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lundi 2 juillet 2018

10 points à discuter en couple au moment de s'embarquer dans l'instruction en famille

Allez, zou, aujourd'hui, une tranche de courrier des lecteurs !

"maintenant que ma 2e fille est née et que je suis en congé de maternité, on se lance dans la grande aventure de l'IEF. On en parle depuis 2 ans avec mon homme (depuis que j'ai découvert que ça existait en fait), et on est dans une optique d'essayer et, comme vous en fait, de réévaluer chaque année si chaque membre de la famille y trouve son compte.
Bref, ma question est: quels sont les points à bien discuter en couple avant de se lancer. Genre une liste des sujets à aborder pour vérifier qu'on est bien sur la même longueur d'onde et qu'il n'y a pas de malentendu. Que ce soit niveau pécunier, niveau éducation, niveau instruction proprement dite, niveau vie sociale/relationnelle, etc."
Ch'est une bonne question, cha, car le choix d'instruire soi-même ses enfants (=Instruction En Famille = IEF pour les intimes) étant loin d'être un choix conventionnel, il peut être source d'un certain nombre d'angoisses : que vont devenir nos poussins sur ce chemin non balisé ???
Or, l'angoisse activant les zones de notre cerveau les plus archaïques, tout sujet angoissant se prête particulièrement bien aux prises de bec, notamment conjugales.

Voici donc un aperçu (vu de ma fenêtre), des points qu'il vaut mieux aborder de manière un peu détaillée avec son conjoint, au fur et à mesure que le projet d'IEF se dessine.




I. Autour de l'instruction en elle-même

  • 1. Le mode d'instruction 
Cela suppose de parler des raisons du choix de l'IEF, qui orienteront la manière dont on fait IEF. S'agit-il de laisser l'enfant suivre son rythme ? De lui éviter une collectivité violente ? D'éviter l'école du coin au niveau affligeant ? (à noter, on peut avoir des raisons très différentes de son conjoint pour choisir l'IEF. Ce n'est pas un problème en soi. Mais quelque chose qu'il faut avoir en tête car du coup, le "succès" de l'IEF ne se mesurera pas de la même manière pour l'un ou pour l'autre, et donc cela demandera plus de communication)
Du coup, quels objectifs se donne-t-on, que doit apprendre l'enfant ? Comment ? Quelles méthodes ? Typiquement, si une maman pratique le unschooling avec ses enfants et se retrouve dans le cas d'un enfant qui n'entre pas dans la lecture tôt, mais plutôt plus tard, y a intérêt à en avoir discuté avec le papa car cela peut générer pas mal d'angoisses et de tensions : "Euh, mais, euh, il apprend des choses ?"
A ce niveau, il peut être bon d'avoir discuté un peu de la manière dont on imagine une journée-type se dérouler. D'ailleurs, discuter de la manière dont une journée type dans l'éducation nationale se déroule, ainsi que des attendus de fin d'année / de cycle, peut aussi être utile pour permettre de mettre les deux en regard. (n'oublions pas que même si nous sommes tous plus ou moins passés par le système, nous avons quand même oublié l'essentiel de ce qui s'y passait, surtout pour les premières classes !)

  • 2. L'éducation 
Bon, de toute manière, c'est une discussion à laquelle on ne coupe pas, IEF ou pas. Mais, pour l'avoir vécu, à certains moments, l'IEF peut venir en rajouter une couche. Entendre le papa dire "mouais, à l'école, quand même, au moins il apprendrait le respect des règles", ça peut être un poil énervant.
En effet, avec l'IEF, on décuple le poids de notre style d'éducation sur nos enfants, au détriment de celui d'influences extérieures. Il faut donc être bien conscient que l'IEF/notre style d'éducation peut vite se retrouver dans la ligne de mire si l'enfant manifeste des soucis de comportement.


  • 3. Les alternatives à l'IEF
Quelles seraient, à vue de nez, les points qui nous feraient envisager une scolarisation ? Les conditions pour que cela soit envisageable ? C'est important, parce que cela conditionne aussi une partie des efforts / de ce qu'on est prêt à prendre sur soi. 
Ainsi, chez nous, tant que nous étions à Strasbourg aucune école ne me semblait pouvoir convenir à F., donc il aurait fallu beaucoup beaucoup de soucis avec l'IEF pour me faire lâcher le morceau.


  • 4. L'implication de l'autre parent 
Va t il prendre certains trucs en charge ? 
Quel degré d'information voudra t il avoir ? 
Quel soutien logistique lui sera demandé ? Par exemple, moi, je sollicite Monsieur Bout pour imprimer ce que j'ai à imprimer. Parfois, c'est un bon nombre de pages... 
Quelle liberté pédagogique /  respect des méthodes du parent instructeur ? 
"Naaan faut pas lui parler du Moyen age, j'ai prévu qu'il découvre tout ça par lui meme la semaine prochaine tu gâches tooooout" ou inversement "euh, t'amuses pas à lui donner le nom des lettres surtout, faut dire leur son ! C'est pas 'pé', c'est 'pppp' " 
  • 5. La place dans l'espace
Quel impact sur l'organisation du logement, la répartition des pièces ? 
Si le salon devient le lieu d'instruction, la "visibilité" de l'IEF est à discuter : tout le monde n'apprécie pas la déco "planisphère et poster de tables de multiplication".
Idem, si ce qui était la chambre d'amis / l'atelier bricolage / le bureau est transformé en salle de classe, l'impact est à discuter ensemble.
L'IEF a une certaine tendance à coloniser l'espace de manière rampante...



II. Autour des effets secondaires de l'IEF


  • 6. La fameuse sociabilisation 
Ah, ça, c'est un vrai sujet, une inquiétude, une question qui revient partout, et sur laquelle on ne peut pas faire l'impasse.
Donc, il s'agit de parler de l'impact sur la vie sociale de l'enfant : quelles rencontres, quelles sorties possibles, à quel prix.
Mais du coup, question annexe, car cette vie sociale peut notamment être reliée à la question du mode de locomotion. Si il n'y a qu'un seul véhicule dans la famille, et qu'il est nécessaire pour envisager un certain nombre de ces sorties, comment peut-on faire ? Se répartir la semaine de manière à ce que les sorties nécessitant un véhicule puisse se faire sur les jours où le conjoint se débrouille pour se rendre au boulot d'une autre manière ? 
Mais il faut également parler de l'impact sur la vie sociale de la maman : je l'ai vu chez nous, déjà que je suis, au départ, plus sociable que Monsieur, mais là, mon envie à moi de voir du monde, de faire voir du monde aux enfants, m'incite à vouloir également profiter des weekends pour cela, et cela a pu rentrer en friction avec l'envie de calme de Monsieur Bout. 


