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mardi 11 août 2020

Escalade - un été au sommet ;-)

-- Ceci n'est pas un billet promotionnel, je ne perçois hélas pas le moindre centime pour son écriture -- Mais si vous souhaitez mon RIB pour me rendre millionnaire, on peut s'arranger !

Cet été est un peu particulier :
  • pour la première fois, c'est toute la famille qui a 2 mois de vacances, puisque c'est le tout premier été depuis que Monsieur Bout a quitté son boulot de salarié.
  • C'est aussi un été avec un jeune bébé, si bien que nous avons limité les déplacements (même si pas du tout autant que ce que nous avions faits pour les aînés, et nous l'avons payé; parce que franchement, les longs trajets en voiture et le respect du rythme du nourrisson / de ses tentatives pour prendre un rythme, ça fait 2) ; une limite non prévue est liée au COVID : exceptionnellement cet été, pas d'escapade à Berlin, les médecins du grand-père allemand de Monsieur Bout lui ayant déconseillé de nous voir…
  • C'est également un été avec une Gwen officiellement en congé maternité mais qui doit quand même se bouger le train si elle veut avoir du boulot en septembre; eh oui, c'est mon tout premier congé mat de non-salariée et là, au lieu de penser à la pile de choses qui m'attendront sur mon bureau en rentrant, c'est… à moi de la provoquer, la pile de choses. Ce qui m'occupe.

Résultat : nous passons pas mal de temps de ces vacances chez nous, tranquilles, tous les 5. Comme en confinement, en fait, sauf que cette fois nous ne sommes pas confinés.
Du coup, hop, c'est l'occasion de profiter des ressources autour de chez nous. J'avais déjà fait un billet sur des sorties découvertes et appréciées en région parisienne, voici un billet rapide consacré à une infrastructure qui a ouvert il y a 2 ans je crois, et dont je suis ravie (et qui existe ailleurs qu'en IDF, en plus).

 
Parmi les activités que j'avais envisagées pour F. l'escalade me faisait de l'œil depuis un bout de temps.
Hélas, quand je m'étais renseignée sur les possibilités pour lui de pratiquer ça autrement que sur nos meubles, j'avais réalisé que lesdits meubles avaient encore de beaux jours devant eux, la plupart des salles d'escalade (en IDF en tous cas) étant prévues pour des enfants à partir de 7 ou 8 ans (et F., à notre arrivée en IDF, en avait … 4 - j'ai pourtant l'impression que c'était hier - les mauvaises langues diront que c'est parce que cet été a aussi vu Monsieur Bout ranger les derniers trucs qui n'avaient jamais été rangés depuis notre déménagement).


Et puis une salle Hapik a ouvert à 15 minutes de chez nous.
Hapik, c'est un chouette concept de
  • murs ludiques tout pleins,
  • différents niveaux de difficulté,
  • un système d'auto-assurage qui permet à l'enfant de grimper seul (pour peu qu'il ose se jeter dans le vide pour redescendre),
  • et ouvert dès l'âge de 4 ans.
Jusqu'à présent, F. tout seul, puis F. et E. depuis que la miss a atteint les 4 ans, y sont allés sporadiquement, les séances étant assez chères (1h= 14€ à l'unité, 11€ si on prend un carnet de 10). Peu à peu, ils ont progressé (F. comme E. ayant longtemps préféré grimper les murs à moitié plutôt que de se hasarder jusqu'en haut). Les voir prendre confiance graduellement a été très chouette !
Et puis cet été, pouf, j'en ai profité pour investir dans l'offre promo de l'été : le mois d'été en illimité à 65€ pour 2 personnes, avec un maximum de 2h par jour.
Une offre extrêmement vite rentabilisée, depuis déjà 3 grosses semaines que nous en profitons.
Gros avantage à y aller aussi souvent (2 ou 3 par semaine en moyenne) : les progrès se sont accélérés, la fréquence permettant aux enfants de capitaliser facilement sur la pratique de la fois d'avant.
  • F. s'est ainsi hasardé pour la première fois sur certains murs, en a terminé d'autres, et a enfin osé faire le parcours d'accrobranche proposé aux plus de 6 ans.
  • Quant à E., elle qui jusqu'à présent n'avait pas ressenti le besoin d'aller tout en haut d'un mur, elle a maintenant un certain nombre de sommets vertigineux à son actif.


Une chouette activité que j'apprécie d'autant plus que la salle est climatisée… ce qui permet donc de l'exercice physique sans risquer le coup de chaud. (L'inverse est également vrai en hiver!); et la faible fréquentation de l'été rend l'expérience encore plus appréciable.
Donc, si une des salles ouvertes en France est à proximité de chez vous, ça peut valoir le coup : j'ai testé pour vous, et de manière rigoureuse, eh.
J'ai appris hier qu'on pouvait souscrire à cette offre jusqu'au 15 aout alors pour tout vous dire, je me tâte à investir dans un 2eme mois afin de pouvoir en profiter jusqu'au 15 septembre.

(et si vous vous posez la question : voui, j'ai même testé moi-même, en profitant de fois où F. était motivé mais pas sa sœur. Franchement, même pour les gens-pas-super-sportifs la diversité des murs - et leur classement par niveau de difficulté - rend les choses assez ludiques ; et moi j'ai apprécié de pouvoir constater "en live" qu'effectivement mes kilos de grossesse sont bel et bien en train de se faire la malle, et mon tonus musculaire en cours de rétablissement, puisque je me fais nettement moins pitié à essayer de hisser ma carcasse tout en haut)

jeudi 7 mars 2019

P'tits Suisses d'une semaine

(non il ne s'agit pas d'un nouveau billet sur TooGoodToGo et les affaires faites sur l'achat de laitages)

Nous rentrons tout juste de vacances ! (d’où délaissement éhonté du blog, d’où prolongement scandaleux du terrible suspense, d’où hausse de 45% du rythme cardiaque du mon vénéré lectorat).

Ce furent des vacances suisses : une petite semaine passée dans le fin fond du Valais, canton suisse situé à l’Est de ce petit pays, où ont migré l’un de mes frères et sa femme, l’an dernier. 
Ledit frère est le parrain de la Bébounette, et nous avons toujours à cœur de favoriser le renforcement des liens entre nos enfants et leurs parrains marraines : incitation supplémentaire à venir découvrir le nouvel environnement du frérot.

Une semaine de vacances, un jour de trajet aller, un jour de trajet retour, cela nous a laissé 5 jours sur place, que nous avons largement rentabilisés !

