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lundi 13 décembre 2021

10 astuces quand on invite des gens intolérants à manger

Nan nan il ne s'agit pas de l'oncle Robert qui fera des blagues racistes.

Il s'agit de vos bons amis chez qui il y a une intolérance alimentaire. Allez savoir pourquoi, je me sens super concernée par le sujet depuis l'arrivée de notre 3ème.

Or j'ai eu du pot, Boubinours étant né au début du 1er confinement, ses intolérances alimentaires ont été relativement faciles à supporter pendant longtemps : en effet, chez moi, elles ne me gênent que médiocrement. J'ai adapté ma cuisine et, dans les milliards de possibilités culinaires qui existent, je privilégie tout simplement celles qui sont compatibles avec le régime auquel les intolérances alimentaires de H. me soumettent tant que je l'allaite encore. 

Les intolérances alimentaires deviennent franchement plus relou quand on sort de chez soi, ce qui, curieusement, ne s'est guère produit la première année de vie du jeune homme, merci COVID. Mais depuis, j'ai repris une vie sociale, je suis ressortie au restaurant, et l'accumulation de moments frustrants + une discussion avec une de mes belles-sœurs cherchant à me régaler cet été, me conduisent à écrire ce billet.

En effet, pour quelqu'un qui comme moi n'a pas droit au gluten et aux produits laitiers, sortir devient vite énervant : on n'a le droit de rien manger. On en parle, d'un de mes derniers restau en date où la mousse au chocolat initialement annoncée comme sans produit laitier (oui, la mousse au chocolat demeure une excellente alternative si pas droit aux laitages ni au gluten) m'a été retirée in extremis par le serveur qui avait été vérifier une dernière fois auprès du chef ? (je suis très reconnaissante au serveur d'avoir fait gaffe, hein, mais franchement, le voir s'éloigner dans le soleil couchant en emportant une énorme coupe d'une mousse au chocolat bien noire.... ouin ouin ouin. M'en remettrai-je un jour?).

Je suis de plus en plus blasée et habituée à être privée de dessert au restau, et honnêtement, le coup du "je vous fais une salade de fruits", ben, non, zut, se contenter d'une salade de fruits quand tous les autres s'empiffrent de trucs gourmands, y a un moment (très vite arrivé pour ma part le moment) où on en a ras-le-bol.

Idem la maison d'hôtes où Monsieur Bout et moi sommes allés passer 3 jours en amoureux cet été. J'avais précisé à l'hôte mes soucis, du coup pour l'apéro il m'avait préparé une portion de la tartinade dans une cuiller à apéritif juste pour moi "pour éviter le pain". 

Bon point. 

Moins bon point : le repas prévu en table d'hôtes était un très beau tajine. Il n'avait manifestement pas fait le lien entre couscous et gluten.

Et comment lui en vouloir ? Je n'y connaissais rien non plus, avant.


Donc, si vous êtes dans mon cas d'avant (càd pas trop au courant), mais que vous avez malencontreusement 

  • 1. repris une vie sociale (quelle idée) 
  • 2. invité des gens souffrant d'intolérances alimentaires à dîner (vous cumulez) et que
  • 3. vous avez en plus envie de leur faire plaisir (là ça confine au masochisme), 
ce billet est pour vous : voici quelques petites informations / astuces / idées utiles pour les régaler sans les empoisonner

ATTENTION : procéder ainsi vous expose à un risque élevé de déluge de gratitude

L'intolérant alimentaire est tellement habitué à devoir renoncer à la moitié des trucs bons devant lui que le moindre effort des amis / du personnel de restauration déclenche des déclarations d'amour. (oui, j'ai dit "je vous aime" au chef d'un restau récent, quand il m'a appris fièrement que son fondant au chocolat ne contenait pas le moindre gramme de farine, et que donc, j'allais avoir droit à un desseeeeert).


Warnings supplémentaire :

  • Ces astuces sont totalement non exhaustives. Vous êtes vivement encouragés à partager vos meilleures astuces à vous en commentaires. Une seule condition : l'honnêteté. C'est différent de dire "vous pouvez remplacer ça par ci, le résultat est correct" ou "remplacez ça par ci, on ne voit absolument pas la différence" (gâteau au chocolat à la courgette, si tu m'entends...)
  • parmi les astuces suivantes, certaines sont valables généralement, d'autres sont liées étroitement à MES restrictions à moi (gluten et produits laitiers animaux sauf beurre), d'autres encore y sont liées mais j'élargis à d'autres restrictions.
  • Certaines de ces astuces coûtent relativement cher (c'est le cas des produits sans gluten), mais pas besoin de se ruiner non plus : si le surcoût est un problème, il existe largement assez d'alternatives disponibles à un coût normal pour permettre un ou plusieurs repas sympas dont votre PEL sortira indemne.

1. Poser des questions

"Qu'as tu le droit de manger" et "j'ai prévu ceci et cela, c'est OK pour toi ?" voire "Comment puis-je  rendre ce plat OK pour toi ?" sont des phrases magiques. Alors, oui, les questions 2 et 3 tuent la surprise mais honnêtement, quelqu'un qui a des intolérances alimentaires perd toute appétence pour les surprises parce que hélas, la plupart des surprises deviennent de mauvaises surprises.

Le truc important est d'être précis dans les questions / prévisions. Ma BS a adapté toute une recette pour moi en me demandant scrupuleusement comment remplacer chaque ingrédient problématique... en ayant oublié de spécifier un ingrédient qui a fait que bah raté ce plat là je n'ai finalement pas pu en manger une miette. Ouin ouin mutuel.


2. Poser des questions, bis

La gravité de l'intolérance varie énormément selon les personnes. Certaines personnes intolérantes au gluten peuvent quand même prendre certaines variétés d'épeautre, pour d'autres c'est un no-go. Pour certaines, manger du miel dans lequel s'est glissée une miette de pain "normal" parce que quelqu'un avait tartiné un peu vigoureusement son pain est déjà la cata.

L'impact varie aussi : il est bon de savoir si tel aliment cause des soucis digestifs relou ou expédie à l'hôpital.


3. Lire les étiquettes des produits

C'est très relou. Mais très instructif.

Bon à savoir : quand il y a écrit "a été fabriqué dans un atelier pouvant utiliser des œufs, ... etc" ou encore "peut contenir des traces d'œuf", cela signifie clairement qu'il n'y pas d'œufs dedans MAIS qu'il peut y avoir une trace. En gros, cette mention 

  • constitue une excellente nouvelle si vous allez régaler quelqu'un de simplement intolérant aux œufs (à vérifier avec la question 2), 
  • mais au contraire est un no-go pour quelqu'un de carrément allergique (qui ne peut pas prendre le 0,0001% de risque demeurant, sous peine de finir à l'hôpital, risque dont cette mention entend protéger le fabricant).


4. Remplacer les féculents "gluten" dans un plat de résistance

Intolérance au gluten = pas de blé ni ses cousins, donc pas de pain, pas de pâtes "normales", pas de semoule, pas de boulgour, pas d'épeautre, pas d'orge, pas de seigle...


