PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

lundi 17 septembre 2018

(10 idées de) Sorties avec les enfants en région parisienne : c'est pas si mal ;-)

Et voilà, d'ici quelques jours, notre déménagement Strasbourg => Ile de France aura un an.
Un an... vite passé !
C'était un déménagement assez redouté, je craignais la vie francilienne, son stress, ses bouchons, la perte de la qualité de vie, et un lot de difficultés supplémentaires pour gérer les enfants, notamment les sorties avec eux.
J'imaginais celles-ci chères, compliquées, bondées, difficiles d'accès (bouchons)

Bon, un an après, le bilan est un peu différent.
  • Oui, le déménagement a créé un tsunami.
  • Oui, il a entraîné beaucoup de difficultés. Mais sur un plan bien différent de ce que nous avions anticipé : la perte totale de repères de F. et les difficultés de comportement qui en ont résulté. Il nous a aussi donné certains moyens pour résoudre une partie desdites difficultés.
  • Un tsunami aussi, parce qu'il a aussi créé des opportunités qui sont venues remettre en cause de grandes orientations de notre vie. Ne parlons pas des orientations pro de Monsieur Bout, ça, cela demeure un feuilleton trépidant et un insondable mystère, mais remise en cause de l'IEF pour F., et reprise pro sous un angle bien différent pour la Gwen sont incontestablement des fruits directs de notre nouvelle localisation.

Niveau sorties, j'ai bien pleuré la perte de mon Vaisseau chéri, et je me suis lamentée ici sur toutes les possibilités que je laissais derrière moi.

Mais ça, c'était avant.

L'heure est venue de venir rendre un peu à César ce qui lui revient.

Voici un aperçu de plusieurs sorties bien chouettes que nous a permis notre localisation !
(ça pourra inspirer / rassurer des mamans franciliennes et/ou IEF et/ou sur le point de le devenir, et puis ça pourra donner des idées à celles prévoyant un petit voyage dans les environs).


Bon, déjà, numéro 1 incontestable : la ludothèque

Ce n'est pas réservé à l'IDF, hein, mais en tous cas, je suis passée d'une localisation sans ludothèque à proximité / facilement exploitable, à une ludothèque coolissime que je hante très, très, très fréquemment.


2. la piscine

J'adorais celle à deux pas de chez nous, à Strasbourg. J'y allais souvent... sans les enfants : étant à ciel ouvert, été comme hiver, y nager était absolument magique (nager sous la neige qui tombe ou caressée par les rayons du soleil... sans odeurs de chlore ni bruits résonnant...).
Absolument magique... mais modérément adapté à des jeunes enfants : autant j'ai pu les amener à la belle saison, autant il n'est pas indiqué d'y plonger des enfants pas encore capable de nager assez pour se maintenir à une bonne température, et plus intéressés par les ploufs que par le fait de rester dans cette eau qui est pourtant le seul endroit où il règne une température acceptable.

Notre nouveau chez-nous met deux piscines à disposition, à moins de 5 minutes de voiture.
La première est la piscine de notre municipalité; 5 minutes à pied, mais 'âchement chère. Allez savoir pourquoi, mais l'autre piscine, appartenant pourtant à la municipalité voisine, nous offre des entrées à 1,40 (tarif enfant, et tarif chômeur), un bassin de 25m bien suffisant, et une eau à la température correcte (je suis frileuse. Un tout petit peu. Vraiment peu !)


3. La Cité des Sciences de la Villette - la Cité des Enfants

J'y ai mis les pieds pour la première fois avec beaucoup de réserves. Je portais encore le deuil de mon Vaisseau chéri et j'ai passé la visite à comparer les deux, toujours au détriment de la Cité des Enfants.
Mais j'y suis quand même retournée. Un certain nombre de fois, en profitant d'un pass annuel vraiment plus qu'abordable.
Parce qu'en fait, dès la 2ème visite, j'ai été capable d'admettre que,
  • certes, sur certains points, ça ne vaut pas mon Vaisseau. Par exemple, beaucoup moins adapté à y passer la journée en mode "faites ce que vous voulez je cause avec ma meilleure copine IEF": 
    • absence d'espace vert - hormis le faux jardin à l'intérieur - 
    • espace pique nique en sous sol donc sans lumière du jour
    • tranches horaires de 1h30 à l'issue desquelles il faut ressortir de la zone avant de pouvoir y retourner un quart d'heure plus tard pour la tranche horaire suivante
    • beaucoup plus de monde
  • mais franchement,  y a quand même des trucs méga chouettes. En voyant F. et E. délirer d'enthousiasme dans l'espace consacré à l'air, ou F. se concentrer longuement sur cette machine étrange, ou ou ou... 
  
Moui bon, j'ai fini par me dire que quand même, la Cité des Enfants elle a du bon. (petit bémol quand même, hein, je persiste à trouver que la partie 2-7 ans est bien mieux fichue que la partie 5-12 ans. Mais... peut-être changerai-je d'avis quand mes enfants seront tout simplement d'un âge plus en rapport avec du 5-12 ans....?)

Et c'est certes très animé, mais y a quand même moyen de bien en profiter. Et mes nouvelles copines IEF et moi-même avons notamment réalisé que les vendredis juste avant de petites vacances scolaires s'y prêtaient bien : pas de sortie scolaire ces jours-là hin hin hin.






4. Les Bâtisseurs en Herbe (Chambourcy)

je m'éclate en 3D...
Il s'agit de mon tout dernier craquage : un lieu clos où les enfants peuvent s'ébattre librement en jouant à des jeux intelligents tout en nous épargnant l'envie d'investir pour acheter ces mêmes jeux intelligents : le principe étant qu'ils sont mis à disposition en quantité énooooorme, permettant des constructions bien plus impressionnantes que ce que l'on pourrait reproduire à la maison

... et E. s'en donne à cœur joie en 2D !
















Rajoutez à cela
  • Un niveau sonore acceptable
  • les enfants n'en sortent généralement pas surexcités (pas comme une aire de jeux d'intérieur)
  • C'est vraiment adapté à jouer en famille, donc à de beaux moments partagés
  • on peut y amener son pique nique (enfin... je crois qu'officiellement non, mais c'est assez toléré)
  • point négatif qui a fait que j'ai tardé à investir dans le pass annuel : ouvert uniquement mercredis et weekends + vacances scolaires; un peu rageant pour une famille IEF habituée à squatter monopoliser profiter de ce genre d'infrastructures à des horaires où tous les autres enfants du coin usent leurs culottes sur les bancs des écoles.
Mais finalement, j'ai calculé qu'avec notre passage dans la catégorie des familles semi-scolarisantes, ce dernier point perdait de son importance, et que nous profiterions suffisamment de ce machin pour que ce soit rentable
Attention toutefois, il paraît que les semaines de petites vacances scolaires d'hiver sont à fuir.

 

Circuit de train gigantesque, masse de Lego, tonne de PlusPlus, Playmobils en folie... ce ne sont que quelques uns des machins proposés !


5. France Miniature
J'y suis allée par hasard, entraînée par une copine. Le principe : un parc (extérieur) très très jouli avec des reconstitutions miniatures de monuments, villes, villages célèbres / typiques: le tout, évidemment, placé stratégiquement, pour reconstituer une France miniature, comme son nom l'indique. Y compris petits et gros ruisseaux pour représenter les principaux cours d'eaux.
A cela se mêlent quelques attractions fonctionnant très souvent de manière mécanique, et mention spéciale au circuit de voitures miniatures dont F. m'a rebattu les oreilles les semaines qui ont suivi : pouvoir conduire une voiture (à pieds), dans un vrai village miniature, le pieeeeed !
J'étais assez tiède au départ mais à l'arrivée,
  • le mix entre joli/intelligent, et attractions mignonnes adaptées aux jeunes enfants est assez réussi ! 
  • Dans tous les cas, ça se prête très bien à une mini leçon de géographie, ludique, agréable, et parsemée de moments de jeux. 
  • Et l'affluence expérimentée un 12 juillet était tout à fait acceptable. 
F. me demande quand nous y retournerons, j'examinerai la question. (mais bon, j'ai déjà craqué la tirelire sur le pass annuel du point précédent, alors...)
 


