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lundi 20 avril 2026

Pain ultra rapide, avec protéines, sans gluten

Dans le fond, j'ai 2 autres sujets sur lesquels je veux venir vous écrire : éducation (ben oui quand même), et... IA. Mais plutôt que de ne pas vous écrire du tout, je sais (merciiii Flylady et Atomic Habits) qu'il vaut mieux vous écrire un peu, maintenir ce rituel de publication du lundi, avec un petit billet, et un billet plus gros viendra, un autre lundi.

Et ça tombe bien, car j'ai une autre recette à partager, qui m'emplit d'une profonde satisfaction : une recette de "pain" ultra facile, rapide, compatible avec 

  • le fait que, maintenant, c'est Monsieur Bout qui doit faire gaffe au gluten
  • ma recherche de plus de protéines, moins de glucides
  • mon peu de temps

et que 80% de la famille trouve "trop bonne" (F. trouvant juste ça acceptable).


Cette recette circule dans différentes variations sur les pages des influenceurs sportifs, je suis une influenceuse sportive j'ai testé, et fait mes réglages

4 ingrédients obligatoires

  • 400 g de flocons d'avoine (alors, oui, pour ceux dont l'intolérance en gluten va au point de ne pas tolérer l'avoine, je suis désolée, c'est rapé)
  • 600 g de skyr (chez nous, skyr de chèvre)
  • 3 oeufs
  • 1 bonne dose de sel

2 ingrédients optionnels

  • 30g de graines de chia (mises à gonfler dans de l'eau 10 minutes avant : le temps de mélanger le reste, quoi)
  • 30g de graines de lin moulues


on remue tout (cuiller / spatule), ça donne une pâte bien collante

  • puis zou, une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson, on fait un espèce de pavé 
  • et au moins 1h au four à 180-200°C (mais mon four est faiblard alors surveillez un peu...)
  • quand c'est vraiment doré, on sort du four, on n'y tooouche pas jusqu'à ce que ce soit froid, 
  • puis on découpe en tranches et on congèle, pour ressortir les tranches au fur et à mesure et les passer au grille-pain.

Monsieur Bout est ravi, parce que c'est bien meilleur au goût que le pain sans gluten du commerce, et bieeeen moins transformé.

Et moi je suis doublement ravie, 

- parce que c'est vraiment ultra rapide, donc j'en fais 1 à 2 fois par semaine sans souci.

- parce que ça me permet de manger un peu de pain là où j'avais tendance à éviter. Le "un peu" étant favorisé par la taille réduite des tranches.

Et flûte pour la photo, je n'en ai pas fait, et je suis en déplacement à l'hôtel... Vous pensez que, si j'appelle Monsieur Bout pour lui dire de descendre à la cuisine photographier le contenu du sac congélation, rempli ce matin avant mon départ, notre mariage va y résister ? 

Hum. J'ai beau être d'un tempérament joueur... Je complèterai à mon retour !!

lundi 6 avril 2026

Retour en cuisine

Lundi, joie de la Résurrection.

Occasion de ressusciter aussi le blog.

Et ce n'est pas un hasard si je le ressuscite, ou du moins le ranime, avec un sujet central chez moi : la BOUFFE.

Aïe, peut-être certains lecteurs avaient-ils fait le parallèle avec ce billet-ci, traitant des évènements d'un autre lundi de Pâques, et espéré qu'il s'agissait encore d'une fourberie. Mais non. Pas de 4ème chez les Bout.  Je l'avoue tout de go : ce n'est pas faute d'en avoir envie. Mais... mais... 6 ans après la naissance de notre numéro 3, je suis bien installée au poste de pourvoyeuse aux besoins financiers de la famille. Monsieur Bout, lui, gère admirablement bien les aspects maisonesques-enfantins, mais n'est toujours pas capable de tomber enceint. Une grossesse chez la Gwen, c'est une mise hors de combat quasi totale et durable, donc, et plus personne ne mange. Ce qui, cf. le début de ce message, est un argument-massue.


Ce blog a souffert de pas mal de choses, et notamment d'un quotidien bien chargé, tant sur le plan des plannings (ça bosse dur chez la Gwen, parfois très dur, et mes gosses passent quand même avant le blog), qu'à plusieurs reprises, sur le plan émotionnel.

Là je sors d'une phase compliquée, mais j'en sors, et un symptôme très clair est que je recommence à faire des trucs marrants en cuisine.

Phénomène facilité par un élément déclencheur : la découverte sur Instagram de itscoldtrain, un influenceur dont les vidéos parodient des vidéos de recettes d'influenceurs/ influenceuses, vidéos qui 

  1. Me font marrer
  2. Me donnent envie de cuisiner la recette
  3. Me parlent bien car une partie de sa drôlitude réside dans la manière dont il se rebelle contre la recette initiale et s'en affranchit en le revendiquant : il est aussi incapable que votre humble servante de suivre une recette à la lettre.

Ce qui fait que moi, je m'inspire de ses vidéos en lui, en ne suivant encore pas à la lettre ce qu'il fait.


Sur les quinze derniers jours, j'ai donc testé des recettes de 

  • Mugcake : une grande première chez moi : n'ayant pas de micro-ondes, je n'avais jamais creusé cette piste de gateaux individuels faits dans une tasse; mais sa vidéo m'a poussée à demander à Google. Et Google a dit que ça se faisait très bien au vitaliseur, bien que demandant considérablement plus de temps de cuisson. Ce que mon vitaliseur a confirmé. J'ai donc fait 2 versions sucrées et 1 salée. Réussites et succès notamment auprès des enfants.
  • Wraps à la carotte : j'aime beaucoup (et les enfants aussi) faire des machins à la mexicaine (héritage de nos jours Hello Fresh); cette recette permet d'augmenter la partie fibres/légumes et diminuer la partie glucides (et trucider le gluten au passage)
  • Espèce de One Pot Pasta au four (ouais, titre qui en jette grave)

et là : des espèces d'esquimaux protéinés

Car, oui, la Gwen sportive est toujours là; elle a connu de sérieux ralentissements de mi-décembre à fin février, mais ça aussi c'est reparti comme en 40. Elle fait donc de la muscu - puisqu'il paraît qu'à l'approche des 40 - 25 ans, c'est l'activité sportive à privilégier (bicoz fonte musculaire toussa), et la muscu, ça demande de veiller à ses apports en protéines. Donc la Gwen veille.


La recette suppose une utilisation de beurre de cacahuètes. Hic : je n'aime pas le goût de la cacahuète. Pas grave, cf "je ne suis de toute manière pas la recette".

Quand je me suis lancée, je prévoyais d'utiliser donc de la purée d'amandes complètes à la place. Re-Hic : je n'avais plus qu'un vieux fond tout sec de purée d'amandes complètes.

Donc je me suis rabattue sur de la purée de sésame complète. Adoucie de miel et de vanille. C'était bon mais encore un peu trop amer, même si ça a eu un succès, celui-ci était en deçà de mes attentes, je retenterai avec des proportions différentes.

Mais lors de mon passage suivant au magasin bio, hop, pour refaire mon stock de purée d'amandes complètes, je suis tombée sur de la purée de pistaches.

Donc cette version de la recette = avec purée de pistaches. Absolument dégueu !

  • 90g de crème de pistache bio entière machin
  • 200 g de skyr (de chèvre, pour ce qui nous concerne)
  • 1 càs de graines de chia délayées dans un peu d'eau 10 minutes avant (pour qu'elles aient le temps de gonfler) : ça c'est un ajout Gwenesque pour faire encore plus style healthy
  • quelques pistaches concassées 
  • un peu d'arôme vanille

On mélange le tout, on prend un support plat pouvant passer au congélateur, recouvert de papier cuisson, et 

  • on dispose dessus des petites boules pâteuses de la taille qu'on souhaite; je prétends que je suis raisonnable donc j'en fais des petites. 
  • On pique dedans (à l'horizontale, histoire de limiter l'encombrement) des bâtonnets de glaces / bâtonnets de brochettes coupés en 2 / cure-dents (notamment pour la version petite boule) 
  • et hop, au congélateur mini 2h, plus longtemps si boules plus grosses, ça doit bien prendre.
Commentaire de Monsieur Bout à ce stade :
"Oh, de la glace à la morve ?!" - J'ai épousé un poète😍
Vous noterez que sur cette version j'ai utilisé du papier alu : pénurie de papier cuisson


Dernière étape : 

  • on fait fondre du chocolat bien noir (du pâtissier 70% par exemple; évidemment ça fonctionne aussi avec du chocolat blanc, qui se marie en outre fort bien avec la pistache, et on fermera un oeil sur le côté moins healthy de cette version), 
  • et on trempe les machins congelés dedans; 
  • ça repart au congel aussi sec, mais c'est presque pour la forme : le chocolat fige quasi instantanément, c'est assez satisfaisant à observer hihihi.
  • La première fois que j'ai testé (sur la version sésame) c'était la dèche de chocolat, mais j'avais de quoi en faire moi-même et c'était presque encore mieux bicoz encore plus noâââr.


Et hop, des petits esquimaux sans matos, sans additifs, sans ingrédient folklo, et de la taille qu'on souhaite. Une fois bien congelés, ça se mange (oui oui c'est le principe) ou en attendant ça se regroupe dans un plat en verre type mes vieux Glasslock histoire de pas envahir trop d'espace congélateuresque.

