'effet "économie d'énergie mentale" il y a plusieurs années.
Des post-it de rappel à certains endroits peuvent jouer le même rôle.
Et niveau espace déterminé, même chose : notre banc à chaussures accueille beaucoup plus souvent les chaussures des enfants (= celles-ci sont donc moins en vrac par terre) depuis que... j'ai mis une étiquette mentionnant le nom d'un enfant sur 3 portions dédiées dudit banc. Ce sont pourtant les mêmes chaussures, le même banc, les mêmes enfants. 3 étiquettes font la différence.
2. Make it Attractive : il s'agit de rendre quelque chose Attirant : créer ou attiser le Désir
Là aussi, plusieurs options (eh oui, ce billet ne sera pas exhaustif : il y a beaucoup trop de bonnes choses dans ce bouquin pour que je les énumère toutes... ce sont 250 pages bien employées !)
On est, par exemple, naturellement porté à imiter notre entourage, et c'est par exemple plus difficile de s'arrêter de fumer si on continue à traîner avec la même bande de potes tous fumeurs invétérés.
Il s'agit de lier 2 choses que l'on veut faire, avec idéalement au moins l'une agréable. L'attrait des 2 se conjugue :
C'est loooooong, une minute de planche ! Jusqu'à ce que je me pose la question de comment rendre cette minute plus agréable.
C'est à ça que peut servir la tenue de sport sympa par exemple.
3. Make it Easy : rendre l'action Facile
Aaaah, rendre facile, punaise ! C'est tellement clé !
Tout ce qui est obstacle et complique. Par exemple, si pour ranger ses chaussures, on a 4, 5, 6 étapes à accomplir, il y a bien plus de chances qu'elles restent en vrac dans l'entrée, que si il n'y en a que 2.
Ce que Monsieur Bout a récemment intégré me concernant : là où jusqu'à présent mes chaussures à moi se rangeaient toutes dans le cagibi sous l'escalier =
pour faire du sport, il vaut mieux que le matos de sport soit à portée de main.
Si je veux manger des légumes, il y a des chances que ce soit plus facile si j'en achète des faciles à préparer que des options qui demandent des plombes d'épluchage.
Ce qui nous amène à une autre manière de faciliter les choses :
Ah, mais surtout, n'oublions pas l'essentiel : rendre facile, ça passe aussi par le découpage de l'habitude en micro-habitudes.
Poussé au max, c'est ce que James Clear appelle la Règle des Deux Minutes : avoir une version ras-des-pâquerettes / dégradée, et commencer par elle, de toute habitude.
2 minutes, si vous suivez ce blog depuis de longues années, ça vous dit forcément quelque chose. Le minuteur des 2 minutes anti HotSpot de Flylady ! Mais oui ! En lisant AtomicHabits, j'ai compris encore plus clairement de nombreux ressorts du l'efficacité du système Flylady : Flylady est un système éminément atomique (comme l'expliquent les 2 définitions d'atomique présentes en début du bouquin: atomique, c'est à la fois tout petit... et avec un effet énorme). Et effectivement, faire commencer du rangement par juste 2 minutes, ça, je peux en témoigner, c'est diablement efficace sur quelqu'un qui déteeeeste ça.
Et d'ailleurs, vous savez, mes projets d'aquagym de la rentrée dernière ? Ben raté; j'ai réussi à y aller un certain nombre de fois au départ, j'aimais bien mais .... trop difficile à caser dans mon quotidien, trop de friction : y aller, à un horaire pas méga pratique, alors que j'étais souvent en déplacement, devoir me changer, devoir affronter le frooooid pendant les mois d'hiver. BEAUCOUP trop de friction.
En revanche... lire AtomicHabits m'a incitée à inclure un nouveau point dans les Habitudes de mon appli de productivité Habitica : Enfiler tenue de Sport. Ben oui. J'ai des points rien que pour avoir enfilé ma tenue de sport. Tout simplement parce qu'une fois que c'est fait, la probabilité pour que j'enchaine sur une séance de sport est de quasi 100%. Donc je fais ce que James Clear dit et que je reformule ainsi : bétonner le premier maillon de la chaîne. Une fois le premier maillon passé, le reste suit.James Clear lie d'ailleurs cette notion de version dégradée à 2 autres mantra intéressants.
