PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

lundi 1 février 2016

Vie pro et... Petits Pots

Une fois l'allaitement bien démarré, installé, intégré, on s'habitue au confort : avoir toujours à disposition, sans nécessité de préparation, de quoi nourrir son gosse de la manière la plus équilibrée, goûtue, bio et économique qu'il soit (même si, rien n'étant parfait, j'aime aussi beaucoup le fond de vrai du tableau anti de Fofo).

Et puis voilà, à peine quelques semaines plus tard, paf, voici venue l'heure de la diversification. Et avec elle, exit ce confort de tous les instants : le lait doit peu à peu laisser la place à d’autres aliments qu’aucun sein, aussi bien fichu soit-il, n’est en mesure de produire (si les vôtres produisent de la purée de courge butternut, appelez-moi quand même, je tiens à voir cela)
Outre les interrogations existentielles sur l'ordre d'introduction des aliments, et la manière de le faire (je vous prépare un article sur le sujet), vient la grande question du "sous quelle forme" ou "fait maison or not fait maison?"
Et avec cette question, son cortège d'angoisses existentielles : si fait-maison, est-ce qu'on finit enchainée à son épluche-légumes? Si boulot, le fait-maison est-il possible?

Alors oui, là aussi, de nouveau, c'est possible ;-)

différents formats de petits pots


Pourquoi du fait-maison ?

Là encore, comme pour le fait de continuer à allaiter après sa reprise professionnelle, faire ses petits pots-maison implique un certain investissement, il vaut donc mieux être motivé(e). Et je mets intentionnellement le "e" entre parenthèses car c'est souvent un point sur lequel les papas prennent volontiers le relais.

Personnellement, quelles étaient mes motivations?
Dans l'ordre

             1. en tout tout premier : le goût

Je suis une gourmande de renommée planétaire, j'adore bouffer, et je goûte tout ce que je peux, y compris et surtout ce que je donne à mon enfant. 

  • J'ai goûté mon lait (si), 
  • j'ai gouté chaque petit pot industriel donné à mes enfants. 
  • et avant d'avoir des enfants, j'avais goûté des petits pots en babysitting par exemple (ne serait-ce que pour en vérifier la température). 
Et franchement, de tous les pots que j'aie goutés, rien ne valait le fait-maison

Passe encore côté fruits, où la différence peut être parfois très réduite
Mais côté légumes, je trouvais cela 
1. souvent assez beurk 
2. au mieux sans goût 
3. en tous cas pas avec le goût du légume dont le nom figure tout de même sur l'étiquette.Je garde ainsi en mémoire un voyage où, absence de mixer oblige, nous avions nourri le Bébou de petits pots pendant la semaine. Nous avions tout de même investi dans du Hipp, s'il-vous-plaît. 
J1 "pâtes-bolognaise", 
J2 "riz-carottes-tomates", 
J3 "riz-aubergine"
= goût à peu près identique les 3 jours, concernant le pot-soi-disant-à-l'aubergine j'avais vraiment l'impression d'être dans un jeu du style "de l'aubergine est cachée dans ce petit pot - sauras-tu la retrouver???
Et ne parlons pas des pots viande+légumes, je garde un traumatisme d'un bœuf-haricots verts Blédina immonde.

ensuite, en deuxième position exæquo :

                 2a. la composition

Je ne retrouve pas le premier article de blog qui m'avait ouvert les yeux sur le sujet (celui-ci retranscrit bien le problème en tous cas) mais je m'étais retrouvée à lire avec attention les étiquettes de composition des petits pots pour bébé et franchement.... voilà. Pomme de terre, amidon, colorants, sucre, sel, E-trucmachin.... Sans même rentrer dans le débat de la manière dont ont été cultivés les ingrédients (bio or not bio), qui constitue encore un aspect non négligeable de ce problème.

                2b. le coût.

Cela dépend des marques, et, quand on voit les prix pratiqués par certaines (forcément, avec 50% d'eau de cuisson et de pomme de terre....), l'équation "je-fais-moi-même = j'économise" ne se vérifie clairement pas toujours. 
En revanche, si on prend en compte les critères 1 et 2A et que donc on commence à taper dans des marques dont le goût et la composition sont corrects, bonjour le porte-feuille.

                3. l'éducation du goût.

