PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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samedi 1 octobre 2016

Allemand : c'est reparti - es geht wieder los

Il n'aura pas échappé à vos yeux de lynx que, dans mes différents billets sur la structuration de notre IEF (notamment celui-ci et celui-là), je ne perdais pas un mot sur nos progrès et nos projets en allemand.

Normal : zéro total.
                      Point mort.
                                 Vide intersidéral.

Pourtant, après un premier démarrage modeste mais prometteur, en avril je m'étais targuée de vouloir passer à la vitesse supérieure : ne plus nous contenter de quelques mots lors des repas, mais diversifier, introduire plus de vocabulaire, plus de phrases, avoir recours à des livres, etc...

Raaaaaaaaté !!!
Yeux plus gros que le ventre peut-être ?
En tous cas la démarche, peut-être devenue trop lourde / ambitieuse, s'est essoufflée rapidement et l'allemand a tout simplement disparu du radar.

Plus l'énergie de rien pendant des semaines, au point que cet été il a été difficile de relancer un peu la machine pour les beaux yeux de la grand-mère. Difficultés qui se sont traduites par une certaine tension dans les relations mère-grand / petit-fils... avant que la première ne lâche du lest et que le second, en conséquence, n'accepte de témoigner un intérêt poli pour le sujet.
Quand y en a qui disent "le mieux est l'ennemi du bien", z'ont pas toujous tort.
(il n'empêche que si je tenais l'urbaniste qui a positionné cette fichue Roche Tarpéienne aussi près du Capitole... il passerait un mauvais quart d'heure !)

De retour au bercail, je n'ai pas non plus fait de l'allemand une priorité: reprise pro, démarrage de l'IEF, tout ça... j'occultais volontairement le sujet. Au point qu'une remarque innocente de Monsieur Bout, lâchée au passage (du style "ah faudrait qu'on reprenne un peu l'allemand avec F.") lui valut mes foudres... il ne s'attendait pas à une telle réaction, entièrement due à ma culpabilité latente sur le sujet.
Et puis pôf, un jour où j'avais longuement lu de l'allemand, hop, j'ai quand même lâché quelques mots, comme ça, sans prétentions, et nous avons repris.

Une reprise un peu laborieuse au départ, car nous repartions de loin :
  • non seulement la quasi-totalité du vocabulaire acquis quelques mois plus tôt était plus ou moins oubliée,
  • mais surtout l'intérêt du Bébou / la dynamique / le naturel avec lequel il réagissait à nos "et comment Oma dit ?" s'étaient complètement évanouis. 
Il a donc fallu redémarrer un peu au forceps, en insistant, accepter de "parler dans le vide", de faire les questions et les réponses pendant quelques jours.

Et puis revoir un peu la stratégie, d'abord :
  • les créneaux repas sont certes toujours (ou plutôt : à nouveau) utilisés,
  • mais c'est surtout, dans nos nouvelles routines, le créneau pot (dont Clotilde remarquait la longueur) qui constitue à présent la clé de voute du dispositif. En effet, le principe étant que la Bébounette doit rester un certain temps sur le pot (afin de maximiser ses chances de pondre quelque chose hors de la couche et d'épargner ainsi ladite chose à ses pauvres petites fesses mycosées, mais aussi de donner un peu d'air auxdites petites fesses), le créneau pot s'est mué en créneau lecture : la miss trône, je suis en tailleur à côté d'elle, le Bébou est sur mes genoux, et nous lisons.

