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lundi 20 septembre 2021

Chouette jouet pour bébé, bambin, et plus - J'ai testé le Busyboard

Grande première aujourd’hui : mon premier article « suite à partenariat » !

Bon, faut dire, je ne courais pas grand risque : pour tout avouer, je lorgnais déjà sur ce dont je vais vous parler bien avant la naissance de notre H. ; mais je me disais « Oh, oui, ça peut être bien aussi pour des plus grands, mais bon, pas indispensable non plus, donc ce ne serait pas raisonnable. » (or je suis quelqu’un de très raisonnable. Si si. Tout au fond de moi-même)

Et puis un matin de ce printemps, un neurone à moi s’est rallumé et j’ai réalisé que ça y était, avec H. j’avais l’alibi paaaarfait pour tester enfin. Du coup, je suis rentrée en contact avec Lauren au sujet de ses magnifiques Busyboards, car je n’avais aucun doute sur le fait que je serais ravie d’écrire un article à leur gloire. Ce que je fais aujourd’hui, après  2 mois d’utilisation trèèèès appréciée.



What is a Busyboard ?

Bon déjà, le concept, pour la maman d’un F. passionné de trucs pratiques, avait tout pour me taper dans l’œil : une planche en bois sur lequel sont fixés différents objets fascinants pour un bébé / bambin / jeune enfant. Sur le principe, ça se rapproche de la fameuse planche à verrous qui a captivé F., et charmé E. . Avec 2 différences : 

  1. Les objets en question sont bien plus variés que des systèmes de fermetures et 
  2. C’est à nous de choisir ce qu’il y a dessus (dans un menu très large), et donc de concocter à notre enfant un mix au plus près de ses intérêts.

3ème différence (ben oui, j’en annonce 2, logique !) : fabrication française par une maman qui en a fait son activité pro.

Il s’agit donc d’un support permettant de proposer à son enfant le libre accès à des objets absolument passionnants pour lui, y compris le genre de machin qu’on lui retire des mains en permanence en temps normal : une prise électrique ou une calculette.

A noter : ce genre d’équipement 

  • est inspiré de la pédagogie Montessori dans le sens qu’il propose à l’enfant des objets du quotidien, lui permettant de les manipuler autant qu’il le souhaite (dans l’esprit des cadres d’habillage, par exemple), 
  • mais s’en écarte en proposant plusieurs objets disparates, aux fonctions différentes, en même temps. 
Les puristes Montessori pourront donc être scandalisés par un tel sacrilège. Cependant, une fois aspergé d’eau bénite, le résultat est vraiment chouette, il suffit de garder à l’esprit que l’objectif visé diffère puisque la maxime montessorienne de « une seule chose à la fois » vise à la concentration et la répétition, là où le principe d'un Busyboard est "simplement" que l'enfant soit occupé longuement et de manière intelligente, et donc avec un Busyboard l’enfant pourra éventuellement être distrait de ses efforts sur la fermeture éclair par l’attrait du boulon à visser juste à côté. 

Voilà, une personne avertie en vaut 2 ! (je viens de doubler le nombre de lecteurs du blog.)

 

Comment ça se passe ?

Eh bien, c’est bien marrant, parce que le principe est donc d’avoir le choix.

Sur le site monbusyboard.com, on choisit

  • le format : 
    • lambda (carré, 40X40, 10 éléments) 
    • ou de voyage (rectangle, 20X40, 6 éléments). 
    • J’en ai reçu un de chaque pour H. sachant qu’il existe aussi un format XL, plutôt pour la collectivité / les ass mat ; ça fait rêver… et ça m’a subitement remis en mémoire une grande plaque de ce style accrochée à un mur du jardin d’enfants franco-allemand où F. allait occasionnellement lors de nos derniers temps strasbourgeois. Cette sublime planche avait grandement contribué à séduire ledit F. 
  • la couleur du support (lui-même en bois): large choix, c’est assez jouissif aussi. On peut aussi prendre l’option de faire figurer le prénom de l’enfant
  • et enfin, l’ultime plaisir : on fait sa sélection parmi les 35 éléments proposés.

Une étape que Monsieur Bout et moi-même avons réalisée ensemble avec beaucoup de plaisir.

Notre couple a survécu à des débats houleux (fallait-il privilégier l’interrupteur à bouton ou à manette, hein ? sujet capital qui divise les foules), et nous sommes également bien complétés dans l’identification des meilleures options. 

Ainsi certains objets font du bruit (boîte à musique, sonnette de vélo), et j’allais spontanément les exclure, mais c’est Monsieur Bout qui a tenu à ce que le format voyage ait une boîte à musique (« Quand je conduis, je suis prêt à TOUT, tant que y a pas de hurlements » - spoiler : il n’a pas regretté), et s’est montré ouvert à l’inclusion de la sonnette de vélo sur le format normal. De toute manière, comme j’en profitais aussi pour offrir, sur mes propres deniers cette fois, un 3ème Busyboard à destination de mon filleul, héhé, j’ai eu le champ libre pour composer celui-ci (na).

Mon conseil serait d’ailleurs de prendre le temps de visionner certaines des vidéos de la page FB par exemple : c’est l’une d’elle qui m’a révélé l’intérêt d’associer gros boulon et petite trousse à fermeture éclair : on y voyait l’enfant dévisser l’écrou et aller ranger celui-ci dans la petite trousse, pile poil aux bonnes dimensions. Ça n’a pas raté : j’ai fait la démonstration, H. a trouvé ça très intéressant, et peut maintenant passer 10 minutes à faire naviguer l’écrou de sa vis à la petite trousse et retour (et moi le même temps à fondre en l’observant #mamangaga).


Ensuite, y a pu qu’à attendre son colis (oui, y a du délai, car Lauren a un carnet de commande conséquent ; vaut mieux anticiper pour les anniversaires !) puis à aller le chercher en salivant.

 


Verdict d’utilisation au bout de 2 mois


  • C’est très efficace en termes d'occupation intelligente de l'enfant.
En ce qui nous concerne, les nôtres sont arrivés juste après l’accident à la main de Monsieur Bout alors autant vous dire que j’ai eu largement le temps de les bénir, car main de Monsieur Bout HS = incapacité totale de Monsieur Bout de gérer H. = Monopole de la Gwen sur la gestion du H . = Gwen bien contente de pouvoir occuper durablement son fiston sur quelque chose pour vaquer à ses occupations.


