jeudi 12 janvier 2017

Numération : Jeu de l'arbre (à télécharger)

Parmi les activités proposées au Bébou pour nourrir son intérêt pour la numération, j'ai créé un jeu en m'inspirant du jeu du pommier découvert sur la boutique Documents Montessori. 
J'avais découvert ce jeu chez Madame Vulpin, qui mentionnait dans un autre billet utiliser, pour d'autres activités, des petites pommes achetées chez Action. 
J'ai eu l'idée d'avoir recours à ces petites pommes pour le jeu du pommier, car je vois à quel point F. a plaisir à manipuler les petits fruits en bois lorsque nous jouons au jeu du Verger de chez Haba. Je trouvais cela bien plus sensoriel et attirant que de bêtes pommes en papier plastifié (et puis, je n'avais pas encore succombé aux sirènes de la plastifieuse), donc, pleine d'espoir, j'ai cherché lesdites pommes lors de mon premier raid dans cette caverne d'Ali Baba. 
Mais en vain.

En revanche, au rayon décoration de table de la Foir'Fouille, j'ai trouvé des sachets de "gouttes d'eau" ressemblant à s'y méprendre à des feuilles. (2€ et des brouettes le sachet de 20; c'est encore là où je me dis "vive Action", chez eux, ce genre de bricoles aurait probablement été proposé au moins la moitié moins cher)



J'ai donc revu le jeu à ma façon, et je vous le propose aujourd'hui, à imprimer en A3 de préférence. Cliquez ici pour télécharger !

  • Le principe est donc de peu à peu couvrir l'arbre de feuilles, en fonction du chiffre donné par le dé.
  • Il y a 40 emplacements prévus.
  • Si vous n'avez pas de feuilles sous la main, le jeu peut aussi se jouer avec des boutons en forme de fleur par exemple, et vous obtenez un cerisier en fleurs...
Le PDF comporte 3 pages, car j'ai hésité entre plusieurs décors, à vous de choisir celui que vous préférez, F., rappelons-le, aime les moutons ;-)
A l'arrivée ceci constitue un jeu très printanier, mais bon, c'est comme les livres de Noël : c'est bon toute l'année !














Sur la photo, vous voyez une grosse feuille qui détonne, c'est juste que je me suis aperçue après impression par Monsieur Bout que je ne savais pas compter jusqu'à 40. J'ai bien entendu supprimé ce 41ème emplacement malencontreux du fichier, mais sur le coup j'avais tellement hâte de tester avec le Bébou que j'ai eu recours à ce subterfuge.

Je suis très fière du résultat, et le Bébou a bien apprécié aussi.

mardi 10 janvier 2017

Lecture royale : Jane Nelsen et sa Discipline Positive (Billet 1/3)

L'intérêt que je porte à mes amis Kate et William (d'autant plus élevé que j'ai longtemps eu comme projet d'épouser le second. Mais, bonne pâte, je ne suis pas rancunière et ne m'empêche pas, par conséquent, d'apprécier ni de m'inspirer volontiers de la première. Et puis princesse, c'est un métier relou, au fond! Et les diadèmes ne me vont pas. Ni les très gros diamants. Mais c'est dommage quand même parce que Balmoral a l'air d'être un chouette lieu où passer ses vacances. Enfintantpisquoi) m'avait fait suivre avec curiosité ce qu'on rapportait de leur cheminement éducatif, et j'avais noté, avec une certaine suffisance, que celui-ci ne semblait pas à 1000 lieues du nôtre.

Comme souvent, écrire sur ce blog me pousse à faire des choses que je n'aurais pas forcément faites sinon, et voilà-t-y-pas que, le billet susmentionné à peine publié, je suis allée loucher du côté des bouquins vantés par ma royale copine. 

Tiens donc ! 
J'ai découvert que celui intitulé "Positive Discipline : the First Three Years", avait pour auteur une certaine Jane NELSEN.
Hum... Jane Nelsen ?
C'est un nom que j'avais déjà croisé plusieurs fois au cours de mes lectures, notamment parce qu'il revient fréquemment dans des articles du site apprendreàéduquer. Et lors de mes explorations sur ce site, je m'étais posé la question de lire ou pas cet auteur, et puis bon, étant déjà bien occupée à tournicoter autour de Faber & Mazlish, j'avais estimé pouvoir remettre cela aux calendes grecques.

Mais la recommandation royale a bousculé mes plans en titillant ma curiosité. J'ai donc regardé ce que je pouvais me procurer, à savoir le bouquin générique sur la discipline positive, disponible avec un peu d'attente, dans notre bibliothèque. Et poum, l'attente s'est terminée pile poil avant les vacances de Noël, que j'ai donc passées en compagnie de Jane Nelsen (donc par extension, en compagnie de Kate & William, doooonc presque à Balmoral en fait !)



Je ne regrette pas le voyage !
Pour vous donc (et pour moi !), un exposé (en 3 parties parce que je suis quand même un peu consciente de ce que mes tartines bloguesques peuvent avoir de légèrement indigeste) de ce que je rapporte, à titre personnel, du voyage.
  1. Un nouveau regard / des perspectives éclairantes sur un certain nombre de points
  2. Une série de nouveaux outils
  3. Une meilleure compréhension de certains mécanismes psychologiques
(J'annonce mon plan. Rha, parlez moi de formatage par les études)

Au menu d'aujourd'hui, donc : les perspectives éclairantes que je retire de cette lecture.


L'importance du sentiment d'appartenance et d'importance.

Un des fondements de la discipline positive est l'affirmation que l'être humain en général, et l'enfant en particulier, a comme besoin fondamental celui d'appartenir au groupe, et d'y jouer un rôle, de contribuer à son fonctionnement. Les comportements inappropriés des enfants sont pour la plupart liés au découragement ressenti quand ce besoin n'est pas rempli.
Cette explication m'a beaucoup sensibilisée à l'importance de permettre à l'enfant de faire un maximum de choses par lui-même : 
  • d'abord, certes, les choses qui le concernent, 
  • mais aussi des choses qui sont utiles au groupe. 
En effet, ce "faire" nourrit à la fois
  • son sens des responsabilités, par des actes concrets. En effet, à la réflexion, la présence et la valeur de l'autre, et de ses besoins, s'ancrent d'autant mieux dans notre esprit que nous "pratiquons" cette présence en faisant des choses pour cet autre, de manière positive, en plus de restreindre notre liberté en "ne faisant pas" des choses qui gêneraient cet autre
  • et son sentiment d'appartenance et d'utilité.

A ce titre, chez nous cette lecture est venue s'insérer vraiment de manière idéale dans le déroulé de nos ateliers Faber et Mazlish : nous partions en vacances après l'atelier n°4 portant justement sur le fait de développer l'autonomie de l'enfant, et l'approche de Jane Nelsen, à mes yeux un peu plus poussée, nous a permis de bien approfondir ce sujet ! 