  • Ainsi, à la désignation des objets du quotidien alimentaire, permise par l'utilisation du créneau repas, s'est ajoutée la désignation des objets rencontrés dans les livres.
    • Ce qui marche particulièrement bien, c'est la désignation en rafale d'objets présents plusieurs fois : ainsi, pour tout vous dire, le redémarrage teuton a-t-il vraiment "pris" avec un livre autour de Noël, et ma tirade "Kugel - Kugel -Kuuuuugel -Kugel -... Kuuuuugel - Kugel - ... - Kugel !" en pointant du doigt chacune des nombreuses boules de Noël ornant un sapin. F. s'est pris au jeu et s'est montré ravi de repérer toutes les "Kugel" présentes sur les différentes pages.
    • Nous avons fait pareil avec "Kerze" (bougie), "Stern" (étoile), "Schnee" (neige), "Baum" (arbre), "Tannenbaum" (sapin)...
    • Puis, sur d'autres bouquins, avec notamment "Blume" (fleur) : "Bloum, bloum, bloum ! - et encore bloum" (oui, F. oublie souvent de prononcer les "e" à la fin à des mots), "Gras" (herbe), et ainsi de suite...

Les livres positionnés à côté du pot étant plus ou moins toujours les mêmes, cela permet des répétitions fréquentes et qui ne semblent pas lasser leur public.
Ces livres sont en français, ils sont donc lus en français mais commentés/décrits en allemand. La séquence pot comporte aussi la lecture de livres "sans allemand ajouté dedans", mais abrite tout de même quelques minutes d'allemand assez intense, et qui se répètent de 1 à 3 fois par jour (selon si je bosse ou pas).
L'avantage, c'est que cela ne me demande, en soi, pas d'investissement particulier :
  • autant, pendant les repas, il m'en nécessaire de "penser" à solliciter F. sur ce point, alors que je gère autre chose,
  • autant le créneau pot est inamovible et peu exploitable autrement, donc tant qu'à faire, hop, je suis libre d'orienter ces minutes dans la direction qui nous plaît. Or, chat échaudé craint l'eau froide, après l'expérience de mon feu de paille du printemps me voici avant tout soucieuse de ménager au maximum mes efforts : l'allemand, oui, mais à moindre frais !

Nous mélangeons donc allègrement français et allemand (même si la distinction est toujours bien présente chez F., et toujours symbolisée par "Oma"); c'est probablement une hérésie pour les puristes, mais cf plus haut, j'ai déjà vu ce que cela donnait si je me montrais trop ambitieuse : mieux vaut un peu d'allemand baragouiné dans le quotidien, qui permet de garder un contact avec la langue, une familiarité, et un intérêt, que rien du tout !

Le résultat est indéniable :
F. est reparti comme en 40, Monsieur Bout et moi trouvons même que son intérêt est plus fort qu'il y a quelques mois,
  • nous l'avons vu "montrer" ses livres à sa sœur en utilisant des mots allemands pour décrire les objets dont il connaît les noms.
  • Autre signe d'intérêt, il a repris ses questions à la mode "comment dit Oma ?", certes sans, la plupart du temps, chercher à répéter / mémoriser la réponse (sauf si le mot a une sonorité vraiment marrante), mais c'est tout de même de bon augure.

Par ailleurs, c'est précisément le fait de garder cette base arrière "baragouin" stable qui rend possible l'introduction progressive (et sans me focaliser dessus, justement !) des choses plus élaborées, plus compliquées.
Plus compliquées, elles sont du coup plus ponctuelles, mais la base en question leur offre de quoi s'insérer avec facilité quand l'occasion / notre niveau d'énergie le permet.
Au lieu de devoir subitement passer du niveau 0 au niveau 3 ou 4: Babysteps, petit bout par petit bout, tout ça, quoi!

Les choses plus élaborées en question sont donc
  • la lecture de livres en allemand, que nous avons reprise;
mais que du coup j'utilise en mode plus détendu, il s'agit davantage de continuer à bercer l'oreille de F., et de lui donner des phrases entières à entendre; pour la partie vocabulaire, je me borne à appliquer à certaines illustrations du bouquin le fameux traitement "Kugel".
Dans ce cadre, dès que j'aurai ENFIN le temps de remettre le nez à la bibliothèque, j'en profiterai pour récupérer un ou deux livres, et espère aussi mettre la main sur un livre audio.