  • Car une chose est sûre : l’effet sur l’enfant est immédiat, durable, et s’étend à un public considérablement plus large que celui visé. 
E. et F. manipulent volontiers les Busyboards pourtant conçus pour H., et le Busyboard de voyage, emporté avec nous pendant les vacances, a également conquis mes neveux. Même effet concernant celui de mon filleul ensuite : ses 2 frères et sœurs ainsi que F. et E. ont tous passé de longs moments dessus. Je m’attendais à ce que, passé l’attrait de la nouveauté, les grands se lassent vite, mais non ! (je vous préviens, ça peut occasionner des incidents diplomatiques).



  • C’est joli tout plein, et en fait, ça fait un truc occupant bien l’enfant mais facile à ranger. 
Franchement, je ne m’attendais pas à ce constat, mais ça fait partie des jouets qu’on peut laisser dans le salon sans que ça fasse désordre. Ce qui finit par prendre son importance quand on commence à en avoir marre des duplos éparpillés partout (ce qui est clairement le cas de Monsieur Bout, et le fait que les Busyboards aient droit de cité incontestable dans le salon en dit long sur leur aspect!). 
Les finitions sont soignées, Lauren s’efforce d’assortir les coloris des différents éléments, le résultat est franchement esthétique. 
D’une certaine manière, ça m’a rappelé ce que j’écrivais (de si drôle) il y a longtemps sur l’arc-en-ciel Grimm’s : c’est presque un objet déco ! Monsieur Bout a eu la clairvoyance de suggérer de prendre le format standard dans une couleur assortie à notre salon et franchement… Monsieur Bout est un génie.

Objets déco embellissant salon (nouvellement réaménagé, rappelons-le !)


Remarques annexes

  • Le truc intéressant est aussi qu’on peut vouloir faire un Busyboard proche des intérêts actuels de l’enfant (auquel cas on va peut-être devoir succomber et en rajouter un 2ème plus tard – non parce que l’enfant se sera lassé, mais pour lui proposer aussi des trucs plus complexes – ooh zut), ou mixer des choses qui lui plairont à différents moments
Dans tous les cas, j’ai observé que pour chacun de ses 2 Busyboards (présentés de manière différée pour des raisons stratégiques #jegardedescartesdansmamanchepourleslongstrajetsenvoiture #santémentaleduparentconducteur), H. a d’abord été captivé par certains éléments, puis en a découvert d’autres, avant de finalement commencer à explorer certains plus complexes. Ainsi, ce n’est qu'au bout d'un mois qu’il s'est mis à manipuler vraiment le boulon… et je suis bluffée de la rapidité de ses progrès ! Pareil, il commence à savoir utiliser la sonnette de vélo et se montre très étonné et content de lui à chaque fois qu’il réussit à l’actionner.


  • Ce qui est drôle, par ailleurs, c’est qu’on a beau avoir mis tous nos soins dans le choix des éléments, en anticipant l’intérêt que ceux-ci vont avoir pour notre enfant (que nous connaissons mieux que quiconque, zut !), eh bien, justement, zut : nos prévisions se sont révélées assez nulles. Par exemple
    • nous avions inclus une mini-ardoise magique en pensant qu’elle serait cool mais pour plus tard. Que nenni ! H. a très très vite accroché et l’adore. Lui filer son Busyboard de voyage sur sa chaise haute en lui collant le stylet de l’ardoise magique dans la main pendant que je bâcle fignole la préparation du repas est une excellente recette pour avoir du calme (et pour le coup c’est un élément dont l’attrait exercé sur les plus grands est tel que nous avons du restreindre son utilisation par ceux-ci ; parce que sinon, la pauvre ardoise magique serait déjà morte – ben oui, c’est pas fait pour être un champ de bataille en mode « Moahdabor ! Nancémoahkifé ! »)
    • Nous étions certains que la prise électrique ferait fureur, mais pour le moment, pas tellement. En revanche, mon filleul s’est jeté dessus.
    • Et j’ai regretté de ne pas avoir mis de calculette sur les nôtres quand j’ai vu avec quelle expression de profonde satisfaction H. tapotait sur celle de mon filleul.
    • Nous avons inclus un labyrinthe à billes magnétiques et le concept est effectivement encore trop compliqué pour H. … ce qui ne l’empêche pas de s’éclater avec, en fait : il a repéré avant nous que le stylet aimanté était attiré par les vis qui maintiennent l’élément en place, et s’éclate donc à positionner le stylet à la verticale sur ces vis.


Coté coups de cœur

J’ai béniiiiii l’inspiration de Monsieur Bout concernant la boîte à musique puisque, main HS de Monsieur aidant, c’est finalement MOI qui ai assumé la totalité des trajets de la première partie des vacances, alors j’ai eu l’occasion de l’apprécier, l’effet calmant de la boite à musique ! Sachant que H. ne réussit pas encore à bien la manipuler, mais que du coup, eh, on a fait coup double sur la route : il y avait toujours un grand trop content de l’actionner pour apaiser un petit Bout.

Plus globalement, j’ai trouvé l’idée du format « voyage » vraiment lumineuse. Le format normal est génial pour la maison, mais un peu encombrant pour la voiture, nous l’avons donc laissé chez nous pendant les vacances. Le format voyage nous a accompagnés sans nous encombrer pendant un mois complet de trajets nous emmenant dans 8 endroits différents, et il a largement justifié sa présence, que ce soit par les précieux moments de calme sur la route, ou par sa capacité à occuper H. sans avoir besoin de trimballer une salle de jeux complète dans nos différents points de chute.

Enfin, mon préféré : le handspinner, franchement, quelle idée de génie ! Non seulement H. adooooore, non seulement le seul bruit du handspinner qu’on fait démarrer suffit à le détourner de pas mal de méfaits choses et à le faire accourir, mais en plus, ça a le même effet sur les grands. Tout bénef.



Moralité : en écrivant ce billet je réalise que H. étant un numéro 3, nous nous sommes montrés, depuis avant même sa naissance, trèèèès réticents à tout nouvel achat : la maison déborde déjà de matos pour enfants, au secours ! Mais ces Busyboards ont incontestablement su montrer l’intérêt de faire une exception. 
Ce que cette nouvelle rentrée vient confirmer puisqu’ils commencent déjà à aider Monsieur Bout à relever un défi de l’année : faire IEF pour F., avec un H. de 17 mois, remonté à bloc, dans les pattes…



lundi 21 janvier 2019

Réflexes archaïques : quand certains soucis viennent de loin...