6. Versailles : château et jardins

Ça, voyez vous, c'est vraiment pas mal. 
Le Château est gratuit pour les enfants, et pour les chômeurs, ce qui signifie que les 3/4 de la famille Bout peut y rentrer à l’œil. Je n'en ai encore profité que 2 ou 3 fois, mais je compte bien persévérer sur cette voie. 
D'autant qu'habiter la région parisienne permet de programmer la visite du château, non pas au printemps-été avec les milliers de gens qui encombreront la cour d'entrée en faisant 2h de queue, puis embouteilleront la Galerie des Glaces, mais bien peinard, en automne-hiver. Par ailleurs
  • Il est cependant toujours bien plus pratique d'acheter son billet en ligne, avant : il suffit de se pointer avec son smartphone et zou, l'entrée s'en trouve bien simplifiée.
  • L'audioguide pour les enfants est assez bien fichu, 
  • en revanche bien évidemment comme souvent les poussettes sont interdites dans le château donc prévoir une solution de portage pour les petits (voire les moyens. Dès ma 2ème visite j'ai collé la Bébounette dans mon Mei-Tai, qui prend la poussière depuis un bout de temps sinon, et j'en ai bien davantage profité. Quand à la Bébounette, la visite collée contre Maman lui a bien plu, et le positionnement en hauteur lui a permis de s'extasier bien plus facilement sur les statues de chevaux / lits à baldaquins / autres points d'intérêt pour une 2-3 ans)

Versailles, c'est son château, mais aussi et surtout ses immenses jardins. Gratuits la majorité du temps, ils valent leur pesant de cacahuètes, et se prêtent à mille balades et autant de piques-niques.


7. Les aires de jeux d'intérieur

Souvenez-vous, j'avais découvert le charme des aires de jeux d'intérieur juuuuste avant de quitter Strasbourg. J'en avais pleuré, m'imaginant leurs contreparties franciliennes sous le jour le plus sombre : bondées, minuscules, hors de prix, aux horaires d'ouverture très réduits.
Et puis en fait, ben, ça va. Elles sont très nombreuses autour de chez nous, et même si elles ne sont pas aussi chouettes que celle que nous avions testée outre-Rhin, les enfants s'y amusent bien.
J'en ai même découverte une ouverte le vendredi toute la journée, ce qui a permis des réunions avec quelques familles IEF en mode : l'aire de jeux est à nous, ou plutôt à nos enfants; qui se poursuivent et s'en donnent à cœur joie pendant que les parents papotent tranquillement. 
Oui, vraiment, ça va...





8. Le RER, transilien, et consorts

Eh ben oui, chers amis, c'est quand même la magie de la région parisienne : que serait-elle sans ses transports en commun ? Plaies des adultes, ceux-ci font la joie des petits enfants.
Nous ne nous rendons que rarement dans la capitale avec les enfants, mais chaque fois que c'est le cas, le but final de l'expédition ne constitue au mieux que 50% du plaisir de celle-ci. Le voyage en train, le métro, les ESCALATOOOOORS, transportent les enfants... de joie.
Vous voulez encore marquer des points ? Collez-vous un RDV en début d'aprèm à Paris (au hasard, l'ophtalmo que vous avez toujours gardé sur Paris), et prévoyez de pique-niquer dans le Transilien qui part de chez vous. Explosion de la côte de popularité assurée. 
Si en plus le retour se fait en compagnie d'un papa qu'on est allé cueillir à la sortie du boulot, alors là, c'est le délire.

Tir à l'arbalète

9. Une foule d'évènements gratuits

Eh oui, ils ne manquent pas en Ile de France. Et la concentration d'un grand nombre de personnes, de municipalités, d'associations sur une surface assez réduite fait qu'il y a souvent quelque chose à dénicher à deux pas.

En ce qui nous concerne, nous avons été ébahis par la fête organisée par notre municipalité, avec moult attractions et, et, et : spectacle de tournois de chevaliers !

F. a également pu mettre ses fesses sur un poney en profitant des portes ouvertes du club à côté. Je redoutais la foule... mais en fait, non : tant de choses sont proposées chaque weekend que c'était peinard. A la place de la relativement longue attente à laquelle je m'étais préparée, F. a pu faire deux longs tours d'affilée.





10. Plein d'autres chouettes trucs

Par exemple, Maman'dala a profité de sa visite chez nous pour emmener ses enfants au Cirque Romanès, et son compte-rendu extatique m'a fait placer cela sur la liste des choses à faire.
En revanche, oubliez l'aquarium, notre mamie-au-pair, notre adorée G1 y a emmené F. et si lui a apprécié, elle elle a trouvé que c'était insignifiant (surtout au regard du prix, très loin d'être insignifiant, lui).


Cette petite liste est évidemment loin d'être exhaustive, et l'année qui commence comportera son lot de découvertes.
Dans nos plans :
  • reprendre nos projets d'acclimatation des Bébous en univers musééesque : comprendre, profiter des 1ers dimanches du mois gratuits pour emmener les enfants dans des musées, pour de courtes visites permettant de les habituer peu à peu, mais à peu de frais, à ces univers, à leurs charmes et... à leurs règles.
  • et je viens de découvrir l'ouverture immédiate d'une salle d'escalade à 20 minutes de chez nous. F. adore grimper donc je compte bien aller tester cela avec lui cette année; si l'expérience s'avère concluante je serai bien contente, car j'avais en vain cherché des cours ouverts pour des enfants de moins de 7 ans. Là, c'est ouvert à partir de 4 ans. Bon, cette année je crois qu'en plus de l'école, je me contenterai de l'inscrire à la natation, mais l'an prochain...

Bref:  Strasbourg demeure toujours une ville chère à notre cœur, mais il est possible de survivre en Ile de France, en fait.
(Vous noterez que je n'ai pas inclus Disneyland dans la liste des supers possibilités offertes par la région parisienne : à mes yeux, Disneyland n'arrive pas à la cheville d'Europapark, et donc, si nous devons prévoir un parc d'attractions, c'est à la faveur d'un petit passage à Strasbourg que nous inclurons cela au programme)
Blogger Widgets

mardi 11 septembre 2018

4 activités pour développer le repérage dans l’espace (3-6 ans voire +)

Le repérage dans l’espace constitue une compétence intéressante à développer chez son enfant : elle contribuera notamment à 
  • l’écriture, 
  • la géométrie,
  • la géographie, 
  • et puis, tout bonnement, hein, la capacité de l’enfant à se situer dans son monde, à percevoir et ordonner son environnement.

Voici 4 activités sympa tout pleins à partager avec son enfant (mais il peut aussi, peu à peu, les faire seul), permettant de développer cet aspect (et bien d’autres en parallèle).


1. La reproduction de petites mises en scène avec des cubes / équivalents

J’avais trouvé l’idée chez Clotilde et elle m’avait séduite : hop, on prend des cubes, des animaux Schleich, des personnages en bois (on peut aussi faire avec des Playmobils mais attention, il vaut mieux dans un premier temps préférer des figurines un peu stylisées, afin que les détails des figurines ne viennent pas perturber l’enfant ou l’activité)

On les place sur une surface neutre, dans différentes configurations, on prend en photo, et zou, à l’enfant de reproduire chacune des configurations. On en profite alors pour verbaliser avec lui le vocabulaire qui permet de localiser : en dessous, entre, dessus, derrière, etc.

Impec. 
Je crois que certains de mes craquages Action ont même été justifiés par le fait que les petits machins achetés allaient magnifiquement bien se prêter à l’exercice.