  • l'introduction de quelques séries à la Gouin
Inspirée par les détails donnés récemment sur le sujet ici, je commence, pendant les repas, à glisser quelques phrases simples à la structure toujours identique (mais sans faire répéter à F.).
    • J'ai ainsi toute une variation autour de l'action "boire" :
ich trinke Tee
du trinkst Wasser
E. trinkt Milch

    • J'hésite à faire de même avec le verbe manger: irrégulier... et homophone, sur certaines formes, avec le verbe être.

    • En revanche je commence avec
      • "möchten", en soi pas un verbe mais la forme conditionnelle de "mögen", et correspondant à notre "voudrais";
      • ainsi que ich will, du willst, (vouloir), certes irrégulier, mais de manière plus discrète!

Il s'agit là d'un tout début, je projette (mais sans me mettre la pression), de réfléchir à la création de quelques séries supplémentaires de ce genre, inspirées et liées directement à notre quotidien / au contexte dans lequel je suis facilement amenée à les utiliser (par exemple, en vous écrivant il me vient à l'esprit qu'au fond, quelque chose s'approchant de la série Gouin "j'ouvre le livre" viendrait très facilement s'insérer dans notre routine-pot-lecture). Je compte y consacrer quelques neurones lors d'un prochain créneau parc, sur mon Bullet Journal, ou d'un créneau IEF, quand il s'agira de m'occuper calmement sans perturber le jeune homme travaillant à côté de moi.


  • Par ailleurs, toujours en mode "light" / occasionnel, je verrai, si l'occasion se présente, à remettre F. devant 2-3 courts petits films YouTube.


  • Et puis je vais aussi creuser la suggestion faite par Aurélie en commentaire de mon billet-programme: j'en profite pour vous demander à vous : des avis / de l'expérience sur le stylo toitoi de Ravensburger ? et notamment : gadget inutile, ou vrai soutien (ne serait-ce que pour enrichir / intensifier encore différemment, et à moindre effort, le bain de langue) ?


Dans tous les cas, j'avoue être bien contente d'avoir enfin pris ce nouveau départ !
Et ce, d'autant plus que là, avec une Bébounette en plein apprentissage de la parole, je me dis que nos efforts sont tout bénef, puisque E. profite ainsi au passage d'un environnement favorable dont son frère n'avait pas bénéficié en son temps.
(et moi, j'AIME la facilité, les trucs qui tombent tout cuits)

15 commentaires:

  1. Ah l apprentisage d une seconde langue, que de questionnements ! J avais d ailleurs acheté deux bouquins là dessus ! Peux tu nous en dire plus, quel est votre contexte, l un de vous est allemand ? Vous parlez tous les deux couramment ?
    Ici nous sommes tous les deux français et avec juste de l allemand scolaire. Donc rien de "naturel"
    Pour ma part je pense qu à cet âge l immersion sans se prendre la tête est le mieux. J ai fait des lectures dhistoires françaises à des enfants roumains de 2 à 5 ans, et passé les deux trois premières séances de surprise ca ne leur posait aucun soucis. ( Evidemment je choissisais des livres très visuels avec des illustrations simples qui correspondent pien au texte. )
    J ai vu une petite de 5 ans bilingue juste avec les livres audio et la télé !
    Je pense comme tu le dis qu il faut que ce soit simple et ritualisée pour que ca reste. Par exemple la lecture du soir un livre en francais et un livre en allemand ( par contre pour le plaisir il faudrait il me semble que tu te constitue deux bibliothèques, que tes enfants aient plaisir à réclamer un livre allemand) et pareil si télé ou dvd il y a uniquement en allemand. ( surtout qu à cet âge là ca ne les dérange pas trop de pas comprendre les dialogues. Bon je continuerais plus tard j ai un zouave qui m embête.

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    1. Notre contexte
      - Monsieur Bout de mère allemande (mais maîtrise mieux le français)
      - moi plus ou moins bilingue (ai vécu en Allemagne, scolarisée à l'école allemande, études franco-allemandes, mordue de langues étrangères)
      donc oui nous parlons tous les deux couramment, bien qu'avec des fautes et des hésitations à certains moments

      intéressant, ce que tu me dis sur la petite bilingue à coup de livres audio et de télé ! chez nous, pas de télé, mais effectivement, maintenant qu'il a 3 ans je considèrerai effectivement envisageable de le caler régulièrement devant des petits trucs en allemand sur l'ordi. et en effet F. est ravi quand je lui lis ses livres en allemand, ne pas comprendre ne l'embête absolument pas.