Depuis de longs mois, je voulais venir vous parler d’une découverte bien utile chez nous : les réflexes archaïques, la manière dont les problèmes liés à leur intégration peuvent nous pourrir la vie (du fait qu’ils compliquent celle de nos enfants)… et, accessoirement, la manière dont, du coup, le traitement du problème peut venir soulager tout le monde.

Réflexes archaïques ? 
Le mot vous dit peut-être plus ou moins vaguement quelque chose. 
Vous verrez tout de suite de quoi il s’agit si je vous rappelle ce moment, quelques minutes après la naissance de votre bébé, où le médecin s’est amusé à le faire marcher. Eh bien c’est ça, un réflexe archaïque (on trouve aussi le terme de "primitif") : ce sont des mouvements réflexes déjà préprogrammés chez le nourrisson / le bébé. Ceux-ci ont leur raison d'être, ils servent à quelque chose, mais doivent aussi disparaître, à un moment, au profit d’autre chose.

Il en existe de très nombreux, et chacun d’eux à son importance.

Par exemple, le fait que les bébés aient toujours le poing fermé en constitue un aussi : ce réflexe d’agrippement est utile (il permettait notamment au bébé singe de s’agripper au pelage de sa maman) mais il doit laisser la place à un véritable contrôle de la main, une main capable de se fermer puis de s’ouvrir volontairement, pour développer une véritable préhension.
Le souci est que chacun de ces réflexes peut connaître un défaut d’intégration, lequel peut alors être à la source de petits ou gros soucis. 
Par exemple, un défaut d’intégration du réflexe d’agrippement peut être à la source de soucis en motricité fine, et, au hasard, expliquer pourquoi un enfant tient mal / trop fort son crayon, donc écrit mal ou, alors qu'il écrit bien, n’aime pas écrire car écrire lui demande un effort disproportionné…

En ce qui me concerne, j’avais déjà entendu parler de ces réflexes par différents canaux, je m’étais vaguement dit que peut-être il faudrait explorer cela, mais… sans le faire. 
Je ne me suis vraiment intéressée à la chose que ce printemps, quand je me suis posée plus de questions en étant confrontée à un F. qui continuait à mouiller systématiquement son lit. J’ai réalisé qu’avant de me détendre et de me dire « ça viendra », j’avais besoin de quand même m’assurer que nous ne passions pas à côté d’un obstacle physique empêchant cette évolution de se faire naturellement.
J'ai alors autour de moi vers qui je pouvais me tourner pour vérifier ce point, et c'est à ce moment qu'on m'a conseillée de m'orienter vers une démarche d'intégration des réflexes archaïques.

Car oui, ces fichus réflexes, et leur intégration plus ou moins réussie, peuvent influer sur énormément de choses
  • problèmes de motricité globale, d’équilibre (difficultés avec le vélo par exemple), 
  • motricité fine, 
  • énurésie, 
  • hypersensibilité physique et/ou émotionnelle, 
  • gestion des émotions en général,…

Or de très nombreux facteurs peuvent avoir gêné l’intégration d’un ou plusieurs réflexes (certains étant identifiables, d'autres non) et parmi eux, la prématurité et la naissance par césarienne. Pour F., double check.

C’est donc ce soupçon qui m’a poussée à aller consulter : dans les différents domaines qui pouvaient être concernés, je voyais avant tout cette histoire d’énurésie, je me disais que l’aspect émotionnel pourrait aussi en bénéficier, et puis bon, justement, cette histoire de motricité fine…
Avec un F. qui à presque 5 ans gribouillait plus souvent qu’il ne coloriait ou ne dessinait, ça pouvait aussi valoir le coup de regarder, hum ?


Moralité, chez nous 
  • pas de mouvement côté énurésie (sur le coup, en tous cas - c'est marrant que pile au moment où je ponds ce billet, des choses bougent…), même si la praticienne a confirmé qu’a priori elle repérait effectivement des blocages sur ce plan-là. 
  • Au niveau émotionnel, elle a vu un tas de choses, mais si, peut-être, de premiers changements ont été notables au départ, ils ont vite été anéantis par notre premier raté mamie-au-pairesque (oui oui, celui qui vous a tant fait rigoler). Et même si nous avons continué la démarche après départ de l’élément perturbateur, cela n’a pas / plus porté de fruit particulier. 
  • En revanche, le truc époustouflant fut la motricité fine / le graphisme. 
    • F. coloriant pour la 1ère fois DANS les traits
      En l’espace de 15 jours, mon garçon qui, à presque 5 ans, ne coloriait pas ni ne dessinait, s’est mis à colorier (ou à essayer de) entre les lignes, à dessiner, et à essayer d’écrire (lui qui commençait à lire mais pas davantage). Par écrire, j’entends ne plus se contenter d’essayer de repasser des lettres (ce qu’il faisait de temps à autre), mais bien de vouloir les tracer en toute autonomie. 
    • Et l’aspect « maintenant que je peux, j’y prends plaisir » était vraiment évident : toutes ces activités sont devenues très prisées, et le temps que F. passe dessus a cru de manière exponentielle. 
    • Au point, d’ailleurs, que quelques semaines après sa première rentrée des classes, lors d’un premier bilan fait avec ses éducatrices Montessori, celles-ci m’ont dit que F. était « plutôt avancé en graphisme ». J’ai souri finement. 
  • Je ne sais par ailleurs pas exactement à quoi attribuer les progrès constatés également au niveau concentration : l’école, d’autres démarches que nous avons eues avec lui, ou celle-ci ? Dans tous les cas, je ne m’en plains pas.

Bref, si le travail sur les réflexes archaïques n’a, chez nous, pas porté tous les fruits espérés (certains parents évoquent un enfant complètement apaisé après... je voulais bien, moi !), il a néanmoins très clairement été porteur de changements, et je ne peux que vous inciter à vous pencher dessus. Ça peut rapporter gros.

Concrètement, vous pourrez creuser ici pour plus d’informations sur les domaines que ceux-ci peuvent impacter.

Ensuite, il s’agit d’aller voir un professionnel formé. 
Cette approche peut être pratiquée par différents professionnels, généralement du monde médical / paramédical, approche que ceux-ci auront intégrée grâce à une formation complémentaire. Chez nous c’était une infirmière puéricultrice, chez une copine une podologue, … des ostéopathes, des sophrologues ou des psychologues pour enfants s’y intéressent… 
Encore assez méconnue, cette approche se développe, le mieux est de faire marcher le bouche-à-oreille !