  • Evidemment, un max de temps avec ma belle-sœur (actuellement au chômage), et mon frère une fois que celui-ci rentrait du boulot (à 17.30 généralement. Vive les horaires suisses). 
Du temps et de chouettes conversations

  • Ensuite, eh, l’objectif numéro 1 de ce voyage (hormis voir le parrain) était de poser pour la première fois les Bébous sur des skis. Objectif accompli ! 
Nous avons profité des chouettes infrastructures mises gratuitement à disposition au bas d’un des domaines skiables du coin pour faire faire aux enfants leurs premières descentes. Ils ont tous les deux apprécié, mais si la Bébounette a ensuite fatigué assez vite et était très heureuse de se faire promener en tenant un bâton de ski tiré par son père (lui-même à pied), le Bébou n’a cessé de profiter du tapis roulant pour enchaîner les descentes. Il a très vite osé lâcher ma main (moi j’étais à skis), fait ses premiers chasse-neiges, et commençait à apprendre à tourner quand nous avons mis fin à la séance au bout de 3 bonnes heures. 

J’avoue que nous avons été impressionnés tout à la fois de ses progrès, de son endurance et de sa motivation. Nous avons indiscutablement un Bébou sportif (nous ! c’est comique), et du coup nous allons devoir réfléchir à la meilleure manière de permettre à cet aspect là de s’exprimer… un sport qui le défoule, le valorise, dans un contexte bienveillant… Je suis (encore et toujours !) un être à la recherche ! 
Je regarderai les possibilités offertes par sa future école à ce niveau, il me semble qu’ils pouvaient proposer des trucs intéressants le soir, sur le temps périscolaire…

En tous cas, vraiment, je suis ravie d’avoir coché cette case. Le ski est quasiment le seul sport que j’aime, et j’avais vraiment envie de transmettre cela aux enfants. Or c’est rendu un peu compliqué par le fait que le concept de la « semaine au ski » ne peut pas vraiment correspondre à notre famille, Monsieur Bout n’aimant pas skier.


  • Objectif numéro 2, justement : permettre à la Gwen de skier elle aussi. 
Pour la première fois depuis notre mariage, ce qui veut dire que je n’avais pas chaussé de skis depuis la bagatelle de 11 ans. 
Mais tout s’est merveilleusement bien arrangé, Monsieur Bout a géré les enfants la journée du samedi, et le frérot, la belle-soeurette et moi-même avons eu droit à une très belle journée de ski. Je me demandais quelle figure je ferais après aussi longtemps mais… les réflexes sont revenus quasiment tout de suite ! 
Seule ombre au tableau : cette journée m’a bien confirmé que, vraiment, ce serait une activité très adaptée pour du temps de qualité en couple, mêlant une juste proportion de plaisir et d’excitation personnels avec une bonne dose de partage à deux (papote sur les télésièges, clins d’œil et échanges en cours de descente). 
Ce serait…pour moi. Pour moi uniquement, pas pour Monsieur Bout, cf. plus haut. Donc c'est raté. Sniiiiiiif.


  • Autre « objectif » de ce voyage (ou en tous cas, truc prévu) : rencontrer mon fan club ! 
Eh oui, celui-ci est terriblement international (huhuhu) et donc le hasard a fait qu’une lectrice du blog est devenue (sans que cela soit lié) copine avec ma belle-sœur. Une nana adorable (mais bon, ce blog est lu par des gens adorables uniquement, c'est un critère) avec qui nous avons papoté papoté papoté... Moralité nous nous sommes vues plusieurs fois bien que son mari ait menacé de s’y opposer puisque (soi-disant !!) je suis à l’origine de toutes les dépenses inconsidérées faites au sein de son foyer. Si si. (Mais elle lui a rappelé que c’était aussi un peu à cause de moi qu’ils partaient en weekend en amoureux ensuite. Donc…)
C’était chèvrement chouette !


Globalement, j’étais assez modeste dans mes ambitions pour ce voyage, et donc ces points-là étaient les seuls que j’avais en tête / à cœur pour la semaine.


Maaaais nous avons eu droit à quelques bonus non négligeables

  • Un petit tour dans les thermes assez nombreux dans la région : hop, une après-midi sublime (avec temps sublime) à s’ébattre dans une eau bien chaude, à l’intérieur, à l’extérieur, avec bains bouillonnants, cascade, rivière enchantée. Les enfants étaient aux anges. Nous aussi.

  • Un carnaval suisse. 
Ce n’était pas du tout prémédité mais nous sommes tombés en plein carnaval. Et les Suisses fêtent quand même vaaachement mieux carnaval que le Français moyen ! Mon frère habitant dans un gros village, nous avons eu droit à un carnaval superbe (flonflons, chars, confettis à gogo … et bien évidemment, déguisements de la mort qui tue) sans cohue ni machins commerciaux. 
Enfants et adultes se sont bien amusés à se bombarder de confettis (en mode ultra ZD puisque nous remplissions nos sacs des confettis jetés du char précédent pour attaquer le char suivant – ou le voisin). 
Nous en découvrons encore dans certains recoins de nos vêtements. (et nous avons malencontreusement oublié les énormes sacs rapportés par les enfants. Ils sont restés sur le balcon du frangin ! C’est ballot hein. – mais c’est surtout que je me méfie de Monsieur Bout dont la fourberie confettiesque a été largement démontrée durant ces festivités)


  • Une cure de sommeil : qui dit horaires suisses dit couchers à des horaires uuuultra décents. 
Nous qui arrivions avec une dette de sommeil phénoménale, cumuler longues nuits et, parfois, courtes siestes, nous a bien requinqués.

  • La confirmation que, vraiment, non, il n’est pas encore temps de remettre F et E dans la même chambre. 
Parce que là, franchement, les couchers ont été reeeeeloooous, ça faisait vraiment longtemps ! Merci pour ce test qui nous évitera de stupides tentations / changements kamikazes.


  • La parfaite bonne conscience de n’avoir plus ou moins rien fichu de ce que j’avais prévu de faire dans mes temps morts. 
Ben oui, j’ai pas eu de temps morts… [yeux qui papillotent innocemment].

---- ne pas regarder ma to-do list, ne pas regarder ma to-do list, ne pas regarder….-----


  • Des discussions financières en voiture 
Décidément, nos trajets favorisent les longues discussions à deux, et suite aux grandes réflexions qui nous agitent en ce moment, il était temps de profiter de ce trajet pour éditer la version numéro 1000 (environ) de notre budget Excel et gagner ainsi en capacité de discernement pour l’avenir. 
Check. 
Les choses sont plus claires, tout le monde en ressort rassuré et au fait de ce qui est possible… et de ce qui ne l'est pas.

  • La découverte d’un pays vraiment sympa 
Paysages sublimes, douceur de vivre, raclette, et surtout, surtout ! Des gens gentils tout pleins. 
Des gens qui sourient, des gens qui, quand ils ont failli vous griller la priorité à un rond-point, pilent net, vous font un grand sourire en levant une main (par opposition à ceux qui vous fusillent du regard en levant un doigt, vous voyez ?)

  • Une légère envie de déménager, quand même, du coup. 
Parce que, hein, faut pas se mentir, notre vie francilienne a beau avoir beaucoup d’attraits, eh bien… je ne m’y fais pas totalement, avouons-le. 
Trop de gens, trop de gens pas contents, trop de voitures, trop de gris… 
Et là, l’émigration en Suisse, c’est tentant. Mais non, ce n’est pas (encore ^^) le scoop promis.

