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lundi 2 septembre 2024

Rentrées et retours

Et voilà un grand jour de plus !

Chez les Bouts, la rentrée prend différentes formes :

  • Rentrée sereine pour H. : 2ème année dans une école Montessori qu'il connaît, que nous connaissons, dont nous sommes très contents.
  • Rentrée sereine aussi pour E. : dernière rentrée de primaire, CM2 à dimension franco-allemande dans une école primaire dont nous sommes ravis.
  • Graaande rentrée pour F. : le collège ! Ca, j'avoue, ça m'impressionne bien. F. intègre un collège dont nous sommes a priori contents après moult péripéties dans la jungle des admissions en collèges privés (gratitude infinie à Monsieur Bout pour le temps investi en constitution d'une série de dossiers), donc c'est plutôt rassurant, mais, le collège n'étant un souvenir glorieux ni pour son père, ni pour sa mère, aucun des 2 parents n'en mène large. Une fois cela dit: la rentrée des 6èmes s'y fait en décalé, mardi matin, alors,... suspense !! 
  • Rentrée pour Monsieur Bout : en plus de gérer les rentrées de ses enfants, 
    • il a sa rentrée d'étudiant, où il poursuit, en 3ème année, l'un des 2 Diplômes Universitaires qu'il suit depuis 2 ans, et met le 2ème en pause pour en démarrer un autre qui lui semblait plus appétissant actuellement. 
    • Il a déjà fait sa rentrée de salarié à temps partiel pour le plus grand soulagement de son honorable épouse, bien heureuse de ne pas devoir démarrer son année par de l'administratif, ni d'avoir du se le palucher sur ses vacances.
  • Rentrée pro de Madame Bout, votre servante : bien effectuée. Plein de choses passionnantes au programme. L'objectif pro de l'an dernier était "Travailler moins pour gagner plus". Je pensais en avoir pour 2 ans de développement encore, mais finalement je fais le constat que le gagner plus est quasiment atteint. Place au "Travailler moins pour gagner à peu près autant" ! Depuis 4 ans que j'ai pris la responsabilité de nourrir notre famille, je suis très heureuse de ce que je fais, certes, et en même temps, j'ai aussi très envie de retrouver au moins un chouilla de ma vie d'avant : plus de temps pour mes enfants ! Plus de temps aussi pour moi, soyons fous ^^


Mais cette année commence aussi un peu différemment pour moi, parce qu'elle a fini un peu différemment, avec des nouveautés qui ont, par ailleurs, aussi permis au blog de renaître, sinon de ses cendres, au moins de braises maigrichonnes et assez refroidies. Nouveautés, pas que ! Retours, donc, du blog, mais aussi, à certains basiques, revisités. Notre amie l'organisation Flylady, par exemple, mais sous un nouveau jour. Retour, aussi, de notre mamie au pair autrichienne G5, qui arrivera en cours de journée !

Aussi termine-je ce billet par

  • cet extrait d'un livre qui vaut son pesant de cacahuètes, et qui est en grande partie responsable desdites nouveautés, et de la sérénité avec laquelle j'aborde cette nouvelle année. Je vous en dis plus bientôt, car cet extrait n'est que le début du bouquin, et la suite est ... de l'or en barres.



  • le lien vers un subliiiiime billet de votre humble servante, qui, à l'époque déjà, commençait à faire le même constat. Retour des routines, ouiiiiii !
  • un teasing sur les prochains billets, tout prêts, tout chauds ! Rentrée du blog à fond les ballons.


A bientôt !

lundi 15 juillet 2024

Le retour de l'Allemand, round 2 - Mamie au pair : le revival !

Ce blog a retracé nos sublimes (et parfois pas sublimes, mais cocasses a posteriori) aventures avec nos mamies au pair, qui nous ont permis de tisser des liens géniaux avec des femmes géniales venues nous soutenir et soutenir l'imprégnation d'allemand de nos enfants.

Et puis, nous pensions avoir clos ce chapitre de nos vies avec le décès de notre regrettée G4, cf. ce billet.

Mais ... le temps a fait son œuvre, et surtout, Duolingo aussi : en voyant F. se remettre à l'allemand, faire des progrès, l'envie de le soutenir encore davantage m'est peu à peu venue.

Nous en avons discuté avec Monsieur Bout, avons acté que, moui, peut-être, ....et j'ai commencé quelques prospections Facebook et envisagé de réactiver mon compte sur le site internet spécialisé par lequel nous avions notamment rencontré notre G4.

J'étais encore tiède, je l'avoue. Jusqu'à ce qu'une conversation Facebook avec une potentielle candidate me fasse complètement basculer. 

Bascule qui tenait en un seule mot : mon interlocutrice était, de métier, menuisière.

ME-NUI-SIERE !!! 

C'était un signe : si il y avait bien un genre de personnes susceptible de pouvoir intéresser F. et le pousser à dialoguer avec elle, c'était ELLE ! Mon F., féru de bricolage, et tristement tombé entre 2 parents équipés de mains gauches et d'une phobie avancée à l'égard de de tous travaux manuels. 

2ème énorme avantage : G5 ne parle pas un mot de Français (enfin, si, mais vraiment très peu. Elle déplore d'être nulle en langues malgré les efforts qu'elle déploie), si bien que les enfants ne peuvent faire autrement qu'interagir en allemand avec elle. Ca aurait pu être un souci quand ils étaient petits, ça ne pose aucun problème maintenant :

  • E. parle très bien allemand, et peut au besoin jouer les interprètes pour ses frères
  • ils sont plus grands donc moins vulnérables / moins susceptibles d'être dépassés par une situation et paniqués par la barrière linguistique
  • nos besoins ne sont plus les mêmes donc ne requièrent plus les mêmes choses : il ne s'agit plus de garder les enfants des journées entières en notre absence, puisque le quotidien est déjà pleinement géré par Monsieur Bout.

Ca tombait fort bien, car de son côté notre G5 a 0 besoin financier, donc l'échange "gite + couvert contre services" lui suffisait parfaitement. Dans le cas contraire, nous aurions tout à fait été prêt à gonfler notre besoin pour lui donner une rémunération, mais c'est le cadet des soucis de G5.

Nous sommes donc partis sur un accord comportant les modalités suivantes

  • 1 à 2 soirs de babysitting par semaine (nous sommes sortis, super tranquilles ! nous avons même eu une vie sociale !)
  • G5 libre de ses journées en semaines, mais s'efforçant sauf exception (en cas de projet de super excursion) d'être à la maison pour le retour des grands à 18h (et parfois dès 17h pour le retour de H.) : au retour de Monsieur Bout et des enfants, hop, petits moments individuels avec chacun : histoire et playmobils avec H., soutien aux devoirs d'allemand et activités avec E., bricolage avec F.
  • les mercredis, qui sont mes jours off, journée avec moi : courses et moments avec enfants
  • le weekend, au moins 1 jour off, et souvent un peu de temps avec nous l'autre jour.
Nous avions utilisé l'expérience réussie de G4 et donc reproduit le principe du "weekend de faisage de connaissance" en novembre (spoiler : la prise de contact a été bonne) après quoi G5 est venue passer un mois entier à la maison en mars.

Succès total. Je me suis applaudie de mon génie car la complémentarité de G5 avec notre famille s'est effectivement avérée excellente. 
  • L'astuce "menuiserie" a marché, ah mais elle a marché, que dis-je, elle a couru ! sur le mois de présence de G5, F. et elle ont construit une caisse à savon qui roule merveilleusement et fait les délices des enfants de la résidence. Accessoirement, sa construction a poussé F. à blablater de son mieux avec G5, et a encouragé ses progrès.
  • G5 étant méga douée au niveau manuel, elle a également appris le crochet à E.
  • quant à H., c'est lui qui s'est montré le plus circonspect concernant cette personne ne parlant pas français. 
    • Il s'est laissé lire des livres en allemand et lui a consciencieusement parlé français pendant 3 semaines et demie. 
    • 3 jours avant le départ de G5, il s'est mis à lui parler allemand, à nous parler allemand (2-3 mots, hein, ne nous emballons pas), à demander "comment on dit ça en allemand" 
    • une dynamique sur laquelle nous avons du coup pu surfer depuis : il est beaucoup plus facile d'émailler nos journées de petites conversations en allemand, on a passé un cap, clairement !
  • Autre effet secondaire absolument génial de la douitude manuelle de G5 : elle a employé celle-ci au service d'une maison en ayant bien besoin : elle a retapé nos chaises de cuisine en bois, réparé une lunette de WC (cassée depuis plusieurs mois... peut-être même un an!), recousu des boutons, réparé des coutures qui avaient lâché. Le piiiiieeeed ! Depuis son départ, à sa demande je me fais une liste des choses à faire de ce style que je remarque en vue de la prochaine fois qu'elle viendra, parce que là, comme c'était la surprise, certaines idées sont venues au fur et à mesure... voire au dernier moment.
  • Autre point de complémentarité : autant G5 est douée en travaux manuels que nous détestons, autant elle aime manger mais déteste cuisiner alors que ça, je sais et j'aime faire. Elle était donc ravie de se mettre les pieds sous la table, et moi ravie de la régaler. Cerise sur le gâteau, nos styles alimentaires se retrouvaient bien : chercher à manger sain l'essentiel du temps, et être gourmands quand même.
  • Les enfants l'ont adorée, elle les a adorés, et trouvés très bien élevés (c'est là où je me suis dit que nous avons bien avancé par rapport à il y a quelques années; et en même temps, j'avais aussi vérifié que nous étions assez sur la même longueur d'ondes niveau éducation, donc ses critères "bien élevés" étaient proches des miens : respectueux, aidant à la maison, autonomes, curieux).
  • Elle-même a le sens de l'humour, fait preuve de finesse aussi bien relationnelle qu'intellectuelle, a su profiter à fond de son séjour en mixant temps "à rien faire dans sa chambre", temps avec nous, temps d'exploration, bref, au bout d'un mois ni Monsieur Bout ni moi n'aurions trouvé à redire à ce qu'elle prolonge son séjour aussi longtemps qu'elle le voudrait. Elle fait vraiment partie de la famille et nous avons retrouvé ce que nous avons pu expérimenter avec nos meilleures mamies-au-pair : une fluidité de fonctionnement qui fait que cette personne supplémentaire passe comme une lettre à la poste, et allège le quotidien sans aucunement l'alourdir par ailleurs.
Hélas, G5 a une vie bien remplie et trépidante, la suite de son programme l'attendait.

