PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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vendredi 9 décembre 2016

La télé, le parc : Honni soit qui (mal) y pense ?

Ces derniers temps m'ont fourni l'occasion de prendre un peu de recul par rapport à deux objets pas forcément très populaires au sein des milieux pédagogie alternative / maternité bienveillante / etc (même si rappelons-le, pas d'amalgame surtout !)

J'ai nommé
le GMP
et
la TI

=

le Grand Méchant Parc

et

la Télé Infernale


En ce qui me concerne, ma position concernant ces deux objets sataniques a évolué dans le temps.

Concernant le parc, F. et E. n'ont pas été logés à la même enseigne. 
En effet, entretemps, je me suis davantage intéressée à la motricité libre et à Montessori. Du temps de F. côté "motricité libre" j'avais suivi beaucoup de points sans trop y prendre garde (ne pas "pousser" l'enfant à marcher ou s'asseoir par exemple), mais pas les recommandations concernant le parc.  
E. y aura en revanche passé beaucoup moins de temps que son frère.

Quant à la télé, nous ne l'avons jamais eue, donc peu de risques de mettre un enfant devant. En revanche, même si je ne projetais pas d'en gaver nos enfants, je ne voyais aucun mal à une utilisation raisonnée dès un âge assez jeune. 
Je trouvais les Disney trop longs et violents pour des tout-petits, mais sans y avoir concrètement réfléchi, l'idée de caler F. devant l'un ou l'autre court film Youtube vers 2 ans ne me posait pas de souci particulier... jusqu'à ce que nous visionnions la conférence TV Lobotomie et que nous ne révisions là aussi notre avis sur la question.


Que reprocher à ces deux objets ?

Leur point commun : nuire au développement de l'enfant

Concernant l'usage du parc, j'avais beaucoup aimé la comparaison de Jeannette Toulemonde, dont je vous parlais ici : un enfant a besoin 
  • de toucher pour connaître, 
  • d'expérimenter pour apprendre, 
  • de découvrir pour renforcer sa curiosité, 
  • de se déplacer pour acquérir une saine maîtrise de ses mouvements, 
  • de nous suivre et nous observer dans notre vie quotidienne pour s'attacher et nous imiter. 
Choses auxquelles nuit le parquage à longueur de journées, tel qu'il a volontiers été pratiqué par la génération précédente.

La télé 
  • pompe la capacité d'attention et de concentration de l'enfant, 
  • le maintient dans une situation passive, 
  • l'empêche d'utiliser son corps et ses mains et nuit par là à tous les apprentissages qui en découlent (c'est-à-dire, chez un jeune enfant, pour lequel tout passe par le corps et les mains... peu ou prou tous les apprentissages); 
  • elle nuit par ailleurs au développement du langage des touts-petits, puisque, outre la fréquente pauvreté lexicale des programmes, lui manque la faculté essentielle de sortir le bon mot au bon moment (= au moment où l 'enfant regarde ce qui est nommé)


Alors : à mort le parc, au pilori la télé ? (et ceux qui l'utilisent)

Après tout, ça ne sert en rien l'enfant.

Ou si quand même ?

Voyons voire....

Si tant d'enfants passent autant de temps dans un parc, puis autant de temps devant une télé, c'est parce que c'est bien pratique pour les parents:  du calme, du repos.

Faut-il donc les flageller, ces piètres parents, et s'attacher à se distinguer au maximum d'eux en maintenant parc, télé et assimilés à des kilomètres de distance ?

Très honnêtement, il y a eu un moment où je n'en étais plus très loin.
Et puis j'ai réfléchi. 
Il y a eu ma réflexion et mes "premiers tests" de télé, en allemand
En parallèle, j'ai cheminé sur la gestion de la colère. Pas à pas...
Je me suis regardée. 
Écoutée. 
J'ai encore réfléchi.
Et pour parachever le tout, en novembre, j'ai tenté le passage au "sans couches" pour E., ce qui m'a obligée à la laisser totalement libre de ses mouvements (des fois que ceux-ci la mènent vers le pot) tout en l'ayant à l’œil à chaque instant d'éveil dans l'appartement (histoire de protéger mes tapis et de venir éponger). 
En parallèle de quoi c'est également à ce moment qu'elle n'a plus eu besoin de ses siestes du matin et que donc j'ai du gérer l'IEF de F. sans pouvoir compter sur son sommeil à elle.

