PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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jeudi 27 juillet 2017

Alphabet mobile en police Danièle Dumont

F. ayant démarré les lettres rugueuses en avril, j'avais à cœur de trouver rapidement un alphabet mobile, afin de l'avoir sous la main dès que ce serait le moment.
Rappelons-le, le but de l'alphabet mobile est de permettre à l'enfant de rentrer dans l'écriture des mots (assemblages des lettres formant les sons du mot) sans être dépendant, pour cela, de sa capacité à les tracer. L'usage d'un alphabet mobile permet ainsi de dissocier deux compétences, l'une phonologique, l'autre graphique.

Cela faisait longtemps que j'avais repéré ceux fabriqués par Au Bois des Lettres. Et puis paf, voilà qu'au moment de finaliser ma commande, je traîne sur Internet et un post Facebook attire mon attention sur le fait que ladite entreprise est en cours de finalisation d'un alphabet mobile reprenant la police d'écriture développée par Danièle Dumont (si je vous parle chinois, vous pouvez aller lire un article très complet ici).
Du coup, je n'ai fait ni une ni deux, j'ai stoppé ma commande et j'ai attendu, telle un vautour sur sa branche, avant de fondre dessus tel un faucon, sitôt les commandes ouvertes.


La première série a eu des problèmes de fabrication si bien que certaines lettres sont arrivées endommagées, mais le service client est très réactif et m'a renvoyé tout ce que je lui ai demandé (ben oui, je n'ai pas repéré toutes les lettres endommagées du premier coup. Et ensuite La Poste a malmené un des envois...)

J'avais un tout petit peu hésité, apeurée par le fait que les alphabets d'Au Bois des Lettres sont vendus non peints. Mes compétences restreintes en travaux manuels ne sont plus à démontrer... je craignais donc un peu qu'une fois passé par mes mains maladroites l'alphabet n'ait plus un aspect si joli.
J'ai vite été rassurée, et en profite pour vous rassurer au passage: le conseil d'avoir recours à des marqueurs Posca est excellent. Ces machins sont magiques,
  • c'est facile, ça sèche en un clin d'œil, 
  • ça ne bave pas, 
  • et on n'a pas non plus à veiller à passer le mème nombre de couchées partout pour un résultat uniforme. Par défaut on n'a besoin que d'une couche, mais si on passe 4 fois quelque part et une fois à côté, ça ne fait aucune différence visible à l'œil nu. 
Vraiment pas la mer à boire!
Un peu plus fastidieux : le coloriage des accents mais surtout des points (i, j, trémas): c'est tout petit et très énervant.
Autre question que je m'étais posée : un unique feutre bleu suffit-il pour toutes les consonnes ? (puisque j'avais choisi de privilégier la variante consonnes en bleu / voyelles en rouge, que je trouve moins agressive visuellement). La réponse est oui.

Cet alphabet mobile a eu beaucoup de succès auprès de F. .
Pour le moment il n'est pas encore passé en mode décomposition des mots / écriture spontanée, mais la manipulation des lettres en bois est venue soutenir leur apprentissage sur les lettres rugueuses, et par ailleurs, l'utilisation sur tapis ligné a favorisé l'apprentissage du bon positionnement, en ligne, de gauche à droite, des lettres.
 
Et personnellement, je trouve qu'il s'agit là d'un matériel vraiment beau, j'ai plaisir à le sortir et suis bien contente de constater que je ne suis pas la seule.

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mardi 25 juillet 2017

11 choses que je rapporte de Paray-le-Monial

Nous rentrons tout juste d'une superbe retraite spi à Paray-le-Monial.

La tête, le cœur, l'âme et les bagages bien pleins...

Que rapporte-je donc de cette première fois à Paray?

1. Une chouette devise
"si le destin est contre nous, tant pis pour lui"
Évoquée dans un des topos de la session, la devise m'a fait sourire, d'abord. Et puis franchement, quoi de plus pertinent dans un monde où trop souvent la loi des déterminismes voudrait nous laisser mariner dans l'immobilisme ?
Eh ben non, il est toujours possible de faire différemment, de changer au moins quelque chose. Na.

2. Un moment Zéro Déchet
Assurer les repas de 2000 personnes (c'était une "petite" session, paraît-il...) dans des installations pas-en-dur, ce n'est guère évident. 
Et j'ai réalisé que tout de même, à défaut d'avoir révolutionné mon mode de vie, ma tête a déjà parcouru du chemin : dès le premier repas j'ai tiqué en voyant la vaisselle et couverts jetables. Du coup avec ma sœurette, membre de la Communauté de l'Emmanuel, et qui bascule aussi dans le ZD en ce moment, nous avons gambergé jusqu'à trouver une solution à proposer aux responsables : demander à chaque famille de se prévoir ses couverts en métal et d'en assurer le nettoyage après chaque repas. Ce serait déjà un grand pas de fait, et compatible avec les contraintes règlementaires.

