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lundi 20 septembre 2021

Chouette jouet pour bébé, bambin, et plus - J'ai testé le Busyboard

Grande première aujourd’hui : mon premier article « suite à partenariat » !

Bon, faut dire, je ne courais pas grand risque : pour tout avouer, je lorgnais déjà sur ce dont je vais vous parler bien avant la naissance de notre H. ; mais je me disais « Oh, oui, ça peut être bien aussi pour des plus grands, mais bon, pas indispensable non plus, donc ce ne serait pas raisonnable. » (or je suis quelqu’un de très raisonnable. Si si. Tout au fond de moi-même)

Et puis un matin de ce printemps, un neurone à moi s’est rallumé et j’ai réalisé que ça y était, avec H. j’avais l’alibi paaaarfait pour tester enfin. Du coup, je suis rentrée en contact avec Lauren au sujet de ses magnifiques Busyboards, car je n’avais aucun doute sur le fait que je serais ravie d’écrire un article à leur gloire. Ce que je fais aujourd’hui, après  2 mois d’utilisation trèèèès appréciée.



What is a Busyboard ?

Bon déjà, le concept, pour la maman d’un F. passionné de trucs pratiques, avait tout pour me taper dans l’œil : une planche en bois sur lequel sont fixés différents objets fascinants pour un bébé / bambin / jeune enfant. Sur le principe, ça se rapproche de la fameuse planche à verrous qui a captivé F., et charmé E. . Avec 2 différences : 

  1. Les objets en question sont bien plus variés que des systèmes de fermetures et 
  2. C’est à nous de choisir ce qu’il y a dessus (dans un menu très large), et donc de concocter à notre enfant un mix au plus près de ses intérêts.

3ème différence (ben oui, j’en annonce 2, logique !) : fabrication française par une maman qui en a fait son activité pro.

Il s’agit donc d’un support permettant de proposer à son enfant le libre accès à des objets absolument passionnants pour lui, y compris le genre de machin qu’on lui retire des mains en permanence en temps normal : une prise électrique ou une calculette.

A noter : ce genre d’équipement 

  • est inspiré de la pédagogie Montessori dans le sens qu’il propose à l’enfant des objets du quotidien, lui permettant de les manipuler autant qu’il le souhaite (dans l’esprit des cadres d’habillage, par exemple), 
  • mais s’en écarte en proposant plusieurs objets disparates, aux fonctions différentes, en même temps. 
Les puristes Montessori pourront donc être scandalisés par un tel sacrilège. Cependant, une fois aspergé d’eau bénite, le résultat est vraiment chouette, il suffit de garder à l’esprit que l’objectif visé diffère puisque la maxime montessorienne de « une seule chose à la fois » vise à la concentration et la répétition, là où le principe d'un Busyboard est "simplement" que l'enfant soit occupé longuement et de manière intelligente, et donc avec un Busyboard l’enfant pourra éventuellement être distrait de ses efforts sur la fermeture éclair par l’attrait du boulon à visser juste à côté. 

Voilà, une personne avertie en vaut 2 ! (je viens de doubler le nombre de lecteurs du blog.)

 

Comment ça se passe ?

Eh bien, c’est bien marrant, parce que le principe est donc d’avoir le choix.

Sur le site monbusyboard.com, on choisit

  • le format : 
    • lambda (carré, 40X40, 10 éléments) 
    • ou de voyage (rectangle, 20X40, 6 éléments). 
    • J’en ai reçu un de chaque pour H. sachant qu’il existe aussi un format XL, plutôt pour la collectivité / les ass mat ; ça fait rêver… et ça m’a subitement remis en mémoire une grande plaque de ce style accrochée à un mur du jardin d’enfants franco-allemand où F. allait occasionnellement lors de nos derniers temps strasbourgeois. Cette sublime planche avait grandement contribué à séduire ledit F. 
  • la couleur du support (lui-même en bois): large choix, c’est assez jouissif aussi. On peut aussi prendre l’option de faire figurer le prénom de l’enfant
  • et enfin, l’ultime plaisir : on fait sa sélection parmi les 35 éléments proposés.

Une étape que Monsieur Bout et moi-même avons réalisée ensemble avec beaucoup de plaisir.

Notre couple a survécu à des débats houleux (fallait-il privilégier l’interrupteur à bouton ou à manette, hein ? sujet capital qui divise les foules), et nous sommes également bien complétés dans l’identification des meilleures options. 

Ainsi certains objets font du bruit (boîte à musique, sonnette de vélo), et j’allais spontanément les exclure, mais c’est Monsieur Bout qui a tenu à ce que le format voyage ait une boîte à musique (« Quand je conduis, je suis prêt à TOUT, tant que y a pas de hurlements » - spoiler : il n’a pas regretté), et s’est montré ouvert à l’inclusion de la sonnette de vélo sur le format normal. De toute manière, comme j’en profitais aussi pour offrir, sur mes propres deniers cette fois, un 3ème Busyboard à destination de mon filleul, héhé, j’ai eu le champ libre pour composer celui-ci (na).

Mon conseil serait d’ailleurs de prendre le temps de visionner certaines des vidéos de la page FB par exemple : c’est l’une d’elle qui m’a révélé l’intérêt d’associer gros boulon et petite trousse à fermeture éclair : on y voyait l’enfant dévisser l’écrou et aller ranger celui-ci dans la petite trousse, pile poil aux bonnes dimensions. Ça n’a pas raté : j’ai fait la démonstration, H. a trouvé ça très intéressant, et peut maintenant passer 10 minutes à faire naviguer l’écrou de sa vis à la petite trousse et retour (et moi le même temps à fondre en l’observant #mamangaga).


Ensuite, y a pu qu’à attendre son colis (oui, y a du délai, car Lauren a un carnet de commande conséquent ; vaut mieux anticiper pour les anniversaires !) puis à aller le chercher en salivant.

 


Verdict d’utilisation au bout de 2 mois


  • C’est très efficace en termes d'occupation intelligente de l'enfant.
En ce qui nous concerne, les nôtres sont arrivés juste après l’accident à la main de Monsieur Bout alors autant vous dire que j’ai eu largement le temps de les bénir, car main de Monsieur Bout HS = incapacité totale de Monsieur Bout de gérer H. = Monopole de la Gwen sur la gestion du H . = Gwen bien contente de pouvoir occuper durablement son fiston sur quelque chose pour vaquer à ses occupations.


  • Car une chose est sûre : l’effet sur l’enfant est immédiat, durable, et s’étend à un public considérablement plus large que celui visé. 
E. et F. manipulent volontiers les Busyboards pourtant conçus pour H., et le Busyboard de voyage, emporté avec nous pendant les vacances, a également conquis mes neveux. Même effet concernant celui de mon filleul ensuite : ses 2 frères et sœurs ainsi que F. et E. ont tous passé de longs moments dessus. Je m’attendais à ce que, passé l’attrait de la nouveauté, les grands se lassent vite, mais non ! (je vous préviens, ça peut occasionner des incidents diplomatiques).



  • C’est joli tout plein, et en fait, ça fait un truc occupant bien l’enfant mais facile à ranger. 
Franchement, je ne m’attendais pas à ce constat, mais ça fait partie des jouets qu’on peut laisser dans le salon sans que ça fasse désordre. Ce qui finit par prendre son importance quand on commence à en avoir marre des duplos éparpillés partout (ce qui est clairement le cas de Monsieur Bout, et le fait que les Busyboards aient droit de cité incontestable dans le salon en dit long sur leur aspect!). 
Les finitions sont soignées, Lauren s’efforce d’assortir les coloris des différents éléments, le résultat est franchement esthétique. 
D’une certaine manière, ça m’a rappelé ce que j’écrivais (de si drôle) il y a longtemps sur l’arc-en-ciel Grimm’s : c’est presque un objet déco ! Monsieur Bout a eu la clairvoyance de suggérer de prendre le format standard dans une couleur assortie à notre salon et franchement… Monsieur Bout est un génie.

