PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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dimanche 19 février 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #2

Nous revoici pour cette deuxième édition, qui, pour mémoire, a vocation à
  • pour moi, me permettre un petit retour quotidien sur mes efforts parentalité positive de la journée, et notamment mes réussites, pour y puiser motivation
  • pour moi et pour vous, alimenter la bibliothèque d'exemples susceptibles de venir nous inspirer en situation
= ancrer la démarche, ressasser cette langue étrange ...

Samedi: 
I.
S'étant aventuré sur le balcon de sa chambre, F. jette ses jouets du 4ème étage dans la rue...
Je l'emmène les ramasser avec moi (réparation), et hésite : conséquence logique or not ? Je choisis la première option et lui précise donc que si il jette ses jouets, c'est qu'il n'en a pas besoin et que donc je les garderai.

Par ailleurs, F. manifestant une certaine attirance pour son balcon ces derniers temps, suite à cet épisode j'ai l'idée de lui proposer un temps dédié à thème : sur le balcon, où nous pourrions observer tout à loisir. Idée suggérée et discutée au moment du coucher, réponse très intéressée et long dialogue.

II.
Débriefing émotionnel du soir : le Bébou me laisse dire, me pose des questions en plus, reformule ce que je dis... et s'y met aussi !

Dimanche:
Journée difficile
I.
F. s'est levé plus tard mais a pillé le placard (en m'expliquant après coup que le beurre des cracottes était hors d'atteinte, un point sur lequel je saurai veiller dorénavant...)
Relou à la messe... Je finis par perdre patience et faire du chantage à l'aire de jeux (après la messe, nous passons du temps sur l'aire de jeux toute proche de l'église); et comme il ne se calme que momentanément, paf, pas d'aire de jeux. Ce qui n'est pas une solution optimale... [soupir]

II.
Énervé par cet épisode (?) ou tout à son jeu et ses éclats de rire avec sa sœur, rebelote : pendant que je prépare le déjeuner et que je crois Bébou et Bébounette en train de s'amuser auprès d'un Monsieur Bout étendant le linge, la moitié du baril de cubes est précipitée, un par un, du haut du balcon de leur chambre... 
Même solution que la veille : on explique, on va ramasser ensemble, et cette fois je garde le baril de cubes "puisqu'il n'en a pas besoin".

III.
Finir ma soirée sur ce blog anglophone, et y trouver l'inspiration pour pondre moi-même des réponses à la question "qu'aurais-je pu / que pourrais-je faire autrement
(je cherchais un truc sur Jane Nelsen et je suis arrivée sur ce blog; et ça me permet de réaliser un des gros points forts de Jane Nelsen sur d'autres bouquins d'éducation : ils sont réactualisés en permanence. Par exemple, la distinction qu'elle fait entre conséquence logique et naturelle, et les distances qu'elle prend vis-à-vis des premières, c'est assez nouveau, et notamment basé sur les très nombreuses études montrant les effets pernicieux des conséquences ayant une coloration punition; il y a vingt ans, elle disait autre chose)
  • m'occuper de ses sentiments
    • en lui demandant ce qu'il ressentait : fait, mais sans résultat
    • en supposant qu'il ressentait : hum, je suis partie bille en tête sur le fait que c'était des représailles, mais partir sur une base plus neutre et dire 
"tu t'amusais tellement avec E., tu n'as plus fait attention au fait que ce n'était pas une bonne chose à faire"
  • le faire réfléchir à des alternatives 
"tu avais très envie de t'amuser, qu'aurais-tu pu faire à la place qui soit très amusant ?"
  • le faire réfléchir à des stratégies face à la tentation 
"c'est vraiment compliqué parfois quand on a très envie de faire quelque chose mais qu'on sait qu'il ne faudrait pas; que pourrais-tu faire dans ces moments-là" (venir réclamer un câlin ? prendre vite un livre ? câliner Mouton ? sortir de la pièce en courant et aller faire un truc intéressant dans une autre pièce?)
  • le faire réfléchir aux conséquences par des questions de curiosité (au lieu de le sermonner sur les mêmes thèmes) :
"que peut-il se passer si un cube tombe sur : une personne, un animal, une voiture, la route, etc"

Lundi:
I.
Jet de jouets, 3ème épisode. Aaaaaargh !
Mais plus tard, suite à une remarque de Clotilde me disant que jeter peut aussi être une manière de chercher à appréhender l'espace : je me mets en mode solution et propose au Bébou d'emmener une balle au parc, pour la jeter à répétition du haut du toboggan. Enthousiasme, nous récidiverons les jours suivants.