Donc si on veut un féculent / accompagnement hors légumes, on peut prendre : 

  • pâtes sans gluten au "rayon sans gluten" : le goût est correct mais sans plus, franchement ce n'est pas ce que je conseille, on peut faire plus agréable pour tout le monde.
  • pâtes asiatiques à base de riz (attention ! les nouilles chinoises sont à base de blé, les nouilles thaïlandaises, ça dépend - si elles sont blanches y a des chances que ce soit au riz ; les étiquettes sont vos amies) ; c'est bon, ça, tout le monde trouvera ça original. Le mieux est d'en profiter pour faire une recette un peu décalée de d'habitude en mode wok : on fait revenir un truc avec ou sans sauce et on rajoute les pâtes dedans pour qu'elles s'en imbibent. Par exemple : des crevettes / de la viande hachée / des blancs de poulet en lanières + quelques légumes coupés menus (carottes / champignons / haricots mange-tout / brocolis / tomates en dés /... + quelques épices et zou ! 
  • des patates sous toutes leurs formes : frites, purée (attention à la composition de la purée si on a une autre allergie), à l'eau, à l'huile,... tant que ce n'est pas en gratin avec un déluge de crème et de fromage...
  • riz
  • polenta / maïs sous toutes ses formes, notamment grillé
  • quinoa
  • sarrasin

5. Remplacer la crème et le lait

Franchement, ça se fait super bien maintenant, merci les crèmes et laits végétaux.
  • Personnellement, la crème de riz est mon amie pour toutes mes sauces types carbonara. La crème d'avoine est assez neutre aussi. Depuis que j'ai de nouveau droit au beurre j'apprécie encore mieux car beurre + crème de riz = texture qui n'a presque rien à envier à de la crème liquide classique. Et du coup cela me permet d'excellentes béchamel (en remplaçant la farine par de la maïzena).
  • Pour les choses plus épicées (type curry), la crème de coco (à trouver au rayon asiatique du supermarché) apporte souvent un plus très apprécié ! 
En sucré, les laits végétaux viennent vraiment bien aider, on peut les choisir en fonction de la recette : pour des crêpes ou des gaufres par exemple le lait d'amande apporte une touche super sympa.
Certains fonctionnent au lait de soja mais moi j'en déteste le goût.
Les crèmes végétales restent également nos amies, j'ai fait des pana cotta délicieuses avec, et tout récemment j'ai même adapté avec succès ma pana cotta menthe-chocolat en faisant un mix crème de coco / crème de riz. 



6. Remplacer le beurre

Pour ceux qui n'y ont vraiment pas droit (j'ai fait 3 mois comme ça avant d'avoir le droit de le réintroduire, je m'étais plainte ici)...
Le beurre c'est la vie (pour moi), donc rien ne le remplace totalement, mais selon le besoin on peut aussi faire autrement et se régaler quand même
  • En salé : 
    • huile d'olive, évidemment, 
    • les autres huiles habituelles type tournesol colza etc
    • mais aussi graisse de canard / graisse d'oie (pour les non-végétariens of course) : sachez que c'est la seule graisse animale qui soit bonne pour la santé, que ça s'achète en conserve, ou en pot au rayon frais d'une grande surface, que ça se garde hyper bien, et que ça peut servir pour à peu près tout : les pommes de terre bien sûr, mais les légumes, le bœuf bourguignon ou les côtelettes d'agneau / le sauté de veau, le poulet au four, le risotto, tout.
  • en sucré : 
    • l'huile de tournesol (désodorisée, comme j'en ai fait l'expérience ici), 
    • ou plus original, l'huile de coco : cette dernière donnera un arrière-goût au plat, ce qui peut nuire ou au contraire être un atout. J'ai fait un crumble coco-kiwi à cause de ça, que c'en était à se rouler par terre. (ce que je n'ai pas fait car à l'époque COVID oblige on n'avait pas de femme de ménage)


7. Remplacer le pain

Pas indispensable pendant un repas, le pain... En revanche, c'est parfois pas très pratique de devoir faire sans pour un apéro / apéro dinatoire ! Sur quoi on va tartiner le foie gras / la tapenade ou poser le saumon fumé, hein ?
Bien évidemment, on peut acheter du pain sans gluten. De gros progrès ont été faits et maintenant ils en font du délicieux. Il faudra juste casser son PEL.
Moins chères et plus faciles à recaser après, les galettes de riz ou de maïs sont des copines envisageables : on les casse en petits bouts, on tartine, et miam. Franchement, saumon fumé sur galettes de maïs ça se défend hyper bien, depuis que j'avais découvert ça chez une copine je le faisais même parfois avant d'avoir des soucis d'intolérance. (c'est encore mieux si on peut rajouter une couche de chèvre frais avec mais ça...)
Les différents types de cracottes offrent aussi des possibilités.

A noter, à l'apéro : 
  • chips classiques OUI, 
  • pringles NON, 
  • nachos mexicaines (les machins triangulaires à base de maïs normalement) OUI. Le combiné Nachos guacamole est évidemment une valeur sûre (si on fait le guacamole soi-même ou en vérifie la composition...)
  • Bien évidemment si vous voulez vous la péter avec des chips de légumes faites maison, c'est le moment. #healthy #fashion.

Autres astuces apéros évitant pain et fromage : les petites brochettes bout de viande marinée + légume (type petite tomate ou poivron mariné ou olive). Des amis nous ont fait un pique-nique dans ce goût-là cet été, c'était à se rouler par terre.


8. Remplacer la farine de blé 

... parce que hein, en pâtisserie, on peut vite se sentir bloqué; mais non !!
Alors d'abord GAFFE : la farine de seigle et la plupart des sortes d'épeautre sont aussi interdites si intolérance au gluten.
En revanche il existe des alternatives dont la plupart vont quand même se révéler un peu coûteuses : 
  • investir dans de la farine siglée sans gluten
  • investir dans de la farine de riz et/ou de maïs. Sachant que le mieux est de mixer les 2 : chacune des deux a des propriétés complémentaires et ensemble elles imitent vraiment parfaitement la farine de blé. Mes crêpes faites à 50/50 avec n'ont (presque) rien à envier aux crêpes de blé, que ce soit en goût ou en tenue. Concernant mes gaufres, franchement, la différence devient infime.
  • Moins cher, la maïzena. Parfois on peut intégralement remplacer la farine par la maïzena et c'est le cas quand la farine n'est pas un élément central du machin (cf fondant au chocolat du chef cuistot du restau), dans le cas contraire souvent il vaut quand même mieux mixer : ainsi, on peut faire des crêpes juste à la maïzena, mais honnêtement elles seront meilleures si la proportion de maïzena ne dépasse pas les 30-40% et qu'on a pris farine de riz/maïs avec.
Il existe encore plein d'autres farines alternatives comme la farine de châtaigne mais je n'ai pas testé.
L'avantage des ingrédients mentionnés là est que, pour l'accueil ponctuel de quelqu'un, OK ça oblige à un achat inhabituel mais ça ne sort pas trop de la zone de confort, et ça se réutilisera facilement pour terminer le paquet. La farine de maïs pourra notamment utilement finir dans cette recette de gâteau absolument délicieuse.