Mais, mais mais mais
  • nous ne l'avons pas laissée repartir sans caler avec elle un créneau pour un 2ème séjour; elle nous rejoindra pour quelques semaines 4 au minimum peut-être plus, peu de temps après la rentrée de septembre. Et les perspectives actuelles seraient d'environ 2 séjours de ce type par an chez nous. Le pied !
  • en plus de cela, elle a proposé d'accueillir nos enfants (et nous aussi si nous le souhaitons) chez elle. Le voyage familial à Vienne attendra probablement l'été 2025, mais E. est tout juste de retour d'une semaine de vacances chez elle à se faire dorloter un max. Elle y a vécu sa meilleure vie et ne voulait plus de ses parents à son retour. Nous allons voir quand envoyer F., qui bénéficierait lui aussi grandement d'une semaine de cocooning absolu et germanophone.

Bref, je m'applaudis d'avoir sauté le pas car il aurait été difficile de mieux tomber ! 
Au point que ... nous n'allons pas recommencer
  • au départ, avant que G5 ne vienne, je m'étais dit "si ça se passe bien, je chercherai une 2ème personne ce qui nous permettrait d'augmenter la fréquence à laquelle nous aurions quelqu'un à la maison, ce serait bien sympa, de tisser dans la durée 2 relations solides avec des personnes que les enfants et nous serions contents de revoir à intervalles réguliers." 
  • Une fois G5 venue puis repartie... le bilan est trop excellent, et notre expérience trop grande :  je suis consciente que le "fit" n'est pas toujours aussi bon, et je crois que là, après nos G1, G4, G5... la barre est haut, très haut ! Il serait difficile de faire mieux et nous risquerions d'être déçus car la comparaison avec toute potentielle G6 se ferait probablement en sa défaveur. Nous ne sommes au fond plus très ouverts à découvrir une nouvelle personne, et espérerions juste une G5bis... Ce ne serait juste pour personne, mon goût du risque est limité, alors, nous allons accueillir G5 le plus souvent possible, profiter un max de ses venues, espérer que G1 revienne nous faire coucou, et puis, ce sera très bien comme ça. 

Mais quel géniiiiiiie !

mercredi 6 septembre 2023

7 rentrées

Et de 1 ! = c'est la rentrée sur le blog. Après un loooong silence. 

Eh bien oui. Cet hiver, j'ai voulu vous écrire quelque chose d'important, mais la charge émotionnelle liée à l'évènement déclencheur m'a empêchée de le faire tout de suite, et ensuite, eh ben, ça passait pas, ça voulait pas passer. D'autant que j'étais bien occupée par ailleurs. Je vous l'écrirai un jour, et dans tous les cas, je reprends du service bloguesque. Nanmaisoh!

Rentrée numéro 2 : première rentrée du dernier Bébou. H. se retrouve ainsi à être le premier de mes enfants à être scolarisé dès l'âge de 3 ans. Ca n'a pas été facile à accepter pour moi : j'ai beaucoup aimé pouvoir offrir une (pour E.) ou deux (pour F.) années supplémentaires à la maison à mes enfants, et je comptais fermement faire de même avec H., bien déterminée à ne pas me laisser freiner par les nouveaux tracas administratifs liés aux changements légaux sur ce point. 

Si ce n'est que Monsieur Bout n'était pas du tout motivé pour reprendre du service en Instruction En Famille. 

  • Le comment faire était flou à ses yeux (et je n'ai pas assez pris le temps pour retracer pour lui le chemin que j'avais suivi pour nos aînés = formaliser le mode d'emploi), 
  • et il avait très envie de davantage de temps pour lui. 
Du coup, de nouveau, les principes de discernement qui avaient éclairé nos choix précédents ont servi, bien malgré moi je vous l'avoue : l'IEF c'est une bonne idée si le parent concerné en a envie. Et là... ben non.

L'école Montessori qui avait accueilli E. avec succès ayant fermé depuis pour des soucis de bail, nous avons heureusement pu compter sur une nouvelle possibilité : une école Montessori qui a ouvert entre temps et repris une partie du personnel de l'ancienne. Ca nous sécurise ! Seul bémol : pas d'allemand dans cette école, contrairement à l'ancienne.

H. y a donc fait sa rentrée, avec énormément d'aisance. Lui n'a pas versé une larme. Je ne peux pas en dire autant.

Rentrée numéro 3 : E., toujours au même endroit, en CM1, et avec bonheur

Rentrée numéro 4 : F. Sa rescolarisation de l'an dernier ayant été un franc succès, il attendait sa nouvelle rentrée avec hâte. Lui (et nous, du coup) a rapidement dépassé les premières déceptions (zut, dans une classe double niveau; zut, pas avec ses copains), pour considérer dès la fin de sa journée que sa rentrée était "hyper méga bien". J'avoue que ça rassure. Nous sommes ravis que son CM1 se soit bien passé, qu'aucune de nos multiiiiiples craintes accompagnant sa resco ne se soit concrétisée, et sommes vigilants à lui offrir un CM2 le rendant bien solide pour affronter la rentrée en 6ème l'année prochaine (de l'inquiétude à ce niveau chez les parents ? Noooon, ou si peu...)

Rentrée numéro 5 : Monsieur Bout. Il poursuit à peu près sur sa lancée de l'an dernier. Si ce n'est qu'en fait, hein, il y a encore du suspense : le plan avant les vacances était de mettre un de ses deux Diplômes Universitaires en pause pour se dégager du temps pour autre chose, mais depuis 3 jours il hésite, donc je ne sais pas encore trop à quelle sauce il va décider de se manger lui-même. Il rajoute un engagement associatif, et sinon, fait sa rentrée de Papa au foyer, rangement de fond en comble de la maison (merci à lui !) et étiquetage des fournitures de toute la smala compris.

Rentrée numéro 6 : la mienne. J'avais

  • pris de longues vacances (5 semaines et demie. C'est bon ça) et réussi à ne pas travailler pendant. Yeah
  • programmé une reprise pas trop intensive. Bon, elle s'est remplie au dernier moment, mais pas trop quand même
  • cette reprise a vu une première : la dernière semaine des vacances scolaires = ma semaine de reprise, pour la première fois depuis que nous sommes parents, nous avons été seuls à la maison sans enfants. (jusqu'à présent, quand nous avons été sans enfants, ça a toujours été pour partir de notre côté). Eh ben... c'est un concept hyper intéressant. Je vous laisse imaginer toutes les choses croustillantes que cela nous a permis de faire (Spoiler : ranger les vêtements des enfants de fond en comble en fait partie; y compris écarter enfin les vêtements trois tailles trop petits)


La reprise s'est bien passée, je repars sur des perspectives bien sympa, avec une activité qui va probablement tourner à 70-75% de coaching, dont une majorité de dirigeants, et 25-30% de formation. Miam !


Rentrée numéro 7: ben, qui ?

Ma plus jeune sœur, celle qui m'a filé tant de coups de main précieux, par exemple lors d'un fameux naufrage-mamie-au-pair.

Ayant réussi l'agrég cet été (bravooooo ! ouiiiiiii ! hystériiiiiie dans les chaumières !), elle a fait sa rentrée de professeur stagiaire ... dans un lycée proche de chez nous ! Du coup, nous allons la voir souvent. Et j'ai passé mon dimanche après-midi à l'initier à la construction de budget, à l'aide de mon fidèle fichier Excel

Trèèèès instructif : ça m'a permis de constater de première main à quel point, avec les salaires mirobolaaaants offerts par notre Education Nationale, équilibrer un budget, c'est du sport ! Surtout en IDF. Moyennant quoi ma sœurette a non seulement pu développer des compétences en constitution de budget, mais, immédiatement ensuite, passer avec succès le module complémentaire "coupes budgétaires". 

Après tout, quelle importance cela a-t-il que nos jeunes professeurs aient à arbitrer entre 

  • un esprit sain (séances de psy), 
  • un corps sain (la pratique d'un sport) 
  • et des relations saines (billets de train pour aller voir la famille) ?
Des pâtes à tous les repas, un café en salle des profs, un forfait navigo, et un toit sur la tête, c'est bien suffisant, non ?

Nonobstant cela, nous suivons cette rentrée avec beaucoup d'intérêt.


A bientôt...



lundi 28 novembre 2022

RIP Mamie au Pair

Aujourd'hui, je vous parle enfin d'une personne qui n'a été évoquée qu'en filigrane de certains billets de blog : G4, notre dernière mamie-au-pair. Un billet sur le sujet dans les brouillons du blog date de.... janvier 2020.
Pour rappel, nos aventures mamie-au-pairesques (retrouvables ici pour les prémices, puis , et enfin ) nous avaient causé quelques doutes sur l'adaptation de ce mode de fonctionnement aux besoins de notre famille, si bien qu'en amont de l'arrivée de notre chère G4, nous avions discuté de ceux-ci avec elle et planifié sa venue au printemps 2019 avec la rigueur d'une campagne militaire.