De ce fait, puisque dans nos "devoirs" Faber & Mazlish nous étions invités à réfléchir et identifier des tâches que nous faisions jusque là à la place de F., et que nous pourrions lui laisser gérer, nous avons élargi un peu notre champ d'exploration en passant en revue
  • non seulement des actions qui lui sont personnelles telles que s'habiller seul, 
  • mais aussi d'autres qui contribuent au fonctionnement familial, telles que préparer la lessive ou mettre, en plus de son couvert, celui de toute la famille.
Comme elle le souligne, du reste, travailler sur ces aspects demande un investissement en temps spécifique, car on irait souvent plus vite à faire soi-même qu'à inclure et responsabiliser l'enfant, expliquer, montrer, réexpliquer, et raaaappeler... [soupir]
Mais le fait de bien avoir en tête la double utilité de ce travail (prévenir des comportements inappropriés en nourrissant le besoin d'utilité, et permettre le développement du sens des responsabilités) m'a permis de prendre mieux conscience de la rentabilité, à long terme, d'un tel investissement. Jane Nelsen utilise le terme d'enseigner, et chez nous ce petit rappel tombait à pic.


La priorité absolue à donner à la reconnexion.

Parmi les outils donnés (moui, je sais, les outils sont sensés être abordés dans le 2ème billet, mais zut, c'est ici que cet aspect-là est le mieux hébergé), figure celui d'une méthodologie intitulée les "4 étapes pour gagner la coopération des enfants"
Éditions Poche Marabout : page 66

Cet outil, qui "oblige" à commencer par l'accueil des sentiments, etc, s'inscrit bien évidemment en parfaite cohérence avec les conseils Faber & Mazlishiens, ce n'est d'ailleurs pas un hasard si "Parler pour que les enfants écoutent" commence par cette habileté-là. 

Chez moi, la lecture de Jane Nelsen a eu, sur ce point, le mérite de me remettre vraiment en tête l'importance de ce qu'elle appelle "la reconnexion" avant de pouvoir passer à ce qu'elle appelle l'enseignement, ou la redirection du comportement. Importance étant un mot faible, un terme du genre "inconditionnalité / impossibilité de faire sans" serait plus approprié.

Ceci ne veut pas dire que j'y parviens,  hein, mais cela m'aide, en situation de conflit, à voir, en plus de ce que F. ne fait pas pour améliorer la situation (qui m'apparaît fort clairement à ces moments-là...), ce que moi non plus je ne fais pas (encore), et donc la marge d'amélioration de la situation sur laquelle j'ai, moi, un levier. 

Encore une fois, le voir ne veut pas dire que j'agis en fonction de ce que je vois... mais cela m'a permis de diminuer un peu ma frustration à certains moments, puisque cet éclairage apporte une réponse à la question "mais pourquoi refuse-t-il obstinément de coopérer ?" un peu différente du "il le fait exprès le %&@%  !" qui est celle à laquelle un esprit surchauffé a vite tendance à aboutir. 
Une sous-section a d'ailleurs pour titre "un nouveau regard sur les comportements appropriés / s'ouvrir à une responsabilité partagée sans culpabilité", et c'est justement cela. Étant ce que je suis, (ré)agissant de la manière dont j'agis, je participe aux mauvais comportements de F.. 
Ceci ne signifie pas que je dois les laisser perdurer, en mode auto-flagellation "tu as bien raison de te comporter ainsi mon biquet, comment pourrais-je vouloir que tu changes alors qu'au fond c'est ma faute, ma très grande faute, quand je serai parfaite je pourrai t'inviter à modifier ta manière de faire, d'abord-paille-ensuite-poutre etc", mais que je peux tout de même moduler ma manière de (ré)agir.


Une place de choix pour l'erreur.

J'ai trouvé très précieuse son invitation à  réfléchir sur la manière dont notre comportement présente la notion d'erreur: 
  • est-elle gravissime ? 
  • Ou au contraire si peu importante qu'on ne va pas s’appesantir dessus ?  
Ni l'un, ni l'autre.  
Une erreur n'est pas grave, mais elle est importante, au sens qu'elle est précieuse : s'attacher à faire de chaque erreur quelque chose de positif, une occasion d'apprentissage, c'est encore une autre voie, et... à la réflexion, un boulot à plein temps ! Mais justement, ce point est indissociable du point sur l'importance d'enseigner et de développer l'autonomie : il s'agit d'utiliser chaque erreur, ne pas la laisser glisser, mais de profiter de son potentiel d'apprentissage...
Cette manière de penser encourage à laisser une grande place à la réparation de l'erreur, et là encore cette réflexion est venue à pic dans notre évolution.
Ces derniers temps, nous avions commencé à travailler davantage sur le mot "pardon" (symbole important, premier pas dans la prise de conscience de l'erreur, et la reconnaissance de l'impact qu'on a sur l'Autre). 
Nous allons à présent plus loin : je fais davantage attention en général à prendre le temps de montrer systématiquement les conséquences qu'a eues un comportement inapproprié, et à faire réfléchir et agir F. pour qu'il répare. Non pas en mode culpabilisant / punition, mais en mode pragmatique, autonomisant, responsabilisant. Ainsi : 
"cela m'a donné du travail, que pourrais-tu faire pour réparer cela ?" 
Et parce qu'à cet âge, il manque encore souvent d'idées (ou tout simplement aussi, très probablement, parce qu'il manque d'entraînement - pour lui aussi, c'est tout nouveau! ), ne pas m'arrêter à son silence, mais poursuivre ma mission d'enseignement : 
"Tu pourrais m'aider en faisant ceci ou cela pour moi".

C'est un point qui m'a vraiment énormément apporté, peut-être celui qui va me marquer le plus, d’autant que cela vient se connecter avec tout ce que nous voyons/revoyons, dans le cadre de nos ateliers F&M, sur le fonctionnement du cerveau, sa plasticité, la manière dont ses circuits passent son temps à se faire, défaire et refaire. 
Une fois qu'on réalise qu'il faut un temps fou pour que les choses s'ancrent dans le cerveau d'un enfant puisqu'à peine créé, un circuit se fait pulvériser par le circuit voisin, on peut percevoir qu'il est donc normal d'avoir à répéter, répéter et re-répéter les mêmes choses. 

En ce qui me concerne, cette prise de conscience d'à quel point c'est la nature du cerveau de l'enfant, son fonctionnement intrinsèque qui nécessite ces répétitions, m'aide vraiment.
Elle me permet en effet de changer de regard : il s'agit de ne plus voir, en chaque comportement inapproprié, 
  • le signe d'un problème d'éducation 
  • ou celui d'un souci chez mon enfant, 
  • mais quelque chose de parfaitement normal: le signe d'un besoin d'apprentissage, l'occasion de réaffirmer les valeurs que nous souhaitons transmettre, de faire un pas "dans le bon sens".
Quel apport en termes de sérénité!