3. Un amour renouvelé pour les couches lavables
Faute de machine à laver, et au vu des températures élevées, pour la première fois de ma vie j'ai acheté un paquet de couches jetables pour nous faire la durée de la session (nuits du Bébou, et Bébounette 24h/24). 
Eh bien y a pas à dire, les couches lavables présentent certes des inconvénients, mais je supporte ceux-ci bien mieux que ceux des couches jetables! 
  • Ça pue mille fois plus (sur l'enfant, ET dans la poubelle ensuite), 
  • ça se détache fort à propos de l'enfant (surtout une fois rempli de selles - et j'y ai eu droit plusieurs fois), 
  • ça fuite, 
  • ça absorbe moins (jamais eu de couche de nuit trop pleine en version lavable...), 
  • et en plus, qu'est-ce que c'est moche sous les petites robes de la Bébounette! 
Un point partagé avec Monsieur Bout, qui a autant rouspété que moi sur "ces fichues jetables".

4. Un coup de cœur pour leur philosophie de garde d'enfants
Afin de permettre aux parents de profiter des moments forts de la session dans des conditions acceptables, les enfants sont pris en charge toute la matinée, puis une partie de l'après-midi. 
J'avais entendu beaucoup de bien de ce qui est organisé pour les enfants un peu grands, mais j'étais un peu anxieuse concernant les plus petits. Je m'imaginais un truc se rapprochant d'une "consigne à bébés", en mode "posez votre bébé là, au milieu des 50 autres, et nous allons gérer", permettant aux enfants de survivre en sécurité quelques heures, un point c'est tout.

Et non. Les enfants de 0 à 36 mois étaient gardés dans un grand lieu, moitié intérieur, moitié extérieur, avec un max de jouets et d'équipements de toute sorte (la Bébounette s'est éclatée à pousser des poussettes, des trotteurs, des petits vélos à longueur de matinée), mais surtout : à chaque "serviteur" (= participant aux sessions, volontaire pour offrir une de ses matinées. Il est demandé notamment à chaque parent, si possible, de participer une fois) est attribué, pour la demi-journée concernée, 1 à 3 enfants attitrés
On sait à qui on remet son enfant, on a rempli une petite fiche contenant notamment la question "comment votre enfant est-il accompagné dans les pleurs" (quand je l'ai vue, celle-là, mes yeux se sont illuminés), et c'est cette personne là qui nous racontera comment s'est passée la journée.
Je n'avais pas d'énormes inquiétudes concernant la Bébounette au vu de sa grande indépendance (qui a du reste été remarquée par tout le monde), mais à présent je m'imagine très bien revenir avec un bébé plus jeune, ce qui n'était pas le cas auparavant: je me disais plutôt "profitons que cette année nous n'avons que deux enfants déjà un peu grands".
Par ailleurs, je me suis du coup sentie très à l'aise quand est venu le moment de mon service à moi : certes, gérer deux enfants de 14 mois et un de 7 mois, c'était un peu sportif, mais j'étais bien mieux dans mes baskets ainsi que si j'avais du gérer un "collectif". Nous étions tous là avec nos mômes, à les porter, les pousser, leur lire des machins, ceux qui avaient eu du mal à se séparer étaient câlinés, bercés, c'était une chouette atmosphère et j'ai aimé y contribuer !

5. La confirmation que j'avais eu la bonne intuition (mode auto-congratulation) 
Nous partions en famille élargie puisqu'il s'agissait d'un cadeau offert par mes parents à tous leurs enfants + valeurs ajoutées. Lorsqu'ils avaient proposé cela, je m'étais déclarée partante à une seule condition : qu'on emmène une baby-sitter avec nous, afin d'aider à gérer les enfants.
Bien nous en a pris! 
En plus de balader la dernière née de mon frère, dont la date de production récente ne permettait pas vraiment la prise en charge par le système de garde lambda, ladite baby-sitter a pu gérer les siestes des enfants, ainsi que la surveillance de leur sommeil pendant que nous assistions aux veillées du soir.
Et nous avons aussi pu davantage profiter des possibilités offertes tout au long de la session (petites conférences annexes, mais aussi et surtout adoration, confessions, etc).