Comment ça se passe ? 
Généralement, un nombre assez réduit (2 à 4) de séances va être suffisant, car l’essentiel du « travail » ne se fait pas en séance mais à la maison
  • Durant la première séance l’enfant est manipulé afin que le professionnel puisse repérer les zones concernées par un blocage, puis le professionnel va manipuler l’enfant de manière plus ciblée pour lui faire traverser l’étape qui a été mal intégrée. 
  • En complément, il nous donne de petits exercices physiques (des mouvements simples) à faire avec l’enfant pendant 5 à 10 minutes tous les jours, pour travailler sur un point précis. 
Là où on se dit que la Nature est belle, c’est qu’une fois que ce blocage est dépassé, l’enfant rattrape tout son « retard » très rapidement : il traverse de manière accélérée toutes les phases de développement de la compétence bloquée.

En ce qui me concerne, j’ai été impressionnée par l’efficacité fulgurante de cette approche sur la motricité fine, et j’ai apprécié la complémentarité de cette manière de faire avec d’autres démarches. Ainsi, quand nous y sommes allés, nous avions terminé peu de temps avant un accompagnement plus basé sur la parole, j’étais contente de pouvoir continuer à aider F., mais sans rempiler directement sur du verbal : c’était vraiment le moment de passer aussi par le biais du corps.


Cette approche étant encore bien trop peu connue, n’hésitez pas à creuser, à partager aussi… et à venir raconter si il y a lieu !

mardi 11 septembre 2018

4 activités pour développer le repérage dans l’espace (3-6 ans voire +)

Le repérage dans l’espace constitue une compétence intéressante à développer chez son enfant : elle contribuera notamment à 
  • l’écriture, 
  • la géométrie,
  • la géographie, 
  • et puis, tout bonnement, hein, la capacité de l’enfant à se situer dans son monde, à percevoir et ordonner son environnement.

Voici 4 activités sympa tout pleins à partager avec son enfant (mais il peut aussi, peu à peu, les faire seul), permettant de développer cet aspect (et bien d’autres en parallèle).


1. La reproduction de petites mises en scène avec des cubes / équivalents

J’avais trouvé l’idée chez Clotilde et elle m’avait séduite : hop, on prend des cubes, des animaux Schleich, des personnages en bois (on peut aussi faire avec des Playmobils mais attention, il vaut mieux dans un premier temps préférer des figurines un peu stylisées, afin que les détails des figurines ne viennent pas perturber l’enfant ou l’activité)

On les place sur une surface neutre, dans différentes configurations, on prend en photo, et zou, à l’enfant de reproduire chacune des configurations. On en profite alors pour verbaliser avec lui le vocabulaire qui permet de localiser : en dessous, entre, dessus, derrière, etc.

Impec. 
Je crois que certains de mes craquages Action ont même été justifiés par le fait que les petits machins achetés allaient magnifiquement bien se prêter à l’exercice.

Mais… l'heure des aveux est venue : je n’ai jamais pris le temps de faire tous ces petits montages, de les photographier, de les imprimer, de les plastifier (à noter que Clotilde, encore elle, est plus intelligente : elle fait tirer cela directement sur papier photo et s’épargne ainsi la plastification / découpe).

Bref.


Du coup, les 3 activités suivantes ont été, comme la plupart de ce que je propose à mes enfants, achetées, puisque, encore une fois, du fait de mon enthousiasme pour les travaux manuels juxtaposé à mon manque d’imagination, faire appel à ma CB constitue à peu près le seul biais qui me permette de proposer des activités un peu élaborées à ma progéniture
Mais évidemment, ceci étant une constante, je suis attentive à ce que le coût demeure faible, bicoz sinon, bonjour le budget IEF.



Acheté il y a déjà longtemps, ce jeu est simplissime : des petits triangles et des losanges de 6 couleurs différentes. Au départ l’enfant (et l’adulte) les positionne un peu n’importe comment. 
A à peine 3 ans, le défi pour F. était déjà de réussir à remplir la base hexagonale, en positionnant des pièces de forme adaptée, et de dimensions petites : excellent exercice de motricité fine ! Puis l’envie de mettre de l’ordre dans tout ça, et de suivre les modèles proposés, a fait surface.

Petit jeu, vite emporté, en bambou agréable à manipuler. Il a aujourd'hui toujours autant de succès !
Bien évidemment, il se rapproche des célèbres attrimaths, que nous avons aussi (mais dans la salle de classe) : le principe de ce jeu est cependant légèrement différent : il s'agit là de remplir tout l'espace, et avec seulement deux types de formes différentes.



Ce petit jeu est arrivé chez moi par hasard. Il vient de chez Smart Games, un éditeur de jeux découverts au sein du milieu IEF, et qui, de ce que j’ai pu en voir, a une fâcheuse tendance à sortir des jeux extrêmement intelligents.

Bref, quand j’ai vu ce machin à 4€ dans l’Emmaus le plus proche de notre nouveau chez-nous, mon sang n’a fait qu’un tour, mon porte-monnaie aussi, et zou, à la maison.

Je n’ai pas regretté, F. adore (E. aussi, mais pour le moment chez elle c’est plutôt la manipulation un peu dans tous les sens des différentes pièces aux couleurs si attrayantes qui la fait marrer.

Ce jeu est fichtrement bien fait, car fichtrement progressif.
  • Le niveau 0 du jeu, c’est déjà de reproduire les figures proposées avec les pièces dont chacun a une forme différente : je dis niveau 0 car le principe est de réussir à compléter la figure, mais pour un enfant autour de 4 ans, ne serait ce que repositionner les pièces telles que sur le modèle sollicite très fortement la capacité à se repérer dans l’espace / lire un plan et le reproduire.
  • Ensuite, il s’agit de compléter, et donc, en plus de reproduire, il faut se représenter les choses dans l’espace ; et bien entendu, au passage, la logique est très fortement sollicitée
  • Les défis proposés sont de plus en plus complexes et très honnêtement, pour moi dont les compétences sur ce point sont assez limitées, j’ai bien apprécié cette progressivité car cela m’a permis, à moi aussi, d’avancer pas à pas et de franchir différents niveaux de difficulté
A noter : ce jeu combine repérage dans l’espace en 2D, et en 3D : les pièces permettent également de former une pyramide à base carrée. C’est sacrément coton, mais ça passionne les foules (la mère, et les gosses ; pour ces derniers, c’est encore trop complexe : on en demeure au niveau 0, et encore, la reproduction des plans demande parfois encore un peu d’aide ; mais quel enthousiasme chez tout le monde quand, magie magie, sous mes doigts hésitants et balourds une jolie pyramide se constitue)

Yep. J’avoue sans complexe : sous prétexte de permettre à mon fils de développer sa capacité à se repérer dans l’espace (une sainte entreprise, vu mon niveau pitoyable à ce niveau ; 3615 nana capable de se perdre dans à peu près n’importe quel endroit, et pas fichue de se garer correctement, ni forcément d’éviter de se cogner quand elle passe une porte – notez le « 3615 machin » ; ça fait sooooo vintage !), moi : je m’éclate.