II.
E. lui marche dessus alors qu'il est allongé par terre, je dis 
"ça fait mal aux gens quand on leur marche dessus"
lui complète en mode F&M, précisant la règle
"marcher c'est sur le sol"

III.
Je suis en train d'habiller E. avant de sortir au parc: assise sur le banc de l'entrée, les affaires d'E. posées à ma droite sur le banc. Pour enfiler ses bottes, F. semble viser la place prise par les affaires d'E. . 
Sans que je n'aie rien dit, il déplace une petite chaise, la pose à ma gauche, y transfère les affaires d'E. et grimpe sur le banc. (rhooooooo)
Occasion rêvée pour un compliment descriptif
"tu voulais être assis à côté de moi, et tu as pensé à mettre les affaires d'E. à ma portée, c'est ce que j'appelle de la prévenance"

Mardi:
Les enfants étant gardés de 10 à 15 le mardi, F. émerge de sa sieste alors que je suis déjà de retour et qu'après ma propre sieste (bonheeeeur), je pianote sur le clavier de l'ordinateur. Il grimpe à mes côtés sur le canapé, je le salue d'un sourire et d'un bisou, et lui dis
"Je termine d'écrire mon message, et je te fais un câlin.
Il attend, réclame après une minute :
- c'est quand mon câlin ?
- j'ai hâte d'avoir terminé, j'y suis presque"
Je termine mon message et m'extrais vigoureusement de l'ordi pour lui faire un gros câlin
"merci d'avoir attendu patiemment que j'aie fini, maintenant je suis toute disponible pour te faire un gros câlin"
Muscler sa capacité à attendre, et lui montrer que cela porte du fruit...


Mercredi:
I.
Énervement et presse du matin qui me conduit me montrer brusque et agressive envers les deux; mais je parviens à réaliser que cet énervement est avant tout dû à moi / des facteurs extérieurs aux enfants (la pression du timing pour les vaccins, mes propres doutes quant au bien-fondé desdits vaccins, mon agacement d'avoir accepté cet horaire là de RDV au lieu d'en solliciter un qui soit plus compatible avec un créneau IEF bien placé, ma fatigue et ma culpabilité d'avoir à nouveau été trèèès loin de Decent Hour).
A défaut de réussir à redescendre tout de suite, je mets des mots sur mon état d'esprit 
"je me sens très énervée pour plein de choses, j'ai peur d'agir d'une manière que je vais regretter, j'ai besoin qu'on m'aide en faisant ce qu'il faut pour avancer vite".

II.
Passage à la pharmacie pour chercher ces fichus vaccins: rappel des règles au préalable. 
Une fois là-bas, F. visite, touche un truc, mais respecte les limites. Le pharmacien lui offre une sucette ensuite. Sa première ! Trop fier.

Ce qui me permet de dresser le bilan que ces derniers temps, les visites de pharmacie deviennent de moins en moins dangereuses...

= une journée qui commençait maaaaal mais où la volonté de raisonner en termes de solutions permet d'éviter des spirales négatives et de passer ensuite sur un mode très positif et connectant.

Jeudi:
F. debout à 5h du mat'. 
Voix douce, gestes tendres, je le rejoins dans le salon où il semble disposé à construire son premier circuit de train de la journée, souligne l'heure qu'il est, rappelle la règle, et propose
"veux-tu que je te porte dans ton lit ?
- Non !
Veux tu venir dormir dans mon lit ?
- Non !
Petit câlin sans rien dire, je laisse passer un ange puis deux, puis je dégaine le choix
Préfères-tu aller dans ton lit ou venir dormir dans le mien ?
- Dans ton lit..."
Dodo. Pendant 1/4h pour moi, parce qu'ensuite c'est la Bébounette qui braillera pour une raison inconnue. 