6. Une bonne bouffée d'air spirituel (ben oui, quand même!)
Depuis l'arrivée des enfants, je vivotais un peu, situation dont il était d’autant moins aisé de sortir que le comportement  des enfants (enfin, surtout de F.) durant nos messes dominicales n'est pas toujours très propice au recueillement. 
Avoir cinq jours devant moi pour me reconnecter un peu, ainsi qu'une ribambelles de prêtres très chouettes pour faire un peu de nettoyage, le tout entourée d'un tas de gens remplis de joie pour me la transmettre, ça m'a fait le plus grand bien.

7. Un max de bouquins
Sous une des grandes tentes est abritée une sublime librairie, nous y avons passé quelque temps et n'en sommes pas ressortis les mains vides. 
Je suis ravie d'avoir pu prendre le temps d'y trouver de quoi accompagner nos enfants dans leur éveil à la foi. Il y avait un choix monstre et pouvoir ainsi trouver précisément la référence qui nous parlera, c'est vraiment très précieux.
Oublions l'aspect budgétaire...


8. Une belle rencontre orientée parentalité positive
Dans ladite librairie, justement, j'ai eu la joie de voir les Faber & Mazlish proposés! (donc oui évidemment elle est sublime). Je suis toujours comme une gamine quand je vois que ça se répand, ils m'apportent tellement que je voudrais convertir tout le monde (nan ça se voit pas sur le blog...).
Mais en fait, c'est Monsieur Bout qui a attiré mon attention sur leur présence, et une jeune femme les regardait aussi, du coup nous avons commencé à discuter en mode "ah c'est trop cool qu'ils soient présents ici aussi" "Je me disais la même chose", et pof nous étions parties pour vingt minutes de discussion.
Psy pour enfant, mais pas encore maman elle-même, elle était ravie de causer avec un parent "pratiquant", et moi enchantée de m'entretenir avec une professionnelle au fait du sujet. Elle bosse dans l'ouest parisien, nous pensons nous arranger pour que nos chemins se recroisent!

9. Le recul donné par des moments en couple
Parmi les thèmes au choix proposés sur 3 après-midis, nous avons choisi un Parcours orienté "couple": des topos / témoignages, puis des partages, en groupe et / ou en couple, sur un certain nombre de questions. L'occasion pour nous de mesurer le chemin parcouru en 9 ans de mariage (les topos ne nous ont pas apporté beaucoup), mais aussi de prendre ensuite le temps de discuter sur la base des quelques questions fournies en fin de topo. 
Et pour le coup, ces questions ont permis de chouettes discussions, et nous ont donné l'occasion de mettre à plat un certain nombre de choses. Je ne donne pas plus de détails mais si vous êtes intéressés par les questions fournies, histoire d'inspirer une soirée à deux, dites-moi donc.

En annexe, je préciserais que nous étions aussi tout heureux de voir qu'il était proposé, parmi les parcours, un thème dédié aux couples en espérance d'enfant. De notre expérience d'infertilité, nous gardons le souvenir douloureux du sentiment d'isolement que nous avions vécu au milieu de cette Église valorisant la famille et remplie de jeunes enfants et de femmes enceintes.
Voir se développer ce genre de préoccupations nous fait chaud au cœur.

10. Une feuille de route prometteuse
Au cours de ces discussions notamment, nous avons pu définir un certain nombre d'actions à mettre en place, touchant à divers domaines de nos vies personnelles, conjugale et familiale.
Figurent ainsi, entre autres, au programme des prochaines semaines:
  • un bon gros projet "Decent Hour" (nous avons le même problème, Monsieur Bout et moi; à ceci près que je me couche encore plus tard que lui, mais que je me lève un peu moins tôt), 
  • de la résolution de problèmes sur le comportement à la messe
  • la réintroduction de la prière familiale.
Nous avons également rediscuté de nos objectifs de temps en couple réguliers (soirées, journées, mini-voyages).

Enfin, last but not least : 
11. L'envie... d'y revenir ;-)


mercredi 19 juillet 2017

3 Bidules en Parentalité Positive [ersatz d'USEPP #17]


Comme annoncé, reprise des billets comprenant un volet "la parentalité positive chez la Gwen au quotidien, ça donne quoi concrètement", et un volet Hotline bien utile.


Voici donc 3 Bidules. Afin d'éviter de nouveaux délais dans le rétablissement de la Hotline (j'ai la vague impression de parler comme Orange) j'ai pris ce que j'avais sous la main / en tête, pour le coup certains sont moins des applications de la Gwen que des fruits que je constate et dont je me réjouis !