Objets déco embellissant salon (nouvellement réaménagé, rappelons-le !)


Remarques annexes

  • Le truc intéressant est aussi qu’on peut vouloir faire un Busyboard proche des intérêts actuels de l’enfant (auquel cas on va peut-être devoir succomber et en rajouter un 2ème plus tard – non parce que l’enfant se sera lassé, mais pour lui proposer aussi des trucs plus complexes – ooh zut), ou mixer des choses qui lui plairont à différents moments
Dans tous les cas, j’ai observé que pour chacun de ses 2 Busyboards (présentés de manière différée pour des raisons stratégiques #jegardedescartesdansmamanchepourleslongstrajetsenvoiture #santémentaleduparentconducteur), H. a d’abord été captivé par certains éléments, puis en a découvert d’autres, avant de finalement commencer à explorer certains plus complexes. Ainsi, ce n’est qu'au bout d'un mois qu’il s'est mis à manipuler vraiment le boulon… et je suis bluffée de la rapidité de ses progrès ! Pareil, il commence à savoir utiliser la sonnette de vélo et se montre très étonné et content de lui à chaque fois qu’il réussit à l’actionner.


  • Ce qui est drôle, par ailleurs, c’est qu’on a beau avoir mis tous nos soins dans le choix des éléments, en anticipant l’intérêt que ceux-ci vont avoir pour notre enfant (que nous connaissons mieux que quiconque, zut !), eh bien, justement, zut : nos prévisions se sont révélées assez nulles. Par exemple
    • nous avions inclus une mini-ardoise magique en pensant qu’elle serait cool mais pour plus tard. Que nenni ! H. a très très vite accroché et l’adore. Lui filer son Busyboard de voyage sur sa chaise haute en lui collant le stylet de l’ardoise magique dans la main pendant que je bâcle fignole la préparation du repas est une excellente recette pour avoir du calme (et pour le coup c’est un élément dont l’attrait exercé sur les plus grands est tel que nous avons du restreindre son utilisation par ceux-ci ; parce que sinon, la pauvre ardoise magique serait déjà morte – ben oui, c’est pas fait pour être un champ de bataille en mode « Moahdabor ! Nancémoahkifé ! »)
    • Nous étions certains que la prise électrique ferait fureur, mais pour le moment, pas tellement. En revanche, mon filleul s’est jeté dessus.
    • Et j’ai regretté de ne pas avoir mis de calculette sur les nôtres quand j’ai vu avec quelle expression de profonde satisfaction H. tapotait sur celle de mon filleul.
    • Nous avons inclus un labyrinthe à billes magnétiques et le concept est effectivement encore trop compliqué pour H. … ce qui ne l’empêche pas de s’éclater avec, en fait : il a repéré avant nous que le stylet aimanté était attiré par les vis qui maintiennent l’élément en place, et s’éclate donc à positionner le stylet à la verticale sur ces vis.


Coté coups de cœur

J’ai béniiiiii l’inspiration de Monsieur Bout concernant la boîte à musique puisque, main HS de Monsieur aidant, c’est finalement MOI qui ai assumé la totalité des trajets de la première partie des vacances, alors j’ai eu l’occasion de l’apprécier, l’effet calmant de la boite à musique ! Sachant que H. ne réussit pas encore à bien la manipuler, mais que du coup, eh, on a fait coup double sur la route : il y avait toujours un grand trop content de l’actionner pour apaiser un petit Bout.

Plus globalement, j’ai trouvé l’idée du format « voyage » vraiment lumineuse. Le format normal est génial pour la maison, mais un peu encombrant pour la voiture, nous l’avons donc laissé chez nous pendant les vacances. Le format voyage nous a accompagnés sans nous encombrer pendant un mois complet de trajets nous emmenant dans 8 endroits différents, et il a largement justifié sa présence, que ce soit par les précieux moments de calme sur la route, ou par sa capacité à occuper H. sans avoir besoin de trimballer une salle de jeux complète dans nos différents points de chute.

Enfin, mon préféré : le handspinner, franchement, quelle idée de génie ! Non seulement H. adooooore, non seulement le seul bruit du handspinner qu’on fait démarrer suffit à le détourner de pas mal de méfaits choses et à le faire accourir, mais en plus, ça a le même effet sur les grands. Tout bénef.



Moralité : en écrivant ce billet je réalise que H. étant un numéro 3, nous nous sommes montrés, depuis avant même sa naissance, trèèèès réticents à tout nouvel achat : la maison déborde déjà de matos pour enfants, au secours ! Mais ces Busyboards ont incontestablement su montrer l’intérêt de faire une exception. 
Ce que cette nouvelle rentrée vient confirmer puisqu’ils commencent déjà à aider Monsieur Bout à relever un défi de l’année : faire IEF pour F., avec un H. de 17 mois, remonté à bloc, dans les pattes…



lundi 5 décembre 2016

Point et progression - novembre 2016

Mois de novembre ENFIN terminé !
J'attendais sa fin avec impatience, notamment parce qu'avec lui finissait mon contrat de travail....

Un mois fatigant à gérer, notamment en raison de
  • une tentative de propreté chez la Bébounette. J'ai passé 3 semaines avec ma serpillière et mon pchitt au vinaigre blanc, sur le qui-vive, prête à sauver mon tapis de salon (trop gros pour être roulé et stocké en sécurité). 
  • Quant à notre salle de classe, son volet une fois réparé, c'est son radiateur qui cause maintenant du souci. Par ailleurs les soucis d'aménagement à propos desquels je me lamentais ici ont vraiment atteint le point de non-retour : le Bébou aurait clairement besoin d'avoir plus, et de nouvelles, activités à disposition, mais la place me manque tout simplement pour les lui proposer. Nous avons donc piétiné, et le réaménagement effectif de la salle de classe est en cours (j'espère pouvoir bientôt le terminer, et vous en parler fièrement ensuite !).
 
Donc, la Bébounette

a eu droit à une première tentative de propreté.
A même pas 18 mois, c'était bien tôt, me direz-vous.
Oui mais,
  • elle semblait témoigner un grand intérêt pour le sujet, à commenter ce que nous faisions, ce qu'elle faisait, à aller se mettre sur le pot en disant "pipi", etc
  • et nous n'arrivions pas à la débarrasser de sa mycose.
Du coup, je me suis dit qu'il valait la peine de la mettre cul nul quelque temps : si ça ne marchait pas, au moins, cette période laisserait le temps à ses pauvres petites fesses de guérir ENFIN de ce fichu champignon.
Et au bout d'une douzaine de jours, j'ai cru avoir touché le Graal du doigt, quand, alors que je l'avais calée quelques moments dans le parc, fesses nues, et avec son pot, devant la salle de classe pendant l'IEF de son frère, pouf, Mademoiselle dit "pipi", file s'asseoir sur son pot, et se relève 30 s plus tard en répétant "pipi" et en ayant fait. D'autant que récidive l'après-midi-même, pour les beaux yeux de ma femme de ménage à qui elle vint demander efficacement;
Euphorie totale en République Gwenénière !
Si ce n'est que 10 jours plus tard, nous en étions restés à ces deux épisodes sans qu'ils n'aient jamais été répétés, et moi j'en avais par-dessus la tête d'être toujours sur le qui-vive. Observant que je n'avais plus la patience de gérer avec sérénité les "accidents", et les fesses allant mieux, j'ai donc estimé préférable pour tout le monde de repartir en mode couches pendant quelques mois.