  • 7. L'organisation de l'année. 
Veut-on en profiter pour partir en dehors des vacances scolaires ? Faire de méga voyages ? Bosser en été mais partir hors saison au ski ? Passer 3 mois dans la ferme du voisin / cousin au moment des récoltes ? 
Le rythme de l'IEF étant potentiellement très déconnecté de celui de Monsieur et Madame Tout le Monde, il est bon d'y réfléchir: en effet, la déconnexion peut aussi se faire avec le conjoint, qui devient le seul à avoir des lundis, ou avoir un calendrier de congés qui n'a rien à voir avec le calendrier choisi pour l'IEF. 
Ce point là est sembler moins important en tant que tel, mais il ne faut pas sous-estimer le risque qu'il peut y avoir de creuser un fossé dans la famille.
Par ailleurs, discuter ce point permet de débusquer des aprioris, mais aussi, de découvrir des possibilités : quelles sont les choses, même un peu folles, que l'IEF nous permet d'envisager ? C'est alors aussi l'occasion, pou nous parents, de rêver un peu ensemble, même si on peut très bien décider, après avoir déliré pendant 1h sur le tour du monde en bateau, qu'on se contentera d'offrir aux enfants des stages de voile en début de saison, donc à un prix abordable. Rappelons-le, rêver ensemble, c'est bon pour le moral.
  • 8. L' équilibre de la maman / du parent instructeur
Trèèèèèès important !
Il s'agit que chacun soit conscient que l'IEF est une responsabilité supplémentaire, pas légère, et donc de discuter de la manière dont on va s'y prendre pour éviter que le parent instructeur ne croule sous la charge : avec deux aspects, notamment : 
    • répartition des autres tâches. Déjà qu'être parent au foyer, non, ce n'est pas passer sa journée peinard devant la télé, il est important que le conjoint réalise que parent IEF au foyer, c'est encore moins peinard, et que donc si on doit privilégier certaines choses (l'instruction de notre enfant) ça pourra être au détriment d'autres choses ("mais c'est le bazar ici !" "Rho mais tu aurais pu passer à la Poste quand même, non ?". Ben parfois, non.) 
    • L'IEF signifie passer beaucoup de temps avec son enfant, et ça peut vite devenir du 24h/24... donc réflexion à avoir sur les moyens de s'arranger pour donner du temps "off, kid-free", au parent-IEF : 
      • aménagement des horaires de l'autre parent ?  (et engagement à vraiment consacrer le temps libéré à la gestion des enfants, bien entendu...) 
      • Recours à une aide extérieure ? 
      • Inscription au centre aéré ?
Un point qui nous amène au suivant
  • 9. l'impact financier de l'IEF

Cela suppose de travailler sérieusement sur le budget : 
    • impact de la perte de salaire due à la disponibilité demandée par l'IEF, 
    • impact de l'éventuel mode de garde destiné à soulager le parent instructeur, 
    • impact du mode d'instruction choisi (Cours par correspondance ?), impact de l'achat de matériel (si Montessori, par exemple)
    • Coût des sorties, des activités
Le choix de l'IEF va peser sur le budget, et donc, impliquer des sacrifices, ou au moins, des choix. Il est donc crucial que chacun soit OK avec les choix faits, afin d'éviter le "ah ben dis donc pourquoi il aurait droit à un globe terrestre et moi pas à une nouvelle paire de chaussures?", ou l'inquiétude devant l'invasion de la maison par de nouveaux supports, de nouveaux supers jeux hyper éducatifs. Quand on est parent IEF, on peut vite être tenté tous azimuts, et cela peut inquiéter (notre conjoint, mais aussi nous-même)
Un autre aspect à discuter est le poids psychologique pour le conjoint ramenant les sous. J'en avais parlé plus généralement dans ce billet, mais en effet, du coup, non seulement le conjoint peut se retrouver seul à porter toute la famille, mais en plus, de sa capacité à ramener le bacon dépend dorénavant un choix de vie important en plus.
Personnellement, quand en janvier nous avons eu certaines discussions un peu houleuses avec Monsieur Bout autour de ce point, j'ai mesuré à quel point l'IEF grossissait l'enjeu : si Monsieur Bout faisait un choix ayant de lourdes implications financières, c'était tout un mode de vie qui était remis en cause. Difficile de garder la tête froide quand on voit son univers menacé !


  • 10. Last, but not least : le discours vis à vis de l'entourage

L'entourage posera un max de questions, et ne nous leurrons pas, les "Whaou, super, vous avez bien raison" risquent de ne pas compter dans les réactions majoritaires. Yep, l'IEF contient un super potentiel de prise de becs avec l'entourage, qui ne se privera pas d'essayer de repérer si, au sein du couple, il n'y aurait pas un "maillon faible" sur la question.
Donc : que voulez-vous dire ? Pourquoi ? Comment communiquez vous sur le sujet, et qui communique ? Car l'un peut ne pas aimer la manière dont l'autre défend les choix ("nan mais là tu tends le bâton pour te faire battre / tu cherches le conflit"), ou l'autre ne pas aimer la manière dont l'un ne défend pas les choix faits : hum, cette impression d'être seul face à la belle-famille un peu hostile au projet, par exemple..



Voilà de quoi occuper quelques soirées! Ceci dit, hein, disons le tout de suite :  le propos d'un tel billet, et le but de toutes les conversations qui pourraient avoir lieu en conséquence, ne peut être d'éviter toute friction au sujet de l'IEF avec le conjoint. Il y aura de toute manière des moments un peu tendus, car chacun évoluant, il y aura un besoin de réajustement régulier. Mais le fait d'avoir déjà abordé ces points pourra toujours aider à ce que les points de vue de départ de l'un et l'autre protagonistes soient tout de même moins éloignés.
Parmi les sujets qu'il ne sert à mon sens pas grand chose d'aborder, c'est l'avenir long terme. Bon, si, on peut toujours tâter le terrain et avoir la surprise de s'apercevoir qu'on est tous les deux partants pour faire cela jusqu'au bac. Mais globalement, vouloir faire des projets long-terme en IEF, c'est vraiment tracer des plans sur la comète.

Bon, et vous, voyez vous des points qui devraient venir compléter cette liste ? Y en a-t-il qui ont particulièrement pesé / posé de soucis entre vous ?

lundi 28 mai 2018

Poursuite de l'IEF ou école Montessori : le verdict

Rappel de l'épisode précédent : contre toute attente, F., qui tous les mercredis, se rend à l'école Montessori située à 10 minutes en voiture de chez nous, s'est vu offrir la possibilité d'y aller "à temps plein" (4 jours par semaine) à la rentrée prochaine.

Gloups.

C'était une possibilité sur laquelle j'avais, un temps, fondé beaucoup d'espoirs : quand c'était la cata à la maison. Mais de nettes améliorations de la situation m'avait permis de décider, assez sereinement, de continuer à instruire F. à la maison, et mon année 2018-2019 s'organisait doucettement de cette manière.

Y a pas de hasard : 
  • Que, cette année, à peu près au même moment, tous mes plans soient à nouveau bousculés, cette fois-ci en venant titiller l'aspect "école à la maison" desdits plans, ne devrait pas me surprendre.
  • Si donc, au printemps prochain, vous me voyez publier des billets concernant mes projets pour l'année suivante : ne les lisez pas. 
    • Nul doute qu'il arrivera quelque chose pour les rendre totalement caducs. 
    • Peut-être m'abstiendrai-je d'ailleurs de pondre des billets-planification. Ou même de faire des plans (mouais, pas très réaliste, je ne peux m'en empêcheeeeeer). 
    • Il serait probablement plus judicieux de remplacer ces billets par un petit jeu dans le style des paris à l'anglaise, pour déterminer quelle sera la variable concernée / la cause du bouleversement de tous les plans qui auraient pu oser germer dans la tête de la Gwen. Tant qu'à faire, autant rigoler un coup.

Bref.