1.
Un samedi matin, F. est allé jouer sur le balcon et y a déplacé la moitié de ses jouets. C'est le Bronx. Je l'invite à ranger. Mais F. ne coopère guère: au mieux, il déplace certains jouets un peu au hasard à travers le salon... et tente de réorienter la conversation sur les glaces promises lors du pique-nique au parc planifié pour le déjeuner.
Je recentre le débat tout en évitant la menace qui serait pourtant si facile, puisqu'il mentionne lui-même le sujet!
"Pour le moment, je n'ai pas envie de parler de glaces. Pour le moment j'ai envie de voir le balcon rangé et des affaires qui retournent à leur place."
Ce qui eut lieu.

2.
Retour chez nous après une sortie, F. case son grand vélo dans l'ascenseur mais E. manifeste bruyamment son envie d'aller partout, sauf dans l'ascenseur. Elle serait visiblement tentée par les escaliers, que les deux grimpent parfois en riant comme des fous les jours où ça leur chante... et où j'ai du temps.
Avant même que j'aie pu dire quoi que ce soit j'entends F. intervenir en mode écoute des sentiments:
"oh tu veux monter les escaliers je suis désolé E. mais là j'ai mon grand vélo je peux pas monter les escaliers. Je suis désolé, je sais tu aurais bien aimé c'est pas possible mais on le fera une autre fois quand j'aurai pas mon vélo."

3.
Et un truc que F. répète souvent en ce moment, et qui me fait sourire à chaque fois, pour plusieurs raisons dont le fait que cela montre que la règle en tant que respect des limites d'une personne est en voie d'être comprise et intégrée :
"dans la nouvelle maison on pourra faire rouler des trucs car y aura personne qui habitera en dessous, même le soir y aura personne en dessous"...

Hotline : OUVERTE !


lundi 17 juillet 2017

Hotline de la Parentalité Positive : le retour !!!

Je vous ai... compris !

(euh non, je me trompe de film, là)

J'ai entendu le message des Français

(ah zut ça c'était y a quelques semaines)


Bref.
Vous étiez nombreuses à déplorer l'interruption de la Hotline du fait que depuis début juin, ma vie trépidante ne m'a pas laissé le loisir d'alimenter mes billets Semaine en Parentalité Positive.

Pour les personnes rejoignant le blog en route, le principe de ces billets, et de la Hotline qui en est sortie à la suggestion de Capucine, est le suivant: après que j'aie raconté quelques menus succès (ou bons gros ratages) d'application d'outils de parentalité positive au cours de ma semaine, les commentaires sont ouverts, 
  • non seulement pour s'exclamer bruyamment sur la virtuosité (pffffrrttttt huhuhu) avec laquelle je manie lesdits outils, 
  • mais aussi pour venir soumettre une question, une difficulté éducative : le but est de permettre à la commentatrice de récolter un maximum de suggestions concrètes de mises en pratique d'habiletés faberetmazlishiennes (ou assimilées) pour aborder ce machin qu'elle-même ne sait plus trop par quel bout prendre.
  • cela constitue pour les répondantes, à la fois l'occasion de partager des expériences, et de se soumettre à une saine gymnastique intellectuelle: s'entraîner à résoudre les problèmes des autres, ça prépare à résoudre les siens, le poids de l'affect en moins!
Parce que on a beau avoir la théorie sous les yeux, à plusieurs cerveaux on trouve bien davantage de manières d'adapter cette théorie à la situation qui nous préoccupe. (Un enseignement tiré des ateliers F&M que nous avons suivis Monsieur et moi cet automne).

Les Hotline précédentes ont donné de chouettes résultats, par exemple celle-ci.

Je profite d'ailleurs de ce billet pour vous dire que, depuis que moi j'y ai eu recours, notre problème de bruits pendant les repas est vraiment passé au second plan ! Merci... 


En ce moment, ça roule à peu près bien. Y a des ratés, mais je les accepte, je ne les laisse plus me désespérer. Et y a plein de chouettes moments où je sens bien que je suis vraiment en train d'absorber ces outils au sens qu'un certain nombre d'entre eux deviennent quasi automatiques (donc en grande partie inconscients) ou en tous cas me demandent beaucoup, beaucoup moins d'efforts. 
En revanche ce n'est pas non plus une période où je suis en train d'intégrer beaucoup de nouveautés, pour cause de bande passante saturée par notre déracinement prochain
Ce qui fait qu'il m'est plus difficile d'alimenter les billets hebdo... sauf à vous rendre compte de chacune des 6 fois sur 7 où dorénavant il me suffit de dire 
  • "y a des chaussures par terre" pour que F. les ramasse, 
  • "de quoi avons-nous besoin avant de sortir à vélo ?" pour qu'il aille chercher son casque, ... 
  • et "les petites sœurs ne sont pas faites pour être tapées, mais pour être caressées" pour que le Bébou se montre d'une incroyable douceur avec la Bébounette les jours qui suivent -ah non flûte ça c'est le LSD qui m'fait rêver des trucs bizarres bouhouhou

Néanmoins, il est grand temps de ressusciter la Hotline, et puis je suppose tout de même que vouloir l'alimenter, même chichement, risque bien de m'apporter un petit coup de pouce dans l'une ou l'autre situation.