Dans les commentaires du blog dont je vous mettais le billet sur TV Lobotomie en lien, une phrase m'a frappée, disant en gros que les enfants ne demandent et n'ont besoin que d'une chose : de l'interaction avec un adulte, de préférence référent = le parent. Et que c'est épuisant pour le parent, cette demande permanente, d'où le succès de la télé.
De la même manière, laisser son enfant hors du parc est plus fatigant pour un parent : une fois que l'enfant se déplace, on s'expose à du désordre, voire de la casse (selon les précautions qu'on aura prises), et puis on nous "colle" 24h/24 au point que prendre une douche peut devenir un vrai défi.

C'est fatigant, c'est usant.
C'est angoissant, même ! 
Je me souviens avoir lu, sur les réseaux sociaux, cette savoureuse phrase (que je vous restitue de mémoire car mes recherches ne m'ont pas permis de la retrouver... mais je ne sais plus dans quelle langue je l'avais lue !) 
"les enfants, c'est comme les films d'horreur,
c'est quand c'est calme qu'il faut s'inquiéter
ou, version alternative
c'est dans les moments de calme que se préparent les pires horreurs"

Et plus j'avance, plus je réalise, mais surtout, plus j'essaie d'appliquer la maxime selon laquelle ce qui est bon pour moi, l'est aussi dans une certaine mesure pour mes enfants. Que ce qui piétine mes limites et va à l'encontre de mes besoins, n'est pas bon pour mes enfants.
Car parent fatigué, usé, = parent beaucoup moins disponible mentalement pour son enfant, beaucoup moins patient, beaucoup plus rapidement tenté de recourir à sa "langue maternelle" plutôt que de déployer les efforts nécessaires pour une communication plus respectueuse envers son enfant, beaucoup moins en mesure de gérer sainement sa propre colère.

De ce fait, j'en suis venue à considérer qu'il était primordial de m'aménager des moments où je ne suis pas sur le qui-vive, durant lesquels je peux profiter de moments de calme sans qu'un doute terrible ne vienne s'instiller ("que font-iiiiils?"), voire même me concentrer sur une tâche comme la gestion de la maison... le mois de novembre m'a ainsi permis de réaliser à quel point les minutes de calme total grappillées au moyen du duo infernal Bébou-devant-un-petit-film-en-allemand / Bébounette-dans-son-parc contribuaient à ma zénitude : disposer de ce temps pour accomplir de gros bouts de routine Flylady et m'offrir ainsi une maison agréable à vivre, fait une vraie différence chez moi, dans ma manière de me sentir et donc d'interagir ensuite (d'autant que cela me permet de souffler véritablement pendant leurs siestes, sans que celles-ci ne soient exclusivement dévolues aux travaux ménagers).

Dans primordial, il y a "prim": mettre en premier, cela signifie accepter que parmi des choses importantes, l'une va parfois devoir passer en second pour laisser la place à la première. (oui oui, très grande sagesse du jour, merci)
Et donc parce que ma propre santé mentale, mon propre équilibre, est important, il s'agit de le faire passer, parfois, devant le développement optimal de mon enfant, en faisant une place à ces deux béquilles que sont alors le parc et la télé.

Pas n'importe comment, cependant !

C'est comme chez les Inconnus, il y a le bon parc et le mauvais parc, la bonne télé, et la mauvaise télé ;-)
ou plutôt, des manières d'en optimiser l'usage !
En s'attachant à observer ce que l'objet peut apporter de spécifique, et à en tirer parti.

Ainsi concernant le parc, j'apprécie la possibilité qu'il donne à l'enfant de jouer seul, de se concentrer sur son jeu sans demander le regard de l'adulte et, du coup, sans être influencé par ce regard.
  • Pour profiter de cela, j'y propose donc des jeux invitant à une plus grande concentration, et parfois délaissés (ainsi vois-je la Bébounette, toujours en mouvement en temps normal, se figer pendant de longs moments pour enfiler des disques sur une tige)
  • j'y dispose peu de jeux, que je renouvelle régulièrement, dans un esprit Nido (en pratique : je garde 3 panières pré-constituées dans le placard le plus proche, je sors le contenu d'une panière à chaque fois)
  • je veille à y placer l'enfant quelques instants dès très jeune, bien avant qu'il soit capable de se déplacer, afin que ce soit un environnement connu, apprivoisé, accepté, et que le jour où le besoin s'en fait ressentir, tout se passe en douceur
Passé un certain âge, la barrière de sécurité fixée à la porte de la chambre permet le même effet (calme pour le parent, concentration dans un univers restreint et sécurisé pour l'enfant) tout en élargissant le champ d'action de l'enfant