On peut également varier un peu mais utiliser des trucs complètement "normaux" :
  • flocons d'avoine (attention, pour certaines personnes très allergiques l'avoine est aussi un no-go) : je fais pas mal de biscuits avec, et ça s'utilise très bien en crumble. Là encore, marier plusieurs choses ensemble peut donner d'excellents résultats : je fais parfois mon crumble juste avec flocons d'avoine - beurre - sucre mais la version flocons d'avoine - maïzena - (farine quelconque pas blé) - beurre - sucre est aussi très sympa
  • poudre d'amandes : ça c'est notamment top pour redonner de l'élasticité à une pâte à tarte sucrée. En fond de tarte à l'abricot ou à la poire c'est une tuerie (et ça s'utilise aussi très bien pour un crumble). C'est aussi top pour remplacer la farine dans un gâteau au chocolat, apporter du moelleux à des macarons (même "pas aux amandes" : il m'arrive d'en mettre dans mes biscuits à la noix de coco et personne ne s'en plaint ! Ils sont tous morts)

9. Faire gaffe aux trucs vicieux

Il y a des choses qui servent de cachette à des machins auxquels on n'a pas le droit.
Je citerai le boudin blanc : nous en avons fait l'expérience, le boudin blanc cache une énorme quantité de lait.
La sauce soja peut également, selon sa composition, cacher du gluten...
Bref, vigilance CONSTANTE ! (qui a la réf ?^^), et application rigoureuse de la règle n°3.


Boubinours, fasciné, à juste titre,
par un succulent
fondant chocolat marrons
10. Aller chercher des recettes complètement alternatives

Il existe des recettes où on ne remplace rien ou presque, mais où on mange tellement bien :
  • on m'a récemment régalée de burgers de butternut à l'agneau (dérivés de cette recette au canard)
  • J'use et j'abuse de gâteau au chocolat et crème de marrons
  • Niveau dessert lambda mais safe (si pas de soucis avec les œufs) : la mousse au chocolat et les meringues ! 
Et... c'est une catégorie que je me ferai un plaisir de voir augmentée de vos commentaires et trouvailles ^^


Bon fourbissage de menus et... bon appétit !

lundi 27 septembre 2021

J'ai testé pour vous : la box alimentaire Hellofresh

Article pas du tout sponsorisé, mais conjugué à celui sur Lookiero, et celui sur Little Cigogne, il signale de manière assez claire à quel point, cette dernière année, j'ai eu franchement d'autres chats à fouetter que faire du shopping. Du coup, mon sens de l'aventure m'a plusieurs fois incitée à sortir de mes sentiers battus pour affronter l'inconnu, et vous faire bénéficier de découvertes phénoménales et grandes leçons de vie.

(Tant pis si ce blog se mue en succursale de Téléshopping. 

Pour tout vous dire je voulais vous pondre un billet plus orienté "éducation" cette semaine mais - peut-être parce que ce weekend nous avons géré la fête d'anniversaire en retard de F. ? -  j'ai le cerveau en compote et uniquement envie de parler bouffe. Donc je parle et j'écris bouffe)

Donc j'ai testé Hellofresh, une box alimentaire où on choisit un certain nombre de recettes pour la semaine dans une liste (qui change chaque semaine), et hop, les ingrédients nécessaires à la préparation des plats choisis nous sont livrés directement chez nous. 

Hellofresh n'est pas la seule entreprise à proposer ce genre de choses, j'ai aussi louché sur Quitoque et à vrai dire je ne sais plus exactement ce qui m'a fait tester l'un plutôt que l'autre. En tous cas je me suis lancée à l'occasion d'une promo qui réduisait substantiellement le coût des 3 premières box.


Voici donc en exclusivité : mon retour d'expérience !





  • C'est bon

Déjà, premier point essentiel : les produits sont de qualité, les recettes sont vraiment bonnes, donc à chaque fois que j'ai cuisiné un plat de la box l'intégralité de la famille s'est réjouie, ce qui est déjà un point non négligeable. Le poisson notamment est de bonne qualité, et de fraicheur irréprochable.

Après, je n'ai bien évidemment testé que quelques recettes à chaque fois, et il est indéniable que c'est à la sublime clairvoyance de mes choix (ainsi qu'à ma dextérité pour les réaliser derrière) que je dois ces bons résultats, mais quand même.


  • Ca change

Ca peut ne pas être le cas de certaines familles, mais pour moi en tous cas, un critère essentiel dans le choix des plats est que ce soit vraiment différent de ce que je fais d'habitude. C'est pourquoi, les recettes de pâtes aux champignons, hein, même pimpées avec des tomates séchées, je les ai laissées aux autres, et je suis plutôt allée tester des choses sortant plus franchement de notre ordinaire à nous.

J'en ai notamment profité pour faire plus de poisson, et j'ai découvert de nouveaux trucs genre l'orge perlé. Miam.


  • Ca change durablement

Ca je ne m'y attendais pas franchement, et c'est la meilleure surprise de cette expérience : la nouveauté n'a pas été éphémère, le temps d'un repas, mais au contraire un certain nombre de découvertes faites avec ces box se sont durablement incrustées chez nous.

Un grand merci à Monsieur Bout qui, à l'issue de la première semaine de test, m'a dit "Je fais quoi des fiches recettes ?". A ma réponse impitoyable et blasée (du plus pur style Extrêmiste Flylady pour qui "ça-pourra-toujours-servir" sent le soufre) "Ben, jette les, je doute que ça me resserve", Monsieur Bout a objecté et décidé de les ranger dans mon carnet de recettes.

Quel visionnaire, ce Monsieur Bout ! 

Car il s'avère que je suis allée repiocher dans les fiches accumulées bien souvent. Parfois, mais rarement, pour faire l'intégralité de la recette, et très régulièrement pour en piquer un bout ou un autre. Du coup, ça a effectivement enrichi mes habitudes de cuisine. A titre d'exemples, se sont installés chez nous

    • les pickles d'oignon rouge marinés, qui accompagnent si bien des plats un peu latinos. Depuis j'ai toujours des oignons rouges et des citrons verts à la maison, là où ces deux ingrédients étaient généralement absents (sauf le citron vert en période de mojitos). Parce que c'est vachement bon, et ça vous pimpe un plat très efficacement.
    • les viandes cuisinées en mode latinos : très utile pour écouler de manière très appréciée de tout le monde les tonnes de steak hachés et de blancs de poulet fournis par mes virées TGTG. C'est maintenant intégré à mon répertoire et recueille systématiquement des réactions enthousiastes
    • un accompagnement apprécié desdites viandes : du maïs grillé à la poêle. N'aimant pas franchement le maïs en boîte sous la forme à laquelle j'étais habituée (dans une salade), je n'en achetais que très rarement, et uniquement pour faire plaisir aux enfants qui adorent. La combinaison découverte avec Hellofresh a augmenté mes achats de maïs d'un sacre pourcentage (si le maïs a grimpé en flèche en Bourse vous savez maintenant pourquoi)
    • une petite salade de concombre assaisonnée différemment de mes habitudes
    • une sauce au curcuma très simple que j'utilise maintenant très facilement pour améliorer un plat de pâtes / riz fait à la va-vite (cf Gwen-très-occupée)

... et probablement encore d'autres trucs, bien que moins systématiquement réutilisés que ceux que je viens de lister.