D'où il s'ensuit:
AVISSE A LA POPULATION

Pour les temps qui viennent, et jusqu'à nouvel ordre (par exemple, le retour de l'ordre dans notre future maison ?) je m'efforcerai de glaner, au fil des jours, quelques bricoles Parentalité Positive à vous raconter 
  • Je me fixe le minimum de 3 avant de venir pondre un nouveau billet / ouvrir une nouvelle Hotline
  • La fréquence ne sera probablement plus hebdomadaire, mais je tâcherai de ne pas laisser filer trop de temps entre deux épisodes. 
  • Et dans l'intervalle, hein, toute Hotline ouverte reste en activité donc disponible pour accueillir une question, jusqu'à l'ouverture de la suivante...
A bientôôôt donc pour un premier billet de ce genre !

samedi 15 juillet 2017

Mon blog: Meetic à côté c'est de la gnognotte

Quel plaisir j'ai à tenir ce blog!
Réfléchir, écrire, discuter et lire...

Mais aussi : Petit Bout par Petit Bout devient peu à peu un véritable site de rencontres.


En effet, non seulement j'ai la joie d'y retrouver fréquemment de chouettes lectrices & commentatrices, mais, à de nombreuses reprises déjà les échanges sur la toile se sont mués en échanges en chair et en os, et ce sont autant de moments très précieux.
  • Alexandra du blog Nawel Zélie & co fut très logiquement la première de mes conquêtes (huhuhu): après avoir commenté sur nos blogs respectifs, le pas était vite franchi : nous habitons à dix minutes l'une de l'autre ! Nos enfants sont ravis de se retrouver, nous aussi.. Nous nous voyons donc très fréquemment et c'est une des joies dont notre déménagement prochain va me priver.
  • Ensuite il y eut Poison Darling qui eut l'idée brillante de me proposer certains des vêtements d'enfants dont elle se séparait avant son déménagement en Australie. Pas de rencontre tout à fait en chair et en os, mais un très long Skype. Et cet été j'ai le bonheur de voir E. courir dans d'adorables petites robes dont je sais la provenance... (et c'est aussi de SA faute si un arc-en-ciel Grimm's fait le bonheur de mes enfants maintenant)
  • Il y eut de fréquents échanges avec Aurélie, valeureuse commentatrice, et des projets de rencontre sur sol teuton. Malheureusement nous n'avons pas réussi à concrétiser... à voir ce que nous réussirons à faire sur sol français !
  • Il y a Vanou, autre valeureuse commentatrice, qu'en fait je connais indirectement, et que je finirai bien par connaître directement
  • Il y a eu Hélène, du blog Mamandala, avec notamment une mémorable sortie au Vaisseau; et bientôt plus avant mon départ, nous espérons...
  • Tout récemment, j'ai pu passer une nuit chez Capucine, à bavasser jusqu'à n'en plus finir...


Et là, je rentre d'une trentaine d'heures fabuleuses, partagées avec Coralie, du blog les6doigtsdelamain. Un festival dont l'un des thèmes s'intitulait "la révolution dans l'éducation", avec en intervenantes: Céline Alvarez, Eline Snel (Calme et tranquille comme une grenouille), Isabelle Filliozat (le programme initial promettait aussi Catherine Guéguen mais finalement non... snif!). 
Coralie a découvert, Coralie a réservé, Coralie m'a dit qu'il y avait de la place dans sa chambre... J'ai débarqué !