Mais… l'heure des aveux est venue : je n’ai jamais pris le temps de faire tous ces petits montages, de les photographier, de les imprimer, de les plastifier (à noter que Clotilde, encore elle, est plus intelligente : elle fait tirer cela directement sur papier photo et s’épargne ainsi la plastification / découpe).

Bref.


Du coup, les 3 activités suivantes ont été, comme la plupart de ce que je propose à mes enfants, achetées, puisque, encore une fois, du fait de mon enthousiasme pour les travaux manuels juxtaposé à mon manque d’imagination, faire appel à ma CB constitue à peu près le seul biais qui me permette de proposer des activités un peu élaborées à ma progéniture
Mais évidemment, ceci étant une constante, je suis attentive à ce que le coût demeure faible, bicoz sinon, bonjour le budget IEF.



Acheté il y a déjà longtemps, ce jeu est simplissime : des petits triangles et des losanges de 6 couleurs différentes. Au départ l’enfant (et l’adulte) les positionne un peu n’importe comment. 
A à peine 3 ans, le défi pour F. était déjà de réussir à remplir la base hexagonale, en positionnant des pièces de forme adaptée, et de dimensions petites : excellent exercice de motricité fine ! Puis l’envie de mettre de l’ordre dans tout ça, et de suivre les modèles proposés, a fait surface.

Petit jeu, vite emporté, en bambou agréable à manipuler. Il a aujourd'hui toujours autant de succès !
Bien évidemment, il se rapproche des célèbres attrimaths, que nous avons aussi (mais dans la salle de classe) : le principe de ce jeu est cependant légèrement différent : il s'agit là de remplir tout l'espace, et avec seulement deux types de formes différentes.



Ce petit jeu est arrivé chez moi par hasard. Il vient de chez Smart Games, un éditeur de jeux découverts au sein du milieu IEF, et qui, de ce que j’ai pu en voir, a une fâcheuse tendance à sortir des jeux extrêmement intelligents.

Bref, quand j’ai vu ce machin à 4€ dans l’Emmaus le plus proche de notre nouveau chez-nous, mon sang n’a fait qu’un tour, mon porte-monnaie aussi, et zou, à la maison.

Je n’ai pas regretté, F. adore (E. aussi, mais pour le moment chez elle c’est plutôt la manipulation un peu dans tous les sens des différentes pièces aux couleurs si attrayantes qui la fait marrer.

Ce jeu est fichtrement bien fait, car fichtrement progressif.
  • Le niveau 0 du jeu, c’est déjà de reproduire les figures proposées avec les pièces dont chacun a une forme différente : je dis niveau 0 car le principe est de réussir à compléter la figure, mais pour un enfant autour de 4 ans, ne serait ce que repositionner les pièces telles que sur le modèle sollicite très fortement la capacité à se repérer dans l’espace / lire un plan et le reproduire.
  • Ensuite, il s’agit de compléter, et donc, en plus de reproduire, il faut se représenter les choses dans l’espace ; et bien entendu, au passage, la logique est très fortement sollicitée
  • Les défis proposés sont de plus en plus complexes et très honnêtement, pour moi dont les compétences sur ce point sont assez limitées, j’ai bien apprécié cette progressivité car cela m’a permis, à moi aussi, d’avancer pas à pas et de franchir différents niveaux de difficulté
A noter : ce jeu combine repérage dans l’espace en 2D, et en 3D : les pièces permettent également de former une pyramide à base carrée. C’est sacrément coton, mais ça passionne les foules (la mère, et les gosses ; pour ces derniers, c’est encore trop complexe : on en demeure au niveau 0, et encore, la reproduction des plans demande parfois encore un peu d’aide ; mais quel enthousiasme chez tout le monde quand, magie magie, sous mes doigts hésitants et balourds une jolie pyramide se constitue)

Yep. J’avoue sans complexe : sous prétexte de permettre à mon fils de développer sa capacité à se repérer dans l’espace (une sainte entreprise, vu mon niveau pitoyable à ce niveau ; 3615 nana capable de se perdre dans à peu près n’importe quel endroit, et pas fichue de se garer correctement, ni forcément d’éviter de se cogner quand elle passe une porte – notez le « 3615 machin » ; ça fait sooooo vintage !), moi : je m’éclate.

(il m’arrive même d’y jouer toute seule, sans même le prétexte de la présence de F. Nan, c’est juste une séance de préparation pédagogique, chéri…)



(warning : comme je viens de perdre toute crédibilité avec ce que j’ai raconté en point 3, je tente de faire diversion en vous précipitant dans un abîme de consommation ; pour cela, un allié de choix. Je sors le gagnant du célèbre jeu « qui veut gagner des millions – sur le dos des familles IEF » : j’ai nommé le summum de la tentation : les éditions Usborne)

Donc :


4. Les cahiers de mosaïques Usborne

Comme d’hab, ce n’est pas tellement ma faute, c’est ENCORE une nana sur un groupe IEF qui a attiré mon attention sur le fait qu’il y a avait de nouveau une vente privée, et bon, voilà.

F. s’amuse depuis un bout de temps sur ce cahier, vraaaaiment très sympa. Avec un tas de petites gommettes de forme carrée, et d’inspirants modèles, on reconstitue, en s’aidant des quadrillages des petits (et gros) animaux vraiment craquants. (on pourrait aussi les inventer en « brodant » sur les modèles, mais pour le coup c’est encore hors de la portée de F.)

A la capacité à se repérer dans l’espace, se lie donc aussi la motricité fine. L’avantage étant que globalement, il n’est pas non plus nécessaire que les gommettes soient parfaitement bien positionnées pour que le résultat soit gratifiant, donc l’exercice reste motivant pour un enfant assez jeune, même si il a encore tendance à positionner certains carrés de travers.

A l’arrivée les animaux sont vraiment chouettes, et j’apprécie, en bonne vieille radine, la GROSSE quantité de gommettes, qui permet donc de jouer looooonguement avec avant de les avoir épuisées. 
Ces gommettes sont dites repositionnables, donc en théorie on peut même prolonger le plaisir en défaisant et refaisant / tentant de nouvelles variantes. Sur ce dernier point je serais plus prudente : j’observe que les gommettes, une fois collées et décollées, adhèrent quand même moins bien / se soulèvent sur les coins voire risquent de s’absenter. Mais bon, rien qu’avec une seule utilisation, on a de quoi faire.

A noter : j’ai proposé en premier un album permettant de constituer des animaux, mais 
  • j’ai également en stock un album selon le même principe, permettant de constituer des fleurs. Celui sur les animaux m’a semblé plus susceptible d’attirer F., je proposerai celui sur les fleurs ensuite, maintenant que F. s’est bien approprié le procédé, et que celui-ci lui plaît.
  • Et puis j'ai encore craqué sur une vente privée, depuis, et donc j'ai aussi celui sur les dinosaures qui va arriver sous peu... 
  • (et celui sur les châteaux-forts aussi. Je crois. Pas taper !)


Là encore, franchement, je trouve l’activité vraiment chouette et je lui piquerais bien le machin pour m’amuser avec dans mon coin (et notamment, justement « broder à partir des modèles »). Mais bon, voilà, sur ce coup j'aurais un peu mauvaise conscience de lui ôter cette activité agréable qui, au contraire du numéro 3 n'est pas inépuisable, alors, je résiste à la tentation. Héroïsme maternel quand tu nous tiens. Je suis dispo si vous souhaitez que je pose pour une statue.


Voilà : maintenant vous n’avez plus aucune raison valable pour que votre progéniture termine aussi incapable de se repérer dans l’espace que la nana qui gère ce blog. 
Aucune.

Je vous prie d’accepter, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

lundi 3 septembre 2018

Sauvez votre couple: faites comme si vous jouiez aux Sims !

La vie de couple, c’est bien sympa, mais bon, hein, avouons-le : c’est pas drôle tous les jours.