  • C'est sympa à faire avec les enfants.

Les recettes étant bien expliquées et les ingrédients livrés tous rassemblés par recette, c'est particulièrement bien adapté à une séance cuisine en tête à tête avec un enfant. Du coup la préparation de certains plats a favorisé de beaux moments avec F. ou E., selon les jours.

(mais je casse le mythe tout de suite, hein : certains soirs mon "quiiii veut cuisiner la box avec moaaah ?" a recueilli des réactions enthousiastes. D'autres fois.... il a fait un gros bide)


  • Ca prend du temps - mais ça peut en faire gagner côté triturage de cerveau

Oui, ça prend un peu plus de temps, selon ce qu'il y a à faire, le nombre de trucs à éplucher (et selon les recettes choisies. Parmi celles proposées il y en a siglées "rapido" soit du fait de leur simplicité soit du fait que certains ingrédients soient déjà plus préparés/ coupés par exemple, comme c'est le cas sur la recette en photos), d'autant qu'évidemment comme ce sont des recettes inhabituelles pour moi, je dois prévoir le temps de vérifier régulièrement l'étape à laquelle j'en suis, plutôt que de pouvoir compter sur la rapidité permise par des automatismes

Bien évidemment, si en plus on veut profiter du point précédent, à savoir en faire un moment privilégié avec un enfant, alors cet aspect là s'en trouve décuplé.

Du coup, clairement, j'ai parfois préféré ne pas prendre de box en anticipant une semaine où je n'allais pas souhaiter du tout sortir de ma zone de confort cuisinesque.

En revanche, parfois ça fait quand même gagner du temps : celui passé à se creuser la tête d'un air perplexe en mode "j'fais quoi ce soir". De toute manière, vous l'aurez remarqué à la lecture de ce blog, j'aime bien ça, moi, cuisiner sous contrainte. Trop de choix tue le choix (eh d'ailleurs, le billet de blog que je complotais initialement pour cette semaine traitait notamment du choix en éducation. Tout se tient).


  • C'est pas super adapté aux intolérances alimentaires

C'est un des principaux points qui blessent ici. Vous l'aurez suivi, ou non, ça fait plus de 15 mois que je suis interdite de produits laitiers d'origine animale puisque Bébou number 3 y est intolérant et que je l'allaite. Ca, ça allait encore globalement : dans la vingtaine de recettes à ma dispo pour choisir les 3 repas de la semaine (c'est la taille de box que j'avais choisie), je devais éliminer certaines possibilités alléchantes, ou ajouter un ingrédient seulement une fois que je m'étais servie (parmesan, crème fraîche,...)

En revanche, j'ai commandé la 2ème box juste avant que H. ne récupère également un diagnostic d'intolérance au gluten. Bon, du coup j'ai retardé le moment de l'éviction totale chez moi à la fin de la consommation de ladite box.

Et depuis, il m'est souvent arrivé d'hésiter à re-commander puis de décider de ne pas le faire quand je voyais que dans les recettes proposées, je n'en trouvais pas 3 qui fussent à la fois compatibles avec mes contraintes (exit l'orge perlé, à peine découvert; ouiiiin) et vraiment conformes à mes attentes. 

(en revanche, ils proposent pas mal de recettes végétariennes voire véganes, pour ceux dont c'est la contrainte.)


  • Ca prend de la place dans le frigo et c'est pas ZD 

Un gros colis arrive, bien réfrigéré, et les produits de chaque recette sont regroupés tous ensemble dans un sac en papier dédié. C'est bien pratique pour retrouver ses petits, en revanche, ça prend un max de place dans le frigo. Ou alors, il faut extraire de chaque sac en papier les ingrédients n'ayant pas absolument besoin d'aller au frigo (type oignon, féculent, etc) et dans ce cas, repartir ensuite à la chasse pour reconstituer le tout à l'aide de la fiche recette.

Et c'est pas ZD car outre le carton + les sacs en papiers pas mal de choses sont emballées en plus. En revanche les quantités sont globalement bien estimées, voire un peu généreuses mais ici ça s'est traduit soit par le fait que tout le monde en a repris sans se faire prier, soit par des restes que personne non plus ne s'est fait prier pour dévorer à la première occasion.


  • L'interface de choix est un peu relou mais le SAV est plutôt sympa

Bon j'avoue ne pas avoir téléchargé l'appli donc peut-être l'appli est elle mieux fichue. Mais le site internet mobile est un peu relou à naviguer. Et surtout, c'est laborieux quand on veut "mettre en pause son abonnement". Comme il s'agit d'un abonnement, en théorie on prend une box chaque semaine et 3 repas sont automatiquement choisis pour nous, charge à nous d'aller dans l'appli jusqu'à la date butoir pour soit 1. changer le choix de recettes ou 2. "mettre l'abonnement en pause pour cette semaine" (une action qu'on peut faire pour plusieurs semaines en même temps. 4, de mémoire).

Bref, avec tout ça j'ai fait ma boulette en n'ayant pas bien validé ma fameuse mise en pause, et du coup pendant nos vacances j'ai reçu subitement un mail me confirmant une date de livraison alors que nous étions à plus de 1000 km de chez nous pour les 8 jours qui suivaient. Argh :

J'ai contacté le SAV, ça a bugué, j'ai persévéré, ça a réussi, et la solution qui m'a finalement été proposée était assez intelligente / équilibrée : ma box a été redirigée vers un don alimentaire, et son montant recrédité sur mon compte (hors les frais de livraison).


Mais clairement, ce serait plus simple de pouvoir paramétrer la mise en pause plus facilement / sur des périodes plus longues (...et probablement moins juteux commercialement, j'en conviens)


  • C'est assez cher

Le prix total d'une box varie selon le nombre de repas qu'elle contient, bien entendu, mais disons que le coût moyen par convive est supérieur à ce que j'essaie de tenir au quotidien. Ca + le côté intolérances alimentaires fait que ce n'est pas devenu quelque chose de régulier chez nous, mais que je suis contente de passer les recettes en revue de temps en temps, et, de manière très épisodique, de me laisser tenter, notamment si je peux attraper une nouvelle promo.

C'est dans la même optique que je verrai pour tester une promo Quitoque, à l'occasion !


Voilà, c'était mon moment critique culinaire. 

La prochaine fois, je vous annoncerai que j'ai été retenue pour faire partie du jury Top Chef, qui sait ?


mardi 19 mai 2020

Incursions dans un monde plus vegan

J'ai pas mal cheminé sur ce blog, des évolutions imprévues (si on m'avait dit à l'ouverture de ce blog que 4 ans plus tard une grosse partie de ses billets traiteraient de parentalité positive !!), voire impensables (genre, quand j'ai osé prendre mon indépendance ménagère), y compris sur le plan culinaire (par exemple avec un scoop fenouillesque !).
Mais non, pour le moment, le tournant végétarien / vegan est loin de se faire. Oui, on a réduit la viande. Mais c'est tout.