Pour ce qui est de la télé, j'avais expliqué dans l'article sur l'allemand comment nous en encadrons l'usage. 
J'y vois une différence d'avec le parc dans la mesure où 
  • le parc nuit "par comparaison" : l'enfant pourrait "faire mieux" pendant ce temps,
  • alors que la télé nuit "par contagion" : elle a également un impact sur l’intérêt / la capacité de l'enfant à "faire mieux" durant son temps hors télé. 
C'est pourquoi, personnellement je ne me verrais pas y avoir recours avant l'âge de 3 ans car à mes yeux jusqu'à cet âge les inconvénients de la télé pèsent encore trop lourd et que ce serait donc un calme trop cher payé : je préfère recourir à l'option parc/barrière de sécurité durant les trois premières années.
(j'ai souligné le "personnellement" : c'est un arbitrage que je fais en fonction de mes besoins zàmoi et des autres ressources dont je dispose par ailleurs, et notamment : l'aide précieuse d'une nounou ! Pas la seule voie vers le Salut...)

Ensuite, je veille jalousement 
  • à l'intérêt des programmes (c'est-à-dire que je fais mon possible pour que la télé compense ses effets négatifs en apportant quelque chose de particulier par ailleurs : chez nous = réservée à l'allemand) 
  • et à la stricte limitation dans le temps, 
  • ainsi qu'au fait que cela ne vienne pas se substituer à des activités plus intelligentes : quand je vois F. à plat ventre sur la parquet, tout à son petit train, je me mets en cuisine sans piper mot ni venir proposer le créneau petits films en allemand.


Avoir mené cette réflexion m'a permis de me détendre, et de m'éloigner encore davantage de la pression de la perfection maternelle. Non, je ne peux pas être disponible pour mes enfants à absolument tous les moments de la journée, et j'accepte donc des solutions suboptimales nécessaires à mon bon fonctionnement à moi.

le parc, the place to be...

14 commentaires:

  1. Je n'ai pas utilisé le parc pour mon fils. Nous n'avions pas la place (et pas d'argent à mettre dans un tel objet). Avec un deuxième enfant, la question peut se poser, mais le problème restera le même: pas de place, pas d'argent.
    Pour ce qui est de la TV, il m'arrive (trop souvent à mon goût) de l'allumer. Le matin, uniquement. Mon fils se réveille (très) tôt et j'ai besoin de souffler avant d'attaquer cette longue journée (pour boire mon thé ou effectuer quelques tâches). Mais je ne suis pas à l'aise avec cette méthode que j'ai laissé s'installer durant l'été (alors qu'avant je ne l'allumais pas). Je n'ai pas trouvé d'alternatives. Il me réclame beaucoup et moi je veux souffler. J'ai pensé à acheter un post cd pour qu'il puisse écouter des comptines ou faire un peu de méditation ensemble. Du coup, ton fils la regarde ?
    Bergamotte

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    1. Je comprends tout à fait. Le besoin de souffler est fondamental, et je pense qu'entre un moment de télé et zéro moment à soi... le choix est vite fait et très légitime.
      Du coup, chez nous, il regarde "la télé" (= des mini dessins animés en allemand sur notre ordinateur), mais uniquement avant le déj et / ou le dîner, pour une durée variant de 5 à 20 minutes globalement. Et pas tous les jours.
      Mais j'ai aussi l'avantage d'avoir toujours recours à ma nounou 2 fois dans la semaine, ce qui me rajoute du temps pour moi.

