mardi 30 mai 2017

Routines de fin de première année d'IEF

En début d'année, j'avais travaillé sur nos routines.
Celles-ci ont vécu, évolué en fonction de nos besoins, voici donc le moment de fixer celles qui sont les nôtres depuis maintenant un bout de temps.

Routine quotidienne

7h30 
  • mon réveil sonne : routine du matin (douche + routine Flylady du lever) 
  • Monsieur Bout est déjà en train de petit-déjeuner avec F. dont il a géré l'habillage. 
  • E. est au lit.
 8h
  • je reprends la main concernant F., en lui faisant faire / défaire son lit (selon si draps secs ou pas)
8h15
  • petit-déjeuner avec E., et F. qui termine ce qu'il a entamé avec son père
  • débarrassage, vidage de lave-vaisselle, rangement de la cuisine
  • brossage de dents avec F. .
  • Suite de la routine Flylady : 
    • Swish'nSwipe, notamment, 
    • et gestion de lessive (pliage, rangement de la lessive de la veille, étendage de la lessive du jour) à ce moment et/ou durant la préparation du déjeuner, selon les jours; 
    • voire aussi, moment "ménage".
  • habillage d'E.
Petit jeu: une scène de ménage se cache sur cette image. Saurez-vous la trouver ? ;-)
10h - 11h
  • IEF pendant 1h dans la salle de classe. 
  • E. peut y être avec nous, mais généralement elle est plutôt en train de jouer dans l'appartement.
11h 
  • rangement, 
  • lancement de ce qui s'anticipe dans la préparation du déjeuner, 
  • préparation pour sortir au parc
11h15 - 12h15
  • parc
puis 
  • préparation du déjeuner, déjeuner, rangement, mise à la sieste des enfants
14h - 16h
  • sieste des enfants ; 
  • fin de rangement de la cuisine, éventuelle fin de gestion du linge, 
  • puis Gwen blogue, fait des trucs utiles (style IEF), dort, lit...
à partir de 16h
  • réveils des enfants, rhabilllage, 
  • jeux et sortie au parc ou ballade ou expédition quelconque
autour de 18h45 (c'est très variable)
  • retour au bercail, 
  • bain ou pas, rangement ou pas, 
  • préparation du dîner
19h30 
  • dîner
début du rituel du coucher vers 20h15 - 20h30, si tout va bien on est tranquilles avant 21h, sinon...

Cette routine vaut pour les jours où je ne les fais pas garder : lundi, mercredi, vendredi, sachant que le mercredi après-midi il faut insérer l'activité extra scolaire de F. (de 15h à 16h) qui oblige à avancer un peu la matinée pour une mise à la sieste à 13h30 afin de pouvoir le réveiller peu après 14h30 (le rythme est un peu plus chaud du coup !)

Les mardis et les jeudis, j'ai ma nounou à domicile.
Les horaires ont eux aussi un peu évolué au fil du temps, elle vient à présent
  • le mardi, de 9h30 à 15h : 
    • quand elle arrive elle prend en charge lessive et habillage de la Bébounette et F. et moi filons dans la salle de classe. Cela permet un créneau IEF qui commence plus tôt, et sans aucune diversion par la Bébounette, ce que j'apprécie. 
    • Vers 10h30-11h nous en avons terminé, et je suis libre (soit de rester ranger mon appartement pendant que la nounou emmène les enfants au parc, soit de me diriger vers la piscine); je reviens pendant que les enfants dorment, et j'ai encore une bonne heure de leur sieste pour moi.
  • le jeudi, de 10h à 16h15 : c'est le jour sans IEF, je file directement (ou reste d'abord ranger, et c'est elle qui part au parc), je reviens après leur sortie de sieste. C'est ce jour-là que je récupère mon panier bio, ainsi que mon Drive.

Cela donne donc 4 créneaux IEF par semaine, ce que je préfère au rythme initial (3), dont j'avais ressenti qu'il n'était pas favorable à la prise de bonnes habitudes. Et ce d'autant plus qu'il arrive facilement qu'un créneau puisse sauter si une activité particulière vient s'intercaler. Avoir 4 créneaux IEF prévus m'en assure donc un minimum de 3 effectifs et je me sens plus sûre de moi ainsi.

Les horaires sont souples, nous sommes facilement en retard sur le timing le matin, mais mes enfants supportant très bien de déjeuner un peu plus tard (rythme à 3 repas aidant), je ne m'embête pas outre mesure. A voir en revanche avec l'arrivée des grosses chaleurs, car en ce moment à partir de midi le parc devient un peu plus difficile à supporter !

Comme activités régulières, nous avons, en plus de l'activité extra-scolaire du mercredi, 
  • des promenades vers des parcs plus éloignés, 
  • des sorties au Vaisseau, 
  • des ateliers chez Alexandra (soit en créneau "IEF" certains matins, soit en fin de journée après la sieste), 
  • la bibliothèque, 
  • et, en ce moment... des visites d'appartements quand je n'ai pas réussi à les caser sur mes moments sans enfants! Quand l'appartement à visiter est vide c'est assez chouette, en fait, les enfants sont aux anges, ils courent partout, testent les escaliers (j'ai ainsi pu éliminer une maison en voyant que F. lui-même avait peur de redescendre des escaliers il est vrai franchement raides. Gênant, quand c'est celui qui mène aux chambres d'enfants) et F. peut tester tous les volets...
Toutes ces activités étant pratiquées, soit seuls, soit avec des familles amies, IEF ou pas.