Ça a été extraordinaire. 
Les débuts avaient été compliqués : au bout de quelques jours; F. était parti en guerre contre elle, sur un schéma qui nous avait rappelé les premiers temps avec notre G3. Mais cette fois-ci, prévenus, nous avons pu gérer cela de concert avec G4. 
Que de moments passés toutes les deux à comploter pour identifier les meilleures stratégies à déployer pour permettre G4 de trouver sa place et à F. de l'apprivoiser ! 
Nous avons été aidés en cela par la psy qui suivait encore F. et qui a assez rapidement pu identifier que F. était en fait en plein conflit de loyauté: pouvait-il se laisser aller à aimer G4 sans être déloyal à notre chère G1 ? (laquelle était revenue passer plusieurs mois chez nous durant l'hiver, ce qui avait bien évidemment encore renforcé l'affection que F. lui portait)

G4 a été d'une finesse et d'une persévérance épatantes et je lui en serai à jamais reconnaissante. 
Jour après jour, elle a conquis le cœur de F., magnant douceur et fermeté, conspirant avec notre G1 au téléphone pour récupérer auprès d'elle un max de "trucs" sur la meilleure manière de s'y prendre... et elle a elle-même été très émue de constater l'affection que F. lui a ensuite témoignée et la force du lien qui s'est tissé entre eux. 
Comme elle l'a dit elle-même après quelques semaines ; "je n'aurais pas parié un centime sur le fait qu'à l'arrivée, je me retrouverais même plus proche affectivement de F. que de E."

Ces développements ont contribué à me permettre de gérer mon déplacement pro en Asie sereinement, et nous ont ensuite amenés à construire l'année 2019-2020 différemment
  • G4 avait bien envie de revenir chez nous, mais souhaitait rendre cela compatible avec sa vie quotidienne en Allemagne. 
  • De notre côté, cela tombait bien : nous étions ravis à l'idée de revoir G4, et en même temps, ayant prévu que Monsieur Bout quitte son emploi, nous allions avoir moins besoin d'une mamie-au-pair en permanence, ce qui ouvrait des marges de manœuvre différentes.
  • Nous réalisions aussi que pour nous, ce serait probablement la fin de la nos aventures mamie-au-pairesques "à l'aveugle" : nous serions toujours ravis de réaccueillir G4, ainsi que G1 si elle réussissait de nouveau à venir nous voir, en revanche, nous ne nous sentions plus en mesure de faire les efforts nécessaires à la sélection et l'intégration d'une toute nouvelle personne dans notre famille. La priorité allait à la stabilité émotionnelle de nos enfants, pas toujours compatible avec l'irruption d'inconnues au sein du cocon familial.
    Et du fait de notre nouvelle configuration, Monsieur Bout allait être davantage concerné par ce travail d'intégration, ce qui, pour lui qui est introverti, est autrement compliqué. Comme il le formulait lui-même : "Avec G1 ou G4 ce n'est pas un souci d'avoir quelqu'un à la maison, ce sont des membres de la famille, je ne les vis pas comme étant 'dans mes pattes'. Mais je ne me sentirais pas à l'aise avec une nouvelle personne."

Moralité : nous avons convenu avec G4 qu'elle reviendrait tous les 2-3 mois chez nous, pour 3 semaines, ce qui, pour elle, permettait d'avoir sa vie en Allemagne, tout en partant régulièrement "en vacances" chez nous. De notre côté, ce serait un luxe agréable d'avoir son soutien régulier, et une grande aide pour la "germanophonisation" des enfants, dont nous constations déjà des effets prometteurs.

Elle est donc revenue en septembre, puis fin novembre, puis de mi-février 2020 à début mars...

 
A son départ début mars, j'étais en mode baleine, et on parlait un peu COVID, mais ça semblait encore... vague. 
Nous nous sommes donc allègrement dit à bientôt, et elle a laissé une partie de ses affaires dans un coin de placard histoire de ne pas tout trimballer pour rien : G1 allait prendre le relais fin mars afin d'être là tout avril et mai pour aider autour de la naissance de notre petit H., et elle-même reviendrait début juin. 
Je me réjouissais qu'elle puisse connaître H. dès tout petit et continuer à réjouir notre maison et accompagner nos enfants à mesure qu'ils grandiraient.


Mais le COVID est intervenu.
  • Pas de G1 pour la naissance.
  • Pas de G4 en juin. 
Nous avons patiemment attendu, elle de son côté de la frontière, nous du nôtre, d'avoir suffisamment de visibilité pour que des retrouvailles soient possibles. Chaque déconfinement / allègement des restrictions nous a donné de l'espoir et s'est traduit par de l'échafaudage de plans / consultation de calendriers pour fixer des dates, pour devoir à chaque fois remettre la concrétisation de ces plans à plus tard. Un peu plus tard, pas longtemps, c'était pour bientôt !
Au printemps 2021, ça y était, on voyait le bout. Nous avons commencé à regarder pour des dates en juin.

Jusqu'à un message de sa part, un jour ensoleillé de mai. 
M'informant que les problèmes de digestion dont nous avions plaisanté toutes les 2 les semaines auparavant venaient de se révéler être un cancer du pancréas, et que ses médecins lui donnaient 6 mois à vivre.
G4 aura finalement réussi à se battre pendant 18 mois. 18 mois pendant lesquels nous avons partagé beaucoup de beaux moments au téléphone, des photos des enfants et de ses petits-enfants, des paquets, des blagues, et elle-même aura eu la joie de voir naître deux nouveaux petits-enfants chez elle.

Le weekend dernier, elle a rendu son dernier souffle, et avec elle, c'est une des femmes les plus extraordinaires que je connaisse qui s'est éteinte. Notre G4 avait eu une vie peu commune, marquée par des pans d'histoire mondiale dramatiques, et en avait retiré une niaque et une finesse impressionnantes. Le tout lié à un sens de l'humour aussi pourri que le mien, qui ont conféré à chacun de ses séjours à la maison une fluidité et une joie mémorables.

Tous les jours, je pense encore à quelque chose que j'aimerais lui raconter ; tous les jours, je rentre dans la chambre d'amis qu'une fois sur 2 nous désignons encore du nom de "chambre de G4"; tous les jours, je mesure la chance que nous avons eue de la rencontrer.



vendredi 2 septembre 2022

Rentrées !

 Avec ce titre, je décroche l'Oscar de l'originalité.

c'est la rentrée scolaire, et cette année, pas de non-rentrée

  • E. rentre en CE2 après, suite à saut de classe, une super première année de CE1 en classe internationale allemand dans une adorable école publique. 
  • Et... F aussi la rejoint dans cette école (sans l'option internationale car il n'en a malheureusement pas démontré le niveau) ! Fin de l'IEF pour lui : après 2 ans, il a manifesté le souhait de retourner à l'école, a démontré de multiples manières qu'il était prêt, et... cela tombait fort bien, car Monsieur Bout commençait à fatiguer. C'est donc dans un accord parfait que le process de rescolarisation en CM1 a été engagé (à la grande surprise de l'inspectrice auprès de laquelle le contrôle a eu lieu en mai, et qui avait terminé par un "bon, et du coup, vous continuez l'année prochaine, on se reverra ?" et ne s'attendait pas à entendre une réponse négative), et F. a attendu avec impatience la fin de l'été. Il était prêt plus d'un quart d'heure avant l'horaire du départ jeudi matin et m'a sauté dessus au retour du boulot : "c'était trop bieeeen !". (j'avoue sans peine avoir ressenti un sentiment d'intense soulagement face au grand sourire de mon fiston.)

Pâtisserie post 1ere sortie d'école 

lundi 5 octobre 2020

L'emploi du temps de la famille Bout - révélations exclusives !

Bon, suite à mon billet de rentrée, il paraît que la manière précise dont nous nous sommes organisés pourrait intéresser les foules avides de mon lectorat.

Alors, comme c'est pas dur à expliquer et que je cherche la facilité, hop, voici un petit billet rapide de derrière les fagots.

Eléments de base (qui sont ceux sur lesquels nous avons basé notre réflexion au moment de la décision de rebasculer F. en école à la maison)

  • F. doit faire IEF 4 matinées par semaine 
  • il doit avoir un créneau long et régulier sans nous en collectivité
  • E. est à l'école 4 jours par semaine de 8h30 à 16h
  • H. va chez sa nounou les mardis, et les lundis en option
  • La Gwen bosse de manière irrégulière, parfois à la maison, parfois pas
  • La Gwen veut animer des ateliers de parents Faber et Mazlish en plus
  • Monsieur Bout a besoin de 20h par semaine de travail personnel pour suivre sa licence à distance


Organisation initialement prévue lors de ladite décision

  • 4 jours par semaine, Monsieur Bout gère les enfants
    • trajet d'école d'E. , puis IEF avec F. de 9h à 12h30, puis déj. 
    • Il a ensuite 2h de travail perso de 13h45 à 15h45, 
    • il va ensuite chercher E. puis emmène les enfants au parc ou les gère jusque 18h où il rentre préparer le dîner. Il case la gestion du linge dans les temps morts, et s'occupe de H. en parallèle les jours où celui-ci est présent.
  • La Gwen ne prévoit jamais (sauf exception absolue) de bosser les mercredis : le mercredi est un jour OFF pour Monsieur Bout, qui le passe intégralement sur ses études
  • 3 soirs par semaine, Monsieur et Madame Bout font quelque chose ensemble, au choix : 
    • un truc tous les 2 à la maison (genre regarder enfin Downton Abbey, jouer, ou même, parler !),
    •  un truc tous les 2 en dehors si moyen de faire garder les enfants, 
    • ou un truc social : recevoir ou être reçus
  • Les autres soirs, chacun fait ce qu'il veut : du blog, du téléphone, de l'animation d'ateliers pour la Gwen, du travail pour sa licence pour Monsieur Bout
  • Le weekend, c'est liiiibre, on passe du temps ensemble


Petits grains de sable dans l'organisation prévue :

  • F. est plus long à bosser que ne le pensait Monsieur Bout; 

Du coup ce qui était prévu "au départ" ne colle plus car Monsieur Bout envisage de récupérer 1h certaines après-midis. Personnellement, ça m'embête, mais c'est à la personne qui prend en charge l'IEF de décider de son organisation; et il se trouve que cette fois-ci, cette personne n'est pas moi...