Je ne vous cacherai pas que j'ai passé une très sale fin de semaine.
Cette question m'a vraiment retourné le cœur.

Vous noterez d'ailleurs que, alors que j'avais au départ 48h tout juste pour communiquer notre décision, je suis allée réclamer un délai de réflexion supplémentaire histoire de prolonger la torture.
Y pas d'mal à se faire du bien mal.

Mais ça y est, j'ai profité de l'horaire de la sieste pour envoyer un petit mail.


  • F. prendra le chemin de ladite école Montessori, 4 jours par semaine, en septembre 2018. 
  • Il connaîtra sa première vraie rentrée scolaire.
  • Pas de non-rentrée un peu narquoise cette année pour nous.
Enfin, si, pour sa sœur, E., dont nous venons de fêter les 3 ans, et que je n'envisage pas du tout de scolariser pour le moment (m'enfin, vous savez, hein, c'que j'en dis... cf le paragraphe sur les plans... Gwen blasée inside)

Pourquoi tant de haine ?

  • J'ai appelé la psy de F. pour avoir son avis. 
Elle a pensé qu'il était prêt pour cette séparation, et qu'elle pourrait même l'encourager, l'aider à prendre confiance en lui. 
Et qu'un quotidien plus réglé lui serait peut-être plus profitable qu'une alternance plus ou moins aléatoire entre jours IEF et  jours moins structurés gérés par une mamie au pair

  • J'en ai parlé à G1, notre ex mamie au pair, dont j'avais apprécié la finesse d'esprit et de perception, notamment concernant F. et son fonctionnement, justement. 
Elle avait déjà émis la supposition qu'elle avait l'impression que F. s'ennuyait, notamment dans les journées sans créneaux IEF( = les journées avec elle), qu'il manquait alors de stimulation. Aussi parce que, même si E. est un sacré petit bout de femme, et très avancée, elle a tout de même 2 ans de moins que lui et ne saurait suffire à le tirer vers le haut.

  • J'en ai causé avec ma chère Clotilde, dont les remarques et les questionnements m'ont bien aidée à avancer également. 
Et m'ont justement permis de pousser encore ma réflexion sur ce qu'impliquaient mes perspectives de reprise pro : un, mais probablement aussi deux jours pleins où F. serait confié à une mamie au pair, qui s'en occuperait certes avec beaucoup de soin, mais dont je ne pouvais garantir la capacité à apporter à mon fils une stimulation suffisante.

  • L'une de mes voisines, dont les garçons jouent régulièrement avec F., a même apporté sa petite pierre à l'édifice en me rapportant que F. aurait dit à ses fils qu'il avait envie d'aller à l'école. 
Ça vaut ce que ça vaut, mais cela vient tout de même nuancer la réaction pas enthousiaste de F. à l'allusion que j'avais tentée cette semaine.

Sublime billet, dont tous les paragraphes devraient être largués sous forme de flyers au-dessus des lignes ennemies dans les villages et les villes de France et de Navarre, et que je ne la remercierai jamais assez d'avoir écrit. 
Mais en l’occurrence, c'est le paragraphe intitulé "nos envies pour eux et leurs envies à eux" qui s'est trouvé être terriblement d'actualité. Allez donc le relire, et relisez tout le billet pendant que vous y êtes !


Or j'ai ruminé, longuement, mais il me semble que le besoin de contacts sociaux de F., et de stimulation par ses pairs, est actuellement très fort et sera mieux comblé par cette école-ci que par moi. 

Mais cette décision est dure à prendre, car aux inquiétudes pour mon fils (sera-t-il vraiment bien ? Aura-t-il sa dose de Maman suffisante ? Ne perdra-t-il pas en liberté, en capacité à faire mille activités et jeux dans sa semaine ?) s'est mêlée la douleur d'un deuil à faire.

F. a, peut-être envie, probablement besoin, d'aller à l'école, mais MOI je n'ai pas PAS DU TOUT envie qu'il y aille.


Oui, c'est difficile pour moi d'abandonner (partiellement ! L'IEF restera d'actualité avec E., 3 ans tout frais; mais nous devrons dorénavant composer avec les contraintes horaires du grand frère scolarisé) ma vie de maman IEF.
  • Cette liberté
  • Cette vie un peu hors du temps... à la fois dans l'absolu, et concrètement : je ne suis pas une pro de la ponctualité
  • Les mille possibilités de contacts et d'activités : je m'économise, par exemple, le billet projeté au sujet des moult activités extra-scolaires projetées pour mon duo l'an prochain. Emploi du temps plus chargé oblige, nous allons réduire la voilure sur ce point.
  • La position de première accompagnatrice des apprentissages de mon Bébou. En particulier maintenant, où il rentre dans la lecture : avoir assisté à cela a été une expérience merveilleuse (pas toujours facile,  hein, mais merveilleuse). Ultra gratifiante. Et je vais renoncer à cette gratification, à la joie d’être la première spectatrice des progrès de mon fiston, du moment où ça fait "clic" dans son cerveau. Même, je vais vous faire un aveu : ça m'énerve profondément de "lâcher l'affaire" au moment où il rentre dans la lecture, justement. C'est balbutiant pour le moment, ce sera maîtrisé l'an prochain. Et tout le mérite en reviendra à l'école, et ça, ça chiffonne mon amour-propre. Or comme je n'aime pas repasser, je n'aime pas qu'on chiffonne.
  • Ces matinées à 3 dans notre salle de classe. Nous y serons toujours, mais à 2...
  • ...

Mais c'est ainsi.
Peut-être l'arbitrage aurait-il été différent si je n'avais pas du tout envisagé de reprendre une vie pro. Mais je fais plus que l'envisager, j'y tiens, c'est devenu important pour moi, et il ne sert à rien d'en nier les impacts potentiels sur mes enfants.

En définitive, ce qui m'aura finalement aidée à finaliser la décision, cela aurait été de me poser la question du "pire qui pourrait arriver" pour chacun des deux scénarios.

Si je refuse cette place, mais que finalement F. a  vraiment du mal cette année, s'ennuie, est en mode conflictuel, rebelle : je n'aurai que peu de marge de manœuvre. 
Il faudra attendre la rentrée suivante pour l'envoyer rejoindre l'ambiance 6-9 ans de l'école Montessori en question. Cela aura fait un an compliqué pour tout le monde, et un an c'est très long, à 5 ans. C'est riche de possibilités, un an, et donc aussi potentiellement riche de possibilités non exploitées.

Si j'accepte cette place, mais que finalement F. a vraiment du mal, j'aurai plusieurs pistes à explorer 
  • réduire mon implication professionnelle de telle manière que je puisse plus souvent venir le chercher à la sortie de l'école (la psy de F. trouvait assez moyen le fait que, si je bosse 2 jours / semaine, la sortie de l'école sera assumée par quelqu'un d'autre que moi ces deux jours). Avec deux variables : moins de boulot RH, et/ou moins d'animation d'ateliers Faber et Mazlish
  • Une autre piste, pas forcément facile à mobiliser, mais existant tout de même : l'implication du papa / ses horaires
  • Et il n'est pas exclu (je ne perds pas espoir !) qu'une grossesse m'invite de toute manière à passer plus de temps à la maison à un moment ou l'autre de l'année. Non seulement cela viendra régler pour un temps le souci des sorties d'école, mais la disponibilité ainsi regagnée sera d'autant moins théorique (= je suis physiquement là mais pas en mesure de m'occuper vraiment de toi) que je pourrai plus facilement me reposer pendant que F. sera à l'école : mon besoin de repos ne sera pas nécessairement constamment en conflit avec son besoin d'activité.
  • Et au besoin, le retrait de l'école : nous y laisserons quelques plumes au niveau financier, mais...

