Affichage des articles dont le libellé est achats faits et à venir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est achats faits et à venir. Afficher tous les articles

mardi 6 mai 2025

Consécration absolue - la parentalité rentable.

Il n'en fallait pas moins pour exhumer ce blog après quelques mois de négligence. 
(en plus, j'ai écrit des trucs ! mais pas au point de les publier. Bref)

Mais là, là, vraiment, les évènements de cette fin de vacances de Pâques requéraient un billet de blog, au profit des membres de mon lectorat qui me suivent depuis longtemps, principalement.
Et qui donc, par exemple, auront lu, voire même commenté, ce billet de 2019.

Très chers parents, le billet d'aujourd'hui est pour vous. Même si je l'enverrais bien à ma voisine, vous savez, celle-là (oui, bientôt 8 ans après, je pense encore à elle, parfois), qui m'avait prédit qu'à 15 ans mon fils finirait en maison de correction. 

Alors entendons-nous bien : le temps passant à la même vitesse chez moi que chez vous, F. n'a pas encore atteint l'âge de 15 ans. Nous fêterons ses 12 ans dans un gros mois. Dans l'absolu, la maison de correction a donc encore ses chances.

Mais, mais, mais, franchement, on a tous besoin en tant que parent de réaliser à certains moments que ça valait le coup d'investir autant d'efforts dans l'éducation de ses enfants.

Eh bien, chez nous, ça y est.
Il y a une douzaine de jours, nous avons profité de nos derniers jours de vacances pour faire une virée chez Ikea, et sommes rentrés avec 3 meubles (2 pour la chambre de F., 1 pour la chambre des 2 plus jeunes).
Dés le soir, 1 meuble et demi était fait. 
Le lendemain, tout était fini. 
Sans que Monsieur Bout ni moi n'ayons donné un seul coup de marteau !

F. a tout monté tout seul (y compris un meuble avec tiroirs). Du début jusqu'à la fin. En mode 
"Euh, je peux monter un meuble ? - OK..... 
C'est fait, je peux monter le suivant ? - OK..."


La Liberté vissant le peuple

 

Pour nous qui haïssons le bricolage, c'est, oui, vraiment, une consécration
Contre toute attente, nous avons fait pousser un bricoleur, et ça y est, nos efforts éducatifs ont atteint un premier seuil de rentabilité : les nuits difficiles  ? (pas nombreuses nous avions été vernis) Les crises? (nombreuses, elles) Le temps passé ? L'argent utilisé pour le nourrir (punaise qu'est-ce qu'il mange maintenant !?), l'habiller ? RENTABILISE : de la gnognotte si cela peut nous épargner du bricolage.

Et du coup, pour le moment, notre fiston ne se destine pas à la maison de correction, mais trouve que monteur de meubles chez Ikea ça pourrait être sympa.
Il fera ce qu'il voudra, mais une chose est sûre : il devient trèèèès facile d'envisager des virées Ikea maintenant qu'on sait que ça ne veut plus dire se farcir le bricolage derrière.
La quille.

(alors, oui, normalement c'est d'une sculpture dentelée sur chêne centenaire réalisée avec une fourchette et un cure-dents que F. aurait du s'acquitter, ça aurait fait tellement mieux sur les réseaux. 
Meuble Ikea, c'est peu glamour, pas exigeant, machin. 
Hypothèse 1 : Nous n'avions pas de chêne centenaire sous la main.
Hypothèse 2 : Monsieur Bout et moi avons le bonheur facile.
Vous tirerez vos propres conclusions.)

HABEMUS BRICOLAM !

lundi 16 septembre 2024

Habitica : un bijou d'appli de productivité (pour TDAH et pas que)

Résumé des épisodes précédents : dans l'opération "contrôler mon Smartphone plutôt qu'être contrôlée par lui", j'avais énoncé la problématique suivante :

Comment, à la fois

  • 1. diminuer au maximum la 2ème partie = le temps et l'énergie volés par le smartphone
  • 2. tirer un maximum d'effets positifs dudit smartphone, tant qu'à faire = récupérer d'une main ce qu'il me vole quand même de l'autre. Voire plus pendant qu'on y est (parce que je suis gourmande).

Le tout en prenant en compte mon fonctionnement à moi, et en particulier les effets de mon TDA, qui

  • augmente la force d'attraction du téléphone : l'aspiration - enlisement dedans et 
  • multiplie le nombre de sorties de route possibles : le nombre de fois où, hop, distraction de 2s = hop, téléphone (pendant plus que 2s)

Je vous ai chanté les louanges de l'appli qui me permet d'obtenir des résultats significatifs sur le point 1, celui de la diminution du temps passé sur smartphone. Des résultats en augmentation constante car progressive, par le biais du blocage, de manière très ajustée, de mes accès à l'une ou l'autre sangsue numérique. Cette appli m'économise un pognon une énergie de dingue, m'évitant de longs débats avec moi-même.

Aujourd'hui, accrochez vos ceintures : voici une appli qui donne envie de faire des trucs utiles plutôt que de perdre son temps à scroller. Une appli qui aide formidablement à contrer les mécanismes de la procrastination (en tous cas, chez moi depuis plus de 3 mois, et chez pas mal d'autres utilisateurs, depuis les 9 ou 10 ans qu'elle existe), développés chez tout un chacun et particulièrement puissants en cas de TDA. 


Quelques symptômes, au hasard :

Dans les 8 jours qui ont suivi son installation, j'ai :

  • appelé, en l'espace d'un après-midi pourtant bien chargé, ma comptable et mon banquier, pour régler des détails administratifs (#relou). Tâches pour lesquelles Monsieur Bout, mon valeureux employé qui était dépendant de cela pour pouvoir avancer certaines choses, me tannait depuis 5 ou 6 semaines, pour un résultat nul. Jusqu'à ce que...
  • apporté HUIT paires de chaussures / bottes chez le cordonnier, dont certaines (ex : une paire de bottes que je n'avais du coup pas pu mettre de l'hiver)  qui attendaient cela depuis plus d'un an. (peut-être même 2, révèlerait une datation au carbone 14. Mais chuuutttt!). Ce qui a impliqué de 
    • 1. trouver un cordonnier de confiance, 
    • 2. rassembler toutes les paires concernées 
    • 3. les mettre dans la voiture 
    • 4. repérer un créneau compatible avec mes occupations et m'y tenir 
    • 5. me rendre à 15 minutes de voiture de chez nous, dans un endroit ingarable, donc revenir bredouille à la maison parce que je n'avais finalement pas prévu assez de temps avant ma contrainte suivante
    • 6. et donc m'y reprendre, en ayant donc prévu, cette fois, le temps de marche associé, entre voiture garée à perpét et petite échoppe de centre-ville. 
    • = L'organiser, le planifier, et l'effectuer. Tout-ça. Pour une Gwen, ça relève de la discipline olympique. Scandale, j'ai pas eu de médaille (quoique... en fait presque, justement, héhé)
  • recommencé à écrire régulièrement sur le blog : les articles que vous lisez depuis juin, et ceux que vous allez lire dans les prochains temps, sont directement dus à mon utilisation de ce machin.

Par la suite, j'ai

  • Terminé ma première semaine de boulot de juillet en ayant coché tous les points de ma to-do list de travail (hormis des trucs de beaucoup plus long terme comme les préparations des formations de septembre par exemple, hein, faut pas pousser) : constat que j'ai fait dans le bar d'hôtel où je venais de terminer une séance de coaching, et où j'avais encore une heure à rentabiliser avant de me rendre à une soirée organisée par une des start-up que j'accompagne.
  • réservé nos vacances de février MI-AOÛT. Mi août, oui, vous avez bien lu. (les seules vacances que j'aie jamais réservées si tôt ont été les billets pour la Thaïlande de l'an dernier; avec le succès qu'on sait, d'ailleurs: retournez rigoler si vous le souhaitez)


LA FOLIE.

Et : NON, ce n'est pas parce que j'aurais subitement gagné à l'Euromillions, donc plus besoin de travailler du tout, embauche d'une gouvernante, et tournage de pouces. (d'ailleurs j'aurais eu une gouvernante, c'est elle qui se serait chargée du cordonnier, par exemple. Ca aurait été vraiment pas mal.... Tenez, et si mon prochain article "organisation" s'intitulait "Comment je me libère de ma charge mentale et suis dispo pour mes enfants en employant une horde de domestiques payés rubis sur l'ongle, qui font tout à ma place" ? Vous adoreriez j'en suis sûre. Rha ça me démange).

Mais non mais non. C'est moi que j'ai tout fait, m'dame !

J'ai aussi pensé, à temps, à acheter un petit cadeau pour notre G5 chérie, pour que E. l'emporte dans ses bagages quand elle est allée passer sa semaine Cosette à Vienne. J'y ai pensé, et... Je. L'ai. Fait.


Alors... Ca vous intrigue ? 