  • Le créneau "F. en collectivité", pressenti le mercredi au départ, tombe les lundis en fait 

Le hasard m'a mis sous le nez une possibilité, que j'ai saisie au bond, et donc j'ai monté, avec un animateur, un créneau d'activité IEF : 1 lundi sur 2, les enfants IEF du coin sont en forêt toute la journée, encadrés par des animateurs, pour des jeux, découvertes, constructions de cabanes et vélo. Je suis MEGA fière d'avoir réussi à coordonner ça et F. KIFFE.

Mais surtout

  • on a rajouté la "petite" formation suivie par la Gwen, qui l'occupe donc un certain nombre de vendredi-samedi en plus, et lui remplit ses temps morts et ses soirées de lectures passionnantes mais ô combien prenantes (mais passionnantes - mais prenantes - mais...)

et surtout surtout

  • Le rythme de H. n'est en fait pas du tout calé
Haha, après 2 bébés ayant fait leurs nuits ridiculement tôt on n'avait paaas du toooout anticipé ça. 

Donc non seulement il ne fait pas nos nuits, mais il ne fait pas nos soirées, ce qui implique que tout ce que nous avions prévu pour nos soirées est ... pas gagné. Et son rythme en journée est imprévisible encore. 

Le coup du "Monsieur Bout étudie pendant la sieste du Boubinours" : haha; 

idem celui "Gwen anime un atelier pendant que Monsieur Bout bosse ses cours et que tout le petit monde dort" : Pffffrttt pour le moment. 

Ne parlons pas des moments tranquilles à 2 : il y en a; mais de là à les prévoir...


Donc on a rebeloté : 

  • Monsieur Bout ne compte plus sur les après-midi des jeudis et vendredis (jours où il a H. à la maison à gérer) pour avancer dans ses chères études : il prévoit de gérer un peu d'école de F., et de gérer la maison avec H. en porte-bébé si besoin (ce qui est réaliste, alors qu'apprendre des machins ou rédiger des bidules avec un bébé pas très calme ne le serait clairement pas, et source de grandes frustrations chez chacun des 2 protagonistes)
  • En revanche, il a toujours ses 2h le mardi après midi, et 1 lundi après-midi sur 2 (celui où pas de sport), et il a un lundi entier sur 2 pour lui (les lundis où F. est en forêt), puisque nous mettons H. chez sa nounou à ces moments là.
  • Et du coup, le weekend, nous lui avons réservé, soit le samedi après midi, soit le dimanche après-midi (si c'est une semaine avec une Gwen qui a cours les samedis) à lui pour bosser : je gère les enfants à ce moment. L'autre après-midi c'est truc en famille.
  • Les soirs, ben, pour le moment on se répartit, en attendant des jours / nuits meilleur(e)s.

Trucs importants qui aident à la détente de part et d'autre

  • nous n'avions pas inclus, dans notre calcul, l'éventuel support qui serait apporté par la présence épisodique de nos mamies au pair (Oui, ça fait 18 mois que je dois venir vous raconter notre nouvelle organisation sur ce plan. Alors, hein, 1 ou 2 mois de plus ou de moins...). Nous nous étions dit que ce serait tout simplement du "plus" bienvenu mais que notre organisation devait tenir sans. Ce en quoi nous avons fichtrement bien fait puisqu'avec l'intensification des restrictions COVID c'est raté pour la venue de nos mamies au pair
  • même quand je suis à la maison, je suis censée être au travail donc je ne suis pas sollicitée (pour une sortie d'école par exemple); sauf pour les tétées, et si et seulement si je ne suis pas au téléphone / visio avec des clients. Grâce à cela, je suis sereine : j'ai toute ma journée devant moi et je peux avancer
  • les études de Monsieur Bout sont considérées comme du vrai boulot : ce point l'inquiétait beaucoup et cette inquiétude a été source d'un bon paquet de tensions : il avait peur d'être la variable d'ajustement, et donc le fait qu'on rebelote l'organisation pour assurer qu'il ait effectivement son comptant d'heures l'a beaucoup aidé
  • les heures d'études de Monsieur ne sont jamais positionnées entre la sortie d'école et le dîner
    • Ca crispait beaucoup les soirées, l'an dernier, quand après le retour de l'école le parent sensé s'occuper de F. et E. essayait de faire autre chose. Là, niet, on s'arrange autrement. 
    • Ces derniers jours, la tentation a été grande pour lui de quand même en profiter pour vite fait... Mais je lui suis rentrée dans le lard car j'ai trop conscience de ce que nous risquons ainsi. Et il a lui-même admis que même si c'était compliqué et tentant, il valait en effet mieux qu'il se tienne à ce qui était prévu plutôt que chercher à grapiller.
  • bêtement pratique mais ...: un tiroir de notre nouveau congélateur est rempli de trucs "faciles et rapides à cuisiner" : soit des machins TooGoodToGo, soit des plats cuisinés exprès en double et congelés. Ca permet de fluidifier, pour Monsieur Bout, la gestion des déjeuners de semaine : il a plus ou moins juste des trucs à réchauffer, donc il branche F. sur un exercice, descend de la salle de classe lancer la cuisson, remonte, et redescend pour le déjeuner.
  • Idem, là, cette semaine, j'ai refait une commande Good Goût : je vais certes tâcher de cuisiner autant que possible maison les purées du Boubinours, mais la semaine qui vient de s'écouler m'a déjà montré qu'il fallait quand même que je prévoie de quoi me délester parce que clairement, à certains moments ça risque d'être la goutte de purée qui fait déborder le vase
  • enfin, vous aurez remarqué que je n'ai prévu aucune activité "extra-scolaire" les mercredis : 
    • F. a son VTT /forêt un lundi sur 2, plus d'occasionnels évènements et sorties avec le réseau IEF ou en fonction des visites que nous avons (famille etc); il était question qu'il continue le tennis avec son ancienne école, hélas le planning de l'école a changé et ledit tennis tombe aussi les lundis d'où télescopage avec le VTT. Et finalement il ne réclame pas plus que ça.
    • quant à E., j'ai estimé que ses 4 journées d'école étaient suffisamment riches pour ne rien rajouter. Elle avait beaucoup réclamé, l'an dernier, de faire de la danse classique; mais renseignements pris, les cours dispensés pas loin ont la réputation d'être gérés "sévèrement", et comme mon objectif n'est pas qu'E. termine à l'Opéra de Paris, je ne vois pas l'intérêt de l'exposer à ce genre d'interactions.
    • ça nous permet d'avoir nos mercredis à nous, tranquilles, SANS CONDUITES, et d'en profiter pour faire des trucs ensemble (je m'efforce autant que possible que nous soyons en dehors de la maison pour que Monsieur Bout puisse étudier au calme), voir des amis, etc.




Est-ce que ça tient ?

Pour le moment, oui.

Mais pour le moment, j'ai encore assez peu souvent du boulot m'obligeant à quitter la maison, en dehors des journées de ma formation, durant lesquelles je m'absente alors 12h d'affilée. Mon rythme de travail externe va peu à peu s'intensifier dans les prochaines semaines, et ça va être très drôle.

D'autant plus drôle que pour le moment, les nuits suivant mes journées de formation, H. est pendu à moi, ce qui augure splendidement bien de l'avenir. 

On va voir c'qu'on va voir...


(comme le formulait si subtilement un tweet lu récemment : 

je n'ai pas besoin de faire du sport, je cours déjà à ma perte)

mardi 15 septembre 2020

Rentrées en pagaille chez la famille Bout

Qui veut de la rentrée ? Elle est beelllle ma rentrée !! Y en a pour tous les goûts, n'hésitez plus !

  • 1. E. a fait sa rentrée 
dans la même école et la même classe Montessori que l'an dernier. 
Quelques petits changements quand même puisque notamment elle n'y a pas retrouvé sa cousine du même âge, déménagée à l'autre bout du globe (SNIF. Ayez des sœurs globe-trotters...), mais une E. toute heureuse tout de même, et dont le retour en classe se caractérise instantanément par la réapparition de petites comptines en anglais chantonnées dans son bain. Et des couchers plus tôt, la fatigue de journées bien remplies aidant. 
Une petite fille à sa place.

Le rythme "école à la maison" se prend, il apprécie le temps passé avec son père, rouspète aussi bien sûr (on n'est pas au pays des Bisounours), et profite du fait que je suis encore beaucoup à la maison pour savourer quelques instants avec son honorable mère durant les moments de pause. 
Il est bien évidemment encore tôt pour tirer un bilan, mais, franchement, le jeune homme aussi semble être à sa place.