Alors voilà, j'ai vraiment passé de sales journées, je sais que j'en passerai encore des pas très sympas, et que certaines interrogations seront promptes à remonter lors de moments difficiles. 
Je parie un million sur le fait que j'aurai tendance à surinterpréter chacun de ses comportements inappropriés en "c'est parce que je lui maaanque / le rythme est trop soutenu / il sature de voir tant de gens / il aurait besoin de plus de temps dehors".

Mais quand nous nous sommes lancés dans l'IEF, c'était aussi parce que je savais que si je ne le faisais pas, je n'allais pas être capable de gérer les insatisfactions que générerait l'école : 
"en IEF ça aurait été mieux !"
Là, après 2 ans d'IEF, en ayant observé mon fils, en sachant mieux identifier ses besoins et ce qui permet de les combler, l'approche est différente. Plus réaliste. Non, tout en IEF n'est pas forcément "mieux", toujours, pour tout le monde.

La tendance s'est inversée, au moins cette année : si je ne scolarise pas F., je risque de vivre chaque difficulté de l'année IEF en mode 
"si je l'avais scolarisé cela aurait été mieux!".

Alors je ravale un peu mes larmes, et je vais tâcher de faire de cette année une année la plus épanouissante possible pour F.
Et nous verrons pour la suite. 
Dès le départ, nous sommes partis sur le principe de réévaluer chaque année l'opportunité de faire IEF ou non, pour chaque enfant. Ce principe reste et restera valable, la question continuera à se poser chaque année. Or une question n'est une vraie question qu'à condition d'avoir a minima deux réponses possibles. 
Le moment est venu d'explorer ce que donne la 2ème réponse.



mercredi 1 novembre 2017

IEF, Montessori, &+: Interview de votre humble servante

Flora, dont j'avais récemment découvert le blog tournant autour de la pédagogie Montessori, m'a proposée une interview sur le sujet de l'IEF.

J'ai bien apprécié la pertinence de ses questions (et notamment ses interrogations concernant l'équilibre de la maman), et puis c'était l'occasion de me montrer plus synthétique qu'ici, où j'ai 36 000 billets (enfin, non: 366! :D) pour m'étaler.

Je vous invite à aller le lire chez elle!



(Rho punaise, voilà-t-y-pas que je viens de battre mon record du billet le plus court!)

 

jeudi 14 septembre 2017

Flylady et parentalité positive: 10 points communs!

Parmi les grandes découvertes qui ont changé le cours de l'Histoire de la Gwen en tous cas, figurent en bonne place
  • la découverte de Flylady : s'organiser pour gérer sa maison, et sa vie, sans y passer ses journées ni crouler sous le bazar
  • la découverte de la parentalité positive : éduquer ses enfants d'une manière qui les respecte eux, dans ce qu'ils sont, et nous, dans ce que nous sommes, afin d'en faire des adultes à la fois responsables et bien dans leurs bottes. (Monsieur et moi-même avions fait une synthèse de nos objectifs éducatifs en la matière ici)

Et au fond, ces deux concepts fumeux ont beaucoup de points communs!

Tour d'horizon...

1. Les routines, un gage de sérénité et d'efficacité

  • L'un des piliers de la méthode Flylady, c'est l'établissement de routines.
Celles-ci permettent de diminuer l'effort de volonté nécessaire pour enfin se coller aux tâches nécessaires : le cerveau ne passe pas son temps à argumenter et contre-argumenter en faveur de telle ou telle action. Les routines rendent donc la gestion de la maison beaucoup moins douloureuse, c'est un constat que j'avais fait dès mes débuts avec Flylady, moi qui avait toujours fui la routine comme la peste.

  • En parentalité positive, on souligne l'importance de routines claires pour l'enfant: sécurisantes, celles-ci permettent également de diminuer les conflits. 
Quand les choses se font toujours d'une certaines manière, dans un certain ordre, l'enfant les conteste beaucoup moins. Là aussi, on retrouve le fait que l'habitude permet de diminuer l'effort de volonté nécessaire! Un point que j'ai vérifié tant de fois que je réfléchis longuement avant de déroger aux habitudes / permettre des exceptions.


2. POUR : la participation des enfants aux tâches ménagères

  • Flylady a développé plein de manières d'associer les enfants au maintien de l'ordre
Par petites touches, il s'agit de les envoyer en mission : ramasser 4 objets, ranger pendant 5 minutes, choisir 3 choses à jeter, 3 à donner... Cela les responsabilise, allège la tâche des adultes de la maison, et encourage ceux-ci à tenir bon dans leur conversion à Flylady: en effet, le découragement peut plus facilement frapper si les efforts faits sont instantanément annihilés par le passage de mini-Attilas.

  • De nombreux auteurs de parentalité positive, et contrairement à certains clichés assimilant cela à une idéologie de l'enfant-roi, soulignent l'importance de faire participer les enfants à l'entretien de leur cadre de vie
Il s'agit ainsi de
- booster leur autonomie, leur confiance en eux (ils mettent leurs propres compétences à l'épreuve au lieu de se vivre dépendants des adultes),
- mais aussi et surtout, de subvenir à l'un des besoins les plus importants chez un être humain : le besoin d'appartenance et d'utilité. Se sentir utile au groupe, c'est crucial pour un enfant, et un manque à ce niveau favorise les comportements inappropriés.


3. Le minuteur, un chouette pote!
  • Avec Flylady, on devient vite une obsédée du minuteur. 
Se fixer un temps défini pour accomplir une tâche, en sachant que la sonnerie viendra nous en libérer, permet de s'y coller, et d'y rester le temps imparti, en s'activant!

  • En parentalité positive, le minuteur constitue également un ustensile volontiers conseillé. 
C'est visuel, ça se touche, ils peuvent s'en servir eux-mêmes...
C'est pourquoi c'est très utile pour
- motiver les troupes : "on range juste ces 5 minutes et ensuite goûter!"
- ou encore les aider à s'auto-réguler : "sur quelle durée places-tu le minuteur ?" / "Ce sera à toi de te lever/éteindre la télé/aller te coucher/te mettre à tes devoirs/quitter le parc... ensuite"


4. Une logique des petits pas, garantie du succès

Prendre des bonnes habitudes se fait de manière progressive.

  • C'est un des mantras de Flylady qui a ainsi conçu un programme spécifique de Babysteps
En effet, décider un beau jour que "tout va changer" et qu'à compter de maintenant nous ferons telle, telle et telle chose, et encore ça, et ci... constitue une entreprise rarement couronnée de succès. Avec Flylady, on prend une petite habitude, on en goûte les fruits, on lui en rajoute une seconde, etc, et c'est cela qui permet de tenir dans la durée.