Suivez-moi ! (#StéphaneBern)


Tous ces effets secondaires extrêmement regrettables sont donc dus à une seule et même coupable : la Gwen (nan j'vous jure j'y suis presque pour rien !) 

une appli nommée Habitica

(c'est comme un tramway nommé Désir mais en mieux)

dont la vocation est de centraliser tout ce qui pourrait se trouver sur une to-do-list, et pendant longtemps, s'est trouvé dans mon Bullet Journal (j'en reparlerai).

Pas n'importe quelle to-do list : il s'agit d'une to-do list gamifiée. C'est à dire que ma to-do list devient un jeu. (et moi, le jeu, vous l'avez peut-être compris, c'est ma came).

Habitica reprend les codes des jeux de rôles, nous file un petit personnage et chaque fois qu'on coche qqch sur sa to-do list, ça bénéficie à ce charmant petit personnage puisque cela nous ramène des récompenses :

  • sous forme de points d'XP, et on monte en niveau et en pouvoirs grâce à ça. A l'heure où je vous parle, j'ai été jusqu'au Mage de niveau 140, prosternez-vous devant tant de splendeur
  • sous forme de pièces d'or, avec lesquelles on peut notamment acheter de l'équipement (des épées, des capes, des chapeaux /casques, etc) nous rendant encore plus puissant
  • sous forme de Mana, qui nous permet d'activer des super pouvoirs
  • Mon profil actuel : je suis montée sur un
    serpent noir adulte et accompagnée d'un
    bébé panda dont vous voyez les
    différentes versions. KROmeugnon
    ET je porte notamment un chapeau d'amiral,
    il est bô mon chapeau
    hein qu'il est bô?!
    sous forme de points de dommage, qui permettent de peu à peu zigouiller des monstres en leur retirant l'équivalent en points de vie. "Crève, Charogne", vous exclamez-vous en faisant la vaisselle / gérant une formalité administrative.
  • et de manière aléatoire, sous forme d'objets divers : œufs d'animaux, potions d'éclosion, nourriture. 

Car l'un des principaux objectifs dans ce jeu, outre le fait de grimper en niveau et de parer son avatar de moult atours plus formidables les uns que les autres, c'est de se créer une immense ménagerie en

  • faisant éclore des œufs d'animaux (un œuf de licorne pourra être éclos avec une potion dorée, et ça donnera une licorne dorée; si vous la faites éclore avec une potion blanche, vous aurez....? Une licorne blanche, c'est bien vous suivez). Le principe étant qu'on veut collecter TOUS les animaux dans toutes les versions, hein, sinon c'est pas drôle. 
  • Nourrissant chaque bébé animal, une fois éclos, avec de la nourriture jusqu'à ce qu'il devienne un animal adulte (mais l'analogie avec les tamagotchi de notre enfance s'arrête là : les animaux ne crèvent pas si ils ne sont pas nourris, on peut donc aller à notre rythme merci).  
  • Fondamentalement, je retrouve là mes plaisirs d'enfants, à collecter élever passionnément tous les escargots que je trouvais (sauf que là, les animaux ne se font pas la malle toutes les nuits...)

Autant vous dire que y a du taf devant soi ! 

J'en profite pour préciser qu'avec Habitica, la zoologie en prend un coup : oubliez la classification des animaux, tous, peu importe leur famille, sortent d'œufs; l'occasion unique d'avoir des œufs d'ours ou de vache, oui mesdames et messieurs !



Bref, ce détour par le jeu augmente l'incitation et le bénéfice à faire les trucs de notre vraie vie.

C'est particulièrement bien fichu car on peut inclure une tâche de 3 manières différentes, reflétant sa place différente dans notre vie, selon qu'elle est récurrente ou non

  • en tant qu'Habitude : on coche quand on fait, et on gagne des points. Très utile pour les habitudes qu'on essaie de prendre peu à peu, à chaque fois qu'on le fait, hop, on est récompensé. 
  • en tant qu'obligation, nommée "Daily" : on doit faire ça, contrairement à ce que le nom indique, pas forcément tous les jours, mais à intervalles précis
    • qu'on définit soi-même : tous les jours ? tous les lundis et mardis ? tous les mois ? tous les 2 mois
    • et quand on le fait, on gagne des points. Mais si on le fait pas... on en perd. 
    • Ca, c'est pour les habitudes plus "solides", celles qui ne sont plus négociables.
  • en "To-Do" : c'est pour les trucs one-shot de la to-do list : passer chercher ses chaussures chez le cordonnier, par exemple. Ou préparer tel contrat de boulot. Ou appeler Machin. et Bidule. et Truc bien sûr, j'allais oublier Truc ! On gagne des points dès qu'on coche l'action concernée. Pas de bras, pas d'chocolat.
Même adaptabilité / nuances intelligentes autour de l'importance de la tâche : on lui attribue un degré d'importance / difficulté (il y en a 4 différents, de Trivial à Hard), et du coup, cela influe sur le nombre de points que nous rapportera le fait de la cocher. Je peux vous dire que "coucher à 23h" est en niveau 4 chez moi; idem "laver les cheveux des enfants"...


Attention, vous aurez compris qu'on ne fait pas que gagner des choses sur ce jeu. On peut aussi perdre des points de vie si on ne coche pas certaines choses qu'on a définies comme étant obligatoires, ou si on coche des habitudes négatives. Exemple : afin de rééquilibrer un peu un quotidien alimentaire trop riche en sucre, j'ai une habitude que j'ai paramétrée à double sens : "manger du sucre le soir / ou pas"

  • si je n'ai pas mangé de sucre le soir, hop, je coche le + et j'empoche des choses, 
  • si j'ai mangé du sucre, je coche le - et je perds des points de vie. 
En ce qui me concerne, je manie cela avec beaucoup de prudence : je déteste la contrainte et le bâton m'énerve facilement ! 

  • J'ai constaté, notamment à mes débuts, qu'il valait mieux me prévoir des raisons d'avoir des points positifs, plutôt que des menaces de points négatifs. 
  • Ceci dit, je trouve intéressant de noter une évolution à ce niveau. Maintenant que j'ai atteint un niveau où j'empoche facilement des points positifs, avoir recours aux points négatifs me hérisse moins et montre un potentiel de plus en plus intéressant : ça devient une manière de remettre du challenge, car si on n'a pas coché toutes ses obligations quotidiennes, par exemple, eh bien le lendemain on a perdu en pouvoirs et donc on doit fournir plus d'efforts pour réussir à terrasser un monstre. Terrible !

C'est du reste qqch que je remarque avec cette appli : sa force réside dans le fait qu'on concocte soi-même ses listes de tâches, c'est du sur-mesure. Et quand on grandit il faut changer de taille il est important de faire évoluer lesdites listes en fonction de ses enjeux, priorités, besoins, difficultés du moment. 

  • Par exemple, pendant les vacances, j'ai 
    • mis en pause certaines tâches : celles de rangement que j'ai incluses en rapport avec Flylady étaient peu pertinentes pendant les semaines loin de la maison
    • et rajouté d'autres : autour du temps passé avec les enfants ou à me reposer.
  • C'est adapté aux objectifs d'équilibre de vie aussi : 
    • j'ai ainsi inclus des tâches provisoires (ne pas regarder mes mails pro) pour faciliter la déconnexion. Ceci après avoir fait le constat que je n'avais pas réussi à déconnecter de toutes les vacances précédentes dans l'année, et même assez peu l'été dernier : là, je voulais mettre toutes les chances de mon côté ! (Verdict : réussite sur toute la ligne !)
  • certaines habitudes gagnent à être passées en obligation une fois mûres
  • réévaluer le niveau de difficulté de certaines tâches : 
    • certains points compliqués à accomplir peuvent bénéficier de voir leur "prix" augmenter ; 
    • à l'inverse, les choses bien acquises peuvent voir le leur revu à la baisse dans un second temps.

Conseils si il vous venait l'envie (saugrenue! Ne faites pas ça!) de vous y mettre, d'ailleurs :
  1. Au démarrage, notez-y 
    • une petite série de choses que vous faites plutôt déjà (ça va vous pousser à ouvrir l'appli régulièrement, et donc à avoir ces choses sous le nez) et
    • Rajoutez 1 ou 2 choses qui sont un peu plus compliquées 
    • Commencez par des choses que vous voulez autant que possible faire quasiment tous les jours, ça pousse à y aller tous les jours. Incorporer des choses à échéances plus espacées demande plus d'efforts à notre cerveau, la gratification liée à une répétition réussie est plus longue à venir, donc autant lui/se faciliter la tâche au début.
  2. puis faites grossir à partir de là : 
    • j'ai peu à peu rajouté, hop, 
      • une autre chose que je faisais quasiment systématiquement ("Tiens, ça m'aidera à y penser !" = réduira l'énergie que ça me prend). Par exemple me rappeler de prendre mes vitamines, 
      • et des choses qui étaient un effort : rajouter 5 minutes de stretching à la fin de mes séances de sport, quand c'est possible. Hasard? Coïncidence ? Le nombre de jours par semaine où je rajoute un peu de stretching a significativement augmenté depuis le mois de juin... 
    • Notez le "peu à peu", hein ! On reste chez Petit Bout par Petit Bout, progressivité gage de longévité, machin,...
Certains utilisateurs n'y incluent que peu de choses (par exemple j'en ai vu certains qui utilisent cela juste pour finir leur thèse, et n'y mettent que ce qui y a trait). Ce n'est pas mon cas, bien au contraire. Au vu de la manière dont je fonctionne, j'ai vite constaté l'énoooorme intérêt d'inclure un maximum de choses dans cet outil : 
  1. oui, ça me booste à faire les choses que je dois faire mais aussi ...
  2. ça me booste à ne pas perdre mon temps. Mécaniquement, mon temps "perdu" (vraiment perdu, hein, type RS ou vidéos de chatons) diminue car je vais plutôt être incitée à aller faire un truc qui va me rapporter des points. Puisque le combo douche-mettre mes lentilles me rapporte des points/animaux etc, je vais avoir hâte d'aller le faire plutôt que de passer "encore juste 5 minutes" sur FB. Car si je choisis la 2ème option, je diffère d'autant le moment de récupérer mes petits points, et moi, je veux tout, tout de suite ! 