D'autant que fondamentalement, il n'est pas impossible que l'intérêt que j'avais cru remarquer ne soit tout simplement à attribuer à la période sensible très clairement à l’œuvre en ce moment, et qui très probablement d'ailleurs monopolise toute l'attention d'E. qui n'est donc sans doute pas très disponible pour d'autres acquisitions : le langage ! Intérêt pour les mots "pipi" "caca" et consorts plutôt que pour le processus....?

  • En effet, en novembre nous avons vu fleurir à minima un mot nouveau par jour, sur la fin du mois davantage encore, parfois 3 mots apparaissaient en l'espace d'une dizaine de minutes... au point que la liste ci-dessous est probablement bien incomplète, et qu'il n'est pas impossible qu'elle constitue la dernière du genre car je n'arrive plus vraiment à suivre le rythme effréné de la Bébounette !
    • botte - Noël - mouche
    • Craquotte - "le nom de sa nounou" - Miel - Slip
    • Merci - poule - encore - Manger
    • Faon - escargot - rigolo - araignée
    • Ballon - Stylo - Pigeon (trop contents les piafs ! ils vont enfin arrêter de se faire traiter de "bébés"!!)
    • stop - messe - lampe
    • chat - miaou
    • chaussure - chausson - pied
    • étoile - oreille - œil
  • Par ailleurs, elle réagit avec enthousiasme au grand jeu initié par F. : celui-ci énonce les premières syllabes de mots plus longs, et elle complète d'un air triomphant. Deux grands classiques ici : son propre prénom (4 syllabes), ainsi que "s'il-te.... - plaît !!!"

Elle a aussi sorti une 6ème dent

Et enfin, elle louche fortement sur les plateaux d'activité, et commence à en faire certains avec une indéniable concentration / opiniâtreté...
Ce qui me ramène 18 mois en arrière, quand le Bébou, du haut de ses 2 ans, se montrait moins concentrée qu'une petite visiteuse de 18 mois... si ce n'est qu'aujourd'hui, la visiteuse au taquet c'est notre Bébounette ! Différence garçon/fille, encore une fois ? Je vais vous avouer un truc : penser cela me rassure et m'encourage. La mise au travail du Bébou n'est pas toujours facile, mais les progrès sont là. Alors je me dis qu'ensuite, une fois la démarche initiée, la Bébounette ce sera de la gnognotte!




Chez le Bébou

Un progrès spontané : enfiler ses chaussons en cuir entièrement seul ! Jusqu'à présent il mettait les orteils, mais c'était à nous de tirer pour faire rentrer le talon. Un matin il a décidé de faire tout seul, et s'en acquitte fidèlement depuis lors.

Mois de novembre marqué par un énorme intérêt pour les chiffres et le dénombrement, les chiffres qui nous entourent sont repérés, commentés, chiffres du four, de la machine à laver, numéros de maison, tout y passe, c'est une obsession.... et du coup je reviendrai vous parler d'un bout de mon craquage Usborne plus tôt que prévu puisque il y a contribué et y est associé.

Enfin, sur la fin du mois, regain subit d'intérêt pour les jeux de phonologie: c'est F. qui soudain se met à associer des sonorités entre elles, disant que "Löffel" et "Lapin" on entend pareil... tous les sons y passent, et le jeune homme ne se lasse pas du jeu !


Chez la Gwen, un mois assez chaotique, avec ses hauts et ses (très) bas, et avant tout dominé par une seule envie : qu'il finisse...
Me voici exaucée, et tout heureuse d'être en décembre !

jeudi 3 novembre 2016

Point octobre 2016

Un mois d'octobre en demi-teintes sur de nombreux plans
  • commencé sous des cieux d'été puis virage automnal, 
  • poursuite de la montée en puissance  IEF puis pause forcée : comme je l'évoquais au passage ici, notre volet tardant à être réparé la salle de classe est demeurée plongée dans la pénombre et l'effet s'en est fait sentir. Après quelques séances sans aucune concentration, j'ai décidé d'arrêter la casse et d'éviter à de mauvaises habitudes de s'installer : nous réinvestirons les lieux quand ceux-ci seront auront récupéré leur luminosité et la sexytude associée;
  • rythme encore très lourd pour Monsieur Bout sur la première quinzaine, puis efforts faits et plus de présence sur la deuxième. Avec même un mercredi de passé à la maison suite à une petite intervention chirurgicale,  mercredi qui nous a rappelé les temps bénis de sa période de chômage...; et pour terminer, quelques jours d'omniprésence paternelle avec nos vacances à Berlin !
  • Des moments plus tendus, notamment en début de mois, et d'autres plus sereins ensuite

La Bébounette

A fond sur le langage, toujours
  • bavasse toujours plus
    • pomme, banane, marrons, raisin, clé, le pot, chapeau, oreille, perle
    • au r'voir
  • de plus en plus de mini phrases, autour du verbe vouloir , avec ajout de la négation: "veux lait, veut l'eau, veut pas lait"
  • Mal, ai mal, ai bobo  : d'ailleurs à ce niveau-là, et concernant aussi la phrase "veux câlin", je suis touchée de voir cette minimiss être ainsi capable d'exprimer verbalement ses émotions. Quand elle me poursuit et me tend ses bras avec son "veux câlin", je me dis "wahou!"
  • apparition du mot "pardon", en situation bien évidemment
  • et dans le tas, utilisation de mots pour d'autres : "Popi" pour livre, car F. a eu une grosse période où il en lisait beaucoup, confusion entre canard et poule. Et en traitant aussi les moutons de canards.

Elle commence à faire des bisous! Pour le moment dans le vide, en revanche elle nous tend ses peluches et fait des bisous dans le vide pour nous signifier que nous devons les embrasser...

Elle a sorti une 5ème dent ; à quasi 17 mois...

Autre grande étape : sevrage définitif en début de mois
  • Pour mémoire, depuis la fin août elle était encore allaitée "légèrement' : une partie du lait pris le matin l'était chez moi, mais elle et moi nous montrions de moins en moins patientes pour cela; 
  • un weekend de début octobre son père l'a levée et mise dans sa chaise haute, et ce n'est qu'à la fin du petit déj que j'ai réalisé que nous avions zappé la tétée... et que ça m'allait très bien.
  • Une fin inopinée mais naturelle, tout en douceur... elle se contente de réclamer plus souvent des câlins ;-), je dois notamment veiller à un bon gros câlin le soir avant de la coucher, sinon c'est le drame.

Motricité également toujours plus assurée
  • elle boit au gobelet depuis son plus jeune âge (ou plutôt depuis ses 6 mois environ) puisque tout liquide autre que mon lait est dès le départ proposé dans une simple tasse; mais à présent, après s'être copieusement entraînée dans le bain (miam miam le bouillon de culture), elle tient son gobelet elle-même; en revanche, une fois qu'elle a bu, il faut être au taquet pour récupérer ledit gobelet avant que celui-ci ne répande son contenu par terre, la miss n'ayant encore cure de le tenir à la verticale

  • elle a commencé à s'intéresser concrètement au vidage de la machine à laver. Une activité qu'elle gère avec beaucoup de soin et de discipline, et plus de persévérance et de méthode que F. qui se décourageait face aux grosses pièces (je sais, je compare mes enfants, péché capital selon F&M. Mais je le fais ici, d'autant plus à loisir que je m'en abstiens une fois l'ordinateur refermé) : elle tire ainsi avec obstination sur le bout de serviette attrapé, déplaçant sa prise à mesure que le tissu sort, jusqu'à ce que celle-ci soit entièrement sortie.