Parce que dans « déménagement pour la Suisse » il y a 
1. Déménagement (et vu comme le fiston digère ce genre de choses, hum, voilà, quoi) 
2. En Suisse (= pays très sympa mais qui n’a que faire des nos compétences de RH français)

Bref, I had a dream, mais ce ne sera pas pour cette fois.
Nous resterons des Suisses d'une semaine !


Et maintenant, peut-être serait il temps que je m’attaque enfin à la rédaction du billet-révélation-scoop ? 

Peut-être. 
Tout, tout, TOUT pour ne pas m’attaquer à mes lessives…

lundi 21 janvier 2019

Réflexes archaïques : quand certains soucis viennent de loin...

Depuis de longs mois, je voulais venir vous parler d’une découverte bien utile chez nous : les réflexes archaïques, la manière dont les problèmes liés à leur intégration peuvent nous pourrir la vie (du fait qu’ils compliquent celle de nos enfants)… et, accessoirement, la manière dont, du coup, le traitement du problème peut venir soulager tout le monde.

Réflexes archaïques ? 
Le mot vous dit peut-être plus ou moins vaguement quelque chose. 
Vous verrez tout de suite de quoi il s’agit si je vous rappelle ce moment, quelques minutes après la naissance de votre bébé, où le médecin s’est amusé à le faire marcher. Eh bien c’est ça, un réflexe archaïque (on trouve aussi le terme de "primitif") : ce sont des mouvements réflexes déjà préprogrammés chez le nourrisson / le bébé. Ceux-ci ont leur raison d'être, ils servent à quelque chose, mais doivent aussi disparaître, à un moment, au profit d’autre chose.

Il en existe de très nombreux, et chacun d’eux à son importance.

Par exemple, le fait que les bébés aient toujours le poing fermé en constitue un aussi : ce réflexe d’agrippement est utile (il permettait notamment au bébé singe de s’agripper au pelage de sa maman) mais il doit laisser la place à un véritable contrôle de la main, une main capable de se fermer puis de s’ouvrir volontairement, pour développer une véritable préhension.
Le souci est que chacun de ces réflexes peut connaître un défaut d’intégration, lequel peut alors être à la source de petits ou gros soucis. 
Par exemple, un défaut d’intégration du réflexe d’agrippement peut être à la source de soucis en motricité fine, et, au hasard, expliquer pourquoi un enfant tient mal / trop fort son crayon, donc écrit mal ou, alors qu'il écrit bien, n’aime pas écrire car écrire lui demande un effort disproportionné…

En ce qui me concerne, j’avais déjà entendu parler de ces réflexes par différents canaux, je m’étais vaguement dit que peut-être il faudrait explorer cela, mais… sans le faire. 
Je ne me suis vraiment intéressée à la chose que ce printemps, quand je me suis posée plus de questions en étant confrontée à un F. qui continuait à mouiller systématiquement son lit. J’ai réalisé qu’avant de me détendre et de me dire « ça viendra », j’avais besoin de quand même m’assurer que nous ne passions pas à côté d’un obstacle physique empêchant cette évolution de se faire naturellement.
J'ai alors autour de moi vers qui je pouvais me tourner pour vérifier ce point, et c'est à ce moment qu'on m'a conseillée de m'orienter vers une démarche d'intégration des réflexes archaïques.

Car oui, ces fichus réflexes, et leur intégration plus ou moins réussie, peuvent influer sur énormément de choses
  • problèmes de motricité globale, d’équilibre (difficultés avec le vélo par exemple), 
  • motricité fine, 
  • énurésie, 
  • hypersensibilité physique et/ou émotionnelle, 
  • gestion des émotions en général,…

Or de très nombreux facteurs peuvent avoir gêné l’intégration d’un ou plusieurs réflexes (certains étant identifiables, d'autres non) et parmi eux, la prématurité et la naissance par césarienne. Pour F., double check.

C’est donc ce soupçon qui m’a poussée à aller consulter : dans les différents domaines qui pouvaient être concernés, je voyais avant tout cette histoire d’énurésie, je me disais que l’aspect émotionnel pourrait aussi en bénéficier, et puis bon, justement, cette histoire de motricité fine…
Avec un F. qui à presque 5 ans gribouillait plus souvent qu’il ne coloriait ou ne dessinait, ça pouvait aussi valoir le coup de regarder, hum ?


Moralité, chez nous 
  • pas de mouvement côté énurésie (sur le coup, en tous cas - c'est marrant que pile au moment où je ponds ce billet, des choses bougent…), même si la praticienne a confirmé qu’a priori elle repérait effectivement des blocages sur ce plan-là. 
  • Au niveau émotionnel, elle a vu un tas de choses, mais si, peut-être, de premiers changements ont été notables au départ, ils ont vite été anéantis par notre premier raté mamie-au-pairesque (oui oui, celui qui vous a tant fait rigoler). Et même si nous avons continué la démarche après départ de l’élément perturbateur, cela n’a pas / plus porté de fruit particulier. 
  • En revanche, le truc époustouflant fut la motricité fine / le graphisme. 
    • F. coloriant pour la 1ère fois DANS les traits
      En l’espace de 15 jours, mon garçon qui, à presque 5 ans, ne coloriait pas ni ne dessinait, s’est mis à colorier (ou à essayer de) entre les lignes, à dessiner, et à essayer d’écrire (lui qui commençait à lire mais pas davantage). Par écrire, j’entends ne plus se contenter d’essayer de repasser des lettres (ce qu’il faisait de temps à autre), mais bien de vouloir les tracer en toute autonomie. 
    • Et l’aspect « maintenant que je peux, j’y prends plaisir » était vraiment évident : toutes ces activités sont devenues très prisées, et le temps que F. passe dessus a cru de manière exponentielle. 
    • Au point, d’ailleurs, que quelques semaines après sa première rentrée des classes, lors d’un premier bilan fait avec ses éducatrices Montessori, celles-ci m’ont dit que F. était « plutôt avancé en graphisme ». J’ai souri finement. 
  • Je ne sais par ailleurs pas exactement à quoi attribuer les progrès constatés également au niveau concentration : l’école, d’autres démarches que nous avons eues avec lui, ou celle-ci ? Dans tous les cas, je ne m’en plains pas.

Bref, si le travail sur les réflexes archaïques n’a, chez nous, pas porté tous les fruits espérés (certains parents évoquent un enfant complètement apaisé après... je voulais bien, moi !), il a néanmoins très clairement été porteur de changements, et je ne peux que vous inciter à vous pencher dessus. Ça peut rapporter gros.

Concrètement, vous pourrez creuser ici pour plus d’informations sur les domaines que ceux-ci peuvent impacter.

Ensuite, il s’agit d’aller voir un professionnel formé. 
Cette approche peut être pratiquée par différents professionnels, généralement du monde médical / paramédical, approche que ceux-ci auront intégrée grâce à une formation complémentaire. Chez nous c’était une infirmière puéricultrice, chez une copine une podologue, … des ostéopathes, des sophrologues ou des psychologues pour enfants s’y intéressent… 
Encore assez méconnue, cette approche se développe, le mieux est de faire marcher le bouche-à-oreille !