Il n'empêche que, paf, de manière imprévue, me voici en train de m'aventurer sur des blogs de cuisine vegane.
Bicoz ce que je vous racontais dans mon dernier billet ne s'arrange pas : eh oui, je n'ai toujours pas terminé le billet sur "les aînés et l'arrivée d'un nouveau membre au club" (même si franchement, on y est preeesque)  parce que les problèmes digestifs de Bébounet vont de mal en pis. 
  • D'où nuits pas top, 
  • d'où journées passées avec un bébé dans les bras / intensification du recours au Mei-Tai
  • d'où montée en puissance de la prise en charge médicamenteuse, 
  • et d'où, également, puisque la thèse de l'intolérance / allergie aux protéines de lait de vache semble se confirmer, une double action
    • prise de rdv avec un pédiatre allergologue en cours
    • mise en place d'un régime d'éviction stricte des laits animaux dans le régime de la Gwen.

Rha punaise. 
  • 0 lait, 0 yaourt, ça ne me pèse pas trop. 
  • J'apprends (soupir…) à lire avec beeeaucoup de soin (et un chouilla de parano) TOUTES les étiquettes de composition des produits (ayant eu des surprises je crois que je ne serais bientôt plus étonnée si je découvrais que les courgettes du marché contiennent du lait de vache). 
  • Supprimer le fromage… hum, bon, j'y arrive pas trop mal en fait après m'en être baffrée toute ma grossesse dans le cadre de mon régime hyper protéiné anti-éclampsie. Disons que j'ai fait des stocks. Et que comme la saison des raclettes est finie, ça va. 
  • Mais alors faire sauter le beurre … je pleure ! Bon, au vu de l'extrême faiblesse de la teneur en protéines d'une plaquette de beurre, j'ai un petit espoir (que vous êtes priés de ne pas détruire merci) de pouvoir le réintroduire, au moins à petites doses, dans quelques semaines, quand mon système et celui du Bébounet auront évacué l'essentiel de ce qu'ils ont ingéré. Il n'empêche que d'ici là… Me voici en train de découvrir le fabuleux monde de la cuisine sans beurre (alors que, pour moi, le beurre, c'est la vie).

Merci à Bébounet, du coup, qui en plus de faire fonction de coach sportif mention port de charges, 
va jouer les rôles de coach en diététique et faciliter la récupération, par sa mère, d'une ligne à faire pâlir d'envie une canne à pêche.
#onycroit


Régime ou pas (mais plutôt ou pas, quand même), j'ai décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de profiter de ce que tout récemment Internet m'avait mis sous les yeux une recette d'amandier en 2 versions.




  • Une version lambda que j'avais testée aussitôt, et approuvée (approbation générale d'ailleurs. Figurez vous qu'aux courses suivantes Monsieur Bout a pensé tout seul, comme par hasard, à poser de la poudre d'amandes dans son caddie. Ca ne trompe pas). 
Composée de 6 œufs, 250g de sucre, 300g de poudre d'amande, 8 gouttes d'extrait d'amande et 150g de beurre
Avec 100 ml d'huile de tournesol, 200 ml de lait d'amande, 8 gouttes de machin, 150g de sucre en poudre et 40g de fécule de maïs.

Donc, j'ai tiré profit de mon Mei Tai (oui, c'est un ustensile de cuisine à part entière, à ce stade), pour tester la version végan sans poser le Bébounet.
Précision : j'ai un peu écorché l'aspect vegan de la chose puisque, moi, j'ai des œufs, et encore le droit de m'en servir, alors que je n'ai pas la fécule de maïs qui est sensée les remplacer.
Donc j'ai mis 3 œufs à la place.
Et donc j'ai utilisé sagement de l'huile de tournesol à la place du beurre.

Ben je suis désolée de dire que, OK, le résultat était correct… mais qu'on sentait quand même vachement l'huile de tournesol dedans, bref, le résultat n'était aucunement comparable à la version pas-végane-du-tout ! Bon, à la décharge de l'auteur de la recette, j'ai fait (les 2 fois) sans extrait d'amande amère, faute d'en avoir dans mes placards. Si cette omission ne gênait pas dans la version pas vegane, j'imagine qu'elle porte plus à conséquence dans l'autre version, puisque un goût plus fort en amande pourrait venir fort utilement camoufler un peu mieux le goût d'huile de tournesol.
J'vais ptet investir et retenter ma chance.

Mais d'ici là, hein, je sollicite votre expérience 
quelles recettes sucrées délicieuses avez-vous, en 0 lait de vache donc sans beurre
Je souligne que je compte sur vous et votre honnêteté : vraiment vraiment VRAIMENT délicieuses, hein, pas des recettes dont un ingrédient phare est 1 louche d'auto-persuasion qu'on ne sent pas l'arrière-goût bizarre de tel ou tel ingrédient plus ou moins folklorique.

Les gourmandes parlent aux gourmands !
A vous les studios.



vendredi 17 avril 2020

Confinement : la Gwen en cuisine

Étant au top des tendances, la Gwen ne pouvait faire autrement que d'elle aussi aller dans le vent du "confiné in" et donc de s'amuser en cuisine.
D'autant que bon c'est quand même une activité qu'elle aime, dont une grande partie est faisable assise, et qui ne l'oublions pas produit (normalement) des TBAM (trucs bons à manger). Quelque chose qui plaît beaucoup à la morfaloGwen.
En plus elle avait commandé 20 kilos d'oranges et 10 de citrons ce qui bien entendu a un tout petit peu orienté ses efforts culinaires.

Au lieu donc de faire du pain comme tout le monde (elle aurait bien voulu en fait... Mais pas moyen de mettre la main sur de la levure de boulanger. Étonnant)
La Gwen a donc produit...
d'abord, hein, les toutes premières confitures de sa vie !

  • Confiture d'oranges
Trop bon (sachant que je n'aime pas la confiture d'oranges habituellement). J'ai fait selon cette recette 

et n'ai bien entendu lu les commentaires incitant à mettre moins de liquide qu'après... 

Mais a part le fait qu'elle est un toooout petit peu liquide elle est réussie. Bilan (j'ai fait par petites quantités bicoz 1. plus compatible avec ma capacité d'efforts /d'épluchage 2. Plus prudent pour un essai) : 1 bon kilo je pense.

  • Marmelade de citrons. 
Selon cette recette.

J'en ai fait 2 fois en rajoutant du sucre la 2ème. 
Délicieusement acide, gros succès tant chez Monsieur Bout que chez les enfants. Les 2 productions cumulées : 1,5 kg je pense.



  • Lemon curd : la fameuse crème au citron à l'anglaise. 
Une tuerie faite selon la recette de ma maman. Production : 1 kilo et quelques. Il faut que j'en refasse : ça disparaît trop vite y en a déjà plus depuis 8 jours. Pire que le Nutella ce machin.




En complément

  • Des meringues pour utiliser les blancs 'd'œufs produits par la recette précédente
Cette recette était dite pour les nuls, ben en tous cas elle fonctionne à merveille pour les Gwen. J'ai fait 2 plaques (avec 6 blancs d'œufs) et la totalité a disparu en moins de 24h...



  • Des cakes au citron
J'ai repris cette recette mais après un premier test j'ai recommencé (à la grande joie de Monsieur Bout) et augmenté la proportion de citrons : je fais avec le zeste d'1 citron mais le jus de 3. 


