PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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dimanche 26 février 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #3

Et voici une nouvelle semaine de "travail" éducation positive. Pour mon édification et la vôtre ;-)

Samedi :
Au matin, il s'avère que F. a de nouveau pillé la boîte à biscuits.
Orientons-nous solution :
"Que pouvons nous faire pour que cela n'arrive plus ?
- Ranger la boite à biscuits...."

Dimanche :
I.
Sur l'aire de jeux après la messe, F. attend patiemment son tour pour la balançoire, tandis que l'enfant qui est dessus prend son temps; un autre enfant, plus jeune, se met lui aussi à attendre, mais trouve le temps long. F. le prend par la main, lui dit, "viens, on va jouer en attendant", et l'emmène vers un tape-cul.

II.
Au dîner, F. attrape les morceaux de pomme délaissés par sa sœur et les jette par terre.
Rappel des règles
"la nourriture est faite pour être mangée, pas pour être jetée"
F. n'en est pas ravi. 
Mais basculer en mode description du problème se révèle toujours être un aussi bon conflict-killer
"je vois des bouts de pomme par terre"
Zou, bouts de pomme ramassés, fin de l'épisode.

Lundi:
F. incite sa sœur à se servir du balai à chiottes comme d'un goupillon (eh oui, hein, ce n'est pas sans raison que je n'applique pas tous les conseils de Flylady concernant le matos Swih & Swipe...)
J'hésite : agir auprès de sa sœur ? Hum, la source du souci est chez lui... Alors zou, prenons le temps d'enseigner : je m'attache à lui montrer comment réparer
"il y a de l'eau sur le mur et le sol, il faut du papier toilettes pour l'essuyer.
En roulant le papier en boule cela essuie mieux.
Ah, là il y en a encore; et là; et encore là."
Patience et longueur de temps...


Mardi:
Un F. un peu agité en fin de petit déj, et zou refus de débarrasser.
Quand je vais le chercher au salon pour le ramener à la cuisine, début de colère... je commence à bouillir mais oblique à temps sur l'option guilis (dur dur quand on approche du point où on a plus du tout envie de faire d'effort de son côté ! / le positionnement en mode solution devient quasi inatteignable).
Ouf, 5 minutes de guilis plus tard, le débarrassage est accompli.


Mercredi:
Journée difficile
I. 
Elle commence par un coup de sonnette furibond de la concierge, qui me permet de réaliser qu'hier soir tard, F. a balancé une pleine caisse de jouets par la fenêtre de sa sdb.
J'explique que tout cela est très embêtant pour moi et souligne qu'à présent il s'agit de réparer en me rendant service : vider la machine

II.
Épuisé, F. refuse tout de même de faire sa sieste. J'applique une maxime de Jane Nelsen : plutôt que de m'escrimer à lui faire faire quelque chose, je décide ce que je vais faire : puisque moi j'ai absolument besoin de dormir et que je ne peux dormir en le laissant éveillé, je me couche auprès de lui en le tenant dans mes bras malgré ses hurlements. 

III.
Bébou et Bébounette se sont associés pour répandre le contenu du seau à couches sales dans l'entrée...
Je le fais ramasser d'une brève description
"Je vois des couches sales par terre"
Puis, alors que je suis sur le point de passer un rond vert + pschitt au vinaigre sur le sol, je m'arrête et décide que cela ne sert personne: je vais le chercher. 
Refus d'obtempérer malgré description du problème, énoncé des règles, expression de mes attentes, expression de mes sentiments. 
"Nan, je veux pas."
En désespoir de cause, j'ai recours à la menace
"Ben y aura pas de coucher de grand alors."
Action immédiate (j'avoue en avoir été la première surprise : j'ai quasiment eu l'impression qu'il cherchait un prétexte honorable pour céder...?). 
Mais pas top. Si vous voyez d'autres suggestions...

Jeudi:
J'entends des pleurs bruyants de Bébounette et devine que F s'est amusé à enfermer sa sœur dans leur chambre, ce qu'elle déteste. Je me retiens d'intervenir illico, et de la pièce où je suis, j'interpelle :
"F., j'entends que ta sœur pleure.
- oui c'est parce que je l'ai enfermée !
- comment peux-tu résoudre le problème ?"
J'entends un bruit d'ouverture de porte. Ouiiiii !!!!
(Ça n'empêchera pas qu'il la pousse deux minutes plus tard, hein !)