Vendredi : 
F., fiévreux et patraque la veille (signes avant-coureurs d'une varicelle ? - espoââar) n'est pas davantage en grande forme ce jour-là. Pendant le créneau IEF, il sait venir prendre ce dont il a besoin et le verbalise notamment ainsi: 
"je ne me sens pas bien. J'ai besoin d'un câlin." 
Hop, gros câlin, puis F.retourne s'asseoir et poursuit son activité .

EDIT : petite question de Capucine par mail
En ce qui concerne ton blog et son article sur la parentalité positive est-ce que tu accepterais que tes lectrices (moi pour l'instant en l'occurence) en fasse une sorte de hotline de la parentalité positive. Allo ? vous faites quoi dans cette situation ? Je dis ça parce que parfois j'aurais bien besoin d'un coach... Et que souvent je trouve les astuces des autres absolument géniales !
REPONSE DE LA GWEN : "il te dira VOUI ! " (avec le ton de Rabbi Jacob)
Je suis la première à trouver les astuces des voisins vraiment top, donc je serai ravie que ces billets servent de plateforme à de la cogitation collective !

23 commentaires:

  1. Ici nous avons trouvé une solution radicale pour se coun her moins tard... Afin de faire des économies d'électricité, mon mari a placé un minuteur sur la box qui s'éteint de 22h30 à 8h. Bon celà veut dire que la nuit nous ne sommes pas joignable sur le téléphone fixe mais celà veut aussi dire que la connexion internet s'arrête à 22h30 ! Et quand ça s'arrête, ben on va se coucher !
    Servane

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    1. Hum, je suppose qu'une telle solution ne serait pas superflue chez nous... Mais outre le fait que j'y rechigne, eh bien... l'amour très modéré de Monsieur pour tout ce qui s'apparente à du bricolage nous met de facto à l'abri de ce genre de mesures hihihi.
      Ceci dit, c'est probablement bien dommage.
      Arf. A méditer.

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    2. ça n'est pas une bonne excuse, il s'agit juste d'acheter un programmateur, de débrancher la box, de brancher le programmateur, de brancher la box dessus.
      Ah oui, il faut le régler en enfonçant les picots ;-)

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  2. Et suspendre le temps19 février 2017 à 15:43

    Pas mal comme semaine! Tu sens que tu t'ameliores? Je suppose que du coup ca te booste pour continuer sur cette voie?!
    Ca doit pas etre facile de gerer le fait que F. jette tous ses jouets du balcon!! Il n'y a pas de risque de danger pour les gens en-dessous (autre balcon ou chemin passant en-dessous)?
    Moi je viens de recevoir mon Jane Nelsen en fin de semaine!!! Hate de le lire :)

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    1. Alors, oui, globalement, je sens vraiment que je m'améliore, c'est vraiment comme une langue étrangère, hein, à force de pratiquer ça reeeeentre. Mais la progression n'est pas linéraire, y a des hauts et des bas, donc généralement ça me booste à fond pour continuer, en effet (c'était le bilan que je dressais en janvier), sauf certains jours où pffffff... ;-)

      Ouais les jouets du balcon c'est le bonheur total. Je vous en reparlerai, à l'occasion... en terme de risque, en soi il y en a un, mais pas énorme, dans la mesure où nous sommes un peu en retrait par rapport à la rue. Mais quand même..

      Trop bien pour le Jane Nelsen, je te jalouse, le mien nage toujours apparemment!! Bon, beaucoup de gens ici attendent ta fiche de lecture avec impatience. Sans vouloir te mettre la pression... ;-)

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    2. Et suspendre le temps24 février 2017 à 15:05

      C'est sur qu'avec tout ce que tu fais en ce moment dans ce sens (tes ateliers, ton blog, tes efforts journaliers, etc.), tu ne peux que t'ameliorer ;))) Et je pense que c'est comme dans n'importe quel domaine, la courbe d'apprentissage n'est pas ascendante tout le temps, sinon ce ne serait pas drole :)

      Ok, c'est deja ca pour l'histoire du balcon!!