Comment ça se passe ? 
Généralement, un nombre assez réduit (2 à 4) de séances va être suffisant, car l’essentiel du « travail » ne se fait pas en séance mais à la maison
  • Durant la première séance l’enfant est manipulé afin que le professionnel puisse repérer les zones concernées par un blocage, puis le professionnel va manipuler l’enfant de manière plus ciblée pour lui faire traverser l’étape qui a été mal intégrée. 
  • En complément, il nous donne de petits exercices physiques (des mouvements simples) à faire avec l’enfant pendant 5 à 10 minutes tous les jours, pour travailler sur un point précis. 
Là où on se dit que la Nature est belle, c’est qu’une fois que ce blocage est dépassé, l’enfant rattrape tout son « retard » très rapidement : il traverse de manière accélérée toutes les phases de développement de la compétence bloquée.

En ce qui me concerne, j’ai été impressionnée par l’efficacité fulgurante de cette approche sur la motricité fine, et j’ai apprécié la complémentarité de cette manière de faire avec d’autres démarches. Ainsi, quand nous y sommes allés, nous avions terminé peu de temps avant un accompagnement plus basé sur la parole, j’étais contente de pouvoir continuer à aider F., mais sans rempiler directement sur du verbal : c’était vraiment le moment de passer aussi par le biais du corps.


Cette approche étant encore bien trop peu connue, n’hésitez pas à creuser, à partager aussi… et à venir raconter si il y a lieu !

mardi 19 septembre 2017

Une chouette sortie et... des tas de regrets

Gérer de front déménagement et enfants, le tout avec une météo qui a clairement décidé que l'été, c'est fini.
Pas évident !

Je me fais aider, d'abord. 
A défaut de nounou, j'ai l'une de nos baby-sitters, dont les cours de fac reprennent tout doucement, qui vient plusieurs matinées par semaine me sortir les enfants au parc pendant que je cartonne.

Pour le reste, j'alterne moments à la maison, où j'essaie de cartonner avec les enfants dans les pattes (mais F. devient fichtrement bon en maniage de gros rouleau de scotch), et moments dehors pour leur permettre de se défouler.

Lesdits moments dehors sont rendus plus compliqués quand il pleut vraiment à verse, et là-dessus le mois de septembre nous gâte... aussi ai-je eu recours à plusieurs alternatives
  • mon Vaisseau chéri, que je vais quitter en pleurant très fort. 
Mais je pleure d'autant plus fort que ledit Vaisseau ferme ses portes 3 semaines chaque mois de septembre, pour travaux et rafraichissement. L'an dernier il faisait beau, j'étais en mode tranquille, ça ne m'avait pas dérangée. Cette année, je me sens orpheline ! 
Durant le mois d'août et les tout premiers jours de septembre, j'y ai emmené les enfants aussi souvent que possible pour y passer nos fins de journées, mais ces derniers jours "ah, si le vaisseau était ouvert" constitue un refrain fréquemment entonné...

alors un peu d'inventivité:

  • la bibliothèque ? 
Mauvaise pioche, l'espace enfants de la nôtre n'est... pas très adapté aux enfants/ à leur besoin de mouvement, aussi bien dans la disposition de l'espace que dans la disposition des personnes qui la gèrent...

  • En revanche: Ikea
J'ai la chance d'avoir l'Ikea de Strasbourg à 5 minutes en voiture de la maison.  
Et franchement, un Ikea en fin de journée en semaine, c'est ZE terrain de jeux idéal pour les enfants.  Ils peuvent courir, grimper, s'amuser avec les jouets et meubles du rayon enfants, faire semblant de cuisiner dans une vraie cuisine, siéger sérieux comme des papes dans divers salons, repérer chacun des objets que nous avons à la maison et les mentionner fièrement aux autres clients, pousser des caddies, des diables, tirer sur des stores. 
Tout ce que cela me demande, c'est un peu de patience, et un poil de supervision pour m'assurer tout de même que les Blikeblük restent entiers. Merci le Suédois.

Et enfin, une découverte:

  • une aire de jeux d'intérieur.... 
Mais pas n'importe laquelle !
Monsieur Bout avait déjà commencé à chercher un truc dans le genre pour sa femme à court d'idées, mais c'est une chouette copine IEF qui m'a entrainée de l'autre côté de la frontière, au  

Kiddy Dome d'Offenburg.

J'étais assez sceptique, je vous l'avouerai: j'ai toujours fui ce genre d'équipements comme la peste, car l'image que j'ai de ce genre de trucs c'est un machin plein à craquer, au niveau sonore assourdissant, avec des enfants se bousculant dans tous les sens pendant que les parents prennent leur mal en patience, parqués dans la zone qui leur est réservée. Le tout pour finir par en extraire à grand peine des enfants surexcités. 
Et puis payer pour fournir de l'exercice aux enfants quand il n'y a qu'à aller dehors s'aérer, ça me chatouillait.
Mais là c'était ma bonne copine L. qui avait déjà testé et qui en avait été satisfaite, cela valait le coup de tester.

Moralité, je conseille vraiment cette sortie aux Alsaciens.
C'est un peu loin de Strasbourg (30 minutes sans bouchons, 45 si comme moi on y va après la sieste des enfants donc qu'on se retrouve sur la route à 16h).

  • Mais les horaires sont tops : comme ses homologues français, c'est ouvert en dehors des horaires de classe uniquement... mais comme les horaires de classe allemands sont bien plus restreints, cela donne une installation ouverte tous les jours de semaine à partir de 14h, et jusqu'à 19h (sur ce dernier point ça surpasse le Vaisseau, dont la fermeture dès 18h abrège un peu les réjouissances). L'idéal pour une famille IEF! Je peux vous dire que nous sommes restés jusqu'à 19h et que si il y avait eu moyen, nous aurions prolongé encore...
  • Est-ce du fait de ces horaires plus larges ? En tous cas, c'était non pas désert, mais en tous cas très "aéré", pas de foule, pas de bousculade, donc même E. a pu se risquer sur certaines installations un peu compliquées, sans souci :  elle a eu tout le temps de se les approprier sans que d'autres ne viennent pousser derrière.
  • Autre point très appréciable : contrairement à d'autres trucs que j'ai vus où les adultes n'ont pas accès aux installations proprement dites, mais sont parqués à côté (et priés de consommer), là les installations sont disséminées de manière aérée sur 3000m², et on est libre d'y circuler... et d'en profiter avec les enfants. J'ai donc pu rester assise à proximité d'E. à discuter avec ma copine, mais aussi faire certains toboggans avec F. et ou E.: moments bien drôles (eh, ça faisait un bout de temps que je ne m'étais pas vautrée dans une piscine à balles!), et qui m'ont aussi permis de rassurer l'un ou l'autre quand il était intimidé par la première descente.
  • Il y a des tas d'installations différentes, des choses pour les plus grands, des choses pour les enfants de l'âge d'E., et même un petit univers pour les vraiment minus.

