PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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samedi 25 février 2017

C'est traître une blette

C'est fou à quel point un légume peut être fourbe.
Prenons, au hasard, le cas de la blette.
Ne gardant qu'un souvenir très mitigé des rares fois où j'en avais mangé jusqu'ici, j'avais soigneusement évité toute nouvelle rencontre avec elles, les éliminant impitoyablement à chaque fois que mon panier bio en proposait.
Ce qui était le cas la semaine dernière.

Et pourtant : à collecte de mon panier, quelle ne fut pas ma stupeur !
Deux exemplaires particulièrement teigneux m'attendaient, innocemment disposés parmi les salsifis, pommes de terre et autres oranges qui remplissaient mon panier : étant en rupture de stocks sur les salsifis et ne pouvant donc me fournir toute la quantité commandée, mes pourvoyeurs de panier bio avaient pris l'initiative de les remplacer avec ces fameuses blettes.
Mais-euh-POURQUOI-croyez-vous-que-j'avais-pris-la-peine-de-les-ôter-du-panier-de-base ?!?!
De là à penser que cette rupture de stocks de salsifis était liée à une immonde machination blettesque, il n'y a qu'un pas.
Hasard ? 
Coïncidence ? 
Je ne pense pas.

Quoi qu'il en soit, je me suis retrouvée à cuisiner ces blettes complètement contre mon gré.

Et franchement, j'ai trouvé ça relou, car figurez-vous que lorsque je commande mon panier, je dose toujours savamment mes efforts à venir : je ne cumule pas les légumes inconnus et / ou difficiles à cuisiner, mais en fonction de ma disponibilité, je m'efforce de sélectionner des légumes compatibles avec les efforts que je suis prête à investir dans leur préparation.
Or là j'avais déjà coché 
  • la case "truc inconnu" : mes fameuses poires de terre
  • ainsi que la case "c'est pas en 5 minutes que tu prépareras ça" : en reprenant des salsifis.

Alors là, me retrouver avec un mot-compte-double, cochant à la fois la case "inconnu" et la case "préparation un peu longuette", le tout pour un résultat gustatif sur lequel j'avais des doutes !

Bref, j'ai rouspété du fond de ma cuisine.
Surtout qu'Internet, consulté comme d'habitude sur la manière d’accommoder ces OCNI (objets culinaires non identifiés), semblait vraiment vouloir en rajouter, non mais !
  • faut bien laver ces fichues blettes, 
  • faut ôter leurs fibres (comment ? Me suis posé la question, et puis j'ai fait comme j'ai pu, et comme que nous avons finalement mangé n'était pas fibreux à l'arrivée, je suppose que j'ai à peu près fait ce qu'il fallait), 
  • et ensuite on me disait de cuisiner côtes et feuilles de blettes séparément. Ben voyons, déjà que j'en voulais pas, je vais m'en farcir DEUX plats, mais oui bien sûr.

Bonjour le travail d'épluchage !
Après quelques recherches, m'énervant au fur et à mesure des suggestions chronophages qui se succédaient, j'ai fini par trouver cette recette ne spécifiant pas de séparation quelconque côtes / feuilles, et vogue la galère : 
blettes coupées menu, 
ail, huile, vin blanc, crème, 
et zou !








C'est vraiment traître une blette.
Ça a même réussi à séduire mon propre mari : "mais c'est très bon !", s'est exclamé le malheureux, aveugle aux manœuvres sournoises dont il était victime.
Et même moi franchement j'ai trouvé cela tout à fait bon non je ne peux pas écrire ça correct.

Heureusement que les Bébous sont restés incorruptibles et n'ont pas terminé leur assiette (quoi ils étaient un peu ronchons ce jour-là et n'auraient probablement rien terminé d’autre non plus ? Nan mais vous aussi vous faites partie du complot des blettes ?! Vendus !).
Et puis franchement, trop de boulot.

Donc je ne prévois pas d'en reprendre.
Mais au moins, maintenant je sais me défendre si elles tentent une nouvelle attaque.

Parce que dorénavant je me méfie : c'est traître, une blette !

5 commentaires:

  1. mais qu'est ce que tu as fais à ces pauvres blettes ? ici je lave les feuilles, je coupe le bout s'il a l'air dur et je coupe plus ou moins mais je n'enlève rien du tout. Plus rapide à préparer que les carottes !!! Ensuite dans une énorme casserole à feu moyen pendant le temps que ça prend pour fondre (oui on met un couvercle) et MIAM ! Tout le monde aime ça. Même si les plus jeunes marquent une énorme préférence pour le blanc (les cardes), ils se le piquent dans l'assiette. En même temps une fois fondu il ne reste plus grand chose de vert dans l'assiette :D
    En tout cas je ne jette jamais autant de trucs que toi. (dit la fille qui a mis 3 ans à comprendre que le vert des poireaux se mangeait :D).
    Sinon j'aime bien tes articles légumes. JE crois que je vais tester les salsifis :D (et peut être trouver de la poire de terre).

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  2. Idem ici on sépare les feuilles, on les rinces, on coupe tout en petits tronçons et c'est tout, prêt à être cuisiné! En gratin béchamel, ou poêlée avec qq oignons et de la sauce tomate, hummm! :) Et personne n'a jamais senti de fibre... Et voilà, ce complot est universel, te voilà obligée d'en reprendre :D

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  3. Encore plus traîtresse quand elle est sautée avec lardons et poivrons (côtes à séparer et precuire vapeur en tronçons... me dis pas que tu peux pas le faire, ton vitaliseur est toujours sorti, et ça se fait en avance !). Bref, très très traître Mr D. en redemande !
    Tu vas être surprise par la poire de terre, c'est très fin !
    Bises Amélie

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  4. Aaaaah mais c'est terrible ça : VOUS TROIS AUSSI, complices de cette sombre machination !?!?
    J'en tremble...
    Pis bon entre le fait que vous dégommez mon argument "trop de boulot", et toutes vos idées de recettes un poil alléchantes, je fais comment moi ?
    Grmbl scrogneugneu.
    J'allons êt' bonn' pour en r'prendr'.

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  5. Fais gaffe, tu vas bientôt être mûre pour le fenouil lol (très traître lui aussi, émincé en salade avec une vinaigrette au jus d'orange qui camoufld le goût anisé). Amélie

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