  • En parentalité positive, la progressivité est également fondamentale! Et pour tous les protagonistes. 
Nos enfants ont besoin de temps pour apprendre, et Jane Nelsen notamment souligne l'importance de la progressivité des apprentissages. On retrouve d'ailleurs une idée de la pédagogue Charlotte Mason (et je viendrai développer ce point un de ces 4, si si!) : les bonnes habitudes se prennent progressivement, et il vaut mieux répartir ses objectifs éducatifs dans le temps : apprendre à son enfant à ranger ses chaussures derrière lui, travailler sur ses relations avec les autres enfants, lui apprendre à se concentrer etc... Peu importe l'objectif éducatif retenu, celui-ci nous demande beaucoup d'énergie et on ne peut être au four et au moulin en même temps.
En ce qui me concerne, par exemple, j'ai commencé par négliger le rangement de chambre pour d'abord impliquer davantage F. dans l'aide à la maison, et cela une tâche à la fois : débarrasser ses affaires, puis sortir l'aspirateur, etc. Une fois que cela a été acquis, j'ai pris le temps de systématiser le rangement de chambre.
Mais cela concerne également les parents: quand on découvre la parentalité positive on découvre toute une série d'attitudes, de formulations, d'outils à mettre en place et on aimerait tout mettre en place d'un coup. Eh bien... ce n'est pas possible.
C'est du reste ce que je trouve particulièrement bien fait dans mon "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" chéri, et les ateliers du même nom : on est incité à lire (si on lit) / travailler (si on suit les ateliers) un thème par semaine, et à se concentrer sur l'application de ce thème-là pendant une semaine avant de passer au suivant.


5. Faire confiance au temps et à la répétition
  • Flylady nous le dit joliment : notre maison n'est pas devenue crade et bordélique en un jour, elle ne deviendra pas propre et ordonnée en un jour non plus. 
Ce n'est donc pas la peine de nous lancer dans une opération titanesque type "nettoyage des écuries d'Augias", au risque de s'épuiser et surtout de s’écœurer! C'est par la répétition, chaque jour, de petits gestes de rangement, que se répandront peu à peu l'ordre et la propreté, et surtout... qu'ils s'installeront durablement!

  • En parentalité positive, on souligne à quel point les circuits du cerveau de l'enfant (et du parent!) ont besoin de temps pour se créer, se consolider. 
A ce titre, il est vain de vouloir "faire comprendre à l'enfant une bonne fois pour toutes" (de même qu'en Flylady il serait vain de vouloir faire comprendre à la maison une bonne fois pour toute qu'elle doit rester propre et rangée, ou de vouloir, soi-même, prendre de bonnes habitudes une bonne fois pour toutes).
Répéter les choses n'est pas inutile, et encore moins un scandale "car l'enfant n'écoute rien", mais quelques chose d'indispensable. A long terme, cela porte du fruit!
Nous le vivons par exemple avec la politesse: nous ne tenons pas rigueur à F. ou E. d'oublier le "merci" ou le "s'il-te-plaît", mais quand c'est le cas nous le rappelons systématiquement et gentiment. Au fur et à mesure, ces mots viennent de plus en plus naturellement. Accepter que c'est un long processus nous permet de vivre cela sereinement.


6. Si on rate, on se relève et on continue
  • Quand on découvre Flylady, on a envie qu'il y ait un avant-Flylady (bon, dans les faits, il y a un avant-Flylady, bordélique et crade et chaotique), et un après-Flylady qui n'aurait rien à voir.
Car Flylady nous aurait à jamais purgée de nos mauvaises habitudes, et plus jamais on n'irait se coucher sans avoir nettoyé son évier et préparé ses vêtements du lendemain, et les menus seraient toujours planifiés à l'avance et et et...
Et non.
On peut avoir des coups de mou en Flylady.
On peut avoir des mauvaises journées, on peut avoir des mois de faiblesse, on peut avoir un peu beaucoup lâché l'affaire pendant quelques temps. Cela ne signifie pas que c'est raté! Il ne s'agit pas de "rattraper" cela, mais de faire ce qu'on peut, dès qu'on est à nouveau capable et motivée pour le faire. C'est ainsi que j'ai déjà fait les Babysteps 2 fois et demie, et que je me relancerai dedans après le déménagement, pour faciliter la prise de bonnes habitudes dans notre nouvel environnement.

  • En parentalité positive, idem, une fois qu'on a commencé à regarder différemment un certain nombre de problématiques éducatives, on aimerait penser que désormais, on saura toujours agir de manière constructive et respectueuse envers notre enfant, que notre réaction sera toujours adaptée, etc. 
HAHAHA! 
Même topo. 
Des moments de faiblesse, des ratés, des régressions, voire des phases où franchement on n'est pas loin de lâcher l'affaire, peuvent se produire. L'erreur est humaine et on ne peut être en pleine maîtrise de soi et de compétences parentales, somme toute relativement fraîches, à tout moment.


7. Même mal fait, c'est bien!
  • Ça aussi c'est un mantra Flylady : des tâches ménagères, mêmes faites "mal", contribuent toujours au bien-être de la famille. 
C'est le perfectionnisme, celui qui nous susurre que, tant qu'à nettoyer ses vitres, autant les faire toutes et parfaitement, qui constitue l'ennemi.
Depuis que je me suis convertie à Flylady, je suis devenue l'adepte de l'aspi-vite-passé-au-milieu-de-la-pièce-et/ou-dans-le-coin-le-plus-crade, et autre coup d'éponge sur un bout de porte de placard et non toute la porte, coup de serpi au milieu de la cuisine et peu importe les bords, etc.
Car ça c'est à ma portée, et au bout du bout, ces petits machins imparfaits faits régulièrement rendent ma maison bien plus propre que si je projetais toujours de nettoyer celle-ci de fond en combles... demain. Et cela me motive pour continuer à faire des petits machins dans ma maison le lendemain.

  • La parentalité positive, c'est pareil. Il est tentant de vouloir être un parent parfait, à toujours dire ce qu'il faut, agir comme il faut, machin. 
Ce qui nous mène directement au découragement à chaque épisode imparfait, et notre découragement se transforme en un mal-être qui se traduit par des réactions encore plus inadaptées.
Au contraire, se focaliser sur le fait de faire un petit peu différemment d'avant, quand on peut, nous mène bien plus loin. Chaque phrase empathique, chaque geste aidant notre enfant à se développer, chaque démonstration d'amour inconditionnel apporte quelque chose à notre enfant, et rien ne pourra jamais les lui ôter. Avoir cela en tête, et non un objectif illusoire de perfection inatteignable, m'entraîne et m'aide à rendre ce genre de "succès" plus fréquents.


8. Voir le positif
  • Dans le monde de Flylady, on s'attache à regarder ce qu'on a réussi à faire
Cet évier étincelant, ces deux minutes de rangement, bravo! C'est dans la fierté qu'on tire de toutes ces menues réussites qu'on puise l'énergie et la motivation nécessaire pour accomplir les suivantes.

  • En parentalité positive, le fait de regarder le positif en priorité constitue la base de notre action.
Il est bien plus efficace, pour inciter un enfant à bien se comporter, de remarquer et valoriser les fois où il agit bien, que de s'attacher à repérer, souligner et corriger les fois où il agit "mal".


9. L'attention à porter à nos besoins physiologiques de base
  • Flylady nous materne : elle nous incite à inscrire dans nos routines des gestes aussi élémentaires que manger, boire, ou bouger.
En effet elle sait que tout cela passe vite à la trappe dans le quotidien... et pourtant, tout ceci est indispensable pour rester efficace!
Déshydratée, pas ou mal nourrie, comment mobiliser notre énergie? Et si nous ne donnons pas à notre corps l'exercice dont il a besoin, celui-ci a du mal à faire preuve du dynamisme nécessaire pour affronter nos défis quotidiens.