Nouveautés auxquelles sont venues d'ajouter 2-3 bricoles dont mes premières soupes de fanes de radis (depuis le temps que je voulais tester cette recette ZD par excellence ! ben pas déçue), et puis bien entendu j'ai du apprendre à stériliser mes pots de confiture.



Bref : je n'ai pas chômé, j'avais encore une fournée de lemon curd de prévue du coup pour dimanche ou lundi.
Mais dimanche j'ai annoncé la sortie d'un billet de blog...




Et puis j'ai changé d'avis et pouf, après quelques préparatifs dans la nuit, lundi à l'aube monsieur Bout et moi nous sommes lancés dans 12h de cuisine
Au vu des circonstances l'équipe de cuisine était habillée avec un soin particulier porté aux conditions d'hygiène et certaines étapes ont du être gérées en solo mais Monsieur Bout a tout de même pu être présent pour l'essentiel et les équipes d'aide cuistots étaient au top.

Si bien qu'à l'issue d'un lundi de Pâques passé en cuisine nous avons mis en pot 2,995 kg de Bébounet. 

Notre petit H. tout neuf aura donc mis fin à son confinement avec 15 jours d'avance, il est délicieux et a fait le régal de sa maman en attendant de pouvoir faire la connaissance du Bébou et de la Bébounette, ce jeudi !
(eh oui. Après avoir écrit des billets de blog faisant croire à une naissance mais contenant des annonces d'édition d'un livre, de création d'entreprise etc, là la fourboGwen cache une annonce de naissance dans des recettes de cuisine. Ce blog est rempli de chausse-trappes. FUYEZ - en restant chez vous)

Pour ceux qui se posent la question : non je n'avais pas terminé le rangement entamé 10 jours plus tôt. Enormément avancé, mais… pas du tout terminé, non. J'avais dit au bébé de naître cette semaine, une fois le weekend de Pâques passé. Il a eu pitié de sa maman-au-bout-de-sa-vie et oublié que le weekend de Pâques ça comprend aussi le lundi. 

lundi 3 février 2020

1 moyen simple pour progresser en langue étrangère à raison de 10 min par jour

Rho punaise.
En écrivant un titre dans le genre j'ai l'impression de rédiger une pub de bas étage
Il faudrait que j'arrive à terminer le billet par une offre alléchante redirigeant vers un site internet douteux hébergé en Chine (donc infecté de corona-virus), avec une photo improbable de play-boy tête à claque aux dents refaites sensé avoir bénéficié de mon "tuyau" et ne plus voir la vie comme avant depuis. 
Comme je n'ai rien de tout ça à dispo (même Monsieur Bout refuse de poser pour faire play-boy tête à claques !! - on n'est jamais trahi que par les siens), j'en serai réduite à terminer le billet en vous souhaitant un bon début de semaine. 
Mouais. 
C'est moins drôle.


Bref, dans mon récent billet sur l'intérêt de transmettre ses pitoyables rudiments de langue étrangère à son môme (ou, plutôt, sur le fait que si on souhaite le faire, il ne faut surtout pas s'en priver au motif qu'ils seraient pitoyables), j'ai promis de venir vous parler d'un truc permettant de progresser facilement en langue étrangère, et me voici.

Ce truc me vient de mon honorable papa, trilingue passionné, à qui je dois mon amour des langues. Il me l'a transmis alors que je me lamentais
1. sur le fait que j'avais du mal à entretenir les langues étrangères que je maîtrise (allemand, anglais, italien), dans un environnement pas méga international (à l'époque desdites lamentations je bossais sur une usine normande)
2. sur les complexes de mon mari, et notamment sur son niveau d'anglais, qu'il estimait trop rudimentaire pour oser envisager de s'en servir dans un contexte professionnel.

Ce truc ?
Il s'agit de lire un livre de la langue en question, à raison de 10 minutes par jour.



Hum ? Ne partez pas tout de suite, tant qu'à être là, hein.
Précisions

1. Lire un livre: un livre. 

  • Pas un article de magazine, et suuuurtout pas un article de magazine "intelligent" / "utile" / "plein de vocabulaires pour le boulot", genre presse économique / politique whatever. 
Nous allons le voir, 2 ingrédients essentiels sont le plaisir et la continuité dans le temps. 

  • Un livre qu'on a envie de lire
Non (sauf si on a déjà un excellent niveau ET qu'on aime ce genre de livres), ce n'est pas le moment de se jeter sur les grands auteurs littéraires de la nation concernée. On se prend 
    • de la chick-lit si on aime ça : un bon petit "le Diable s'habille en Prada" ou une histoire d'amour neuneu (profitons-en, ça nous fait un prétexte ! "oh mon chéri c'est pour bosser mon anglais, j't'assuuuuure" permet de garder un max de crédibilité tout en gloussant comme une baleine aux mièvreries dont on se délecte), 
    • un policier de derrière les fagots, 
    • un roman historique pas compliqué si c'est ce qui nous détend. 
La clé est vraiment d'avoir envie de le lire, d'apprécier l'histoire, il faut que quelque part on ait envie de découvrir la suite !
Samantha va-t-elle séduire John ? L'inspecteur Machin va-t-il démasquer Madame Rose ou le Colonel Moutarde ? Le roi Trucmuche va-t-il enfin avoir un hériter mâle ? (ouais bon ok wikipedia peut nous renseigner sur ce point…).



  • Un livre plutôt facile à lire
On privilégie un niveau de vocabulaire assez simple.
Si dans notre roman policier tout le monde parle en argot, si notre roman historique a lieu de dans le Sud des Etats Unis à la fin du 19ème et que la moitié des personnages parlent "petit nègre" (donc petit nègre anglais !) on oublie ! Ce sera pour plus tard. 
On prend un roman normal dans lequel auteur et personnages s'expriment dans une langue assez normale. 
Et surtout, hein, un roman qu'on a ENVIE de lire. C'est ZE critère principal. Parce que rappelons nous que le cerveau n'apprend jamais aussi bien que dans le plaisir.

2. On le lit 10 minutes par jour (on a le droit à plus, bien évidemment, mais ce qui compte, c'est de s'y tenir tous les jours), sans interruption. 

  • 10 minutes, ça permet à notre cerveau de bien rentrer dedans
D'échauffer la mécanique, quoi. 
  • Tous les jours, ça permet à notre cerveau de se muscler de manière régulière, de capitaliser chaque jour sur ce qu'il a vu la veille. Le cerveau s'abstient de zigouiller les connexions neuronales tout juste créées puisqu'elles sont immédiatement réutilisées le lendemain. 

  • On lit pour soi, hein. 
Oui, moi aussi, quand mon père m'avait dit faire ça pour se muscler le cerveau les derniers 15 jours avant une mission d'interprétariat j'avais dit "euh, à voix haute ?" (ce qui est MEGA ch***, nous sommes bien d'accord). Eh non, "dans sa tête".

