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lundi 18 mars 2024

Brèves d'ateliers Faber et Mazlish #3 : Quand le parent met en priorité le fait de s'économiser,... et fait bosser des post-it à sa place

En fait, celle qui met en priorité le fait de s'économiser, c'est d'abord moi. 
Le billet "Gwen en mode émission TV" annoncé la dernière fois attendra (hihihi) : aujourd'hui, je me vautre dans la facilité (oui, parfois, la Gwen est une femme facile). Je n'écris rien ou presque, j'édite à peine : je vous partage les What's App d'une participante à ma session d'ateliers de communication adulte-enfants Faber et Mazlish 2024 (en présentiel, à 2 pas de chez moi dans le 78). Session que j'ai organisée, d'ailleurs, sous l'impulsion de la participante en question, qui l'attendait avec impatience. 

Eléments de contexte (oh mince du coup j'écris quand même. Arnaque)

  • T. est maman de 4 garçons, dont 2 ados (M. et N.)à fonctionnements particuliers, et une paire de jumeaux de 3 ans (S. et U.).Ce qui, soit dit en passant, peut constituer un élément de réponse à la question fréquemment posée (et sur laquelle j'avais prévu un article de blog mais bon hein) : "la parentalité positive, c'est faisable avec une famille nombreuse ?". Notons que T. est également enseignante en collège.
  • Mardi dernier, c'était la séance 3bis. C'est-à-dire la séance que je rajoute de mon propre chef aux cycles F&M que j'anime, et qui comportent en théorie 6 thèmes + 1 soirée de clôture. Le thème de cette séance 3bis (qui intervient donc après la séance 3, pour ceux qui suivent) est PAS-DU-TOUT quelque chose qui parle aux parents : "colère et culpabilité du parent"
  • Durant cette soirée (au cours de laquelle on aborde tout une série de choses dont des notions qu'on retrouve dans ce billet-ci et dans celui-là), T. a réagi à la notion de "économiser son énergie de parent" en partageant au groupe une prise de conscience : elle parlait trop, avec 2 effets majeurs : 
    • ça ne laissait pas à ses enfants le temps de réagir, 
    • et ça l'épuisait, elle. Elle est donc repartie fermement décidée à faire de la semaine en cours une semaine écologique pour elle.


Vendredi, alors que je suis en réunion chez un client, tombe un message What's App de sa part. 

Et donc, hop, la parole est à T., notre testeuse inspirante du jour !


Mes réussites FABER


Tout a commencé par un post it : JOUR 1 ESSAI 1. 

N. me dit : 

"Maman je peux faire un peu de Wii j'ai super bien bossé et demain pas d'école". 

Je lui dis ok mais 20min. Il commence son jeu. Je suis.un peu sous l'eau ce soir car Monsieur rentre tard. Je me lance dans l'écriture de mon premier post it, ma première note.

J'inscris :

 "SVP quand timer terminé :

- débarrasser le lave vaisselle

- mettre la table

- ranger ses affaires

Signe Maman qui t'aime."

Je lui mets le timer sous les yeux avec le post it collé dessus et je m'en vais chercher les petits à la crèche.  

Je reviens et je constate que tout ce que j'ai demandé a été fait. Je suis tellement fière et excitée de voir si N. va me faire une remarque. Je n'ai pas eu besoin d'attendre longtemps car il guettait mon retour : 

"Au fait maman, il m'a fait trop rire ton post it. T'inquiète pas j'ai tout fait. Mais c'était trop drôle". 

Je fais "mmmm, ahhh, chouette", sans plus. 

Je pars à ma soirée copine.


JOUR 1 ESSAIS 2,3,4,5

 En rentrant à la maison, c'est le b.... Je reste zen et je dégaine ma nouvelle habileté préférée... La note, enfin, le post it. Et je ne m'arrête plus ....une série de posts it pour les sacs en vrac, le manteau pas rangé, la table pas débarrassée, les chaussures qui traînent par terre. Un post it par problématique/ avec humour et maman qui t'aime


JOUR 2

Mon réveil sonne...je me lève du lit, j'entends M. qui accourt dans les escaliers en les montant 4 à 4 et me hurle de joie : 

"Maman j'ai bien vu tous tes post-it. Ne t'inquiètes pas j'ai tout fait. Et le post it du manteau tu sais ce que j'ai fait ? Je l'ai mis sur le manteau de papa car il n'était pas rangé non plus. Mon but ça va être de redistribuer tes post it".


JOUR 2 ESSAI 6 ET 7

La saga des post-it continue. 

Ce soir mon mari (à qui j'ai mis un post it sur ses tongs "Tongs en vue"... Oui j'en peux plus de me prendre les pieds dans ses tongs tous les jours) : 

"Je range mes tongs .... Et mon sweat (post it reattribue par M.) pour ne pas avoir à te faire faire d'autres post-it"...