Je vous avais déjà confié quelques petites choses sur les crises que Monsieur Bout et moi avons pu traverser au cours de nos dix ans de mariage (Tout frais. Ciel ! j’avoue que cela me fait tout bizarre. J’ai l’impression que c’était hier et visiblement… ça ne l’est pas. Sauf du point de vue de l’Histoire de l’Évolution / Humanité / Univers, mais honnêtement, je m’en tamponne le coquillard).

Or en début d’été, deux éléments concomitants ont abouti à une réflexion que je viens vous infliger partager ici :
  • Des difficultés de couple importantes dans plusieurs couples d'amis très proches. Ça galère dur, tout n’est pas perdu, mais punaise, nous retenons notre souffle.
  • La présence de ma dernière petite sœur pendant 15 jours à la maison, venue me prêter rescousse suite à mon fameux naufrage mamie-au-pairesque, qui vous aura valu, à vous, des articles hilarants, à moi, l’opportunité de passer 15 jours à m’appuyer sur ma frangine et donc d’apprendre à l’apprécier sous un nouveau jour.
    • Ladite petite sœur sortant de prépa et de concours, le deal était qu’elle gérait ma progéniture sur mes créneaux boulot, qu’elle pouvait tout à fait m’aider en plus si elle le souhaitait, mais que sinon, elle avait toute latitude pour décompresser au maximum : aller voir du monde à Paris, lire, se balader, causer avec moi, bouffer, bref, open bar.
    • Et j’ai poussé le vice jusqu’à lui mettre sous le nez un machin qui pour moi s’apparente à la décompression absolue : le CD du jeu PC des Sims 2.

Les deux combinés, vous avez ce billet.

Bicoz, rappelons-le, le principe des Sims c’est de gérer son Sims en assurant ses besoins de base (sommeil pipi miam miam et compagnie) tout lui faisant mener une carrière, une vie sociale et sentimentale, élever des gosses, et satisfaire ses grandes aspirations, et en lui construisant, agrandissant, meublant, au fur et à mesure que ses moyens financiers le lui permettent, une baraque de plus en plus sympa.

La partie de mon public qui n’a jamais testé ce jeu ne voit peut-être pas l’intérêt : les Sims c’est la vraie vie en fait ? 
Oui. 
D’ailleurs je vous l’avoue : depuis que j’ai des enfants je n’ai plus le temps ni même guère de plaisir à jouer aux Sims : gérer les besoins d’autres personnes, 
  • me dépêcher pour réussir à les nourrir, les divertir, 
  • combler leurs besoins affectifs 
  • et développer leurs capacités intellectuelles 
  • dans un temps toujours trop court ? 
Je fais déjà au quotidien, merci. 
N’empêche qu’avant, je me marrais bien.

Bref, donc, ces chers Sims, en plus d’avoir une maison, une carrière, etc, ont une vie sentimentale. On peut les faire tomber amoureux, les faire se draguer, s’embrasser, se marier, faire des gosses. Hihihi.

Tout comme nous.

A ceci près que : certaines choses que nous admettons volontiers pour des Sims, nous avons au fond fâcheusement tendance à les oublier pour nous-mêmes.

Alors, faut-il gérer son couple comme un couple de Sims ?

Peut-être bien. En tous cas, voici 5 points dont nous ferions bien de nous inspirer.


1. Il y a différents niveaux d’intimité, différents degrés de connexion

Chez les Sims, l’état de la relation entre deux Sims est renseigné par un nombre :
  • 0 pour des inconnus, 
  • 4 ou 5 pour quelqu’un à qui on a dit bonjour, 
  • et hop, ça grimpe, on est amis à partir de 50, 
  • et on peut aller jusqu’à 100. 
  • (ça peut aussi virer dans le négatif pour les gens qu’on connaît mais qu’on a, vraiment, vraiment dans le nez).
Le joueur de Sims avisé veille sur ces jauges ; et quand il gère un couple, il veille particulièrement à la jauge de leurs sentiments l’un pour l’autre. Il sait que si il laisse la jauge baisser, le couple sera en danger, le moral de chaque Sims en berne, et les chances qu’un des membres du couple Sim ne se montre particulièrement sensible aux charmes d’un(e) charmant(e) voisin(e), de plus en plus hautes.
Prudence !

Dans la vraie vie, c’est pareil ; et pourtant, nous nous comportons souvent comme si nous oubliions ce point-là : accaparés par les défis du quotidien, pris dans un tourbillon, nous oublions à quel point cette jauge a besoin d’être soignée.


2. Les sentiments, ça s’entretient, ça ne se maintient pas tout seul

Le quotidien érode les sentiments. Les Sims nous le montrent impitoyablement : la jauge baisse si on ne fait rien. Du coup, dans une journée, ou en tous cas, si certaines journées ne s’y prêtent pas, le plus tôt possible ensuite, le joueur de Sims est obligé d’investir du temps dans le maintien de la relation : même si il faut manger, lire, dormir, aller au boulot, il est obligé de les faire se parler, s’embrasser, etc.

Hop, un langoureux baiser....
...et on encaisse des points
Rester en couple, ça prend du temps, ce n’est pas négociable.

Rappelons-nous en : prendre du temps pour son couple n’est pas égoïste, et ce temps doit être pris, jamais il ne nous sera donné. Jamais, dans les Sims ou dans la vraie vie, on ne se retrouve en mode : Tiens j’ai rien à faire, là, bon, si j’en profitais pour m’occuper de mon couple ? Jamais.

D’où il s’ensuit que, si on veut éviter que la jauge évoquée en point 1 ne baisse, on n’a pas d’autre choix que de faire de la place au couple, au besoin au bulldozer. (OUI il est légitime d’oser demander à ses parents ou toute autre personne en qui on aurait un minimum confiance de garder sa progéniture 3h un soir pour sortir « en amoureux » ; NON ce n’est pas faire sa princesse / du luxe. C’est une question de survie)


3. Il y a des activités qui font remonter la jauge, d’autres pas, ou moins

Observons les Sims dans leur quotidien :
  • Échanger quelques mots en faisant la cuisine ? 
  • Se doucher pendant que l’autre se lave les mains au lavabo d’à côté ? 
  • Jouer avec le bébé pendant que l’autre arrose les fleurs ? 
  • Nettoyer les WC pendant que le conjoint prépare le dîner ? 
Tu m’crois, tu m’crois pas :  ça ne fait pas franchement remonter la jauge.

Eh non. Il faut des interactions directes.
Et les Sims nous en proposent plein :
  • discuter, 
  • complimenter, 
  • partager des centres d’intérêt, 
  • danser ensemble, 
  • masser, 
  • embrasser, 
  • embrasser langoureusement (tiens, c’est bizarre, ça fait plus remonter la jauge que « faire un petit bisou sur la bouche »), 
  • « faire crac-crac » (oui. Les Sims mènent une vie dissolue.)
Et passer du temps ensemble à partager des trucs chouettes, ça compte aussi. Donc non, il n’est pas égoïste d’aller faire une excursion sympa SANS les enfants, de s’offrir un concert à deux plutôt qu’une sortie en famille. Ce n’est pas égoïste, c’est de l’investissement.
Ce n’est pas un investissement « sympa », optionnel, c’est absolument indispensable.

D’ailleurs je me permets une disgression : j’ai lu je sais plus trop où ni quand que ce n’était pas par hasard si les gros sites de rencontre en ligne qui organisent des évènements permettant à leurs membres de se rencontrer, prévoient des activités à émotions fortes à ce moment (type saut à élastique, etc). Il paraît que ces activités faisant battre le cœur plus vite, le cerveau humain a tendance à associer ces battements de cœur avec la personne avec qui on a vécu cette expérience, facilitant ainsi l’apparition d’un sentiment amoureux. C’est fou hein ?