 Gourmande comme je suis, non seulement je ne me voyais pas nourrir mes enfants de trucs que je n'aurais pas aimé manger moi-même, mais j'avais aussi la hantise de me retrouver confrontée à des enfants "qui ne mangent rien", ou en tous cas qui boudent les légumes. Parce que c'est bon, zut, les légumes. Or, vu de ma fenêtre, il me semble plutôt logique qu'un enfant "bloque" sur les vrais légumes quand il a été habitué à des avatars dont le goût n'a rien à voir. Pour ce que ça vaut, la première nounou du Bébou m'avait d'ailleurs confirmé avoir remarqué, dans ses 25 ans de métier, une différence entre les enfants nourris aux petits pots industriels et ceux nourris maison, quant à leur appétance pour les légumes une fois ceux-ci proposés sous forme normale. 
Bien entendu beaucoup d'autres facteurs interviennent mais tout de même, je trouvais cet aspect préventif intéressant et m'en trouve très bien pour le moment.

               4. le plaisir 

Je ne sais pas si j'aurais fait les mêmes choix si je n'aimais pas cuisiner, car il vaut tout de même mieux ne pas trop détester sa cuisine au vu du temps qu'on va y passer, mais personnellement, concocter des petits pots goûtus, j'adore. 
M'amuser à introduire de nouveaux condiments (relever la viande d'agneau avec du thym ou de l'ail, mixer un peu de cumin avec les carottes;...)  proposer de nouveaux aliments, tester de nouvelles combinaisons (pomme-fleur d'oranger, poireau-curry-riz), j'aime bien. 
Ne nous leurrons pas, cuisiner des petits pots, c'est du travail, mais c'est aussi un moment de détente pour moi.


Je concluerai sur ce point en soulignant que réfléchir aux raisons qui nous incitent à cuisiner pour bébé est important, car cela conditionne aussi l'organisation. Je me souviens ainsi d'une collègue pour qui la priorité était la composition, le bio, bien avant le développement du goût. Du coup, elle prenait le temps d'aller chercher son panier de légumes bio, mais les mixait ensuite tous ensemble en une purée "uniforme" pour toute la semaine. J'en était restée sur le popotin... Car ça n'avait juste rien à voir avec mes priorités à moi : je prenais le temps de faire des petits pots "séparés", au goût bien distinct, mais investissais moins d'énergie dans le fait de m'assurer une matière première bio.


Quel matos pour faire ses petits pots en ayant une vie pro ?

- un cuit vapeur & un mixer permettant de gérer de gros volumes (le babycook n'est du coup pas adapté)
- de quoi stocker et transporter
- un congélateur
- une ou plusieurs solutions de repli

              - un cuit vapeur & un mixer

Là dessus un point important du cahier des charges est la capacité des ustensiles choisis à gérer de gros volumes; c'est pour cela qu'un appareil du style babycook me semble moins adapté. Au contraire, le tamis de mon cuit-vapeur me permet d'y balancer allègrement un bon kilo de légumes, et je peux mouliner le tout en deux ou trois fois dans mon chouette mixer.

Autre point important : ces deux ustensiles doivent impérativement passer intégralement au lave-vaisselle (si vous en avez un; j'avoue ne plus pouvoir m'imaginer cuisiner sans). En effet, et surtout si comme moi vous appartenez à la fraction qui-adore-cuisiner-mais-pas-du-tout-le-nettoyage-que-ça-implique-derrière, mais que par ailleurs votre mixer contient 2 ou 3 éléments relou à nettoyer, vous allez vite vous lasser.



              - un système de stockage - transport fiable


Mon top du top est encore le système Via d'Avent, dont je vous parlais déjà ici. Ca tombe bien, le système en est d'autant plus rentabilisé: allaitement - purées - puis plats "normaux" du Bébou pour aller chez sa nounou actuelle... ces pots (increvables qui plus est), je ne suis pas prête de les ranger au fond des placards...
Mais j'avais aussi régulièrement recours, du temps de Bébou où je faisais de gros stocks donc une consommation de nombreux pots en simultané, à des pots de confitures ainsi qu'aux contenants, en verre et parfois en plastique, des petits pots industriels dont nous faisions ponctuellement l'emploi.

Pour les petites quantités (donc notamment les débuts, ou plus tard la viande) : une autre solution est aussi l'utilisation de bacs à glaçons. Une fois les glaçons de purée figés, on les transfère dans des sacs à congélation avec fermeture zip et on a à tout moment de quoi constituer la portion exacte souhaitée (le plus simple, pour calculer les quantités, étant de peser son bac à glaçon vide puis plein la première fois, et d'en déduire le poids approximatif d'un glaçon).