Routine IEF

Huhuhu, pour mémoire, voici quelles étaient mes ambitions de départ.
Bon, eh bien, la lecture offerte est tombée aux oubliettes depuis longtemps, quant au reste il n'a jamais été vraiment introduit, donc la routine IEF c'est tout simplement : activités Montessori puis rangement de la salle de classe. Un point c'est tout.

A noter, concernant la durée du créneau IEF.
A l'origine, je laissais F. la déterminer : quand il en avait marre, on s'arrêtait. Cela fonctionnait merveilleusement bien les premières semaines, car de lui-même il allongeait de plus en plus la durée des séances, et les séances courtes étaient vraiment très rares.
Puis sont apparues des perturbations (problème de volet dans la salle de classe puis problème de chauffage) qui ont conduit à un abandon momentané du créneau IEF, cela sur plusieurs semaines. 
Quand nous avons repris, la dynamique n'était plus du tout la même, donc au bout de plusieurs séances à interrompre le travail au bout d'à peine 20 minutes, 20 minutes pendant lesquelles il avait de surcroit traîné les pieds à chaque instant, j'ai tranché en disant : c'est une heure dans la salle de classe, point.
Source de gros conflits les premiers jours après son introduction, cette règle a ensuite permis de ramener un cadre dans le travail de F. et d'apaiser les choses, si bien qu'en ce moment nous allons même assez fréquemment au-delà de l'heure prévue (quand il est plongé dans un exercice autour de ses lettres rugueuses).

A noter, un certain nombre d'activités à caractère pédagogique sont stockées et pratiquées en dehors de la salle de classe. 
C'est notamment le cas des travaux "non pédagogiquement corrects" : cahiers Usborne et autres supports contenant des exercices de graphisme avec du repassage de points, tout particulièrement. F. adore cela, j'utilise cet intérêt pour renforcer certains apprentissages, mais je refuse d'y sacrifier du temps de classe. F. s'y adonne donc de lui-même, quand il en a envie.




Ces routines fonctionnent globalement pas mal.
Bien entendu, quand je lis d'autres blogs, j'ai parfois l'impression que les journées de mes enfants sont bien pauvres comparées à celles d'autres enfants IEF.
Mais j'apprends à me calmer. Après tout, F. progresse tranquillement, alors certes il n'en saura ptet pas autant, appris de manière aussi judicieuse, etc, que d'autres, mais zut il a 4 ans, et du temps devant lui, la formule reste tout de même très correcte, et le mieux est l'ennemi du bien, na!



dimanche 28 mai 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #16

Y a pas à dire, nous sommes bien repartis. J'en profite pour développer certains points, et notamment l'expression de mon mécontentement, toujours, et la participation de F. à l'effort collectif.

Samedi:
Au matin, F. vient dans notre chambre me demander de lui sortir des cracottes.
Je remarque qu'il a ôté son bas de pyjama (mouillé...) mais ne l'a pas remplacé.
Au conseil qui me brûle les lèvres, je substitue un subtil mix de description, reflet des sentiments et quelques renseignements:
"Oh, tu as les fesses nues, ça peut faire un peu froid. Je crois qu'il y a un bas de pyjama sec sur la table à langer."
F. s'en va et revient une minute plus tard muni du bas de pyjama, pour l'enfiler à mes côtés.


Dimanche:
F. s'est amusé à défaire notre lit après que je l'aie fait (parce que ça, pour le coup, c'est un point de mes routines Flylady qui tient à 100% ...) : les oreillers et la couette sont éparpillés sur le sol.
J'exprime ma colère et mes attentes:
"Je n'aime pas qu'on défasse mon lit. J'ai besoin de ton aide maintenant."
Je lui montre comment saisir un coin de la couette, m'empare du second, et nous remettons la couette en place.


Lundi:
Petit-déjeuner, F. joue avec son gobelet de lait... et le renverse.
Je donne un renseignement
"Le rond vert est sur l'évier."
Mais au lieu de s'en saisir, F. commence par patauger dans la flaque de lait.
J'exprime mon désaccord et je rappelle la règle
"Je ne suis pas d'accord ! Quand on salit, on nettoie.
- Nan nan nan nan nan", répond F., qui cherche à me taper.
Je ravale un "je ne veux pas manger avec un garçon qui salis et tape", en réalisant que je collerais une étiquette, et exprime mes besoins à la place.
"J'ai besoin de manger dans le calme. Tu as le choix : nettoyer et rester calmement dans la cuisine, ou aller crier ailleurs."
F. hésite, je me concentre sur mon petit-déjeuner pour lui laisser l'espace nécessaire à la réflexion, et il se met à nettoyer, puis déplace sa chaise pour venir manger tout près de moi.


Mardi:
Le bain se termine, j'enveloppe F. dans son peignoir, empoigne un chiffon Flylady et éponge le pourtour de la baignoire avec... alors que j'avais confié cette tâche à F. les dernières fois.
"Pourquoi c'est toi qui fais ?" interroge le Bébou... 
Et voilà, petit rappel de l'importance qu'il y a à ne pas agir trop vite à la place de l'enfant, mais à rester constant autant que possible dans les missions qu'on lui confie.