  • grosse découverte vite devenue une passion : l'enfilage de grosses perles en bois sur du fil chenille. L'enfilage en lui-même fonctionne bien, il manque encore la récupération du petit bout de fil et la capacité à pousser / faire glisser la perle de long du fil





 

Le Bébou

bavasse, lui aussi, et à eux deux, ça y va !
  • point qui nous fait marrer en ce moment : les adjectifs sont scrupuleusement accordés au féminin, selon des règles point toujours parfaitement correctes : une odeur sera "bonte", une chaussure "marronte" ...
  • acquisition du "non merci" : après explication de la règle, je fonds à le voir l'utiliser consciencieusement et fièrement !

Grand moment dans ma vie de Gwen : en début de mois, j'ai enfin réussi à lui apprendre la technique standard (manteau par terre) d'enfilage de manteau
J'avais essayé à plusieurs reprises de lui présenter le machin, mais j'avais toujours connu un bide total. Et puis là, peut-être parce que je l'ai fait avec mon propre manteau en surjouant un enthousiasme délirant, ça a pris tout de suite et depuis c'est une tâche dont F. s'acquitte avec une application sans faille. 

Intérêt croissant pour le graphisme, les lettres, les chiffres
  • cela s'est vu en peinture
  • cela s'est vu face à l'accueil réservé à mon craquage Usborne (qui fera l'objet d'un petit billet très bientôt), mais aussi
  • application à suivre les lignes des livres : "non, c'est moi qui lis", et hop, l'index suit chaque ligne en silence
  • repérage des "zéros" dans les phrases (les "o",  bien entendu!)
  • et enfin, sur la fin du mois, lecture de tous les chiffres à sa disposition : bien évidemment dans l'ascenseur, c'est là que s'est faite son initiation, mais dans les rues, sur les panneaux, dans les livres... (la numération en tant que telle fonctionne de manière à peu près fiable jusqu'à 3; ensuite, ça dépend du vent)

Niveau propreté de nuit, une première quinzaine assez modeste (une ou deux séries de deux nuits sèches), puis pouf, 4 nuits d'affilée juste avant notre départ en vacances, et ensuite les deux premières nuits en vacances furent sèches aussi! Jusqu'à ce que F. ne se mette à avoir peur de l'alarme incendie de notre appartement de vacances et n'ose plus se lever la nuit (ce qui nous a offert des couchers hyper calmes, en revanche ;-) )


Une relation frère-sœur qui a également mal commencé le mois, et l'a beaucoup mieux terminé. Mais là aussi, et suite aussi aux souhaits exprimés en commentaires de mon bloguiversaire, je reviendrai vous en parler bientôt dans un billet dédié ;-)


Quant à la Gwen, ce fut un mois fatigant, 
  • entre rebondissements professionnels et angoisses existentielles (mon ravissement que mon CDD s'arrête n'a cessé d'augmenter....mais mon désespoir devant le peu de cas qu'on fait des besoins de mes pioupious, aussi ! Ce n'est pas du tout comme si en ce moment, je ne servais à rien...), 
  • et surtout grandes réflexions et remises en question éducatives autour de la gestion de la colère. Je suis heureuse d'avancer, tout lentement que ce soit, sur ce chemin, et j'ai terminé le mois un peu anxieuse car notre participation aux ateliers F&M était compromise bicoz potentiel surbooking... mais novembre a commencé par me rassurer sur ce point. 

Novembre promet !!

mercredi 5 octobre 2016

Point - progression en septembre 2016

"Excusez-moi, vous auriez pas vu le mois de septembre ? Ah, il est parti !? Ça alors, pourtant je ne l'ai pas vu passer !"

Septembre a filé, déguisé en août au niveau climat, et plein de changements entre reprise pro, vrais débuts de garde à domicile, débuts de l'IEF, etc

Malgré sa brièveté, il laisse des traces !

Chez la Bébounette

  • Langage: ça paaaarle, mais ça paaaaarle !
    • Nous avons un tas de nouveaux mots 
      • Attends, éteins, dédééé (qui veut dire manger), donne, main, crème, pain, pyjama, eau
      • Hop
      • zoliiiii (=chaussures; ben oui, à force de lui dire qu'elle a des jolies chaussures...)
      • nounou's, lapin, câlin
    • mais aussi des premières phrases de deux mots : veux lait, veux l'eau, veux câlin

  • une 4ème dent (mais bien davantage de nuits pourries parce que, même sans sortir, les autres dents se manifestent)

  • de gros progrès en motricité fine, 
    • et notamment une passion pour la fermeture du casque de vélo de son frère (elle réussit à fermer, hein, pas à ouvrir)
    • et tout récemment, sa fascination pour ses petites chaussures s'est étendue aux paires de toute la maisonnée, qu'elle chausse sans discrimination.
      • Elle réussit à marcher avec les miennes (ça fait un boucan ! Mais que fait la voisine ??)
      • mais aussi, aprés avoir longtemps mis ses mains dans les bottes de son frère, elle parvient maintenant à les enfiler à ses pieds (franchement, visez  le look...)


Chez le Bébou

  • Motricité globale
Les débuts de vélo de grand se sont bien consolidés, toujours pas de démarrage totalement autonome ni de freinage dans les règles, mais beaucoup d'assurance entre ces deux moments; les tours de parc sont devenus un grand hit, et j'avoue, j'avoue, j'avoue et je revendique le fait que je suis ravie de savoir que, les grands froids et l'humidité venus (et donc peu propices à de longues heures dans l'une ou l'autre aire de jeux), il suffira de le coller sur son vélo pour lui permettre de se dépenser tout son soul en un temps réduit.
Autre progrès fulgurant, pour le coup : F. n'avait jamais témoigné de grande envie d'escalader l’araignée de l'un de nos aires de jeux habituelles. Après de longs mois à lorgner sur les enfants s'y donnant à cœur joie, et à tâter du pied les cordes, il avait fini par s'habituer à en escalader le premier niveau, et restait prudemment à 50 cm du sol sans tâcher d'atteindre les niveaux plus élevés.
Mais ça, c'était avant.
En l'espace d'une semaine, début septembre, il changea du tout au tout sa politique et grimpa tout en haut, développant au passage une technique de descente un peu flippante à première vue (Y en a une qui s'en souvient...), mais rapidement fiabilisée et à présent très maitrisée : se laisser pendre par les bras jusqu'à ce que ses pieds rencontrent le niveau du dessous.
Ya du muscle dans ses bras, comme il nous l'a simultanément prouvé en s'attaquant aux barres en fer (vous savez, les trucs style pompiers) pour lesquelles il avait toujours témoigné un attrait prudent ( "je veux descendre avec la barre ! - Vas y alors. - Euh, non" ) : non seulement il y va, mais il est capable d'y rester cramponné longuement, et de maîtriser sa descente par paliers (au lieu de se laisser tomber comme un gros sac, du genre de sa mère, quoi).

Ces audaces soudaines cohabitent cependant avec l'apparition tout aussi soudaine d'une série de peurs : peur de prises électriques, notamment, qui "le regardent" et "vont l'attraper". (au point que certains matins, il poste un nounours en peluche devant chacune des prises de la cuisine histoire de s'en protéger), peur des moutons de poussières sous le radiateur,...


  • Motricité fine
    • les petits boutons ont la côte ! Du coup, je m'efforce de lui mettre un max de chemises pour nourrir son intérêt (et m'éviter d'avoir à lui enfiler son haut, car je n' ai toujours pas réussi à lui apprendre à enfiler / ôter un T-Shirt seul; y a ptêt une technique ?)
    • l'adresse se développe, et nos séances IEF ont vu d'énoooormes progrès en découpage, notamment; mais je pense vous pondre prochainement un ou deux billets spécifiquement orientés "premier bilan d'IEF après quelques semaines", je ne m'attarderai donc pas sur le sujet aujourd'hui !