J'avais testé et j'étais prête à déconseiller les Babycubes (que j'ai en version 40 ml) : du tant du Bébou, ma première série avait eu une nette tendance à se fendiller dès le moindre choc. 
En ayant acheté deux séries d'un coup, j'ai ressorti la deuxième série pour la Bébounette histoire qu'elle serve avant de finir à la poubelle, et je n'ai finalement pas été confrontée aux mêmes soucis. Je trouve ce système assez commode pour les petits quantités ainsi que la modularité (comme pour les glaçons). Et le petit format des cubes permet d'aller rentabiliser le moindre petit espace libre dans un coin de congélateur. Donc en solution d'appoint, why not. 
En revanche, vous pouvez balancer la plaque blanche sensée les maintenir bien rangés, il n'y a pas pire côté gaspillage de place.


                - un congélateur

alors là oh que oui. C'est la condition sine qua none, à mes yeux, pour pouvoir gérer les petits pots de front avec sa vie pro (à moins de se farcir, chaque soir, la préparation des purées du lendemain, ce qui, de mon point de vue, ne constitue pas une alternative viable)
gros stock petits pots pour semaine de travail
Du temps du Bébou, j'avais mon congél coffre et ses 200L au sous-sol. C'était le bon temps.... Je cuisinais les weekends, un ou deux légumes différents, en chaîne : 
cuisson de légume 1, 
   mixage et mise en pots du légume 1 pendant la cuisson du légume 2, 
       mixage et mise en pots du légume 2, 
           mise au lave-vaisselle de tous les ustensiles 
                et descente d'une corbeille à linge pleine de petits pots au sous-sol.

Comme je produisais d'énormes quantités, j'avais toujours un roulement de 7 ou 8 légumes différents en stock, et je pouvais avoir jusqu'à 3 ou 4 semaines d'avance dans mon congél. Donc, si congél coffre vous pouvez avoir, go. Très honnêtement, avec ça, vie pro et petits pots, tranquillou.

Hélas, trois fois hélas, pas moyen de caser notre grand amour de congélo dans notre appartement (et pourtant j'avais retourné le problème dans tous les sens), à présent nous nous contentons donc d'un congél à 3 tiroirs, 75L, et j'avoue que c'est franchement étroit, d'autant qu'y cohabitent : la bouffe de Monsieur&MadameBout (et c'est d'autant plus utile certains soirs un peu pressés), les restes congelés et transformés en repas-chez-la-nounou pour le Bébou, les stocks de lait maternel congelé, et maintenant les purées de la Bébounette. 
Donc, comme pour l'allaitement au boulot, me voici confrontée à un niveau supérieur de difficulté. Quelques conseils là-dessus plus bas, mais ça passe quand même.

             - une ou plusieurs solutions de repli

eh oui, à mes yeux, la condition pour concilier vie pro et petits pots, c'est aussi d'être prête à ne pas assurer la production de 100% des petits pots ingérés par son gosse. 
Le mieux est l’ennemi du bien, à vouloir assurer 100% on risque de bugger / se dégouter, alors que lâcher du lest sur les 10% qui comptent le moins à nos yeux peut permettre d'assumer ensuite sereinement les 90 autres %. Voyage, surcharge temporaire de travail, maladie, déménagement, autant de situations dans lesquelles le recours à des petits pots peut s'avérer salutaire. 
Alors autant être un minimum satisfait de ce qu'on donne à son bébé chéri à ce moment, en investissant le temps nécessaire pour repérer les petits pots industriels correspondant le mieux au cahier des charges.

Du temps du Bébou, et en pouvant m'appuyer sur SuperCongél, j'avais priorisé : puisque aucun petit pot salé n'avait su trouver grâce à mes yeux,  c'était 100% du salé home-made (sauf longs déplacements : les petits pots des 36 premières heures décongelaient doucement dans une glacière, ensuite c'était solution industrielle sauf si possibilité d'en refaire là où nous allions). 
En revanche j'avais toujours en réserve des petits pots de fruits: à l'époque, je jonglais entre Naturnes et Babybio, qui proposent des compotes goutues à la composition tout à fait OK, et sur lesquelles je me suis appuyée pour 10 à 50% des compotes mangées par le Bébou, en fonction de ma disponibilité. 
Si j'avais du temps et de l'énergie en stock, j'assumais seule salé et sucré, et dans les périodes où j'étais moins dispo, je concentrais mes efforts sur le salé et glissais une compote dans le sac de la nounou.

Vers la fin de l'époque purées du Bébou, j'ai découvert la seule marque qui m'ait jamais convaincue en salé (Good Goût - je vous promets un article dédié dans la semaine; le voici), du coup j'en ai fait un gros stock peu avant ma reprise post-Bébounette. Cela me permet d'absorber une partie de l'effet "pas de super congél", et d’accepter avec sérénité le fait que mon pourcentage de production-maison sera forcément inférieur à ce qu'il était pour Bébou.