Par ailleurs, ceci contribue à me pousser à sortir de la logique de réaction que j'évoquais ci-dessus, pour développer au contraire une logique d'action : au lieu de réagir à un problème, il s'agit d'agir pour transmettre une valeur, développer une stratégie réfléchie, dans la durée, et faire ensuite feu de tout bois (toute erreur / occasion d'apprentissage) pour renforcer la cohérence de mon enseignement.


La gestion des comportements inappropriés : un pas de plus loin de la punition, en privilégiant les solutions aux conséquences.

Jane Nelsen commence par les explications que tout lecteur de F&M ou Filliozat connaît déjà sur les raisons pour lesquelles la punition est inefficace et nuisible à long terme.
Mais ensuite, elle s'attaque également aux conséquences qui viennent souvent remplacer la punition. J'ai trouvé sa distinction entre conséquence naturelle et conséquence logique très éclairante: 
  • une conséquence naturelle interviendra sans intervention de l'adulte / autre personne (si l'enfant ne mange pas son assiette ou oublie son goûter, il a faim), 
  • une conséquence logique nécessite une intervention (c'est par exemple le cas de mon "les enfants qui font la java dorment séparément").
Elle souligne que les conséquences logiques peuvent vite devenir des punitions déguisées, et j'ai beaucoup aimé ses explications sur les critères nécessaires à ce qu'une conséquence logique soit efficace / éviter justement ce travers.
Et tout particulièrement, je retiens cette phrase
"la souffrance n'est jamais une condition requise pour que les conséquences logiques soient efficaces. Par exemple, il est possible que cela ne coûte rien à un enfant de nettoyer sa table, il peut même y trouver un certain plaisir. L'objectif des conséquences logiques est de faire changer le comportement, de trouver une solution et non pas de se venger en infligeant une souffrance."
Je crois que cette phrase et d'autres similaires, soulignant qu'il est vain de penser que pour vouloir faire mieux, un enfant (ou un adulte, du reste) doit d'abord se sentir moins bien, représente un des points qui m'a fait le plus réfléchir. 
Il s'inscrit d'ailleurs parfaitement dans la logique "transmission de valeurs à long terme" évoquée plus haut : nettoyer la table que j'ai salie ne va peut-être pas me déranger sur le coup, mais je saurai régler le problème que j'ai causé, et j'aurai expérimenté que cela donne du travail, donc potentiellement aussi du travail aux autres, progressant ainsi sur la voie de l'empathie et de la responsabilité.

C'est cette logique là qui est au centre de la discipline par la solution: la conséquence est encore tournée vers le passé, la solution se tourne vers le futur, il ne s'agit plus de faire payer, mais d'aider à ce que les choses puissent se passer autrement dorénavant. Par exemple, pour un enfant qui emprunte sans arrêt les crayons de son voisin de table sans lui demander ni nécessairement les lui rendre, une conséquence pourrait être "être changé de place"; une solution sera "instaurer une boîte de crayons à emprunter qui serve pour toute la classe".

Voilà pour aujourd'hui; c'est bien joli, tout ça, mais les outils associés ne le sont pas moins : à bientôt pour le billet n°2  !

dimanche 8 janvier 2017

Topinambour mon amour !

Parmi les grandes découvertes favorisées par notre système de paniers bio, figurent en bonne place les topinambours.

Je crois que je n'en avais jamais mangé auparavant.
En tant que telle, la découverte de leur saveur date de notre première commande de purées pour bébé Good Goût: dans le tas figurait un parmentier de bœuf aux topinambours, que j'avais pris en mode "autant lui faire goûter ainsi des aliments bizarres que je ne cuisinerai jamais"... si ce n'est que nous avions léché la cuiller. 
Et paf, reproche à peine voilé de Monsieur Bout : "mais tu ne fais JAMAIS de topinambours !"

Et puis bon, comme toujours, les aliments qu'on n'a jamais cuisinés se parent d'une aura de difficulté sans pareille, donc je n'avais jamais sauté le pas jusqu'à quelques semaines. D'autant que, soyons honnêtes : un topinambour, ce n'est pas non plus super décoratif, c'est même assez moche. On s'imagine manger du gnome.

Et pourtant : en l'espace de quelques semaines, j'en suis à mon 3ème panier bio avec gnomes topinambours, et je frémis de joie à chaque fois qu'ils sont proposés, car les topinambours, c'est très très bon, et pas compliqué à préparer en fait !

Oui, c'est bon, et même délicieux. 
C'est du reste en lisant des conseils de préparation sur Internet que j'ai compris pourquoi ça me plaisait autant : on y précisait que la saveur était proche de celle de l'artichaut, et j'adore l'artichaut !

Et oui, c'est simple de préparation. 
  • Il ne faut surtout pas l'éplucher cru, c'est la mort sinon.
  • Si on l'épluche cuit, hum, il faut avoir veillé à les cuire exactement la durée nécessaire, pas une seconde de plus, sinon ils sont trop mous et ça donne ça
    ( le résultat est en lui-même parfaitement mangeable mais en l'épluchant vous avez repeint votre cuisine, et vous ne marquerez pas un max de points niveau présentation, si vous les servez tels quels)
  • Mais en fait, sauf pour un tout jeune bébé, il n'y a pas besoin de s'embêter à les éplucher ! Bien les brosser sous l'eau, et zou !

Du coup, dorénavant, chez moi ils vont, brossés, dans le tamis du cuit-vapeur, et c'est tout.
En revanche, cuire du topinambour ne file certes pas beaucoup de boulot, mais ne s'improvise pas : il faut prévoir 20 à 30 minutes de cuisson selon leur taille et leur jeunesse. Une pointe de couteau doit s'enfoncer dedans mais il vaut mieux qu'ils aient gardé un peu de fermeté.

Cerise sur le gâteau, les topinambours figurent parmi les légumes les moins chers qui soient (dans mon panier bio, 3,75€ le kilo. Haha, je viens de voir que mon Leclerc Drive s'amuse à les facturer à 4.98€ le kilo, pour du non-bio!), et ceci sans aucune perte si vous ne les épluchez pas...
Et tant qu'à vous faire l'article, je mentionne que c'est un légume
  • fort peu calorique 
  • très riche en fibres (mais attention, il peut occasionner des flatulences chez certaines personnes, paraît-il; et serait à éviter pour les intestins fragiles), 
  • et qui favoriserait également l'équilibre de la flore intestinale.

Ensuite, ça se mange comme ça ou en purée, ou de mille autres manières (sautés dans du beurre, revenus dans de la crème, en gratins, etc...), mais la version purée (enrichie de quelques pommes de terre, mais ça fonctionne aussi très bien sans!) remportant tous les suffrages, je n'ai encore rien testé d'autre.