Dans un couple lambda, en particulier une fois les enfants arrivés, ce phénomène joue contre le couple : avec le conjoint, on vit la routine, les discussions logistiques, les comptes-rendus de visites chez le médecin. 

Soit il n'y a plus aucune place pour s'amuser un peu, et whouhou, peu à peu notre vie nous apparaît comme bien terne, ce qui facilite l'intérêt pour ... autre chose.

Soit, on est un couple qui se soutient, alors comme chacun a besoin de temps un peu pour lui, hop, on se met d’accord, l’un garde les gosses pendant que l’autre sort, et on se rend gentiment la pareille. 
Et voilà comment le conjoint se retrouve associé à des activités vraiment pas fun, et comme le fun devient quelque chose qui se vit sans le conjoint… voire avec une bande de potes /collègues dans le vent avec qui on a le temps de se dire plein de trucs, et notamment à une personne en particulier, et hop… le sentiment amoureux réapparaît, mais pas là où il aurait fallu.
Trop facile ! Entre une personne avec qui on discute de la liste des courses, et une avec qui ce sujet n’est pas abordé, mais avec qui on peut discuter de choses drôles, et de choses profondes, y a pas de mystère: le cœur choisit très vite.

Le mécanisme que j’appellerais « du saut à l’élastique » joue donc, classiquement, contre le couple. Il est donc de très, très bonne guerre de profiter de cette prise de conscience pour inverser la tendance.
Puisque nos sentiments sont si aisément influençables, influençons-les dans le bon sens, que diable !
Pas de pitié,  : tous les coups sont permis, pour que la présence de l’autre soit associée à des activités plus sympas que la lessive, la popote et les conduites à droite à gauche. Un parc d’attractions rien qu’à deux ? Ce n’est pas être des parents indignes ! Un resto rien qu’à deux ? Non plus ! Et ainsi de suite.
Pas le budget pour ces activités ? Nous y reviendrons en point 5, mais dans tous les cas, il est également légitime de siouxer (en faisant appel aux ressources mentionnées ici, par exemple, ou encore à celles-là) pour s’offrir du temps à deux low-cost mais sympa.

Pour ce qui nous concerne, les nouvelles des difficultés dans ces différents couples d'amis me sont parvenues (la même semaine), pile au moment où mon naufrage mamie-au-pairesque, non content d'avoir ruiné nos possibilités de sortir le soir, m'obligeait à avoir recours, en solution de dépannage pour quand même réussir à mener à bien mes projets, à des baby-sitters en journée. Solution fort chère en particulier en région parisienne (gloups). Et alors que je n'avais pas encore la confirmation que ça y était, j'avais ENFIN un premier client RH : donc perspectives financières assez sombres.
Il n'empêche. J'ai repris mon téléphone, rappelé une des babysitters, et lui ai demandé si, en plus de tous les créneaux que j'avais bookés auprès d'elle les jours suivants, on pouvait aussi rajouter le samedi soir. Et hop, réservé le restau grec du bout de la rue.
Oui, nos finances étaient dans le rouge, mais ... je venais de me prendre en pleine figure le rappel que ce n'était pas le pire qui pouvait nous arriver, au fond.


4. Il est souvent recommandé d'y aller progressivement dans l’intimité

Alors, mettons que, dans la vraie vie comme dans les Sims, youpi, on ait décidé d'investir un peu de dans l'interaction.
Dans les Sims comme dans la vraie vie, quand on clique sur le Sim avec lequel on veut interagir (euh… ? vous ne cliquez pas sur votre conjoint ? Ah bon ?) on a à disposition un max d’interactions différentes : discuter, masser, embrasser, draguer avec option « toucher les fesses » (si si !).

Eh bien dans les Sims, le joueur avisé choisit avec soin l’ordre dans lequel il va inciter son Sim à employer certaines de ces interactions : si ils ne se sont pas vus depuis un moment, et que la jauge est un peu redescendue, il évitera d’aller direct à la case « toucher les fesses ». Sous peine que son Sim ne se prenne un râteau / de voir la jauge baisser quand il voulait la faire remonter.

Caramba !
Et je vous raconte pas la foule d’interactions nécessaires avant que n’apparaisse, dans le fameux menu des interactions possibles, la possibilité « proposer de faire crac-crac ». Ça demande un boulot monstre !

Dans la vraie vie, on a un peu tendance à oublier tout ça. Et pourtant, prendre le temps de remonter en intimité de manière un peu progressive, c’est assurer de bien meilleures chances à la jauge de remontrer en flèche.

Je dis ça, j’dis rien !


5. Il est toujours plus rentable d’investir dans la remontée de la jauge que d’aller construire une autre relation avec un autre Sim

Ça, chez les Sims, ça se voit clairement. Car il y a 2 jauges, en fait :
  • une « quotidienne » (aboutissant à un cœur rose)
  • et une « à long terme » (aboutissant à un cœur rouge)
= Plus la relation dure depuis longtemps, plus il y a une base solide derrière, qui permet à la jauge d’atteindre un excellent niveau d’intimité dès qu’on se mêle d’investir un peu de temps dans la relation.


Chez les vraies gens, on a un peu tendance à l’oublier, mais c’est pareil. 
On n’est pas tombé amoureux par hasard, et donc, même si tout cela est un peu enfoui, c’est au fond bien plus fort que le sentiment encore superficiel qu’un(e) charmant(e) voisin(e) peut être en train d’éveiller en nous. Même si ce sentiment nous semble, sur le moment, tout autre que superficiel, voire même d'une profondeur et d'une fougue inouïes, à nous qui sommes nourris de conversations couches-courses-impôts depuis un bail.



Et même, prenons le problème par l'autre bout. Pour justifier qu’on ne prenne pas du temps à deux avec son conjoint, on dit toujours : « pas de temps, pas d’argent ».
Mais fondamentalement, si on se sépare et qu’on reconstruit une relation avec quelqu’un, ça va nous prendre un max de temps et d’argent ça !
  • Le temps pour gérer cette nouvelle relation, 
  • et le temps pour gérer ce qui restera de l’ancienne, 
  • et les efforts de logistique pour gérer une garde partagée, 
  • et le temps de communication pour se mettre d’accord sur tout ça. 
Quant au fric, parlons-en. Ce n’est pas un hasard si un des principaux facteurs d’appauvrissement des ménages est le divorce / la séparation. Ça coute un bras, une séparation ! Je ne vais pas énumérer tooous les coûts engendrés, mais ne serait-ce que deux :
  • va falloir payer deux logements là où un seul suffisait, et pas trop petits, si il y a des enfants, puisque généralement il faudra que chacun des deux logements puisse accueillir les enfants. 
  • Et j’ai récemment appris que l’État prélevait une taxe correspondant à 2,5% des biens vendus par le couple à l’occasion d’un divorce.

Alors, moi qui disais déjà à Monsieur Bout, à une époque où nous prenions une babysitter pour réussir à nous parler une fois par semaine, que « ça nous coûterait toujours moins cher qu’un divorce », eh bien figurez-vous qu’avec cette dernière information notre budget « sorties à deux » vient virtuellement de gonfler énormément. Si on part du principe que divorcer nous coûterait 2,5% du prix de notre maison actuelle, ça va : se permettre certaines dépenses en prévention devient fichtrement rentable.

(c'est pour cela qu'un des tags de ce billet est "optimiser le budget"; farpaitement, la plupart du temps, conserver son "vieux" modèle de conjoint constitue une excellente manière de faire des économies. Hormis, bien évidemment, si ce conjoint est très, très, très dépensier.)

Idem quand on dit « je ne veux pas laisser mes enfants à un tiers, ils sont trop petits » ; seront-ils mieux armés pour une garde partagée, où il ne nous verront pas pendant plusieurs jours d’affilée ?