Mercredi:
I. 
Pour la première fois depuis... 6 mois (!), F. n'a pas mouillé son lit (ou sa couche, puisque dans le tas il y a eu 3 mois où il a reporté des couches) Il déboule dans notre chambre tout fier:
"J'ai fait un lit sec!
- Comment as-tu fait ça ? Tu t'es levé la nuit ?! Tu peux être fier de toi !".

II. 
La dernière fois que F. était rentré du parc avec du sable dans les chaussures, il avait benoîtement vidé lesdites chaussures au milieu de l'entrée. J'avais exprimé mon mécontentement en mode Faber & Mazlish puis j'étais allée vider sa deuxième chaussure dans l'évier, et lui avais demandé de sortir et passer l'aspirateur.
Là, nous rentrons du parc, je déchausse E. sans me méfier. Or F. ôte sa chaussure droite et une fois que c'est fait, il précise, satisfait
"J'ai réussi à ôter ma chaussure sans faire tomber le sable. Je vais aller la renverser dans l'évier."
Et sans plus attendre, il agit.


Jeudi:
Alors que nous finissons de charger la voiture avant de partir en pique-nique, F. s'amuse sur les sièges avant, et piétine la veste qu'y a déposée son père.
Je mixe renseignement / expression du désaccord.
"F., Papa n'aime pas quand on marche sur sa veste."
F. déplace ses pieds et continue ses acrobaties en contournant la zone occupée par la veste.


Vendredi:
Au moment de remonter dans l'ascenseur, F. fait tomber son vélo et peine à le relever.
Je ne bouge pas d'un poil et me contente de décrire ce que je vois:
"Ah oui ça te bloque, ah tu fais le tour pour arriver à saisir le guidon, ah en faisant comme ça ça marche."

C'est bien c'est bien c'est bien tout ça...
Prochain axe de travail : relire le "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filliozat et y glaner / me remettre en tête quelques outils supplémentaires.

vendredi 26 mai 2017

Incertitude(s)

Un petit billet mystérieux pour venir vous faire part du fait qu'en ce moment, plane sur la famille Bout un vautour: une éventualité, surgie de nulle part, et évidemment totalement inattendue, mais qui pourrait chambouler beaucoup de choses. 
 




Projets pro de Monsieur, 
    projets pro ou pas de Madame, 
         timing de l'agrandissement familial projeté, 
               lieu de vie, 
                      projets immobiliers, 
                             moyens financiers, 
                                    voire même aussi, potentiellement, à court, moyen ou long terme, l'IEF...?

Rien de grave ou de "mauvais", hein, mais quelque chose d'important.
Rien n'est fait, peut-être rien ne se fera-t-il en définitive.

De ce fait je ne peux guère vous en dire plus, hormis que, pour le moment, cela occupe mon temps et mes pensées. Et que du coup, il fallait quand même que ça sorte, d'une manière ou d'une autre. Car j'explose.

Parce que fondamentalement, notre vie actuelle, je l'aime.
"On ne change pas une équipe qui gagne", paraît-il.
Mais peut-être bien que si.

Je vous salue bien bas, et m'en vais cogiter dans mon coin. 
Les prochaines semaines vont être longues (ou pas, ce sera selon).

(Aurais-je bêtement omis de cocher l'option "vie casanière" dans un formulaire quelconque ?)


mercredi 24 mai 2017

La pince à 3 doigts: notre chemin laborieux, en 6 points.

La tenue du stylo/crayon à 3 doigts constitue une préoccupation pour de nombreux parents... 
Personnellement, je bavais d'envie sur ceux qui avaient des enfants pour qui "bah.. ça c'est fait tout seul... Nan très tôt, hop, il/elle s'est mis à ..." : cet hiver, F., du haut de ses 3 ans et demie bien tassés, en était encore à 1000 lieues ! 
Malgré des frémissements prometteurs dans cette direction, frémissements qui m'avaient remplie d'enthousiasme et d'espoir mais n'avaient pas connu de lendemain, 99,5% de son temps de gribouillage / coloriage le voyait tenir ses crayons à pleine main.

Aujourd'hui, en revanche, les choses ont bien changé!

Passage en revue des points qui ont contribué à cette évolution chez nous.


1. Proposer moult activités de poinçonnage

Globalement, il s'agit de favoriser les activités qui musclent les doigts : 
  • usage des pinces à linge, par exemple. J'ai ainsi surfé sur l'intérêt de F. pour les chiffres pour faire d'une pierre deux coups: des cartes à pince (trouvées ici) sont venues à la fois développer ses compétences en dénombrement, et solliciter la musculature de ses petits doigts.
  • Ou encore, le transvasement de haricots à l'aide d'une petite cuiller tenue à trois doigts.