  • Vous auriez vu la Bébounette tendre son assiette et dire "encore" après l'avoir nettoyée jusque dans les moindres recoins (ce qui sur une assiette ronde, ne veut rien dire, mais chut!), et ceci alors même que ces derniers temps l'appétit de la miss a été pour le moins capricieux...
  • Vous auriez vu Monsieur Bout et son fils l'imiter....
Vous auriez fait comme moi : se maudire de ne pas en avoir pris plus.
Et commander triple dose (c'est souvent vendu par 500g) dans le panier bio de la semaine prochaine.

J'en salive déjà.

jeudi 5 janvier 2017

Permuter chambre et salle de classe ???

Ce blog me pose de nombreux problèmes : 

Il 

   1. me précipite dans des dépenses inconsidérées, 
          2. me fait rencontrer des personnes infréquentables, 
                 3. et me plonge dans des abîmes de perplexité.

Le dernier vendredi précédant les vacances de Noël, j'ai cumulé 2 et 3 (qui pourraient d'ailleurs potentiellement dégénérer en 1).

Dure journée !
  • Passée en compagnie d’Hélène, maman blogueuse avec laquelle nous ourdissions depuis un bail le plan infâme de faire connaissance in real life comme disent les grands bretons. Avec laquelle je n'ai ni point commun, ni sujet de discussion, et qui s'est révélée tellement antipathique que j'ai tâché de la pommer dans les bouchons strasbourgeois au retour... Évidemment si j'espère la revoir bien vite c'est pour me venger. Évidemment !
  • Pour aller lui faire découvrir le Vaisseau, lieu abhorré entre tous, désert en ce vendredi après-midi hors vacances scolaires (nan ça fait pas du tout kiffer d'être en IEF, ce sentiment que le Vaisseau est au fond une annexe de ton appart dans laquelle tu laisses généreusement rentrer une poignée d'inconnus)
  • Avec nos mômes respectifs qui se sont tellement déplus à courir partout que F. s'est endormi en un temps record le soir en question (oui en fait c'est pour cela que j'espère une réédition prochaine de notre rencontre).


L'après-midi se passait au Vaisseau, donc, mais nous commencions par faire connaissance chez moi, l'un des buts clairement avoués étant de profiter de l'œil acéré d’Hélène pour optimiser l'aménagement des espaces ludo-éducatifs de notre logement.

Et voilà.

Dame Hélène n'était pas là depuis dix minutes qu'elle soulevait déjà la question qui m'avait déjà effleurée en passant, mais que j'avais promptement écartée : 

pourquoi ne pas permuter la chambre et la salle de classe?

Argh !

Et voilà la perplexité à l'œuvre.

Puisque c'est le blog qui m'a fourrée dans ce pétrin, à lui de m'en sortir:
  • En accueillant et structurant mes pensées, les pour et les contre des deux solutions
  • En recueillant, cher public, vos avis et suggestions sur cette question. Allez-y, mettez votre grain de sel!

Voici pour mémoire l'actuelle chambre, ci-après désignée sous le nom de "la grande pièce".
  • Plus ou moins 20m² de superficie, 
  • de forme globalement carrée, 
  • des immenses placards (tout un mur), 
  • une porte-fenêtre donnant sur un balcon donnant sur le parc.

partie gauche quand on regarde de la porte

partie droite, quand on regarde du coin gauche

partie qu'elle est ni à droite ni à gauche mais qui recouvre la porte

Et voici, pour mémoire également, l'actuelle salle de classe, ci-après désignée sous le nom de "la petite pièce",
  • peu ou prou 10-11 m², 
  • un placard couvrant la moitié du mur équivalent, 
  • une fenêtre donnant sur le parc.

Les 3 étagères Billy sont amovibles, le placard dont on voit un bout sur la droite ne l'est pas



Au départ il était évident que ce serait la petite pièce qui servirait de salle de classe : comme je tiens à avoir une pièce dédiée, cela signifie une pièce ne servant sinon pas à grand chose le reste du temps, donc autant limiter le nombre de m² "inutilisés" une partie de la journée.
Dans les faits, les enfants passent maintenant assez peu de temps dans la chambre : notre salon est immense, comporte un espace jeux et c'est là par exemple que F. a fini par déplacer le coffre contenant son circuit de train, sa principale occupation depuis de longues semaines. De la même manière la caisse à Duplo a depuis longtemps déjà déserté la chambre et navigue entre la cuisine et le salon.
Donc, si elle devenait salle de classe, la grande pièce ne serait pas de l'espace plus ou moins perdu que la petite pièce.

La petite pièce pourrait contenir les lits actuels des enfants
  • 1 lit normal: contre le mur de gauche par exemple
  • + 1 lit à barreaux : dans ce qui reste de libre du mur de droite (entre le placard et la fenêtre)
En revanche deux lits simples, le jour où... ? Ce sera plus coton (mais pas impossible: nous avons testé cette configuration lors de la venue d'amis début décembre : le 2ème lit peut être mis perpendiculairement au premier, il bloque alors un peu le chemin vers la fenêtre mais c'est vivable).
Moins d'espace et moins voire pas de jeux dans la chambre =
  • moins de distractions lors du coucher? 
  • Ou plus de tentations de sortir pour s'en procurer? Ou juste un bac à livres...?
A noter, la table à langer aurait probablement un peu de mal à se caser dans cette pièce.

Dans les placards de la petite pièce, il y aurait la place suffisante pour héberger le matos dont ils ont besoin souvent ainsi que leurs vêtements.
Mais je pourrais garder les jouets "hors rotation" stockés dans la grande pièce, et ainsi je risquerais peut-être moins les sorties sauvages qui arrivent fréquemment, et en tant que telles me dérangent surtout du fait du bazar /encombrement monstre qu'elles recréent sur leur passage.
Et bien entendu, les immenses placards de la grande pièce se prêteraient très bien au stockage du matos de classe en attente (même si il est essentiellement aménagé en penderies, l'idiot !).

Balcon:
  • la grande pièce en a un : si elle n'est plus chambre mais salle de classe, cela implique moins de risques que les enfants ne sortent dessus sans supervision. 
  • Mais dans la petite pièce, si on grimpe sur le rebord de la fenêtre et qu'on ouvre cette dernière, eh bien il n'a pas cet espace de sécurité supplémentaire.

Vue sur le parc et verdure dans les deux cas ; du fait du balcon, de la chambre la vue est plus restreinte que de l'actuelle salle de classe, ce qui peut représenter un plus en terme de diminution des sources de distraction. Notre dernier lundi de décembre, ainsi, une fois les énormes tondeuses repérées c'en était fini de la concentration du Bébou.
Dans tous les cas, il suffit de lever le nez pour voir du vert (enfin, un peu moins en cette saison mais vous saisissez le truc)

Bruit : du coup ils ne dormiraient plus juste au-dessus de la voisine. Mais au-dessus de la pièce qui lui sert de bureau.