Vous noterez qu'il ne reste déjà plus grand chose :
le défi est de réussir à prendre la photo AVANT qu'on ait tout boulotté 
"petites portions pour ne pas trop manger d'un coup" mon œil


Voilà voilà.

C'était le retour de la Gwen en cuisine et sur le blog.

Dans les prochains jours, je viendrai poster

  • une autre recette : du pain protéiné, ultra rapide, sans gluten machin, aussi inaugurée toute récemment, et que Monsieur Bout apprécie fortement (mes enfants aussi du reste; mais ma cible principale pour le sans gluten maintenant, c'est Monsieur Bout - ben oui, une fois qu'on a sorti notre H. d'affaire, on y replonge avec son père)
  • et d'autres articles sur d'autres sujets, restés dans les brouillons tout ce temps.

Contente de vous retrouver !!

mardi 6 mai 2025

Consécration absolue - la parentalité rentable.

Il n'en fallait pas moins pour exhumer ce blog après quelques mois de négligence. 
(en plus, j'ai écrit des trucs ! mais pas au point de les publier. Bref)

Mais là, là, vraiment, les évènements de cette fin de vacances de Pâques requéraient un billet de blog, au profit des membres de mon lectorat qui me suivent depuis longtemps, principalement.
Et qui donc, par exemple, auront lu, voire même commenté, ce billet de 2019.

Très chers parents, le billet d'aujourd'hui est pour vous. Même si je l'enverrais bien à ma voisine, vous savez, celle-là (oui, bientôt 8 ans après, je pense encore à elle, parfois), qui m'avait prédit qu'à 15 ans mon fils finirait en maison de correction. 

Alors entendons-nous bien : le temps passant à la même vitesse chez moi que chez vous, F. n'a pas encore atteint l'âge de 15 ans. Nous fêterons ses 12 ans dans un gros mois. Dans l'absolu, la maison de correction a donc encore ses chances.

Mais, mais, mais, franchement, on a tous besoin en tant que parent de réaliser à certains moments que ça valait le coup d'investir autant d'efforts dans l'éducation de ses enfants.

Eh bien, chez nous, ça y est.
Il y a une douzaine de jours, nous avons profité de nos derniers jours de vacances pour faire une virée chez Ikea, et sommes rentrés avec 3 meubles (2 pour la chambre de F., 1 pour la chambre des 2 plus jeunes).
Dés le soir, 1 meuble et demi était fait. 
Le lendemain, tout était fini. 
Sans que Monsieur Bout ni moi n'ayons donné un seul coup de marteau !

F. a tout monté tout seul (y compris un meuble avec tiroirs). Du début jusqu'à la fin. En mode 
"Euh, je peux monter un meuble ? - OK..... 
C'est fait, je peux monter le suivant ? - OK..."


La Liberté vissant le peuple

 

Pour nous qui haïssons le bricolage, c'est, oui, vraiment, une consécration
Contre toute attente, nous avons fait pousser un bricoleur, et ça y est, nos efforts éducatifs ont atteint un premier seuil de rentabilité : les nuits difficiles  ? (pas nombreuses nous avions été vernis) Les crises? (nombreuses, elles) Le temps passé ? L'argent utilisé pour le nourrir (punaise qu'est-ce qu'il mange maintenant !?), l'habiller ? RENTABILISE : de la gnognotte si cela peut nous épargner du bricolage.

Et du coup, pour le moment, notre fiston ne se destine pas à la maison de correction, mais trouve que monteur de meubles chez Ikea ça pourrait être sympa.
Il fera ce qu'il voudra, mais une chose est sûre : il devient trèèèès facile d'envisager des virées Ikea maintenant qu'on sait que ça ne veut plus dire se farcir le bricolage derrière.
La quille.

(alors, oui, normalement c'est d'une sculpture dentelée sur chêne centenaire réalisée avec une fourchette et un cure-dents que F. aurait du s'acquitter, ça aurait fait tellement mieux sur les réseaux. 
Meuble Ikea, c'est peu glamour, pas exigeant, machin. 
Hypothèse 1 : Nous n'avions pas de chêne centenaire sous la main.
Hypothèse 2 : Monsieur Bout et moi avons le bonheur facile.
Vous tirerez vos propres conclusions.)

HABEMUS BRICOLAM !

jeudi 12 septembre 2024

Mon petit bonheur "matos organisationnel tout simple trop pratique" du moment

Hop, rapide billet au milieu de ceux de ma série en cours "domptage de smartphone".

Pour vous pousser dans des abîmes de dépenses. Ou pas.

Depuis quelques semaines, j'ai refait ma déco. Enfin, non, de toute manière, moi la déco c'est pas trop trop mon fort. Disons plutôt que j'ai acquis un matériel qui peut avoir des avantages décoratifs mais qui, surtout, a des avantages pratiques monstrueux pour noter et afficher tout ce qu'on peut avoir besoin d'avoir sur une/toute surface verticale

Au départ, tout a commencé avec le décès de notre frigo. Celui-ci, dans la joie de nous revoir au bout de 6 semaines de vacances, a rendu l'âme après moult années de loyaux services, et j'en ai profité pour changer de modèle afin d'en prendre un qui ait le compartiment congélateur en bas et non en haut. Parce que c'est tellement plus confortable, me l'avait rappelé l'appart en location dans lequel nous avons passé une semaine en Bavière cet été. Si ce n'est que comme la hauteur de frigo disponible est limitée par l'agencement de notre cuisine (il y a des placards au-dessus), le choix était restreint et donc LE modèle qui nous convenait n'existait qu'en gris alors que l'ensemble de notre cuisine est en blanc et bois.

Ca faisait tâche. J'ai pensé à chercher de la peinture blanche pour surface métallisée m'enfin, hein, nos chances de faire quelque chose de propre de nos petites mains étaient quand même assez faibles.... Mais c'est là qu'a germé une idée, ou plutôt: que je me suis souvenu de quelque chose que j'ai découvert en animation chez des clients, au départ, et qui allait pouvoir recouvrir le gris en un tournemain. Mais... pas que.

Car j'ai une confession à vous faire : quand dans le cadre de ma vie pro je suis en animation collective, je suis une fétichiste des paperboards. Selon le type d'intervention, j'en réclame parfois jusqu'à 4, de manière à pouvoir faire réfléchir les pauvres participants, noter des choses, faire des schémas, rebondir et faire des liens entre ce qui est noté sur l'un et ce qui est noté sur un deuxième, bref. Une fétichiste.

Du coup, l'un de mes clients a investi dans l'arme absolue : du papier électrostatique, qu'il sort à chaque fois que je viens.

C'est quoi du papier électrostatique ?

Ce sont de grandes feuilles blanches qui vont se coller toutes seules sur n'importe quelle surface lisse :

  • porte de frigo
  • mur / cloison (si il est assez lisse)
  • porte ou cloison de placard
  • fenêtre (trèèèès pratique chez ledit client)
  • porte tout court

Elles vont se coller toutes seules. Sans rien. on les caresse et boum. On les caresse un peu plus fort si on tient à ôter d'éventuels plis disgracieux. Elles tiennent super bien. Et se décollent tout aussi bien, puisque... y a pas de colle, c'est juste l'électrostatique, donc on chope un coin, on tire et zou, c'est fait. Puis on les recolle ailleurs si on veut. Et on les décolle. C'est absolument kiffant.

Que fait-on avec ces feuilles blanches ? Mais ce qu'on veut, ma bonne dame !

  • soit on utilise des feutres effaçables lambda (ou mes fameux Woody, mais il faudra appuyer davantage pour effacer), et c'est effaçable et réutilisable à gogo. La bonne nouvelle c'est que ça ne s'efface pas non plus trop facilement, il faut un minimum appuyer, donc si on l'a mis dans un lieu de passage et qu'on effleure de son épaule en passant, ça va :
    • on ne récupère pas de feutre sur sa robe de bal, 
    • ni n'efface le code secret de la bombe.
  • soit on utilise des feutres non effaçables et c'est très bien aussi, mais du coup, ben, la même feuille durera moins longtemps. Mais pas mal de temps quand même parce que l'effet électrostatique est valable des 2 côtés donc une fois que vous avez taggué tout un côté, hop, vous pouvez retourner la feuille et repartir à 0. C'est-y pas merveilleux.

Mais ce n'est pas tout ! Je ne l'avais pas réalisé en animation, mais je l'ai constaté par hasard lors de mes premières utilisations à la maison: l'effet électrostatique étant contagieux, tout papier que vous plaquerez sur votre feuille y tiendra sagement sans le moindre aimant (vous savez, ceux qui se font happer par votre houppelande au passage - celle que vous portez sur vos robes de bal -, qui tombent et glissent sous le frigo, ou disparaissent dans les poches du petit dernier), ni punaise, patafix, scotch. Sans effort, vous plaquerez vos papiers, sans le moindre geste superflu, vous les retirerez. C'est absolument magique.

Les feuilles sont très grandes, donc une seule a permis d'aller recouvrir la porte du frigo. Mais... elles se découpent, donc j'en ai mis ailleurs, en découpant 1 même feuille en supports de dimensions adaptées aux surfaces concernées. 