Oui, franchement, il est beaucoup, beaucoup plus rentable d’oser investir du temps dans l’entretien / le ravalement de la relation (pour peu que celle-ci soit saine, hein, soyons bien d’accord. Dans les Sims il n’y a pas la version conjoint violent physiquement ou verbalement, ni la version conjoint addict refusant de se soigner et/ou à demi fou), que dans la construction d’une toute nouvelle.


Une petite nuance toutefois : ça se saurait si il était aussi facile de gérer son couple que de gérer un couple de Sims... 
  • Petit détail qui a son importance : les Sims, ça se joue tout seul... Dans un couple, il faut être 2 à vouloir jouer. 
  • Autre détail : dans les Sims, il n’existe pas non plus l’interaction : « sortir un vieux dossier / balancer un souvenir bien douloureux dans la gueule », une activité pourtant très fréquente dans la vraie vie d'un couple. Cette capacité, bien humaine, des souvenirs douloureux à venir polluer notre capacité à rentrer en relation avec un être avec lequel nous avons pourtant tant partagé,  en plus de nous demander une sacrée dose de détermination pour ne pas nous en arrêter là, peut nous obliger à avoir recours à d’autres choix eux aussi absents du jeu
    • « prendre de la distance vis-à-vis du problème à l’aide de la lecture d’un bouquin », 
    • « aller voir un coach / psy pour gérer son problème à soi », 
    • « proposer d’aller voir un conseiller conjugal » 
    • ou encore, pour le Sim, euh, le bonhomme croyant  : « suivre une retraite de guérison » et/ou « aller se confesser ».

Des modifications à suggérer pour les Sims 5 ? 

(oui, parce que, quand même, ce billet est celui d’un dinosaure : le couple durable c’est out, il vaut mieux en changer régulièrement les Sims 2 c’est out, il serait temps de passer à une version plus récente : ils en sont aux Sims 4).

lundi 27 août 2018

Les fameux gros mots : 6 moyens "made in parentalité positive" afin d'éviter leur usage

Être parent, c’est connaître des bonheurs minuscules et délicieux, et de très grandes joies. 
C’est aussi connaître de gros, gros moments de solitude.

Parmi ces moments de solitude, il y a ces instants auréolés d’une aura particulière, ceux où notre progéniture choisit d’employer un vocabulaire pas très, euh… les Allemands ont un terme très parlant : « salonsfähig », c’est-à-dire en gros, qui soit utilisable dans un salon. Disons, nous, « fleuri ».

Et justement, parmi les grands moments de solitude que je n’ai jamais pris le temps de partager sur le blog, malgré mon intention de faire (je me doutais bien qu’une bonne partie de mon lectorat se sentirait moins seul …), il y a ainsi, les premiers mots de la Bébounette. Rappelons-le, la Bébounette a marché assez tôt, et parlé franchement tôt, tout en conservant un gabarit plutôt minus.

Parlé tôt, moui… C’est plein d’avantages.

Ou pas, quand une minuscule petite fille lâche, du haut de ses 16 mois, et au milieu d’un square bien fréquenté, un « P**ain ! » tellement bien prononcé qu’il n’y a même pas moyen de prétendre qu’elle a essayé de dire autre chose 
« En ce moment, on lui lit des extraits d’une biographie de Pétain le soir » nan ça marche pas, 
« elle cherche à échanger des potins, en fait » ouais…

Eh oui, c’est la joie, quand notre Seize-Mois-qui-en-paraît-tout-juste-Douze inclut, dans la première vingtaine de mots qu’elle maîtrise, l’un ou l’autre de ces fameux GROS MOTS. 
C’est le moment, généralement, où on a très envie de prétendre n’avoir aucune idée d’à qui est cet enfant, ou alors, qu’on nous l’a juste prêtée. Hélas, un « Mamaaaan » tout aussi sonore que le « P… ! » qui l'a précédé démolit notre couverture en un rien de temps.


Bref, les gros mots, c’est quand même la loose. C’est le truc qui, en privé, peut facilement nous hérisser, et en public, nous couvrir de honte / nous exposer à des remarques et jugements fort désagréables / être source de conflits avec pas mal de monde, voire conduire à l’isolation sociale de notre bavard rejeton (rayez les mentions inutiles… mais vous n’allez pas rayer grand-chose).
Sans compter, bien entendu, que l'usage de ces mots a un excellent potentiel de transformation immédiate de notre modeste personne, assez cool pourtant en théorie, en harpie rageuse reniant la parentalité positive et ses principes.

Nous n’avons pas été épargnés, donc, d’autant que, vous vous en doutez bien, si E. a su si vite inclure un charmant mot à 6 lettres dans son vocabulaire, c’était (quelle joie d’avoir des enfants rapprochés), sous l’influence et la tutelle patiente de son frère aîné. 



Petit tour d’horizon des outils à la disposition d’un parent positif (ou essayant de l’être) pour gérer la grosmotitude.
(glanés au hasard de diverses lectures, et tous testés par votre servante, pour le bienfait et l'éclairage des foules composant son lectorat)

1. Ignorer

Oh voui ! 
Ignorer ! 
Très franchement, quand un jeune enfant en pleine découverte du langage arrive avec ce genre de mot tout frais, une réaction un peu marquée de notre part ne conduit généralement qu’à une chose : l’intriguer, donc l’inciter à répéter
Eh oui, nos enfants sont de grands scientifiques. Confrontés à un phénomène étonnant (« Quand je dis ce mot particulier, ça énerve, inquiète, fait crier maman ou papa, etc »), ils n’auront de cesse d’expérimenter pour vérifier si cela se reproduit. Ils vérifieront leur expérience auprès de nous, puis étendront aussi le champ d’expérience à d’autres personnes, pour notre plus grand bonheur.

Donc, oui, ignorer c’est vraiment la meilleure solution au départ, quand on peut.

D’ailleurs du temps où le Bébou avait commencé à élargir son vocabulaire dans une direction un peu embêtante (c’était vers 2 ans et demie, je crois), j’avais assez bien réussi à garder mon calme (enfin, passée une première réaction un peu vive qui m’avait justement permis de constater l’intérêt scientifique que celle-ci avait suscité). 
J’avais réussi, passé l’effet de surprise, à gainer mes nerfs d’acier, et à accueillir les mots fleuris avec une indifférence digne d’un maître zen. Et en effet, hop, je dirais qu’en une dizaine de jours c’était réglé. Les gros mots avaient disparu, remplacés par d’autres acquisitions langagières bien plus intéressantes.

Youpi ! Pour cette fois.

Hélas, hélas, quand le deuxième épisode grosmotesque survint, la Bébounette était en mesure de s’y intéresser, et alors là....
C’est bien plus dur de rester zen quand DEUX enfants s’amusent à manier ce genre de mots, et que dans le tas, y a une demoiselle de SEIZE mois, cf plus haut.
Chacun des deux est un public tout trouvé pour l’autre, et l’un remet cent balles dans la machine pile au moment où l’intérêt de l’autre pourrait commencer à s’émousser

Donc, ignorer devient à a fois au dessus des forces du parent, et inefficace.

C’est le moment de s’amuser avec sa boîte à outils (Youpi !)


2. Montrer les sentiments, expliquer l’impact


Il s'agit de partir du principe que l'enfant est en plein apprentissage, et parmi cela, il y a l'apprentissage à la fois des codes sociaux, et de la prise en compte de ses propres émotions, et de celles d'autrui. Et la première personne pour dispenser cet enseignement, c'est nous ! (encore youpi). Donc à nous d'expliciter ces codes sociaux obscurs.
J’aimais bien l’image des « mots cailloux » : ce sont des mots qui peuvent faire mal, que les gens n’aiment pas entendre, cela peut les mettre en colère ; quand on dit ce genre de mots, les personnes n’ont généralement pas envie de parler avec nous…



3. Accueillir les sentiments et montrer d’autres manières de les exprimer


Passée la joie de la découverte (et on peut toujours exprimer cela avec eux « Ah tu trouves cela drôle n’est ce pas ces nouveaux mots ? Le souci c’est que… » et hop, on embraye sur le point 2.), l’enfant va généralement utiliser ces mots pour exprimer des émotions un peu difficiles à vivre : frustration, colère, peur… (un peu comme nous, tiens. Bizarre, vous avez dit bizarre ?).