La soirée se poursuit. S. mange comme un cochon : il met ses doigts dans le yaourt recrache ce qu'il met dans sa bouche. 

Je me lève et j'écris un post it (sur mes nouveaux post it super sticky) : 

"Table et dîner réservés aux enfants qui mangent proprement".

Je colle le post it sur la carafe d'eau histoire qu'il soit bien visible et je lis méticuleusement ma note. S. continue à mettre ses doigts dans le yaourt et à patouiller.

U. agacé lui dit : 

"S., y'a écrit pro-pre-ment, regarde là" (Je jubile intérieurement sans rien dire). 

S. fait comme s'il n'avait rien entendu, échec, il continue. Je réfléchis sans rire dire et j'essaie d'utiliser une autre habileté : "la réparation". Toujours sans rien dire, je lui tends une lavette humide. 

Il me répond : 

"Non merci maman pas besoin je vais aller à la douche pour me laver". 

La je suis sciée en 2.... Il me trouve sa réparation maximale tout seul (il n'aime pas la douche il faut le préciser pour comprendre mon état d'esprit du moment).

Je suis en train de devenir une serial post-iteuse.

"La femme qui postitait à l'oreille des ados" 😁

 

JOUR 3 ESSAI...je ne les compte plus. 

J'ai demandé aux enfants de coller les post its traités sur la porte du placard de l'entrée. Je jubile à chaque moment car les post its servent encore et encore. Je les colle et les recolle à volonté. J'économise ma salive et mon énergie. 

Au moment de passer à table, je dis aux petits d'aller se laver les mains. S. me dit : " Maman c'est écrit où dans les règles ?". Je lui dis : "ah c'est vrai ce n'est pas écrit". Je lui tends le bloc de post-it et un stylo. Il dessine quelque chose avec beaucoup d'application et va le coller à côté de son tableau de routine avec un petit air fier : "voilà maman". (Bon je ne vous raconte pas la suite et la crise de colère pour écrire mille autres post-its...).




Alors, ça vous inspire ? Parce que si oui, il semble que T soit déterminée à fournir d'autres exemples d'application pour les prochains temps, dans le plus pur style des bons vieux billets "Une Semaine en Parentalité Positive" (genre la réussite sur la réparation qu'elle mentionne en fin de WA).

jeudi 15 octobre 2020

Musique !! - inspirez-moi

Etant devenue une star intersidérale de la télé-réalité (Gnin ? Vous avez raté quelque chose ?! Nan j'rigooooleuh)...

Donc, mon livre intitulé "200 moments de parentalité positive (ou pas)" paru il y a un an (et à gagner encore pendant quelques jours !) ayant plu, globalement, à ceux qui les ont eus entre les mains, j'ai été invité à une première émission de radio avant le confinement, sur une radio locale (Radio Yvelines). Le début d'une carrière éclatante, je n'en doute pas.

Car me voici invitée par une autre chaîne de radio pour une émission (en direct !!!) le 13 novembre. 

Ce sera un vendredi. Ai-je fait une boulette en acceptant une telle date ?


Cette émission durera une heure et sera entrecoupée d'intermèdes musicaux.

On m'a demandé si j'avais des suggestions, et donc, cher public, je vous sollicite : 

à quels morceaux pensez-vous, qui colleraient bien avec le sujet / l'esprit du livre ?

  • J'ai pensé à "Paroles paroles" de Dalida..., bicoz le poids des mots.
  • Mais je suis sûre que vous aurez pleeeein d'idées et de trucs à me faire découvrir !

Alors, lâchez-vous, faites- moi bénéficier de votre érudition musicale, et votre inspiration, et si vous avez les liens à partager avec, je prends volontiers !!




vendredi 29 mai 2020

Pssst - au sujet du dessin de Claire

Hello !
Claire me dit que c'est pas clair (^^) dans la manière dont j'ai formulé mon billet alors je le précise :

la personne qui nous suggèrera la citation / situation 
dont nous nous inspirerons finalement pour le fameux 
marque-page à la gloire des 200 moments recevra… 
le carton original du dessin qui sera réalisé par Claire !

(eh ouais. Qui non content d'être très sublime, vaudra des millions quand Claire aura terminé d'accéder à une célébrité interplanétaire)


samedi 23 mai 2020

QUIIIIII veut un beau dessin ?!?! - Appel à suggestions !

Cela fait maintenant 7 bons mois que les "200 moments de parentalité positive (ou pas)" sont parus et nous sommes ravies de l'accueil enthousiaste qu'ils reçoivent. Ça vous touche, ça vous inspire, ça vous aide, ça vous faire rire, c'est chouette ! 
Et vous avez été nombreux à nous dire à quel point vous appréciez les illustrations de Claire, et nombreux aussi à sous-entendre que vous en auriez volontiers eu un supplément.
Eh bien hop ! 
Les Éditions de l'Instant Présent vont lancer l'impression de marque-pages "200 moments" destinés à venir alourdir leurs envois de livres et embellir leurs stands en salon ! 