      Hahahahaaaaaa (rire jaune :p), ok, faut que je me bouge pour le Jane Nelsen!! Je sais que tu rigoles (a moitie au moins ;)), mais c'est vrai qu'autant pour les lectrices ici que pour moi-meme j'aimerais vraiment avancer rapidement dans la lecture (mais en ayant le temps de m'impregner quand meme), mais je viens juste de changer de travail (j'ai commence avant-hier) et mes horaires sont plus importants qu'avant. MAIS je compte tout de meme consacrer plusieurs temps de midi par semaine a ce projet - oui, tu as bien lu, je mets carrement la lecture de ce livre au rang de projet! Je te tiens au courant dans tous les cas :)

      Ah, et j'avais oublie de le mentionner, mais je suis ultra motivee par la hotline!!

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    3. oui tout à fait, y a des moments de stagnation, ou de régression, chez nous aussi, pas que chez nos gosses,...

      lol pour le rire jaune, nan mais t'inquiète, j'ai pas pu résister ;-)
      bons débuts au boulot, eh, c'est important et il est logique que ton cerveau soit un peu occupé par ces efforts d'adaptation !!

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  3. Ah trop bien la Hotline !! J'avais même commencé un long commentaire de ton billet précédent qui a dû se perdre dans les limbes (grr) pour appeler tes lumières sur la question des REPAS ! (le combat du moment!). Je trouve que le problème des conflits à table devrait faire l'objet d'études à part car les habiletés classiques ne fonctionnent pas aussi bien / ne me paraissent pas aussi adaptées :
    - m'occuper de ses sentiments (oui ça ne doit pas être facile de manger quelque chose que l'on n'aime pas / cela demande un effort /...), mais bon hein le sentiment principal étant toujours "c'est pas bon / je perds mon temps à table je voudrais plutôt jouer ou lire"
    - lui donner un choix ? (là je trouve ça très limité : tu veux manger ta soupe maintenant ou tout de suite ? avant ou après le dessert ? --> bon là parfois j'arrive à les faire rire en proposant des choix hyper farfelus, genre si on rajoutait du nutella au gratin est-ce que ce serait meilleur ?) --> mais fondamentalement c'est là que le bât blesse : un repas c'est tout sauf souple : on doit manger assez vite pour que ça ne dure pas des heures, on a un menu imposé (et non, on ne peut pas se nourrir que d'oeufs à la coque et de croques monsieur), ça reviens tout les jours, plus tout un tas de règles : être assis, les mains sur la table, la serviette, les miettes et catastrophes en tout genre....
    - donner des règles (à table on mange ? on mange tout, on mange proprement, on mange vite (sachant que le corollaire "si tu manges plus vite tu pourras jouer plus longtemps" ne parait pas du tout évident ni à P. ni à J.) ....

    Bon je crois que je vais continuer ma liste et vérifier que j'ai bien tout coché... je vais bien finir par trouver un truc (et avec ton aide ça marchera encore mieux !)

    Je précise que j'envisage d'engager une cuisinière, probablement que ce que je cuisine est effectivement mauvais. Et que j'avais même déniché un bouquin intitulé "Mange ta soupe et tais-toi" (qui est super par ailleurs, sur la gestion des conflits en famille) mais qui, par un procédé mensonger éhonté, aborde tout un tas de situations SAUF celle des repas (et zut).

    Bref, Gwen sauve-nous ;)

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    1. Pour les repas, chez nous, voici comment je gère les crises

      - d'une part : si tu n'as pas faim, tu n'es pas du tout obligé de manger ! en revanche, si tu as faim, c'est ce qui est sur la table. Ou attendre le repas suivant. Et tu as le droit de ne pas aimer un plat, mais c'est très désagréable pour moi que tu le dises en râlant

      (c'est l'idée de base ! je l'explique de façon plus diplomatique, mais claire et brève, sans discutailler)

      - d'autre part, faire les menus avec eux, noter leurs idées pour les plus jeunes (et le faire, devant eux, immédiatement).

      Pour la durée, ma n2 est très lente... Pour les repas en famille, on l'attend un peu et puis on passe à la suite. Pour les repas entre enfants, je règle le minuteur ; quand ce n'est plus l'heure, elle peut continuer à dîner, mais je monte coucher le bébé.