Vendredi:
Cela fait plusieurs fois qu'au moment de faire son lit le matin, F. dit "tout seul" !
Du coup aujourd'hui, la version du choix c'est
"F., préfères-tu faire ton lit avec moi ou tout seul ?
- Tout seul !"
Et franchement, je mesure là la rentabilité du temps passé à enseigner en ayant en tête les mots incitatifs de Jane Nelsen sur ce point : bicoz entre le résultat de ses efforts en solo, et ceux des premiers jours à faire son lit avec moi, il y a un monde...



J'en profite pour mentionner que, ce matin-là, comme les 3 matins précédents, F. ne s'était réveillé que pile au moment de petit déjeuner avec son père, voire s'était laissé réveiller par lui... après plusieurs jours à lui assurer que Monsieur Bout viendrait le chercher (moi)... et un ou deux soirs où le message lui avait été spécifiquement adressé par ledit Monsieur Bout en personne.

EDIT : je rappelle, pour celles qui prendraient la série en route, que ces billets ont aussi vocation à servir de Hotline, comme inauguré avec succès dans le billet précédent.

7 commentaires:

  1. Nous avons le même pb de réveil trop tôt "pour guetter" quand nous sommes chez mes BP (la joie des filles = prendre le petit déj avec leur grand-mère)... même solution (efficace !) que chez vous : tu peux dormir tranquille, GM viendra te chercher.

    Pour mercredi III, c'est aussi une conséquence logique : tu te comportes comme un petit (qui ne comprend pas bien les conséquences de ses actes), je m'occupe de toi comme un petit...

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    1. Ah tiens c'est intéressant comme point de vue...
      j'y retrouve un principe nelsenien, du reste : l'état d'esprit et le ton derrière ce qu'on dit influe aussi...

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  2. Toujours très inspirants tes billets !
    Ici plus de problème de manteau qui traine pour le moment donc je n'ai pas mis en pratique la note pour le moment.
    Mais mise en pyjama sportif un soir :
    - je tente le monstrauxguilis sans succès
    - le pyjama doit être enfilé avant le dîner. Préfères tu le faire seul ou avec moi? Pas de réponse : il court partout en criant. Mais 5 minutes après je le vois arriver en pyjama. Je me lance donc dans le compliment descriptif.
    Ce matin l'habillage s'annonce également compliqué : il se réfugie sous la couette en riant. Je fais parler les habits : "Ecoute J, j'entends quelque chose, on dirait tes habits qui t'appellent !..." Gros succès. Habillage rapide. Il a ensuite fait parler mes habits...(habillage rapide également pour moi !)
    J'ai également tenté la responsabilisation : il a débarrassé la table avec application et a même de lui même nettoyé la table. (prochaine étape : le coup de balai après... ! et je n'aurai plus rien à faire !)

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    1. toujours très inspirants tes commentaires ! ;-)
      Ces succès font plaisir à lire (et je crois que le coup des "je crois que tes habits appellent" resservira, peu importe à quelle sauce.... mais à vue de nez, remastérisé en "ton assiette sale t'appelle", ça devrait connaître un succès fou dans les salles)

      "tenté la responsabilisation" : comment exactement ? dis m'en pluuuus que je visualise !

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    2. Et suspendre le temps1 mars 2017 à 16:38

      Merci de partager avec nous, ca donne des idees :)

      Et merci a Gwen pour cette rubrique, je reviendrai certainement a ces articles lorsque ma fille commencera a s'opposer (le plus tard possible j'espere haha)

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    3. Pour ce qui est de la responsabilisation c'est sans doute pas le terme approprié. Il s'agit plutôt d'un pas de plus dans l'autonomie et dans la participation à la vie de la maison. J'ai donc mis des lavettes à disposition des petites mains ainsi qu'un petit vapo (avec seulement de l'eau, d'habitude je mets aussi du vinaigre).
      J'ai décidé, faute de mieux, que la vaisselle sale irait dans l'évier après le repas (et pas dans le lave-vaisselle parce qu'alors ça nécessite de vérifier si son contenu est propre ou pas encore lavé...). Et donc voilà, j'ai juste expliqué ça : après le repas la vaisselle rejoint l'évier : veux -tu le faire avec moi ou bien préfères-tu attendre que j'ai fini de débarrasser la table pour qu'on fasse un jeu ensemble ?
      Bon pour cette fois il a choisi la première option... L'attrait de la nouveauté sans doute...
      ça n'a l'air de rien comme ça mais pour nous c'est déjà énorme : J. est tellement demandeur de la présence de sa mèèère que ladite mèèère peine à faire 2,3 tâches ménagères dans la journée, c'est donc souvent le père qui se charge de débarrasser la table pendant que je débarrasse le plancher avec les enfants accrochés à mes jambes.

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    4. Ah mais c'est excellent ça !
      Trsè Flylady, très Jane Nelsen, très tout ;-)

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