D'où ce que je disais en introduction de ce billet : Habitica, chez moi, permet à la fois de 
  • tirer plus de mon smartphone en en faisant un outil au service de ma productivité, ET 
  • diminue aussi le temps que ledit smartphone me fait perdre, en me poussant sans relâche à délaisser le smartphone au profit d'occupations plus "bankables": terminer un truc de boulot, passer un coup de fil important ou juste sympa, faire mon lit, ou lire une histoire à l'un de mes enfants. Rha ce que c'est fort !


J'aurais encore mille choses à vous dire sur cette appli, mais je vais terminer sur 2, avant un 2ème billet où je vous promets notamment de 

  • présenter des fonctionnalités additionnelles du jeu augmentant son efficacité
  • décortiquer les mécanismes qui font que ça fonctionne si bien chez moi / la manière dont je m'en suis servie pour arriver à de si beaux résultats, avec exemples à l'appui (vous comprendrez comment j'en suis venue à réserver mes vacances de février !)
  • revenir sur le Bullet Journal / mon passage de l'un à l'autre
  • et répondre à vos questions si vous en avez, aussi !


Donc à ce stade, les 2 choses utiles à savoir c'est que

  • l'appli a une interface PC. Moi je n'ai découvert que l'appli au départ, puis vu l'interface PC bien après, vers la fin de l'été. Celle-ci (qui a vu le jour bien avant l'appli) est fichtrement bien fichue. Bien évidemment les 2 sont interfacées donc cela permet, si on le veut, de gérer sur les 2 supports simultanément. 
    • Au quotidien je gère beaucoup sur l'appli, 
    • mais avec ma reprise pro j'ai réalisé que gérer sur l'interface PC pendant les périodes de travail sur PC était particulièrement pertinent. Cette souplesse me va très bien !
Aperçu interface PC
  • elle est complètement gratuite à la base, on peut vraiment utiliser toutes les fonctionnalités pour 0 euros. En revanche, on peut payer (moins de 5€ / mois) et dans ce cas cela nous ouvre 
    • le doublement de la quantité max d'objets aléatoires perçus par jour + (très bon pour la dopamine de la Gwen, ça ! Plusss de surprises !!)
    • la possibilité d'acquérir des diamants (qui sont nos meilleurs amis mesdames, pour rappel), permettant de débloquer certaines fonctionnalités du jeu : la possibilité d'avoir accès à des œufs d'animaux plus exotiques que les animaux de base. (mais sur ce dernier point, on peut contourner, je vous en reparle dans le billet 2).

Bref, pas besoin de sortir un radis pour bénéficier des aspects positifs du jeu. 

J'ai donc allègrement commencé sans payer, et c'est l'envie, et non la nécessité, qui m'a fait basculer côté paiement: quand j'ai fait un premier bilan des effets du jeu au bout de 10 ou 15 jours d'utilisation, je n'ai pas hésité. 

  • Les petits trucs additionnels venant encore augmenter, chez moi, un effet déjà whaou, j'avais envie d'en profiter au maximum. Mise en regard de l'augmentation de productivité que cette appli facilite chez moi, la rentabilité de ces 5€/mois est indiscutable, et ma gratitude lui est acquise. L'effet avant-après m'amène à estimer que me délester de quelques euros au profit des gens qui la développent est une juste et sainte cause. 
  • A l'époque je m'étais dit "Au moins pour le temps que ça durera" c'est-à-dire marchera pour moi, en me disant que même si ça n'avait d'effet que pendant 6 mois ou 1 an, ce serait toujours ça de pris. Avec le recul additionnel d'un été entier passé avec Habitica, et d'une rentrée gérée en m'appuyant comme une dingue dessus, eh bien, je vous reparle de la projection long terme dans le billet numéro 2, hihihi.

On peut également, pour une tarification différente, acheter la possibilité d'utiliser cela en collectif = fonctionner en "Group Plan" (sa mise en place se fait sur la version PC, même si la gestion quotidienne peut ensuite se faire sur l'appli). Là, par exemple, en tant que famille / coloc / équipe de travail, on peut créer des tâches, 

  • soit communes - le 1er qui s'y colle a gagné (vider les poubelles), 
  • soit affectées à un membre (celui dont c'est le tour de vaisselle), 
  • et zou, quand le membre du groupe la coche ça lui fait des points. 
Cette fonctionnalité est sensée pouvoir intéresser tout type de collectif dont des entreprises, et dans tous les cas j'imagine que ça peut bien servir pour partager la charge ménagère et mentale au sein d'un couple ou d'une famille avec grands enfants. En revanche je n'ai pas testé, car Monsieur Bout ne montre pour le moment aucune velléité de me rejoindre dans mon délire, même si il me trouve mignonne à faire éclore avec tant d'application des œufs d'hippopotame. 

Moi, c'est pas tout, je publie cela, et vais aller récolter moult machins grâce à mes efforts d'alimentation du blog (parce que oui, bien entendu, écrire sur le blog me rapporte des points. Pourquoi croyez-vous que le blog est ressuscité ? Voussavétou).

Du coup, vous me reverrez d'ici peu hinhinhin.


jeudi 12 septembre 2024

Mon petit bonheur "matos organisationnel tout simple trop pratique" du moment

Hop, rapide billet au milieu de ceux de ma série en cours "domptage de smartphone".

Pour vous pousser dans des abîmes de dépenses. Ou pas.

Depuis quelques semaines, j'ai refait ma déco. Enfin, non, de toute manière, moi la déco c'est pas trop trop mon fort. Disons plutôt que j'ai acquis un matériel qui peut avoir des avantages décoratifs mais qui, surtout, a des avantages pratiques monstrueux pour noter et afficher tout ce qu'on peut avoir besoin d'avoir sur une/toute surface verticale

Au départ, tout a commencé avec le décès de notre frigo. Celui-ci, dans la joie de nous revoir au bout de 6 semaines de vacances, a rendu l'âme après moult années de loyaux services, et j'en ai profité pour changer de modèle afin d'en prendre un qui ait le compartiment congélateur en bas et non en haut. Parce que c'est tellement plus confortable, me l'avait rappelé l'appart en location dans lequel nous avons passé une semaine en Bavière cet été. Si ce n'est que comme la hauteur de frigo disponible est limitée par l'agencement de notre cuisine (il y a des placards au-dessus), le choix était restreint et donc LE modèle qui nous convenait n'existait qu'en gris alors que l'ensemble de notre cuisine est en blanc et bois.

Ca faisait tâche. J'ai pensé à chercher de la peinture blanche pour surface métallisée m'enfin, hein, nos chances de faire quelque chose de propre de nos petites mains étaient quand même assez faibles.... Mais c'est là qu'a germé une idée, ou plutôt: que je me suis souvenu de quelque chose que j'ai découvert en animation chez des clients, au départ, et qui allait pouvoir recouvrir le gris en un tournemain. Mais... pas que.

Car j'ai une confession à vous faire : quand dans le cadre de ma vie pro je suis en animation collective, je suis une fétichiste des paperboards. Selon le type d'intervention, j'en réclame parfois jusqu'à 4, de manière à pouvoir faire réfléchir les pauvres participants, noter des choses, faire des schémas, rebondir et faire des liens entre ce qui est noté sur l'un et ce qui est noté sur un deuxième, bref. Une fétichiste.

Du coup, l'un de mes clients a investi dans l'arme absolue : du papier électrostatique, qu'il sort à chaque fois que je viens.

C'est quoi du papier électrostatique ?