Mais ensuite, pour préparer à une bonne tenue du stylo, le poinçonnage nous a été très utile : en effet, F. était réticent à tout conseil de tenue de stylo venant chambouler ses petites habitudes. En revanche, l'introduction d'un nouvel outil a représenté l'occasion idéale de partir sur de bonnes bases : "un poinçon, ça se tient comme ça". Un point c'est tout...
F. apprécie beaucoup les activités de poinçonnage, et ce même si il ne s'y consacre généralement que durant quelques minutes avant de souhaiter passer à autre chose. C'est une activité qu'il choisit fréquemment, donc l'effet d'entraînement est bien présent dans la durée.
Ce détour par le poinçon lui a donc permis de prendre peu à peu des habitudes différentes, et de se familiariser avec la tenue à trois doigts.


2. M'essayer maladroitement à la méthode Dumont

La méthode développée par Danièle Dumont vise à la prise de bonnes habitudes dès le départ. Je trouve le travail effectué par Danièle Dumont impressionnant de pédagogie et de finesse, mais
  • 1. je n'ai probablement pas encore investi suffisamment (de temps, voire d'argent: acheter le bouquin par exemple) dans son approfondissement : la connaissance que j'en ai ne repose pour le moment que sur des lectures de blogs
  • 2. typiquement, ma nullité profonde niveau comptines et chansons de doigts fait que mes enfants y ont été très peu confrontés. Moralité, mes tentatives d'introduire des comptines visant à faire se toucher la pulpe du majeur et celle du pouce se sont soldées par des flops monumentaux.
  • 3. je n'ai pas investi dans les cahiers d'écriture pour le moment, car l'intérêt de F. pour les cahiers est assez fluctuant (pour le moins), par ailleurs il ne se montre pas toujours prêt à suivre les consignes de ce genre d'exercices. 
Néanmoins, mes recherches de ce côté m'auront au moins permis de visualiser ce qu'est une bonne tenue du crayon... car je ne pouvais pas me prendre moi-même comme modèle : j'ai toujours tenu les miens à 4 doigts (ce que je corrige dorénavant quand je suis en classe avec F.)


3. Éliminer les feutres.

Ce conseil m'avait été donné en premier lieu par une copine actuellement en formation à Institut Libre de Formation des Maîtres (formation pour des instits hors contrat), et m'avait fait réfléchir... mais j'hésitais encore à retirer à F. ses feutres adorés, seuls ustensiles avec lesquels il daignait faire un peu de coloriage.
En rediscuter avec Alexandra m'a permis d'approfondir ma compréhension de la question.
  • les feutres nuisent à une bonne latéralisation : pour ôter le capuchon, l'enfant aura souvent tendance à tenir le feutre de la main gauche afin de tirer sur le capuchon de la main droite, ce qui l'amène facilement à garder le feutre dans la main gauche pour dessiner ensuite. Ce souci-là ne s'est pas vérifié chez F., mais serait apparemment assez répandu.
  • les feutres nuisent à une bonne tenue : quel que soit l'angle avec lequel ils sont tenus, ils tracent. C'est très gratifiant, mais n'incite pas à bien positionner la main. Cela se vérifiait tout à fait chez nous: pas de hasard dans le fait que F. passait son temps avec ses feutres et négligeait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un crayon, moins prompt à laisser une trace claire et nette.

J'ai pris mon courage à deux mains, mais me suis également fendue d'un petit travail de réflexion au préalable, afin d'être en mesure d'expliquer sereinement à F. le pourquoi de la disparition de ses feutres.
Je les ai rangés devant lui, en expliquant "pour apprendre à écrire, il faut muscler la main, or avec un feutre, la main ne se muscle pas. Quand ta main sera suffisamment musclée et que tu sauras tenir tes stylos et écrire avec, nous ressortirons les feutres." et j'ai rangé tous les feutres hors de portée et de vue. Je n'ai fait exception que pour les feutres effaçables de ses chers cahiers Usborne.

Mais j'ai attendu, pour supprimer lesdits feutres, d'avoir une alternative sexy à proposer, qui m'a permis d'enchaîner sur un "en revanche, regarde, maintenant pour dessiner tu peux aussi utiliser cela."


j'ai pris une palette étendue
4. Introduire les crayons cailloux

La même copine m'avait parlé des crayons cailloux, ces crayons au design étudiés par des ergothérapeutes et conçu pour favoriser la tenue à trois doigts et muscler les doigts concernés.
Les couleurs sont hyper jolies et intenses, ce qui permet d'obtenir un résultat d'une intensité plus proche des feutres, donc plus gratifiant pour un enfant qui ne tire d'un crayon de couleur lambda qu'un trait assez insignifiant à ses yeux. F. les a adoptés avec plaisir, de même que E., du reste.
Pendant que j'y étais, j'ai aussi fait gaffe à ne proposer que des crayons triangulaires : j'ai pris chez Giotto et je m'en félicite, ils supportent admirablement bien les chocs causés par des chutes répétées.


5. Miser sur des activités de graphisme qu'il apprécie

F. ne dessine tout simplement pas (pas le moindre bonhomme à l'horizon), et a longtemps été assez peu intéressé par le coloriage, avec des hauts et des bas toutefois.
Mais même dans les "bas", un coloriage est toujours resté in : celui du planisphère Montessori. Qu'à cela ne tienne, nous avons surfé sur son intérêt pour la géographie, et donc colorié un certain nombre de planisphères. Il en a déjà 4 ou 5 à son actif.