      Bref, ton début de commentaire m'encourage bcp sur notre voie, et je suis scandalisée qu'un zouave ait osé l'interrompre !

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    2. Alors suite du commentaire, attention j'ai le temps ca va être long !
      Pour rester sur les supports, les comptines surtout en voiture ont chez nous beaucoup de succès. POur reprendre l'histoire depuis le début j'ai vécu en Roumanie 3 ans (Héloïse y a vécu de 0 à 2 ans). Et j'ai découvert un autre monde au niveau de l'apprentissage des langues et de leurs pratiques. En Roumanie dès que quelqu'un connaît quelques mots de français, il va vouloir absolument les utiliser et si la personne comprend que vous n'êtes pas roumain, elle bascule tout de suite sur l'anglais. Bref tout le contraire de la France, où tout le monde tremble à l'idée d'utiliser 3 mots d'anglais (enfin c'est mon avis). Et ca c'est valable pour tout le monde, la caissière, la coiffeuse, l'esthéticienne, l'ouvrier de chantier. Par contre pour avoir reçu tes textos en anglais de ces mêmes personnes c'est souvent illisible ;) Bref depuis je prône à fond l'immersion par les films, la télé puisque c'est ainsi que ces gens parlent anglais. Ensuite j'ai animé quelques ateliers au sein de l'Institut français et c'est la que j'ai vu cette petite qui avait appris seule, sa mère parlait un peu français mais lui demandait toujours le vocabulaire ! L'imprégnation dès le plus jeune âge maintenant j'y crois à fond (même si j'y croyais déjà avant en fait ! )
      Ma fille a eu une nounou géorgienne et est allée de temps en temps à la crèche en Roumanie sans soucis et je dirais même qu'entre un an et deux ans c'était hyper facile pour elle toutes ces langues, pas de soucis de compréhension. Par contre elle n'a pas parlé de bonne heure. Voilà pour la 1ere expérience.

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    3. Ensuite notre arrivée en Allemagne, elle avait donc deux ans et a intégré tout de suite le Kindergarten. Bizarrement je pensais que ca irait très très vite mais pas tant que ca. Au bout de deux/mois pas de soucis, elle comprend ce qu'on lui demandait. Mais il a fallu du temps pour avoir des mots qui sortent naturellement, 6/9 mois ? et après ca a été l'explosion et des mots ont commencé à apparaître de plus en plus à la maison. Maintenant à 4 ans (don après deux ans de Kindergarten) elle parle bien avec des phrases, chante des comptines en allemand mais n'a pas le niveau d'un petit allemand. Par contre elle réfléchit sans doute en allemand puisque qu'elle dit je suis 4 ans, je suis finie, la bleue maison bref de la grammaire allemande.
      Bon toute ma vie pour t'expliquer que je trouve que ca prend quand même du temps, peut être qu'il n'y aura pas de déclic avant longtemps mais c'est pas pour çà que ca ne prend pas !
      J'ai l'impression que mon fils qui va à la crèche depuis ses 15 mois va intégrer le "parlé" plus rapidement.Le français et l'allemand apparaissent ensemble, enfin ce n'est que mon impression. Bref commence dès maintenant avec ta fille !
      Et je reconfirme l'interet du tiptoi pour les petits (du moment qu'elle n'est pas brute), il faut que je t'envoie une vidéo.

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    4. Et pour finir l'organisation chez nous,
      télé en français (les zouzous sur la 5 ) mine de rien on voit l'apport de la télé pour les expressions par exemple car mine de temps, elle n'entend le français que par nous deux (sauf en vacances). Les quelques DVD que nous avons sont en allemand dans l'objectif du retour en France pour continuer à entendre de l'allemand)
      Les livres le soir sont lus en français (je suis incapable de lire avec plaisir et facilité de l'allemand)
      Les comptines sont allemands majoritairement car elle retrouve avec plaisir celles qu'elle apprend au Kindergarten.
      Voila pour mon commentaire du jour c'est pas mal déjà , non ?