En gros, même quand on a déjà upgradé son habitude à davantage, eh bien, les jours compliqués, on évite de lâcher, on fait juste le minimum, voire même moins que le minimum : une ébauche de l'habitude.
2 options possibles
Dans tous les cas, je suis gagnante.
C'est d'ailleurs ce que j'avais en fait appliqué, 8 mois après ma mise au sport :j'avais eu un gros coup de fatigue pendant les vacances de février (d'autant que les endroits où nous étions étaient peu favorables à mes séances de sport). Mais au lieu de tout lâcher, j'avais juste lâché mes vidéos, repris mon appli, et fait, pendant 10 à 15 jours, des mini séances, de 2 à 10 minutes par jour, toutes douces. Ca avait permis de garder tout le fruit du câblage neuronal de l'habitude, puis une remontée en puissance très fluide une fois mon énergie récupérée. Un point vraiment important : quand la motivation n'est pas là, utiliser la discipline pour maintenir l'habitude, au besoin à son niveau minimum.
Là, à quelques heures de la publication de ce sublime billet, je viens de me tordre superbement la cheville. Je ne sais pas quelle tête elle aura demain (pour le moment : elle est MOCHE), mais ce qui est sûr, c'est que si elle ne me permet pas de faire la séance initialement prévue demain, je remplacerai celle-ci par une séance au tapis, sans appui sur les chevilles. (et je ferai mon challenge planche sur les genoux. Na !) (je vous avoue être très, très vexée par cette trahison chevillière)
Cette loi du Make It Easy, je l'ai d'ailleurs appliquée également pour faciliter la tenue des habitudes liées à des minuteurs : les 2 minutes de rangement de Hot Spot, les 5 minutes de rangement, mais aussi les 25 minutes de Pomodoro.
Ce même principe du découpage en truc facile est d'ailleurs ce qui a permis au blog de ressusciter : décider que je n'allais pas me fixer un objectif de publier un article; mais juste une habitude de 5 minutes de blog / jour.
Cela se conjugue d'ailleurs avec un autre aspect souligné par notre ami James : la vitesse de prise d'une habitude a moins à voir avec le nombre de jours passés à la tenir qu'avec le nombre de fois où on l'a mobilisée : si on mobilise un comportement plus d'une fois par jour, ou au moins 1 fois par jour, il se "solidifie" plus rapidement qu'un comportement qu'on ne mobilise qu'une fois tous les 3 ou 6 jours.
Là aussi, j'ai réalisé après coup que cet aspect "Nombre de répétitions" avait aussi aidé à ma mise au sport : au départ je faisais 2 à 3 mini séances de 2 à 5 minutes pendant les vacances. En faisant cela, j'ai en fait appris à démarrer une séance de sport, à m'y mettre. Une fois le démarrage maîtrisé, la suite s'enchaîne avec vachement plus de facilité. La tentation d'arrêter une séance une fois qu'on est dedans est significativement moins forte que celle de ne juste pas se bouger.
Ca, c'est très utile pour venir limiter les effets de la culpabilité, vous savez, quand on n'a pas tenu son habitude. James Clear part du principe que rater une fois, c'est pas grave. Mais qu'il est important de ne pas sauter 2 fois d'affilée (toujours une histoire de câblage neuronal). Donc si hier on n'a pas fait X, on priorise le fait de le faire le jour suivant.
Parmi les autres leviers mentionnés par l'ami James pour Make it Easy, il mentionne des achats one shot : un investissement une fois, un retour sur investissement répété. C'est un de ces achats que le Challenge Sommeil suivi sur Habitica m'a poussée à faire : acheter des lunettes anti-lumière bleue pour diminuer l'impact du regardage de téléphone le soir, sur le sommeil / sa qualité. Je les mets après le dîner, elles me font un look d'enfer (Monsieur Bout rigole, mais je lui en ai pris une paire aussi donc on a tous les 2 des tronches de Télétubbies), et ont permis d'améliorer la qualité de mon sommeil.