  • Le langage continue à se développer

La période des pourquoi bat toujours son plein, mais nous observons déjà les fruits de la technique de plus en plus rodée du "t'en penses quoi ? / A ton avis ?" évoquée le mois dernier (c'est simple : j'alterne entre les deux: 1er pourquoi, réponse A, 2ème, réponse B, 3ème, réponse A, et ainsi de suite).
Là où au départ cela permettait surtout de tarir un peu les pourquoi, à présent cela déclenche la plupart du temps une ébauche de raisonnement chez F..
Nous voyons, ou plutôt entendons, son cerveau tenter d'établir des liens entre les choses, les structurer, les ordonner, les interpréter. Sa jeune intelligence s'exerce et je me mords les doigts de chaque moment où une réponse machinale à un pourquoi vient empêcher cet exercice (non que je ne veuille plus jamais répondre à ses pourquoi; mais peu à peu, j'acquiers une meilleure perception des pourquoi qui réclament une réponse de ma part, et de ceux qui réclament une question... et plus le temps avance, plus la deuxième catégorie prend le dessus). 
Je KIFFE cette méthode!
Par ailleurs j'ai aussi cherché à davantage mettre en pratique le conseil du "pour que" donné en commentaire du même article, et j'aime bien aussi ;-)

  • Gros développement aussi, et un peu surprenant : nous avançons tout droit vers la propreté de nuit !
Autant il y a quelques mois encore j'avais hâte que nous arrivions à ce stade, tout en ayant peu d'espoir puisque les couches de nuit finissaient systématiquement humides et pas qu'un peu, autant ces derniers temps je m'étais détendue et attendais benoîtement que le Bébou donne le signal.
J'étais bien décidée à ne mettre aucune pression et à laisser tout le temps au temps.
Et puis finalement, j'ai envoyé toutes mes résolutions aux oubliettes, et c'est quand même moi qui ai "forcé" les choses: vers la fin de l'été le Bébou s'est en effet remis à faire ses selles dans la couche, tard le soir après son coucher, ou le matin avant qu'on ait eu le temps de la lui ôter (et ce, malgré des invitations répétées à venir nous voir si besoin...) (franchement, globalement je trouve les couches lavables super, mais alors quand on passe au niveau "gestion des selles de bambins", là le glamour prend un coup dans l'aile!)
Après... un certain temps à nettoyer tous les matins des couches immondes, le dernier matin la couche coupe était pleine, j'en avais nettoyé une tard le soir quand il était venu se plaindre qu'il avait fait, et une le matin au réveil. C'était trop, j'ai jeté l'éponge au sens propre comme au figuré.
J'ai ainsi décrété que je préférais faire des machines de draps que des rinçages de selles, et ai expliqué au jeune homme qu'il n'allait plus porter de couches la nuit, et qu'il apprendrait peu à peu à se lever pour aller aux WC / pot. En mode "zéro pression", chaque drap mouillé étant accueilli de manière neutre : "tu es en train d'apprendre, ça va venir".
Moralité, 10 jours à changer les draps tous les matins (heureusement que j'avais ma routine hebdomadaire de linge pour aider à garder le cap; du coup eh bien j'assumais 1 mini lessive en plus chaque jour), sans le moindre signe d'amélioration. Je commençais à me demander si j'avais été bien avisée, si je n'étais pas partie pour des mois comme ça, et si lesdits mois n'étaient pas susceptibles d'habituer F. à mouiller ses draps.
Et puis pouf, deux nuits sèches d'affilée (autant vous dire qu'à ce moment, je ne me tenais plus, j'étais persuadée que c'était bon) Et la semaine d'après, deux nuits sèches d'affilée encore, une nuit mouillée, une nuit sèche ensuite.
Bref, ce n'est pas acquis, mais c'est en bonne voie ! Je sais à présent que ce n'est foncièrement pas trop tôt pour lui, reste encore à ce qu'il améliore sa maîtrise du truc. Ça se fera en temps et en heure, hakuna matata !

  • Plus embêtant, les manifestations d'hostilité envers sa sœur sont revenues en force.

    • Elles cohabitent avec
      • un énorme intérêt pour jouer ensemble (trop mignon)
      • et une grosse tendance à l'imiter (trop énervant - puisqu'il s'agit notamment des fois où elle tape sa cuiller sur sa chaise haute, ou se badigeonne de purée).
    • Dur dur à gérer pour moi, malgré la lecture du sublime "Frères et Sœurs sans rivalité" de mes F&M chéries (dont les notes de lecture dorment toujours dans un brouillon de billet), j'ai souvent réagi au quart de tour, en ayant bien conscience que je n'arrangeais rien. J'y travaille, j'y travaille, et je projette de m'attaquer très prochainement à la finalisation du billet susmentionné histoire d'ancrer un peu plus le tout...
Quant à moi, justement, eh bien, je continue à cheminer doucettement.
Je réalise que j'ai encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de taf sur la gestion de ma propre colère (je crois que je viendrai vous en reparler sous peu), et je re-re-relis "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent": toujours dans la F&M-mania, j'ai le sentiment que les lire et les relire en boucle me permet peu à peu de m'en imprégner, je redécouvre des choses à chaque fois, ou les revois sous un nouvel angle.
Par ailleurs je suis en grande réflexion sur mon avenir pro, mais ça aussi, je viendrai vous en parler sous peu, là encore pondre un billet sur le sujet m'aidera à structurer un peu mon bazar cérébral et émotionnel.
Ce blog est un divan très confortable !

vendredi 9 septembre 2016

Point août 2016

Mois d'août passé essentiellement en vacances, et beaucoup sur la route !
Avec à la fois
  • la tension liée au fait de gérer les enfants
    • hors de leur environnement naturel,
    • et sous des yeux parfois critiques,
  • et la détente liée à
    • la présence d'autres adultes pour prendre le relai sur un repas, une couche, une question, une balade, ... ou plus,
    • ainsi qu'à la possibilité de faire gambader les enfants dans des environnement plus naturels : des jardins !!

Pour le Bébou
le mois d'août a ainsi été sportif, avec notamment
  • de gros progrès aquatiques. J'étais allée à la piscine avec lui (pour la première fois ! eh oui) avec une copine IEF à la toute fin juillet, ce qui avait commencé à le familiariser avec une grande étendue d'eau.
    • Ce processus d'apprivoisement s'est poursuivi tout au long des vacances et lui a permis de saluer son dernier jour dans le Sud en traversant la piscine de mes parents avec la seule aide de ses brassards.
    • Depuis, il réclame d'y aller et je voudrais réfléchir à comment m'organiser pour lui permettre de maintenir et nourrir son intérêt et son aisance dans l'eau. (oui, je sais, la réponse est : "aller à la piscine" ;-) )

  • l'apprentissage du vélo.
    • Nous avions offert un vélo "de grand" à F. pour ses 3 ans, vélo auquel nous avions décidé de ne jamais ajouter les petites roues, afin de ne pas perdre le bénéfice du sens de l'équilibre développé par le jeune homme sur sa draisienne.
      • Il avait donc fait ses premières sorties avec fin juin, et en quelques séances rapidement progressé jusqu'au point où j'avais commencé à le lâcher. Suite à quoi il avait refusé de l'utiliser...
      • Après un mois de juillet "draisienne only", mais au cours duquel il avait manifesté un grand intérêt pour tous les systèmes de pédale, qu'il actionnait avec la main et observait de longs moments, j'ai relancé l'affaire à notre retour de vacances.
    • Et ça y est, le Bébou file comme l'éclair (mon bééééébéééééé: je ne sais pas vous, mais ça me fiche un coup, pour moi le vélo c'est vraiment un truc de "grand". Snif. Franchement, heureusement que nous avons opté pour l'IEF, j'aurais eu encore plus le cafard de le voir rentrer à l'école....), et sait s'arrêter sans se casser la figure la plupart du temps.
    • Manquent encore, pour une autonomie complète
      • le démarrage pour lequel il a encore besoin d'une aide, la plus courte possible, 2 secondes à peine, puisque c'est lui qui à peine lancé, m'enjoint "Maman tu me lâches". Démarrage il est vrai rendu difficile par le fait qu'ayant choisi un vélo qui lui fera plusieurs années, c'est sur la pointe des pieds qu'il est au départ.
      • la maîtrise du freinage : pour le moment il arrête de pédaler puis freine avec les pieds, alors que nous avons choisi, exprès, un modèle de vélo doté d'un double système de freinage : freinage manuel aux poignées, mais aussi freinage par rétropédalage. Au quotidien sa technique de freinage lui suffit pour les sorties au parc, mais implique une certaine distance de freinage. Cela rend hasardeuse la traversée de routes, par exemple