De la même manière, autant il a mis beaucoup de temps à daigner témoigner un minimum d'intérêt à mes cahiers Kumon, autant il s'est passionné pour les cahiers "Je trace, j'efface" d'Usborne, et notamment celui sur les chiffres (je prévois d'ailleurs de vous pondre un billet comparant Kumon et Usborne).
En particulier: il adore repasser des tracés en pointillés. J'ai longuement ruminé le fait que, selon Dumont notamment, ce genre d'activité n'est pas méthodologiquement optimale, mais...il s'en délecte, en réclame, peut y passer un temps fou, et peu à peu, a modifié sa manière de tenir son crayon durant ces exercices.

En revanche, j'ai gardé cette activité de graphisme non-orthodoxe hors de la salle de classe : les cahiers Usborne sont stockés dans la salle à manger, c'est sur la petite table d'enfants qui y est disposée qu'il s'installe pour y travailler, en dehors de l'horaire de classe.


6. Mixer subtilement détente et incitations

Je me suis détendue en me disant qu'il avait le temps,
je me suis détendue en me disant que si repasser sur des pointillés le motivait, eh bien soit.
J'ai imposé que les crayons tenus en salle de classe le soient à 3 doigts, en reprenant plusieurs fois sa tenue.
Mais je me suis détendue en imposant une prise à 3 doigts, point : celle-ci était au départ loin d'être correcte, mais si je faisais mine de la reprendre davantage F. se braquait instantanément et c'était fichu.

Moralité, F. a commencé à tenir son crayon à 3 doigts, dans la salle de classe, en rechignant et en le tenant mal.
Puis il a pris le pli de positionner automatiquement ses doigts pour le tenir à 3 doigts, où qu'il soit (le voir rectifier sa position !!)
Et puis la position s'est peu à peu corrigée d'elle-même.
Le poignet n'est toujours pas très souple, pas forcément posé sur la feuille, et les doigts ne font pas encore tout leur travail de guidage, mais je détecte de plus en plus souvent des petits trucs qui vont dans ce sens.



En conclusion : ce sujet que je trouvais délicat, et qui m'inquiétait un peu, a trouvé sa solution peu à peu, ou est en train de la trouver.
Un peu cahin-caha, pas toujours de manière très orthodoxe, mais cela me semble caractéristique de l'IEF... Et de ce fait, cela contribue à me donner confiance dans nos capacités, à F. et moi, à lui permettre d'acquérir, d'une manière ou d'une autre, les compétences qu'une instruction doit être en mesure de lui transmettre.
Par ailleurs, effet collatéral intéressant : observer son frère positionner avec attention ses crayons entre ses trois doigts a incité E. à faire de même. De ce fait, sa tenue du crayon à elle est déjà souvent proche de l'objectif visé ! (selon la taille du crayon : les crayons trop épais pour ses tout petits doigts sont tenus à 4 doigts). 
Cela aussi vient illustrer un point que je mentionnais dans le passage en revue des inconvénients que je trouve à l'IEF : les efforts investis dans l'apprentissage de l'aîné sont certes importants, mais servent aux suivants ...

lundi 22 mai 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #15

Me revoici !
Le blog souffre un peu de l'actualité chargée, notamment sur le plan immobilier (5 visites à mon actif cette semaine !), mais je continue à avancer et pour le moment la phase difficile que nous avons traversée semble derrière nous. Jusqu'à la prochaine...
J'ai terminé la relecture de "Parents Épanouis, Enfants Épanouis", on en voit certains fruits ci-dessous.

Samedi:
F. jette de la nourriture par terre.
J'exprime ma colère avant de reformuler la règle
"Je déteste voir de la nourriture par terre ! La nourriture, c'est dans la bouche, ou dans l'assiette."
puis de donner un renseignement
"le rond vert est sur l'évier."
F. attrape le rond vert et nettoie.


Dimanche:
rien ne me vient ?


Lundi:
"De l'eau!, s'exclame F.
 - je voudrais une jolie demande.
De l'eau, je veux de l'eau, tu me donnes de l'eau !" persiste F. d'un ton véhément et plus que désagréable.
- quand on me parle comme ça, je n'ai pas envie de faire plaisir.
S'il-te-plaît maman, puis-je avoir de l'eau.
- ah j'aime quand on me demande de l'eau aussi joliment."


Mardi:
Nous sommes au parc depuis un bon bout de temps quand F. commence à se comporter de manière suboptimale socialement. Comprendre : et que je tape ma sœur, et que je pique un jouet à un enfant, et que je jette du sable sur un autre.
"F., le parc doit être un moment agréable pour tout le monde. Quand tu tapes ta sœur ou que tu embêtes le petit garçon, ça rend le parc désagréable pour eux. Dans ce cas, nous devons rentrer à la maison. A toi de voir.
- rester au parc !
C'est toi qui fais le choix."
Mais quelques minutes plus tard, F. récidive.
"F., taper fait du parc un moment désagréable pour les autres. Nous rentrons.
- Nooooon !
E., nous rentrons à la maison. F., j'avance et tu me rejoins, ton vélo et ton casque sont sur le banc."
Colère de F. qui trépigne mais me suit de loin.
Heureusement, c'est au parc en bas de chez nous, donc trajet court...