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    5. et les fautes dans le commentaire c'est cadeau ;)

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    6. Merci Aurélie pour toutes ces explications !

      C'est marrant, je retrouve plusieurs points de mon expérience familiale dans la tienne : du temps où nous vivions en Allemagne, chacun a eu sa manière de s'approprier l'allemand, selon son âge aussi, notamment !

      et je te rejoins +++ sur ta comparaison France/Roumanie : en France, on nous bassine tellement avec la grammaire, et on oublie tellement l'oral, que personne n'ose piper un mot de peur de faire une erreur.

      Bref, tu m'encourages à coller mon fils devant la télé ;-). Non sans blague, du coup je suis allée refarfouiller dans le brouillon dans lequel j'avais stocké des références de petits films youtube en allemand, et j'ai proposé les premiers ce weekend.

      Merci encore !
      (et je suis preneuse pour la vidéo du tip toi; si tu le souhaites et penses que ça peut en intéresser d'autres, évite les visages et je posterai la vidéo. Mais c'est à toi de voir !)

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  2. Ah merci pour cet article qui tombe à pic dans mes questionnements de langue étrangère... faudra qu'on en discute de vive voix! je suis archi nulle en langue et particulièrement en Allemand (je n'en ai jamais fait) et dans notre tendre région c'est celle ci qui est demandé. Du coup, j'emprunte quelques livres à la bibliothèque et on lit de temps à autre ... on compte aussi un peu... et puis je compte fortement sur ma BM bilingue pour me décharger quelques fois dans la semaine (mais du coup ce n'est plus quotidien ni ritualisé) bref ... je me questionne ;-)

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    1. oui c'est vrai que par chez nous l'allemand est roi; ms si t'as une BM qui peut aider, c'est super !
      quand je vois comment on rentabilise la nôtre rien qu'au niveau symbolique, alors qu'il ne la voit que deux fois l'an, si toi ça peut être plus fréquent ce sera un plus énorme.

      "y a plus qu'à" rajouter du ritualisé en plus, et je serai ravie d'en causer avec toi (tu crois que vendredi va suffire ? moi je dis, faut que tu dises ok à la soirée de filles en plus !)

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  3. Ici l'allemand à la côte au niveau affectif. Ma mère était prof d'allemand et a su nous faire aimer la langue. En revanche mon niveau actuel est pitoyable.... Les cours au Goethe institut sont vraiment très onéreux (surtout qu'on a déjà le matos Montessori à acheter). Il faut que je relance par mère pour qu'elle ritualise qqch lorsque les enfants vont chez eux ( tous lès jeudi de 11h à 16h : c'est ma pause).
    Mon but étant uniquement de passer de l'affectif vis à vis de cette langue et que les petites oreilles soient habituèes à d'autres sons.
    Pour le tip-top, j'ai vu ma nièce de 2 ans l'utiliser et je n'ai pas du tout était convaincue. Peut être était ce dû son âge. Elle passait d'un point sonore à l'autre de manière un peu trop frénétique à mon goût.
    Bon il faut dire aussi que je cherche aussi à limiter les trucs électroniques qui finiront dans une décharge... (La durée de vie des petits livres audio à puces m'a vraiment beaucoup refroidi)
    Servane