(il m’arrive même d’y jouer toute seule, sans même le prétexte de la présence de F. Nan, c’est juste une séance de préparation pédagogique, chéri…)



(warning : comme je viens de perdre toute crédibilité avec ce que j’ai raconté en point 3, je tente de faire diversion en vous précipitant dans un abîme de consommation ; pour cela, un allié de choix. Je sors le gagnant du célèbre jeu « qui veut gagner des millions – sur le dos des familles IEF » : j’ai nommé le summum de la tentation : les éditions Usborne)

Donc :


4. Les cahiers de mosaïques Usborne

Comme d’hab, ce n’est pas tellement ma faute, c’est ENCORE une nana sur un groupe IEF qui a attiré mon attention sur le fait qu’il y a avait de nouveau une vente privée, et bon, voilà.

F. s’amuse depuis un bout de temps sur ce cahier, vraaaaiment très sympa. Avec un tas de petites gommettes de forme carrée, et d’inspirants modèles, on reconstitue, en s’aidant des quadrillages des petits (et gros) animaux vraiment craquants. (on pourrait aussi les inventer en « brodant » sur les modèles, mais pour le coup c’est encore hors de la portée de F.)

A la capacité à se repérer dans l’espace, se lie donc aussi la motricité fine. L’avantage étant que globalement, il n’est pas non plus nécessaire que les gommettes soient parfaitement bien positionnées pour que le résultat soit gratifiant, donc l’exercice reste motivant pour un enfant assez jeune, même si il a encore tendance à positionner certains carrés de travers.

A l’arrivée les animaux sont vraiment chouettes, et j’apprécie, en bonne vieille radine, la GROSSE quantité de gommettes, qui permet donc de jouer looooonguement avec avant de les avoir épuisées. 
Ces gommettes sont dites repositionnables, donc en théorie on peut même prolonger le plaisir en défaisant et refaisant / tentant de nouvelles variantes. Sur ce dernier point je serais plus prudente : j’observe que les gommettes, une fois collées et décollées, adhèrent quand même moins bien / se soulèvent sur les coins voire risquent de s’absenter. Mais bon, rien qu’avec une seule utilisation, on a de quoi faire.

A noter : j’ai proposé en premier un album permettant de constituer des animaux, mais 
  • j’ai également en stock un album selon le même principe, permettant de constituer des fleurs. Celui sur les animaux m’a semblé plus susceptible d’attirer F., je proposerai celui sur les fleurs ensuite, maintenant que F. s’est bien approprié le procédé, et que celui-ci lui plaît.
  • Et puis j'ai encore craqué sur une vente privée, depuis, et donc j'ai aussi celui sur les dinosaures qui va arriver sous peu... 
  • (et celui sur les châteaux-forts aussi. Je crois. Pas taper !)


Là encore, franchement, je trouve l’activité vraiment chouette et je lui piquerais bien le machin pour m’amuser avec dans mon coin (et notamment, justement « broder à partir des modèles »). Mais bon, voilà, sur ce coup j'aurais un peu mauvaise conscience de lui ôter cette activité agréable qui, au contraire du numéro 3 n'est pas inépuisable, alors, je résiste à la tentation. Héroïsme maternel quand tu nous tiens. Je suis dispo si vous souhaitez que je pose pour une statue.


Voilà : maintenant vous n’avez plus aucune raison valable pour que votre progéniture termine aussi incapable de se repérer dans l’espace que la nana qui gère ce blog. 
Aucune.

Je vous prie d’accepter, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

lundi 9 juillet 2018

Point - progression en mai - juin 2018

Allez, c'est la fin de l'année ! Je la termine sur les rotules, les dernières semaines ayant été particulièrement éprouvantes, avec beaucoup, beaucoup de choses à gérer et mes cafouillages mamie-au-pairesques pour fluidifier le tout.

Les enfants, en plus de souffler, l'une 3 bougies, l'autre 5, ont quand même réussi à apprendre des trucs. Étonnant, non ?;-)


Concernant la Bébounette, je note surtout 
  • de longues séances avec les lettres rugueuses
    • elle en maîtrise une bonne quinzaine au minimum, et gère les associations avec les images fournies dans notre coffret
    • Elle est à fond, se concentre volontiers, et j'avoue que je me dis que les séances d'IEF juste avec elle, l'an prochain, vont être bien faciles. (Vais-je déchanter ? Je m'en fous. Peut-être même auriez-vous une expérience de Numéro-2-super-simple-à-gérer-en-IEF-jusqu'à-la-scolarisation-de-l'aînê-et-là-ce-fut-l'enfer à partager ? Grand bien vous en fasse, mais surtout, surtout : gardez-la pour vous ! Pour le moment, j'ai besoin d'avoir des illusions)
  • été = sandales = la Bébounette sait désormais faire et défaire ses boucles de chaussures (c'est bien pratique). Notons que le Bébou ne sait pas en faire autant, mais que ses boucles à lui sont un poil plus dures et plus difficiles à atteindre.
  • Pour ses 3 ans, nous lui avons acheté un vélo-de-grande pour prendre la suite de la draisienne, mais pour le moment les progrès sont discrets. C'est aussi du au fait que l'environnement est moins favorable que du temps où nous entraînions son frère : exit les longues allées plates de notre parc strasbourgeois, notre impasse privée est en pente et cela complique les choses... (à la fois pour elle, et pour moi, parce que franchement, c'est crevant)