  • Mais surtout : on lit SANS recours au dictionnaire (ou à son appli "Linguee" sur son smartphone, hein. Je vous ai vus, à essayer de finasser sur les mots)
Oui oui oui. 
Pourquoi ? 
Parce que 
    • 1. chercher dans un dictionnaire c'est chiant, ça interrompt la lecture et ça pulvérise l'aspect plaisir dont nous parlions à l'instant et que 
    • 2. ça interrompt la lecture et donc interrompt tout le travail que notre cerveau est discrètement en train de faire en lisant : intégrer la structure des phrases, le rythme de la langue, vocabulaire. 
Eh oui, concrètement, on se retrouve à lire un peu en mode "Schtroumpfs"; et c'est une gymnastique dans laquelle notre cerveau progresse très vite. 
Tout au plus peut-on s'autoriser un maximum d'UN mot par double page. UN SEUL ! qu'on sélectionne à la fin de la double page, en mode "celui-là il m'emm*** vraiment, qu'est ce qu'il veut dire bon sang !?". Et qu'on n'hésite pas à écrire dans la marge du bouquin si on est quelqu'un qui écrit dans un bouquin. (je sais que pour certains c'est de l'hérésie, mais ne me brûlez pas tout de suite je peux ptet encore servir - et puis ça pollue). Mais franchement, si on peut s'en passer, on s'en passe, c'est préférable. Et il est strictement interdit de se faire une liste avec ces mots à apprendre. On a dit plaisir, bon sang.

C'est précisément pour surfer sur l'effet "flow", continuité, qu'un livre est mille fois préférable à un article. En lisant un livre on intègre peu à peu tout un contexte implicite, le cerveau prend ses repères, il repère le narrateur. La lecture de 10 pages d'un même livre le désoriente beaucoup moins que lire 4 ou 5 articles différents. Ne fatiguons pas inutilement notre cerveau !

Donc concrètement, ce qui se passe, c'est que les premiers jours on lit trèèèès lentement, on avance à pas de fourmis, et on comprend un pourcentage qui nous semble assez faible de ce qu'on lit. 
Et puis au bout de 8 jours, ben, on constate qu'on lit un peu plus vite et qu'on comprend de mieux en mieux. Et ça ne fait que s'améliorer. 
Parce que justement notre cerveau est en train de débroussailler un max, il commence à se repérer dans la langue, à savoir où aller chercher le sens, à trier les mots, à déduire d'ailleurs tout seul le sens de mots-qu-on-n'a-pas-eu-le-droit-d'aller-chercher-dans-le-dico-à-cause-du-diktat-infâme-de-la-Gwen.

Bizarre ?
Ce qui m'a aidée à "croire" mon père quand il m'a donné son conseil, c'est que j'ai réalisé qu'au fond j'avais déjà fait l'expérience de ce phénomène. En seconde, je crois, le tome 4 de Harry Potter était sorti en anglais plusieurs mois avant la sortie française (mode vieux de la veille on) et donc l'été de sa sortie je me l'étais paluché en anglais, sur un lieu de vacances évidemment dépourvu de dictionnaire, et bien entendu, hein, je vous parle d'un temps que linguee ne pouvait pas connaîtreuh. 
Et pourtant, hein, en fin de seconde, je peux vous assurer que mon niveau d'anglais était… euh… peut-on parler de niveau ?
Et effectivement les premiers jours j'avais le sentiment de ne pas piger grand chose; et j'avais du mettre une semaine à terminer le premier chapitre; mais nettement moins longtemps à terminer le 2ème. Et j'avais compris toute seule que Muggle ça voulait dire Moldu (bon c'est sûr même un dico ne m'aurait pas beaucoup aidée sur ce coup-là), et que… et que… et que ah ben tiens c'est bizarre la foule de mots dont mon cerveau finit par comprendre tout seul la signification !



Quelle belle machine que notre cerveau ! Parce que nous activons, quotidiennement, à petite dose, la zone de la langue, que nous l'activons dans un contexte de moindre contrainte, cette zone là se muscle, elle crée un max de synapses, elle se gorge, passivement, de syntaxe, de grammaire, de conjugaisons, d'orthographe, de vocabulaire, de tournures de phrases, d'expressions idiomatiques, de tout ce qu'on s'embête à apprendre de manière bien sèche et automatique en temps normal. Elle se muscle passivement, mais ça rejaillit, en fait, sur nos capacités actives. Et oui, non seulement on comprend mieux, mais on s'exprime mieux, y compris à l'oral ! Les neurones sont prêts, musclés, tout frais, dispo.
Alors, effectivement, certains des mots qu'on va apprendre ainsi nous serons peu utiles (j'ai assez peu souvent recasé "Moldu" au boulot, je dois en convenir), mais la majorité le sera d'une manière ou d'une autre ! Et la zone de cerveau ayant été musclée, il sera bieeeen plus facile d'y insérer la vingtaine de termes "utiles" (à des fins pro ou autres) dont on a besoin, le jour venu.


  • Monsieur Bout lui même a testé ça il y a quelques années, quand il a appliqué ce conseil durant ses dernières semaines de chômage strasbourgeois, juste avant de prendre un poste qui allait, pour la première fois de sa carrière, exiger de lui d'utiliser l'anglais 40% du temps. Il était pétri de complexes et de doutes. Et il a été bluffé de se voir soudainement bien plus sûr de lui sur tous les plans. A l'oral comme à l'écrit, les mots sortaient bien plus facilement, et… dans le bon ordre, s'il-vous-plaît. 
  • Une de mes voisines, quadra dynamique, s'est vue féliciter par son client, grand groupe international, sur les progrès faits en animation de réunion (en anglais, of course) quelques semaines après m'avoir piqué un premier roman policier, cet automne. Elle en est à son 3ème.

Bref, ça vaut le coup.

Et niveau approvisionnement ? 
Eh oui, ce sera, dans la majorité des cas, une solution ultra low cost
  • D'abord la plupart des bibliothèques ont un rayon en langues étrangères, de nos jours. Même peu fourni, il aura généralement quelques volumes type romans de gare, quelques romans policiers, quelques romans historiques. Le tout est d'y identifier UN ouvrage qui nous attire. Bien entendu, ce sera plus facile si on recherche de l'anglais que du thaï. 
  • Mais si c'est le thaî qu'on recherche, il y a probablement une raison (liens familiaux? expatriation passée ?) qui permet d'identifier un canal de récupération de bouquins adaptés. On peut se faire envoyer ou transmettre un colis, ou encore profiter d'un voyage pour… ou alors, rechercher sur les plateformes de revente d'occaz.
  • Et puis de plus en plus, il y a les boîtes à livres ! Dans celles qui se sont multipliées autour de chez nous, Monsieur Bout me déniche régulièrement des trucs bien sympa en anglais (que je refourgue à ma voisine ensuite avant de les replacer dans une autre boîte à livres), mais aussi en allemand. Mais nous y voyons aussi de l'espagnol, du russe, de l'italien, et d'autres langues que je ne sais pas toujours identifier avec certitude.
Du coup, moi, pour entretenir allemand et anglais, j'alterne : quand j'ai terminé un roman en anglais, j'en entame un en allemand, et ainsi de suite. (j'ai délibérément choisi de ne pas inclure l'italien dans cette alternance; j'ai estimé qu'entretenir efficacement TROIS langues ainsi risquait de me conduire à disperser mes efforts).