  • 3. H. aussi a fait sa rentrée ! 
Il m'a accompagnée pour le déplacement à Strasbourg qui a constitué mon premier jour officiel de travail (animation de formation), en profitant de ce que son parrain y habite

Boubinours malheureux comme les pierres chez son parrain pendant que Maman bosse à la mine - ZOLA, le retour

Et ensuite, il a commencé l'adaptation chez la chouette ass mat qui l'accueillera 1 à 2 jours par semaine en fonction des besoins de Monsieur Bout, cette année. 
Le choix de l'ass mat en question a été uuuultra difficile : c'est tout simplement celle qui s'est occupée des enfants de Claire, illustratrice des 200 moments de parentalité positive, et dont le déménagement a laissé un grand vide dans mon cœur … mais également des places vacantes chez ladite nounou, niark niark (qui se trouve, pour ne rien gâter, à exactement 2 minutes à pied de chez moi. Dur dur). 
Cette nounou est top, elle est ravie d'avoir un bébé allaité et couche-lavablé à gérer, bref, je me retrouve dans la position enviable de la nana qui, quand elle fait garder son fiston, peut le faire en chantonnant. H. y est à sa place, très souvent dans mon Mei-Tai (dont elle s'est emparée avec enthousiasme) et/ou en train de faire des sourires.

  • 4. Du coup, celui qui a fait son grand retour  / sa rentrée également, c'est le tire-lait. 
J'ai repris le même modèle que du temps d'E., et la lactation va toujours aussi bien, donc le tiroir du congél dédié à ma production se remplit. Bon, hein, y a toujours plus glamour, mais ça fait le job. 
Sachant que je monte d'un cran encore en niveau de complexité : 
    • Bébou 1 = salariée ayant son bureau à elle, pratique pour tirer, 
    • Bébou 2 : salariée en open space, squattant des salles de réunion pour tirer, 
    • Bébou 3 : indépendante ne bossant jamais au même endroit, à l'affût d'un endroit et d'un moment pour tirer (rha que je bénis la fonction "batterie" de cette machine !!). Avec toutefois l'avantage d'avoir, en tous cas pour le moment, une part non négligeable de jours de travail from home, ce qui allège quand même la charge. 
Bref, un tire-lait à sa place, pas loin de ma sacoche d'ordinateur.

  • 5. Monsieur Bout a fait sa rentrée de papa au foyer IEFeur
Je vous promets (les promesses n'engagent que ceux qui y croient) un billet sur les supports et l'organisation qu'il a choisis pour cette année d'IEF avec F. (je prévois de l'interviewer, un peu sur le modèle de ce que j'avais fait en bilan de nos ateliers Faber et Mazlish). J'avoue que je ne suis pas au courant de tout, puisqu'un effort que j'ai du faire, MOAH, c'est que puisque ce n'est pas moi qui fais IEF, ce n'est pas moi qui détermine comment l'IEF est faite. Ha. Ouais c'est pas facile. 
En tous cas, ce que je peux vous dire, c'est que cet été au moment du choix desdits supports on aurait dit que Monsieur Bout faisait sa liste au Père Noël, il était tout fou content (sur le plan financier, même effet qu'une liste au père Noël aussi.). 
Il a un peu craint de ne pas trouver de rythme, entre la gestion de la maison, du Boubinours, de l'IEF, et du point suivant, si bien que nous avons du réviser aussi certains aspects d'organisation (ce qui s'est fait après pas mal de grincements de part et d'autre dans l'amour, le dialogue et l'harmonie la plus totale - qui a dit "ou pas ?")... mais chacun trouve sa place.

  • 6. Monsieur Bout a également fait une autre rentrée : sa rentrée étudiante ! 
Le principe de cette année étant qu'il démarre une licence à distance. 
Il a donc fièrement reçu sa carte étudiante, est ravi de savoir qu'il aurait théoriquement le droit de profiter de la gastronomie du CROUS, et profite des créneaux que nous lui avons ménagés dans la semaine pour avancer. Il est juste ravi de son statut d'étudiant.

  1. 7. J'ai fait ma rentrée professionnelle officielle 
(après plusieurs semaines à bosser dans l'ombre pour la préparer... merci le statut d'indépendante qui fait que le boulot ne m'attend pas tout prêt au retour d'un congé maternité, et merci le COVID qui fait que les missions alignées pour mon retour avant mon congé maternité ont toutes disparu), et ... franchement, ben, c'est cool, parce que 
1. J'aime ce que je fais
2. J'adore ce que je fais, en fait
3. Bosser avec un conjoint qui gère le quotidien c'est juuuuste le pied. Petit clin d'œil à celles de mes lectrices qui assurent à la maison pendant que Monsieur ramène le fric : je ne sais pas si il réalise la chance qu'il a, et la différence que ça fait en termes de sérénité, mais moi, hein, je vous le dis : je le réalise, et je l'apprécie doublement, c'est ENORME.
Bref, je suis bien à ma place hors de la maison parce que je sais que la place à la maison est bien occupée.

avec le lancement d'un cycle Parler pour que les enfants écoutent, un cycle Frères et Sœurs sans rivalité (qui s'adressera en priorité aux anciens de mes groupes "Parler pour que", donc je me réjouis doublement puisque ce sera l'occasion de reprendre une relation passionnée et passionnelle avec eux), et pour faire bon poids, je rajouterai une ou deux soirées piqûre de rappel, notamment à destination de ceux des anciens qui ne participeront pas au cycle Frères et Sœurs .
Restent à vérifier un peu les aspects sanitaires, j'avoue qu'à l'idée d'animer des machins avec masques je suis un peu chagrine, car les animations de conf / formations que j'ai pu faire avec masque ces dernières semaines,... ben, c'est horrible de parler à plein de gens sans voir leurs expressions.
Une rentrée pas évidente à organiser, surtout, car dur de leur trouver des places dans mon agenda ! Le plus raisonnable serait évidemment de ne pas en tenir, mais... qui a prétendu que j'étais raisonnable ??

  • 9. Rentrée et retour dans les transports en commun, du coup, 
dans lesquels je n'avais pas mis les pieds depuis 6 mois. 
Vous m'croyez, vous m'croyez pas, ça, ça ne m'avait pas manqué. En revanche, pour le moment, les trajets et horaires dont j'ai eu besoin ne m'ont pas posé de problème de place, c'est toujours ça. (Mais LES PUBS ! Je réalise que je ne supporte plus les messages subliminaux qu'elles envoient. Bref. C'est pas le sujet. Mais quand même. Grumpf).

  • 10. Héhé, celui qui avec tout ça a fait sa grande rentrée, c'est... mon Bullet Journal !! 
Lui qui avait été délaissé pendant de longs mois a fait son grand retour, il est de retour, en fanfare ! 
Ce machin m'est juste indispensable pour gérer de front, et encore une fois, encore une fois, encoooore une fois, j'aaaaaime son effet "aide à la concentration / "aide à l'action" et "délestage de cerveau". D'ailleurs j'y ai inauguré une nouvelle catégorie intitulée "Vide cerveau - to do list de septembre": à chaque fois qu'un "il faut que" me traverse l'esprit, je le dépose là, charge de venir y piocher ultérieurement.
Le Bullet Journal a repris donc toute sa place, en permanence à moins d'1m de la Gwen. Je le remplis le soir pour le lendemain, le complète au fur et à mesure de la journée, et je l'aime.

10 rentrées achetées, une offerte !
De manière imprévue, je m'en suis rajouté une en last minute, ayant sans doute trop de temps et trop d'argent à disposition

  • 11. J'ai repris une formation !
Une formation au coaching professionnel en entreprise : de plus en plus, mes fonctions m'amènent à en faire, mais je me voilais un peu la face sur ce point. 
Et puis, pouf, un dîner, quelqu'un qui vient appuyer pile poil là ça fait mal, et en quelques heures, des pièces de puzzle qui s'assemblent et m'amènent à admettre que, si, je ressens le besoin d'approfondir cet aspect, pour avoir une approche plus systématique et plus solide, et développer ce domaine, et que le moment, c'est maintenant. 
J'ai commencé la semaine dernière (22 jours dans l'année, répartis sur 11 lots de vendredi-samedi... sans compter bien entendu 2 coachings complets à avoir terminé d'ici la fin de l'année, un mémoire à écrire plus pas mal de travail perso annexe dont une coquette bibliographie à digérer. Doigts dans le nez !), je dégouline d'enthousiasme. J'ai pris la décision en 8 jours, mais une chose est sûre : OUI, j'y suis à ma place !!


Moralité : globalement, tout est à sa place, tout trouve sa place, même... les trucs dans notre maison !! Si ! Je vous assure ! Car le truc de ouf, c'est que notre maison est rangée ! Les efforts que j'ai faits en fin de grossesse et en post partum ont été plus que complétés par l'énergie foudroyante qu'a déployée Monsieur Bout une fois qu'il a été acquis qu'il allait passer l'année à la maison. Il a profité de l'été pour pulvériser tout ce qui restait de bazar à la maison, c'est fou ce que ça fait du bien.

Donc des rentrées 2020 en pagaille , mais sans pagaille.

Cf mon amie Flylady : chaque chose à sa place, une place pour chaque chose...

vendredi 26 juin 2020

IEF / ecole à la maison : le comeback...

Vous ne vous y attendiez pas, hein, à celle-là ?!

Pour tout vous dire : moi non plus.

Et, je vous l'avoue, je suis un toooout petit peu fatiguée de cette impression de vivre dans un feuilleton géré par un scénariste bien déterminé à faire de l'audimat / à l'imagination hyperactive suscitant de nouveaux rebondissements à un rythme difficile à suivre (nan mais il s'arrête jamais celui-là ?!).
Le dernier rebondissement c'était ma grossesse (bon ça j'avais rien contre), je l'étais énormément (rebondie), merci, je le suis encore un chouilla, je pouvais me passer de ça.