Evidemment, du coup, si on veut perdre une habitude, eh bien, il s'agit d'AUGMENTER la friction. Rendre l'habitude plus compliquée. Mettre la télécommande dans une autre pièce par exemple, si on a une télé qui prend trop de place dans notre journée. Ou alors... devoir demander un mot de passe à son mari pour pouvoir déverrouiller l'accès à son appli de verrouillage de tél.
4. Make it Satisfying : rendre le machin Gratifiant, augmenter / assurer / rapprocher la Récompense.
Aaaaah celle-là est puissante aussi.
AtomicHabits souligne que le problème de la plupart des bonnes habitudes, c'est qu'elles sont un poil désagréables dans le présent, et contiennent leur récompense dans le futur. Alors que les mauvaises, elles, ont leur récompenses immédiates, et leurs désagréments dans l'avenir. Si je m'empiffre de Manner, j'ai le plaisir immédiat. L'effet sur ma santé et/ou ma capacité à rentrer dans mon pantalon vient en différé. Et notre cerveau est ainsi câblé qu'il privilégie énoooormément l'immédiat sur le long terme. C'est bien ce qui pêche dans nos comportements vis-à-vis des enjeux environnementaux.
Du coup, pour assurer qu'on va répéter un comportement, il est bon d'agir sur la récompense, pour que celle-ci se rapproche, qu'on en touche ne serait-ce qu'un échantillon dès qu'on fait l'action souhaitée, afin de boucler la boucle d'apprentissage du cerveau en mode "Ah, c'est cool ça, je vais refaire".
Un truc que nous avons a mis en place par exemple avec Monsieur Bout, sur le plan de nos finances : nous avons le souhait, à pas trop long terme, de passer dans une maison plus grande. Ce qui suppose de faire des économies. Ce qui n'est pas très gratifiant, n'est-ce pas : y a rien de gratifiant à ne pas dépenser.
Monsieur Bout, qui aimerait lui-même se remettre au sport, réfléchit actuellement à aussi virer de l'argent pour toute petite séance de sport faite;: ce serait rendre palpable l'investissement qu'il fait pour sa santé. (il n'est pas encore passé à l'action parce que lui, c'est déclencheur de motivation interne, et avec Monsieur Bout nous avons un modèle de déclencheur avec une looooooongue mèche d'allumage).
Dans les récompenses, James Clear inclut pas mal d'autres options... Il souligne notamment l'intérêt d'un
Cocher les habitudes, suivre, c'est associer un geste palpable à l'action, avoir un résultat visible immédiat, même si ce n'est qu'une case noircie. Une habitude tenue pendant une semaine, c'est une jolie série de cases ininterrompues. C'était déjà quelque chose qui contribuait au succès du Bullet Journal, à l'époque.
Et c'est cette partie du bouquin qui m'a précipitée tout droit dans les bras de l'appli de productivité qui a fait l'objet des 2 derniers billets. Au moment où j'ai découvert AtomicHabits, j'utilisais depuis peu une appli initialement destinée à un autre usage, mais que j'avais commencé à détourner pour suivre les nouvelles habitudes alimentaires que je cherchais à prendre suite à une autre chouette lecture (oui. Vous avez bien compris : avec ce billet que vous avez sous les yeux, qui clôt le teasing sur un bouquin, je commence à l'instant un nouveau teasing pour un autre bouquin. Quelle traîtresse !). Or j'avais constaté que ça m'aidait bien et... j'avais commencé à utiliser/détourner une autre fonctionnalité pour, justement, reprendre l'habitude des 2 minutes de rangement de HotSpot. Je constatais que suivre cela sur l'appli m'aidait bien à m'y tenir.