Si je transformais la grande pièce en salle de classe, j'aurais la place, comme suggéré par Hélène, d'aménager plusieurs espaces au besoin délimités par des cloisons du style étagères Kallax. Seraient éventuellement envisageables
  • un coin linge un peu séparé puisque pour le moment je ne peux me séparer de ou loger ailleurs mon étendoir-tour. Au moins celui-ci pourrait-il se faire discret.
  • un coin dodo : lors des périodes où nous séparons les enfants pour dormir, le lit de la Bébounette pourrait être un peu isolé des espaces de classe.
  • un coin Bébounette, où elle pourrait rester avec nous mais sans trop perturber (pour le moment au vu de la durée restreinte de nos séances IEF je la case dans la chambre avec la barrière); et/ou une deuxième table, sa table, où elle pourrait colorier et "travailler" sur des premiers plateaux puisque ceux-ci semblent la captiver.
  • voire un espace jeux ? J'avoue qu'a priori l'idée ne me sourit guère, je craindrais trop la confusion, je crois que j'ai / nous avons besoin d'un espace vraiment dédié sans élément tentateur.
Puis bon faut pas s'emballer non plus, hein, cette pièce fait 20m², pas 60, et il y est nécessaire de prendre en compte la fenêtre, le radiateur et les placards dans la disposition des autres meubles, donc pour l'espace jardin zoologique, gaffophone et plongée sous-marine, on repassera.

Mais alors, cela signifie que les enfants n'auraient, définitivement, plus vraiment d'autre endroit où jouer que le salon. Difficile de les envoyer "jouer dans votre chambre"...
Cette perspective inquiète pas mal Monsieur Bout. Certes pour le moment ils jouent essentiellement dans le salon, mais la possibilité de la chambre comme espace de repli le rassure. Si F. veut garder une construction mais que nous recevons du monde / n'avons pas envie qu'elle reste dans le salon ? Et quand la Bébounette s'y mettra aussi ?


Voilà pour les grandes interrogations qui m'animent aujourd'hui.

et depuis quinze jours; au point que je n'ose plus trop "mettre en ordre" mes placards en me disant que si ça tombe, je déferai tout sous peu. 
Ce qui est totalement stupide car mon expérience Flylady m'a bien montré que vouloir ranger une fois pour toutes condamne à l'immobilisme, alors que quand on range par petites touches, oui, on déplace les objets plusieurs fois, mais c'est parce qu'en fait, lesdits objets migrent par étapes vers le lieu qui saura le mieux les accueillir, et dont la découverte ne se fait pas en une fois. En tous cas.... chez moi ! 
Je suis totalement dépourvue de la capacité à regarder un placard, un tas d'objets, et à définir comme ça, à l’œil, ZE système qui fonctionnera. J'ai besoin de tâtonnements longuets avant d'entrevoir peu à peu la lumière.
Mais c'est un prétexte qui fonctionne très bien les jours où j'ai la flemme de remonter mon minuteur sur 15 minutes.


Venez donc z'à mon naide. 

mardi 3 janvier 2017

Décembre 2016

Vacances et année 2016 terminées, je commence donc par vous souhaiter une belle année 2017, avant de démarrer l'année par un bête poste de récap sur notre mois de décembre. 
Ces vacances ont été pauvres au niveau bloguesque, mais riches de choses à partager, venant ainsi grossir la liste des "trucs à dire sur le blog", et je suis très frustrée de tous ces articles en gestation qui ne sortent pas.


Le Bébou

Repérage dans le temps avec l'apprentissage des jours de la semaine
Je me suis enfin attaquée à la frise des jours de la semaine (Comme vous le savez, je n'ai aucun souci de perfectionnisme : ayant au départ vu une frise constituée par des cartons en forme de fleurs, j'ai beaucoup tardé à m'y mettre car il allait me falloir un gabarit, c'était plus compliqué, machin. Puis j'ai réalisé que de bêtes cercles tracés autour d'un bol feraient aussi l'affaire).

J'ai complété en allant sur Youtube apprendre cette chanson
Et, hop, les jours de la semaine commencent à être bien intégrés.

J'aimerais introduire un bout de poutre du temps bientôt, même si là encore je me dis "zuuut, la période avant Noël aurait été idéale pour commencer à se projeter sur une période un peu longue mais pas trop, et j'ai loupé le coche". Eh oui, c'est la vie. 
Mais il paraît (chuuuutttt, c'est une rumeur) que, parfois, certains enfants apprennent aussi à se repérer dans le temps en dehors de la période de Noël. C'est fou, hein ? Du coup je ne dois pas prendre ce prétexte pour procrastiner ce point jusqu'à l'année prochaine. Zut j'en trouverai un autre.

Beaucoup de temps passé à colorier, avec une préférence appuyée pour les feutres. Progrès énormes dans le remplissage de l'espace et l'attention à ne pas dépasser. La tenue à 3 doigts, en revanche... soupir.

Un pic dans la période sensible de l'ordre, également : cela fait des semaines qu'il passe le plus clair de son temps sur son train en bois, mais en décembre il a également passé beaucoup de temps à le ranger,  bien soigneusement, sitôt construit. Pour le reconstruire aussitôt derrière. 
Cela s'est vu également en vacances, ou de lui-même, il s'est mis à ôter sa couche de nuit avant notre réveil, pour aller la poser dans le seau à couches sales, la culottes étalée sur le couvercle pour sécher, tout parfait.

Couche de nuit ? Eh oui, devant la régression phénoménale de F. en termes de propreté (puisque sur décembre nous avions même régulièrement des draps mouillés à la sieste), il était difficilement envisageable d'aller prendre le risque de mouiller les draps en vacances. Et franchement, j'avais besoin d'une pause. 
Donc retour aux couches la nuit, mais en ayant bien spécifié que, si besoin de faire une selle, on va prévenir un parent pour aller la faire aux toilettes et remettre la couche derrière. Ce qui a été scrupuleusement suivi.

Comme évoqué dans ce billet, gros intérêt pour les chiffres et la numération. Au point qu'il a ressorti ce plateau dès le premier matin, pendant que nous paressions encore au lit. J'en profite pour ajouter la photo promise !












Mais, par voie de ricochet, sur cette fin de vacances, s'est ajouté un intérêt pour lire l'heure. 
Le principe des heures pleines a été acquis en un tournemain, reste à voir comment je vais gérer les minutes... Une rapide recherche sur internet ne m'a rien fourni qui convienne à l'âge du Bébou, mais uniquement des exercices à destination d'enfants du premier cycle, et qui lient donc directement la lecture de l'heure proprement dite et la conversion de durées d'une unité de temps vers une autre. Ce qui n'est pas le sujet ici !

Enfin, une période visiblement très sociable qui me fait regretter l'hiver et le peu d'enfants rencontrés au parc du coup: jouer avec les cousins pendant quelques jours de fête a été un gros hit des vacances bébounesques !