Mais que va dessiner Claire ? 
Eh bien... C'est à vous de lui souffler des idées. 
Votre mission puisque vous l'acceptez, ô vénérable lectorat, est de venir nous partager une citation ou un passage des 200 moments que vous trouvez particulièrement inspirant et que vous souhaiteriez voir illustré par Claire ! Nous nous ferons une joie de piocher l'une de vos suggestions. Vous avez d'ailleurs parfaitement le droit d'en faire plusieurs.

Allez ! La parole est à vous ! Dites nous tout en commentaire de ce post ! 
Nous avons hâte de vous lire et on se laisse jusqu'au mardi 2 juin (le mardi après le week-end de la Pentecôte) avant de lancer Claire sur ses crayons !

mardi 3 septembre 2019

Faire la paix avec l’école – Un an après [un nouveau billet de Maman'dala]

Je viens de déposer F. et E. à l'école … mais étant dans la dernière ligne droite de peaufinage du bébé bouquin je ne publierai le billet "le mythe de l'école parfaite" que… plus tard, quoi. (en revanche puisqu'on parle de bébé bouquin, repassez donc demain ;-) )
Ce qui tombe bien car aujourd'hui c'est à Maman'dala que je peux laisser la plume, puisque ELLE, elle a écrit des trucs. (et elle embrasse celles de ses anciennes lectrices qui la retrouveront ici)


« Ça nous fait des bonnes journées, tu vois
La vie d'écolier, ce n'est pas ce qu'on croit
Joie, liberté, rires et nirvana
La vie d'écolier, non c'est pas ça »






Bonjour tout le monde,

Moi, c’est Hëlëne, ex-alias Maman’dala. J’ai blogué pendant 5 ans pour partager mon parcours et mon vécu de jeune maman en chemin sur l’éducation bienveillante. L’an dernier, je suis revenue à mon clavier pour écrire un petit billet sur mon rapport à l’école  à la veille de la première année de primaire de ma fille (et que l’amie Gwen a gentiment publié puisque je suis devenue SBF).
J’y ai exposé la confiance et la sérénité (la foi presque!) qui m’avaient habitée, prenant la place de quelques années d’anxiété.
Un an après, qu’en est-il ?

Dingodossiers, tome 2

Bon, autant le dire tout de suite à la veille de la rentrée : ça y est, c’est officiel : ma fille n’aime pas franchement l’école, et elle n’est pas ravie à l’idée d’y retourner Malgré les copines, malgré tout.

Mais diantre, comment est-ce arrivé ?

1. Un décalage entre les centres d’intérêt de Minimog et ce qu’elle apprenait en classe.

A commencer par… La lecture !
Ce n’était pas tellement une surprise, ma fille n’avait pas plus envie d’apprendre à lire que l’an dernier. En effet, elle n’avait jamais montré un intérêt particulier pour les lettres, et s’avérait assez nulle en phonologie.
Perso, ça ne m’a jamais affolée…

Sauf qu’en CP la lecture, c’est le GRAAL. 
LE truc dont tout le monde parle, LA chose à maîtriser. 
CP = LECTURE.

Et dans la tête de Minimog c’est devenu école = lecture.

Quelle que soit la méthode utilisée (globale ou syllabique) notre fille s’est EM****DEE à mourir avec ses exercices de lecture quotidiens.
Je voyais bien qu’elle n’avait pas franchement envie (je dirais même plus : franchement pas envie) et qu’on se dirigeait lentement mais sûrement vers un dégoût définitif. Du coup, alors même que tout le corps enseignant nous poussait à la faire lire en toute occasion, on a pris le parti inverse : on a zappé littéralement les devoirs de lecture pendant les 3/4 de l’année.
On a préféré orienter ce qu’on faisait à la maison sur ses centres d’intérêt (les maths, l’histoire, le dessin et autres arts plastiques).

De manière générale, Minimog était très frustrée de ne pas pouvoir étudier ce qui lui faisait envie quand elle en avait envie. Il faut dire qu’elle sortait d’une maternelle où les maîtresses s’inspiraient principalement de Montessori et Freinet et que le choix des activités était assez libre. Du coup le passage à un CP où seule la maîtresse décide de ce qu’on fait a été super frustrant.

Les seuls moments qu’elle appréciait étaient les APC, parce qu’ elle « apprenait en faisant des jeux ». Ben oui. Le jeu c’est fait pour ça, pour apprendre avec plaisir.

Solution envisagée :
En dehors de cela Minimog n’a rencontré aucun problème particulier. Ses résultats étaient suffisamment satisfaisants pour que la maîtresse n’ait rien à redire. Elle a fini par avoir le déclic pour la lecture à un mois de la fin d’année (nous donnant à voir la grande différence entre quelque chose que l’on apprend sous la contrainte et ce que l’on apprend avec envie). En un mois, elle avait rattrapé son retard de l’année. Donc on n'a rien poussé et on l’a laissée gérer.
J’ai aussi pris le temps de lui faire comprendre la différence entre la lecture et le fait qu’en classe elle lit sous la contrainte. En lui évoquant le fait que personnellement, je lisais rarement avec enthousiasme les livres proposés par les enseignants au collège et lycée alors qu’à côté je lisais énormément des livres qui me passionnaient.