Autre récente découverte venant à point pour m'aider dans cette passe difficile : les purées Picard.
Je ne parle pas de leurs plats pour bébé que je n'ai (encore ?) jamais testés, dont les échos semblent assez positifs, mais qui me poseraient exactement le même problème de place que mes propres petits pots.... mais tout simplement de leurs purées lambda, portionnables en mini-tablettes de 5g
C'est une bonne copine qui m'avait filé le tuyau de la purée de pommes de terre (surtout au début, quand on ne sait pas encore trop quel féculent leur donner mais que le temps est un peu court pour de l'épluchage-cuisson de pommes de terre) Et puis lors de ma toute dernière visite chez eux j'ai repéré qu'ils proposaient la même chose pour différents légumes; je suis repartie avec le cèleri (car c'est un aliment que j'exècre, donc que je ne risque pas de cuisiner moi-même : j'essaye donc de profiter de ce que je ne fais pas moi-même pour y faire goûter mes enfants) et c'est hyper pratique !
  • C'est vendu en sac de 1kg donc minimisation de la perte de place dans le congél.
  • La nounou n'a qu'à les réchauffer au micro-onde et hop, c'est fait.
  • Le prix est très confortable.
  • Ça sert à tout: si c'est vous, les adultes, qui n'avez rien à vous mettre sous la dent un soir, vous pouvez toujours spolier votre progéniture de sa nourriture. Comme ce n'est pas vous qui vous êtes embêté(s) à la produire, c'est mois rageant.
  • La composition des légumes est irréprochable : légume 100%; dans celle de la pomme de terre il y a un stabilisateur, bon, voilà quoi.
  • Et le goût est.... euh.... comme c'est du cèleri je ne suis pas en mesure d'écrire "très bon"(parce que, vous m'avez piégée, je reviens sur ce que j'ai écrit en début d'article, OK, je goûte tout ce que je donne à mes gosses SAUF si ce sont des trucs que je déteste de toute manière), mais, Monsieur Bout me l'ayant confirmé: "très ressemblant".


               - une ou plusieurs solutions de facilité


je parle ici de solutions intermédiaires : entre l'épluchage-cuisson-puréification des carottes / poireaux achetés au marché et le petit pot industriel, il y a aussi d'autres voies qu'il est bon d'avoir en tête pour se faciliter un peu la tâche. C'est notamment le cas cette année, où faute de super congélo, je me retrouve parfois à préparer des purées les soirs de semaine. Il s'agit donc de diminuer le temps nécessaire à cela. A titre personnel, j'emploie ainsi volontiers

      • les légumes faciles : si une semaine s'annonce un peu compliquée côté logistique, j'achète de la betterave rouge en cube par exemple; efforts de transformation proches de 0, vite fait bien fait....
  • les légumes surgelés (Picard, là encore) : notamment pour tous les légumes que j'ai tendance à prendre sous cette forme pour nos repas à nous (je l'avoue, je n'ai encore jamais acheté de haricots verts frais, par exemple): pas de nettoyage, pas d'épluchage/coupage, zou, on passe direct à l'étape cuisson. Et c'est très bon.


Bon appétit ;-)



2 commentaires:

  1. laisses-moi deviner : tu n'aimes pas la betterave non plus ? :-p

    Attends, je t'arrête tout de suite : les haricots verts frais qui ont poussé près de chez toi et cueillis en pleine saison, ça n'a RIEN à voir avec les surgelés ! idem pour les petits pois ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je m'incline devant ton sens de la déduction, effectivement là aussi nous sommes dans le "faisons-lui aimer la betterave tant qu'il ne peut pas encore demander pourquoi Maman n'en mange pas". Chez moi la betterave est un traumatisme de cantine scolaire....
      Ah je veux bien te croire pour les haricots et les pois, mais comme cela fait très longtemps que je n'en ai pas mangé de frais (= mon départ de chez mes parents - quoique, à C. ma collègue chérie m'en avait filé de son jardin... mais justement ils avaient tous été transformés en purée donc je n'avais mème pas du y goûter!), je ne me souviens plus de la différence et pour le moment.... ça m'arrange ;-) Maintenant que nous avons le marché à deux pas la proportion de légumes frais a augmenté chez nous, donc il n'est pas à exclure qu'un jour je me mette aux haricots frais, mais je ne commencerai à loucher dessus qu'une fois plus disponible.

      Supprimer

Venez enrichir ce blog (et ma réflexion ainsi que celle des autres lecteurs) de vos commentaires et expériences...