  •  Et en tant que parent, ce rappel n'est pas vain : c'est bien joli de réfléchir à mille manières d'améliorer l'ambiance à la maison et de favoriser la coopération de notre progéniture, mais... que de colères ou de comportements inappropriés sont tout bonnement liés à un besoin de base non assouvi ?!
Avant de vouloir "corriger" ce comportement, il est bon de prendre quelques secondes de réflexion pour identifier la racine de celui-ci: un enfant fatigué, assoiffé, affamé ou mal nourri (ces fameux additifs alimentaires...), ou devant aller aux WC, va facilement se montrer très agité.
De la même manière, un besoin de base de l'enfant est de bouger, et consacrer le temps nécessaire à la satisfaction de ce besoin peut permettre des journées bien plus paisibles par ailleurs.


10. Decent Hour !

  • Se coucher et s'endormir à une heure décente constitue souvent un vrai problème pour les aspirantes Flylady, et pourtant, quand ça fonctionne tout le reste roule mieux!
  • Pour les parents et leurs enfants, eh ben.... c'est pareil.[soupir]

Voyez-vous d'autres parallèles à tirer ? Il en existe sûrement ;-)

vendredi 14 octobre 2016

Notre salle de classe - automne 2016

Peu avant l'été, j'avais finalement décidé de braver le feu, les flammes et les tremblements de terre, les obstacles semblant m'interdire d'avoir une pièce dédiée à notre école-maison, et opté pour l'aménagement d'une salle de classe.

J'ai donc commencé à y travailler durant le mois de juillet, à un rythme de sénateur, et poursuivi mes travaux à notre retour en août.
Les chantiers / questions à affronter
(je cite mon billet initial)
Nous allons rebattre les cartes prochainement,
  • sortir le secrétaire, revoir la gestion des papiers administratifs ainsi que leur rangement, 
  • repositionner le lit et le lit-parapluie (tout en les gardant dans la pièce ! Tétris bonjour)
  • reconsidérer la gestion du linge, 
  • rapatrier une petite table d'enfant et investir dans une étagère blanche style Billy, 
  • dégager de la place dans le placard…
(NB: ce billet attend sa publication depuis 8 jours : au moment où je voulais faire les photos, le volet de la salle de classe est mort - en position fermée, bien entendu. J'ai attendu plusieurs jours pour pouvoir en faire à la lumière du jour, et puis en fait non, la réparation va encore tarder donc voici, à la lumière artificielle)


Le secrétaire a d'abord été transporté dans notre chambre (vous l'y avez admiré sur des clichés Flylady), et lui-même ainsi que nos papiers administratifs ont justement représenté une cible privilégiée lors de mes Babysteps.
La gestion des papiers administratifs a également été relocalisée du bureau vers notre chambre, et le secrétaire s'avérant impropre à abriter les classeurs dédiés, nous avons investi dans un meuble IKEA.
J'ai récemment fini par vendre le secrétaire (j'ai gagné une copine au passage, vous savez, leboncoin,  c'est un site de rencontres en fait). Ca, ça roule, c'est parfait, vraiment, succès sur toute la ligne.

Le lit d'appoint a été repositionné de manière à libérer la totalité de la zone proche de la fenêtre.
Quant au lit-parapluie, j'avais prévu de le laisser dans un coin, sans que cela ne m'enchante; et puis au retour de nos congés d'été, hop, soyons fous, j'ai décidé que puisqu'il était encore plié suite à notre voyage, nous allions nous épargner le dépliage, advienne que pourra (= java des enfants), et ma foi, nous survivons !
Et la pièce est incomparablement plus chouette ainsi.


La gestion du séchage de linge a été revue : elle aussi a été relocalisée dans notre chambre, c'est moins esthétique, mais... notre chambre étant immense, c'est vivable.
En revanche, là où j'avais prévu de garder le lit-parapluie et puis finalement non, concernant le linge c'est le contraire : j'avais prévu d'en libérer totalement la salle de classe, mais finalement la tour est restée dans un coin, mais en outillage d'appoint. En ce moment où les lessives de draps sont fréquentes, par exemple, il m'est utile de pouvoir y faire rapidement sécher une alèse et un pyjama dont j'aurai très prochainement à nouveau besoin.

La table d'enfant a été rapatriée, et positionnée devant la fenêtre, l'étagère Billy montée juste à côté.



Quant au placard, le bazar cède peu à peu du terrain à la faveur de 5 minutes de Room Rescue par-ci, 15 minutes de Decluttering par là. Je me mords d'ailleurs les doigts de ne pas avoir eu la présence d'esprit de prendre une photo "AVANT" en vue d'un beau "AVANT/APRÈS" à ma la gloire de Flylady, je suis maintenant tellement avancée que ça ne fait plus de sens...
J'y dispose dorénavant de trois grandes et profondes étagères pour le matos, les activités en cours de préparation ou attendant une présentation, etc, et je travaille à en libérer davantage.
fait
à faire
Car j'ai encore du boulot !

1. mon étagère Billy est déjà pleine, et je n'ai encore pas abordé la Vie sensorielle... Un retour chez Ikea s'annonce (ou plutôt, il est au programme du weekend, comme il l'a été ces trois dernières semaines aussi, du reste).
Je vais devoir
  • positionner notre butin sur le mur d'en face : contre le pied de lit, contre le mur, plutôt vers la fenêtre ou plutôt éloigné ??? 
  • et réfléchir à la meilleure manière de positionner la tour à linge, du coup.

2. j'ai encore d'autres choses à faire rentrer dans cette pièce, ainsi j'ai en stock un petit tableau (craie d'un côté, weleda de l'autre) sur chevalet qui je pense aurait tout à fait sa place dans notre salle de classe. Où exactement, c'est à déterminer...

3. telle qu'elle est aménagée actuellement, cette salle est conçue pour abriter un IEFeur et sa maman. Y travailler à plus(ieurs) ? Difficile. 
Donc je ne sais trop comment je vais faire une fois qu'il faudra y accueillir E..
Or ce sera vite nécessaire, certes la miss est encore loin de ses 3 ans, en revanche la fin des siestes de matinée approche, en tous cas celles-ci raccourcissent alors que les séances IEF rallongent, donc il va falloir lui faire une place...
Elle supporte très bien le parc, et fondamentalement, avec davantage de m² libres je disposerais tout bêtement le parc dans notre salle de classe, avec du matériel pour elle ce serait impec pour les prochains temps. Et ensuite elle aurait son espace à elle de toute manière.

4. plus j'avance, plus la présence du lit (d'invités, puisqu'il contient un tiroir réhaussable permettant de le transformer en lit double) m'agace; sans lui, quel gain de place ce serait ! (et mes n°1, 2 et 3 ne poseraient plus problème). Certes il sert pour le moment de canapé lors des lectures offertes de fin de créneau IEF, mais la rentabilité du cm3 d'encombrement reste mince.
J'avoue commencer à comploter contre ce lit, en prévoyant notamment de le transférer dans la chambre d'enfants dès qu'il s'agira de sortir E. de son lit à barreaux. Si ce n'est que, souvenez-vous en, au départ je comptais laisser E. derrière des barreaux jusqu'à ses 18 ans.
Conflit d'intérêts !