La maîtrise du langage continue à s'affiner, mais d'une manière plus discrète, ou, à tout le moins, à laquelle nous sommes moins sensible.
  • De nouvelles expressions surprises de temps en temps viennent toutefois nous rappeler le travail qui continue à s'opérer : "il faudrait que";
  • par ailleurs, un intérêt pour les mots compliqués (opercule), à consonance marrante (nouille, appris chez les grands-parents), ou tout simplement inventés.
  • Enfin, dans le prolongement de cette nouvelle aisance avec le langage qui va jusqu'à permettre de jouer avec cet outil, F. aime détourner ses imagiers, appelant les objets connus par d'autres noms.
Par ailleurs, nous sommes entrés en plein dans l'âge des "pourquoi" (ooooscouuuuurs !). Heureusement, la réponse "t'en penses quoi / à ton avis ?" est souvent assez efficace, quand nous pensons à l'utiliser / elle s'applique.
Evolution intéressante à noter également : Mouton a dorénavant un nom (le fait que sa soeur nomme son propre doudou "niania" n'est peut-être pas étranger à la chose; d'ailleurs Mouton s'est brièvement appelé "Niania" avant que son propriétaire ne décide finalement de le prénommer "Mimi" - à prononcer Miiihmiiih)

voilà pour les principaux acquis remarqués chez le Bébou ce mois-ci... en effet, le mois d'août a sûrtout été marqué par une ambivalence évidente : être grand, ou rester petit ?
Le thème est omniprésent, et se manifeste
  • dans les sujets de discussion (notion de "quand j'étais petit", "j'ai grandi", "quand je serai grand comme maman je serai un bébé" ouiiiiii...., "E. apprend, elle est petite"),
  • mais aussi et surtout par des régressions ponctuelles : ainsi le "j'y arrive pas" est-il devenu un véritable refrain, de la même manière F. a réclamé de nouveau des couches pour les siestes d'une partie des vacances, jusqu'à ce que je réalise qu'il attendait en fait de moi que mon refus lui confirme qu'il pouvait s'en passer.
  • Probablement dans le même registre, une peur soudainement apparue : celle d'être seul. Totalement absente auparavant, cette peur s'exprime parfois même si on le précède de tout juste 3 marches dans un escalier.

Une dernière évolution, toutefois, et pas des moindres : l'hostilité envers sa sœur, si manifeste depuis le mois de juin, s'est plus ou moins évaporée
est-ce du
  • au changement de nounou ? Je ressentais que l'ancienne privilégiait la Bébounette...
  • à ma plus grande présence, à 50% ?
  • A notre plus grande présence à tous les deux, avec les vacances ?

Les gestes agressifs envers elle sont devenus extrêment rares, remplacés par des rires et jeux en commun, de l'entr'aide, et même des démonstrations d'un instinct protecteur. Ainsi me suis-je senti fondre à voir F. éloigner par tous les moyens sa soeur d'une cheminée où brûlait un grand feu (bien au-delà de la distance nécessaire).
Nous goûtons la paix sociale... ;-)


 
La Bébounette continue sur sa lancée
  • au niveau moteur, elle a profité du mois d'août pour apprendre à
    • descendre les escaliers à 4 pattes (bref, comprendre que pour négocier ces changements de niveau, il faut se mettre en marche arrière)
    • descendre des petites marches debout
    • descendre des pentes avec un dénivelé significatif (bon, ça lui a valu quelques égratinures)
  • La motricité fine n'est pas en reste, comme le montrent
    • son autonomie quasi totale pour manger seule,
    • mais aussi la précision avec laquelle elle manie à présent son toboggan à boules. (je suis toujours aussi ravie de notre choix, du reste!)
(concernant l'alimentation, nous avons en revanche du faire marche arrière sur les morceaux : les purées sont de retour, tout simplement pour ménager l'intestin d'une demoiselle en proie à une terrible mycose - d'autant plus terrible que... je l'ai laissée des semaines sans la traiter, attribuant la responsabilité des fesses bien attaquées de la miss à des problèmes de dents. Mère indigne, bonjouuuur)
  • ceci dit, eh, dents quand même : ça y est, la Bébounette a sorti la 3ème...
  • enfin et surtout : des progrès langagiers dont nous nous esbaudissons :
    • "nez",
    • "pâtes",
    • "ien" (qui désigne notamment les chats et les chiens, mais potentiellement d'autres gros animaux, "bébé" pouvant en revanche s'appliquer à des bébés ou des petits animaux tels que des pigeons),
    • "pipi" et "caca" (mycose oblige, elle a passé du temps sur le pot),
    • et ces tout derniers jours : "donne", "éteint" (nos interrupteurs sont à sa hauteur, snif. Je me serais passée d'un appartement si montessorien, sur ce coup-là ;-) ), "lait", "li' " (qui se rapporte aux livres / au fait de lire), "non"

Quant à moi, eh bien, vous avez pu déjà voir que j'ai beaucoup lu, que nous avons beaucoup réfléchi; et puis j'ai pas mal mis en pratique, et notamment
  • je me suis davantage appliquée à refléter simplement les sentiments de F.
    "je veux les mirabelles d'E. !

    - ah, tu voudrais manger les mirabelles d'E."

    - oh, une mouche !"
  • et j'ai déjà progressé sur l'expression et la gestion de ma propre colère (un gros chantier...)

vendredi 5 août 2016

Point - progression en juillet 2016

Mois de juillet qui fut bien occupé ! Premier vrai mois à 50%, le rythme prend peu à peu, je viendrai en faire un premier bilan un de ces 4 [edit: iciiii].
 
 
La Bébounette
 
Encore un mois durant lequel la rapidité d'apprentissage de la Bébounette nous a soufflés.
 
  • E. a marché, marché, marché; elle est parfaitement à l'aise, très très stable, hyper rapide, fait preuve de beaucoup d'endurance et négocie à présent les petites marches et les dénivelés.
 
  • Autre gros progrès : la Bébounette a montré une grande détermination pour apprendre à manger seule, et, à notre grande surprise, y parvient.
    • A ses premiers succès, limités au départ aux textures bien pâteuses (purées, petits suisses), s'est, sur la fin du mois, ajoutée
    • la capacité à manger du solide à la cuiller : bien qu'ayant à disposition deux mains dont elle n'hésite pas à se servir directement, E. évite très souvent la facilité et fait au contraire preuve de beaucoup de volonté et de concentration pour "pelleter" morceaux de tomates ou bouts de mirabelles, et y parvient la majorité du temps ! Elle oublie parfois en chemin qu'elle a chargé la cuiller, et la brandit vers moi, ou se recoiffe avec, mais bon, c'est un détail ;-)
    • Cela va de pair avec une évolution favorisée par les réflexions et commentaires d'Hélène sur ce post, et me facilite bien la tâche : je fais confiance à ses deux dents pour gérer les morceaux, elle me prouve que cela fonctionne, et du coup je n'ai plus sorti mon mixer depuis une dizaine de jours, et il est bien confortable de pouvoir déposer son assiette devant elle sans avoir grand chose à faire d'autre (hormis... du nettoyage. Si peu!).
 