Ce sont de grandes feuilles blanches qui vont se coller toutes seules sur n'importe quelle surface lisse :

  • porte de frigo
  • mur / cloison (si il est assez lisse)
  • porte ou cloison de placard
  • fenêtre (trèèèès pratique chez ledit client)
  • porte tout court

Elles vont se coller toutes seules. Sans rien. on les caresse et boum. On les caresse un peu plus fort si on tient à ôter d'éventuels plis disgracieux. Elles tiennent super bien. Et se décollent tout aussi bien, puisque... y a pas de colle, c'est juste l'électrostatique, donc on chope un coin, on tire et zou, c'est fait. Puis on les recolle ailleurs si on veut. Et on les décolle. C'est absolument kiffant.

Que fait-on avec ces feuilles blanches ? Mais ce qu'on veut, ma bonne dame !

  • soit on utilise des feutres effaçables lambda (ou mes fameux Woody, mais il faudra appuyer davantage pour effacer), et c'est effaçable et réutilisable à gogo. La bonne nouvelle c'est que ça ne s'efface pas non plus trop facilement, il faut un minimum appuyer, donc si on l'a mis dans un lieu de passage et qu'on effleure de son épaule en passant, ça va :
    • on ne récupère pas de feutre sur sa robe de bal, 
    • ni n'efface le code secret de la bombe.
  • soit on utilise des feutres non effaçables et c'est très bien aussi, mais du coup, ben, la même feuille durera moins longtemps. Mais pas mal de temps quand même parce que l'effet électrostatique est valable des 2 côtés donc une fois que vous avez taggué tout un côté, hop, vous pouvez retourner la feuille et repartir à 0. C'est-y pas merveilleux.

Mais ce n'est pas tout ! Je ne l'avais pas réalisé en animation, mais je l'ai constaté par hasard lors de mes premières utilisations à la maison: l'effet électrostatique étant contagieux, tout papier que vous plaquerez sur votre feuille y tiendra sagement sans le moindre aimant (vous savez, ceux qui se font happer par votre houppelande au passage - celle que vous portez sur vos robes de bal -, qui tombent et glissent sous le frigo, ou disparaissent dans les poches du petit dernier), ni punaise, patafix, scotch. Sans effort, vous plaquerez vos papiers, sans le moindre geste superflu, vous les retirerez. C'est absolument magique.

Les feuilles sont très grandes, donc une seule a permis d'aller recouvrir la porte du frigo. Mais... elles se découpent, donc j'en ai mis ailleurs, en découpant 1 même feuille en supports de dimensions adaptées aux surfaces concernées. 

Du coup, voyez-vous, chez moi, nous avons :

  • sur la feuille qui transforme de facto notre frigo gris en frigo blanc, une liste avec, enfin, le contenu des tiroirs de congélateurs. Je n'en pouvais pluuuus de faire de la spéléo parce que je ne savais jamais où était quoi et ce que j'avais en stocks. 
    • L'espace restant sert pour des notes / rappels de courses, des petits graffitis des enfants, et un pan de la gestion des tâches ménagères des enfants. Sur ce dernier point, héhé, j'ai un billet en préparation (pour actualiser celui qui avait eu temps de succès), mais déjà, l'innovation, c'est, pour ne plus se demander à qui c'est le tour de vider le lave-vaisselle (c''est un jour sur 2 entre F et E, mais "euh... c'était qui hier ?") ben on a 2 cases, 1 notée F, 1 notée E, et on bouge un aimant de l'une à l'autre chaque jour. Efforts neuronaux divisés par 32000.
    • Vous noterez que nous l'avons subtilement combiné avec une porte-stylo aimanté acheté lors d'un voyage en Suède (la Suède qui est à 20 minutes de chez nous), very pratique.
  • sur la porte du congélateur en-dessous, le bout de feuille coupé sur mesure sert à faire adhérer 2-3 des feuilles A4 pré-imprimées dont je me sers pour planifier mes menus de la semaine. Ce petit stock d'avance encombrait généralement la corbeille à pain, jusque là. Maintenant, il attend à portée de main sans plus gêner personne.

Sur les feuilles plaquées sur la cloison de placard à côté, recoupé aux bonnes dimensions, nous avons

  • En haut, les plannings de menus des semaines en cours
  • En bas, 
    • la liste des dates à se rappeler pour les semaines à venir, mais qui ne rentrent pas encore sur le calendrier de la semaine en cours que nous utilisons depuis plusieurs années : réunions parents-profs, invitations aux anniversaires, RDV de coiffeur ou de garagistes, "penser à la cagnotte leetchi de bidule", horaires de tgv. 
    • Il reste de la place pour y plaquer 
      • la pub avec le code réduction picard, le ticket de caisse avec bon de réduction Super U, 
      • l'invitation à laquelle il faut répondre, 
      • sans oublier, à hauteur de yeux d'enfant, le papier sur lequel est écrit la "recette" de ce que E. a maintenant pour mission de préparer tous les soirs pour les petits déj du lendemain (ah mais je vous spoile presque mon futur billet sur les tâches ménagères des enfants !).


Je n'ai pas encore pris le temps de découper une autre feuille pour aller la coller sur le pan de mur à côté de mon bureau. Histoire d'y noter des trucs rapidos ET d'y coller le papier-que-je-vais-chercher-partout-après (vous savez ? le fameux !). Ca ne tardera plus, car c'est tellement l'éclate ce truc !


Voilà voilà, c'est tout simple mais c'est absolument magique et ça se prête à plein de détournements; évidemment que du temps où nos murs étaient régulièrement victimes des talents artistiques de la petite E., ça nous aurait épargnés bien des misères avec une facilité déconcertante. Si vous succombez, venez raconter tous les usages merveilleux que vous aurez trouvé à ces bijoux.

Voici celles que j'ai prises, elles arrivent sous forme d'un rouleau de 20 qui se glisse n'importe où dans un coin, amusez-vous bien, 20 feuilles, a priori, ça vous dure jusqu'à la retraite si vous utilisez de l'effaçable. 


Evidemment, si en fait de votre côté, vous utilisez ça depuis des lustres, vous avez tout à fait le droit de me toiser d'un air dédaigneux. 

M'en fiche, moi, j'ai un nouveau jouet.

Et puis j'ai sur
le feu 
le prochain billet, celui sur mon appli-de-malade n°2, alors rien ne peut m'atteindre.

lundi 9 septembre 2024

Reprendre le contrôle de son Smart Phone avec 1 appli : Stay Focused

Il est difficile de résister à cet espèce de gigantesque aimant qu'est un smartphone. Très difficile pour moi en tous cas. (si vous vous sentez concernés, hop, la suite est pour vous. Sinon, vous pouvez quand même la lire, parfois ça fait du bien de confortablement regarder d'autres se débattre dans un problème, que, pour une fois, on n'a pas).

Et j'ai fini par admettre que l'énergie que ça me prend 

  • soit d'y résister
  • soit de ne pas y résister (= temps perdu à rattraper)

gagnerait vraiment à être investie ailleurs. Vraiment. Vraiment vraiment. Au point qu'il devenait rentable de mettre de l'énergie dans une réflexion sur le comment.


Du coup, à un moment, je suis tombée sur l'idée des appli de blocage et ça m'a semblé pouvoir représenter une solution efficace. En effet, avec un bloqueur d'appli, à qui on dit quand et combien de temps nous donner (ou pas) accès à notre téléphone / certaines applis, on a recours à l'aménagement de notre environnement (ici, de notre smartphone), pour que celui-ci favorise ce qu'on veut faire / empêche ce qu'on veut limiter, sans utiliser notre volonté

Laquelle se retrouve donc disponible pour autre chose, tant mieux ! Les occasions ne manquent pas qui nécessitent de la volonté, et l'enjeu pour moi est d'en conserver des stocks, plutôt que de les épuiser à contrer les assauts répétés de mon smartphone.


Le souci, c'est que les premiers bloqueurs que j'ai testés n'ont pas forcément été efficaces.

  • trop mous : si un bouton "désactiver" ou encore "5 minutes en plus" est accessible, zut, là encore ça vient me demander de la volonté de ne pas appuyer dessus, et, hasard, coïncidence, ma volonté suffit pour une fois, pour deux... puis... bah raté, retour à la case départ.
  • trop durs
    • bloquer tout le téléphone pendant X temps, par exemple: j'ai fait. 
      • Eh mais zut comment je fais si j'ai un appel important à passer ? (quand je bosse par exemple). 
      • Limiter le temps max passé par jour sur le téléphone ? euh... ben oui, mais ça veut rien dire, si j'ai utilisé mon téléphone 2h en GPS un jour, c'est pas ça le souci ! Idem si c'est pour des appels pro. 
    • Et même pour les bloqueurs qui permettent de faire des réglages appli par appli (donc autoriser le GPS et le passage d'appels, mais limiter Facebook, au hasard), ça s'est révélé souvent trop rigide
      • il y a des moments où c'est en effet inutile voire nuisible pour moi d'avoir accès à tel truc, 
      • mais des fois où non. 
      • Et des fois où un peu mais pas trop quand même...
    • Le manque de souplesse/finesse de paramétrage des bloqueurs que j'ai rencontrés et testés faisait que du coup
      • oui, au départ ils m'aidaient, 
      • mais très vite l'effet s'estompait car leur côté tranchant / sans concession finissait par me frustrer tellement... que je les désactivais / n'y avais que très peu recours, ou plutôt, de moins en moins . 
      • Effet bonus : un cerveau très doué pour justifier cela, puisqu'il pouvait s'appuyer sur les manques de l'appli "Nan mais là ma pauv'Gwen c'est pas POSSIBLE, tu en as vraiment besoin pour [insérer truc légitime]". Retour à la case départ, again.
Jusqu'à ce que, au détour d'un article internet consacré à la question je crois (du style "les 5 meilleures applis pour gérer votre téléphone"), je tombe sur celui, Stay Focused, qui m'accompagne maintenant depuis au moins un an et demie, avec bonheur. 