De la même manière que face à un enfant qui tape, il ne s’agit pas d’interdire purement et simplement ce comportement : ce serait donner le choix à notre enfant entre persister dans ce comportement OU nier, réprimer son émotion, laquelle a besoin de sortir, pourtant.

Eh non, là encore, rappelons-nous ce mantra de Haïm Ginott, un père fondateur de la parentalité positive : 
"Tous les sentiments sont acceptables, tous les comportements ne le sont pas."

A nouveau, notre rôle est d’accueillir l’émotion de l’enfant ET de de lui apprendre à l’exprimer d’une manière socialement acceptable. Bien évidemment, c’est ça qui est drôle, c’est un long apprentissage…
« Ah, tu te sens frustré de …. 
Ça te met en colère que…. 
Hum, quand on se sent en colère, on peut dire « je suis en colère » ! / On peut froisser une boule de papier !
Dessine moi ta colère » 
(avec, selon les cas, un peu du numéro 2. Mais il vaut mieux rester bref, rappelons nous que plus c’est bref mieux ça a des chances d’atteindre le cerveau un peu surmené de notre enfant).


4. Rediriger en remplaçant par d’autres mots drôles ou en circonscrivant



Quand décidément l’attrait des gros mots est trop fort, y couper court ne fonctionne pas.

En revanche, réorienter légèrement peut porter des fruits.

Soit, réorienter sur d’autres mots drôles
  • on peut proposer (ou proposer d’inventer) d’autres mots drôles à la place : y a pas à dire, en pleine aire de jeux on est beaucoup plus à l’aise avec un « saperlipopette » ou encore « corneguidouille » qu’avec le fameux P*** (et c’est l’occasion de redécouvrir les trésors linguistiques des temps passés…) ; 
  • L. Cohen, dans son fameux « Qui veut jouer avec moi », conseille même de réagit aux insultes par une interdiction factice : « Tu peux me traiter de tous les noms, mais surtout, ne m’appelle pas ‘chou-fleur à roulettes’ ! » (avec bouchages d’oreilles et colère feinte mais très démonstrative si, comme c’est bien évidemment le cas, on se fait traiter de chou-fleur à roulettes dans la seconde)

Ou on peut réorienter sur un lieu, en circonscrivant : « Ce sont des mots qu’on a parfois très envie de dire, dans ce cas là, on peut les dire aux WC ». Ce qui permet, ensuite, d’énoncer une simple règle « Les gros mots, c’est dans les WC », ou même « Les gros mots, c’est dans les … ? » ou encore d’emmener l’enfant par la main aux WC, en prenant un air très affairé et pressé (un peu comme quand ledit enfant a un besoin pressant, quoi ; là c’est un besoin pressant d’évacuer des gros mots). La règle sera d’autant plus forte qu’on se l’appliquera à soi-même : « Oooh j’ai très envie de dire un gros mot, je file aux WC ! » et hop on en balance quelques uns bien sonores (déjà connus des enfants, hein : pas la peine d’élargir leur vocabulaire).

On peut aussi réorienter sur le destinataire
  • « Quand nous sommes avec d’autres personnes et que tu as très envie de dire un gros mot, tu peux venir me le chuchoter tout doucement à l’oreille ». Hop, reconnexion : d’une pierre deux coups ! 
  • Encore faut-il être à l’aise avec cela. Une alternative qui peut fonctionner est de proposer « Hum, quand tu as très envie de dire un gros mot, tu pourrais me faire un signe secret comme ça je saurais. Quel signe secret pourrions-nous utiliser ? »



5. Passer à l’action en se protégeant / protégeant les autres


Une fois qu’on a expliqué qu’il s’agissait de mots désagréables, contraires au respect de la personne, il peut être nécessaire de passer à l’action pour faire passer le message. Jane Nelsen appelle ça « se respecter soi-même ».
On se protègera d’un comportement irrespectueux en soulignant qu’on n’a plus envie de jouer / qu’on préfère changer de pièce mais qu’on est dispo pour reprendre la discussion / le jeu dès que cela pourra se faire avec respect.

Et en ce qui me concerne, quand les gros mots ont lieu à l’extérieur / en présence de tiers, je demande à F. si telle ou telle chose peut l’aider à utiliser des mots respectueux ou si il vaut mieux que nous nous éloignions des autres pour le moment. Je ne répète pas cela 32 fois (auquel cas je risque de flirter très vite avec la menace), et n’hésite pas à rentrer mon petit monde / m’isoler avec mon fils au besoin.



Voici un panel d’outils déjà à même de bien aider face à la période « gros mots » que traverse tout enfant.

Néanmoins, parfois, cela ne suffit pas
. Rhaaaaaa.
  • Explication 1 : dynamique d’apprentissage, rappelons nous que souvent la répétition est fréquente et nécessaire avant que la leçon ne porte du fruit
  • Explication 2 : il y a quelque chose derrière

Oui, si rien ne marche, il s’agit d’aller creuser plus loin : que révèlent ces gros mots ? L’agressivité, qu’elle soit verbale et physique, est le plus souvent un message
Dire des gros mots peut être un simple signe de curiosité, et dans ce cas, les 5 outils détaillés ci-dessus devraient suffire, mais l’usage répété de gros mots, une agressivité verbale prononcée sont probablement davantage liés à un besoin de se sentir puissant, à un besoin de maîtrise, à des peurs, des problèmes non résolus, une colère durable et non exprimée.

C’est une piste que j’ai trouvée très intéressante dans « Développer le lien parent-enfant par le jeu » dont je vous parlais tout récemment, et qui consacre un chapitre à ce point-là. 


6. Identifier et combler le besoin bien caché derrière l’usage de gros mots

Si c’est un besoin de pouvoir, A. Solter propose 
  • des jeux donnant un sentiment de pouvoir à l’enfant, comme le fait de le prendre sur le dos et de se laisser guider : tape sur l’épaule droite, on va à droite, tape à gauche, on va à gauche.
  • Ou encore, des jeux permettant à la colère de l’enfant de sortir : bataille d’oreillers (dans lequel le parent se fait impérativement mettre la pâtée), 
  • ou tout simplement des moments régulier de jeu libre et exclusif permettant à l'enfant d'exprimer ce qu'il ressent et, aussi et surtout, de se reconnecter à son parent. (on retrouve le fameux temps dédié présent chez Jane Nelsen mais aussi fort logiquement, chez de nombreux autres auteurs en parentalité positive);

Il s’agit d’avoir recours à ces jeux quotidiennement et de miser un maximum sur leur effet restaurateur, à la fois du lien parent-enfant, et de l’intégrité émotionnelle de l’enfant, pour que notre grossier charmant enfant n’ait plus besoin d’avoir recours à l’agressivité verbale.

Cette dernière approche m’a fait un bien fou et je note des progrès dans le bon sens depuis que je l’ai rajoutée à ma boîte à outils !!

Évidemment, elle prend du temps et agit sur le long terme, mais…  

Aux gros mots, les grands remèdes

vendredi 24 août 2018

Eté 2018 : en diagonale

Snif, les vacances sont finies. Chez nous, elles ont duré un mois entier !!
Eh ben : c’est quand même trop court.


Elles ont pris la forme d’une jolie diagonale dans le sens Sud Ouest – Nord Est, le point le plus bas étant la Dordogne où vivent les parents de Monsieur Bout, le point le plus haut étant Berlin, où nous n’étions pas retournés depuis la Toussaint 2016. Entre, un certain nombre d’étapes.