Du coup, voyez-vous, chez moi, nous avons :

  • sur la feuille qui transforme de facto notre frigo gris en frigo blanc, une liste avec, enfin, le contenu des tiroirs de congélateurs. Je n'en pouvais pluuuus de faire de la spéléo parce que je ne savais jamais où était quoi et ce que j'avais en stocks. 
    • L'espace restant sert pour des notes / rappels de courses, des petits graffitis des enfants, et un pan de la gestion des tâches ménagères des enfants. Sur ce dernier point, héhé, j'ai un billet en préparation (pour actualiser celui qui avait eu temps de succès), mais déjà, l'innovation, c'est, pour ne plus se demander à qui c'est le tour de vider le lave-vaisselle (c''est un jour sur 2 entre F et E, mais "euh... c'était qui hier ?") ben on a 2 cases, 1 notée F, 1 notée E, et on bouge un aimant de l'une à l'autre chaque jour. Efforts neuronaux divisés par 32000.
    • Vous noterez que nous l'avons subtilement combiné avec une porte-stylo aimanté acheté lors d'un voyage en Suède (la Suède qui est à 20 minutes de chez nous), very pratique.
  • sur la porte du congélateur en-dessous, le bout de feuille coupé sur mesure sert à faire adhérer 2-3 des feuilles A4 pré-imprimées dont je me sers pour planifier mes menus de la semaine. Ce petit stock d'avance encombrait généralement la corbeille à pain, jusque là. Maintenant, il attend à portée de main sans plus gêner personne.

Sur les feuilles plaquées sur la cloison de placard à côté, recoupé aux bonnes dimensions, nous avons

  • En haut, les plannings de menus des semaines en cours
  • En bas, 
    • la liste des dates à se rappeler pour les semaines à venir, mais qui ne rentrent pas encore sur le calendrier de la semaine en cours que nous utilisons depuis plusieurs années : réunions parents-profs, invitations aux anniversaires, RDV de coiffeur ou de garagistes, "penser à la cagnotte leetchi de bidule", horaires de tgv. 
    • Il reste de la place pour y plaquer 
      • la pub avec le code réduction picard, le ticket de caisse avec bon de réduction Super U, 
      • l'invitation à laquelle il faut répondre, 
      • sans oublier, à hauteur de yeux d'enfant, le papier sur lequel est écrit la "recette" de ce que E. a maintenant pour mission de préparer tous les soirs pour les petits déj du lendemain (ah mais je vous spoile presque mon futur billet sur les tâches ménagères des enfants !).


Je n'ai pas encore pris le temps de découper une autre feuille pour aller la coller sur le pan de mur à côté de mon bureau. Histoire d'y noter des trucs rapidos ET d'y coller le papier-que-je-vais-chercher-partout-après (vous savez ? le fameux !). Ca ne tardera plus, car c'est tellement l'éclate ce truc !


Voilà voilà, c'est tout simple mais c'est absolument magique et ça se prête à plein de détournements; évidemment que du temps où nos murs étaient régulièrement victimes des talents artistiques de la petite E., ça nous aurait épargnés bien des misères avec une facilité déconcertante. Si vous succombez, venez raconter tous les usages merveilleux que vous aurez trouvé à ces bijoux.

Voici celles que j'ai prises, elles arrivent sous forme d'un rouleau de 20 qui se glisse n'importe où dans un coin, amusez-vous bien, 20 feuilles, a priori, ça vous dure jusqu'à la retraite si vous utilisez de l'effaçable. 


Evidemment, si en fait de votre côté, vous utilisez ça depuis des lustres, vous avez tout à fait le droit de me toiser d'un air dédaigneux. 

M'en fiche, moi, j'ai un nouveau jouet.

Et puis j'ai sur
le feu 
le prochain billet, celui sur mon appli-de-malade n°2, alors rien ne peut m'atteindre.

lundi 25 mars 2024

Qui Veut Être Mon Associé ? - Version fait-maison

Certains billets ici et là vous l'auront probablement appris : la Gwen et l'administratif, ce n'est pas franchement l'amour fou.

Certains billets l'ont évoqué : dans sa relation tumultueuse à l'administratif, la Gwen a réalisé 

  • l'existence d'un grand méchant tapi dans un coin : son TDA (trouble de l'attention), rendant l'administratif particulièrement teigneux et difficile à combattre
  • l'existence d' une baguette presque magique : la méthode Flylady, ou comment découper l'Hydre du Mal de l'Administratif en rondelles digérables.


Hélas hélas, ces dernières années l'administratif a gagné du terrain

  • d'abord, le perso a cru (ben oui, plus une famille grandit, plus cela génère de papiers. On en parle, des dossiers d'inscription en école, collège, colo, camp scout, activités extra scolaires- rayez les mentions inutiles mais vous n'allez pas user votre stylo y a rien à rayer trois fois hélas - ? ). Et encore, j'ai du pot, Monsieur Bout en a récupéré peu à peu la part du lion.
  • ensuite le pro a cru lui aussi : d'une petite micro-entreprise occupant la Gwen 2 j / semaine, l'activité d'indépendante de ladite Gwen est devenue une belle et grande SARL avec les beaucoup trop moult activités administratives associées (malgré l'aide d'un valeureux cabinet de comptable).
    • L'Urssaf, la DGFIP, tout le monde me réclame des sous et des papiers, 
    • le volume de factures à envoyer a bien augmenté (bon ça c'est pas mal en théorie) 
    • et je me suis également mise à beaucoup me déplacer (ces temps-ci par exemple Lyon et Luxembourg m'accueillent régulièrement), ce qui engendre de fréquents frais de déplacement à comptabiliser avec soin et à refacturer avec non moins de soin (sous peine d'en être de ma poche).
Tout ça pour dire que clairement, d'un petit à-côté déplaisant que j'arrivais à gérer bon an mal an avec un coup de Flyladyx, l'administratif professionnel s'est peu à peu mué en un gros monstre étendant ses tentacules sournoises un peu partout.

Déclencheur externe aidant (vous vous rappelez ?), il m'a fallu plusieurs pichenettes pour finalement passer à l'action et admettre l'évidence : l'heure était grave, plus question de prétendre que j'allais y arriver seule. Il me fallait de l'aide (ou plutôt : de l'aiiiiiiiiiiideuh !).
Il me fallait sous-traiter cette partie là de mon activité à quelqu'un qui le ferait bien.
  • Pichenette n°1 : une copine vue pour le Nouvel An se posait de grandes questions sur son avenir pro
Elle a évoqué la possibilité de devenir assistante administrative à distance, et là, subitement, je me suis dit que si elle proposait ses services, ben... avec elle, oui, je me voyais bien me lancer, parce qu'elle cochait les 2 cases indispensables à mes yeux : 
    • rigueur absolue (je déteste l'administratif alors si je dois vérifier souvent... et trouver des erreurs, là, le stressomètre va encore plus s'envoler), 
    • et confidentialité à toute épreuve (je ne vends pas des pommes de terre).
Je me suis imaginée être sa première cliente et cette image avait du chien. Bon, finalement, pour tout un tas de raisons ça n'a pas pu se faire avec elle, mais les conversations qu'on a eues m'ont amenée à me projeter dans un monde où mes notes de frais ne seraient plus gérées par moi, et.... c'était assez difficile de quitter ce monde.

  • Pichenette n°2 : compte en banque dans le rouge
Eh oui, fin janvier, notre compte a pris une sale tournure. Mon business tourne pourtant allègrement bien !? Ben oui, mais quand en novembre-décembre on ne consacre pas le temps nécessaire à facturer ses clients pour le travail fait, eh bien en janvier-février on ne reçoit pas les soussous correspondants (bicoz délais de règlement). Gloups.
(Rassurez-vous, on a trouvé une solution : manger les enfants. Coup double : moins de bouches à nourrir, et un estomac bien plein pour nous. En plus, c'est du bio, du local = #healthy)

  • Pichenette n°3 : mon superviseur
Il m'a fourbement fait observer qu'avec les perspectives de chiffre d'affaires que j'avais pour 2024, il allait falloir revoir mon organisation, puisque j'allais flirter avec le seuil où, dans une entreprise de mon genre, on réfléchit sérieusement à embaucher. 

  • Pichenette n°4 : mon procrastinomètre a explosé
Les premières semaines de 2024, j'ai observé un phénomène pas-sion-nant (et navrant). Là où auparavant, je procrastinais l'administratif puis étais très inefficace dedans donc mettais 3 plombes à faire le moindre truc.... j'ai constaté que j'étais en fait passée à un stade autrement préoccupant : le fait même d'inscrire une tâche administrative sur ma to-do list, disons, en 3ème position, suffisait à diviser par 4 mon efficacité sur l'ensemble de la to-do list (et donc de la journée) : je me mettais à procrastiner aussi la tâche 1 et la tâche 2, toutes gentilles qu'elles fussent, du simple fait qu'une fois qu'elles seraient terminées, il me faudrait me coltiner la fameuse Grande Méchante Tâche 3. Alors que, hein, vous comprenez, tant que tâche 1 et tâche 2 n'étaient pas terminées, je ne pouvais légitimement pas passer à la tâche 3, quel dommaaach... !
Bref, l'administratif s'était mis à gangréner le reste. Aleeeerte rouge !

Ah.

Pichenette complémentaire (oui c'est comme le tiercé quinté plus)
Petit appel de vœux avec une ancienne cliente dont le cœur de métier la confronte à ce genre de problématique : pouf, sous le coup d'une inspiration, en fin de conversation, je lui demande si elle ne connaîtrait pas quelqu'un qu'elle me recommanderait les yeux fermés, et paf, ben si, elle connaît.