  • E. semble également chercher à s'habiller seule : tout bout de tissu, notamment si il a des ficelles, est empoigné pour être passé par la tête... sans grand succès puisqu'elle fait cela aussi bien avec des chapeaux que des ceintures, des serviettes, ou les slips de son frère. Si vous avez des conseils à me donner sur quoi lui proposer pour satisfaire son intérêt, donnez, donnez, à vot'bon coeur !
 
  • Enfin, encore des évolutions au niveau du langage... ce qui nous épate aussi, car le Bébou avait pris son temps pour formuler même un "maman" un tant soit peu reconnaissable.
    • Ici, nous avions déjà "maman", "papa" et "là"
    • Nous avons à présent un vrai premier mot : "balle",
    • mais aussi "pimpon" à chaque sirêne (non, on ne devinerait jamais qu'un fourguon de CRS est en permanence posté sous nos fenêtres - parlez-moi d'environnement favorable !! ;) ), et "ding" à chaque tintement (couvert contre timbale, tintement d'horloge, sonnette,...), ainsi que "boum" quand elle fait tomber quelque chose (ou juste avant de lancer sa peluche par terre, aussi...).
    • Enfin, nous avons aussi une Bébounette qui chope nos téléphones, les porte à son oreille et annonce clairement "Allô ?!".
 
Le tout chez un petit gabarit : ayant enfin retrouvé le chemin de mon pédiatre (mère indigne, toujours), cela nous donne une E. à tout juste 8 kg pour ses 14 mois. Pas bien épaisse, mais vu ce qu'elle dépense comme énergie, ce n'est pas si étonnant. (et j'aime mon pédiatre. Il m'a juste redemandé "combien de repas par jour?" "3", s'est informe de leur contenu, a conclu d'un court "ouh là, tout ça ?" puis a enchaîné sur autre chose)
 
 
Le Bébou n'est pas en reste non plus
 
  • Ce mois-ci a été le mois des Duplo, il y a passé des heures et produit des constructions très élaborées. Les vacances vont être appréciées, qui vont lui donner 3 semaines durant accès aux lots gigantesques de Duplo à disposition chez chacun des deux couples de grands-parents.
 
  • Parler est très in, il se montre très très très trèèèèèès bavard, et son vocabulaire devient toujours plus précis et châtié. Nous sourions en entendant ses phrases s'émailler de  
    • "généralement",
    • "ces temps-ci" (comme dans "ces temps-ci je n'aime pas les balançoires, ces temps-ci je préfère le toboggan") ou
    • "quoique" ("je vais prendre Mouton. Quoique, je vais d'abord finir le puzzle").
 
  • Compter demeure un centre d'intérêt, mais le 4 est souvent boudé... on arrive assez souvent à "1,2,3,5,7..." d'ailleurs !
 
  • Le graphisme commence à l'intéresser, cela se manifeste de diverses manières (suivre les formes et les traits des dessins lors de nos lectures, par exemple), mais s'est aussi vu lors d'une récente sortie Ikea destinée à meubler la salle de classe: il s'est longuement attardé sur le suivi des formes.
 
  • Côté vie pratique et motricité globale, le mois de juillet a vu F. se prendre de passion pour l'aspirateur.
    • Celui-ci intéressait le jeune homme de longue date, mais de manière très partielle : le bouton pour rembobiner le fil connaissait un grand succès, et F. aimait promener le manche partout... mais détaché du reste de l'appareil !
    • Mère indigne que je suis, je suis bien contente qu'à présent, F. cherche à aspirer avec l'aspirateur au complet, branché et allumé, et avec le souci d'imiter au maximum nos mouvements. Son enthousiasme le pousse à aspirer les rideaux, les murs, mais bon, vous savez, je suis sûre que ce pourrait être une mission de Flylady un de ces 4, alors, nous prenons juste de l'avance ;-)
 
  • Enfin, les avancées ont continué sur le front de la propreté:
    • il a de lui-même décidé de revenir aux couches la nuit, après 2-3 nuits sans, mais avec drap toujours mouillé,
    • mais maintient les siestes sans couches et nous n'avons eu qu'un ou deux épisodes nécessitant un changement de drap !
    • Surtout, sur la deuxième partie du mois les accidents en journée ont quasi disparu (sauf énorme colère),
    • ce qui m'a incitée à abolir la couche pour nos trajets de vacances. Le premier trajet a bien commencé, mais sur la seconde moitié il a oublié qu'il n'avait pas de couche. Les suivants se sont en revanche déroulés impeccablement, et augurent bien de la suite.
 
 
Et puis moi, j'ai bien travaillé aussi
 
Il ne vous aura pas échappé que le mois de juillet a été placé sous le signe de Flylady, cela m'a permis à la fois de
  • dézinguer une grosse partie du passif "bazar" axcumulé ici et là 
  • commencer à me mettre en ordre de marche pour la "rentrée"
  • reprendre de bonnes habitudes et me détendre, du coup
  • et tester un rythme de publication quotidien sur le blog : eh bien, c'est éreintant, je ne me verrais pas soutenir un tel rythme sur le long terme et suis bien contente de renouer avec moins "d'obligations" ! Ceci dit je me suis bien marrée et suis très contente de l'avoir fait.
 
Par ailleurs, avec sur ma table de chevet (bien que soigneusement déhotspottée) toute une série de bouquins faber&mazlishiens, ce mois-ci a aussi été l'occasion de progresser à petits pas (toujours, toujours!) sur la voie de l'éducation positive, et notamment d'expérimenter avec succès deux petits trucs qui ont bien pacifié certains moments avec F.
  • pour l'inciter à me suivre, lui montrer ma détermination à poursuivre mon chemin sans verser dans le "j'y vais ! J'y vais, euh !", le "tu me rejoins" fait des merveilles.
    • Il coïncide parfaitement avec l'actuel besoin d'une plus grande autonomie du Bébou qui apprécie par exemple d'emprunter une allée parallèle à la mienne quand nous traversons le parc.
    • Il lui laisse le temps nécessaire pour s'adapter en douceur,
    • et ne manque quasiment jamais sa cible (à dire vrai, le "quasiment" constitue une précaution oratoire, je n'ai pas de souvenir précis d'un moment où F. ne se soit pas rapidement mis en route après un "j'y vais, tu me rejoins"; mais bon...).
    • Seule limite : je ne me vois pas encore l'employer quand une route risque de se retrouver entre nous par exemple. Et pourtant... vu le peu de temps qu'il met en général à réagir, je ne prendrais peut-être pas un gros risque. A creuser !
    • Dans tous les cas, nos trajets, et notamment nos départs du parc, s'en sont retrouvés grandement facilités
  • la magie du "dès que" est également une découverte de ce mois-ci : beaucoup plus efficace que le "quand tu", "si tu", il incite bien davantage F. à coopérer et apaise de nombreuses frictions.
 
Enfin, un chantier sur lequel nous avons beaucoup du travailler ce mois-ci est l'expression de la colère de F. envers sa soeur. Mobile et bavarde, celle-ci se fait donc envahissante et nous avons fort à faire pour apprendre au grand frère à gérer ses sentiments d'animosité autrement qu'en la poussant ou la tapant...
Là-dessus, Faber & Mazlish (encore elles !) dont je suis en train de lire, pour la deuxième fois d'affilée, le "Jalousies et Rivalités entre frères et soeurs", nous aide bien, j'en parlerai bientôt j'espère (je compte profiter du calme relatif des vacances pour me mettre à jour sur quelques fiches de lecture actuellement en suspens).
 