Mercredi:
Journée plutôt sympa, mais coucher inexplicablement monstrueux. 
Cela commence de manière anodine : F; réclame des autocollants supplémentaires, et ne trouve pas précisément ceux qu'il cherchait. Qu'il a, à mon sens, déjà utilisés. Il persiste à vouloir chercher, s'énerve, refuse de se coucher, se relève, se rerelève, et au fur et à mesure, le ton monte. 
Alors même que nous avions des trucs urgents à discuter tous les deux, Monsieur et moi essayons de nous relayer auprès de lui pour garder un minimum de calme. C'est raté, nous atteignons un niveau de colère maximum, avec des réactions aussi constructives que "puisque tu dors pas, je te pique ton Mouton" (sic. La grande classe!), et de grandes interrogations, chez Monsieur Bout, sur les raisons pour lesquelles il a fallu que nous procréions.

F. hurle sans discontinuer, la joie totale. (comme me l'avait fait remarquer un passant lors d'une colère dans la rue : "il a du coffre !")
Je finis par jeter l'éponge concernant nos projets pour la soirée, retourne pour la énième fois dans la chambre de F. où celui-ci hurle allègrement depuis la dernière fois où l'un de nous l'y a ramené sans douceur. Nous en sommes clairement au stade où peu importent les raisons profondes et le déclencheur initial de la colère, celle-ci a pris sa vie propre et F. ne réussit tout simplement pas à redescendre.
Je parle du monstre rouge de la colère en lui et en moi, en vain, (re)propose guilis, caresses, en vain, tente un massage mais F. ne l'entend pas de cette oreille et continue à me les casser (les miennes, d'oreilles).
Perdue pour perdue, je tourne mon attention vers Mouton
"Et Mouton, il sait faire des massages ?  Et des guilis ? Avec son museau ? Ou ses petites pattes ? Ses pattes avant ?"
Bingo.
En l'espace de ces quelques secondes, la spirale de l'enfer s'évanouit : F. cesse de hurler pour dire  
"non, il grignote. Et il saute partout." en joignant le geste à la parole.
S'ensuivra un long dialogue sur ce que sait et ne sait pas, aime et n'aime pas faire Mimi (le Mouton), le fait qu'il (Mimi, toujours!) se sent mieux, et moi je commence à m'endormir (nous sommes sur le lit de F. qu'au début de la scène je maintenais serré dans mes bras pendant qu'il se débattait).
"Tu vas dormir Maman ? Moi aussi."
Et zou, couché le Bébou.
Couchée, la Gwen !


Jeudi:
F. est allé réveiller sa sœur quelques minutes avant que je ne sois disponible pour venir la sortir du lit. Quand j'arrive, je constate qu'il a sorti du matériel (puisque la miss dort toujours dans la salle de classe), et notamment les 4 blocs de cylindres sont posés par terre.
Je décris
"F., les blocs de cylindres sont par terre
- Non"
Je donne un choix
"Sur quelle marche de l'escalier veux-tu les mettre ?
- Alors, lui je le mets coooomme ça,... lui... ici..."


Vendredi:
Temps pluvieux annoncé toute la journée, et la réalité semble bien décidée à tenir les promesses de la météo. Au vu du déluge, pas question de sortir les enfants au parc. Mais pas question de les garder à l'intérieur non plus ! J'annonce donc à F. que nous irons finir la matinée et pique-niquer au Vaisseau.
J'exprime clairement mes attentes
"Pour aller le plus vite possible au Vaisseau, j'ai besoin que les couverts pour le pique-nique soient préparés, que l'on m'aide avec le linge à étendre, qu'on fasse vite l'école, et que les chaussettes et les bottes soient mises."
Je n'aurai qu'à répéter une à une chacun de ces attentes à l'étape concernée, et nous arriverons au Vaisseau à une heure très correcte (au vu de ma nette tendance à être très en retard dans mes plannings).



Je constate avec horreur que je n'ai même pas répondu à la dernière Hotline, ça ne m'empêche pas d'ouvrir celle d'aujourd'hui, mais j'irai me pencher sur la question restée en souffrance demain!

vendredi 19 mai 2017

L'IEF, un choix imparfait (en 9 points) - partie 2

Ainsi, durant cette année d'IEF, nous sommes passés par des hauts et des bas, car tout n'est pas rose dans le monde de l'IEF.
Le souci, c'est que globalement, dans la vie, y a pas grand chose qui soit vraiment complètement rose une fois la barbe à papa dévorée et donc hors-jeu.

Ainsi ai-je du creuser davantage les 9 points négatifs qui m'ont embêtée sur cette année d'IEF, et regarder la réalité en face.


1. L'IEF diminue la quantité de contacts avec d'autres enfants ?
OUI mais ... Pour le meilleur ou pour le pire ?

Hum. Certes.
Mais il y a quantité et qualité.
Des discussions avec Alexandra, notamment, qui se référait à son vécu d'institutrice de maternelle, m'ont permis d'avoir une meilleure idée de ce que peuvent être ces contacts dans un groupe de 30 (!) enfants. Et j'ai notamment fait gloups quand elle m'a parlé d'un toboggan pour 3 classes. 
100 enfants à se partager un malheureux toboggan sur un temps très restreint... Des contacts qui peuvent donc être facilement plus emprunts d'une bonne dose de brutalité.