Qu'est-ce que mon petit chéri a de si irrésistible ?

1. Il est FIN, très fin

Il propose une myriade de paramétrages différents, par exemple, pour une même appli (ou un site internet, on peut paramétrer les 2. on peut d'ailleurs aussi faire un blocage par mots-clés mais je n'ai jamais fait) je peux définir : 
  • Des intervalles no-go:  minuit à 8h du matin, 0 accès. De 8h du matin à 10h, accès. De 10h à 12h12 (oui, on peut programmer à la minute), 0 accès, 
  • Puis de 12h12 à 13h47, un temps maximum, disons, hop de 7 minutes par heure = quand j'ai fait 7 minutes sur l'heure entre 12h et 13h, pouf, plus accès à cette appli jusque 13h où je pourrai de nouveau y passer un maximum de 7 minutes. 
  • Je peux aussi dire : "au bout de [x] minutes passé sur l'appli, bloque là pendant [x temps]". Ces 2 manières de faire sont très efficaces contre le scrolling prolongé
  • On peut même conditionner l'accès à une appli par le fait d'avoir passé du temps sur une autre : j'ai ouï dire que c'est utilisé par exemple par des usagers de Duolingo. Par exemple, devoir d'abord faire 30 minutes de Duolingo pour avoir accès à ses réseaux sociaux. 
  • Une autre limite possible est de limiter le nombre d'ouvertures de l'appli / du site (par heure ou par jour). Je ne l'utilise pas en ce moment mais elle m'a été trèèès utile lors de la sortie en poche de mon bouquin : les premières semaines, je passais mon temps à aller surveiller le niveau des stocks sur amazon (qui ne bougeait pas siiii vite que ça, hein, mais ... cherchez pas la logique, elle est partie), ce qui me prenait fort peu de temps (donc une limite de temps n'aurait eu aucun sens), mais interrompait splendidement ma concentration donc impliquait une perte de temps monstre, derrière, pour me reconcentrer... jusqu'à ce que je ne limite le nombre de fois, par heure, où je pouvais ouvrir la page concernée. 
Notons que, dans les paramétrages, la notion de jour de la semaine est également présente : je peux mettre une règle valable tel jour de la semaine, une autre pour un autre jour, encore une autre pour les weekends. Finesse, je vous dis ! Assez utile pour moi : 
  • je n'ai pas forcément pris les mêmes réglages pour mes jours de boulot que pour mes mercredis, ou encore mes weekends.
  • ça permet de prendre en compte les cas les plus courants d'exception : par exemple, mes limites Instagram et Facebook sont un peu différentes les lundis, pour prendre en compte le temps nécessaire au partage d'un éventuel billet de blog, puisque le lundi est généralement le jour sur lequel je vais publier. Je peux donc limiter de manière différenciée, donc adaptée, donc... ça tient.

2. 2ème caractéristique extrêmement sympathique : il a différents niveaux de sévérité.

Dans le sens que, au premier niveau, 
  • hop, on peut régler tout ce qu'on veut joliment, 
  • mais on a aussi à tout moment la possibilité de retourner dans l'appli et de changer le paramètre qui nous gratouille au mauvais endroit, ou de mettre la limite sur pause "Là, juste, parce que hein franchement il faut ABSOLUMENT que je termine ce post VITAL sur Facebook, jeleferaipluspromisensuite". Moui moui moui. 
  • Dans un premier temps, effet lune de miel oblige, je ne suis pas allée triturer l'appli dans le mauvais sens (euh, serait-ce aussi voire même surtout parce que la fonctionnalité "pause" était assez bien cachée, que j'ai mis un peu de temps à la découvrir ? Ce n'est pas impossible...), puis, je l'ai fait une fois, puis un peu plus, puis zut.
Et c'est là que, à deux doigts de faire le constat "Flûte, cette appli était mieux que les autres car plus fine, mais raté elle ne me suffit quand même pas à me cadrer moi-même"... je suis allée recourir au 2ème niveau, nommé "Mode verrouillé" 

  • dans le 2ème niveau, le changement des paramètres de l'appli / l'activation du mode pause-limite est verrouillé par un mot de passe à 6 chiffres. Et moi, je suis tout simplement allée demander à Monsieur Bout de rentrer ledit mot de passe, que je ne connais donc pas. Et paf.
  • Alors, je suis une grande fille: Monsieur Bout n'est pas là pour contrôler ce que je fais, donc quand je lui demande de rentrer le mot de passe, il se saisit du téléphone que je lui tends et le fait sans me poser de question ni faire de commentaires, ce serait insupportable sinon. 
  • Mais dans les faits, c'est parfaitement suffisant : en cas de crise de smartphonîte aigüe, aller demander à Monsieur Bout constitue un obstacle adapté, je ne le fais pas. En effet ça complique juste suffisamment les choses (sur le plan pratique et psychologique) pour que céder à l'impulsion ne soit finalement pas la voie la plus facile. Je ne lui demande que quand vraiment c'est nécessaire :
    • quand oui, cette fois-ci, tel paramétrage m'empêche vraiment de faire qqch de légitime. Autant vous dire : tous les 36 du mois, et encore. 
    • ou quand je viens de mettre en place une nouvelle limite et qu'à l'usage, je vois que j'ai mal évalué un truc. Exemple, tout récemment j'ai introduit un mode sommeil, qui, de 23h à 6h du matin, ne me laisse accès qu'à une petite liste blanche d'applis et limite toutes les autres à un temps total combiné de 5 minutes par heure. Au bout de 3 jours (et avant de m'être retrouvée bloquée, heureusement), j'ai réalisé que j'avais oublié d'inclure, dans cette courte liste... Uber, dont je me sers à l'occasion quand je rentre très tard de déplacement pro (= après 23h justement, hum hum).
Ce niveau de difficulté constitue le coup de pouce de pile poil la bonne taille pour ma volonté chancelante. Keur sur lui.

Il existe un niveau 3, "mode strict", où on verrouille encore plus de choses, comme par exemple l'installation ou désinstallation d'applis, voire davantage encore, mais le niveau 2 suffisant amplement à mon bonheur, je ne saurais vous en dire plus.


Surtout que, en plus de ces 2 éléments de base qui font l'efficacité intrinsèque de l'appli, voici 
3 éléments annexes / manières dont je m'en sers qui contribuent / ont contribué à en tirer une puissance maximale

1. Monter progressivement l'exigence 

Quand j'ai démarré avec Stay Focused, je l'ai testé en bloquant certaines des appli les plus clairement chronophages pour moi, comme Facebook. 
  • D'abord la nuit, par exemple, pour m'empêcher d'y être, allons, entre 1h et 6h du matin ("Parce que tu comprends parfois je me lève très tôt et c'est pas mal de pouvoir scroller un peu en allant prendre un TGV aux aurores" - tout ceci, hein, ce sont les petites voix vicieuses et geignardes de la partie addict de la Gwen, expertes en trouvage de prétexte pour ne pas encadrer l'utilisation de son smartphone). 
  • Puis peu à peu, hop, j'ai ajouté d'autres créneaux ("Tiens, on va aussi bloquer les matins, entre 10h et 11h30" petit petit peeetit) 
  • puis élargi un créneau : 
    • le 1h-6h s'est mué en minuit 30-6h30, 
    • puis le 10h-11h30 en 10h-12h, 
    • puis augmenté la limite d'un quart d'heure par-ci, une demi-heure par là, 
  • puis décidé que le créneau entre 12h et 14h, resté libre, eh bien, dommage pour lui, il n'allait plus être open-bar, mais être soumis à une limite de temps ("maxi 30 minutes"), 
  • limite de temps que j'ai ensuite sournoisement rabotée : 30 minutes ? Passons à 20...-15... 
Et ainsi de suite. 
J'ai grignoté mon temps d'écran de manière subtile.

PRO-GRES-SI-VI-TE : les limites que je respecte maintenant sans problème, auraient provoqué une réaction de rejet / rébellion assez rapide si j'avais tenté de démarrer avec elles. Là, j'ai fait comme pour les fameuses grenouilles : j'ai fait chauffer l'eau tout doucement, pour m'habituer. Petit bout par petit bout, encore une fois ? Punaise, me suis de nouveau faite avoir.