Concernant le Bébou
  • le plus remarquable est sans conteste : d'énormes progrès en motricité fine (qui ne se sont pas produits par hasard : je vous dois un billet sur les réflexes archaïques et leur intégration)
  • du coup, nous avons un F. qui, enfin, essaie et réussit à colorier "sans dépasser", qui a plus dessiné (et non gribouilllé) en 2 mois que les 2 années précédentes, et qui, même, a fait ses premières tentatives réelles d'écriture, et ce à plusieurs reprises : plusieurs proches ont ainsi reçu du courrier de sa part, avec leurs noms écrits (parfois en mode Picasso : des lettres en plusieurs exemplaires, un peu dans tous les sens)
  • en parallèle, nous avons avancé en lecture, sur la série rose.
  • lui que j'avais déjà remarqué très sensible aux couleurs, a fait preuve aussi d'une énorme persévérance pour trier l'intégralité d'un lot de boutons dans des teintes variables, acheté chez Action il y a longtemps. C'est une activité qu'il a fait à plusieurs reprises, et, moi qui au départ n'avait sorti qu'un petit tiers du sac, j'ai du, à sa demande, mettre à disposition la totalité ! 
  • Ah, et puis, si, au niveau spi : nous avons eu la surprise de constater, au cours d'une prière familiale du soir, que F. connaissait en fait déjà par cœur la prière du Notre Père (que nous sommes pourtant très loin de dire régulièrement).
Nous avons aussi fait quelques autres machins mais je vous avouerai qu'au fur et à mesure que les semaines ont passé les créneaux IEF ont décru : entre la perspective de sa scolarisation prochaine, et mon niveau de fatigue / sollicitation encore en hausse, j'ai souvent fait l'école buissonnière...



Concernant la Gwen :
elle est à demi morte, mais tant que c'est qu'à demi, c'est bon.
Beaucoup, beaucoup de sollicitations, beaucoup de stress sur de nombreux plans, mais, tout de même, un gros soulagement : elle a "rentré" son premier client RH à la fin du mois de juin !
Évidemment, ça n'a pas allégé ses semaines, mais au moins, cela allège le poids des interrogations financières: y aura de quoi payer les vacances et le jardinier (une condition posée par Monsieur Bout à l'achat de la maison) et puis du coup, elle investit du temps dans le service à ce fameux client plutôt que dans la chasse au client, justement.
Et honnêtement, ce retour au boulot lui fait du bien ! Le seul souci est que les autres pans de sa vie refusent obstinément de prendre moins de place...


lundi 25 juin 2018

Maman pas bricoleuse ? 2 activités bricolage prêtes-à-l'emploi pour les enfants

Quand je me suis lancée dans l'instruction de mes enfants à la maison, il m'a fallu surmonter un gros obstacle : la honte terrible dans laquelle me plonge mon niveau abyssal en bricolage / travaux manuels
Cela rend toujours la partie DIY de ce blog assez drôle, mais bon, au quotidien, c'est assez dur à vivre.

Avec, notamment, la culpabilité monumentale que je ressens à l'idée de tout ce que je ne fais pas faire à mes enfants sur ce plan. Les fois où j'ai vraiment envie de verser dans l'autoflagellation, je vais faire un tour chez Coquelipop, ou sur d'autres blogs de mamans en mode "comment mes enfants de 2, 4 et 6 ans ont reconstitué la Tour Eiffel avec des allumettes" (ah non ça c'est un remake du Dîner de Cons, je confonds !), ou encore sur Pinterest.
Eh oui.

Même, j'ai du casser le mythe auprès d'une bonne copine chez qui je déjeunais pas plus tard que y a quelques jours : nan, chez moi, pas grand chose est fait en bricolage. Il m'a bien fallu admettre que ce serait un point sur lequel mes enfants seraient peut-être moins stimulés que la moyenne. (donc à ce stade, regardez-le, le point qui vous chiffonne chez vous. Et dites-vous que y en aurait un de toute manière. Ou deux. Ou dix.)

Oh, je triche compense où je peux, hein. La fille de ladite copine s'était éclatée chez moi avec des petits perforatrices "qui font des formes" : 0,99€ pièce chez Action. Faire des trous avec ces machins dans des feuilles de papier cartonné de couleur (également Action), ouh là, ça, c'est tout à fait mon niveau. Les jours de grande forme on s'amuse même à les coller sur d'autres feuilles. Ça vous épate, hein ?


Ceci dit, il existe, dans le vaste monde, des machins fichtrement bien faits pour faire bricoler les enfants sans faire bricoler les mamans.

Comme des gens bien intentionnés m'en ont offert (enfin, non, c'était offert à mes gosses, mais franchement, vu la joie que je ressens à voir mes enfants faire ce genre de trucs sans devoir m'y mêler, le cadeau est au moins autant pour moi!), donc, comme deux de ces machins ont été testés (et approuvés) à la maison, je vous les présente vite fait des fois que vous soyez dans le même cas que moi (ou que vous souhaitiez faire plaisir à une bonne copine affligée elle aussi de deux mains gauches et/ou d'une peur panique à l'idée de devoir s'en servir).


Le 1er a été offert à F. il y a un bout de temps déjà : juste avant notre déménagement. 

Je l'ai béni, ça a bien servi à occuper F. alors que je faisais peu à peu disparaître matos enfant, matos école, jouets, jeux, etc, dans mes 170 (enfin. 120 en théorie - soupir) cartons.
Il s'agit de déchirer des lambeaux de papier de soie de couleur, de les rouler en boulettes, et de coller les boulettes sur des dessins.
C'est
  • très simple, 
  • peu salissant, 
  • excellent pour la motricité fine / musculation des doigts (roulage de boulettes), 
  • ça prend très peu de place 
  • et ça donne facilement un résultat très mignon. 
  • En prime, vous pouvez vous joindre à votre enfant pour écraser rouler des boulettes et ainsi passer vos nerfs éprouvés par les cartons / vicissitudes du déménagement 

des bébés animaux
avec des emplacements destinés à accueillir


des petites boulettes
histoire d'améliorer la déco !



















 (l'exhumation de ces photos de notre ancien appart me rend un poil nostalgique...)


 
Le 2nd a été un des cadeaux reçus lors du tout premier goûter d'anniversaire organisé pour F.. il y a quelques jours (ouais; je suis passée du côté des parents-qui-ont-organisé-un-gouter-d'anniversaire; j'ai traversé l'épreuve du feu !).
Il s'agit d'un machin Usborne,

  • tout en feuillets détachables, 
  • pas besoin de ciseaux ni de colle : tout s'encastre par un système de languettes très bien fait. 
  • F. s'est jeté dessus et a monté chacun des éléments, fichtrement bien conçus, avec beaucoup de soin durant les jours qui ont suivi. Il en a fait une partie tout seul, une partie accompagnée (mais plus pour le plaisir que par nécessité). 
  • Petit bonus : une fois qu'on a terminé, on ôte les feuillets tout vides et la couverture du livret sert de plateau de jeu sur lequel disposer les différents éléments de la ferme. 
  • Simple, solide, joli, et efficace !
F. (et E.) y jouent avec plaisir depuis.
des éléments variés au graphisme mignon
faciles à détacher et assembler


avec un support



qui se prête ensuite bien à des heures de jeux !




