Rien à voir avec le contexte ultra doux du jardin d'enfants, et ses 3 éducateurs pour maximum 24 enfants. Je me borne donc à profiter au maximum de cette dernière possibilité. !

Par ailleurs, la possibilité de contacts avec des enfants d'âges différents comme on les rencontre au parc ou en IEF constitue aussi un plus qui vient encore atténuer le sentiment de perte.


2. L'IEF fait peser une sacrée pression sur le parent IEFeur ?
OUI mais en fait... c'est supportable.


Certes. A moi revient le choix cornélien des outils pédagogiques et tout ce qu'il y a autour.
Mais au moins... je ne m'énerve pas sur des choix de l'école que je trouverais absurdes, voire ne me mets pas de pression à vouloir compenser les insuffisances de l'école.
Par ailleurs, même si cette pression demeure, au fur et à mesure que je négocie certains écueils, surmonte certains obstacles, vois F. progresser et apprendre, je prends confiance en moi... et en lui!
Et enfin, je vois bien que l'investissement paie : si je dois défricher et m'aventurer en terre inconnue pour F., je suis déjà plus sereine pour E., car j'ai l'avantage de peu à peu savoir un peu mieux où je vais.


3. L'IEF implique qu'on conserve le monopole des conflits ?
OUI ... Mais ce n'est peut-être pas plus mal.

En effet ! Mais comme le faisait remarquer Capucine en commentaire du billet n°1, cela évite aussi la concentration des conflits, en mode décharge, sur les moments hors-école.
Ni concentration, ni importation : je n'ai pas à gérer les effets collatéraux d'une gestion des conflits qui ne me plairait pas, de la part de la maîtresse ou de tout autre membre du personnel de l'école.


4. L'IEF empêche d'être porté par le groupe ?
OUI, même si ça se travaille.

Hmpf. C'est indéniable. Même si le groupe peut aussi déconcentrer, et faire prendre de mauvaises habitudes.
Ceci dit, nuançons tout de même :
  • je développe des stratégies "de portage" / mise au travail alternatives (j'ai un billet en gestation là-dessus)
  • je recherche le groupe quand je peux (ateliers Montessori chez Alexandra, notamment), 
  • et surtout je vois bien que les efforts faits pour porter un aîné dans ses apprentissages constituent un investissement utile pour la suite de la fratrie : je n'ai pas les mêmes problèmes avec la Bébounette, qui réclame à corps et à cris de se mettre au boulot !


5. L'IEF est chronophage?
100 fois OUI.
Ah, ça, rien à faire. Oui, l'IEF prend du temps. 
Je peux nuancer en évoquant les temps de trajets, les horaires de classe qui impliquent qu'à peine ses chérubins déposés il faudrait repartir les chercher, mais...
Ceci dit, et c'est là l'essentiel: ce que je fais sur ce temps m'intéresse !


6. L'IEF fait rater un maximum de choses à notre enfant ?
Ben pas franchement.

  • Matériel et compétences : ouaip, ça il faut s'y résoudre. 
On n'est pas bien, là ?
Ceci dit, j'ai aussi d'autres chouettes choses à disposition.  
Ce n'est qu'un exemple parmi taaant d'autres, mais: parlons du Vaisseau. Cette annéed, F. aura eu le temps d'y passer moult longues heures, profitant un maximum d'une infrastructure déserte ou presque (les après-midis de semaine en période scolaire... les dernières classes quittent le navire -huhuhu- au plus tard à 14h30, et ensuite on a comme l'impression bizarre d'avoir privatisé le lieu. Trèèèès désagréable. :D)

  • Perte de temps : hum, justement, l'observation des classes en sortie en Vaisseau m'a permis de relativiser énormément cet aspect : que de temps perdu à gérer la collectivité ! (attendre que tooooout le monde enfile ou ôte son manteau, attendre que tooout le monde aille aux WC, se lave les mains, se mette en rang,...). En 1h d'IEF quotidienne, nous avançons finalement pas mal...

Je m'aperçois ainsi que cette impression de perte de temps ne concerne finalement pas vraiment l'école "standard" : mes complexes sur ce plan proviennent davantage de la comparaison, soit avec des écoles Montessori, soit avec des blogs de mamans IEF. J'ai l'impression de faire moins bien sur tellement d'aspects : point d'activités méga sensorielles chez moi, point de longues heures à jardiner ou remplir un cahier d'observation de la nature. Bref... face à la richesse de ce que la toile me met sous le nez à travers 1000 vies en IEF, me résigner à ce qui rentre dans notre unique vie en IEF à nous.



7. L'IEF est très nuisible au maintien d'une activité professionnelle?
Incontestablement oui. 

Ceci dit nos réflexions financières et immobilières me poussent à me montrer inventive et à trouver d'autres voies pour maintenir tout de même un semblant d'activité, et un petit revenu.
Cela me semble néanmoins plus ardu à mettre en œuvre que ce que j'avais anticipé quand j'y avais réfléchi avant de me lancer.


8. L'IEF a un coût?
Tout aussi incontestablement OUI.

Bien sûr, l'IEF évite aussi des dépenses (l'école est gratuite, ses périphériques en revanche...), mais je crains que les dépenses évitées ne suffisent pas à compenser les coûts additionnels !