Notons que là-dessus, la fonctionnalité "niveau 2" susmentionnée est admirablement bien fichue : je n'ai besoin de solliciter Monsieur Bout pour rentrer le fameux mot de passe que pour alléger un paramètre / faire sauter une limite. On me laisse en revanche tooooute liberté pour durcir un paramètre : par exemple, 
  • si j'ai une limite à 5 minutes / heure sur instagram, le compteur est bloqué, je ne peux pas la passer à 6 minutes par heure sans le fameux Sésame, 
  • en revanche réduire à 4 minutes, 3 minutes, 2 minutes ? Mais tout de suite ma bonne dame ! En revanche une fois que c'est descendu à 4 minutes, eh, c'est sur la nouvelle limite que le verrouillage s'applique désormais, hein, donc faudra le mot de passe pour remonter ! Bien attrapée. 
J'ai donc pu gérer cette progressivité tout à mon rythme, tranquillement, dès que je me sentais capable ou que le besoin s'en faisait sentir. Et je continue à le faire (soutenue en cela, d'ailleurs, par la 2ème appli annoncée - teasing)

2. Opérer un Blocus total 

Une de mes bêtes noires pendant un long moment a été un jeu au potentiel vidage de tête extrêmement puissant et particulièrement attirant aux périodes émotionnellement et intellectuellement très chargées qui ont émaillé mes 3 dernières années. 
  • J'avais notamment identifié que la force d'attraction de ce jeu était amplifiée par le fait qu'il ne me stressait pas du tout (parce que franchement les jeux où on a une contrainte de temps / un minuteur pour réussir à faire des choses ça me tue puisque ça me rajoute un stress dans une vie qui n'en manque pas, merci.) Ce jeu, lui, était tout gentil : il me laissait tout le temps du monde pour arriver à mes objectifs; et bien lui en faisait puisque du coup j'y passais effectivement tout le temps du monde. Flûte. 
  • 0 pression, 0 danger. Le paradis... artificiel, hélas.
Après moult tergiversations, j'avais finalement décidé la désinstallation du jeu, pour couper le mal à la racine. Solution extrêmement efficace.... jusqu'à ce que quelques mois plus tard, je me dise "Oh mais Gwen, tu t'es bien désintoxiquée, tu peux le réinstaller et avec l'aide de Stay Focused cette fois-ci ça ira très bien."  Ben non.
Volonté = 0 sur ce plan, Stay Focused aidait, mais c'était tout de même source de frustration énorme (car passer 10 minutes par jour sur ce jeu ne mène nulle part, mais passer plus mène à ma perdition).
Donc après plusieurs allers-retours en mode 
  1. j'installe avec limite Stay Focused, 
  2. je fais sauter la limite / l'élargis trop (oui, ce sont quasiment les seules fois où j'ai eu recours au mot de passe de Monsieur Bout), 
  3. je désinstalle, 
  4. et rebelote, 
j'ai changé mon fusil d'épaule. J'ai eu recours à une autre ruse : j'ai laissé le jeu installé, oh oui. Mais son blocage est paramétré ainsi : 7J/7, de 0h à 24h. Eh. Blocage total. 
  • Qu'il m'est plus facile de respecter qu'un blocage partiel (puisque désintox), 
  • et qu'il m'est plus difficile de faire sauter sur un coup de tête (puisque mot de passe) que ce que demanderait une réinstallation après désinstallation. Notez que je pourrais bloquer l'installation d'applis avec Stay Foused, mais c'est un paramètre auquel je n'ai pas recours car il m'empêcherait de faire des choses utiles, parfois. Par exemple, installer l'autre appli au sujet de laquelle je vous ai déjà annoncé monts et merveilles, et j'en rajoute une couche.
Libérée, délivrée !

3. Sexyfier un peu le truc.

Après pas mal de temps d'utilisation, j'ai fini par réaliser que je négligeais complètement  un paramètre de l'appli qui pouvait pourtant augmenter encore son efficacité : la possibilité de personnaliser l'écran qui s'affiche quand on se heurte à une limite, à la fois dans son aspect (couleurs, image), et dans le message qui s'inscrit (texte et recours aux emoji). Parce qu'en fait :
  • un écran sympa, ben ça m'aide, c'est joli, ça adoucit la limite
  • un message bien rédigé, c'est motivant : j'y inclus généralement deux éléments : 
    • un rappel du sens de la limite, 
    • et une redirection vers des activités à privilégier. Par exemple, mes limites du soir me rappellent que je serai mieux à dormir, d'autres limites vont plutôt me suggérer d'aller me promener, lire qqch, passer du temps avec mes enfants ou appeler une copine.

Je suis pleine de gratitude pour cette appli, qui m'a permis de reprendre le contrôle de mon téléphone, et me permet de le faire de mieux en mieux, puisque je continue à grignoter régulièrement. Amélioration continue, toussa.

  • J'en ai d'abord testé la version gratuite, qui permet de bloquer jusqu'à 5 applis, et m'a permis de vérifier qu'il était véritablement efficace sur les applis qu'il bloquait, 
  • puis j'ai investi dans la version payante.
Mais pour tant de bienfaits, me direz-vous, je casse probablement ma tirelire / démolis mon PEL ? 
Que nenni.
8,49 euros / an, vu 
  • le temps que ça me fait gagner
  • la charge mentale en moins (énergie mentale à m'empêcher de ...)
  • la culpabilité économisée ?
C'est une affaire de fous, y a pas à tortiller.

Je précise que cette appli que j'aime d'amour
  • fonctionne, il me semble, aussi sur PC, ce qui peut être très utile. Ma capacité à perdre du temps sur Internet est surtout favorisée par mon téléphone, donc je n'ai pas testé la version PC, mais je crois que ma plus jeune sœur y a recours.
  • fonctionne sous Android, donc, si vous avez une pépite équivalente pour Apple, les commentaires, et leurs lecteurs subjugués, accueilleront vos recommandations circonstanciées avec beaucoup de considération !
Et si vous utilisez ou vous mettez à utiliser ce petit bijou, je lirai vos retours avec intérêt ! (poke à une certaine E.)

lundi 6 décembre 2021

Cadeaux de Noel : 10 valeurs sûres de 0 à 8-10 ans

En mode mauvaisemère, au milieu d'un sprint boulotesque, je suis bien entendu grave à la bourre niveau cadeaux de Noël. Bon, il faut dire que depuis 2 ou 3 ans nous ne nous simplifions pas les choses (ou si ?) en ayant déterminé que pour Noël, ce que nos enfants reçoivent de nous est de seconde main (merci Emmaus et le bon coin).

Alors, dans ma grande mansuétude, je viens au secours des familles qui seraient dans le même cas (team à la bourre) et chercheraient une idée lumineuse, avec le souci d'offrir quelque chose dont l'intérêt ne périmera pas sitôt les vacances passées, mais s'étendra d'âge en âge.

Voici une petite (et rapide, pour m'arranger moi) rétrospective du Top 10 des machins offerts à nos enfants au fil des ans, et qui, vraiment, se sont révélés être des investissements extrêmement rentables.

Dans l'ordre chronologique des âges concernés




1. Busyboard : offert à 11 mois. Âge d'intérêt : de 6 mois à .... 6 ou 7 ans facile, mais à offrir plutôt avant 3-4 ans je dirais.

Celui-là, il a beau être arrivé assez récemment chez nous, il a gagné sa place direct. L'intérêt est toujours là, et Monsieur Bout est bien heureux de pouvoir s'appuyer dessus pour occuper H. pendant qu'il gère l'école à la maison pour F. Plus de détails par ici dans ce billet.


2. Toboggan à boules : offert à 1 an. Âge d'intérêt : de 9 mois à .... idem, 6 ou 7 ans facile, à offrir plutôt avant 3 ans pour un max d'utilité.

Nous l'avions offert à E. pour ses un an, en lorgnant en particulier sur son potentiel de jeu collectif, facile à apprécier en duo avec son grand frère. Il a pleinement rempli son rôle, il intéresse toujours les grands, a repris un grand intérêt avec l'arrivée de notre numéro 3.

Plus de 5 ans après son arrivée chez nous, il est toujours solide. Il lui manque juste une boule qui doit se terrer dans un recoin de notre chez nous. Il a une bonne tronche, en plus, qui fait que nous apprécions sa présence constante dans notre salon. Plus de détails sur cette pure beauté dans ce billet-là.


3. Animaux Schleich : offerts à partir de 1 an, et E. en aura encore de la part de son parrain à Noël. Âge d'intérêt : ben... je ne sais pas quand ça va s'arrêter.

Quel investissement rentable ces machins ! Nous en avons une collection impressionnante, principalement issue du temps passé aux aguets sur leboncoin, du temps de la toute petite enfance de F. et E., et complétée un peu depuis. F. les avaient trouvés intéressants, sans non plus être passionné. E, elle, s'est passionnée pour eux dès ses 1 an, et en fait l'intérêt n'a jamais, jamais décru. 

Elle y joue quotidiennement, ces animaux sont de tous ses jeux, ils se baladent dans sa chambre, se cachent partout. Ils ne sont jamais innocents, hélas, niveau désordre innommable de sa chambre dont je vous ai déjà parlé. 