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    2. Ah, pas toujours facile les repas.
      Pour compléter les trucs de Clotilde :
      - chez nous aussi, pas obligé de tout manger, mais surtout, quand je remarque que l'appétit va moyen, j'en mets intentionnellement très peu dans l'assiette : le bouquin de P.Lemoine soulignait que parfois c'était la taille de la portion qui décourageait optiquement l'enfant, qui du coup ne commençait même pas, et je l'ai vérifié plusieurs fois... (quitte du coup à resservir si grâce à cela l'appétit s'est réveillé !)
      - m'occuper de ses sentiments : alors, quand il arrive avec j'aime pas, je dis "ah, tu n'aimes pas XXX, tu es déçu / c'est embêtant. C'est ce qu'il y a à manger aujourd'hui". Point. Le reste, c'est à lui de gérer.
      - et j'ai déjà rajouté un peu l"imaginaire, en mode "et ce serait pas trop cool si tu avais un DINOSAURE pour manger avec toi ?!? Lui il mangerait DIX HUIT assiettes !!!"
      - les choix : je donne le choix de l'assiette, du couvert (cuiller ou fourchette), veut-il de l'aide (chez nous quand ça traine c'est souvent cela), et aussi, souvent, de la graisse à rajouter dessus : beurre ou huile d'olive ? huile de noisette ou huile de pistache ?
      - donner des règles : ouais, on fait que ça, hein ?! ;-) j'essaie de les formuler avec précision : manger c'est assis; la nourriture reste dans la bouche (= on crache pas); s'essuyer c'est sur la serviette (pas sur la manche bon sang !)
      - et pour le "si tu manges vite tu pourras" oui ça marche pas top, je fais plutot : que pourras/voudras tu faire DES QUE tu auras mangé ...?

      et gros LOL pour tes talents de cuisine et ce bouquin mensonger...

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    3. ah merci je vais continuer d'essayer (parce que plus on rate, plus ... tout ça) ! J'aime particulièrement la transformation du "si tu" en "dès que", c'est vrai que ça marche souvent mieux et je n'y pense pas.

      mais pour dire qu'on n'a pas des enfants gourmands, je leur demande souvent de manger / de finir (et j'ai racheté des petites assiettes pour m'aider à leur donner des petites portions), car en général, ils préfèrent toujours ne pas finir leur repas, ils ne se resservent jamais et boudent souvent les desserts (!). Je fais souvent dans la semaine des "plats joker" c'est à dire un de leur plat préféré dans leur liste, et ils peuvent parfois choisir le jour du "bon repas". (ils pourraient ne se nourrir que de : oeufs à la coque / croque-monsieur / coquillettes au jambon / quiche et le midi : tartare-pommes duchesses / poisson pané-riz / steak-haricots verts, en dehors de ça c'est la guerre).

      J'ai essayé de les impliquer dans la préparation, j'avais lu que ça pouvait aider, mais autant ils adorent patouiller et cuisiner, autant ils n'aiment pas manger le fruit de leurs efforts.

      Sinon c'est vrai que l'humour ou les solutions farfelues ça marche souvent, si on a l'esprit détendu pour y arriver ! (ce soir, à P. qui refusait de descendre de la voiture "et si tu y restais toute la nuit ? et tu y prendrais ton bain ?", l'a fait sortir immédiatement pour enchaîner sur tout ce qu'on pourrait y faire !)

      Bref des tas de merci de partager ainsi toutes tes découvertes, c'est très stimulant !
      Des bisous

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  4. Alors cette varicelle???
    Et sinon j'imagine F lançant du balcon les objets ;-) ... franchement chapeau pour ta bienveillance et ta patience ... tu m'épates!!!
    Les règles positives, faut vraiment que je m'y remette !
    Et sinon, on papote quand ?? (pas à minuit hein!!)

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    1. F. nous a fait de la fièvre / est un peu patraque, mais pas le moindre bouton à l'horizon... allez, z'ont encore quelques jours pour sortir !!

      Merci pour tes encouragements, il est vrai que je remarque moi-même qu'en ce moment mon stock de patience est assez haut, je savoure... pour les fois où je suis à sec

      Papotage : OUUUUUUIIIIIIIII. Visite cette semaine, visite la semaine prochaine donc du coup après... mais on se voit jeudi hein, déjà !? Et nous pourrions en profiter pour caler un truc pour nous dans nos agendas, qu'en dis-tu ? En fonction de tes dispo...