Voili voilou. Comme vous l'aurez remarqué, c'est une solution qu'on peut mettre en œuvre chez soi, même si on est cloué au lit (surtout si on est cloué au lit). On peut également emporter son roman étranger dans les transports en commun. C'est une solution valable pour la maman qui angoisse à l'idée de reprendre une activité pro et est persuadée n'avoir aucune compétence pour rien, pour la maman IEF persuadée d'avoir un niveau trop pourri pour aider ses enfants, pour la personne, maman ou pas, qui, juste, veut élargir à peu de frais la zone qu'une langue occupe dans son cerveau.

Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas. 
Si vous avez besoin de suggestions concrètes d'auteurs vers lesquels vous orienter selon vos goûts, idem, les commentaires sont là pour ça. Si je n'ai pas d'idée (Figurez vous que je veux bien faire semblant, mais en fait les écrivains espagnols c'est pas mon fort), je ne doute pas que d'autres lecteurs du blog sauront intervenir bien plus efficacement !

Je sais. On est loin du playboy. Soupir. 


vendredi 10 janvier 2020

Gnocchis faits maison - et au neurone de grossesse

Si je voulais vous faire rire, je ferais un billet spécial "Gwen et son neurone unique", florilège de tous mes moments de solitude "spécial cerveau de grossesse". Mais nous ne sommes pas ici pour rire, oh ça non, et ce n'est pas sur ce blog que vous risquez de vous faire assaillir, de manière inopinée, par un fourbe éclat de rire. Non non non. (bref, du coup ptet qu'à mes heures perdues je vous pondrai ce billet)

Là, je vais me borner à me vanter un peu, parce que ces temps-ci, la Gwen a quand même le net sentiment d'être en service minimum
  • sa production bloguesque n'est pas énorme (N'est-ce pas pour protester contre cela, d'ailleurs, qu'il y a des grèves dans les transports publics en ce moment ?  #mytho #centredumonde)
  • à la maison, elle ne fout plus grand chose, Monsieur Bout au foyer oblige (Vous dirai-je depuis combien de temps je n'ai pas étendu une lessive ? Hum, je risque de recevoir des colis piégés)
  • niveau boulot, ouf, elle a réussi à trouver une mission compatible avec sa mise sur le flan prochaine et la nécessité de tout de même remplir les caisses avant, mais c'est assez pépère, justement. Et au fond ça lui prend le peu d'énergie qu'elle ait.
  • niveau animation F&M, si, elle réussit quand même à gérer la fin de son cycle en cours d'ateliers de parents, et l'une ou l'autre conférence très prochainement aussi (pour les intéressés : au programme des prochaines semaines nous avons Rambouillet, Lyon, Vincennes), mais bon c'est parce qu'il s'agit juste de bavasser et en fait ça c'est encore ce que je fais le mieux… (et en plus ça m'empêche de m'endormir)
  • bon, son bouquin va bien, mais au fond, hein, l'essentiel est fait. La promotion se confond pas mal avec le point précédent, plus moyen de mettre trop de choses sur son dos.
  • avec ses mômes, elle fait son possible, mais son tour de taille imposant ainsi que sa capacité à se transformer en locomotive asthmatique dès le moindre effort physique (monter 1 étage de sa maison = exploit), ainsi que ses difficultés à reprendre une position normale dès qu'elle a eu le malheur de s'approcher trop du sol limitent pas mal : jouer à attraper, à cache-cache, aux petites voitures ? Ha. Ha. Ha. Et elle s'endort sur place dès qu'elle leur lit 4 pages d'affilée. Glorieux.

Du coup, hein, il s'agit avec ce billet d'aller chercher la gloire là où je peux encore la trouver : dans ma cuisine ! Seule tâche ménagère que je n'aie pas refourguée à Monsieur Bout.

Et donc voici que, mardi, à la faveur d'une conjonction favorable des astres (E. endormie à 17h30 sur le canapé, hop, transportée dans sa chambre pour y faire sa nuit ; Monsieur Bout tout aussi hors de combat bicoz petit virus - mais lui s'est transporté tout seul dans sa chambre), j'ai follement proposé à F. de cuisiner nos premiers gnocchis ensemble. J'avais la vague impression d'avoir lu quelque part que ce n'était pas compliqué.
Et en effet !

pour 3 personnes 
(par exemple, 1 femme enceinte et 2 enfants - parce que finalement, méprisant mes pronostics, E. s'est réveillée pile poil au moment où F. et moi passions à table. 
Quel instinct ! De qui le tient-elle...?)

500 g de pommes de terre cuites 
(mes sources internet disaient que moins d'amidon y a dedans, plus c'est sec, mieux c'est, donc j'ai fait cuire au four même si ça dure plus longtemps)
1 œuf battu
125 g de farine 
(j'ai plutôt mis un peu moins au départ, mais il s'en rajoute ensuite quand on manipule la pâte)
sel
[60g de parmesan] 
= en théorie / optionnel, parce que 5 ingrédients c'est vraiment trop pour un neurone de grossesse. D'ailleurs toutes les recettes n'en prévoient pas, comme quoi on peut vraiment s'en passer.

  • On fait un puit avec la pomme de terre réduite en purée, 
  • on met les autres ingrédients au milieu (sauf le parmesan puisqu'on l'a oublié)
  • et on patouille, au départ à la fourchette puis à la main. Il paraît qu'il vaut mieux ne pas exagérer dans la patouille pour éviter que ça ne devienne trop collant.
Ensuite
  • on prélève des bouboules pour les transformer en boudins de 1-2 cm d'épaisseur sur lit de farine - gros succès auprès de la partie enfantine de l'équipe cuisine
  • on coupe ça en tronçons de 1,5 cm - idem
  • on pose ça sur une surface farinée pendant qu'on fait bouillir une grande quantité d'eau salée, 
  • et, vogue la galère, on balance tout à l'eau en espérant que ça remonte à la surface comme prévu.


(trop feignante et affamée, j'ai zappé l'étape esthétique qui consiste à rouler les tronçons sur le dos d'une fourchette pour leur donner les striures caractéristiques des gnocchis. Ca avait l'air fun mais … comme mes sources précisaient que ce n'était pas indispensable bien que favorable à une meilleure absorption d'une éventuelle sauce, j'ai fait au plus rapide. A ce stade F. était aussi affamé que moi donc tout à fait disposé à se passer de ce moment de motricité fine ultra Montessori)

On a balancé dans l'eau bien bouillante, on a croisé les doigts, on a arrêté parce que c'est pas bon pour la circulation d'une baleine déjà pas top à ce niveau, et ensuite, hop, le miracle s'est accompli : c'est remonté, c'était le signe que c'était cuit. 

Et nous nous sommes régalés, comme vous le montre la photo du petit reste, seule photo que j'ai pensé à prendre - neurone de grossesse on a dit. 

(Je précise que la couleur assez sombre des gnocchis n'est pas due à un piètre cadrage / dosage de la lumière, mais au fait que j'ai utilisé de la farine complète. Avec de la farine blanche, les gnocchis seraient bien évidemment plus jaunes que ça)

Bref, je réussis à être fière de moi, j'ai ajouté une nouvelle conquête à mon palmarès, et franchement, le résultat, striures ou pas, était miam miam (y compris sans sauce puisque, flemme toujours, ce fut beurre… et le fameux parmesan).