La Bébounette

poursuit sur sa lancée langagière, au point que je ne peux plus répertorier tous les mots acquis. Mais notamment, nous avons eu

  • beaucoup de vocabulaire autour du corps et des vêtements : cheveux, oeil, bouche, menton, joue, front, sourcils, oreilles (impossible de la coucher sans qu'elle fasse l'inventaire de notre tête et ne se soit assurée que tout est bien à sa place !), collants, chaussons, chaussures, chaussettes, pantalon, gilet, manteau,...
  • pas mal de noms d'animaux (loup, renard, pivert, mésange,...) car elle est à fond sur une série de petits livres offerts par ma belle-mère, montrant un animal par page, assorti de son nom: quand je vois à quel point elle se passionne pour les 5 opus de cette série, je me dis que vraiment des cartes de nomenclature seraient probablement un énorme hit pour elle... Moi qui ai toujours eu en vague projet de m'y mettre sans jamais concrétiser, je succombe enfin et vais investir dans une plastifieuse (en promo chez Aldi demain, je voulais celle de Lidl, vais-je basculer ???)
  • de très nombreux verbes : manger marcher ouvrir boire pousser
  • quelques adjectifs : la voir s'appliquer à relever en défi en marmonnant "dur, dur"....!
  • et elle a terminé le mois en ajoutant le "oui" ! Ah ce qu'il est pratique celui-là.... nous l'avions attendu longuement du temps de F. et je suis bien contente qu'il nous rejoigne déjà.

Motricité fine en plein développement 
  • elle fait preuve d'une énorme concentration sur le jeu de picots de son frère

  • mais aussi d'une grande motivation pour ôter collants et chaussons, elle frétille de plaisir quand je l'installe de manière à ce qu'elle puisse m'aider, s'efforce d'en faire un maximum seule et ne se laisse pas décourager. Si ça doit prendre 5 minutes, ça les prendra.

Des progrès sur le pot. Après la tentative de novembre je n'avais pas insisté, mais à présent c'est elle qui se montre beaucoup plus intéressée par le pot : en début de mois, elle faisait souvent un "'mini-pipi" dedans en mode "cadeau", et là ces derniers jours elle semble vraiment profiter de l'occaz pour vider sa vessie. Les grosses commissions l'effraient en revanche toujours et sont faites soit par terre, soit dans la couche...

De concert avec son frère, la miss E. a beaucoup colorié !


et son intérêt pour les plateaux ne se dément pas, transvaser des billes chinoises du frérot l'occupe longuement.


Comme sa mère est passée par deux gros rhumes en un mois, la Bébounette, par mimétisme, commence à savoir se moucher (mieux que son frère qui s'y refuse...) ! En cette fin d'année, elle a également exercé son souffle d'autres manières ;-) 


la Gwen a essayé de prendre ses marques avec plus ou moins de bonheur, a lu des trucs dont elle viendra vous parler, est en pleins ateliers Faber & Mazlish dont ellle viendra vous parler aussi, mais a surtout bien apprécié l a quinzaine de vacances à être deux (voire plus) à gérer ses mômes. 
Je crois que c'est la première fois depuis longtemps que mes vacances de Noël me donnent quand même le sentiment de m'être un peu reposée!
Pleine de projets irréalisables pour 2017, j'ai quand même commencé par revamper mon Bullet Journal histoire d'être bien armée.
Et puis, en termes de priorités, je réalise qu'en ce moment ce qui nuit le plus à mon humeur c'est
  • le manque de sommeil
  • le manque de blog
Donc je vais essayer de travailler aux deux même si ces besoins tendent à s'exclure mutuellement....

mardi 27 décembre 2016

Bébou et la numération : Usborne et plus

C'est sans crier gare que F. s'est mis à porter un intérêt soudain, intense et durable (pour le moment du moins) pour la numération. 

Il savait plus ou moins lire certains chiffres pour cause d'ascenseur, le 4 étant le chiffre le mieux maîtrisé (à quel étage logeons-nous? Vous ne devinerez JAMAIS 😏), mais le dénombrement s'arrêtait à 2, et il se montrait assez fantaisiste dans son énoncé de la suite numérique des chiffres de 1 à 10.

Dans mon récent craquage Usborne, figuraient plusieurs ressources autour des chiffres, dont un cahier "Je trace, j'efface" parmi les 3 de cette série dans lesquels j'avais investi.


Estimant le premier le mieux adapté aux intérêts et capacités du Bébou (avis conforté par le fait que celui-ci s’était jeté dessus dès le déballage et y avait passé de longs moments après avoir ouvert et refermé aussi sec les autres), j'avais remisé les deux autres cahiers dans un coin.


Première quinzaine de novembre cependant, F. est allé dénicher et s'est pris de passion pour le cahier des chiffres, au point d'y passer de longs moments (parfois plus d'une heure), souvent plusieurs fois par jour, remplissant, effaçant et reremplissant inlassablement les pages.

A noter, c'est une activité qui a requis une forte implication de ma part, puisque au départ le principe était qu'il faisait un truc, moi le suivant, etc. (F.: je fais l'étoile, et toi le rond. / je fais ce 1, et toi celui-là").
Ce qui certes, m'a bien occupée, mais permettait aussi d'éviter la prise de mauvaises habitudes, puisque F. a ainsi eu droit à de nombreuses démonstrations des gestes, et que je pouvais également contrôler et rectifier les siens. Par ailleurs c'est là aussi où le fait que ce soit un support effaçable m'a également bien détendue : ce n'est pas parce que je trace l'étoile que j'en prive du même coup mon fiston: au coup d'après, ce sera son tour.
J'ai par ailleurs bien apprécié que chaque chiffre soit présenté avec des indications sur le sens dans lequel il doit être écrit : un point plus gros marque l'endroit où l'on doit commencer le tracé, des flèches viennent montrer dans quelle direction on doit orienter le crayon. Très utile pour F., il a vite compris le système et s'est globalement attaché à le suivre.., d'autant qu'il adore les flèches.

J'ai profité de la nécessité pour moi d'être présente et attentive durant ces moments pour bien accentuer l'aspect numération (le cahier a beau proposer des objets par lots  de 1 / 2  /3 / etc selon la page concernée, il serait illusoire de penser qu'il va se suffire à lui-même : il faut la présence de l'adulte pour inciter l'enfant à dénombrer et faire le lien entre ces lots et les signes qu'il trace).
Par ailleurs, me sentant déjà coupable de cette avancée totalement hors-les-clous-Montessori, et embêtée qu'il y ait autant de tracés en pointillés quand le peu que j'ai lu autour de la méthode Dumont tendrait à les déconseiller, je me suis attachée à enrichir le cahier d'une dose de manipulation : à chaque nouveau chiffre, j'ai invité F. à sélectionner, dans notre baril de perles en bois, le nombre de perles correspondant.