      Pour les matins, nous avons plusieurs cordes à notre arc, mais effectivement, le poste CD en est une ! Pour de la musique, mais je pense que je pourrais aussi rajouter des livres audios. (en français en revanche)

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  2. Pour la télé (ou notre version ordinateur/dvd/youtube), chez nous il y a tout un côté "plaisir partagé" dont tu ne parles pas : je suis une inconditionnelle de Michel Ocelot par exemple, et donc je piaffais d'impatience de le leur faire découvrir, petit à petit. Une de nos règles à la maison c'est de toujours regarder avec les enfants au moins le premier visionnage et de beaucoup verbaliser / commenter ce que l'on voit (oui, on papote pendant les films !!) pour ne pas les laisser seuls devant les images. En général, comme j'aime bien moi aussi ce moment là, on se blottis tous sur le canapé et on regarde ensemble, je n'ai pas trop à me forcer pour regarder avec eux. Même 5-6 min voire 15 pour un épisode entier ou plus si c'est un film, ce sont de bons moments. Et ensuite quand je veux utiliser la télé pour pouvoir faire autre chose pendant ce temps, ils regardent quelque chose de connu.
    Et sinon, comme chez vous, pas de systématique mais plutôt un "créneau-routine" : s'ils veulent regarder c'est toujours à peu près au même moment dans une journée (au hasard, pendant que je prépare le repas / prends enfin ma douche) et jamais certains jours (les jours d'activité où c'est toujours la course).

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    1. Merci Anne-Laure de cet apport, moui, c'est vrai que j'ai tendance à négliger cet aspect !
      Ca "tue" le côté "du temps pour moaaah", ou plutôt, ça le décale au 2ème visionnage, mais l'approche me plaît bien, je vais tâcher de me l'approprier ;-)

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    2. oui ou ce que je voulais aussi dire c'est que ça mutualise un peu : ce n'est pas vraiment "du temps pour mouaa" mais c'est quand même "du temps pour nous" : ça me permet de souffler, de donner une tétée au calme sans que tout le monde soit pendu à mes basques...

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  3. à 2 et 3 ans, la télé était le seul moyen que j'avais trouvé pour prendre une douche quand j'étais seule avec ma fille. Au début des dessins animés uniquement en langue étrangère d'ailleurs. Je connaissais le timing dont j'avais besoin, je lançais pile au bon moment et hop, j'étais tranquille. Comme c'était rare, j'étais sûre qu'elle ne bougerait pas de là.
    Le parc nous n'en avons jamais eu.

    Par contre en réponse à Bergamotte plus haut, comme j'ai aussi besoin de souffler avant de commencer la journée, la seule solution que j'ai trouvé : avant l'heure de me lever. J'ai ainsi au moins 30 minutes seule, pour faire mon yoga (ma priorité) puis éventuellement lire un peu, écrire un courrier, boire du thé en regardant par la fenêtre. Cela me rend beaucoup plus disponible pour le reste de la journée, de "réussir" mon lever à moi. Par contre il est vrai que je me couche un peu plus tôt le soir aussi.
    Et j'ai fait quelques essais pour ne pas casser mon rythme de sommeil, je faisais sonner le réveil 15 minutes plus tôt et je regardais si ça me convenait, puis si ça n'allait pas, encore 15 minutes plus tôt le lendemain. DU coup, j'ai trouvé l'heure qui me va et je me lève sans difficulté.

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  4. En préambule : passés les six premiers mois de notre fille, ni moi ni mon compagnon n'étions au foyer 24h/24h. Nous n'avons jamais eu de parc... Tout l'appartement avait été "babyproofé" et les portes des endroits dangereux, fermées. On avait poussé le truc jusqu'à réaménager des endroits pour en faire des parcours de "motricité intégrée dans l'environnement mobilier". J'ai vu il n'y a pas longtemps une photo de ton domicile avec une magnifique étagère/escalier, appel non-subliminal à la grimpette, avec en prime une lampe-qui-chauffe-et-qui-casse au sommet, alors je comprends le parc... Quant à la télé (ici ce sont des vidéos sur ordinateur vu que télé y a pas), c'est vraiment au compte-goutte, car notre enfante (2 ans 1/4) a beaucoup de mal à sortir d'un visionnage sans une bonne grosse crise de frustration douloureuse. Du coup je ne montre jamais de dessin animé pour ne pas avoir à gérer la fin. Son père, si... Quand elle regarde un truc on est fascinés de sa fascination et on comprend pourquoi il y a des parents qui laissent les enfants très longtemps devant un écran : c'est comme si l'enfant disparaissait complètement...