Du coup cela m'a permis de reconsidérer ma position: certes ce n'est pas "ludico-éducatif" comme ce fichu Vaisseau, donc j'ai moins directement bonne conscience mais... fondamentalement, quelle richesse en terme de motricité! Et à l'âge de mes enfants, est-ce que ça ne compte pas au moins autant?
Motricité, dans une ambiance plutôt calme, le tout combiné avec une atmosphère plutôt favorable à la détente du parent ce qui constitue un plus non négligeable.
E. et F. ont adoré, j'ai beaucoup aimé les voir se concentrer pour surmonter les difficultés auxquelles ils étaient confrontés, de la même manière que j'ai trouvé chouette la manière dont F. a géré sa peur pour se jeter du haut du volcan. Et ils en sont ressortis fatigués d'une saine fatigue, celle qui vient d'un bon gros exercice physique.













A noter en revanche, on ne va pas là-bas pour la gastronomie : les aliments proposés sont du plus pur style fast-food, donc il vaut mieux avoir nourri les enfants avant.
A noter également, c'est idéal par temps de pluie en semaine, mais 
  • je pense que c'est bondé le weekend (et bien évidemment, il vaut mieux se renseigner avant pour éviter d'y aller pendant les vacances scolaires allemandes), 
  • et des commentaires que j'ai pu lire, c'est un four en été.

Autant vous dire que j'en suis partie en pleurant : à la rage de découvrir ce machin juste avant notre départ (franchement, j'y serais bien retournée avec Monsieur Bout, je crois que nous aurions bien rigolé tous les 4) se mêle le fait que cela symbolise un peu le deuil que j'ai à faire en ce moment: nous quittons une région
  • aux possibilités ultra riches. Strasbourg et l'Alsace offrent vraiment beaucoup de choses à voir, faire...
  • aux possibilités pour beaucoup non encore explorées: ce n'est pas faute d'avoir été plutôt actifs, mais en deux ans et demie... nous qui nous projetions volontiers sur 10 ou 15 ans ici, l'aventure alsacienne tourne court et c'est difficile à avaler
  • transfrontalière, avec tous les avantages que cela comporte: au vu de notre sensibilité germanisante, nous étions ravis d'arriver dans la région. Parler allemand, profiter du patrimoine culturel allemand, aller faire ses courses en Allemagne... et pour le coup, tirer profit de rythmes scolaires différents et convenant bien à notre rythme de famille IEF! Parce que voyez-vous, quelque chose me dit que dans les Yvelines, ce genre d'équipements sera rarement vide...
  • avec plein de chouettes potes, dont des qui font IEF, donc avec qui on peut se prévoir ce genre d'excursions en plein milieu de semaine.

La seule chose qui m'a consolée, c'est de constater qu'il n'existe pas de carte à l'année
On peut payer un abonnement (19€90) qui permet 30% de réduction sur l'entrée de l'enfant et de l'adulte qui l'accompagne, mais l'entrée (hors réduction) coûte quand même 8€50 pour un enfant de 1m ou plus, 4€ pour l'adulte accompagnateur ou l'enfant entre 85 et 99 cm. (héhé, E. étant petite, pour elle c'était gratos). 
Au moins je n'ai pas à me dire que "si nous n'avions pas déménagé...", cela aurait été mon 2ème QG (après le Vaisseau) pour les semaines de météo vraiment maussade, car bon, quand même, ça a un coût.

Snif quand même.
Et je pense que j'y remmènerai les enfants une des fois où nous reviendrons passer quelques jours à Strasbourg!


samedi 2 septembre 2017

Point - progression en Juin-Juillet-Août 2017

Actualité mouvementée oblige, voici une récap trimestrielle et non mensuelle pour notre progression!
Le mois de juin a été marqué par nos vacances normandes et beaucoup de suspense, de rebondissements et de réflexions concernant notre avenir, juillet et août ont été partagés entre rythme de vacances et formalités et préparatifs divers concernant notre déménagement/achat de maison/etc...

Du coup, le Bébou

Dans les faits dès juin l'actualité chargée s'est traduite par une diminution du temps consacré aux apprentissages formels (puis j'ai décrété les vacances officielles à partir du 11 juillet). Par ailleurs j'avais également, moi, moins de disponibilité pour tenir un rythme et préparer des nouvelles choses pour F.
Et puis, F. étant de toute manière très investi dans l'apprentissage des lettres, nos séances IEF ont naturellement été centrées dessus ce qui ne me demandait pas une grande préparation. Aux lettres déjà maîtrisées se sont ajoutés le j, n, v.
J'ai fini par décider que nous resterions en "vacances" jusqu'au déménagement, donc je ne ferai notre rentrée qu'autour de la mi-octobre. Ça y est, la salle de classe est en cartons, mais j'ai laissé quelques petites choses dehors : d'ailleurs F. a terminé le mois d'août en demandant quelques séances avec notre alphabet mobile.


En parallèle de ces aspects formels, j'ai également remarqué une évolution concernant

L'audace motrice : F. manifeste vraiment une excellente coordination, et s'est approprié des équipements jusque là délaissés dans nos aires des jeux habituelles. Par ailleurs il file sur son vélo et s'amuse à lâcher une main; son but (il a vu un adulte faire) est apparemment d'apprendre à faire sans les mains...
Développement des jeux, notamment de société : jeux de carte, bataille ; un léger regain d'intérêt pour les puzzles : il s'en était désintéressé il y a déjà un an et était donc "resté" sur des puzzles de 12 à 15 pièces, Clotilde m'a soufflé de lui en proposer des plus compliqués, et donc il a daigné en faire quelques uns d'une trentaine de pièces; mais sans non plus y rester longtemps.

Tout un ensemble d'habitudes se prend :
  • débarrasser, 
  • politesse, 
  • rangement, 
  • douche... 
J'ai le sentiment que ce que j'ai semé toute cette année commence à lever!
Le plus agréable en ce moment : l'intégration impeccable des règles de sécurité dehors. Nous pouvons partir à pied à travers Strasbourg avec lui sur son vélo, il est infatigable mais surtout, peu importe qu'il suive devant à son rythme, nous savons pouvoir compter sur le fait qu'il s'arrêtera et attendra pour traverser, ni n'ira zigzaguer sur la route, etc.
J'avoue qu'il est doublement agréable d'avoir atteint ce stade:
  • cela permet moult expéditions dans la plus parfaite sérénité, 
  • et le fait que cela se soit fait sans hurler ni balancer de tapes ni quoi que ce soit du genre (avez-vous déjà entendu l'argument "c'est une fois que je lui ai filé une bonne fessée après qu'il ait couru devant une voiture que ça a réglé le problème"? Moi oui, plus d'une fois.) constitue encore un encouragement sur la voie que nous avons choisie.

La Bébounette

Le langage toujours, elle mène à présent de vraies conversations, et de longs raisonnements (qui tournent en boucle : "j'ai fait ça parce que... je voulais faire ça parce que... et puis parce que je voulais faire ça j'ai fait." Aha.). Bon, en tous cas, je vous assure que nous rigolons bien en l'écoutant. Rigolons, ou fondons...