Donc, la Gwen embauche.


La personne recommandée ?

Eh, non, ce serait trop simple.
Voyons, évidemment qu'étant l'employeur le plus select des Yvelines (tellement select que je n'employais personne !), j'ai attiré les candidatures !!

Enfin, surtout une.

Monsieur Bout.
Monsieur Bout est rentré du Super U le samedi matin qui a suivi la pichenette complémentaire, en me disant qu'il avait eu une idée très bête.
Après quasiment 16 ans de mariage, quand mon mari me dit ça avec un regard en coin, un demi-sourire, et une teinte de peau légèrement rosée, je m'attends à tout.

Mais pas à ça.

Effet de surprise absolument total !

Une fois que j'ai été sûre que mes oreilles elles comprenaient bien (quialaréf?) nous avons longuement discuté, car franchement j'avais pas mal les jetons que ça puisse ne pas convenir à l'un ou l'autre de nous deux (voire aux deux simultanément, eh, pour faire bien). Nous avons mis nos attentes sur la table, et Monsieur Bout a su pitcher, euh, pu exprimer que, même si il n'aimait pas énooormément l'administratif, clairement
  • il était loin de le vivre comme aussi pénible et terrifiant que moi je le vis
  • pouvoir le concentrer à un moment de la semaine, le faire régulièrement, et ne faire que ça serait beaucoup plus efficace et moins relou que mon mode de fonctionnement actuel (caser ça par ci par là quand je peux, soit un tout petit machin, soit pleeeein de machins à rattraper)
  • il en avait marre de s'interroger sur ce qu'il voulait faire de sa vie pro et du coup là il aurait une vie pro officielle et moins de pression pour trouver enfin dans quelle voie s'engager : "rôle social" et trimestres de retraite = dans la poche ; il pourrait donc allègrement continuer ses activités annexes à côté sans se dire qu'il devrait investir son temps dans qqch de rentable
  • ça le déstresserait d'avoir de la visibilité et de l'influence sur nos rentrées d'argent (jusqu'à présent je lui disais régulièrement quand je partais sur une nouvelle mission, quand ça se passait bien avec un client, etc, mais il n'avait pas droit à de belles présentations Corporate avec des graphiques, des tableaux excel et des échéanciers. Scandale)
  • ça aurait beaucoup de sens de me soutenir et de contribuer encore de cette manière au développement de mon business, et que ça devienne plus clairement un business commun.

De l'idée d'une microentreprise qui me refacturerait sa prestation, les conseils de ma comptable nous ont fait évoluer vers une embauche en tant que salarié à temps partiel, et donc, ça y est, "Monsieur Bout, je te veux dans ma team", zou !

Le temps de passation n'a pas été sans heurts, hein, rangez les paillettes et les arcs-en-ciel
  • j'en étais arrivée à une telle saturation qu'au fond je n'avais qu'une envie : lui jeter le bazar et partir très vite en courant pour ne plus jamais en entendre parler. Ce qui, paraît-il, n'est pas optimal pour une passation. J'ai donc du accepter de ne pas juste lui montrer en 5 minutes "dépatouille toi", mais d'investir du temps avec lui, de remettre le nez dedans une dernière fois avant de recueillir le fruit de mes efforts : de belles factures et formalités réalisées pas par moi....
  • j'ai aussi du accepter qu'il ne fasse pas comme moi : il a commencé par passer du temps à créer des fichiers excel de suivi, très élaborés. (au lieu de, cf point précédent, se jeter sur ma pile de trucs en retard et la dézinguer !). Humpf. J'ai ensuite intégré que si je ne voulais plus le faire, il fallait que j'accepte que ce soit fait d'une autre manière, par ailleurs la mienne n'étant clairement pas optimale peut-être qu'un peu plus de structure ne serait pas superflu. Moralité les fichiers excel de Monsieur fonctionnent du feu de Dieu et lui permettant effectivement de suivre de près tout ce qui se passe et de tenir la baraque avec rigueur.
  • nous avons aussi du, à plusieurs reprises déjà, clarifier ce qui rentrait ou pas dans ses attributions, notre vision des choses pouvant différer...

Bref, pas de cuicui les petits oiseaux, mais encore un chantier que nous aurons à revisiter régulièrement. Le gros avantage, c'est que nous savons l'un et l'autre 
  • que nous bossons avec quelqu'un dont fondamentalement les intentions sont bonnes, 
  • que nous visons la même chose, 
  • et que la plupart du temps, même si ça ne vient pas direct, nous finissons par trouver un moyen de nous comprendre.

Moralité, maintenant que ça roule, j'ai forwardé mes factures d'hôtel de Luxembourg avec délectation dans le TGV du retour ce jeudi, et déposé mes tickets de restaurant avec légèreté dans la bannette prévue à cet effet ce weekend.

Cœur sur mon associé.

Deux petites observations pour terminer
  • Ironie de la situation : ce n'est pas d'hier que Monsieur Bout contribue, par sa prise en charge de l'arrière-boutique familiale, au développement de mon business. De manière totalement invisible aux yeux du monde; mais là, parce qu'il va rajouter un poil d'administratif, il obtient enfin reconnaissance sociale et administrative de sa contribution. C'est-y-pas malheureux.
  • Effet secondaire intéressant : du coup, notre mariage devient franchement indissoluble, en tous cas de mon côté, parce que moi, quelqu'un qui fait mes factures à ma place ...eh bien je l'avoue sans fard : il se pare d'une aura de sexytude infinie et éternelle !

jeudi 2 février 2023

Cycle Faber et Mazlish en visio spécial blog, 2ème édition : ouverture des inscriptions !

Il y a deux ans, le contexte COVID machin toussa m'avait incitée à innover en proposant pour la première fois un cycle d'ateliers Faber et Mazlish en visio, à destination d'un public trèèès privilégié : le lectorat du blog.

Je me régale à animer les ateliers en présentiel, j'avais mes réserves quant au format visio... mais vous, moins, puisque la session s'était remplie très vite ! Puis son déroulé s'est chargé de faire sauter mes réserves à moi. 

Visiblement, personne ne s'est ennuyé.

Suite à la préconsultation du peuple opérée semaine dernière par moyen bloguesque, j'ai la joie de vous proposer une réédition :


session d'ateliers Faber et Mazlish animée par votre humble servante
sur Zoom


(toujours sur le cycle 1, "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" ; des manœuvres ont lieu en sous-main pour m'inciter à proposer un cycle 2, "Frères et Sœurs sans rivalité" en visio l'an prochain, et, ma foi... comment, frêle agnelle que je suis, pourrais-je résister à ces influences occultes ? je vous le demande. Affaire à suivre, donc. Je précise que si ce cycle voit le jour il sera destiné à un public ayant déjà suivi le cycle 1. Avec moi ou quelqu'un d'autre, je ne suis pas sectaire :D).

Renseignements pratiques 
(je réutilise, avec les modifications pertinentes, le texte du billet d'il y a deux ans, y compris certaines petites blagues. Eh oui, ici, c'est un blog vert - ça se voit, non ? - donc on recycle, on fait de la blague durable, multi-usages, farpaitement ! on est aussi très flemmard)

QUAND

  • 8 soirs : un cycle d'ateliers "Parler pour que" c'est normalement sur 7 soirs, mais j'ai pris l'habitude d'insérer une session spéciale "colère du parent" entre le 3ème et le 4ème soir. Un hit absolu à chaque fois, allez savoir pourquoi...
  • après consultation d'un calendrier et de mon agenda pro, je reste sur des lundis soirs 
  • dates prévues : 15 jours entre chaque soir sauf 2 fois (je cherche à boucler avant que la saison des kermesses et galas de danse ne démarre), démarrage (si suffisamment d'inscrits), le 13 mars, ce qui nous donne
  1. lundi 13 mars - accueil des sentiments
  2. lundi 20 mars (donc dès la semaine suivante, comme ça on est bien chauds) - développer la coopération
  3. lundi 03 avril - la punition et ses alternatives
  4. lundi 17 avril - session spéciale "colère du parent"
  5. lundi 24 avril (donc là aussi, session 4 - celle consacrée à la colère - suivie une semaine après de cette 5ème session sur l'autonomie)
  6. lundi 08 mai (possibilité si les participants le souhaitent, de décaler cette session au lendemain 9 mai) - compliments et estime de soi
  7. lundi 22 mai - sortir nos enfants des rôles dans lesquels ils sont enfermés
  8. pour finir en beauté lundi 05 juin
  •  Horaires prévisionnels : 20h30 - 22h45 (possibilité de décaler de 30 minutes pour un démarrage à 21h si consensus au sein du groupe.... pas de trajets à prévoir hinhinhin)

POUR QUI ?

Cette fois encore, je ne vais pas faire beaucoup de com dessus, et ne le proposerai qu'aux lecteurs du blog (ou à leur entourage immédiat : si votre belle-sœur en rêve vous pouvez lui transmettre ; elle aura juste obligation de lire l'intégralité des 500 billets du blog avant le début de la session - ou pas) 
  • Pour des parents / adultes (j'ai déjà eu des grands-parents, des profs, des sages-femmes) ayant envie de gérer leur relation aux enfants sur la base respectueuse de l'enfant et de l'adulte que constitue l'approche Faber et Mazlish. 
  • Condition : avoir sous la main, de manière régulière, au moins un enfant âgé de plus de 18 mois. (pour pouvoir s'entrainer entre les sessions)
  • Qu'ils aient lu les livres ou pas
  • Seul ou en couple 
  • max 12 participants (mini 5)

QUOI ?