2. Le rythme et les horaires.

Deuxième élément qui a bien pourri l’année : les %&*¤£ de réveils tôt le matin !
C’est un fait, nos enfants (comme beaucoup d’autres gens) n’ont pas pour rythme naturel de se lever tôt et se coucher tôt. Depuis qu’ils sont bébés. C’est même plutôt l’inverse et franchement, toute la famille en a plus que marre de ce décalage permanent :
  • les enfants parce que leurs enquiquineurs de parents les forcent à se coucher à une heure où eux ils commenceraient presque leur journée à en croire l’énergie qui déploient.
  • les parents parce qu’ils en ont marre de devoir se battre tous les soirs pour que les enfants dorment à une heure décente et de réveiller des cadavres d’enfants crevés tous les matins.
Je vous jure que nous attendions les grandes vacances autant que nos enfants juste pour arrêter d’avoir à vivre cette angoisse quotidienne ! Et nos enfants étaient dans un état d’épuisement bien avancé.
Bon, ça, ce n’est pas propre au CP, ça fait longtemps queça dure

Solution envisagée :
On cherche encore….

3. Des parents qui n’ont pas aidé.

Pour être honnête, on n'a pas été exemplaires, son père et moi, dès le début. On s’était promis de faire équipe avec la maîtresse, d’être un soutien, une source de confiance et puis…

Et puis dans un premier temps on s’est heurté à quelques méthodes qui nous ont fait grincer des dents : 
  • le coup des images récompense, 
  • le coup des fleurs de comportement : à faire signer par les parents ET affichées dans toute la classe, histoire que tout le monde puisse voir celui qui est en rouge, 
  • sans parler des premières lectures en méthode globale qui nous ont totalement abasourdis.

J’avoue que du coup ma fille a commencé avec des
(version maman) : « ben là ma puce, je sais pas trop quoi faire parce que franchement pour moi, là, tu lis pas, tu ressors un truc appris par cœur… du coup... ça sert à quoi au juste ? «
et des (version papa) « Mais c’est quoi cette méthode de teubé là ! Kimamila, c’est quoi ce truc ? En plus c’est débile, elle va confondre avec « qui m’a mis là », c’est de l’apprentissage de lecture pour SMS ou quoi ? ».

Et puis, de manière générale, on n’arrive plus à faire semblant. Semblant de s’enthousiasmer pour un système et des méthodes qui ne nous parlent plus.

Et pour parachever le tout, dans l’idée qu’elle ne fasse pas d’amalgame entre « l’école c’est nul » et « apprendre c’est nul », j’ai veillé à ce qu’elle comprenne que l’école n’est PAS la seule source d’apprentissage. C’en est une. Une grosse source d’apprentissage, quoiqu’on en dise. Mais on apprend pas QU’à l’école et on apprend pas forcément au même rythme que les programmes scolaires. Histoire de bien désacraliser l’institution. ;-)

Solution envisagée :
A part les commentaires pas très vendeurs mentionnés ci-dessus. On s’efforce de ne rien dire pour le reste et d’attendre de voir comment notre fille le vit vraiment. Les images/bons points par exemple, elle adore. Et bien que je n’aime pas trop le système (ce que je n’ai pas pu m’empêcher de dire...), elle, elle le vit très bien.
Mais je dois dire qu’il est plus dur que je ne pensais de ne pas communiquer notre avis sur les choses qui nous rebutent.
On apprend à tourner notre langue dans notre bouche. ;-) Cette année je me suis promis de rester vigilante à ne pas projeter mon rejet de l’école sur elle. Me rappeler, comme l’an dernier, que c’est un choix.


4 . Des relations parents/profs : inexistantes

Je vais être honnête, je n’ai rien contre la maîtresse de ma fille… Mais rien qui m’enthousiasme particulièrement non plus.

Ça avait démarré fort puisque mon mari avait fini par aller discuter avec elle au bout de deux semaines de Kimamila pour qu’on se fasse expliquer l’intérêt de la chose.
Ladite maîtresse s’est montrée tout à fait compréhensive sur nos inquiétudes et lui a expliqué son procédé.