La lecture d'AtomicHabits est venue mettre des mots sur ce que j'étais en train de vivre, et du coup, m'est venue la question à 1000 dollars :
"Si cette appli, pas désignée pour au départ, me permet déjà d'avoir des résultats appréciables, ... quels effets aurait une appli faite exprès pour ?"
=> Gwen va dans son PlayStore, y tape "habit tracker", télécharge les 3 ou 4 applis qui lui semblent les plus appétissantes, les teste, en supprime certaines direct, en garde d'autres quelques jours, et dans le tas, tombe sous le charme d'Habitica qui demeure seule, et grande, gagnante.
Habitica, punaise, eh bien, chez moi, ça soutient chacune des 4 règles
Bref, autant vous dire que mon avenir n'a qu'à bien se tenir, car me voici bien armée : dans une main, les principes de réflexion avec Atomic Habits, dans l'autre, une appli qui se révèle souvent être un outil très adapté à la mise en musique de la réflexion enclenchée avec le bouquin.
Un espèce de cercle vertueux MONSTRUEUX, je rebondis de l'un à l'autre, et je vous quitte en vous chantant : "Aller plus haaaaaaut, aller plus hauhauhauhaaaaaaut".
(remerciez moi pas pour le Ohrwurm, c'est cadeau !)
Hop, rapide billet au milieu de ceux de ma série en cours "domptage de smartphone".
Pour vous pousser dans des abîmes de dépenses. Ou pas.
Depuis quelques semaines, j'ai refait ma déco. Enfin, non, de toute manière, moi la déco c'est pas trop trop mon fort. Disons plutôt que j'ai acquis un matériel qui peut avoir des avantages décoratifs mais qui, surtout, a des avantages pratiques monstrueux pour noter et afficher tout ce qu'on peut avoir besoin d'avoir sur une/toute surface verticale.
Au départ, tout a commencé avec le décès de notre frigo. Celui-ci, dans la joie de nous revoir au bout de 6 semaines de vacances, a rendu l'âme après moult années de loyaux services, et j'en ai profité pour changer de modèle afin d'en prendre un qui ait le compartiment congélateur en bas et non en haut. Parce que c'est tellement plus confortable, me l'avait rappelé l'appart en location dans lequel nous avons passé une semaine en Bavière cet été. Si ce n'est que comme la hauteur de frigo disponible est limitée par l'agencement de notre cuisine (il y a des placards au-dessus), le choix était restreint et donc LE modèle qui nous convenait n'existait qu'en gris alors que l'ensemble de notre cuisine est en blanc et bois.
Ca faisait tâche. J'ai pensé à chercher de la peinture blanche pour surface métallisée m'enfin, hein, nos chances de faire quelque chose de propre de nos petites mains étaient quand même assez faibles.... Mais c'est là qu'a germé une idée, ou plutôt: que je me suis souvenu de quelque chose que j'ai découvert en animation chez des clients, au départ, et qui allait pouvoir recouvrir le gris en un tournemain. Mais... pas que.
Car j'ai une confession à vous faire : quand dans le cadre de ma vie pro je suis en animation collective, je suis une fétichiste des paperboards. Selon le type d'intervention, j'en réclame parfois jusqu'à 4, de manière à pouvoir faire réfléchir les pauvres participants, noter des choses, faire des schémas, rebondir et faire des liens entre ce qui est noté sur l'un et ce qui est noté sur un deuxième, bref. Une fétichiste.
Du coup, l'un de mes clients a investi dans l'arme absolue : du papier électrostatique, qu'il sort à chaque fois que je viens.
C'est quoi du papier électrostatique ?
Ce sont de grandes feuilles blanches qui vont se coller toutes seules sur n'importe quelle surface lisse :
Elles vont se coller toutes seules. Sans rien. on les caresse et boum. On les caresse un peu plus fort si on tient à ôter d'éventuels plis disgracieux. Elles tiennent super bien. Et se décollent tout aussi bien, puisque... y a pas de colle, c'est juste l'électrostatique, donc on chope un coin, on tire et zou, c'est fait. Puis on les recolle ailleurs si on veut. Et on les décolle. C'est absolument kiffant.