Ce dernier machin a tellement plu que, lors d'une toute récente vente privée Usborne (je crois qu'elle est encore en cours, je dis ça en passant hin hin hin), je n'ai pas trop hésité à mettre dans mon panier un truc permettant de construire des décorations de Noël selon le même principe. Je sais déjà que je pourrai l'inclure dans notre futur calendrier de l'Avent des chouettes moments à partager, et qu'il en sera un élément apprécié !
(j'anticipe Noël. En plein mois de juin, je remplis déjà mon calendrier de l'Avent. Dites-dites-dites, est-ce que ça fait de moi une maman ORGANISÉE ? Avec ça on oublie que j'ai ouvert un peu en catastrophe ma réserve à cadeaux, le jour des 5 ans de F., pour n'Y PAS trouver ce que je pensais y être, hein...)

Voilà, très chères mamans-pas-manuelles, vous pouvez me dire merci !


vendredi 3 novembre 2017

Point - progression en septembre-octobre 2017

Traditionnel point mensuel, étalé sur 2 mois cette fois... ces deux mois ayant eu pour charnière et évènement marquant notre déménagement d'Alsace vers les Yvelines à la fin du mois de septembre: 
  • 1 mois passé à faire des cartons et des adieux
  • 1 autre mois à défaire des cartons et (commencer à) prendre nos marques.

Une période évidemment riche pour les Bébous, même si également en demi-teinte du fait de ma moindre disponibilité (même pour les observer!), et du fait que nous avons repris l'IEF il y a tout juste deux semaines seulement (et encore, nous faisons une pause cette semaine pour cause de climat familial délétère).


Chez la Bébounette, nous noterons
  • l'acquisition totale de la continence diurne, initiée sans trop crier gare vers la fin du mois d'août. 
    • C'est acquis et plutôt bien acquis. J'ai eu droit à une régression mi-octobre, que j'ai accueillie avec un sang-froid proportionnel à ma fatigue et à mon inquiétude qu'une telle régression ne dure (F. au même age avait vécu une régression similaire suite à un voyage... je l'avais pensée passagère, elle m'avait valu 9 mois d'accidents quasi-quotidiens), 
    • avant de me ressaisir, d'accueillir les culottes mouillées et flaques (ou autres...) avec philosophie et de voir ces manifestations disparaître quasiment, en quelques jours.
  • et l'acquisition bien avancée de la continence nocturne
    • Mademoiselle s'est mise à réclamer qu'on la mette sur les toilettes alors qu'elle était couchée avec une couche, puis m'a fait des couches sèches, puis a développé des compétences phénoménales pour les ôter durant la nuit, bref, nous l'avons sortie de son lit à barreaux et libérée de ses couches, et déjà j'ai bien plus souvent des draps secs que des draps mouillés. 
    • Je suis impressionnée (et ne lave plus des couches que pour les nuits de son frère. Et paf, encore une routine qui s'écroule, puisqu'il va me falloir repenser ma routine de lessives)

de gros progrès en motricité fine:
  • coller des gommettes pile poil sur des petits ronds,
  • tenir son crayon: premières esquisses de formes! Elle qui nous demande depuis des mois de lui dessiner des poissons, il lui arrive à présent, de plus en plus souvent, de former elle-même  une espèce de patate, ou un gribouillis vaguement cousin (au 45ème degré) avec un 8, et de d'annoncer: "j'ai fait un poisson".
  • manipuler des pinces à linge: c'est venu assez brusquement. Début septembre encore elle tentait des les ouvrir "par le mauvais bout", mais dès ses premiers pas dans notre nouvelle salle de classe j'ai eu la surprise de la voir disposer les pinces à linge correctement sur le bord du pot prévu à cet effet.
 
Depuis ladite rentrée IEF, elle s'est notamment beaucoup intéressée aux deux premiers blocs de cylindres, et a témoigné bien plus d'intérêt et de concentration pour la tour rose que tout ce à quoi j'ai jamais eu droit de la part de son frère.
Notons également le début des puzzles à 3-4 pièces.



Côté autonomisation, elle a appris à faire beaucoup de choses seules, mais sa volonté de les faire est extrêmement variable, ce qui est nouveau: 
  • ôter sa culotte/son Tshirt, 
  • enfiler ses bottes/ses chaussettes, 
  • s'essuyer après être allée aux WC
  • ...
parfois ce sera "TOUTE SEEEEEULE", et parfois ce sera "NOOOoooon, c'est TOI qui faaaaaaiss!". 
Autre point pour lequel une régression est notable: depuis début septembre, ma marcheuse infatigable n'aime rien tant que se faire porter, et les mètres qu'on ose vouloir lui faire parcourir sur ses petites jambes sont autant [d'occasions] de scandales.



Chez le Bébou, nous aurons pu remarquer
Outre de fabuleux progrès en maniement de gros rouleaux de scotch et en fermeture de cartons...

  • l'acquisition de l'indépendance sur les balançoires de nos aires de jeux strasbourgeoises: même si il apprécie toujours d'être poussé, il n'en a plus absolument besoin!
  • graphisme :
    • des progrès dans la capacité, mais surtout dans la volonté, à  colorier sans dépasser
    • mais surtout, surtout, son tout premier bonhomme! A 4 ans bientôt et demie, nous ne sommes pas malheureux de le voir arriver, celui-là. Je me demande dans quelle mesure la séance de dessin en commun avec les petits voisins de la résidence venus jeter un coup d’œil curieux à notre salon la veille de "la naissance", est ou n'est pas étrangère à l'envie pour F. de faire davantage que griffonner ses feuilles.

Autre pas vers l'autonomie: il enfile enfin ses deux manches de chemise seul. je le mentionne car ça a été un loooong processus, F. n'étant absolument pas motivé et souhaitant continuer à se faire aider.