La fois suivante fut moins encourageante.
Un peu avant Noël, la maîtresse avait beaucoup crié sur les élèves et ça avait heurté ma fille. Je l’ai donc accompagnée pour qu’elle en parle à la maîtresse. J’avoue que la réaction de la maîtresse ne m’a pas aidée. Je m’attendais à ce qu’elle entende les émotions de ma fille et à la place elle a répondu : 
« Et pourquoi est-ce que j’ai crié ? Parce que vous aviez fait du bazar ! »
(ouch!). 
J’ai tâché d’arrondir les angles en entendant – moi - les émotions de ma fille et en ouvrant sur les émotions de la maîtresse : 
« je crois que Mme X était vraiment à bout de jour-là. Mais tu as bien fait de lui parler, maintenant elle sait ce que tu as ressenti ». 
Et Minimog n’a plus jamais reparlé de la maitresse qui criait. Est-ce un jour particulier ? La maîtresse a-t-elle entendu ? Minimog n’a t-elle plus osé en parler…. Mystère. 

Quant à la réaction de la maîtresse : je ne la juge pas. Déjà, si la vie ne m’avait pas mis sur la piste de l’écoute active et de la CNV, j’aurais sûrement moi-même réagi comme elle et puis, je fréquente assez d’enseignants pour savoir qu’ils sont sans cesse remis en question et obligés de se justifier. Je comprends qu’elle en vienne à des « réflexes défensifs », surtout quand on en parle à l’entrée de la cour de récré avec du monde autour ce qui, après réflexion, n’était sûrement pas le meilleur contexte. C’est un peu mon ressenti global avec elle d’ailleurs : je ne la juge pas, mais ne me sens pas sur la même longueur d’ondes pour autant.

Ensuite, ce fut le désert. A cause de nous. Par étourderie, nous avons raté les deux rencontres programmées dans l’année au moment de la remise des bulletins. Certes, Minimog oubliait régulièrement (entre autres choses) de nous donner les retours de la maîtresse ; mais si nous en avions fait une priorité, je suis certaine qu’on aurait rattrapé le coup.
Je pense que, plus encore que les méthodes utilisées, l’enseignant fait énormément. Notre ressenti global fut à l’image de ce que nous inspirait la maîtresse : neutre, sans vague, RAS.

Solution envisagée :
A mes yeux, c’est vraiment la chose que l’on doit rectifier cette année. Avoir des relations avec l’enseignant, ça humanise beaucoup l’école. Là où l’on voit un système, on peut y voir des personnes. Là où il y a des personnes, le dialogue et la compréhension ont leur place. Et ça change tout.
Comme le dit très justement Elsa « L'école n'existe pas. Ce qui existe, ce sont des équipes concrètes d'hommes et de femmes - enseignants, encadrants, intervenants. » .

Conclusion :

On s’est dirigés au fils des semaines vers une scission assez nette entre l’école et la maison.

Nous n’avons pas essayé de faire comme si l’école n’existait pas. Mais vraiment, l’école est devenue un truc qui commence avec la sonnerie du matin et disparaît dès que la barrière est passée. Hormis quelques poésies à apprendre et quelques dictées à préparer pour donner le change, elle n’apparaissait que peu dans le quotidien familial. Les « alors tu as fait quoi à l’école aujourd’hui ? » ont vite laissé la place à « Salut, ça va ? ». Ramener l’école à la maison, ça nous semblait contre-productif.

Aucune surprise en fait pour ce bilan : le primaire s’est avéré être ce que j’en attendais. Ce ne fut ni une catastrophe, ni une bonne surprise.

Minimog n’a montré aucun souci ni difficulté particulière, mais nous avons quand même dû faire face aux réticences de plus en plus affichées de Minimog d’aller en classe. Ce à quoi je répondais que dès lors que nous l’avions inscrite, nous nous étions engagés à ce qu’elle y aille tous les jours sauf maladie, que nous n’avions pas pour l’instant les moyens de lui laisser le choix de son instruction mais qu’on y travaille. Puis je l’invitais à mettre en exergue tout ce qu’elle appréciait à l’école pour lui faire voir que quand même, tout n’est pas repoussant.
Ce n’était peut-être pas diplomatique, je ne sais pas. Mais au moins c’était honnête.

Le seul souci finalement, mais pour moi il est important : c’est qu’elle ne prend pas de plaisir à y aller. C’est un lieu d’apprentissage mais visiblement pour elle, ça ne semble pas être un lieu d’épanouissement. 

De mon côté j’ai veillé à suivre son parcours et ses acquisitions.
Bon les bulletins… C’est pas ma priorité. Mais ça nous permet de situer les choses. Y a-t-il un souci ou pas.
Je prenais le temps regarder les cahiers qu’elle rapportait chaque semaine en discutant parfois avec elle ce qu’elle avait fait, sans jugement (c’était assez rare ceci dit, le sujet ne semblait pas l’intéresser plus que ça). Et bien sûr, savoir quelles sont les connaissances qu’elle a acquises ou à tout le moins travaillé à l’école nous aide à les ré-utiliser dans le quotidien.