Des ateliers basés sur l'approche Faber et Mazlish, interactifs, où on découvre en groupe des outils par rapport au thème du soir, on s'entraine à les tester, et où on débriefe la fois suivante du résultat de nos tests "in vivo" : pour que les outils si beaux en théorie ne le restent pas, de la théorie !
Le principe étant que les expériences, questions et tests des autres participants viennent enrichir d'autant l'apprentissage de chacun.


INSCRIPTIONS 

Figurez-vous que je n'ai toujours pas résolu le bug affectant l'adresse mail du blog, donc en attendant que je trouve ce qui cloche, vous pouvez me contacter en MP FB/Insta, ou sur mon adresse gmail.com : prénom.nom.
Je vous invite à me faire signe le plus vite possible, non seulement pour griller la priorité à votre voisin, mais aussi parce que je vais bloquer ces dates sur mon agenda pro en provisoire, et que savoir au plus tôt si je confirme ou non leur blocage m'arrangera bien. 

TARIFS 

  • 240€ TTC (=200 € HT) pour l'ensemble du cycle pour une personne seule, 285€ TTC pour un couple 
  • + prévoir 12€ / personne pour le cahier d'exercices, indispensable au bon fonctionnement
  • (payables par virement; j'accepte aussi les lingots d'or mais c'est plus compliqué à envoyer par La Poste)
  • Arrhes de 50€ pour bloquer votre place. 
  • Je précise qu'étant une entreprise, j'émets de toute manière une facture, que je peux donc vous transmettre si votre CE ou une quelconque bonne âme est susceptible de prendre en charge tout ou partie des frais sur justificatif.

PRECAUTIONS 

Suivre un atelier en visio, c'est top et bien pratique, à quelques conditions toutefois : je vous invite à y réfléchir afin de vous assurer que vous serez dans de bonnes conditions pour en profiter
  • une pièce isolée phoniquement du reste de la famille et en particulier des enfants : pour pouvoir parler librement loin de leurs oreilles 
  • l'assurance de ne pas être dérangé 42 fois par un enfant au cours de nos soirées : pour pouvoir se concentrer sur nos échanges et profiter pleinement du ressourcement entre adultes (seule exception : les nourrissons au sein, pas encore doués de parole, ça se gère)
  • une connexion internet suffisamment stable
  • si participation en couple, un support informatique par couple (une session zoom chacun) : indispensable pour pouvoir faire les exercices

Voili voilou, dites-moi si ça vous branche, venez poser vos questions si vous en avez avant de prendre votre décision, et ensuite, hop hop, faites prestement : ce blog est un monde de chacals assoiffés de sang - et de places en ateliers F&M.
Challenge - accepted : j'ai fait plus moche

mardi 24 janvier 2023

Dilemme et consultation du peuple (vous) - ateliers visio

Depuis novembre, je m'éclate à animer (enfiiiiin, après moult délais et péripéties) mon premier cycle d'ateliers Faber et Mazlish "Frères et Soeurs sans rivalités".

C'est tellement riche que ça me file de l'énergie au point que j'en viens à remettre en question ce que j'avais initialement clamé : un seul cycle cette année ça suffiraaaaaa.

Donc, je caresse le projet de lancer un cycle "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent".

Et j'ai deux options

  • soit je le propose comme d'hab en présentiel, dans le 78
  • soit je réédite ce qui avait eu tant de succès au premier round, il y a 2 ans, et propose une session spéciale lectorat du blog, en distanciel


Je vous avoue que 

  • ce qui me fait pencher pour l'option 1, c'est le charme du présentiel; 
  • ce qui me fait pencher pour l'option 2, c'est le plaisir de se retrouver avec des gens un minimum connus (dans le sens que même si parfois moi je ne vous ai pas repérés, vous si) ET sans gros effort de communication à fournir pour remplir (en tous cas si ça se remplit comme la dernière fois).


Bref: qui viendrait remplir, stimuler ainsi ma flemme, et faire de ce fait pencher la balance ?

A vous les studios.


On partirait sur 8 soirs, probablement de mars à fin juin / tout début juillet. Probablement du 20h30 - 23h. Et .... soir à choisir entre le lundi, mardi ou jeudi, ceux qui couineraient le plus vite et le plus fort l'emporteraient.

Si ça se fait, je ferai un billet de blog supplémentaire avec les détails pratiques, conditions financières, petits caractères à lire attentivement etc.

je crois que j'ai rarement fait plus moche comme illustration d'un article.

PS: si d'aventure vous vouliez réagir à ce billet par un mail : 
N UTILISEZ PAS L'ADRESSE MAIL DU BLOG ! 
Je n'y ai en fait plus accès depuis des lustres, et je ne me suis pas encore penchée dessus (du coup, si vous m'avez envoyé un mail par ce biais ces euh... 2 dernières années je crois, je vous ai pas répondu mais j'ai un PRETEXTE EN OR). 
Il faut que je m'en occupe et mobilise mes compétences techniques dont l'étendue n'égale que la célébrité. Bref c'est pas demain la veille.

lundi 13 décembre 2021

10 astuces quand on invite des gens intolérants à manger

Nan nan il ne s'agit pas de l'oncle Robert qui fera des blagues racistes.

Il s'agit de vos bons amis chez qui il y a une intolérance alimentaire. Allez savoir pourquoi, je me sens super concernée par le sujet depuis l'arrivée de notre 3ème.

Or j'ai eu du pot, Boubinours étant né au début du 1er confinement, ses intolérances alimentaires ont été relativement faciles à supporter pendant longtemps : en effet, chez moi, elles ne me gênent que médiocrement. J'ai adapté ma cuisine et, dans les milliards de possibilités culinaires qui existent, je privilégie tout simplement celles qui sont compatibles avec le régime auquel les intolérances alimentaires de H. me soumettent tant que je l'allaite encore. 

Les intolérances alimentaires deviennent franchement plus relou quand on sort de chez soi, ce qui, curieusement, ne s'est guère produit la première année de vie du jeune homme, merci COVID. Mais depuis, j'ai repris une vie sociale, je suis ressortie au restaurant, et l'accumulation de moments frustrants + une discussion avec une de mes belles-sœurs cherchant à me régaler cet été, me conduisent à écrire ce billet.

En effet, pour quelqu'un qui comme moi n'a pas droit au gluten et aux produits laitiers, sortir devient vite énervant : on n'a le droit de rien manger. On en parle, d'un de mes derniers restau en date où la mousse au chocolat initialement annoncée comme sans produit laitier (oui, la mousse au chocolat demeure une excellente alternative si pas droit aux laitages ni au gluten) m'a été retirée in extremis par le serveur qui avait été vérifier une dernière fois auprès du chef ? (je suis très reconnaissante au serveur d'avoir fait gaffe, hein, mais franchement, le voir s'éloigner dans le soleil couchant en emportant une énorme coupe d'une mousse au chocolat bien noire.... ouin ouin ouin. M'en remettrai-je un jour?).

Je suis de plus en plus blasée et habituée à être privée de dessert au restau, et honnêtement, le coup du "je vous fais une salade de fruits", ben, non, zut, se contenter d'une salade de fruits quand tous les autres s'empiffrent de trucs gourmands, y a un moment (très vite arrivé pour ma part le moment) où on en a ras-le-bol.

Idem la maison d'hôtes où Monsieur Bout et moi sommes allés passer 3 jours en amoureux cet été. J'avais précisé à l'hôte mes soucis, du coup pour l'apéro il m'avait préparé une portion de la tartinade dans une cuiller à apéritif juste pour moi "pour éviter le pain". 

Bon point. 

Moins bon point : le repas prévu en table d'hôtes était un très beau tajine. Il n'avait manifestement pas fait le lien entre couscous et gluten.

Et comment lui en vouloir ? Je n'y connaissais rien non plus, avant.


Donc, si vous êtes dans mon cas d'avant (càd pas trop au courant), mais que vous avez malencontreusement 

  • 1. repris une vie sociale (quelle idée) 
  • 2. invité des gens souffrant d'intolérances alimentaires à dîner (vous cumulez) et que
  • 3. vous avez en plus envie de leur faire plaisir (là ça confine au masochisme), 
ce billet est pour vous : voici quelques petites informations / astuces / idées utiles pour les régaler sans les empoisonner

ATTENTION : procéder ainsi vous expose à un risque élevé de déluge de gratitude

L'intolérant alimentaire est tellement habitué à devoir renoncer à la moitié des trucs bons devant lui que le moindre effort des amis / du personnel de restauration déclenche des déclarations d'amour. (oui, j'ai dit "je vous aime" au chef d'un restau récent, quand il m'a appris fièrement que son fondant au chocolat ne contenait pas le moindre gramme de farine, et que donc, j'allais avoir droit à un desseeeeert).