#JeSuisDingodossier - plus dingue que dossier, peut-être


Bref, pourquoi, POURQUOI le retour de l'IEF dans la vie des Bouts ? 
Ou plutôt, pourquoi maintenant ?
Car retour de l'IEF il y aurait, c'était à peu près certain (enfin, quoique je ne regarde plus grand chose comme certain dans ma vie, hormis le fait que Monsieur Bout et moi-même soyons bien déterminés à rester ensemble et à ne vendre aucun de nos enfants sur leboncoin). En effet a priori un début en IEF est ce qui est prévu pour au moins la première année d'école de H., notre Bébounet qui risque de se faire rebaptiser en Boubinours au vu de ses cuissots et bras grassouillets. Mais ça, c'est dans longtemps.

Alors que le/ce changement, c'est maintenant.
Ou plutôt en septembre, qui verra le grand retour de F. à la maison.
Avec une petite nuance quand même par rapport à notre expérience passée d'IEF : le parent IEFeur ne sera pas moi, mais Monsieur Bout.

Je précise qu'E. va continuer pour sa dernière année de 3-6 ans dans l'école Montessori franco-germano-anglaise qui lui va si bien cette année.
Même si elle rouspète certains matins,
  • elle est heureuse là-bas, 
  • elle apprend et progresse à une vitesse phénoménale dans 3 langues en simultané, 
  • elle s'épanouit avec le groupe, est entraînée par lui et l'entraîne, 
  • ses éducatrices l'adorent et savent la stimuler / cadrer là où c'est nécessaire avec la plus grande bienveillance, 
  • et cerise sur le gâteau, elles ont commencé à lui faire faire le programme 6-9 et ont sollicité notre accord pour continuer là-dessus toute l'année prochaine (j'ai VACHEMENT hésité à donner cet accord, vous l'imaginez). 
Cette école permet donc à E. de rester avec ses pairs en âge tout en bénéficiant d'une progression adaptée à son niveau, ce qui est un peu la quadrature du cercle : être à sa place au niveau émotionnel/social et au niveau intellectuel alors même qu'il y a un décalage énorme entre les deux au départ. Que demande le peuple ?
Ne me demandez en revanche pas ce que nous ferons pour elle après cette année. C'est bien évidemment l'objet d'un grand questionnement … (gningningnin [soupir] )

Nous sommes très très contents de l'année scolaire de F. également. L'école dans laquelle il a passé l'année était vraiment ce qu'il lui fallait, elle a débloqué les apprentissages, lui a fait énormément de bien au niveau social et émotionnel en complémentarité de ce que nous faisons à la maison, bref, c'est très chouette.
Mais du coup les besoins de F. à l'été 2020 sont différents de ce qu'ils étaient en septembre 2019, et la meilleure manière d'y répondre, également.
Et les ressources de la Famille Bout, pareil.
Mais ça, je n'y avais pas trop pensé, et j'étais assez contente à la perspective d'une rentrée qui allait, pour une fois, se faire en terrain connu pour chacun de nos 2 enfants.
Ne pas me poser de questions, pour une fois, c'était assez confortable.

Haha.

C'était sans compter avec Monsieur Bout, qui, après avoir géré F. pendant tout le confinement, a finalement émis cette idée d'un retour à l'IEF au moment de finaliser son dossier de réinscription. Autant vous dire que je suis tombée de ma chaise et que j'ai commencé par émettre toute une série d'objections. Mais bon, après une huitaine de jours à analyser le sujet sous tous ses angles, la décision a été prise.

Après vous avoir révélé ce scoop, je reviens lundi détailler un peu cette réflexion car je sais que tout parent qui se pose la question de l'IEF est friand de comprendre les raisons qui en ont poussé d'autres à faire ce choix, histoire de pouvoir nourrir sa propre réflexion. 
  • Pour mémoire, les raisons de notre premier choix d'IEF, en 2016, sont à retrouver ici
  • les raisons de la scolarisation de F. en 2018 dans ce billet
  • et celles de la scolarisation de la Bébounette en 2019 dans celui-ci.

Allez… j'ai du pain sur la planche moi.

Il est où l'abonnement à Vie Tranquille ?


lundi 4 mai 2020

Le "découvert affectif" : gérer celui de son enfant, gérer celui du parent

Je suis fière de moi car après avoir été au bout de ma vie durant mes dernières semaines de grossesse (heureusement un peu abrégée par H., dans sa grande magnanimité), j'ai enfin réussi à me mettre à jour dans les comptes de la famille Bout.
Mais ce n'est pas de notre situation financière florissante (pfffrrrrrt) que je veux venir vous parler. A la place, j'avais déjà commencé à rassembler  mes ultimes forces, et j'ai utilisé une partie de mes forces retrouvées, pour vous pondre un billet qui va rester dans le thème puisque qu'il tournera quand même autour des finances, banque, règne du grand capital, toussa.
Enfin presque.
Nous allons donc parler d'une notion cruciale au quotidien : la gestion du découvert.
Mais non : pas le découvert lié à notre compte bancaire, susceptible de précipiter notre foyer dans des tourments financiers sans nom.
Nous allons parler du découvert affectif… qui, lui aussi, dès qu'on le néglige, nous pourrit alors la vie, et nécessite une vigilance de tous les instants, car des décisions pleines de bonne volonté mais hélas malavisées ont vite fait de nous amener à taper dedans.


Vigilance, oui, d'autant que le problème du découvert affectif, c'est qu'il peut toucher chacun des membres de la famille, simultanément.
  • un parent à découvert affectivement va se retrouver, très fréquemment, du côté obscur de la Force. Il va 
    • s'énerver sur son conjoint, 
    • hurler sur ses enfants, 
    • claquer des portes, 
    • laisser tomber des assiettes 
    • (ou même, selon la profondeur du découvert et la durée pendant laquelle celui-ci perdure, dans un ordre différent : s'énerver sur les portes, hurler sur ses assiettes, claquer ses enfants, laisser tomber son conjoint)
  • un enfant à découvert affectivement va agir de manière relou, fatigante, agaçante, énervante, s'opposer, se manifester, bref, montrer qu'un Sans-Dents (ou Avec Peu de Dents) à défaut de pouvoir rétablir son équilibre financier/affectif, peut au moins avoir un pouvoir de nuisance de ouf en enfilant un Gilet Jaune taille 3, 6 ou 10 ans.

1. Parlons d'abord du découvert du parent.

Le découvert du parent, donc, c'est le parent qui a donné, beaucoup donné, qui s'est fatigué, et qui finit par tourner à vide.
Et la maxime de gestion du "bon père de famille", tiens justement, nous pouvons l'emprunter à Haïm Ginott
"On peut se montrer un peu plus gentil qu'on se sent, mais pas beaucoup plus"
Qu'eeeest-ce qu'on peut l'oublier souvent, en tant que parent, cette maxime !
  • On va accepter de lire 2 histoires supplémentaires là où déjà, la première nous avait coûté un bel effort.
  • On va proposer d'aller au parc / de faire un pique nique / une sortie alors qu'au fond, vraiment, on ne rêve que d'une chose : rester à la maisooooon.
  • On va se lancer dans la confection d'un gâteau alors que le stock de Pom'potes nous chuchote "viens, viens, je suffirai pour le goûter et tu pourras passer une demi-heure dans le canapé et non dans la cuisine", on va rentrer du boulot et se lancer dans une fournée de crèmes brûlées maison parce que "c'est quand même meilleur pour la santé et le goût", même si c'est pas bon pour notre niveau de fatigue.
  • On va proposer une activité peinture (= 10 minutes de préparation, 5 minutes de peinture, 15 minutes de nettoyage + lessive + stress pour prévenir ou retirer les tâches sur le mur) alors que l'activité "jouez dans un coin avec vos poupées" aurait pu fonctionner aussi.
  • On va écouter longuement le monologue du petit / les fausses notes du grand alors que nos oreilles en bourdonnent et que nos boules Quiès ont atteint un niveau de sexytude tel que Marylin Monroe a l'air d'une morue à côté.