Nous tâchons aussi de rester vigilants quant aux ressentis de Minimog.  Finalement, le fait que l’école reste loin, c’est le signe qu’il n’y a rien de dramatique. C’est un espace de vie pour ma fille, à l’image de ce que peut être la vie : bien et pas bien, et on y trouve sa place. Si possible sans l’intervention de papa et maman et ça, c’est une bonne chose à mes yeux. Mais nous restons présents en cas de besoin.

Bref, je m’attends à ce qu’on continue ainsi.
Jusqu’à ce qu’on puisse faire mieux. ;-)

Si vous souhaitez lire un article écrit par une personne beaucoup plus raisonnable et avisée que moi, je vous invite à lire l’articled’Elsa de Coquelipop.
Encore que je m’aperçois qu’à part sur la gestion des devoirs, je me retrouve pas mal dans ce qu’elle dit.

Et si vous voulez du rêve (à condition que ça ne vous mine pas le moral), voici deux interviews de Bernard Collot que j’ai adoré voir et entendre :

Bonne rentrée à vos enfants.

dimanche 19 août 2018

Faire la paix avec l'école [un billet de Maman'dala]

Petit mot d'introduction : Maman'dala fait partie des mamans blogueuses que j'ai adoré lire... et que j'ai adoré rencontrer, aussi. Et que j'ai adoré retrouver pendant les quelques jours qu'elle est venue passer à la maison avec sa progéniture au mois de mai.
Mais Maman'dala est une grande criminelle : elle a osé mettre fin aux jours de son chouette blog, sur lequel elle avait développé tant de réflexions méga inspirantes, autour de l'école, de l'école à la maison, de l'éducation, du rapport à l'enfant, du rapport à soi, des difficultés qu'il y a à concilier les deux (tiens donc, des thèmes que l'on retrouve ici aussi... Comme il est ÉTRANGE que nous ayons tant sympathisé !), et ne plus alimenter le blog qu'elle co-tenait avec une autre blogueuse (mais sans le tuer, celui-là, donc n'hésitez pas à y faire un tour).
Alors, quand elle m'a dit qu'au fond, elle aurait un ou deux trucs à écrire, et que, si par hasard, je voulais bien les héberger, ces trucs... J'ai dit VOUI !
Cerise sur le gâteau, ces trucs en question résonnent particulièrement en moi, qui m'apprête à vivre ma première année de maman mi-IEF mi scolarisante, avec F. sur le point de vivre sa première rentrée, et E. sa première vraie non-rentrée.
Bref, la parole est à l'accusée Maman'dala. Comme elle continue à lire mon blog, faudra pas hésiter à commenter, elle sera en mesure de répondre.


Faire la paix avec l'école

(rhooo, le joli titre
- Ta gueule Gwen : maintenant c'est Maman'dala qui cause
- ...OK)




Et voilà, la maternelle, c’est fini. Et avec, la fin d’un cycle d’instruction qui me laisse sur un sentiment de gratitude.


Moi, c’est Hëlëne, ex-alias Maman’dala. J’ai blogué pendant 5 ans pour partager mon parcours et mon vécu de jeune maman en chemin sur l’éducation bienveillante. Pendant tout ce chemin (que je continue de parcourir même si je ne blogue plus!), j’ai croisé la question de l’instruction et avec elle, une énorme remise en question du système scolaire dans lequel nous mettons nos enfants et dans lequel nous avons, pour la plupart, été mis.

Pendant trois ans, une idée m’a habitée profondément : je voulais autre chose pour mes enfants. Pendant ces années, je me suis passionnée pour un domaine qui ne m’avait jamais franchement intéressée auparavant : la pédagogie. Et surtout, j’ai cherché comment faire pour offrir autre chose à mes enfants que l’école 
  • qui leur demanderait de nier leur rythme, s’asseoir pendant des heures entre les 4 mêmes murs pour apprendre des choses qui ne les intéressent pas forcément, 
  • qui ne ferait appel qu’à leur esprit (et encore, une partie seulement !) en éteignant leurs corps -comme si les deux n’étaient pas intimement liés- 
  • et qui hiérarchiserait tous les aspects de leurs savoirs, leur faisant croire qu’on apprend pour autre chose que pour soi-même.


Et puis... j’ai pas réussi.

Et aujourd’hui, ma fille s’apprête après deux mois de vacances, à entrer dans un CP classique, avec, au vu de ma première approche de l’établissement, un format de pensée… classique.

Et bizarrement… Je le vis bien.


Pourquoi ?


1) Parce que j’assume enfin que mes enfants soient scolarisés à l'école classique parce que nous l’avons choisi.

J’ai souvent eu l’impression de subir cette situation, tout simplement parce qu’il n’est pas aisé de choisir une voie différente que celle de l’école dans notre beau pays. Et puis j’ai changé mon regard. J’ai réalisé qu'en fait, oui, c'était un choix. 
Un choix qui se fait dans un contexte difficile, certes, mais si c'était une priorité pour nous, je sais que nous aurions trouvé des solutions. C'est simplement qu'aujourd'hui, nous mettons énormément d'énergie dans d'autres projets et dans notre quotidien et que faire en plus ce qu'il faudrait pour changer le mode d’instruction de nos enfants ne nous paraît pas envisageable aujourd'hui dans de bonnes conditions.


donc 2) Je sais que ce n'est pas irrémédiable.