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  4. Pour le Tiptoi je suis entièrement d accord avec Vanou c est un jouet électronique et les plus jeunes zappent beaucoup. C est vrai que chez nous on nest pas contre les jouets à piles ( mais sans excès hein ?) et pour la durée de vie des livres àpuces je te rejoins. Mais chez nous ces fameux livres à puces ont été luet relu de nombreuses fois par jour alors .... Par contre il ne ferront pas plus de deux enfants, c est vrai que c est peu. Mais j avoue que quand je vois mes enfants aussi enthousiastes j oublie cà. Le tiptoi , mon fils de 19 mois joue avec tous les jours, il adore.
    Sinon c est vrai qu en tant qu adulte ca dérange ce coté zappeur. Effectivement mon fils nécoute pas les phrases en entier et est déjà passé à autrechose. Par contre à chaque fois il sait précisement où il veut appuyer et il peut appuyer 10 fois de suite au même endroit. Mais je me dis que c est son envie du moment au même titre qu'il refait 15 fois le même puzzle ou bien qu il joue une seconde à un truc avant de passer à un autre. J'espère qu il y aura d autres avis sur ce stylo ca minteresse aussi ;)

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    1. Intéressant la confrontation de vos deux expériences !
      Je vais tester ce que propose ma biblio en livres allemands, j'en avais pris un ou deux déjà mais là je vais vraiment creuser si ils ont des "à puces", et aussi regarder leurs livres audios, histoire de voir comment F. y réagit.

      J'avoue que l'un de nos deux seuls livres à puces (en français) avait eu bcp de succès, mais que ce succès lui a été fatal, il n'a pas tenu un an...

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  5. Nous avons un équivalent du tiptoi dans 2 autres langues. Je l'ai acheté car nous sommes dans un contexte trilingue et je ne parle pas la langue 3. Ainsi je peux aider les enfants à acquérir le vocabulaire vu à l'école...et j'apprends par la même occasion. Notre crayon lit aussi des livres dans la langue 2, que je maîtrise, et c'est finalement dans cette langue que nous en avons le plus de bénéfices.
    Je trouve que c'est un outil sympa, évidemment non indispensable, mais qui permet de varier les approches de l'apprentissage d'une langue. Il me semble que, tout comme les livres, la TV etc, l'enfant en tire plus profit si un adulte enrichit l'utilisation du crayon de ses commentaires et explications (d'où une plus grande plus-value quand l'adulte maîtrise la langue).

    Je connais aussi des adultes ayant appris une langue uniquement en regardant enfants des dessins animés. Nous utilisons également la TV pour l'apprentissage des langues. J'ai fait le choix de ne pas prendre les mêmes dessins animés dans les trois langues et de prendre des dessins animés originaires du pays pour que ce soit également un véhicule de culture. Par exemple, les enfants sont toujours intrigués par l'école de Tchoupi et d'autres caractéristiques bien françaises.
    J'avais lu qu'il est plus utile pour l'apprentissage d'une langue que l'enfant voit 30 fois le même dessin animé (pas à la suite hein !), que 30 dessins animés différents. Donc les dvds sont un bon choix, ainsi que les abonnements à des chaînes de dessins animés car ils repassent souvent les mêmes épisodes.
    Pour information, la TV est moins addictive que l'ordinateur (plus la distance œil/écran est courte, plus c'est addictif).

    Comme le dit Aurélie, il faut bien attendre 6/9 mois en immersion pour qu'un enfant commence à parler une langue. Donc patience et constance :-)

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    1. Bonsoir et merci de ce commentaire, qui contribue à m'encourager à mettre mon enfant devant la télé ;-)
      bon, au final nous aurons quasi parfaitement tenu le "pas d'écran avant 3 ans" donc je me dis que si c'est "écran allemand uniquement" ensuite, et à petites doses, ça va le faire !

      je tacherai d'être présente le plus possible avec lui (ou régulièrement) pour "encrichir", en effet, et je retiens aussi les points suivants
      -voir le même film 30 fois, impec, je peux donc continuer à lui faire visionner les mêmes petites séries youtube sans devoir en chercher d'autres
      - le point de la distance oeil/écran, qui m'était inconnu (ou pas... mais alors je l'avais complètement oublié!); comme pas de télé, ça restera ordi chez nous, mais l'écran est grand, du coup je vais veiller à l'éloigner autant que possible

      pas bête l'histoire des dessins animés "indigènes", hum, je ne crois pas que ce soit vraiment le cas des machins que j'ai trouvés pour le moment; je vais chercher plus avant !

      merci encore pour ces pistes supplémentaires de réflexion !

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