9. L'IEF nous prive de l'allemand sans peine?
Ne nous emballons pas !

Une discussion avec une bonne copine au degré de germanité familiale proche du nôtre (voire même légèrement supérieur) m'a permis de bien relativiser l'apport d'une classe bilingue : de ce qu'elle m'en a dit,  cela entraîne un peu l'oreille, mais guère davantage. Ses enfants persistent à s'exprimer en français, y compris dans le cadre privé, et ne sont pas capables de soutenir une conversation avec la partie germanisante de la famille.


Moralité, nous repartons bel et bien sur une année d'IEF ;-)
Ce n'est pas tout rose, certes, mais hélas c'est le cas de tout choix. 
Au stade où nous sommes, j'arrive bien mieux à m’accommoder des inconvénients de l'IEF que de ceux du non-IEF !

En revanche, si une chouette école alternative avec un projet très emprunt de bienveillance s'ouvrait tout près de chez nous, là, je regarderais de très près...

En l'absence d'un projet mûr et me convenant, je vais me contenter de continuer à travailler dur pour développer encore davantage mes stratégies de compensation. 
Et surtout, je vais continuer à apprécier les bons côtés de l'IEF...  dont je viendrai vous parler bientôt!


mardi 16 mai 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #14

Une semaine assez sereine. 
Des moments parfois plus compliqués, hein, mais je remarque que de nouveau, mon regard a changé. Acceptant mieux les difficultés (et davantage disposée à m'y confronter), j'ai le cerveau suffisamment calme pour trouver comment y réagir de manière plus appropriée.

Samedi:
F. court partout avec le trotteur au lieu de venir se laver les dents.
Son père l'appelle plusieurs fois en vain puis formule cela en mode mission :
"F., il faut venir garer le trotteur dans la salle de bains pendant que tu te laves les dents!"
Le trotteur et F. font magiquement irruption dans la salle de bains.


Dimanche: hum ? Sortie musée de début de mois et visite d'appartement, si mes souvenirs sont bons... Mais rien n'émerge !


Lundi:
Chouette ballade en forêt avec une famille amie.
F. marche plutôt bien, mais a un bon gros coup de mou à un moment. Il demande à ce que je le porte. J'annonce donc la couleur dès le départ
"Je veux bien te porter un peu mais pas trop longtemps car cela me fatigue. Je te porte jusqu'à l'arbre, là-bas."
F. me demande des précisions sur l'arbre concerné, et se laisse tranquillement déposer à terre une fois que nous l'avons atteint.


Mardi:
Comme toutes les nuits ces derniers temps, F. se pointe dans notre chambre en pleine nuit car il a mouillé ses draps. 
Cette fois-ci, il réclame, non pas à ce que je l'aide à changer ce qui est mouillé, mais à nous rejoindre dans notre lit. Je suis tellement fatiguée que j'acquiesce sans trop me poser de questions, alors que je n'aime pas qu'il nous rejoigne aussi tôt dans la nuit (notamment parce qu'il y a alors risque d'un nouvel accident... dans mon lit à moi hé ho!).
Deux heures plus tard, un mouvement manque le faire tomber de notre lit, il se réveille en se plaignant "encore dormir !"
Un peu plus réveillée, je fais l'effort de prendre en compte qu'en fait la situation ne me convient pas, et je m'astreins à mieux défendre mes intérêts
"Il vaut mieux faire pipi avant de se recoucher. Je t'accompagne."
Nous y allons et... c'est même dans son lit à lui qu'il file se recoucher, finalement.


Mercredi:
Les deux Bébous sont en train de jouer, j'entends E. se plaindre, apparemment quelque chose ne se passe pas comme elle le souhaite.
Et j'entends alors son frère lui répondre
"Oui, E., je t'aide. Je t'aide, mais tu te débrouilles. Tu vois, tu fais comme ça, et tu y arrives."
Ce mimétisme dans le développement de l'autonomie de sa sœur me fait fondre ... ;-)


Jeudi:
Au Vaisseau, E. escalade l'étroit muret qui sépare l'espace chantier du reste et s'assied dessus. L'équilibre est précaire, je cherche une formulation positive... et je trouve
"les pieds sur le banc, E. !"
la miss met les pieds sur le banc et je suis rassurée.


Vendredi:
Au déjeuner, il y a des haricots. E. s'enthousiasme
"des poireaux, des poireaux !"
F. m'interroge
"Pourquoi E. elle confond haricots et poivrots ? (oui, lui il mélange allègrement poivron et poireaux...)
- Elle apprend à parler et elle confond encore des mots."
Mais F. complète tout seul :
"Oui, et puis parce que c'est vert les poivrots."

Aaallez, on continue ! 
J'en profite pour mentionner que j'ai effectivement recommencé la lecture du "Parents Épanouis, Enfants Épanouis" de Faber & Mazlish, à raison d'un chapitre par soir (ou moins, si long chapitre ou yeux qui se ferment tout seuls).
Cela m'a permis de passer certaines journées avec des antisèches sur mon Bullet Journal (quand j'avais repéré un outil à tester sur un problème fréquent); en ce moment, je suis en plein dans le chapitre consacré à la colère sans insulte; je pratique assidûment, mais du coup ce seront des exemples à lire la semaine prochaine ;-)