Là-dessus, 
  • une seule chose à avoir en tête : à moooort la culpabilité / la conception dangereusement perfectionniste du rôle du bon parent qui nous pousse à faire des trucs "parce que c'est ce que fait un bon parent", 
  • et un apprentissage à faire à la place : la détection et le respect de ses besoins / limites personnelles (personnelles = qui nous sont propres à nous, individus, et qui donc sont légitimement différentes du parent d'à côté; et encore plus différentes, au hasard, du parent-vu-sur-instagram.)
Parce que être attentif à ses limites, c'est essentiel, histoire de faire gaffe à ne pas se mettre soi-même dans le rouge
C'est un point sur lequel le chapitre sur la culpabilité du parent, chez le formidable "Parents Epanouis Enfants Epanouis" de Faber et Mazlish, peut constituer un excellent manuel financier de bonne gestion, dont je ne saurais trop recommander la lecture, relecture, rerelecture. 
Une lecture qui peut véritablement permettre de redresser durablement ses finances, comme me l'a encore montré cet hiver l'exemple de certaines participantes à mes derniers ateliers Faber et Mazlish.
"J'ai refusé d'aller au parc et leur ai proposé de jouer dans le jardin SANS MOI à la place. Du coup je ne leur ai pas crié dessus de la soirée ensuite."
Eh oui; car si on est soi-même à découvert, on n'a PLUS RIEN à filer à son enfant

Donc le bon parent n'est pas celui qui donne sans compter, le bon parent est celui qui compte de manière à pouvoir donner ! De la même manière qu'on va faire gaffe à ne pas acheter des trucs pour notre enfant sous peine de ne plus pouvoir lui offrir un toit, on ne va pas s'épuiser à trop faire pour lui sous peine de ne plus pouvoir lui donner l'essentiel : l'amour et l'équilibre.
Ainsi, personnellement : 
  • j'ai remarqué qu'il valait mieux pour moi partir sur un rituel du coucher assez court (exemple : un seul livre; et si choix d'un livre à rallonge, dire "quelles pages choisis-tu ?"), comme ça, si besoin est, je suis capable de consentir à une histoire supplémentaire, ou disponible pour une prolongation de 5 minutes-de-conversation-bicoz-soudaine-question-existentielle : je me suis en quelque sorte gardé quelque chose en réserve, j'ai économisé, et donc, si mon enfant manifeste un besoin, j'ai mon économie à dispo, au lieu d'avoir déjà donné le maximum (voire plus) de que j'étais vraiment prête à donner et donc de me retrouver soudain en situation de blocage-ras-le-bol-découvert-ça-va-pas-la-tête-je-meurs.
  • de la même manière, avec Monsieur Bout nous avons avancé l'horaire du diner depuis plusieurs mois déjà. Ainsi, même si l'enchainement diner pré-coucher coucher dure, celui-ci a lieu à un moment où nous sommes encore assez en forme, et il peut prendre du temps sans faire démarrer notre soirée d'adultes à une heure indue (= une heure où nous sommes HS et ne pouvons plus en profiter). Tout le monde est plus zen ainsi...
A noter aussi que la notion de découvert dépend aussi de la légitimité du besoin de l'enfant / de la compréhension qu'on en a : c'est pourquoi s'informer sur le développement de l'enfant est siiii utile ! 
Si on vit dans un monde où on est persuadé qu'un bébé "normal" doit forcément faire ses nuits à 3 mois, et qu'un enfant de 1 an devrait avoir la capacité à se rappeler qu'on ne touche pas au vase de grand-mère puisqu'on le lui a répété 32 fois, ET à respecter cet interdit plutôt que de suivre l'impulsion qui le pousse quand même vers cet objet fascinant… le découvert se creuse beaucoup plus vite puisque
  •  à l'impact objectif de son comportement 
    • nuits interrompues ; 
    • répétitions incessantes ; 
  • s'ajoute l'impact subjectif, autrement plus lourd 
    • "mais pourquoooaaaah il fait ça / il va JAMAIS dormir / je m'en occupe peut-être maaaaal!" ou 
    • " au secours je foire son éducation, c'est DEJA un rebelle / il me défie / il ne saura jamais se maîtriser qu'est ce que ça va être plus tard ?!?!"
Inversement, si on croit qu'un enfant a besoin d'être occupé / stimulé le plus possible on va avoir tendance à taper inutilement dans nos ressources alors qu'une meilleure information sur l'intérêt du jeu libre dans le développement de l'enfant nous permettrait de le laisser jouer dans son coin sans se sentir mauvais parent.

Donc faire gaffe pour donner
  • pas trop
  • et en sachant pourquoi on le fait

2. Car d'un autre côté, on doit gérer un 2ème compte en banque 
(voire un 3ème, 4eme, 5ème, etc, selon le nombre de petits Livrets Jeune que la Vie nous a donné d'ouvrir)

Or, si dans mes souvenirs il n'y a pas possibilité de se retrouver à découvert avec un Livret Jeune lambda, nos livrets Jeune à nous (ceux qui bavent, font des miettes, crient, courent partout) ont bel et bien cette fonctionnalité là. 
Et chez eux le découvert menace même en permanence. Et se traduit par des crises économiques monstrueuses.

Car un enfant à découvert devient, très, très compliqué à gérer. [inclure ici le souvenir des 3 dernières crises de votre enfant - ça parle tout seul]
Il en découle une règle quasiment absolue : faire l'effort de combler / prévenir le découvert de l'enfant sera quasi tout le temps la priorité la plus rentable à se donner
En effet un enfant à découvert fait des crises, s'oppose, refuse de faire, ou de faire seul, et ce qui pourrait prendre 1 minute avec lui peut subitement prendre 1h (option hurlements probable). Donc plutôt que de perdre 1h dans la crise, autant investir 10 minutes dans sa prévention en prenant l'initiative d'un remplissage de réservoir affectif. Aucun investissement ne sera plus rentable !

C'est particulièrement vrai aux moments charnières.
Par exemple, les retrouvailles du soir après une journée de crèche / école pour lui, de boulot (pro ou familial) pour nous. Que de fois on est en mode "utile", à vouloir enchaîner sur la routine du soir, déjà bien chargée ! Rangement, cuisine, bains, éventuels devoirs, repas, coucher… 
Inclure, AVANT cette routine, 10 minutes de reconnexion sous quelque forme que ce soit, en commençant, le plus tôt possible après le franchissement de la porte, par des jeux sur le tapis / bataille de coussins et autres jeux d'attachement / petit jeu de société / lecture de livre / whatever est pourtant, pourtant, bien souvent la meilleure assurance anti-soirée-de-la-mort qui soit. Et le court-circuitage de cette étape se paie souvent très cher.
Je me souviens ainsi avoir vécu des deux côtés (= en tant que parent recevant des amis, et en tant qu'amie reçue par des parents) le piège de "ce soir on a du monde donc j'ai un chronomètre en tête et en rentrant du boulot je me dépêche de tout faire pour coucher les enfants le plus vite possible histoire d'être dispo pour mes amis"... et m'être ainsi retrouvée en pleine "soirée sabotée par des interruptions incessantes d'enfants pas du tout dispo à rester sagement dans leur lit".
Du coup maintenant, j'ai très souvent le réflexe, face à une situation systématiquement compliquée, de réfléchir à sa résolution sous cet angle
  • les matins sont compliqués ? Hum, ne serait-ce pas un problème de réservoir affectif
Ce fut le cas à Strasbourg, au moment où je bossais. Les matins devinrent d'un coup plus fluides quand les enfants eurent l'assurance de 5 minutes de lecture sur mes genoux, sur le banc de l'entrée, juste avant le départ au boulot / chez la nounou.

  • E. met 3 plombes à s'habiller ou ne sait soudainement plus manger seule à quasiment 5 ans ? 
Ho ho… (sur ce dernier point je reviendrai en parler dans un prochain billet sur la gestion des aînés dans le cadre de l'arrivée d'un nouveau bébé).


Bon OK, c'est top tout ça, on a compris qu'il fallait avoir l'œil sur son découvert, sur celui de son enfant, et agir de manière à protéger / combler les réservoirs.
Très beau en théorie, hein…?

Mais dans la pratique...

3. COMMENT qu'on fait quand les 2 découverts sont en concurrence ??
Hein, comment bon sang ?!

C'est là où avoir conscience de la problématique aide.

  • prioriser le découvert de son enfant 
Autant que possible, il peut être bon de s'attacher à fournir les 10 minutes nécessaires à un comblement d'urgence du découvert le plus vite possible. Dans le cas contraire, le comportement de notre enfant risque de taper encore plus dans le nôtre, de découvert. 
Situation sans issue.
Si on peut, donc, on y va en apnée, en sachant bien / en prévoyant bien qu'on va s'occuper de notre découvert le plus tôt possible après.

  • Déléguer le remplissage de découvert. 
Selon les situations, le conjoint peut être quasiment aussi bien placé que nous pour, au moins sur le moment, pallier au découvert d'un enfant pendant que nous-mêmes nous gérons le nôtre. 
Si ce n'est pas le cas, une opération financière très très rentable sera d'investir dans le resserrement des liens entre ledit conjoint et l'enfant, en mettant le conjoint aussi souvent que possible en première ligne. 
C'est bon pour tout le monde, alors qu'être "la seule personne au monde capable d'apporter du réconfort à son enfant", c'est lourd, trop lourd. 
Je le vois en ce moment même avec notre minuscule H. Quand celui-ci a besoin de réconfort (et qu'il ne s'agit pas de réconfort lacté ;-) ) à chaque fois que c'est possible c'est d'abord Monsieur Bout qui s'y colle en première instance. 
    • H. apprend ainsi à puiser du réconfort dans les bras de son papa, 
    • ledit papa prend confiance dans sa capacité à réconforter son fils tout neuf, 
    • et moi, ça me repose et me rend mieux capable d'apporter le réconfort nécessaire en l'absence de Monsieur Bout et/ou quand le désarroi de H. est tel que les bras de papa n'y peuvent plus rien. 
    • Et en plus voir Monsieur Bout câliner H. me fait fondre / remplit mon réservoir émotionnel à moi.