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  5. Il est très fort F. !! Ici la technique machiavélique qui consiste à donner une illusion de contrôle à l'enfant en lui proposant un choix a du être appliquée dès 18 mois (début de l'ère despotique dite d'opposition). Et ça a marché du tonnerre! et puis un jour, vers 27 mois, j'ai proposé un choix suite à un refus d'enlever manteau et chaussures : pas de réponse. J'ai re-proposé et droit dans les yeux, ma fille m'a dit : "Moi, je réponds pas". Allo, F&M?

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    1. Ah ouais dès 18 mois, faut s'lever tôt chez toi dis-donc !
      Mais j'avoue: moi aussi, parfois j'ai le "je réponds pas / je veux pas répondre".

      - l'option hard : "aie, tu du coup c'est moi qui vais devoir choisir. Cela m'embête car je ne sais pas si ce sera la solution que tu auras préférée"
      ou
      - déplacer le choix voire lui rajouter un élément marrant : ôter le manteau, en sautillant ou en se tortillant ?

      Et sinon, je suppose qu'on est bons pour changer d'habileté pour cette fois-là, et en explorer d'autres (en remerciant du fond du coeur sa fille de nous offrir une telle occasion de s'entraîner / diversifier ses ressources...)

      - décrire le problème : une des idées qu'on a eues quand on a bossé sur le sujet en ateliers, c'était de le faire en mode un peu drôle : ouh là, je vois un manteau avec une petite fille dedans" avec éventuel rajout : "le manteau doit avoir chaud (chez nous c'est : "je vois des chaussons sans petits pieds dedans / pantalon sans petites fesses dedans / etc ")
      bien évidemment, mille formulations sont possibles : je vois un portemanteau tout nu, sans manteau dessus, etc

      - questions de curiosité : que faut-il faire / quels vêtements doivent être ôtés quand on rentre à la maison ? Vois-tu encore quelque chose à faire avant d'aller jouer ?

      Qu'en dis-tu ? Quelle probabilité de marcher sur ton exemplaire ?

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    2. Waouh! grand merci. J'ai testé ce soir le "je vois un manteau qui voudrait retrouver ses copains sur le porte-manteau mais il n'y arrivera jamais tout seul", une étincelle de malice s'est allumée dans les yeux de la demoiselle (elle adore quand on "fait parler" les peluches, la poussette, le bus etc), elle a enlevé son manteau dare-dare, l'a accroché (comme chez Capucine, le manteau enlevé reste souvent au sol), s'est enquis de est-ce que ça va manteau, tu es content etc... Même truc avec les chaussures et plus tard la soupe (faut pas que j'abuse de cette "ressource" mais c'était un peu l'effet magique du premier jour) : "Oh je vois une soupe toute seule qui voudrait bien être mangée..." suivi de (car passées les 5 première cuillères de soupe l'intérêt de la convive s'émousse, surtout quand il y a des pâtes après) : "Tiens voilà une petite cuillère qui voudrait devenir cuillère à soupe mais qui ne sait pas comment faire, tu peux l'aider?". Bon, ça a marché du tonnerre. Gwenn, en bonne voie pour l'animation d'ateliers! A part ça je n'ai toujours pas eu le temps d'ouvrir le Jane N...

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    3. Donc me voici pour te dire : CHAPEAU !!
      Tu as merveilleusement repris à ton compte mes petites suggestions
      (je te pique l'histoire de cette malheureuse petite cuiller qui voudrait devenir un cygne, euh, une cuiller à soupe, je suis sûre de pouvoir la recaser un jour - si on oublie que je ne cuisine jamais de soupe)

      Et oui, faire parler les machins c'est ZE truc ! Le lavage de dents est devenu incomparablement plus simple depuis que j'ai combiné "donner des renseignements" (expliquer que y a des petites bêtes nommées bactéries qui sont ravies de trouver du sucre dans sa bouche et qui du coup cherchent à s'installer en creusant des trous dans ses dents pour se faire une maison), et "personnification" : quand je / il se brosse les dents : "aaah au secours, on veut rester, y avait plein de sucre, noooon, nooooonn, je voulais construire une maison, je voulais creuser des troooooous, arrête de nous mettre dehors F. !"
      Au boulot le JN ! Je suis en train de potasser le mien.