5. autre question existentielle : le positionnement, ou non, de jeux "éducatifs" : attrimaths, jeux de picots, mémory,...
Autant de jeux que je ne souhaite pas laisser en libre-service dans la chambre des enfants car cela voudrait dire à portée de mains d'une Bébounette.
Fondamentalement, ils auraient leur place dans la salle de classe (et j'aurais même un emplacement adapté pour eux, en l’occurrence la place n'est même pas le problème !) mais :
  • 1. je crains un effet "déconcentrant" sur F. : qu'il les privilégie à autre chose
  • 2. cela signifie qu'il n'y aurait accès que pendant les temps de classe.
  • Or, autant dans une salle de classe "normale", ni l'un ni l'autre point ne constituent un souci en soi, autant, avec l'effet Bébounette, le temps à passer physiquement dans la salle de classe est limité, et je souhaiterais donc qu'il soit orienté en priorité vers les activités les plus formelles / Montessori..
L'alternative serait de localiser ce genre de choses dans la petite armoire de l'ex-coin Montessori, dans notre salon-salle à manger, puisque celle-ci est munie de portes à l'effet anti-Bébounette encore efficace. Mais si j'opte pour cette disposition, je me retrouve à ne plus trop savoir où tracer la ligne : le memory, les picots, moui, je les mettrais là, mais les attrimaths ?
Et ce jeu là qui s'en rapproche ?
Que d'interrogations encore !

En définitive, je vous ai présenté ma salle de classe à un instant T, mais je pressens qu'elle est promise à un état de chantier quasi-permanent...

Si vous la croisez un jour, pas sûr que vous la reconnaissiez ;-)

lundi 26 septembre 2016

Notre programme IEF 2016-2017 (ou presque)

Parmi les points qui me poussaient à vouloir reculer un peu notre "non-rentrée" avec F., figurait le fait que je ne me sentais moi-même pas encore assez armée: à l'origine, j'avais espéré aborder le début du mois de septembre avec
  • une vision claire de mes objectifs, des idées des étapes possibles pour y arriver, bref, un plan de bataille un peu structuré. 
  • Et sur le plan pratico-pratique, 
    • une salle de classe débarrassée de tout ce qui n'avait plus rien à y faire, rangée, aménagée tip top, 
    • des activités déjà constituées ou sur le point de l'être, 
    • des commandes de matériel faites, réceptionnées, avec lesquelles j'aurais eu le temps de me familiariser,...
je voulais être prête.


Concernant la salle de classe, je vous parlerai bientôt de là où nous en sommes de sa mutation. C'est un chantier en cours, mais ça n'empêche rien.

Idem au niveau du "programme"...

Pour le démarrage, je souhaitais au départ profiter
  • du mois de juin (raté, entre notre excursion dans l'Ouest et les débuts de l'adaptation de notre nounou à domicile, le mois de juin fut assez chargé), 
  • du mois de juillet (ah bah non, Flylady eut la priorité) 
  • du mois d'août (re-raté, l'été fut bien occupé, et sur le plan cérébral les lectures orientées "parentalité positive" occupèrent l'espace), 
bref, profiter d'un moment où j'aurais plein de temps devant moi pour
  • potasser à fond et avoir ainsi en tête des lignes directrices claires sur ce que je voulais faire cette année. 
  • Et notamment, pour cela, opérer un maximum de choix dans toutes les possibilités que proposent mes lectures, la toile, etc
Finalement, je n'ai pris que quelques bouts de soirées par-ci, par-là, fin août.
Ainsi, alors que je voulais
  • avoir une idée claire de toute l'année ?  Eh bien, je me suis fixée une vague ligne directrice pour les semaines à venir : puisque en Montessori on est censé commencer par plusieurs semaines avec uniquement de la Vie Pratique, et que c'est ce qui s'aménage le plus facilement, hop, je me suis limitée à cet aspect pour le moment; je ne creuse rien d'autre, et ne me disperse ainsi pas
  • passer en revue un maximum de possibilités pour opérer un choix éclairé, judicieux, optimal ? J'ai accepté de faire des impasses en restreignant volontairement mes sources d'inspiration.



Donc, pour le moment, j'ai décidé de m'appuyer avant tout sur les sources d'inspirations suivantes
  • en base : le programme d'activités de Vie pratique sélectionnées par Céline Alvarez. C'est un choix comme un autre, c'est-à-dire pas forcément parfait, mais au moins 
    • cela m'épargne de profondes interrogations philosophiques en circonscrivant le champ des possibles et en me fournissant une progression déjà établie. 
    • Limiter le champ des possibles permet aussi de limiter les investissements en matériel... Il existe tant d'activités possibles ! Toutes ne sont pas indispensables...
      • un point dont j'aurais par exemple bien fait de me rappeler lorsque j'ai fait ma toute récente 2ème commande chez Absorbent Minds, cela m'aurait par exemple dispensée d'investir dans cet ustensile certes riches en possibilités, mais pas indispensable (mais c'est pas ma fôôôte, je vous assure, en fait la copine de NZ&Co qui commandait avec nous l'avait prise et du coup ça m'a donné envie et j'ai oublié de réfléchir voilà quoi - de toute manière ce n'est jamais ma faute). 
    • Par ailleurs cela me fait gagner un temps fou : tous les tutos de présentation, en vidéos, réunis en un seul endroit, pouf, hop. Cette concentration des ressources m'aura ainsi permis, le weekend dernier, de poursuivre le remplissage de nos étagères par deux plateaux supplémentaires, celui des boîtes ainsi que celui des flacons : hop, quelques minutes sur le site, avec prise de notes, zou, chasse aux boîtes et aux flacons dans l'appartement, et chbim, présentation des nouveaux plateaux les jours suivants.
  • pour la suite, j'aurais bien regardé ce qui était proposé au même endroit et éventuellement fait pareil, mais ladite suite tarde à paraître, je compte donc m'inspirer de la progression 3-6 ans récemment mise en ligne par Clotilde, triturer un peu le fichier et zou, in ze pocket.
  • pour les activités annexes, j'ai trouvé assez intéressant ce plan de travail défini par une institutrice en pleine transition pédagogique
  • enfin, pour des principes plus généraux, j'ai beaucoup apprécié cet article tout récent, qui tombe à pic, et va probablement m'inciter à revoir très vite mes routines toutes neuves...

Epicétou. Sur l'une ou l'autre activité, je vais éventuellement compléter d'une recherche google expéditive qui va généralement me cracher l'article correspondant chez Elsa, c'est ainsi que j'ai pu développer un peu mes propositions côté découpage. Mais c'est ponctuel et rapide.


Idem, pour le suivi.
Je m'en suis posé des questions :
  • fichier excel rempli régulièrement, 
  • cahier bien tenu avec des repères clairs, 
  • tableau quelconque, 
  • notes dans le Bullet Journal ?
Rien de tout cela.
J'ai voulu un truc simple qui me permette déjà de fixer les choses,
  • pas informatisé parce que ces temps-ci l'ordi me bouffe déjà largement assez de temps,
  • immédiatement accessible afin qu'il soit utilisé, d'une manière ou d'une autre,
  • le Bullet Journal aurait pu faire l'affaire si ce n'est qu'au vu du volume des notes que je prends, cela aurait vite occupé tout l'espace

Finalement, un bête cahier A5 posé à côté de moi me permet donc de noter le déroulé de chacune de nos séances :
  • sa durée, 
  • les présentations faites, 
  • les activités reprises, 
  • et un aperçu du niveau de concentration du Bébou. 
Le tout visant à me permettre  aussi de prendre un peu de recul, nuancer certains constats (puisque j'avais de grandes craintes qu'il ne se concentre pas, par exemple), ou de pouvoir par exemple identifier après coup si certains facteurs aident ou pas à ladite concentration.