Elle a beaucoup développé son autonomie :
  • mettre et ôter une culotte, 
  • ouvrir les portes, 
  • se laver les mains, 
  • commencer à ôter son T-Shirt; 
  • elle se met également à débarrasser ses affaires.
Niveau motricité globale, l'été a été marqué par une rapide appropriation de la draisienne : là où en juin  E. poussait la draisienne plus qu'elle ne roulait avec, puisqu'elle marchait devant la selle, elle s'est soudain mise à avancer les fesses posées sur la selle. A peine quelques jours plus tard elle a levé les pieds, ce qu'elle fait maintenant sur de longues distances, en conservant un très bon équilibre. C'est vraiment chouette, une draisienne !

Mais le développement le plus conséquent, et assez inattendu: E. est continente de jour, ou presque!
Elle qui ne montrait que peu d'intérêt pour le pot, ou un intérêt très éphémère et peu accompagné de résultats, s'est soudain passionnée pour le concept. 
Nous avons donc pris le soin de le lui proposer plus régulièrement en juillet, et de la laisser fesses un peu nues un peu plus souvent. Et puis paf, sur la fin août, en quelques jours, c'est fait. Au point que nous pouvons même sortir sans couches sans accident aucun, gérer des trajets en voiture (2h pour aller chez Hélène cette semaine!), et que depuis 3 jours les couches de sieste sont sèches.
Les selles sont un petit peu plus aléatoires, mais c'est de mieux en mieux.

Ce qui provoque chez moi de grandes interrogations existentielles ! Faut-il la sortir du lit à barreaux car elle serait prête à être sèche la nuit, pour peu qu'on lui laisse un pot à disposition, pour les besoins du petit matin ? Mais alors, en la remettant dans la même chambre que son frère ou pas ?
Que de bouleversements, que je n'avais pas anticipés !
  • J'ai encore en mémoire les soucis que nous avions eus avec F. lors de la sortie du lit à barreaux... 
  • Et puis je crains également de possibles régressions / agitations liées au déménagement, alors je me voyais bien ne me confronter à tout cela qu'une fois les chamboulements annoncés derrière nous. 
  • Et puis je sais d'autant moins comment procéder que 1. elle a fonctionné totalement différemment de F. sur ce point 2. je ne suis pas du tout certaine d'avoir "bien fait" avec F.,  qui du reste risque d'atteindre la continence de nuit après sa sœur si on continue ainsi...
M'enfin bon, hein, faites des plans avec vos enfants !



Pour les deux : de très beaux progrès en allemand.
J'ai vraiment mesuré à quel point j'ai bien fait de me cramponner à du saupoudrage quotidien: celui-ci a permis de créer un terreau fertile, un terrain favorable qui produit du fruit à la première occasion.
Et en effet: cet été, quelques jours chez mes beaux-parents avec la présence de ma belle-mère ont servi de catalyseurs à un regain d'intérêt, notamment encouragé aussi par une conjonction favorable entre le bouquin du petit poisson blanc et le prêt d'un "stylo qui parle" dont il faudra que je vienne vous parler, justement.
A noter : celle qui est le plus au taquet, c'est E.! Elle répète à l'envi tous les mots qu'elle connaît, en demande d'autres... Ah cette période sensible du langage! Son existence est réellement flagrante chez elle. Du coup, cela entraîne son frère. Sur le trajet retour des vacances, nous étions morts de rire à les entendre s'entraîner à prononcer "Eichhörnchen" (écureuil, mot à la prononciation compliquée d'autant qu'il contient un h aspiré en plein milieu), chacun le répétant à son tour, pendant plusieurs minutes...

Concernant la Gwen
Des mois très riches, en kilomètres, en rencontres, en billets et réflexions bloguesques, en lectures, et en réflexions sur ce que je souhaite pour moi dans notre nouvelle vie. 
En fait j'ai l'impression d'avoir beaucoup construit cette année, et je me demande comment cela va se transférer ailleurs. Beaucoup d'interrogations sur ce que notre changement de lieu de vie va impliquer! (hormis une expertise accrue en faisage-défaisage de cartons ;-) )

Allez, il s'agit de survivre au mois de septembre, tout en essayant de profiter au maximum de Strasbourg tant que ça dure!

dimanche 3 juillet 2016

Point - progression en juin 2016

(héhé, vous pensiez que j'étais trop occupée à polir mon évier pour parler d'autre chose ?! Bernique. Certes, mener à bien l'entreprise Flylady 2.0 et son pendant bloguesque ne serait pas compatible avec moults articles autres ici, mais ne monopolise pas non plus tout mon temps ni tout mon cerveau)

Un mois de juin passé à la fois à toute vitesse avec notre expédition "à la mer", mais aussi déjà plus calme avec mes débuts à 50% et le ralentissement du rythme de Monsieur Bout, et donc une présence plus grande dudit Monsieur auprès de sa femme et de ses enfants reconnaissants.

Le Bébou

continue à s'autonomiser (et j'avoue que j'adore l'observer là-dedans ! J'y fais d'autant plus gaffe depuis ma lecture des points correspondants chez Faber & Mazlish)
  • il a appris spontanément à enfiler ses chaussettes (zuuuut, juste avant que la météo - et l'arrivée de ma commande ventes-privées - ne signe le basculement vers des sandales; comment vous voulez qu'on pratique, maintenant, hein !? Bon du coup il a vite appris à maîtriser les boucles desdites sandales)
  • il s'intéresse aux boutons et a passé pas mal de temps sur celui des chouettes cadres d'habillage offerts par sa marraine qui lui permet de travailler cela tout son saoul et de manière plus gratifiante que ses chemises
  • sa capacité à se laver seul à encore évolué puisqu'il sait (à peu près...) se servir de la douche pour se rincer, y compris actionner le petit machin qui gère la direction de l'eau vers la douche ou vers le robinet principal de la baignoire
  • il avait terminé le mois de mai en intensifiant son recours aux WC (plutôt qu'au pot), mutation accélérée par le fait que nous avons tout simplement oublié le pot à la maison en partant en vacances; bon, étant dans des maisons avec jeunes enfants, il n'aurait pas été difficile d'y remédier si nécessaire, mais cela n'a pas été nécessaire... exit le pot !
  • enfin, la semaine dernière il a commencé à demander à être  
    • "sans couche" pour la sieste, j'ai hésité puis j'ai rajouté une alèse et dit OK. Sans accident pour le moment ! 
    • Du coup il s'est mis à demander aussi à "dormir sans la couche" la nuit, pleine d'optimisme le premier matin je me disais que pouf, ça allait fonctionner comme ça, jusqu'à ce que je découvre la mare. Bon, c'est une mare qui vient en cours de nuit, plutôt tard, je ne sais pas si c'est qu'il dort ou qu'il ne se lève pas pour aller sur le pot, mais dans tous les cas ce n'est pas une mare qui nous réveille, c'est toujours ça ! Mais je n'ai aucune idée de comment procéder, si y a des trucs qui pourraient l'aider ou pas; pour le moment, je vais peut-être juste profiter des soldes pour investir dans un ou deux draps housses de lit simple supplémentaires, je suis un peu juste niveau stock !