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  6. Il met le paquet F ! Il te met vraiment au défi ! J'ai bien rigolé en l'imaginant jeter par dessus bord ses cubes... Et ça m'a rappelé quelques jets de jouets auxquels nous procédions avec application petites avec mes soeuurs. En tout cas bravo pour ta patience!
    Anne-Laure, pour les repas je n'ai pas trop de problème pour l'instant donc pas plus d'idées que déjà suggérées. Par contre peut-être que tu pourrais prioriser ce qu'il te semble important pour les repas (la propreté, la rapidité, le calme, l'équilibre alimentaire, la quantité...), et de travailler ces points séparément pour que le repas soit un plaisir et pas une série de règles à respecter. Ici par exemple la règle absolue est "on goute de tout". Mais on n'est pas obligé de finir son assiette, on ramasse les miettes à la fin du repas si il y en a (et il y en a tout le temps), on permet aux jambes de se dégourdir si besoin en cours de repas (en allant chercher de l'eau pour tout le monde par exemple), on sait qu'il y aura des catastrophes (et on prévoit de quoi essuyer), on n'est pas non plus obligé de demander la permission pour quitter la table... Dans les périodes où les enfants chipotent leurs assiettes assez longtemps pour que ça m'inquiète je propose des petits encas (morceaux de pommes, de fromage, de carottes, fruits secs...) à disposition. L'avantage c'est qu'ils mangent sain quand même, l'inconvénient c'est qu'ils mangent d'autant moins à table. Mais la règle absolue reste la même. Quand la règle on goute de tout est bien comprise et respectée, on introduit une règle supplémentaire (Penser très fort à sa serviette autour du cou pour s'essuyer la bouche et oublier sa manche !)...

    Digby, les choix ont rarement fonctionné pour mon grand (3 ans et demi). Même à 18 mois. Il s'étonne même de me voir m'obstiner à proposer des choix qui n'en sont pas vraiment (moi : "tu veux aller dans ton bain, à dos de chameau ou en fusée ?" Lui : "Mais maman t'as pas compris? je ne VEUX PAS y aller !"). Mes recours à l'imaginaire ou à la mise en scène le font beaucoup rire mais sont rarement suivis des faits. (exemple : "attention me voilà, la chaussette mangeuse de pieds, ah justement j'en vois un tout nu, tout rose, juste à point..." ah oui, il rigole, je peux en faire des tonnes, invariablement l'enfilage de chaussettes reste sportif, il ne se laisse pas faire ou refuse de les enfiler seul). Bref il ne se fait pas avoir ...

    J'aurais besoin de vos lumières pour plein plein de situations mais j'en choisi une pour le moment. J rentre dans la maison et balance négligemment son manteau par terre. moi : "Je vois un manteau qui traine par terre" -pas de réaction - "La place des manteaux est sur le porte-manteau pour les garder en bon état et ne pas risquer de se prendre les pieds dedans" - pas de réaction - "J ! le manteau !" - pas de réaction - "J, j'aime quand les affaires sont à leur place, ça me gène quand il y a du bazar dans la maison." réponse de J : "bah t'as qu'à le faire alors !"... C'est là où je choisis la fuite...

    Capucine.

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    1. Hello m'dame !
      Comme tu vois ta suggestion rencontre un max de succès ;-)

      Sympa, ton cas à toi. Des moments comme on les aime ! (nan nan CHEZ MOI cela n'arrive JAMAIS !)
      Déjà cela te permet de pratiquer un certain nombre d'habiletés, merci audit J. pour ces occasions de t'entraîner...
      Ensuite
      - en réaction directe à sa dernière phrase, y aurait l'affirmation des valeurs : "dans cette maison, chacun ramasse ses affaires / fait attention aux autres"
      - en amont : les idées merveilleuses trouvées par Digsby sur ce thème
      - soit en amont, soit en réaction : les guilis. "ouh là, je vois un garçon qui néglige son manteau, ouh là, aurait-il besoin d'une bonne séance de guilis, aaaah, le monstrauxguilis arrive, hahahahaaaaa"; dans ce genre de cas, chez nous en tous cas soit le manteau est ramassé après les guilis, soit un simple "retour à la case départ" (= une des habiletés utilisées en vain au départ) suffit. (la plupart du temps, je n'assure pas contre les exceptions)
      - que fait-il après ? ou que veut-il faire ? chez nous, y a les "dès que ton manteau sera ramassé, nous lirons un livre, quel livre voudras-tu ?" et assimilés qui fonctionnent très bien.
      - sur le débarrassage du petit déj, qui aboutissait en son temps à des conflits similaires, j'ai investi quelques jours en méga fermeté sur le sujet : il ne pouvait pas sortir de la cuisine (= je le bloquais) faire ce qui l'intéressait jusqu'à ce que ledit débarrassage ait été effectué (avec simples rappels calmes, à intervalles espacés : "d'abord, on débarasse, ensuite on sort de la cuisine / fait autre chose). Ca a occasionné des crises, mais cela a permis d'ancrer dans sa tête le sérieux de cette étape de routine : c'est effectivement débarrassage PUIS la suite.
      - en amont again : questions de curiosité à la "que reste-t-il à faire pour que l'entrée soit agréable à voir ? / avant d'aller jouer ?"