Alors, les vacances des Bouts, ce fut

2 semaines dans le sud ouest : vacances en famille « côté Gwen », avec plage, bouffe à gogo, puis vacances en famille « côté Monsieur Bout ». Au cours de ces deux semaines, nous noterons

  • Le premier vrai zoo des enfants (après une première expérience à celui de Karlsruhe, peu après la naissance de la Bébounette : expérience moyennement concluante puisque F. n’avait pas vraiment montré d’intérêt pour les animaux du zoo, mais beaucoup plus pour les fleurs et les pigeons, denrées facilement procurables par ailleurs, merci). Là, c’était chouette, c’était en compagnie des petits cousins-cousines, nous avons nourri des girafes, des éléphants, assisté à un spectacle d’otaries, bref, c’était une visite de zoo dans les règles de l’art.
  • Une brocante pas comme les autres : ma grand-mère ayant rejoint une chouette maison de retraite, nous sommes passés la voir, et nous sommes également allés faire un tour dans son ancienne maison où étaient classées toutes les affaires qu’elle n’avait pas emportées. Comme tous mes cousins, j’étais priée d’y faire mon choix avant que le reste ne soit donné. 
    • Fouiller ainsi dans tous ces trésors a eu une saveur particulière. D’un côté le souci de ne pas m’encombrer inutilement (pas la peine d'emporter de quoi alimenter ensuite un billet de ce genre !), de l’autre une certaine mélancolie. 
    • Finalement, nous sommes repartis avec un peu de linge de table, un peu de vaisselle (des bols, notamment, nous qui en manquions), et quelques livres marqués de la main de mon grand-père. Joindre l’utile à l’agréable, la praticité des objets emportés avec leur valeur sentimentale : check !

  • Un peu de boulot sous les pins parasol : mon premier client RH ayant besoin de moi, j’ai réussi à lui réserver quelques heures par-ci, par-là. Cela ne m’a guère pesé, au contraire : ma reprise est tellement fraîche que je suis toute contente de pouvoir consacrer quelques neurones à mon métier « de base ».

  • Plein de lecture : non seulement j’ai pu enfin lire un chouette bouquin éducation positive (et pondre le billet correspondant), mais j’ai passé ces vacances en compagnie d’Angélique, marquise des Anges (mais en traduction allemande parce que 1. Les formulations lyrico-tartes passent mieux ainsi 2. Bonne conscience, toussa 3. Autant je m’efforce de lire les bouquins dans leur langue originale quand j’en ai la possibilité, autant là, bon, je ne perds pas tellement en valeur littéraire, cf point 1). Un peu moins de 500 pages par tome, je suis en train d’attaquer le 7ème : ça va, vacances rentables.

  • L’occasion de se dire que franchement, ne pas avoir de télé est une bénédiction. Entre le niveau abyssal des journaux télévisés français (quand on compare avec leurs équivalents allemands) et celui des pubs… Je réalise que les pubs (télé comme radio) me hérissent physiquement, maintenant. Les messages qu’elles contiennent, la conception de la vie qu’elles sous-tendent, les moyens dont elles se servent pour faire passer tout ça, brrrrrr. Ca me donne envie de mordre.



Après quelques jours tranquilles à la maison, zou, repartis dans l’autre direction : Nord-Est avec

  • Quelques jours formidables à Strasbourg. Là encore, entre le plaisir de retrouver cette ville magnifique dans laquelle nous avons tant de bons souvenirs, l’enthousiasme manifesté par F., et la joie de revoir des amis chers… Cela m’a fait réfléchir et suscité l’envie de m’organiser pour y retourner régulièrement. Y consacrer au minimum 1 semaine, voire, 2 fois une semaine, prélevée(s) sur les petites vacances scolaires ? Puisque je compte, autant que possible, m’organiser pour ne pas bosser, ou très peu, durant les vacances scolaires…

  • Des retrouvailles, justement, avec des copines, avec le Vaisseau, et avec des copines au Vaisseau… Comme au bon vieux temps !

  • Sur la route de Berlin, une étape dans la petite ville allemande dans laquelle j’ai vécu enfant. Avec un constat : ça a rétréci au lavage ! Nous avons fait le chemin de mon ancienne école jusqu’à notre ancienne maison et … c’était beaucoup plus court que dans mon souvenir 😉

A Berlin, nous avons

  • Bouffé des tas de glaces (bouffe à gogo, bis) et profité à mort des aires de jeux. Y a pas à dire, entre une aire de jeux allemandes et son équivalent francilien, euh, comment dire : ne serait-ce qu'oser utiliser le mot "équivalent" est un scandale.

  • Découvert que l’appli TooGoodToGo était également valable de ce côté de la frontière ! (par hasard : elle s’est ouverte toute seule sur mon téléphone) Mais je n’ai pas réussi à en profiter, nous ne logions pas dans le centre de Berlin, or pour le moment la périphérie de Berlin y est très peu représentée.
  • Passé une après-midi vraiment chouette dans un Eltern-Kind-Kaffee : l’équivalent d’un café-poussette. Au départ il m’a semblé plutôt adapté à de très jeunes enfants, mais en fait F. s’y est fait un copain et personne ne voulait partir. Espace et service agréables, excellents gâteaux… Je vous conseille le Café Milchbart si vous passez par là ! Il est moins loin que d’autres du centre de Berlin ; si vous désirez d’autres adresses de ce type allez donc regarder ici.

  • Palpé de gros billets

  • Assisté à un magnifique pic d’allemand pour F. : on récolte le fruit des efforts investis cette année !! 
    • C’est au café Milchbart que j’ai remarqué qu’il s’adressait à moi en allemand, qu’il formulait des phrases de 3 mots minimum, et sur le chemin du retour du café qu’il a passé le trajet à me demander comment on disait tel mot, tel mot, etc, pour réinvestir cela aussitôt. 
    • Encore plus youpi : ce palier dure, et je m’en réjouis (cela tombe à pic, avec l’arrivée de notre prochaine mamie-au-pair dans... pas longtemps du tout !) 
    • Je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour. Un déclic a eu lieu et franchement, ....

  • Croisé pas mal de personnes avec des chaussettes dans leurs sandales, comme de juste en Allemagne. Mais, ce qui est plus rare, j’ai également pu en admirer la version féminine.
  • Acheté des bouquins pour les enfants (je viendrai vous en parler) dans une de nos librairies préférées. Je suis également retournée là où, il y a deux ans, j’avais commis un craquage Usborne. Cette fois-ci, pas de solderie Usborne intéressante mais une solderie Ravensburger. Merci à F. d’avoir pété un petit câble au moment où je me dirigeais vers la caisse pour acheter deux bouquins pas tout à fait raisonnables : la seule réaction envisageable étant de reposer les bouquins et de quitter la boutique au plus vite en trainant mon fils hurlant derrière moi, j’ai fait des économies !

  • Dans tout cela, vécu un miracle : à l’aller comme au retour, nous avons traversé Paris (enfin, le périphérique Sud) d’ouest en est sans connaître le moindre ralentissement. Quel dommage que « dans la vraie vie de tous les jours » il n’en soit jamais ainsi…

  • Sur la partie allemande du trajet, rigolé comme des ânes parce que parfois, le nom est mal choisi... mais le slogan collait bien !
le slogan pourrait être traduit en "une performance en béton"
 
  • Terminé en utilisant le Bullet Journal : Monsieur Bout et moi avons pris le temps, sur le trajet du retour, de tirer un petit bilan de nos vacances, et de noter les leçons et résolutions que nous en tirions pour les prochaines (refaire ci, ne surtout pas refaire ça ; penser à planifier une visite de la coupole du Bundestag ; etc). Parce que, parfois, nous avons le temps d’oublier ce que nous avions dit l’an d’avant.


Et puis, finir les vacances en planifiant les suivantes, ça aide.

(surtout que l'année s'annonce de tout repos. Ou presque.)