Warnings supplémentaire :

  • Ces astuces sont totalement non exhaustives. Vous êtes vivement encouragés à partager vos meilleures astuces à vous en commentaires. Une seule condition : l'honnêteté. C'est différent de dire "vous pouvez remplacer ça par ci, le résultat est correct" ou "remplacez ça par ci, on ne voit absolument pas la différence" (gâteau au chocolat à la courgette, si tu m'entends...)
  • parmi les astuces suivantes, certaines sont valables généralement, d'autres sont liées étroitement à MES restrictions à moi (gluten et produits laitiers animaux sauf beurre), d'autres encore y sont liées mais j'élargis à d'autres restrictions.
  • Certaines de ces astuces coûtent relativement cher (c'est le cas des produits sans gluten), mais pas besoin de se ruiner non plus : si le surcoût est un problème, il existe largement assez d'alternatives disponibles à un coût normal pour permettre un ou plusieurs repas sympas dont votre PEL sortira indemne.

1. Poser des questions

"Qu'as tu le droit de manger" et "j'ai prévu ceci et cela, c'est OK pour toi ?" voire "Comment puis-je  rendre ce plat OK pour toi ?" sont des phrases magiques. Alors, oui, les questions 2 et 3 tuent la surprise mais honnêtement, quelqu'un qui a des intolérances alimentaires perd toute appétence pour les surprises parce que hélas, la plupart des surprises deviennent de mauvaises surprises.

Le truc important est d'être précis dans les questions / prévisions. Ma BS a adapté toute une recette pour moi en me demandant scrupuleusement comment remplacer chaque ingrédient problématique... en ayant oublié de spécifier un ingrédient qui a fait que bah raté ce plat là je n'ai finalement pas pu en manger une miette. Ouin ouin mutuel.


2. Poser des questions, bis

La gravité de l'intolérance varie énormément selon les personnes. Certaines personnes intolérantes au gluten peuvent quand même prendre certaines variétés d'épeautre, pour d'autres c'est un no-go. Pour certaines, manger du miel dans lequel s'est glissée une miette de pain "normal" parce que quelqu'un avait tartiné un peu vigoureusement son pain est déjà la cata.

L'impact varie aussi : il est bon de savoir si tel aliment cause des soucis digestifs relou ou expédie à l'hôpital.


3. Lire les étiquettes des produits

C'est très relou. Mais très instructif.

Bon à savoir : quand il y a écrit "a été fabriqué dans un atelier pouvant utiliser des œufs, ... etc" ou encore "peut contenir des traces d'œuf", cela signifie clairement qu'il n'y pas d'œufs dedans MAIS qu'il peut y avoir une trace. En gros, cette mention 

  • constitue une excellente nouvelle si vous allez régaler quelqu'un de simplement intolérant aux œufs (à vérifier avec la question 2), 
  • mais au contraire est un no-go pour quelqu'un de carrément allergique (qui ne peut pas prendre le 0,0001% de risque demeurant, sous peine de finir à l'hôpital, risque dont cette mention entend protéger le fabricant).


4. Remplacer les féculents "gluten" dans un plat de résistance

Intolérance au gluten = pas de blé ni ses cousins, donc pas de pain, pas de pâtes "normales", pas de semoule, pas de boulgour, pas d'épeautre, pas d'orge, pas de seigle...


Donc si on veut un féculent / accompagnement hors légumes, on peut prendre : 

  • pâtes sans gluten au "rayon sans gluten" : le goût est correct mais sans plus, franchement ce n'est pas ce que je conseille, on peut faire plus agréable pour tout le monde.
  • pâtes asiatiques à base de riz (attention ! les nouilles chinoises sont à base de blé, les nouilles thaïlandaises, ça dépend - si elles sont blanches y a des chances que ce soit au riz ; les étiquettes sont vos amies) ; c'est bon, ça, tout le monde trouvera ça original. Le mieux est d'en profiter pour faire une recette un peu décalée de d'habitude en mode wok : on fait revenir un truc avec ou sans sauce et on rajoute les pâtes dedans pour qu'elles s'en imbibent. Par exemple : des crevettes / de la viande hachée / des blancs de poulet en lanières + quelques légumes coupés menus (carottes / champignons / haricots mange-tout / brocolis / tomates en dés /... + quelques épices et zou ! 
  • des patates sous toutes leurs formes : frites, purée (attention à la composition de la purée si on a une autre allergie), à l'eau, à l'huile,... tant que ce n'est pas en gratin avec un déluge de crème et de fromage...
  • riz
  • polenta / maïs sous toutes ses formes, notamment grillé
  • quinoa
  • sarrasin

5. Remplacer la crème et le lait

Franchement, ça se fait super bien maintenant, merci les crèmes et laits végétaux.
  • Personnellement, la crème de riz est mon amie pour toutes mes sauces types carbonara. La crème d'avoine est assez neutre aussi. Depuis que j'ai de nouveau droit au beurre j'apprécie encore mieux car beurre + crème de riz = texture qui n'a presque rien à envier à de la crème liquide classique. Et du coup cela me permet d'excellentes béchamel (en remplaçant la farine par de la maïzena).
  • Pour les choses plus épicées (type curry), la crème de coco (à trouver au rayon asiatique du supermarché) apporte souvent un plus très apprécié ! 
En sucré, les laits végétaux viennent vraiment bien aider, on peut les choisir en fonction de la recette : pour des crêpes ou des gaufres par exemple le lait d'amande apporte une touche super sympa.
Certains fonctionnent au lait de soja mais moi j'en déteste le goût.
Les crèmes végétales restent également nos amies, j'ai fait des pana cotta délicieuses avec, et tout récemment j'ai même adapté avec succès ma pana cotta menthe-chocolat en faisant un mix crème de coco / crème de riz. 



6. Remplacer le beurre

Pour ceux qui n'y ont vraiment pas droit (j'ai fait 3 mois comme ça avant d'avoir le droit de le réintroduire, je m'étais plainte ici)...
Le beurre c'est la vie (pour moi), donc rien ne le remplace totalement, mais selon le besoin on peut aussi faire autrement et se régaler quand même
  • En salé : 
    • huile d'olive, évidemment, 
    • les autres huiles habituelles type tournesol colza etc
    • mais aussi graisse de canard / graisse d'oie (pour les non-végétariens of course) : sachez que c'est la seule graisse animale qui soit bonne pour la santé, que ça s'achète en conserve, ou en pot au rayon frais d'une grande surface, que ça se garde hyper bien, et que ça peut servir pour à peu près tout : les pommes de terre bien sûr, mais les légumes, le bœuf bourguignon ou les côtelettes d'agneau / le sauté de veau, le poulet au four, le risotto, tout.
  • en sucré : 
    • l'huile de tournesol (désodorisée, comme j'en ai fait l'expérience ici), 
    • ou plus original, l'huile de coco : cette dernière donnera un arrière-goût au plat, ce qui peut nuire ou au contraire être un atout. J'ai fait un crumble coco-kiwi à cause de ça, que c'en était à se rouler par terre. (ce que je n'ai pas fait car à l'époque COVID oblige on n'avait pas de femme de ménage)


7. Remplacer le pain

Pas indispensable pendant un repas, le pain... En revanche, c'est parfois pas très pratique de devoir faire sans pour un apéro / apéro dinatoire ! Sur quoi on va tartiner le foie gras / la tapenade ou poser le saumon fumé, hein ?
Bien évidemment, on peut acheter du pain sans gluten. De gros progrès ont été faits et maintenant ils en font du délicieux. Il faudra juste casser son PEL.
Moins chères et plus faciles à recaser après, les galettes de riz ou de maïs sont des copines envisageables : on les casse en petits bouts, on tartine, et miam. Franchement, saumon fumé sur galettes de maïs ça se défend hyper bien, depuis que j'avais découvert ça chez une copine je le faisais même parfois avant d'avoir des soucis d'intolérance. (c'est encore mieux si on peut rajouter une couche de chèvre frais avec mais ça...)
Les différents types de cracottes offrent aussi des possibilités.

A noter, à l'apéro : 
  • chips classiques OUI, 
  • pringles NON, 
  • nachos mexicaines (les machins triangulaires à base de maïs normalement) OUI. Le combiné Nachos guacamole est évidemment une valeur sûre (si on fait le guacamole soi-même ou en vérifie la composition...)
  • Bien évidemment si vous voulez vous la péter avec des chips de légumes faites maison, c'est le moment. #healthy #fashion.

Autres astuces apéros évitant pain et fromage : les petites brochettes bout de viande marinée + légume (type petite tomate ou poivron mariné ou olive). Des amis nous ont fait un pique-nique dans ce goût-là cet été, c'était à se rouler par terre.


8. Remplacer la farine de blé 

... parce que hein, en pâtisserie, on peut vite se sentir bloqué; mais non !!
Alors d'abord GAFFE : la farine de seigle et la plupart des sortes d'épeautre sont aussi interdites si intolérance au gluten.
En revanche il existe des alternatives dont la plupart vont quand même se révéler un peu coûteuses : 
  • investir dans de la farine siglée sans gluten
  • investir dans de la farine de riz et/ou de maïs. Sachant que le mieux est de mixer les 2 : chacune des deux a des propriétés complémentaires et ensemble elles imitent vraiment parfaitement la farine de blé. Mes crêpes faites à 50/50 avec n'ont (presque) rien à envier aux crêpes de blé, que ce soit en goût ou en tenue. Concernant mes gaufres, franchement, la différence devient infime.
  • Moins cher, la maïzena. Parfois on peut intégralement remplacer la farine par la maïzena et c'est le cas quand la farine n'est pas un élément central du machin (cf fondant au chocolat du chef cuistot du restau), dans le cas contraire souvent il vaut quand même mieux mixer : ainsi, on peut faire des crêpes juste à la maïzena, mais honnêtement elles seront meilleures si la proportion de maïzena ne dépasse pas les 30-40% et qu'on a pris farine de riz/maïs avec.
Il existe encore plein d'autres farines alternatives comme la farine de châtaigne mais je n'ai pas testé.
L'avantage des ingrédients mentionnés là est que, pour l'accueil ponctuel de quelqu'un, OK ça oblige à un achat inhabituel mais ça ne sort pas trop de la zone de confort, et ça se réutilisera facilement pour terminer le paquet. La farine de maïs pourra notamment utilement finir dans cette recette de gâteau absolument délicieuse.