La période aiguë de cet intérêt a duré 2-3 bonnes semaines, 2-3 bonnes semaines de fascination totale pour ce cahier. Depuis, ledit cahier est encore régulièrement utilisé, et c'est aussi bien sur ce support que dans d'autres domaines qu'on mesure les avancées faites :

  • Les chiffres sont repérés partout, et notamment les numéros de maison lors de balades en ville
  • le dénombrement est devenu une activité normale,
  • les erreurs de dénombrement se font de moins en moins fréquentes, 4, et 5 sont le plus souvent justes, 6 commence à bien rentrer, et c'est variable pour 7 à 9
  • la quantité 3, notamment, semble parfaitement intégrée et photographiée, sans nécessairement requérir un dénombrement conscient. Au point de devenir une information de base dans les descriptions d'images: "regarde les 3 abeilles maman".

Du reste, F. s'intéresse à présent au 3ème cahier, intérêt qui m'a permis de mesurer les progrès faits

  • les exercices de type "compte les voitures bleues présentes sur l'image" sont désormais à sa portée
  • les points à relier bien plus accessibles aussi
  • et le voilà même en train de tracer ses premiers chiffres sans le modèle en pointillés : j'ai été surprise de voir que le 1 était impeccable, 2 déjà bien reconnaissable, le 3 franchement réussi. Les autres chiffres sont plus aléatoires

Du coup en attendant de rattraper tout cela au niveau Montessori...
non seulement la salle de classe n'était pas encore réaménagée mais surtout le matos correspondant manquait encore à l'appel. C'est du reste un SMS de Clotilde qui a attiré mon attention sur l'opportunité de présenter des que possible tour rose et consorts au jeune homme.
Commandes enfin faites, la Poste viendra sonner chez nous en tout début d'année !
Dans cette attente donc, et dans celle aussi des chiffres rugueux (eux aussi en cours de fabrication. Ça bricole comme JAMAIS chez la Gwen!!), je me suis souvenue avoir lu un truc intéressant chez Elsa et suis donc allée retrouver ce billet.

Pour mise en application sitôt trouvées des billes chinoises.
Avec une adaptation personnelle: pour toujours bien lier chiffre et quantité: avant de "tracer" le chiffre F. est invité à disposer devant lui le nombre de marrons correspondant (merci à l'automne, aux marronniers du parc sous nos fenêtres, et aux longs moments passés par les enfants à ramasser leurs fruits sous la supervision de notre nounou à domicile: nous en avons un stock suffisant).
(et zut je réalise que la photo correspondant est resté à la maison sur l'ordi, je complèterai ce billet une fois de retour chez nous ! Les voilà.)











Une activité qui a connu un succès instantané, au point que n'ayant préparé que les chiffres de 1 à 4 pour la première présentation, j'ai du pondre le 5 et le 6 pendant que F. s'affairait sur les premiers. 

Je prévois encore d'autres choses dans ce domaine, je viendrai vous les partager quand elles seront finalisées et testées.

Une chose est sûre, ou plutôt 2
  • ce phénomène des périodes sensibles m'épate toujours autant
  • et l’imprévisibilité du phénomène ainsi que sa tendance à bousculer nos plans et nos progressions, aussi...
Je vais devoir me faire à ce dernier aspect !

jeudi 22 décembre 2016

Fly... euh, Rasemotte-Lady : où en est la Gwen ?

Comme promis (et je finirai par tenir toutes mes promesses, si, si, ne perdons pas espoir), voici quelques nouvelles de Flylady chez moi.

Fly... qui ?
Nan j'rigole.

Quoique.

Globalement, j'ai bien volé jusqu'à début octobre: 
  • des routines pas impeccablement tenues, 
  • mais globalement assez suivies, 
  • et notamment, le fait d'avoir casé le Hot Spot du matin ainsi que sa frangine la Room Rescue dès le lever, avant de commencer à m'occuper des enfants, marchait du tonnerre. Cela permettait une lente érosion du bazar, et dans tous les cas, empêchait ledit bazar de s'étendre / regagner du terrain et venir polluer notre quotidien.
J'étais un tout petit peu frustrée de ce que, tout de même, ça volait sensiblement moins haut que mon premier envol Flylady, 18 mois plus tôt. J'avoue : à l'époque, pour moi, bordélique invétérée, entendre des copines dire que mon appartement les faisait culpabiliser avait eu quelque chose de jouissif. Non pas parce que je me réjouissais de leur malheur / ma prétendue supériorité, mais tout simplement parce que c'était tellement pas le truc auquel on aurait pu s'attendre chez moi que cela montrait bien tout le chemin parcouru !
MOI, un exemple à suivre en terme d'ordre, quelle idée cocasse.
Mais bon, moins bien, certes, mais pas mal, et puis ça faisait déjà une bonne base pour mieux ensuite, non ?

Oui, mais comme toujours, c'est après qu'on s'en aperçoit.

Courant octobre, il suffit d'une semaine de folie de Monsieur Bout, avec déplacements en sus, pour mettre du plomb dans l'aile de Flylady : pas de Monsieur Bout pour gérer avec moi les matins = pas de créneau tranquille avant le petit-déj = pas de Hot Spot / Room Rescue pendant plusieurs jours, et vlan, une habitude de perdue. Car c'est fragile une habitude, et ça a à peu près autant le sens de l'orientation qu'une Gwen : ça se perd trèèèès vite.

Rajoutez à cela :
  • le fait que la continence de nuit chez F. connaît des hauts et des bas, mais, notamment depuis novembre, surtout des bas, et que donc, à ma lessive quotidienne si bien planifiée, se rajoute en fait, quasiment systématiquement, une 2ème lessive. Qui 
    • occasionne plus de boulot, 
    • m'oblige à jongler entre différentes solutions de séchage puisque l'hiver aidant, les temps de séchage s'allongent, 
    • et prend aussi plus de place ce qui nuit à mon zèle rangesque 
      • 1. quand on doit se la jouer Lara Croft pour contourner tous les obstacles entre soi et son bazar et/ou soi et son armoire, on range moins 
      • 2. quand de toute manière sa vision est polluée par une série de Kundelitch occupant tout l'espace, on en oublie le bazar qui se cache derrière
  • en novembre, la tentative de propreté de la Bébounette, qui se traduisait par le fait que, toujours sur le qui-vive avec ma serpillière à la main, je n'avais pas une once d'attention à consacrer à du rangement / entretien de la maison (à part le fait d'éponger à l'aide de ladite serpillière, soupir). D'autant que les exploits de la Bébounette étant par nature imprévisibles, mais demandant évidemment une réaction immédiate, on ne pouvait rêver mieux pour pulvériser une routine puisque la principe de la routine, c'est de te permettre d'enchaîner les actions sans interruption pour réfléchir, alors que là, bonjour les interruptions à temps et à contretemps.
  • Un Monsieur Bout parfois très pris, ou des soirées bien occupées (mon Dieu, quelle vie sociale nous avons !). Là encore, autant de soirées peu propices au maintien d'une saine routine : j'avoue que, quand j'ai géré le marathon fin de journée-préparation du dîner - dîner des enfants - rituel du coucher - couchers et que les enfants dorment ENFIN, le chant des sirènes du canapé se fait entendre très fort.
Quant à Decent Hour, ouarf ouarf ouarf. Bien occupée dans la journée, je prolongeais mes soirées, surtout que le blog... (oui, encore sa faute ! Nan mais sans blague c'est ultra-précieux un blog. Ca sert absolument à tout, y compris et surtout à fournir des prétextes à vos faiblesses, qu'elles soient de l'ordre du craquage financier, dans quelque domaine que ce soit - IEF ou pas - ou du laisser-aller ménager). 
Nuits courtes me laissant d'autant plus d'énergie pour sauter du lit et me jeter, telle une hyène, sur ma routine du matin.