Depuis notre rentrée IEF, il manifeste un soudain intérêt pour mes fameuses boîtes à sons. Il les avait snobées depuis toujours, malgré tout le soin porté à leur réalisation (!!); E là, paf, il s'en est emparé à plusieurs reprises sans vouloir terminer l'exercice, puis un jour, il s'y est mis et a réalisé la mise en paires du premier coup.
Idem concernant les blocs de cylindres qu'il refusait la plupart du temps de manipuler: il a pris le plus difficile et zou, hop, d'un coup, il a pris le temps de le mener à bien.
Je dois dire que je suis souvent déconcertée par ce comportement assez fréquent chez lui: ne rien vouloir faire, ne pas vouloir tenter, puis d'un coup, s'emparer du plus difficile et le vaincre.


Pour les deux enfants, 

la participation aux tâches ménagères a bien progressé, notamment en raison des aménagements mis en place à l'occasion du déménagement: 
  • ainsi j'ai profité de la manière dont notre nouvelle cuisine est faite (et notamment du fait qu'elle comporte bien davantage de meubles bas que celle de Strasbourg), pour ranger assiettes et verres à portée de main des enfants et leur confier la mise du couvert dans son intégralité. 
  • Un tabouret judicieusement placé leur permet l'accès au tiroir à couverts mais également à l'évier, ce qui fait que la Bébounette aussi débarrasse ses affaires à présent.
  • Dans le salon, nous avons investi dans la fameuse chariotte du diable IKEA plébiscitée sur de nombreux blogs IEF, pour contenir tout le matériel de dessin / travaux manuels type perforatrices, gommettes etc. Ce machin s'avère 100 fois mieux que l'étagère qui, à Strasbourg, abritait ce genre de choses (fini, les papiers empilés qui dégringolent au sol! Les crayons posés n'importe comment qui atterrissent au même endroit, etc) et permet aux enfants d’être autonomes dans le rangement de ce coin.
  • De la même manière, le fait d'avoir remisé la totalité des jouets dans les armoires de la salle de classe, et de n'en sortir que quelques uns par jour, a permis de notables progrès vers l’acquisition d'une régularité dans le rangement des coins à jeux (chambre et salon)

L'allemand progresse lui aussi, favorisé toujours par mon nouveau mode de garde. Cette semaine, les enfants s'éclataient à répéter "Luftballon" (=ballon de baudruche. Du fait de nos nombreuses visites chez un Suédois bien connu durant ces derniers weekends, c'est tout une colonie de ballons jaunes et bleus qui s'ébat chez nous).


la Gwen... 
Oh ben la Gwen, fatigue oblige, a surtout l'impression d'une énorme régression niveau parentalité positive. Mais elle se soigne. 
Ayant décrété que cette semaine, c'était vacances IEF, nous avons mis la reconnexion en priorité. 
Du coup, j'en ai profité pour apprendre à F. à jouer aux petits chevaux, il ne se lasse pas!


mercredi 3 mai 2017

Point - progression en Avril 2017

Un mois assez mouvementé, et toujours bien riche en apprentissages, en parallèle


Le Bébou
 
Après un temps de latence, regain d'intérêt pour la géographie
  • les océans ont été vus et sont à moitié connus, 
  • mais surtout le puzzle de l'Europe est manipulé avec assiduité 
    • pas moyen de le présenter de manière "orthodoxe", du reste : F. n'en a rien à f*** des pays gris, il fait et refait le puzzle et à chaque fois, de nouveaux noms se fixent. 
    • Il a par exemple très vite retenu la Croatie; et depuis peu, Mimi, son mouton, habite en Italie, paraît-il...


Les chiffres le passionnent également toujours, il compte et dénombre désormais quasiment sans faute jusqu'à 20, et cherche à pousser au delà.


Nous avons également introduit les lettres rugueuses, après que plusieurs signes aient montré qu'il était grand temps, et que j'aie piétiné mon amour-propre en mettant de côté les mochetés produites par mes mains pour aller chercher quelque chose avec ma CB
Pour le moment, nous avons vu a, b, c, e, f, i, m, o, et s: certaines sont maîtrisées (les voyelles notamment), d'autres pas encore.
La tenue à 3 doigts a progressé à pas de géant, il faut que je vienne en parler un de ces 4...


Et pour terminer le mois, ayant enfin racheté une pompe susceptible de regonfler les pneus de son grand vélo (nous avons mis plusieurs mois ! Monsieur Bout est aussi "bricoleur" que sa tendre moitié), celui-ci a enfin pu être ressorti et ça y est, au bout de quelques jours, F. est maintenant autonome dans les démarrages, ce qui manquait cet automne. C'est bien pratique!


La Bébounette

son intérêt pour le langage reste prédominant, elle mixe l'usage de simples mots isolés avec des phrases de 5 ou 6 mots parfaitement formées... L'apprentissage du vocabulaire demeurant une de ces priorités, elle répète à loisir le refrain "c'est quoi ça?"

De gros progrès côté motricité fine, également.
  • Inspirée par l'exemple de son frère, elle cherche déjà à tenir son crayon à trois doigts (mais termine plutôt à 4); crayon avec lequel elle s'essaie déjà au graphisme : premières spirales ! (elle finira par faire son premier bonhomme avant son frère, qui ne semble pas prêt de pondre son premier)
  • lorsque je vous avais parlé de mon nouveau filon pour des autocollants en masse, mais pas chers, j'avais spécifié qu'ils étaient très adaptés à mon fiston, mais pas un plus jeune enfant. La Bébounette se charge de me prouver le contraire : leur petite taille ne constitue plus un obstacle pour elle...
  • Elle s'intéresse énormément aux activités de versés qu'elle pratique avec une grande concentration. Nous en sommes aux haricots rouges; j'avais distraitement laissé un plateau avec des pois cassés à portée de ces mains, et... je l'ai remisé après la séance durant laquelle elle a cherché à le manipuler. J'adore passer du temps à 4 pattes par terre à ramasser des petits machins, mais je préfère ne pas abuser des bonnes choses.
  • elle ne cesse de tourner autour des blocs de cylindres, et peut passer un certain temps sur le premier !

Les tris de couleur (j'ai proposé jusqu'à 6 bols différents) n'ont plus de secrets pour elle, il faut que je complexifie un peu je pense...


Quant à la Gwen, eh bien ce fut un mois bien laborieux notamment sur le plan de la parentalité positive, mais lourd d'enseignements!
Elle a appris plein de trucs aussi par ailleurs, et s'occupe notamment avec amour de son Tamagotchi...