On peut également varier un peu mais utiliser des trucs complètement "normaux" :
  • flocons d'avoine (attention, pour certaines personnes très allergiques l'avoine est aussi un no-go) : je fais pas mal de biscuits avec, et ça s'utilise très bien en crumble. Là encore, marier plusieurs choses ensemble peut donner d'excellents résultats : je fais parfois mon crumble juste avec flocons d'avoine - beurre - sucre mais la version flocons d'avoine - maïzena - (farine quelconque pas blé) - beurre - sucre est aussi très sympa
  • poudre d'amandes : ça c'est notamment top pour redonner de l'élasticité à une pâte à tarte sucrée. En fond de tarte à l'abricot ou à la poire c'est une tuerie (et ça s'utilise aussi très bien pour un crumble). C'est aussi top pour remplacer la farine dans un gâteau au chocolat, apporter du moelleux à des macarons (même "pas aux amandes" : il m'arrive d'en mettre dans mes biscuits à la noix de coco et personne ne s'en plaint ! Ils sont tous morts)

9. Faire gaffe aux trucs vicieux

Il y a des choses qui servent de cachette à des machins auxquels on n'a pas le droit.
Je citerai le boudin blanc : nous en avons fait l'expérience, le boudin blanc cache une énorme quantité de lait.
La sauce soja peut également, selon sa composition, cacher du gluten...
Bref, vigilance CONSTANTE ! (qui a la réf ?^^), et application rigoureuse de la règle n°3.


Boubinours, fasciné, à juste titre,
par un succulent
fondant chocolat marrons
10. Aller chercher des recettes complètement alternatives

Il existe des recettes où on ne remplace rien ou presque, mais où on mange tellement bien :
  • on m'a récemment régalée de burgers de butternut à l'agneau (dérivés de cette recette au canard)
  • J'use et j'abuse de gâteau au chocolat et crème de marrons
  • Niveau dessert lambda mais safe (si pas de soucis avec les œufs) : la mousse au chocolat et les meringues ! 
Et... c'est une catégorie que je me ferai un plaisir de voir augmentée de vos commentaires et trouvailles ^^


Bon fourbissage de menus et... bon appétit !

jeudi 21 janvier 2021

Maman & Micro-entrepreneuse : l'idéal pour la conciliation vie pro / vie perso ?! (ou paaaaaaas)

Ce blog est fouillis.
Ce blog recouvre un max de thèmes puisqu'il sert d'exutoire à pas mal de questions qui saturent mon cerveau.
Et donc, parmi les graaands sujets de ce blog, il y a, il y a eu, il y aura toujours : comment qu'on concilie, quand on est maman (parent), le fait d'avoir des enfants, de s'en occuper (parce que c'est vrai que je pourrais les sous-traiter H24 et jet-setter à travers le monde. Mais je n'ai pas choisi cette option - et cette option ne m'a pas choisie non plus, comme ça tombe bien), mais aussi d'avoir la vie pro qu'on souhaite ?

Je souligne "la vie pro qu'on souhaite" : il ne s'agit pas d'avoir la vie pro que les gens estiment qu'on devrait avoir et/ou souhaiter, mais bel et bien celle qui nous épanouit, qui cadre le mieux avec nos souhaits. Souhaits pas toujours évidents à discerner, d'où ma réflexion sur les différents besoins que peut couvrir une activité pro; d'où il s'ensuit qu'avoir "la vie pro qu'on souhaite" peut signifier : avoir zéro vie pro, si zéro est la quantité qui nous convient, à tel ou tel moment de notre vie.

Bref. Ma manière de concilier vie pro et vie perso a évolué dans le temps et sur le blog. Depuis que je suis maman, j'ai été 
  • pro à 80% avec un enfant et un mari à 100%, 
  • à la maison pour cause de congé maladie /grossesse prolongé, 
  • de nouveau pro à 80% avec 2 enfants et un mari au chômage, 
  • pro à 80% avec 2 enfants en bas âge et un mari à 120% (la mort), 
  • pro à 50% ,
  • maman à 100% bicoz chômage… 
  • puis j'ai créé ma micro entreprise.

Bientôt 3 ans après, voici un petit bilan des + et des -

Commençons par les PLUS

1. Le point essentiel pour moi : la capacité à mener de front charge de boulot et enfants. 
Etre à son compte permet souvent bien plus de souplesse (selon son secteur d'activité) et c'est le cas pour moi.
  • je peux moduler mon temps de travail et gérer mes contraintes perso sans devoir rendre compte à qui que ce soit. Mes clients n'ont pas besoin que je me justifie (en tous cas, c'est à moi de ne pas le faire) : si je ne suis pas dispo pour eux, peu importe que ce soit parce que je bosse pour un autre client, ou que je gère ma famille. Donc ce n'est pas retraduit en termes de "elle n'est pas impliquée" comme c'est trop souvent le cas dans le monde salarié.
  • Je peux m'organiser à ma guise pour être dispo pour mes enfants quand ils sont dispo pour moi, et caser du boulot à des endroits qui ne me "coûtent" pas de temps-enfants : 
    • retravailler le soir, 
    • profiter de 20 minutes de calme pour finaliser un mail, 
    • avancer sur un dossier ou caser une conférence téléphonique sur les 40 minutes qui s'écoulent entre le moment où on a déposé l'aîné à son RDV psy et le moment où on doit l'y récupérer, 
    • gérer de front un appel pro pas trop prenant et la cuisson de ses confitures.
Etre à son compte permet donc de faire effectivement beaucoup, beaucoup de choses...mais ça peut avoir un prix : l'épuisement. Nous en reparlerons.


2. Ratio temps de travail / fric très positif pour ma part. 
Et notamment le fait que, si je bosse plus, je gagne plus (pour peu que je sache bien border mes contrats - ce qui est une autre histoire et invite à se poser la question de la juste valeur de son travail, de la juste valeur de l'argent, en se débarrassant au passage d'éventuelles inhibitions). 
Ca me change de mon ancienne vie de cadre au forfait jours et donc aux horaires extensibles sans autre contrepartie financière qu'une éventuelle augmentation ou une royale petite prime...

Reprendre mon PC le soir pour finaliser un truc se vit quand même différemment quand c'est quelque chose qui se traduira par des espèces sonnantes et trébuchantes. 

Je l'ai particulièrement ressenti il y a 18 mois, quand je suis partie 1 semaine en Asie animer des ateliers de communication multiculturelle. J'ai bossé comme une tarée avant et pendant, mais après, ça a été un weekend en amoureux à nous vautrer dans le luxe d'un Spa 4 étoiles, et, vraiment, j'ai énormément apprécié ce lien direct entre investissement et récompense, et ce weekend en avait une saveur particulière.
De la même manière, j'ai bossé comme une tarée en novembre et décembre, et du coup, même si janvier est plus calme et qu'une partie de moi est tentée de dire "euh, faudrait remplir un peu plus quand même", je suis aussi capable de me dire "pas la peine, tu as encaissé largement au dessus du budget prévisionnel le mois dernier, détends-toi et profite un peu".
Idem la gestion des mails : quel cadre (et beaucoup de non-cadres) ne souffre pas du syndrome de la boite-mail-qui-dégueule avec ses 574 mails non lus ? Je vais vous faire fantasmer : je n'ai pour ainsi dire plus de mails pro non-lus. Parce qu'autant, en entreprise, l'envoi et la mise en copie de mails semblent relever du sport national, autant, quand on est indépendant, les clients nous spamment avec beaucoup, beaucoup plus de discernement puisqu'ils savent bien que le temps que nous passons à lire leur prose n'est pas gratos (pour peu, encore une fois qu'on ait été claire sur le sujet)

3. Capacité à maximiser l'intérêt du temps passé au travail 
Quand j'anime des formations sur la gestion de la motivation, je souligne qu'on a tous, dans nos boulots, une part de choses qu'on n'aime pas. L'important est de respecter un certain ratio : 
  • 80/20 est qqch de sain, 
  • au delà de 70/30 on risque l'épuisement, voire à long terme le burn out, puisque trop de nos ressources vont dans des choses qui ne nous ressourcent pas, justement. 
Très clairement, depuis que je suis indépendante, l'intérêt de mon job a été dopé; je l'aimais à la base, mais je n'avais pas anticipé le constat indéniable que je fais maintenant. En tant qu'indépendante, j'ai la liberté de mes missions, de mes clients, et, du coup le sens de ce que je fais n'a cessé d'augmenter. Si bien qu'à présent j'évaluerais mon ratio à 90/10 voire même 95/5... Je n'ai plus ou moins gardé de mon job que les aspects qui ont le plus de sens pour moi. C'est ... KIFFANT.