Plus j'avance dans mes réflexions, plus je me détends : 
je réalise qu'il m'est nécessaire d'accepter de faire des impasses, des choix provisoires, de prendre des décisions suboptimales, de reprendre des schémas qui pourtant ne conviennent pas forcément 100% à notre fonctionnement à nous, bref, de m'engouffrer dans la voie d'une IEF bien imparfaite.

Parce que si je cherchais la perfection, je ne ferais rien...
Alors,
  • et d'une, je fais avant tout gaffe à l'esprit : développer au quotidien la capacité de mon enfant à gérer son environnement, l'inciter à faire par lui-même, etc.
  • Et sur le 2ème aspect, les aspects plus concrets, l'IEF formalisée en tant que telle, je décide qu'accepter de me lancer, avec des béquilles, me permettra éventuellement d'oser quelques pas sans lesdites béquilles à certains moments, ou d'économiser mon énergie pour les passages où je n'en aurais pas à disposition.

Cela rejoint un peu mes réflexions budgétaires sur Montessori : Montessori est-elle ou n'est-elle pas ZE pédagogie ? On se déchire volontiers sur le sujet dans la blogosphère.

Honnêtement, plus j'avance et ... plus je m'en fous.
C'est UNE pédagogie possible,
         avec ses forces et ses faiblesses,
                 mais qui présente l'immense avantage que MOI,
                          avec MON mode de fonctionnement, MES forces et MES faiblesses (de fille ne s'étant auparavant jamais imaginée enseigner à qui que ce soit, et qui aujourd'hui ne s'imaginerait jamais enseigner à qui que ce soit d'autre que les pauvres mômes que la Nature lui a confiés)

en m'appuyant plus ou moins fidèlement dessus je me sens capable de me lancer dans l'IEF.
                  
                                                   Et ladite pédagogie ne semble pas totalement inadaptée à mon fiston.

Adaptée à moi,
adaptée à F.;
dans une IEF qui, somme toute, constitue avant tout une affaire entre... moi... et mon fils.
Ouaip.

Que demande le peuple.

samedi 24 septembre 2016

Mes boîtes à sons (une pro du bricolage à l'oeuvre)

Je vous présente avec fierté mon premier tuto bricolage, ou comment une Gwen s'y prend pour confectionner elle-même, toute seule comme une grande, ses boîtes à sons. 
C'est une grande, grande, graaande première, extasiez-vous.


BOÎTES A SONS A LA MODE "GWEN"

  • 0. après avoir fouiné sur le net à la recherche du truc optimal, déplorer la fin de l'argentique et donc des boites à pellicules, et demander à sa petite sœur, infirmière, de lui fournir des tubes à échantillons histoire de faire cela facilement. 
Avoir en tête CECI
Et recevoir CELA (pas de tenue debout)
  • 0bis. Garder scrupuleusement, après les avoir passés au lave-vaisselle, les pots des petits suisses nature engloutis par la Bébounette.

  • 1. les rendre opaques avec de la peinture blanche; constater que la première couche ne suffit pas. 
    • Après 2 couches de peinture blanche, réaliser que dans le même colis on avait aussi une sous-couche mate qui pourrait s'avérer bien plus efficace; effectivement; 
    • terminer d'opacifier ainsi.

  • 2. fabriquer les couvercles : réutiliser fièrement quelques uns des nombreux faire-parts de naissance de la Bébounette restés en rab (dites-moi que vous aussi vous ne commandez jamais la bonne quantité !), en découpant de petits carrés de dimensions adéquates.



  • 3. remplir les (pour le moment) 5 paires de pots : 1 pot silence, 1 pot semoule, 1 pot lentilles corail, 1 pot avec 1 pois chiche, 1... euh....
    • hésiter longuement à chaque fois sur la quantité à mettre et solliciter tout aussi longuement l'oreille et l'avis de Monsieur, 
    • se poser la question de la cinquième paire et laisser la question en suspens, déjà un peu préoccupée par l'étape 5. (j'avais notamment pensé à mettre 2 pièces de 1 centimes mais le poids est vraiment différent...)

  • 4. coller les "couvercles" sur les pots remplis, à l'aide d'un tube de colle victorieusement retrouvé durant un petit quart d'heure de decluttering.

  • 5. réaliser que l'inconvénient des faire-parts, c'est que ça fait des couvercles pas du tout uniformes / identiques entre eux, d'où la nécessité de recouvrir entièrement les couvercles des petits suisses : 
    • réfléchir à le faire avec du tissu comme l'a si bien fait Clotilde, 
    • reculer devant la complexité de la tâche;
  • 5 bis: essayer avec du scotch de couleur, et pester car on voit les motifs / écritures du faire part à travers (vraiment une super idée la réutilisation des faire-parts);
  • 5 ter : pour pallier à cela, ressortir la peinture et la sous-couche blanche pour un nouveau test comparatif, passer tous les couvercles à la sous-couche
  • 5 quater : terminer au scotch de couleur 

  • 6. se dire qu'une fois identifiés les trucs à mettre dans les paires n°5 et 6, il faudra donc recommencer.


  • 7. et chercher en vain dans son fatras une ou des boîtes capables d'héberger / présenter dignement le fruit des mes efforts. Finir par trouver qu'un petit plateau de chez DixDoigts est encore la meilleure solution.

  • 7 bis : Sachant que quand paire n°5 et paire n°6 seront faites, ledit petit plateau sera trop petit. Fabriquer moi-même ces contenants?  Pffff...


GRAND JEU CONCOURS : 
à quelle étape de ce tuto...

  • ...NZ&Co m'a-t-elle précisé qu'elle avait en stock, quelque part, plein de boîtes de pellicules photos qu'on lui avait données sans qu'elle s'en serve ?
  • ...Clotilde m'a-t-elle fait remarquer que les petits pots en verre au sujet desquels je sollicitais des avis pouvaient tout à fait convenir pour des boîtes à son (et, non, contrairement à ce qui m'avait dissuadée de l'envisager au tout départ, ne risquaient pas trop de se fracasser par terre d'autant que nous avons du parquet) ? Ce qui m'aurait tout de même évité le boulot de confection de couvercles...

+ Questions BONUS

  • Sur quelle durée ladite confection s'est-elle étalée ?
  • Si la Gwen devait fabriquer elle-même la plupart de son matos Montessori, à quel âge son F. aurait-il des chances de terminer la progression 3-6 ans ?

Voilà, vous comprenez pourquoi il est souvent plus sûr pour moi de claquer mes sous chez Absorbent Minds.
Pleine d'enthousiasme, j'avais pourtant en projet de m'attaquer aux planches et tablettes rugueuses dans la foulée (en tapant encore dans mon stock de faire-parts pour me fournir le support, à la place du bois. Mouais).
J'sais pas pourquoi, mais j'me d'mande si c'est bien prudent...