en voyage, nous avions eu droit au premier dessin, et effectivement, il se met à dessiner des formes (généralement des espèces d'énormes œufs qui prennent toute la feuille, on dirait qu'il essaie de dessiner le tour de la feuille, en quelque sorte)

motricité globale :
juin = 3 ans du jeune homme, nous lui avons offert le vélo déniché pendant ledit voyage, il est donc en train d'apprendre à rouler dessus, sans petites roues directement, du coup. 
Il progresse à bon train, après quelques jours nécessaires pour maîtriser le principe des pédales (eh oui, après une draisienne), je commence à pouvoir le lâcher quelques instants, et ça roule... jusqu'à ce qu'il se rende compte que je l'ai lâché, globalement.  Et moi, je n'ai plus de dos...

Au niveau langage, juin a été le mois du subjonctif, les phrases du Bébou sont pleines de "pour que je puisse", "pour qu'E. ne puisse pas", "il faut que tu sois"...
Quant à la fameuse inversion pronominale, c'est fou, mais je crois qu'elle est vraiment derrière nous, n'en demeurent que quelques rares vestiges. "je", "tu", impeccable, et ces derniers temps, les "mon", "ton"... jusqu'à une séance où il se régalait visiblement en se désignant "moi, moi, moaah".

Enfin, dernière grande évolution : F. s'intéresse maintenant au dénombrement. Au vu de son intérêt pour les chiffres écrits (à cause des boutons de l'ascenseur), j'avais pris quelques livres d'enfant autour de ce thème et après un intérêt poli pendant quelques jours, pouf, déclic
Qui s'est manifesté pour la première fois quand j'ai décrit la construction ci-contre : 
"oh, tu as empilé des rectangles
et qu'il a précisé :
"oui, j'en ai mis...1...2...3 rectangles". 
Depuis, il compte les yaourts dans le frigo, les étoiles sur les étiquettes, les enfants au parc... Jusqu'à 4, c'est généralement bon, 5 passe encore, 6 est plus hasardeux. 
En revanche je pense que "5" désigne encore le 5ème, la notion de quantité globale manque encore!


La Bébounette

Elle avait fait ses premiers pas en début de mois, nous avons été stupéfaits de la rapidité avec laquelle ces premiers pas se sont d'abord transformés en mètres entiers, puis, très vite, en pièces entières traversées sur deux pattes. En l'espace d'une douzaine de jours, la proportion 4 pattes / marche s'est inversée et depuis une dizaine de jours le 4 pattes a quasiment disparu. Et elle est rapide la miss !
Rapide et casse-cou, son front est orné en permanence de bleus et bosses on-ne-peut-plus spectaculaires.

La miss fait aussi d'énormes efforts pour parler, à l'aide de très longues phrases aux vocalises élaborées ; le "papa" commence à faire son apparition, et elle désigne tous les objets par le son "là" assorti de son petit index pointé

Mais surtout, nous admirons au quotidien les effets de la zone proximale de développement : son désir d'imiter son frère est frappant, et l'amène à se comporter d'une manière que nous n'avons jamais observée chez le Bébou au même âge
ainsi nous nous marrons à l'admirer
  • attraper le trousseau de clés, puis s'étirer au maximum en s'appuyant contre la porte d'entrée et tendre son petit bras pour essayer de mettre le clé dans la serrure;
  • essayer d'étendre des lingettes sur les poignées de porte de la cuisine;
  • s'efforcer d'accrocher un slip sur l'étendoir à pinces (alors que F. ne s'intéressait pas à cela au même age malgré les heures qu'il a passées à me voir faire; je suppose que c'est vraiment très différent de voir son frère en action !...)

et surtout, nettoyer

après l'avoir vue successivement utiliser son bavoir, puis un mouchoir pour frotter la surface devant elle, je lui ai proposé ce qui nous sert d'éponge à la fin d'un repas, au cours duquel elle avait généreusement étalé son petit suisse sur la tablette de sa chaise haute (cf plus bas) ! 
J'ai été ébahie de la concentration avec laquelle elle a frotté, y compris en suivant mes indications quand je lui ai montré un endroit qu'elle avait oublié.









Par ailleurs, elle fait de notables efforts pour manger seule ; nous avions noté des tentatives assez brouillonnes dans ce sens à ses débuts en chaise haute, mais à présent elle commence à faire cela avec plus de méthode... et de résultat! 
Tout dépend de la texture du repas, donc à la fois par égard pour elle (pour que ce soit gratifiant) et par égard pour moi (préserver mon propre confort en limitant la charge de ménage derrière), je limite ses efforts (= la mise à disposition de l'assiette) au petit suisse : la consistance bien collante lui permet de toujours avoir quelque chose à se mettre sous la dent, et limite les quantités qui se retrouvent ailleurs que prévu...







Bref, un mois de juin très riche, où j'apprécie doublement ma disponibilité grandissante.

jeudi 16 juin 2016

Nos petites vacances / Away we go

Me revoici pour un petit aperçu de notre dizaine de jours de vacances.
Des vacances propices à l'appréciation des apports de courants tels que le "roadschooling", variante IEF que j'avais découverte ici.

Voyage voyage
et...

  • ...premières fois
pour la Bébounette :
  • premiers pas ! Nous les sentions arriver gros comme une maison. Sur l'aire d'autoroute où nous avons déjeuné, probablement inspirée par la poésie des lieux (et loin des projecteurs / appareils photo, bien entendu), la miss s'est lancée... Elle a pratiqué avec assiduité tout au long de nos déplacements.
  • première plage ! E. a consciencieusement goûté au sable et s'est emparé des pelles avec conviction
  • premières aires de jeux : chez nous c'est terre (boue) et poussière, avec morceaux de trucs non-identifiés, j'hésite souvent à la déposer vu tout ce qu'elle porte à la bouche; là c'était sable et graviers, la miss en a bien profité...


pour le Bébou : premier dessin figuratif !
"je dessine un nuage!"