Et voilà : 
  • Une trentaine d'heures de folie, où nous avons bu des liiiiiitres ... d'eau (eh oui, malgré la Bourgogne qui nous entourait ;-) pour compenser les liiiiitres de salive usée à parler parler parler non-stop.
  • Des discussions extrêmement denses sur environ 3 milliards de sujets.
  • Une matinée passée à écouter des conférences du tonnerre.... et l'occasion pour nous, en écoutant Isabelle Filliozat, de confirmer ce que nous déplorons chez cette grande dame de la parentalité positive: son travail est irremplaçable pour comprendre les sentiments d'un enfant, mais elle oublie trop souvent à notre goût le besoin du parent de voir ses limites personnelles respectées. 
  • Des heures passées à répandre notre enthousiasme pour le sujet auprès des personnes que nous rencontrions. 
  • Un instant groupie pour réclamer des dédicaces et des photos
  • Et une valise bien chargée au retour : Coralie m'ayant gentiment proposé de commander et transporter pour moi, aux USA où elle vit, une série de bouquins d'occaz sur des sujets pas du tout intéressants.


appétissant, hein ? Et encore, il en manque un, arrivé trop tard pour que Coralie puisse l'emporter


Je ressors de tout cela boostée, avec des projets et des envies plein la tête.

Pour retrouver un Monsieur Bout qui a magnifiquement bien géré en mon absence, au point qu'au moment du coucher, F. a demandé : "quand est-ce que tu repars en voyage Maman ? J'aime bien quand Papa s'occupe de nous."
Et paf. Voilà pour la conscience de mon irremplaçabilité.

Bref, ma vie est belle, et mon blog y contribue !!

mercredi 12 juillet 2017

Gérer le coucher de son 3-6 ans avec Jane Nelsen

Il y a des mois de cela déjà, j'annonçais en fanfare l'arrivée prochaine chez moi du bouquin que Jane Nelsen, grande gourou de la branche de l'éducation positive/bienveillante/cequevousvoulez qui s'intitule discipline positive, a consacré à la tranche 3-6 ans (en anglais car non traduit) : 
Positive Discipline for Preschoolers.
Ayant déliré d'enthousiasme en digérant l'ouvrage générique paru en français, j'étais impatiente de découvrir ce qu'elle avait à dire sur cette tranche d'âge ô combien délicate et par laquelle je me sens évidemment très concernée.
Cela fait des mois que ledit livre est sur ma table de chevet (qui a dit "HotSpot"?), des mois que j'en ai achevé la première lecture (d'une traite ) ... et des mois que je n'avance pas dans la deuxième lecture-prise de notes visant à vous faire bénéficier des 1001 choses intéressantes que contient ledit bouquin.

Mais mon petit revamping Flylady tombe à pic pour me rappeler que le perfectionnisme est la mère de l'inaction, et que donc plutôt que d'attendre le moment (pas super proche au vu de mon actualité chargée) où je serai en mesure de vous pondre un article hyper chiadé et structuré (et 3 fois trop long) reprenant ces 1001 choses, je peux aussi venir tout de suite partager un outil de Jane Nelsen dont j'apprécie particulièrement la pertinence ces derniers jours.

 
En plus c'est sur un sujet pas du tout crucial : la gestion du coucher du fauve enfant âgé de 3 à 6 ans.

Jane Nelsen commence par poser certaines bases:
  • Importance de la routine à cet âge : d'où la nécessité de mettre en place des rituels, non pas du style vaudou ne variant pas d'un millimètre, mais constitués d'un enchaînement d'activités. 
    • L'instauration d'un telle routine apaise, diminue les conflits que pourraient provoquer chacune de ces activités, et prépare à l'endormissement. Elle suggère notamment d'inclure, dans les temps précédent le coucher, un moment de jeux, un moment de lecture, et un moment de câlins. 
    • Bon ça casse ptet pas trois pattes à un canard, mais ça va toujours mieux en le disant.
  • S'assurer que les besoins de base de l'enfant ont été assouvis avant le coucher et notamment le besoin de temps avec ses parents, et le besoin d'exercice physique.
  • On ne peut pas obliger un enfant à dormir, chacun a son rythme (besoin de sieste ou pas, endormissement plus ou moins tôt) mais on peut et doit créer des conditions favorables à l'endormissement et veiller sur ses besoins d'adulte : l'enfant peut ne pas être prêt à s'endormir, il est en mesure en revanche de rester calme dans sa chambre, dans un contexte favorable à l'endormissement, et favorable au repos de ses parents.


Elle suggère en cas de difficultés, d'avoir recours à la démarche de résolution de problème, pour définir le rituel et les règles du coucher (degré et source de luminosité, horaires, livres, cassette audio...)


Une fois tout cela dit... pas d'illusions sur le fait que même définies ensemble, les règles établies seront forcément enfreintes, ne serait-ce que pour vérifier leur solidité.


Que conseille donc Jane Nelsen pour gérer les relevés / sorties de chambre intempestifs ?

On retrouve son leitmotiv : être ferme mais doux et respectueux.