  • Mettre en place des trucs pour s'aider soi-même : en s'organisant pour pouvoir être dispo pour cela. 
Si on sait par exemple que les soirs sont difficiles quand on rentre, et qu'on est écartelée entre la gestion de la maison, la préparation du repas, la fatigue de la journée et les besoins affectifs des enfants ; on peut 
    • attribuer le ménage à quelqu'un d'autre : conjoint, enfants, femme de ménage
    • se faciliter la vie en cuisine : les pâtes, les dîners sandwichs-crudités, les diners yaourts-céréales, les plats préparés (paaas bien ! mais tellement aidants parfois ! donc bien !), les plats cuisinés en double quantité le weekend et qu'on décongèle en semaine…, 
    • décider que les bains ce n'est qu'un jour sur 2, 
    • rester 5 minutes de plus dans sa voiture pour se ressourcer en lisant quelques pages d'un roman / faisant une courte méditation-prière / quoi que ce soit de ressourçant avant de monter retrouver son petit monde 
      • NB: plusieurs papas de mes ateliers Faber et Mazlish se sont mis à faire cela afin de pouvoir, ensuite, assumer pleinement leur rôle quand des petits gremlins leur sautent dessus dès la porte franchie le soir ; 
      • et Soline du chouette blog "s'éveiller et s'épanouir de manière raisonnée" a sorti tout récemment un court bouquin sur la notion de recharge rapide… que j'avoue n'avoir pas encore lu (Syndrome de la PAL qui déborde) mais dont j'ai, en revanche, lu beaucoup de bien et qui est susceptible d'aider à identifier des manières réalistes de se recharger au quotidien.  "Être mère sans s'oublier" : un titre qui en dit long... 
...bref :  diminuer ce qui creuse notre découvert toujours au même moment, et mettre en place une stratégie préventive.

Dans tous les cas, faire les choses en conscience : choisir consciemment d'investir 10 minutes dans le découvert de l'enfant, ou 10 minutes dans le sien, ou choisir consciemment de ne pas voir les moutons de poussière bêlant librement dans les recoins du salon, voire gambadant en plein milieu de la salle à manger, c'est s'envoyer à soi-même un message très important : "je suis maître de mon destin, et ma priorité du moment est celle-ci, et point une autre", plutôt que d'avoir le sentiment d'être balloté d'un truc à un autre sans avoir le choix ni pouvoir rien faire "bien".

Ca, c'est du curatif, dans l'instant.
Mais le découvert, ça se gère aussi en préventif :

  • Avoir respecté son découvert les fois d'avant 
Quand on en arrive à ces situations de coexistence simultanée entre les 2 découverts, il est beaucoup plus facile d'accepter une prolongation du dépassement du sien (le temps de faire les 10 minutes pour celui de notre enfant) si on ne passe pas déjà le plus clair de son temps dans le rouge. 
Si, dans les jours ou les heures qui ont précédé, on a veillé à se préserver, à s'économiser : pour que le découvert ne soit pas un mode de vie, un état chronique (et c'est si vite arrivé pour un parent de se retrouver avec un découvert chronique ! J'y reviendrai prochainement dans un billet intitulé 'sortir du trou d'air éducatif'). Là encore, c'est comme avec notre banquier : il sera beaucoup plus indulgent avec un dépassement de découvert si celui-ci est exceptionnel...

  • Inclure dans le quotidien, des moments qui rechargent les comptes en banque des deux parties. 
Prendre le temps de longs câlins (on dit qu'il faut 20 secondes) "sans raison", le matin, le soir, dans la journée. Ca fait du bien à notre enfant mais en fait ça nous en fait aussi ! 
C'est d'ailleurs une des raisons qui font que, moins on s'occupe de son enfant (surtout petit), plus on peut avoir l'impression qu'il nous est étranger (je l'avais constaté après ma reprise boulot post-naissance de F.) : si on passe en dessous d'une certaine dose de contact affectif, l'ocytocine produite par l'interaction l'est tout simplement en quantité insuffisante et du coup, hop, sentiment d'éloignement. 
Quelque chose qui joue également dans l'attachement papa / bébé, d'ailleurs. Monsieur Bout a constaté à plusieurs reprises le même phénomène de déconnexion. Autant trop voir ses enfants peut aussi créer un sentiment de ras le bol (on puise trop dans ses ressources), autant ne pas les voir assez (ou n'interagir avec eux que pour de l' "utile" et non de l'affectif) favorise l'établissement d'un sentiment de distance, de…. les anglo-saxons ont le mot "estrangement" : l'autre nous devient un peu étranger, et on n'a d'autant moins envie de s'en occuper. Cercle vicieux.
Prendre le temps de sniffer son bébé (cette bonne odeur de brioche). 
Prendre le temps d'une activité qui plait à son enfant mais nous plaît également vraiment à nous : on a ressorti les Jeujura la dernière semaine avant la naissance et ça a été pour moi l'occasion de vérifier une nouvelle fois à quel point ce que j'écrivais ici est vrai. J'arrive beaucoup mieux à m'investir dans ce genre de jeux donc hop, pas de scrupules, je les privilégie !

Prendre le temps… car c'est vraiment cela le nœud du problème ! 
Que de fois on est tellement pris par le quotidien qu'on enchaîne des trucs "utiles" sans réaliser qu'on oublie l'essentiel et qu'on va en fait se le prendre en pleine figure. Parce que notre découvert affectif ou celui de notre enfant sait très bien nous empêcher de faire nos trucs utiles, une fois qu'il est creusé, hein. Le temps qu'on a voulu gagner en allant vite, on le perd 2 fois en gestion de crise.

Sur ce point, d'ailleurs, inclure du ludique, du fun, dans le quotidien, constitue également une manière de le "détourner" pour remplir les réservoirs affectifs de tout le monde. Ne pas s'égosiller sur "metteeeeeez vos pyjamas bordeeeel" mais se transformer en monstre qui va vouloir manger des petites fesses non pyjamatées fait rigoler tout le monde, y compris le parent. (cf. ce bouquin-là)
Et le rire, ça recharge. CHECK.

  • Nourrir notre réservoir au quotidien 
Prendre l'habitude de prévoir, dans nos journées, de petits moments pour nous, en mode opération Pièces Jaunes à notre bénéfice. Même 5 minutes. Mais 5 minutes efficaces. Au besoin en notant une liste d'idées de ces choses efficaces (comme ce qui est d'ailleurs suggéré dans le Babystep n°29 chez Flylady. Hasard ? Coïncidence ?), car souvent en tant que parent on peut arriver au constat "Euh... je ne sais plus ce qui me ressource. Ca ou ci étaient des choses que j'appréciais avant d'avoir des enfants, mais… ce n'est plus tellement valable maintenant.". 
Se reconnecter à soi demande souvent un effort certain de réflexion, au départ… sur qui est ce soi, au delà d'être un parent ...

  • Nourrir notre réservoir par des placements long terme 
Par exemple, une chose qui impacte énormément notre découvert affectif est justement la manière dont nos enfants peuvent phagocyter notre temps en couple. Temps en couple pourtant indispensable au remplissage de notre réservoir d'amour à nous bon sang ! Donc, prendre les devants et soigner le couple de manière proactive, contre vents et marées, constitue une des meilleures assurances bancaires qui soient. Cf. mon inimitable billet sur les Sims.
Il est beaaaaucoup plus facile (= moins coûteux) de prendre le temps de l'histoire supplémentaire nécessaire au remplissage de réservoir d'un enfant quand le faire ne s'accompagne pas de l'arrière-pensée "et voilààààà ENCORE une soirée vampirisée par les enfants ! Le temps que j'aie terminé ni conjoint ni moi ne serons en état de vraiment nous tourner l'un vers l'autre". 
Investir, sur ce plan, va donc des grosses choses (des sorties en couple) à des choses au quotidien : un bambin hurle dans sa chambre, réclamant une histoire supplémentaire ? On peut retarder de 30s le moment de l'y rejoindre, et enlacer son conjoint pendant ces 30 secondes-là. (franchement, regardons les choses en face : une fois qu'on a de jeunes enfants, qu'on a vite tendance à passer nos journées à courir sans prendre le temps d'un seul contact tendre prolongé avec notre conjoint ! Et pourtant, est-ce qu'on s'amuserait à rouler des centaines de km sans passer à la station service ? Certes la situation ne nous permet pas un plein complet dans l'instant mais … on peut intercaler un en-cas)

Si pas de conjoint (ou en complément du conjoint), s'autoriser et s'organiser pour une soirée détente avec une excellente amie (une à qui parler fait du bien, une avec qui on peut rigoler, hein, on choisit bien !) sera également un placement long terme à privilégier. Sans culpabilité, mais avec la détermination de l'investisseur avisé qui a à cœur de prendre les mesures nécessaires à la bonne santé financière de toute la famille.

Un tel temps passé sans nos enfants leur offre des parents disponibles émotionnellement. Quel formidable cadeau à leur faire ! Et quelle illusion ce serait de prétendre pouvoir être disponible émotionnellement alors qu'on n'a rien qui remplisse nos stocks à nous.


Maintenant qu'on a dit ça… ce serait-y pas chouette de regarder l'état de son compte bancaire personnel ? Les entrées / sorties ?
  • Alors, quels sont les retraits pas raisonnables que vous faites sur votre compte ? Qu'est-ce qui vous coûte cher ?
  • Qu'allez-vous donc rayer de votre budget émotionnel, en les considérant non plus comme des obligations / offres souscrites avec engagement, mais comme du superflu venant alourdir les finances émotionnelles de la famille ?
  •  Dans quoi allez-vous pouvoir utilement investir, quelles ressources sont à mobiliser ?


Dernière remarque : les finances émotionnelles, c'est (encore une fois, des fois que le subtil parallèle fait dans ce billet vous ait échappé ^^) comme les finances soussoutesques : ça évolue sans cesse
On peut décider que notre situation actuelle nécessite tel ou tel choix financier (exemple : renoncer à des repas très élaborés pour gagner du temps, ou privilégier des repas moins équilibrés pour s'épargner une zone de conflit) sans renoncer pour toujours. C'est quelque chose dont on doit se passer pour le moment, pas ad vitam aeternam. Parce qu'un budget, ça s'actualise, et les décisions prises à un moment peuvent être pertinentes pour ce moment puis reconsidérées à un autre, quand les besoins et les ressources changent.