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    1. Trop chouette le coup des parcours de motricité ;-)
      et oui pour l'étagère-escalier, après, ils la gèrent très bien, c'est juste l'intérêt pour la lampe qui pose souci ;-)
      Quant aux portes fermées, je crois que c'est effectivement une bonne solution pour un premier, mais beaucoup plus compliqué quand on arrive au 2ème : F. se ballade partout, lui, et je ne peux pas compter dessus pour refermer les portes (dans le sens qu'il le fera souvent, si je lui demande, mais que je ne peux pas me "reposer" sur le fait que les portes qui doivent être fermées le sont...)

      Et je te rejoins sur la fascination : F. est tout calme devant, certes, mais c'est surtout la Bébounette qui, si elle est sur mes genoux le temps que je lance la vidéo de son frère, est totalement captivée par les quelques images qu'elle perçoit alors. Le mot "disparaître" n'est en effet pas trop fort !

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  5. Pour la télévision a priori même vision que toi : pas forcément la grande méchante télé mais à utiliser avec précaution pour les petits.
    Pour le parc, de mon côté je n'avais pas d'a-priori. J'ai donc posé ma fille aînée dans le parc et très vite compris que pour elle c'était une prison dont il fallait s'échapper et elle s'échappait avec une ingéniosité impressionnante ! A 8 mois impossible de la laisser dedans, elle sortait toute seule !
    Pour la cadette j'avais donc opté pour le 0 parc et je me suis aperçue qu'elle ne sentait pas toujours tranquille avec son ouragan de soeur et l'enfant que je gardais donc parc dégainé. Et là... figure-toi que l'ouragan à couettes est grimpée dans le parc pour s'installer tranquillement avec sa soeur ! Alors le parc, objet infernal ou bien objet de surprise parfois ? ;)
    Bonne journée !

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    1. Haha !
      chapeau à ta n°1 pour ses évasions spectaculaires, heureusement les miens sont moins débrouillards ;-)
      Et ici, observations similaires sur
      - le besoin de sécurité du second par rapport au premier. Cela fait du bien à E. d'être un peu tranquille parfois, et ce weekend où nous recevions des amis avec leurs 3 enfants, nous y avons volontiers eu recours pour offrir à nos plus jeunes respectifs un espace à eux
      - le fait qu'une fois qu'il y a un petit dedans, le parc devient ultra sexy pour le grand. F. y rejoint volontiers sa sœur et c'est généralement pour des séances très paisibles malgré l'espace restreint.
      Bonne journée à toi ;-)

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  6. Je copie colle ce commentaire que Blogger occulte mystérieusement... (c'est meme pas moi qui l'ai supprimé par erreur cette fois !!)

    Tiphanya a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "La télé, le parc : Honni soit qui (mal) y pense ?" :

    à 2 et 3 ans, la télé était le seul moyen que j'avais trouvé pour prendre une douche quand j'étais seule avec ma fille. Au début des dessins animés uniquement en langue étrangère d'ailleurs. Je connaissais le timing dont j'avais besoin, je lançais pile au bon moment et hop, j'étais tranquille. Comme c'était rare, j'étais sûre qu'elle ne bougerait pas de là.
    Le parc nous n'en avons jamais eu.

    Par contre en réponse à Bergamotte plus haut, comme j'ai aussi besoin de souffler avant de commencer la journée, la seule solution que j'ai trouvé : avant l'heure de me lever. J'ai ainsi au moins 30 minutes seule, pour faire mon yoga (ma priorité) puis éventuellement lire un peu, écrire un courrier, boire du thé en regardant par la fenêtre. Cela me rend beaucoup plus disponible pour le reste de la journée, de "réussir" mon lever à moi. Par contre il est vrai que je me couche un peu plus tôt le soir aussi.
    Et j'ai fait quelques essais pour ne pas casser mon rythme de sommeil, je faisais sonner le réveil 15 minutes plus tôt et je regardais si ça me convenait, puis si ça n'allait pas, encore 15 minutes plus tôt le lendemain. DU coup, j'ai trouvé l'heure qui me va et je me lève sans difficulté

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    1. Oui, il y a aussi cette solution. La où ça coince est que mon fils se lève très tôt. Il faudrait donc que je me lève à 5h (avec la condition que cela ne le réveille pas). Mais si l'occasion se présente, je le ferais. Boire un thé et lire mon Diplo tranquillement... Voilà je bave. D'ailleurs je devrais moi aussi me coucher.