Là cela signifie:

Prendre l'enfant par la main (= toucher doux mais directif. Il m'arrive aussi parfois de prendre F. dans les bras) et le ramener dans sa chambre.

SANS PIPER MOT.

Et refaire cela aussi souvent que nécessaire. Toujours sans dire un mot.

 
Selon elle l'enfant va probablement avoir besoin de moult raccompagnements les premiers soirs, mais intégrera, tout en se sentant respecté, que cette règle est solide.


J'avais commencé à mettre en pratique cela en février-mars et avais déjà apprécié des couchers très faciles (mais c'était également à une période très porteuse niveau éducation positive, donc difficile de savoir à quoi étaient dus ces couchers sereins). Puis quand j'ai eu l'impression que tout partait à vau-l'eau, c'est un des premiers trucs que j'ai lâchés...
Je m'y suis remise ces derniers jours et je perçois particulièrement l'apport de cette approche.  
Ce weekend notamment, elle nous a été bien utile quand, Strasbourg s'étant mué en no-babysitter-land à la faveur de l'été, au bout de 10 coups de fil vains nous avons du nous résoudre à aller diner chez un couple d'amis... avec nos enfants sous le bras, en mode : on fait dîner et on couche les enfants, ensuite on dine entre adultes, et ensuite on retransfère tout le monde dans la voiture puis dans leur lit. 
Je craignais une soirée gâchée, mais non ! Plusieurs interventions ont été nécessaires, mais tout s'est passé dans le calme, et surtout j'ai pu ensuite profiter tranquillement de nos amis.

Se taire...

Cela rejoint du reste si bien les conseils d'Haim Ginott 




Se taire c'est : (De l’intérêt de se la fermer, en 4 points)

1. Ne pas dire de bêtises! 
S'astreindre au silence : quoi de mieux pour éviter de sombrer dans les menaces, les expressions blessantes? Autant de choses qui ne contribueraient pas nécessairement à la sérénité du coucher, mais au contraire, font basculer ce moment dans le rapport de force et alourdissent sa charge émotionnelle. Se taire, c'est donc déjà un grand pas pour s'éloigner de comportements parentaux improductifs.

2. Avoir une ligne de conduite claire et pas trop compliquée à mettre en œuvre techniquement. 
Et du coup, c'est beaucoup moins favorable au développement de notre propre colère, qui, rappelons-le, se nourrit de notre sentiment d'impuissance.

3. Ne pas encourager son enfant dans con comportement.
F. essaie souvent de m'amener à rentrer dans une discussion avec lui (mais j'étais fichtrement bonne au jeu du "ni oui ni non ni blanc ni noir", eh)
Mon silence lui manifeste bien clairement que le temps de la conversation avec maman est passé. Bien plus clairement que notre "maintenant c'est le temps des adultes, je veux parler avec papa". Que nous utilisons, qu'il a besoin d'entendre, mais qu'il a déjà suffisamment entendu.

4. Pouvoir focaliser son attention sur un toucher doux et ferme.
Évidemment si toucher et/ou langage corporel expriment un gros énervement, sont brusques, etc, on n'y est pas... là, il m'est plus facile de rester calme, et prendre doucement la main de F., ou l'emporter avec douceur dans les bras.

Je le dépose sur son lit, lui remonte sa couverture, lui caresse une fois la joue et hop, dehors.

Une remarque toutefois. J'ai noté qu'il peut être approprié de laisser quelques secondes / minutes entre deux interventions de ce genre : si l'enfant ressort sitôt recouché, ne pas lui sauter dessus illico, mais laisser passer quelques instants (paraître ne pas le remarquer tout de suite). 
Dans le cas contraire, j'ai en effet fait l'expérience que des interventions trop rapprochées pouvaient tendre l'atmosphère: le toucher se fait plus énergique/dur, et suscite également davantage de résistance. Ça se met à se rapprocher d'une lutte, muette, mais une lutte tout de même.


La manière dont se passent les couchers revêt une telle importance, à la fois pour l'enfant (c'est pas chouette de s'endormir dans le conflit), et pour le parent (comment être disponible de cœur et d'esprit pour nos enfants en journées, quand nos soirées ne nous permettent pas de recharger nos batteries?), que je suis terriblement reconnaissante à Jane Nelsen de cet outil qui chez nous en tous cas, offre ces temps-ci des soirées calmes aux deux parties.
En espérant que peut-être cela puisse être utile à l'un ou l'autre membre de mon vénéré lectorat, je serai ravie que vous veniez raconter votre expérience si vous mettez en pratique !

dimanche 9 juillet 2017

After Eight maison et quasi Zéro Déchet!