Puisque si un jour cela devenait une priorité, je sais que nous ferions ce qu'il faut pour changer la situation. Il n'est d'ailleurs pas exclu que certains des projets que nous menons aujourd'hui, s'ils aboutissent, nous permettent un jour d'offrir le choix de leur instruction à nos enfants.


3) Ils n'en expriment pas du tout le besoin.


Raoudi est ravi d'aller en maternelle et Minimog est tellement enthousiaste à l'idée d'aller au CP qu'elle se promène dans la maison avec son cartable tout neuf. Certes, Minimog me dit régulièrement qu'elle préférait rester à la maison avec maman au lieu d'aller à l'école. Mais c'est surtout.... Pour rester avec maman : une motivation que j’entends bien mais qui ne me fait pas tirer la sonnette d'alarme.


4) Nous avons fait l'expérience d'une école "classique" géniale   

Et oui, ça existe. 
Une école "de la République" où les maitresses s'inspirent de Montessori et Freinet, où les enfants sont encouragés dans leur autonomie, profondément compris et traités avec bienveillance. Une école qui n'aime pas les notes, qui pensent que tous les enfants doivent apprendre à leur rythme, sans pression ni jugement. Toussa.

J'ai donc pour constater que l'école n'est pas nécessairement un ramassis de négativité.

Je sais que l'école qui attend Minimog n'aura pas cette mentalité.
Pour vous donner un exemple que j'ai trouvé très parlant, voici un extrait d'un échange lors d'un désaccord entre l'école maternelle et celle du primaire concernant la porte qui joint les deux cours de récré :
"pour moi une porte ça doit rester fermé (primaire)
- et bien pour moi une porte c'est fait pour être ouvert (maternelle)".
Voilà...

MAIS, malgré tout, cette expérience et d'autres m'ont laissée voir l'enseignant comme quelqu'un qui n'est pas là pour faire de la vie de votre bambin un enfer. C'est une personne, qui a sa propre lumière. Après tout, si ce fut possible ici, alors c'est possible partout.


5) Je peux être actrice du bien être de mes enfants à l'école - travailler la coopération.

Puisque j'ai décidé d'arrêter de subir la situation, j'ai donc chois d'être actrice.

A commencer par l'envie d'instaurer un climat de confiance.

Je me suis même surprise à dire à la directrice de la future école de ma fille qui s'étalait sur tous les problèmes qui pourraient survenir (angoissée la dame on dirait bien...) : "Mais ne vous inquiétez pas, [...] on vous fais confiance". (J'peux vous dire qu'il y a encore trois mois, j'aurais jamais pu sortir une phrase pareille).

Puisque c'est un choix, je l'assume et puisque je l'assume, alors que je dois insuffler une dynamique PO.SI.TI.VE.
Plutôt que de me dire "Ohlala, celle-là elle a rien compris !", je préfère me dire "Qu'est-ce qui l'empêche de voir les choses sous le même angle que moi ?" et savoir entendre les blocages.
Dialoguer, s'engager, rester ouvert à l'autre, entendre, et défendre aussi si besoin. Je peux agir d'un tas de façons.


6) J'ai réalisé que la pédagogie c'était pas mon dada

Ahah ! Bien oui ! 
Je me suis passionnée pour Montessori et consorts pendant trois ans pour réaliser que sur le terrain... Si j'avais pas choisi la voix de l'enseignement c'était pas pour rien en fait !

On peut trouver le sujet passionnant (et c'est toujours mon cas) sans pour autant vouloir y passer ses journées, son énergie, ses pensées.

C'est d'ailleurs la raison numéro 1 qui m'a empêché d'essayer jusqu'à présent d'ouvrir une alter-école : l'absence d'envie pour moi d'y enseigner et donc d'avoir à trouver une ou plusieurs autres personnes prêtent à pratiquer leur métier dans des conditions assez borderlines et incertaines et aussi de dépenser une énergie et un temps fous dans un projet pour lequel je n'aurais pas de rémunération.

Du coup


7) Je suis ravie de laisser aux autres le soin d'apprendre des choses à mes enfants

... Des choses qui m'ennuient profondément : la grammaire, la conjugaison pour ne citer qu'elles. Sincèrement, j'admire les mamans qui ont l'air hyper enthousiastes à l'idée "d'entrer en grammaire" comme si c'était un kiff ultime genre 
"Yeah, aujourd’hui on travaille la grammaire avec les symboles Montessori. Youhou, c'est génial ! Mon fils adÔre !" 
- Moi : "Ouais, trop bien ... Rrrrrrron Pschiiiiiiii, Rrrrrrrrrron Pschiiiiii......".