      Bergamotte

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  7. Pour le parc, il me semble que Steiner ne le diabolise pas du tout, au
    contraire, à condition qu'il soit placé à côté de la maman. Pour le petit,
    c'est un espace sécurisé duquel il peut observer la maman dans ses gestes
    du quotidien, la contempler pour se rassurer quand il en a besoin. Ce qui
    n'empêche évidemment pas la mère de répondre à ses pleurs... Il me semble
    que la façon dont il en parle s'approche de la notion de continuum (que
    j'ai découvert avec Helëne)
    Ici je ne l'ai pas du tout utilisé pour l'ainé mais il était très souvent
    dans l'écharpe (qui constituait un espace sécurisé d'observation
    privilégiée également, et qui contraint aussi beaucoup les mouvements
    finalement). Je l'ai beaucoup plus utilisé pour la petite soeur (pour la
    protéger du grand frère, pour permettre au grand frère de faire des
    constructions peinard). Les barreaux s'attrapent facilement et elle s'est
    beaucoup entraînée à se mettre debout dans le parc. Par contre ça fait belle lurette qu'elle ne veut plus y aller. Et franchement j'aimerais bien pouvoir l'utiliser de temps en temps (histoire d'éviter d'avoir à récupérer la petite au milieu de l'escalier pendant que le lait est train de se sauver). Comment ta fille accepte le parc aujourd'hui qu'elle se déplace et à accès à plein de choses ?
    La télé par contre je ne la mets pas du tout dans la même catégorie. Ici c'est le moins possible de dessins animés. On a bien essayé pour le plus grand pour nous permettre de souffler également mais en fait il n'adhère pas franchement (tant mieux, tant pis...) et n'en réclame quasiment jamais. Nos petits trucs pour qu'il soit 10 minutes en autonomie : le mettre dans le bain, lui donner un plateau de découpage ou mieux encore de graines à verser dans différents récipients, lui faire éplucher les carottes ou couper les champignons, lui donner un vapo et un chiffon pour nettoyer... Évidemment ça demande un peu de rangement après...
    Je suis rassurée de savoir que je ne suis pas toute seule à me demander quand et comment prendre une douche tranquille...
    J'ai bien envie d'essayer également les levers aux aurores pour démarrer ma journée SEULE et tranquille mais dès que j'ambitionne seulement de poser un pied hors du lit, les deux loulous sont réveillés et en pleine forme. Ils ont des radars...

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  8. EtSuspendreLeTemps14 décembre 2016 à 11:54

    Ici, on n'a pas de télé non plus, donc quand on regarde qqch, c'est dvd ou youtube également. Ma petite a 13 mois, donc on ne l'a pas encore exposée à des dessins animés ou autre à ce jour. J'espère tenir le plus longtemps possible, surtout avec le commentaire de Emm. qui me conforte vraiment dans ce sens : "c'est comme si l'enfant disparaissait complètement", c'est assez effrayant!!
    Apres, comme discuté sous ton billet sur l'apprentissage de l'allemand, pourquoi pas, plus tard, quand elle sera plus grande et mieux armée pour visionner des émissions, lui proposer des visionnages en japonais sur des créneaux bien précis (comme tu le fais donc) et en commentant les premières fois (comme anne-laure). La question sera donc : comment gérer son petit frére/petite soeur (puisque j'aimerais d'autres enfants)? Bon, là, je me dis : chaque chose en son temps haha, j'y réfléchirai plus tard :p

    Pour le parc, nous n'avons pas de place non plus. Une amie m'avait proposé de me prêter le sien mais c'était trop encombrant. Et puis, étant dans l'esprit montessori, j'avoue aimer le fait que mon enfant soit "en liberté". Dans sa chambre, son lit est un matelas au sol donc elle peut vaquer à ses occupations comme elle veut, et je laisse la porte de sa chambre ouverte aussi, donc elle peut vraiment aller où elle veut. Du coup je ne me vois pas la priver de cette liberté en journée? De nouveau, lorsqu'il y aura un second, je serai certainement amenée à voir les choses sous un angle different :)
    En tout cas c'est super intéressant de lire les commentaires en plus de tes articles :)

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