      Trouves tu ton bonheur là dedans ?
      (bon et sinon, y aurait l'écriture d'une note à tester. Qu'on pourrait imaginer en mode "AU SECOURS, JE SUIS TOUT NU !" sur le porte manteau, par exemple; mais perso je n'y pense quasi jamais à celle là. Donc tiens, pratique la pour moi, veux-tu ?)

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    2. eh ! merci pour ces idées ! Je crois que je vais tenter la note en effet. Bon il ne sait pas lire mais nous avons déjà pu constater que ça avait quand même un impact (il se souvient beaucoup plus d'une phrase qu'il ne sait pas lire quand elle est écrite que cette même phrase répétée 40x par jours...)
      J'aime bien la première idée mais je jui ai déjà servi un gros laïus du genre "dans cette famille, on s'entraide, on se rend service et même si c'est ta soeur qui a mis du bazar on peut ranger tous ensemble", etc, etc et bizarrement ce laïus-là il ne l'oublie pas quand il s'agit de ses affaires à ranger.
      J'adore les l'idée des guilis qui me permettrait aussi à moi de me détendre plutôt que de me focaliser sur ce manteau par terre.
      J'ai un peu plus de mal avec le "dès que ..." même si j'en use régulièrement mais je trouve que ça s'apparente un peu à une condition, ou à une récompense déguisée (voire à du chantage ??) : on lit une histoire si tu ranges ton manteau (je sais c'est pas la même formule mais ça ressemble non ?)
      Et je vais tenter aussi de plus faire parler les objets en général. (en fait ça me fait assez rigoler aussi...).

      je vous tiens au courant.

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    3. et, mais j'avais meme pas pris le temps de réagir à ce commentaire-ci

      alors
      - "gros laïus" : je crois que c'est là que le bât blesse : Haïm Ginott et Jane Nelsen soulignent l'importance de la brièveté quand on donne des règles, fait un reproche, etc: le plus court est le mieux, il faut absolument éviter le sermon qui empêche le message d'être reçu.
      Difficile exercice de synthèse, je te l'accorde...

      - dès que : oui la frontière est mince... mais il s'agit plus de présenter cela comme un enchainement logique (une logique temporelle, non causale, tu vois la différence ?) : on fait les choses dans un ordre.
      Pour bien marquer la différence, j'ai remarqué que deux choses jouaient
      - mon propre état d'esprit : si je suis déjà en train de me dire "eh ben sinon bien fais pour toi, na!", ça se sent...
      - mon détachement (donc lié au premier point, hein !), qui s'exprime notamment dans ma manière de dire cela... mais pas de le répéter. Je le dis une fois, calmement, peut-être y aura t il une deuxième évocation, mais ce sera le grand maximum, ce n'est pas une carotte que j'agite frénétiquement sous son nez (suis je claire, là aussi ?)

      détachement que je gagne aussi à exprimer physiquement : m'éloigner et m'affairer à autre chose plutôt que de rester plantée à l'observer faire (ou ne pas faire) ce que j'ai demandé (et ça limite ma tentation de répéter, justement)
      et qui peut aussi être accompagné d'un "tu me dis quand tu es prêt".

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  7. Rapidement : contente de vous lire, bravo à digsby pour cette magistrale mise en application, ayant de la visite fraternelle cette semaine c'est plus difficile de bloguer mais j'espère pouvoir caser un moment de réponse aux commentaires demain !

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