 

 

dimanche 3 juillet 2016

Point - progression en juin 2016

(héhé, vous pensiez que j'étais trop occupée à polir mon évier pour parler d'autre chose ?! Bernique. Certes, mener à bien l'entreprise Flylady 2.0 et son pendant bloguesque ne serait pas compatible avec moults articles autres ici, mais ne monopolise pas non plus tout mon temps ni tout mon cerveau)

Un mois de juin passé à la fois à toute vitesse avec notre expédition "à la mer", mais aussi déjà plus calme avec mes débuts à 50% et le ralentissement du rythme de Monsieur Bout, et donc une présence plus grande dudit Monsieur auprès de sa femme et de ses enfants reconnaissants.

Le Bébou

continue à s'autonomiser (et j'avoue que j'adore l'observer là-dedans ! J'y fais d'autant plus gaffe depuis ma lecture des points correspondants chez Faber & Mazlish)
  • il a appris spontanément à enfiler ses chaussettes (zuuuut, juste avant que la météo - et l'arrivée de ma commande ventes-privées - ne signe le basculement vers des sandales; comment vous voulez qu'on pratique, maintenant, hein !? Bon du coup il a vite appris à maîtriser les boucles desdites sandales)
  • il s'intéresse aux boutons et a passé pas mal de temps sur celui des chouettes cadres d'habillage offerts par sa marraine qui lui permet de travailler cela tout son saoul et de manière plus gratifiante que ses chemises
  • sa capacité à se laver seul à encore évolué puisqu'il sait (à peu près...) se servir de la douche pour se rincer, y compris actionner le petit machin qui gère la direction de l'eau vers la douche ou vers le robinet principal de la baignoire
  • il avait terminé le mois de mai en intensifiant son recours aux WC (plutôt qu'au pot), mutation accélérée par le fait que nous avons tout simplement oublié le pot à la maison en partant en vacances; bon, étant dans des maisons avec jeunes enfants, il n'aurait pas été difficile d'y remédier si nécessaire, mais cela n'a pas été nécessaire... exit le pot !
  • enfin, la semaine dernière il a commencé à demander à être  
    • "sans couche" pour la sieste, j'ai hésité puis j'ai rajouté une alèse et dit OK. Sans accident pour le moment ! 
    • Du coup il s'est mis à demander aussi à "dormir sans la couche" la nuit, pleine d'optimisme le premier matin je me disais que pouf, ça allait fonctionner comme ça, jusqu'à ce que je découvre la mare. Bon, c'est une mare qui vient en cours de nuit, plutôt tard, je ne sais pas si c'est qu'il dort ou qu'il ne se lève pas pour aller sur le pot, mais dans tous les cas ce n'est pas une mare qui nous réveille, c'est toujours ça ! Mais je n'ai aucune idée de comment procéder, si y a des trucs qui pourraient l'aider ou pas; pour le moment, je vais peut-être juste profiter des soldes pour investir dans un ou deux draps housses de lit simple supplémentaires, je suis un peu juste niveau stock !

en voyage, nous avions eu droit au premier dessin, et effectivement, il se met à dessiner des formes (généralement des espèces d'énormes œufs qui prennent toute la feuille, on dirait qu'il essaie de dessiner le tour de la feuille, en quelque sorte)

motricité globale :
juin = 3 ans du jeune homme, nous lui avons offert le vélo déniché pendant ledit voyage, il est donc en train d'apprendre à rouler dessus, sans petites roues directement, du coup. 
Il progresse à bon train, après quelques jours nécessaires pour maîtriser le principe des pédales (eh oui, après une draisienne), je commence à pouvoir le lâcher quelques instants, et ça roule... jusqu'à ce qu'il se rende compte que je l'ai lâché, globalement.  Et moi, je n'ai plus de dos...

Au niveau langage, juin a été le mois du subjonctif, les phrases du Bébou sont pleines de "pour que je puisse", "pour qu'E. ne puisse pas", "il faut que tu sois"...
Quant à la fameuse inversion pronominale, c'est fou, mais je crois qu'elle est vraiment derrière nous, n'en demeurent que quelques rares vestiges. "je", "tu", impeccable, et ces derniers temps, les "mon", "ton"... jusqu'à une séance où il se régalait visiblement en se désignant "moi, moi, moaah".

Enfin, dernière grande évolution : F. s'intéresse maintenant au dénombrement. Au vu de son intérêt pour les chiffres écrits (à cause des boutons de l'ascenseur), j'avais pris quelques livres d'enfant autour de ce thème et après un intérêt poli pendant quelques jours, pouf, déclic
Qui s'est manifesté pour la première fois quand j'ai décrit la construction ci-contre : 
"oh, tu as empilé des rectangles
et qu'il a précisé :
"oui, j'en ai mis...1...2...3 rectangles". 
Depuis, il compte les yaourts dans le frigo, les étoiles sur les étiquettes, les enfants au parc... Jusqu'à 4, c'est généralement bon, 5 passe encore, 6 est plus hasardeux. 
En revanche je pense que "5" désigne encore le 5ème, la notion de quantité globale manque encore!


La Bébounette

Elle avait fait ses premiers pas en début de mois, nous avons été stupéfaits de la rapidité avec laquelle ces premiers pas se sont d'abord transformés en mètres entiers, puis, très vite, en pièces entières traversées sur deux pattes. En l'espace d'une douzaine de jours, la proportion 4 pattes / marche s'est inversée et depuis une dizaine de jours le 4 pattes a quasiment disparu. Et elle est rapide la miss !
Rapide et casse-cou, son front est orné en permanence de bleus et bosses on-ne-peut-plus spectaculaires.

La miss fait aussi d'énormes efforts pour parler, à l'aide de très longues phrases aux vocalises élaborées ; le "papa" commence à faire son apparition, et elle désigne tous les objets par le son "là" assorti de son petit index pointé

Mais surtout, nous admirons au quotidien les effets de la zone proximale de développement : son désir d'imiter son frère est frappant, et l'amène à se comporter d'une manière que nous n'avons jamais observée chez le Bébou au même âge
ainsi nous nous marrons à l'admirer
  • attraper le trousseau de clés, puis s'étirer au maximum en s'appuyant contre la porte d'entrée et tendre son petit bras pour essayer de mettre le clé dans la serrure;
  • essayer d'étendre des lingettes sur les poignées de porte de la cuisine;
  • s'efforcer d'accrocher un slip sur l'étendoir à pinces (alors que F. ne s'intéressait pas à cela au même age malgré les heures qu'il a passées à me voir faire; je suppose que c'est vraiment très différent de voir son frère en action !...)

et surtout, nettoyer

après l'avoir vue successivement utiliser son bavoir, puis un mouchoir pour frotter la surface devant elle, je lui ai proposé ce qui nous sert d'éponge à la fin d'un repas, au cours duquel elle avait généreusement étalé son petit suisse sur la tablette de sa chaise haute (cf plus bas) ! 
J'ai été ébahie de la concentration avec laquelle elle a frotté, y compris en suivant mes indications quand je lui ai montré un endroit qu'elle avait oublié.









Par ailleurs, elle fait de notables efforts pour manger seule ; nous avions noté des tentatives assez brouillonnes dans ce sens à ses débuts en chaise haute, mais à présent elle commence à faire cela avec plus de méthode... et de résultat! 
Tout dépend de la texture du repas, donc à la fois par égard pour elle (pour que ce soit gratifiant) et par égard pour moi (préserver mon propre confort en limitant la charge de ménage derrière), je limite ses efforts (= la mise à disposition de l'assiette) au petit suisse : la consistance bien collante lui permet de toujours avoir quelque chose à se mettre sous la dent, et limite les quantités qui se retrouvent ailleurs que prévu...







Bref, un mois de juin très riche, où j'apprécie doublement ma disponibilité grandissante.