Je suis une très grosse fan de l'association chocolat - menthe, et une non moins grosse consommatrice potentielle d'After Eight, ces chocolats anglais fourrés d'une feuille de menthe. 
Je dis "potentielle" car j'ai tout de même réduit ma consommation, par égards pour 1. mon portefeuille et 2. mes hanches.





Bon et puis il faut quand même avouer que 3. la composition des machins ne fait pas rêver ... et puis 4. ces derniers temps, à mesure que je m’imprègne, même fort doucettement, de la mentalité Zéro Déchet, le lourd packaging de mes chocolats favoris a commencé à me gêner un peu aux entournures.

Et puis, alors que je cherchais... hum... je ne sais plus trop quoi mais c'était en lien avec l'association menthe-chocolat, pouf, je suis tombée sur une recette d'After Eight maison. Mon sang n'a fait qu'un tour, surtout une fois que j'ai constaté que
  • ça avait l'air assez simple (= à ma portée),
  • ne nécessitait que peu d'ustensiles (= à la portée de mes tiroirs de cuisine)
  • et que peu d'ingrédients, et pas non plus complètement exotiques (= à la portée de mon placard à provisions).

Jugez en plutôt (recette trouvée ici, proportions reprises à titre indicatif car en réalité j'ai plutôt fait au pifomètre. Ca vous fait une quinzaine de chocolats selon leur taille...)

120g de (bon) chocolat noir: j'ai pris du Nestlé Dessert
60g de sucre glace
3 à 4 gouttes d'huile essentielle de menthe poivrée
1 càs d'eau

  • Faire fondre une grosse moitié du chocolat noir au bain-marie (ou comme moi, à la vapeur)
  • Recouvrir une surface plane (de dimensions compatibles avec le frigo et le congélateur) de papier sulfurisé (c'est la partie la moins ZD ça mais on peut réutiliser le papier... en faisant TRÈS SOUVENT cette recette, par exemple!)
  • Constituer de fines plaques de chocolat fondu à l'aide de la pointe d'un couteau (je ne voyais pas trop comment faire mais en fait il s'agit d'étaler le chocolat un peu comme on tartinerait du Nutella. C'est plus visuel ainsi hein). Faire prendre au frigo (compter bien 1/4h selon la température de votre frigo)
  • Dans un bol, mélanger sucre glace, huile essentielle et eau pour obtenir une pâte blanche. La goûter plusieurs fois pour être BIEN SÛRE que l'équilibre menthe-sucre est à son goût.
  • Avec un pinceau, appliquer ladite pâte sur chacune des plaquettes et envoyer le tout 1/2h au congélateur (au moins. Si davantage ce n'est pas un problème)
  • Refaire fondre le reste du chocolat et le tartiner, toujours au pinceau, sur les plaquettes sorties du congélateur. Renvoyer le tout au frigo.


Comme nous étions invités à dîner, j'ai ensuite détaché les plaquettes et les ai transportées, isolées par du papier sulfurisé, dans un de mes récipients Glasslock, bien au frais dans une glacière. Ça a accompagné ma panna cotta menthe chocolat.
C'était MAUVAIS ! 
Au point que dans un souci de mortification j'ai refait la recette cet après-midi.



Soyons clairs : la recette d'aujourd'hui ne remédie en rien aux deux premiers des problèmes abordés en introduction de ce billet : les ingrédients achetés séparément ne représentent pas une énorme économie surtout que tant qu'à faire il s'agit d'employer un bon chocolat ! Et ce blog n'a pas vocation à publier des recettes diététiques, celle-ci n'échappe donc pas à la règle.
En revanche comme ça prend un peu de temps de confection et de place dans le congélateur cela limite de facto ma capacité à en engloutir de grosses quantités d'un coup...

Concernant l'huile essentielle de menthe poivrée: c'est le seul ingrédient que j'ai acheté "exprès", mais je compte bien y avoir recours fréquemment, pour rentabiliser,... Et puis ça me donnera l'occasion de creuser les autres utilisations qu'on peut faire de cette huile essentielle! (si vous en connaissez, je suis preneuse...)

Par ailleurs, je me souviens que dans nos très jeunes années Monsieur Bout m'avait offert un assortiment dégustation d'After Eight qui contenait des variantes au chocolat blanc... je ne manquerai pas de rester ce que ça donne si je remplace le chocolat noir de cette recette par du blanc !
Que de perspectives enivrantes...


J'vous laisse, faut que j'aille farfouiller dans mon frigo. 
Oui. 
Oh en tout bien tout honneur. 
Ça n'a rien à voir avec ce que j'ai fait durant la sieste.