Non y a rien à faire, je suis ravie de refiler ça à d'autres.

Et aussi de permettre à mes enfants d'apprendre d'une autre façon que ce que moi j'aurais proposé. Parce que, oui, quand même, à la base, l'enseignant est formé pour apprendre aux enfants. Alors des fois on a le sentiment qu'ils sont plutôt déformés mais quand même... Il se pourrait qu'il/elle ait dans sa besace quelques compétences dont perso je ne dispose pas...

C'est d'ailleurs un des (nombreux) freins au non-sco chez moi : pas question de garder mes enfants à la maison et d'être leur source majeure d'enseignement ! Si un jour ils arrêtent l'école, je veux être certaine de pouvoir les mettre au contact de personnes ressources.


8) Mon parcours en pédago alternative m'a enrichie

Déjà, je porte aujourd'hui sur l'école un regard conscient. Et cela fera surement une grande différence dans ma façon d'accompagner mes enfants.

Et puis il n'est pas dit que mon bagage pratique ne serve jamais ! Qui sait si un jour on n'ira pas piocher dans une table de Seguin ou un disque de multiplication Steiner-Waldorf si un des enfants a des difficultés à comprendre un concept transmis par l'enseignant (ou des symboles de grammaire ! Dieu me garde...).

Je vous invite à (re)-découvrir le concept de co-schooling, qui ouvre plein de portes en ce sens.
Et de visiter le lumineux blog d'Elsa "Coquelipop" si ce n'est déjà fait.


9) L'école laisse laaargement assez de place pour apprendre un tas d'autres choses à la maison !

Par expérience, il existe un paquet de bienfaits de l'instruction bienveillante que l'on peut appliquer à la maison sans forcément pratiquer le non-sco ou l'alter-sco.

Que ce soit dans les domaines d'apprentissage : mes enfants apprendront-ils à l'école a reconnaitre la faune et la flore de notre jardin, à construire des cabanes, à grimper aux arbres, à faire le cochon pendu, à connaitre un cycle menstruel et à repérer un clitoris, à connaitre les grands noms de la musique metal ou du reggae, quels sont les différents fonctionnement démocratiques, quels sont les plats typiques des pays du monde, etc ?
Il est fort probable que non. 
Eh bien à la maison : oui!

Que dans la façon de transmettre : en voyageant, en expérimentant, en observant sur place, en choisissant ses sujets d’intérêts, en utilisant tous ses sens, en ayant le droit de se planter, en rencontrant des personnes. 


10) Je n'idéalise plus le non sco ni les écoles alternatives.

D'une part, parce que comme dit plus haut, il y a finalement un tas de possibilités à intégrer dans nos vies sans recourir forcément à des changements radicaux.
Ensuite parce que depuis 5 ans, je suis témoin de pas mal d’expériences dans le domaine à travers un écran ou non.
Quand je dis que je "n'idéalise plus", ça ne veut aucunement dire que je trouve ça inutile ou inintéressant. J'ai simplement cessé de voir tout cela comme un idéal de perfection au pays des licornes qui pètent des paillettes mais comme une situation qui a de très nombreux aspects positifs MAIS également ses revers de médaille, ses difficultés, ses lacunes qui seront d'ailleurs très différents d'une famille à l'autre.
C'est d'ailleurs une des caractéristique de ce blog qui me plaît le plus : celui de montrer tous les aspects de ce type d’expériences avec lucidité et honnêteté et de n'être pas qu'on miroir aux alouettes.
Enfin parce que nous avons fait l'expérience de "l'école idéale" et c'était chouette. Mais nous n'avons pas été endeuillés de la quitter. Ma fille a trouvé son bonheur dans les deux écoles qu'elle a fréquentées.


10 - bis) J'ai confiance en mes enfants... en moi... Et en la vie

Tout simplement.



Bien sûr, tout cela n'a pas pour but de dénigrer l'alter-sco ou le non-sco. Comprenons-nous bien, si les choses étaient plus simples dans notre beau pays, c'est un choix que j'aimerais pouvoir offrir à mes enfants : là, maintenant. C'est également un objectif qui reste ancré chez nous (disons qu'il a été un peu repoussé), et qui resurgira peut-être plus tôt que prévu.

Mais j'ai réalisé que j'avais passé les trois -géniales- années de maternelle de ma fille à angoisser pour son avenir scolaire et que, bizarrement, c'est au moment où elle s'apprête à intégrer une école beaucoup moins inspirante pour moi que je me découvrais habitée d'un optimisme et même d'un enthousiasme à toutes épreuves.

J'ai cherché à comprendre pourquoi et je me suis dit que je n'étais sûrement pas le seul parent à rêver d'autre chose sans pouvoir le concrétiser et que ça pourrait peut-être t'aider, toi, ou toi, à voir les choses sous un angle plus positif.

Alors on fait quoi ? On se dit à dans un an pour voir si ma positive -attitude a tenu le coup ? ^_^.