Que fait-on avec ces feuilles blanches ? Mais ce qu'on veut, ma bonne dame !
Mais ce n'est pas tout ! Je ne l'avais pas réalisé en animation, mais je l'ai constaté par hasard lors de mes premières utilisations à la maison: l'effet électrostatique étant contagieux, tout papier que vous plaquerez sur votre feuille y tiendra sagement sans le moindre aimant (vous savez, ceux qui se font happer par votre houppelande au passage - celle que vous portez sur vos robes de bal -, qui tombent et glissent sous le frigo, ou disparaissent dans les poches du petit dernier), ni punaise, patafix, scotch. Sans effort, vous plaquerez vos papiers, sans le moindre geste superflu, vous les retirerez. C'est absolument magique.
Les feuilles sont très grandes, donc une seule a permis d'aller recouvrir la porte du frigo. Mais... elles se découpent, donc j'en ai mis ailleurs, en découpant 1 même feuille en supports de dimensions adaptées aux surfaces concernées.
Du coup, voyez-vous, chez moi, nous avons :
Sur les feuilles plaquées sur la cloison de placard à côté, recoupé aux bonnes dimensions, nous avons
Je n'ai pas encore pris le temps de découper une autre feuille pour aller la coller sur le pan de mur à côté de mon bureau. Histoire d'y noter des trucs rapidos ET d'y coller le papier-que-je-vais-chercher-partout-après (vous savez ? le fameux !). Ca ne tardera plus, car c'est tellement l'éclate ce truc !
Voilà voilà, c'est tout simple mais c'est absolument magique et ça se prête à plein de détournements; évidemment que du temps où nos murs étaient régulièrement victimes des talents artistiques de la petite E., ça nous aurait épargnés bien des misères avec une facilité déconcertante. Si vous succombez, venez raconter tous les usages merveilleux que vous aurez trouvé à ces bijoux.
Voici celles que j'ai prises, elles arrivent sous forme d'un rouleau de 20 qui se glisse n'importe où dans un coin, amusez-vous bien, 20 feuilles, a priori, ça vous dure jusqu'à la retraite si vous utilisez de l'effaçable.
Evidemment, si en fait de votre côté, vous utilisez ça depuis des lustres, vous avez tout à fait le droit de me toiser d'un air dédaigneux.
M'en fiche, moi, j'ai un nouveau jouet.
Et puis j'ai sur
le feu le prochain billet, celui sur mon appli-de-malade n°2, alors rien ne peut m'atteindre.
Il est difficile de résister à cet espèce de gigantesque aimant qu'est un smartphone. Très difficile pour moi en tous cas. (si vous vous sentez concernés, hop, la suite est pour vous. Sinon, vous pouvez quand même la lire, parfois ça fait du bien de confortablement regarder d'autres se débattre dans un problème, que, pour une fois, on n'a pas).
Et j'ai fini par admettre que l'énergie que ça me prend
gagnerait vraiment à être investie ailleurs. Vraiment. Vraiment vraiment. Au point qu'il devenait rentable de mettre de l'énergie dans une réflexion sur le comment.
Du coup, à un moment, je suis tombée sur l'idée des appli de blocage et ça m'a semblé pouvoir représenter une solution efficace. En effet, avec un bloqueur d'appli, à qui on dit quand et combien de temps nous donner (ou pas) accès à notre téléphone / certaines applis, on a recours à l'aménagement de notre environnement (ici, de notre smartphone), pour que celui-ci favorise ce qu'on veut faire / empêche ce qu'on veut limiter, sans utiliser notre volonté.
Laquelle se retrouve donc disponible pour autre chose, tant mieux ! Les occasions ne manquent pas qui nécessitent de la volonté, et l'enjeu pour moi est d'en conserver des stocks, plutôt que de les épuiser à contrer les assauts répétés de mon smartphone.
Le souci, c'est que les premiers bloqueurs que j'ai testés n'ont pas forcément été efficaces.