pour la Gwen :
  • premier voyage avec un GPS !! J'avais enfin fini de programmer mon IPhone de boulot pour l'occasion [insérez ici des applaudissements frénétiques], histoire de le relier à internet (ne riez pas). Heureusement, parce que sinon je serais encore pommée quelque part entre Bretagne et Normandie. Ch'est pas mal en fait ce truc (ne pouffez pas, non plus. Mais vous pouvez me regarder d'un air condescendant).
  • première utilisation de Blablacar
    • Depuis que nous avons une voiture, nous avons toujours voyagé à plein.. mais en l'occurrence, autant la route est-ouest et ouest-est se faisait avec Monsieur Bout, puisque c'est d'un aéroport du Far West que nous le faisions décoller et atterrir pour son séminaire, autant le trajet intermédiaire Bretagne - Normandie allait devoir se faire seule. Depuis que je me sais atteinte (d'une forme heureusement légère) de narcolepsie, je ne me fais plus trop confiance pour gérer seule 4h de route.
    • Sur la seconde moitié du trajet, j'ai donc récupéré une covoit très sympa avec qui nous avons discuté IEF, parcours de vie (avantages et inconvénients de se marier jeune) et surtout reconversion pro car elle était en plein dedans. Nous avons donc profité de la route pour la préparer à son oral d'admission à l'école qu'elle vise... Mais je n'ai, au fond, pas fait grand chose. Mon rôle s'est surtout borné à la rassurer sur le fait qu'elle avait tout bon! En effet j'ai été épatée d'à quel point sa démarche était construite, étayée, solide... Elle avait actionné tous les leviers que je suggère aux personnes que j'accompagne généralement sur ce genre de chemin :
      • rencontrer des gens qui font le métier, des gens qui y forment, des gens qui seront ses futurs clients / partenaires,
      • les observer dans la partie de leurs fonctions qui touchent au produit qui la concerne, 
      • se renseigner sur les techniques, évaluer le gap à franchir à ce niveau et l'intérêt des apprentissages,
      • se renseigner sur le niveau de vie et réfléchir aux implications pour elle (dans son cas, elle va diviser son revenu par 2),
      • confronter ce qui sera son quotidien avec ce qu'elle a vécu jusqu'à présent et ce qu'elle aime,
      • rechercher et trouver des stages dans le domaine...
      • tout bon, je vous dis !
  • Première prise d'autostoppeur en France : M'y étant pris un peu à la dernière minute (et ayant zappé une demande qu'on m'avait faite mais que je n'ai vue qu'une fois partie - oui il s'agissait de mes débuts, hein, l'expertise est encore loin...), je n'avais pas de passager Blablacar pour la première partie du trajet, ce qui m'inquiétait un peu. Et puis pouf, 5 min après avoir pris la route, j'aperçois une autostoppeuse cherchant à se rendre dans la ville où j'allais récupérer ma Blablacareuse. Elle avait l'air sympa, son sac était de dimensions raisonnables, zou. Nous avons causé Montessori, IEF, orientation professionnelle, management et RH...
  • ...Bavardages
Les conversations susnommées bien entendu
mais aussi
  • c'est ce que nous aimons avec Monsieur Bout (et l'une des raisons pour lesquelles, même pour certains voyages pas à plein, nous n'avions jusqu'à présent jamais proposé de place sur Blablacar) : les longs trajets en voiture, c'est autant de temps à deux, que nous pouvons passer à nous parler !!! Nous en avons profité, et cela nous a notamment permis de rediscuter à fond de nos perspectives budgétaires (qui en avaient bien besoin) et de nous mettre d'accord sur les coupes à opérer.
  • avec le Bébou, quelle pipelette ! Nous avons passé pas mal de temps à repérer les marques de voitures que nous doublions, et il est au taquet dès qu'une "zéolienne" apparaît dans son champ de vision.
  • avec les potes !! Nous avons fait la tournée, même si il n'était pas possible de voir tout le monde...et rentrons tout pleins de ces beaux moments
  • avec les ex-collègues, pour moi ! Un beau moment passé sur mon ancien lieu de travail (merci à notre ex voisine qui m'a gardé les enfants pendant ce temps, l'usine étant interdite aux moins de 16 ans), à causer avec mes anciens collègues, mes anciens chefs (une de ces conversations fera d'ailleurs l'objet d'un billet dont je vous livre déjà le titre accrocheur "Qui peut le plus, peut (être heureuse avec) le moins". Ici! )
  • entre enfants ! Observer F. interagir avec différents enfants... Écouter les dialogues, le surprendre debout, le soir, à côté du lit du fils de notre copine, en pleine causette..
  • ... Shopping :
Tant qu'à traverser la France, j'en ai profité pour regarder si l'herbe n'était pas plus verte moins chère ailleurs, et nous avons donc fait une halte sur le chemin du retour pour attraper le vélo qui constituera le cadeau d'anniversaire de F. . Une marque peu répandue et méga chère à l'achat neuf.
  • ... Possibilités différentes :
plage, aires de jeux... 
mais aussi autant de jouets qu'en d'autres temps j'aurais souhaité acheter. Je me suis bornée à observer avec intérêt mon F. qui s'éclatait avec, en appréciant qu'il ait cette possibilité (Mamandala j'ai pensé à toi et tout particulièrement au point n°5 de ton sublime article).
  • ... Sujets de réflexion :
3 familles d'amis différentes nous ont accueillis au cours de ce périple, 3 styles d'éducation différents.
  • L'occasion d'apprécier d'être tout à fait sur la même longueur d'onde avec Clotilde, et d'échanger avec elle sur des manières de gérer tel ou tel point,
  • l'occasion de reconsidérer nos choix ou de les confirmer, quand nous observions des différences ici et ailleurs !
  • Et le petit moment de haine pure à l'évocation du tout récent changement vers un lit de grand du fils de la marraine d'E....fiston qui s'est relevé une fois, au bout de 3 jours.
  • dans tous les cas, ça m'a donné envie de revoir le film "Away we go" que nous avions vu il y a plusieurs années...

Quoi qu'il en soit, un rappel salutaire / une remise en perspective bien nécessaire : on se demande toujours si c'est "à cause de nous" que nos gosses se montrent si relous parfois (et il ne manque jamais de personnes pour le suggérer à des parents fatigués), mais observer 3 familles différentes, permet de se rappeler que, quel que soit le style d'éducation, gérer des petits enfants c'est fatigant et difficile.. et que le moins difficile est encore de faire ce qui nous semble bon à nous !

Et, quand même, une nouvelle résolution: nous allons re(re-re-re)voir notre routine du soir avec l'objectif ferme de coucher les enfants plus tôt. Les soirées apéro avec les potes nous ont rappelé le bonheur qu'il y a à disposer d'une vraie soirée entre adultes, nous allons mettre en œuvre le nécessaire pour rétablir cela chez nous.

Bilan

Nous rentrons avec des souvenirs pleins la tête, et avons en outre réussi à faire voir à nos enfants leurs marraines respectives.
Nous rentrons crevés : des vacances épuisantes, encore que le ratio adultes / enfants se soit amélioré au fur et à mesure (chez Clotilde : 2 adultes pour 5 enfants, en Normandie : 3 adultes pour 4 enfants, chez la marraine de E. 4 adultes pour 3 enfants - peinaaards).
Car oui, tout est plus fatigant avec les enfants que sans, et on ne fait pas forcément tout ce qu'on aurait fait sans (par exemple j'ai moins mangé de fruits de mer que prévu, gros SNIF).  Mais entre voyager en mode dégradé et se priver de voyages (à l'exception de quelques moments à deux de temps en temps) pendant les 15 prochaines années ?
Mon cœur ne balance pas une seconde.
Quand est-ce qu'on repart ?