Et à présent, elle partage cette passion avec H., que ce soit par des jeux en commun, ou de manière séparée. Ces animaux sont, notamment, une des choses qui aident H. à rester calme pendant les moments de change. A ce titre je leur voue une gratitude éternelle.


4. Draisienne Puky : offerte à 2 ans, âge d'intérêt : jusque 3-4 ans facile... nous avons du interdire à F. de monter dessus passés 6 ans.

J'en chantais les louanges de manière détaillée dans ce billet, et franchement, cette draisienne a ravi nos enfants, leur a facilité l'apprentissage du vélo, et a survécu à tous les mauvais traitements. 6 ans et demie après son acquisition, elle a acquis quelques rayures, et c'est tout. Elle n'a plus que quelques mois à attendre avant d'aller réjouir H.


5. Jeux Smart Games : nous avons plusieurs IQ Puzzler (cf ce billet), mais aussi celui-là, (trop meugnon les dinosaures !) et celui-là, et en avons testé beaucoup d'autres. Offerts à partir de 4-5 ans. Âge d'intérêt : au delà de 8 ans, en tous cas !

Ces jeux sont fichtrement bien faits, parmi tous ceux testés ils ont tous été appréciés, ils sont mignons, intelligents, se prêtent à des jeux seuls ou à des jeux en duo, et, chez nous, font notamment facilement l'objet du moment de qualité : court, et amusant aussi l'adulte, c'est parfait pour un vrai moment partagé avec plaisir avec l'enfant.


6., 7. et 8. Livres : évidemment il en existe de très nombreux différents géniaux, voici donc un petit zoom sur 3 collections particulièrement bien fichues

- les livres à rabats de la maison d'éditions Usborne. Nous en avons de nombreux, en français comme en allemand, et chacun d'entre eux est sublimement bien fait. Les premiers ont fait leur apparition chez nous vers 2 ans, et à 8 ans nous continuons à regarder ceux-ci et d'autres encore. Informations passionnantes, rabats, dessins sympas et souvent marrants... je les lis avec autant d'intérêt que ma progéniture !

- les livres des Blipoux, by Faber et Mazlish : Bastien aux prises avec les ennuis relationnels de son âge (en conflit avec sa mère, sa soeur et son meilleur copain dans le tome 1, des difficultés à s'intégrer dans sa nouvelle école dans le tome 2), apprend à utiliser les outils de la communication non-violente. Tellement bien faits ! Découverts dès 3 ans, et toujours autant de succès chez nous à 6 et 8 ans (peuvent aller tranquillement jusqu'à 10).

- une série commençante de biographies de personnage historiques, à destination des 4-10 ans : des vrais faits historiques, pas romancés pour un sou, mais présentés sous un jour passionnant les enfants, et montrant notamment les personnages enfants. Ajoutez à cela un vocabulaire choisi et de belles illustrations, et vous avez votre cadeau intelligent, particulièrement pour les parents qui, comme Monsieur Bout, ont très envie de transmettre leur passion de l'Histoire à leur progéniture. Nous avons celui sur Napoléon, et celui sur Du Guesclin. Nous attendons ceux qui sont en cours de parution...


9. Snap Circuits : offerts à 5 ans ; intérêt pas prêt de s'épuiser.

Ces machins faisaient fureur sur les blogs IEF il y a quelques années : il s'agit de pouvoir construire des circuits électriques, avec une série d'éléments et un livret contenant des plans pour 100 circuits différents (ultra sexy, on peut déclencher une sirene, une boîte à musique, une petite lampe...) et c'est effectivement un super support. Réutilisable à l'infini, F. adore, le matériel est de qualité et agréable à manipuler. Ca aussi, ça a fait l'objet de nombreux moments de qualité appréciés autant par l'adulte (y compris si on n'a au départ aucune espèce d'intérêt pour le sujet) que par l'enfant...

On en trouve évidemment sur les géants du commerce en ligne, mais aussi dans des boutiques plus discrètes; les nôtres viennent de Tangram Montessori.


10. Lego Technic : offerts à partir de 7 ans ; jusqu'à : ça ne fait que commencer...

C'est la dernière passion de F. Depuis qu'il a reçu ses premiers à 7 ans, il y passe un temps fou. Il est devenu fichtrement bon en lecture de plans grâce à ça. Lors de son goûter d'anniversaire de cette année, j'ai répondu "Lego Technic" à quasi toutes les mamans de petits invités me demandant une idée pour F. . Je savais qu'en recevoir plusieurs, loin d'être un problème, le comblerait de joie. Il a construit des trucs jusque minuit ce soir-là, et repris aussi sec dès son réveil... 

Son parrain n'aura pas trop à se creuser la tête pour lui faire plaisir dans 3 semaines.


J'espère que ces quelques idées pourront vous aider dans les choix cornéliens de la période pré-Noellesque; moi, ça ne m'avance guère. Sauf si je tombe, comme il y a 2 ans, sur un super Smart Games chez Emmaus.

Bref, si vous avez des idées de fous dans le genre à partager, les commentaires vous sont grand ouverts. Si nous ne les trouvons pas d'occasion, nous aurons toujours des suggestions à fournir aux membres de la famille demandant des idées.

lundi 20 septembre 2021

Chouette jouet pour bébé, bambin, et plus - J'ai testé le Busyboard

Grande première aujourd’hui : mon premier article « suite à partenariat » !

Bon, faut dire, je ne courais pas grand risque : pour tout avouer, je lorgnais déjà sur ce dont je vais vous parler bien avant la naissance de notre H. ; mais je me disais « Oh, oui, ça peut être bien aussi pour des plus grands, mais bon, pas indispensable non plus, donc ce ne serait pas raisonnable. » (or je suis quelqu’un de très raisonnable. Si si. Tout au fond de moi-même)

Et puis un matin de ce printemps, un neurone à moi s’est rallumé et j’ai réalisé que ça y était, avec H. j’avais l’alibi paaaarfait pour tester enfin. Du coup, je suis rentrée en contact avec Lauren au sujet de ses magnifiques Busyboards, car je n’avais aucun doute sur le fait que je serais ravie d’écrire un article à leur gloire. Ce que je fais aujourd’hui, après  2 mois d’utilisation trèèèès appréciée.



What is a Busyboard ?

Bon déjà, le concept, pour la maman d’un F. passionné de trucs pratiques, avait tout pour me taper dans l’œil : une planche en bois sur lequel sont fixés différents objets fascinants pour un bébé / bambin / jeune enfant. Sur le principe, ça se rapproche de la fameuse planche à verrous qui a captivé F., et charmé E. . Avec 2 différences : 

  1. Les objets en question sont bien plus variés que des systèmes de fermetures et 
  2. C’est à nous de choisir ce qu’il y a dessus (dans un menu très large), et donc de concocter à notre enfant un mix au plus près de ses intérêts.

3ème différence (ben oui, j’en annonce 2, logique !) : fabrication française par une maman qui en a fait son activité pro.

Il s’agit donc d’un support permettant de proposer à son enfant le libre accès à des objets absolument passionnants pour lui, y compris le genre de machin qu’on lui retire des mains en permanence en temps normal : une prise électrique ou une calculette.

A noter : ce genre d’équipement 

  • est inspiré de la pédagogie Montessori dans le sens qu’il propose à l’enfant des objets du quotidien, lui permettant de les manipuler autant qu’il le souhaite (dans l’esprit des cadres d’habillage, par exemple), 
  • mais s’en écarte en proposant plusieurs objets disparates, aux fonctions différentes, en même temps. 
Les puristes Montessori pourront donc être scandalisés par un tel sacrilège. Cependant, une fois aspergé d’eau bénite, le résultat est vraiment chouette, il suffit de garder à l’esprit que l’objectif visé diffère puisque la maxime montessorienne de « une seule chose à la fois » vise à la concentration et la répétition, là où le principe d'un Busyboard est "simplement" que l'enfant soit occupé longuement et de manière intelligente, et donc avec un Busyboard l’enfant pourra éventuellement être distrait de ses efforts sur la fermeture éclair par l’attrait du boulon à visser juste à côté. 

Voilà, une personne avertie en vaut 2 ! (je viens de doubler le nombre de lecteurs du blog.)

 

Comment ça se passe ?

Eh bien, c’est bien marrant, parce que le principe est donc d’avoir le choix.

Sur le site monbusyboard.com, on choisit

  • le format : 
    • lambda (carré, 40X40, 10 éléments) 
    • ou de voyage (rectangle, 20X40, 6 éléments). 
    • J’en ai reçu un de chaque pour H. sachant qu’il existe aussi un format XL, plutôt pour la collectivité / les ass mat ; ça fait rêver… et ça m’a subitement remis en mémoire une grande plaque de ce style accrochée à un mur du jardin d’enfants franco-allemand où F. allait occasionnellement lors de nos derniers temps strasbourgeois. Cette sublime planche avait grandement contribué à séduire ledit F. 
  • la couleur du support (lui-même en bois): large choix, c’est assez jouissif aussi. On peut aussi prendre l’option de faire figurer le prénom de l’enfant
  • et enfin, l’ultime plaisir : on fait sa sélection parmi les 35 éléments proposés.