4. Capacité, bis : être indépendante me permet également de répartir mon temps de manière à inclure une activité pro annexe pleine de sens
Si 95% de mon chiffre d'affaires repose sur mon activité RH, et que c'est là dessus que je compte pour nourrir la famille, ma micro entreprise me permet également d'"abriter" les ateliers et conférences Faber et Mazlish que j'anime, et c'est particulièrement réjouissant. 
Avec un bémol : le temps passé à Faber & Mazlisher étant très substantiellement moins rémunérateur que le temps passé à RHer, je peux libérer du temps RH (faire moins) pour Faber et Mazlisher, mais pas trop non plus sinon, pas de beurre dans les épinards (remarquez, en ce moment, IPLV de Mister H. aidant, j'ai moins droit au beurre, alors on s'en fout?), voire pas d'épinards du tout maintenant que nous avons complètement revu l'équilibre budgétaire de notre famille et que celui-ci repose sur moi, moi, et remoi.

5. Capacité du coup à développer encore cet intérêt ! 
Je suis libre du choix de mes clients, et ne manquant jamais de business, je peux me permettre de refuser ce qui ne me va pas, et privilégier ce qui m'intéresse davantage, que ce soit en terme de missions (thématiques), ou de clients : je n'ai plus à bosser avec des gens relous, à supporter des réunions récurrentes avec quelqu'un de mal embouché, à faire avec le despotisme de gens toxiques. 
  • Si je ne "sens pas" mon prospect, je ne le transforme pas en client, c'est tout. 
  • Un client me plaît ? Que ce soit un grand groupe ou une petite start-up, c'est à moi de voir avec lui dans quelle mesure nous pouvons encore élargir notre collaboration. 
A moi cependant de faire gaffe et de choisir avec soin.... Il m'est déjà arrivé de m'être maudite d'avoir accepté telle ou telle mission ;-) Mais c'est une leçon très formatrice. Et comme il s'agit de missions, l'embêtement est d'assez courte durée, et la leçon, elle, pour le long terme.
Dans tous les cas c'est ainsi que peu à peu, la partie formation managériale et/ou multiculturelle de mon activité s'est développée, puis la partie coaching pro. Des thématiques qui me font baver d'enthousiasme. Or comme on est toujours meilleur dans ce qui nous transporte, le cercle vertueux fait que mon efficacité au boulot augmente aussi, donc plus de clients dans ces domaines, donc plus de succès, donc ....etc. 
Autre aspect : moi qui aime la diversité, je suis servie. Je ne suis pas limitée par une définition de poste, je vais faire un peu de généraliste là, un peu de formation ici, de l'outplacement, ... uniquement ce que j'aime, mais tout ce que j'aime, sans avoir à choisir. Du coup je reste compétente dans tous ces domaines, et ce que j'apprends dans l'un enrichit ce que je fais dans l'autre.

TOP du top, hein ?


Avec quelques MOINS néanmoins.

1. En grand un, cette fameuse charge mentale 
Etre maman et à son compte, c'est
  • gérer les enfants, les repas, les courses, les habits (changer de taille de saison, approvisionner, laver, ranger), 
  • mais aussi leur garde : que d'énergie dévouée à bricoler une solution en fonction de son planning en constante évolution ! Les mamies au pair ont pu aider sur ce plan-là... sauf quand les relations délicates avec elles venaient encore alourdir la charge mentale. (mais celles avec qui c'était fluide, c'était le pied !!).
  • Et parfois, incompréhension du conjoint quand on le sollicite en dernier recours bicoz foirage des plans A B C et D et nécessité absolue de caser les enfants. (ça, ça a été très dur à gérer du temps où Monsieur Bout avait encore une vie pro, et la source de tensions aigües... et donc d'un surcroît de charge mentale)
cf le point suivant.

A cela s'ajoute un planning en constante évolution donc aucune routine sur laquelle se reposer
Idem sur le mercredi : conduites diverses, RDV, passer du temps avec les enfants, Shiva bonjour !
Et en tant qu'indépendante, en couple avec quelqu'un de non-indépendant, on est la personne qui reste dispo pour les histoires de plombier, gère les livraisons de bois de chauffage, les factures, les RDV médecins ou les interactions ultra fun avec la Sécu.

2. Une activité indépendante est souvent "invisible", moins vue par l'extérieur. 
Ca n'est pas considéré pareil, puisque sans horaires officiels. 
Et en particulier, c'est souvent moins réalisé par l'autre partie du couple : on est à la maison, non ? 
Ou on rentre avant le conjoint donc c'est tout comme. 
Le fait que peut-être l'heure qui a précédé son retour à lui a pu être consacrée en priorité à la gestion des enfants (logistique : douche, préparation du repas par exemple; et affective : câlins, jeux) et non à la gestion de la maison (ranger la maison, faire ranger les chambres …) échappe facilement à son attention (avec parfois la petite remarque qui fait plaisir merci).

3. Travailler en indépendant, c'est gérer son planning soi-même, mais aussi ses incertitudes de planning et de charge 
En ce qui me concerne, en tous cas, ma visibilité sur mon business est réduite, ma charge fluctue, et je ne sais jamais trop quelle tête auront les semaines et mois à venir. 
On a le stress d'être en sous-charge alors on se démène pour dégoter des affaires et puis pouf, tous les prospects se transforment simultanément en clients et on se voit mal les refuser. L'affaire part sur tant de jours et pouf, elle enfle. Ou inversement, on se croit full, puis pouf, un projet est divisé par 2, un autre est annulé, un 3ème est reculé.
Bon personnellement, à l'arrivée, cette dynamique chez moi cause plutôt une surcharge qu'une sous-charge: hormis mon tout début de business, puis mon tout début de retour en congé maternité, j'ai passé mon temps à me dire que "c'était la mort le planning mais d'ici quelques semaines ce serait le bout du tunnel"; tunnel magique se prolongeant à chaque fois que je m'approchais de sa fin. (c'est pas pour rien que ce billet de blog est le premier depuis aussi longtemps)

4. Et lié à ça, il y a aussi l'incertitude financière / trésorerie
  • Vais-je rapporter assez ? (même si dans les faits j'ai toujours trop de business, je ne suis jamais sûre que ce sera toujours le cas, eh) 
  • Quand vais-je être payée ? Un point que j'avais totalement sous-estimé à mes débuts, mais que j'ai vite réalisé quand mon premier client m'a réglée plus de 3 mois après le début de prestation. 
Autant dire que pour pouvoir gérer cet aspect là, il faut 
1. des nerfs d'acier ou 
2. ne pas être dépendant de ce revenu pour payer les factures immédiates ou 
3. s'en être rendu moins dépendant en constituant un très gros matelas financier immédiatement disponible (ce qui est typiquement ce à quoi nous travaillons maintenant que nous n'avons plus le salaire de Monsieur Bout pour tabler sur le point 2).
Faute de tout ça, bonjour à un surcroît de charge mentale quand le compte en banque s'orne de jolis chiffres rouges.

A ces aspects standard de la vie micro-entreprise se sont rajoutés chez moi d'autres éléments
  • l'écriture d'un bouquin n'a pas amélioré le truc pendant mes premiers moments d'indépendante.
  • la charge mentale des interrogations existentielles du mari sur sa vie pro
  • le poids des finances liées avec les perspectives qui se dessinaient d'une rupture de cette vie pro
  • plus les inquiétudes autour du bien-être de l'aîné (y compris, serrer les fesses en allant chercher son fils à l'école car on sait qu'on risque de se prendre des retours négatifs après l'école, et qu'on ne sait pas dans quel état on va retrouver un fiston; proba : survolté)

Bref, tout ça, ça m'a menée pas loin du burn-out il y a 18 mois.
Heureusement, nous avons pu réajuster peu à peu pas mal d'aspects, le premier étant que Monsieur Bout prenne conscience de tous les aspects cachés de l'activité, le second étant que je baisse mon propre niveau d'exigence.
Ce qui est drôle d'ailleurs, c'est que ça m'a rappelé le début de fatigue connu quand j'étais à 50 % : le piège du 50%, le piège de l'indépendante, c'est qu'on a tendance à se coller et à nous coller les exigences de la "femme active professionnellement" ET de la "maman au foyer" : bosser ET avoir une vie sociale ET faire de la bonne cuisine ET...et.et.
C'est pourquoi si ce billet devait avoir un titre alternatif, ce serait : Maman & micro-entrepreneuse... le dangereux mythe de l'ubiquité.




Mon bilan reste donc positif : hors de question pour moi, à l'heure actuelle, de repasser dans le salariat. Mais j'ai mesuré certains des points potentiellement dangereux, et je me suis dit que ce retour d'expérience pourrait servir à d'autres. Si vous avez des partages complémentaires à apporter, ce sera avec joie !

Aujourd'hui, c'est encore un autre rythme que nous avons : car clairement, être maman et micro-entrepreneuse, c'est une tout autre manche avec un mari au foyer

Mais ça ne se traduit pas par beaucoup de temps libre non plus, comme vous aurez pu le constater au délai indécent qui s'est écoulé sans le moindre billet sur le blog. 
Je suis cependant pleine de bonnes résolutions (et surtout d'une furieuse envie de vous blablater), avec notamment, en théorie, un billet sur le sommeil des bébés et un autre orienté... fashion, à sortir bientôt 
(Ouais : je suis une fashion victim. 
Je vais me réinventer en blogueuse mode. 
Comptez-dessus. 
OU PAS.)