Moralité, courant novembre, j'avais surtout l'impression d'avoir complètement perdu pied. 
Flylady ? Warf warf, l'imposture. 
Rampelady, peut-être, moui. 
Au point que j'ai envisagé des Babysteps 3.0.

Mais justement, les envisager m'a permis de réaliser que j'étais en train de me faire prendre au piège du mécanisme dénoncé par Flylady (dont je vous parlais ici): le perfectionnisme, qui nous vole la satisfaction que nos petites réalisations devraient légitimement nous procurer, en nous agitant sous le nez les réalisations ô combien supérieures qui auraient du être les nôtres, grosses feignasses.

Parce qu'en fait, certes de nombreux points de mes routines passaient de temps en temps / fréquemment / systématiquement à la trappe, mais quand même
  • mon lit était toujours fait
  • je m'habillais rapidos tous les jours (bon, c'était aussi pour couvrir rapidement le Yéti, hein, mais chut)
  • mes toilettes étaient très régulièrement Swish & Swipé : merci au Bébou de me motiver pour cela en privilégiant, ces temps-ci, les pipis debout...soupir
  • malgré la surcharge de linge Bébounesque, je suivais le rythme niveau lessive, et n'en ai manqué que fort rarement (merci, merci, MERCI à ma routine hebdo !)

de temps à autre, 

et n'oublions pas la gestion des lave-vaisselle, le rangement de la cuisine (hum, nous ne parlerons juste pas du nettoyage de l'évier, s'il-vous-plaît. Ne soyez pas désobligeants), des tâches quotidiennes dont je m'acquittais franchement bien.

Donc, peut-être pas Flylady type avion supersonique, mais tout de même Rasemottelady type vieux coucou...
Et vieux coucou, ou pas, à 3 m du sol ou à 15 : c'est toujours voler !
La preuve étant que l'appartement a, sur cette période, survécu a une absence de 2 semaines de ma femme de ménage, ce qui, en d'autres temps, se serait traduit par l'intervention des services sociaux et/ou de dératisation.

Bref, ce qui manquait surtout, c'étaient ces fameuses 2 et 5 minutes, à tacler des Hot Spot et sauver des pièces. Intéressant de constater à quel point leur absence / présence fait une différence ! 
  • Avec elles, j'ai l'impression de maîtriser / voir le bout du tunnel.
  •  Sans, je perds toute objectivité et me noie, au fond, dans un verre d'eau.
Car à bien y réfléchir : 2 X 2 minutes de Hot Spot + 5 minutes de Room Rescue = 9 minutes par jour... neuf ! Qui suffisent à produire une différence.

Suite à ce constat, et après avoir tergiversé et procrastiné pendant quelques jours supplémentaires,  dès ma dernière semaine de boulot, j'ai commencé la réintroduction de ces 9 minutes dans leur milieu naturel, un peu en pointillés, puis de manière plus stricte une fois ledit boulot derrière moi.
  • De nouveau, le matin, je case mon Hot Spot et ma Room Rescue avant mon petit déjeuner. 
  • Je tâche, autant que possible, de caler au moins une partie de mes 15 minutes de Decluttering : 
    • les jours où les enfants sont gardés, je fais cela une fois la nounou arrivée, soit pendant qu'elle gère les enfants dans une autre pièce, soit une fois qu'elle est sortie avec eux et que l'appartement m'appartieeeeent. 
    • Les autres jours de ma semaine, je m'efforce de caser cela, soit durant le créneau "film en allemand" de la préparation du déjeuner (de toute manière, IEF oblige, je prévois des trucs simples nécessitant une préparation minimale pour les déjeuners de semaine), soit durant la sieste. 
    • Le weekend, je profite de la présence de Monsieur Bout pour m'occuper tranquillement dans la pièce de mon choix.
C'est : le gros Comeback du minuteur !
Et du coup, ça va déjà mieux...
  • Cela m'a notamment permis de commencer à rattraper mon retard administratif qui me préoccupait bien
  • J'ai aussi replanifié quelques menus par-ci, quelques menus par là
  • Je recommence à me diriger lentement vers une heure de coucher un peu moins indécente
  • Je me remets à prendre mes vitamines correctement, histoire de retrouver un peu de pep's (et j'en profite même pour donner... sa vitamine D à E. !! Si si... je dois bien être au 2ème ou 3ème flacon depuis sa naissance)

Regardez, voici ce que j'ai pondu dimanche matin, dans la salle de classe (profitant de mes toutes nouvelles étagères pour ramener un semblant d'ordre dans cette contrée rude et sauvage)

AVANT
APRÈS















(d'ailleurs, c'est motivant de vouloir faire des photos AVANT / APRÈS ! je me demande si je ne devrais pas régulièrement venir faire un court billet de mes productions Flylady, en photos...)

J'ai encore du chemin à faire
la routine du soir est encore bien lacunaire : je gère la lessive, je sors mes vêtements du lendemain une fois tous les 36 du mois (et ce mois-ci, il n'y a pas encore eu de 36, zut alors !) et puis... hum. 
Oui, même le Hot Spot du soir, c'est-à-dire les 8ème et 9ème minutes des NMS (Neufs Minutes Sacrées), passe encore à la trappe pour le moment.

Mais, pour tout vous dire, je suis en train de me demander si le gros coup de pied au derrière que je devrais me donner ne devrait pas être calculé de manière à m'expédier devant mon évier. En effet, le nettoyage de l'évier est un des premiers points que j'ai négligés dans ma routine cet automne... 
Serait-ce en fait une sorte de gardien du temple ? 
Sous ses dehors anodins, ce petit point de routine détiendrait-il la clé de tous les autres ? 
Bicoz fondamentalement, une fois l'évier nettoyé, hum, enchaîner sur HotSpot-lessive-vêtements AVANT de faire quoi que ce soit qui implique un canapé ou un lit... ça se fait. Ça se fait bien, même.
Yep yep.

A méditer.