Une étape que Monsieur Bout et moi-même avons réalisée ensemble avec beaucoup de plaisir.

Notre couple a survécu à des débats houleux (fallait-il privilégier l’interrupteur à bouton ou à manette, hein ? sujet capital qui divise les foules), et nous sommes également bien complétés dans l’identification des meilleures options. 

Ainsi certains objets font du bruit (boîte à musique, sonnette de vélo), et j’allais spontanément les exclure, mais c’est Monsieur Bout qui a tenu à ce que le format voyage ait une boîte à musique (« Quand je conduis, je suis prêt à TOUT, tant que y a pas de hurlements » - spoiler : il n’a pas regretté), et s’est montré ouvert à l’inclusion de la sonnette de vélo sur le format normal. De toute manière, comme j’en profitais aussi pour offrir, sur mes propres deniers cette fois, un 3ème Busyboard à destination de mon filleul, héhé, j’ai eu le champ libre pour composer celui-ci (na).

Mon conseil serait d’ailleurs de prendre le temps de visionner certaines des vidéos de la page FB par exemple : c’est l’une d’elle qui m’a révélé l’intérêt d’associer gros boulon et petite trousse à fermeture éclair : on y voyait l’enfant dévisser l’écrou et aller ranger celui-ci dans la petite trousse, pile poil aux bonnes dimensions. Ça n’a pas raté : j’ai fait la démonstration, H. a trouvé ça très intéressant, et peut maintenant passer 10 minutes à faire naviguer l’écrou de sa vis à la petite trousse et retour (et moi le même temps à fondre en l’observant #mamangaga).


Ensuite, y a pu qu’à attendre son colis (oui, y a du délai, car Lauren a un carnet de commande conséquent ; vaut mieux anticiper pour les anniversaires !) puis à aller le chercher en salivant.

 


Verdict d’utilisation au bout de 2 mois


  • C’est très efficace en termes d'occupation intelligente de l'enfant.
En ce qui nous concerne, les nôtres sont arrivés juste après l’accident à la main de Monsieur Bout alors autant vous dire que j’ai eu largement le temps de les bénir, car main de Monsieur Bout HS = incapacité totale de Monsieur Bout de gérer H. = Monopole de la Gwen sur la gestion du H . = Gwen bien contente de pouvoir occuper durablement son fiston sur quelque chose pour vaquer à ses occupations.


  • Car une chose est sûre : l’effet sur l’enfant est immédiat, durable, et s’étend à un public considérablement plus large que celui visé. 
E. et F. manipulent volontiers les Busyboards pourtant conçus pour H., et le Busyboard de voyage, emporté avec nous pendant les vacances, a également conquis mes neveux. Même effet concernant celui de mon filleul ensuite : ses 2 frères et sœurs ainsi que F. et E. ont tous passé de longs moments dessus. Je m’attendais à ce que, passé l’attrait de la nouveauté, les grands se lassent vite, mais non ! (je vous préviens, ça peut occasionner des incidents diplomatiques).



  • C’est joli tout plein, et en fait, ça fait un truc occupant bien l’enfant mais facile à ranger. 
Franchement, je ne m’attendais pas à ce constat, mais ça fait partie des jouets qu’on peut laisser dans le salon sans que ça fasse désordre. Ce qui finit par prendre son importance quand on commence à en avoir marre des duplos éparpillés partout (ce qui est clairement le cas de Monsieur Bout, et le fait que les Busyboards aient droit de cité incontestable dans le salon en dit long sur leur aspect!). 
Les finitions sont soignées, Lauren s’efforce d’assortir les coloris des différents éléments, le résultat est franchement esthétique. 
D’une certaine manière, ça m’a rappelé ce que j’écrivais (de si drôle) il y a longtemps sur l’arc-en-ciel Grimm’s : c’est presque un objet déco ! Monsieur Bout a eu la clairvoyance de suggérer de prendre le format standard dans une couleur assortie à notre salon et franchement… Monsieur Bout est un génie.

Objets déco embellissant salon (nouvellement réaménagé, rappelons-le !)


Remarques annexes

  • Le truc intéressant est aussi qu’on peut vouloir faire un Busyboard proche des intérêts actuels de l’enfant (auquel cas on va peut-être devoir succomber et en rajouter un 2ème plus tard – non parce que l’enfant se sera lassé, mais pour lui proposer aussi des trucs plus complexes – ooh zut), ou mixer des choses qui lui plairont à différents moments
Dans tous les cas, j’ai observé que pour chacun de ses 2 Busyboards (présentés de manière différée pour des raisons stratégiques #jegardedescartesdansmamanchepourleslongstrajetsenvoiture #santémentaleduparentconducteur), H. a d’abord été captivé par certains éléments, puis en a découvert d’autres, avant de finalement commencer à explorer certains plus complexes. Ainsi, ce n’est qu'au bout d'un mois qu’il s'est mis à manipuler vraiment le boulon… et je suis bluffée de la rapidité de ses progrès ! Pareil, il commence à savoir utiliser la sonnette de vélo et se montre très étonné et content de lui à chaque fois qu’il réussit à l’actionner.


  • Ce qui est drôle, par ailleurs, c’est qu’on a beau avoir mis tous nos soins dans le choix des éléments, en anticipant l’intérêt que ceux-ci vont avoir pour notre enfant (que nous connaissons mieux que quiconque, zut !), eh bien, justement, zut : nos prévisions se sont révélées assez nulles. Par exemple
    • nous avions inclus une mini-ardoise magique en pensant qu’elle serait cool mais pour plus tard. Que nenni ! H. a très très vite accroché et l’adore. Lui filer son Busyboard de voyage sur sa chaise haute en lui collant le stylet de l’ardoise magique dans la main pendant que je bâcle fignole la préparation du repas est une excellente recette pour avoir du calme (et pour le coup c’est un élément dont l’attrait exercé sur les plus grands est tel que nous avons du restreindre son utilisation par ceux-ci ; parce que sinon, la pauvre ardoise magique serait déjà morte – ben oui, c’est pas fait pour être un champ de bataille en mode « Moahdabor ! Nancémoahkifé ! »)
    • Nous étions certains que la prise électrique ferait fureur, mais pour le moment, pas tellement. En revanche, mon filleul s’est jeté dessus.
    • Et j’ai regretté de ne pas avoir mis de calculette sur les nôtres quand j’ai vu avec quelle expression de profonde satisfaction H. tapotait sur celle de mon filleul.
    • Nous avons inclus un labyrinthe à billes magnétiques et le concept est effectivement encore trop compliqué pour H. … ce qui ne l’empêche pas de s’éclater avec, en fait : il a repéré avant nous que le stylet aimanté était attiré par les vis qui maintiennent l’élément en place, et s’éclate donc à positionner le stylet à la verticale sur ces vis.


Coté coups de cœur

J’ai béniiiiii l’inspiration de Monsieur Bout concernant la boîte à musique puisque, main HS de Monsieur aidant, c’est finalement MOI qui ai assumé la totalité des trajets de la première partie des vacances, alors j’ai eu l’occasion de l’apprécier, l’effet calmant de la boite à musique ! Sachant que H. ne réussit pas encore à bien la manipuler, mais que du coup, eh, on a fait coup double sur la route : il y avait toujours un grand trop content de l’actionner pour apaiser un petit Bout.

Plus globalement, j’ai trouvé l’idée du format « voyage » vraiment lumineuse. Le format normal est génial pour la maison, mais un peu encombrant pour la voiture, nous l’avons donc laissé chez nous pendant les vacances. Le format voyage nous a accompagnés sans nous encombrer pendant un mois complet de trajets nous emmenant dans 8 endroits différents, et il a largement justifié sa présence, que ce soit par les précieux moments de calme sur la route, ou par sa capacité à occuper H. sans avoir besoin de trimballer une salle de jeux complète dans nos différents points de chute.

Enfin, mon préféré : le handspinner, franchement, quelle idée de génie ! Non seulement H. adooooore, non seulement le seul bruit du handspinner qu’on fait démarrer suffit à le détourner de pas mal de méfaits choses et à le faire accourir, mais en plus, ça a le même effet sur les grands. Tout bénef.



Moralité : en écrivant ce billet je réalise que H. étant un numéro 3, nous nous sommes montrés, depuis avant même sa naissance, trèèèès réticents à tout nouvel achat : la maison déborde déjà de matos pour enfants, au secours ! Mais ces Busyboards ont incontestablement su montrer l’intérêt de faire une exception. 
Ce que cette nouvelle rentrée vient confirmer puisqu’ils commencent déjà à aider Monsieur Bout à relever un défi de l’année : faire IEF pour F., avec un H. de 17 mois, remonté à bloc, dans les pattes…