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jeudi 5 septembre 2024

TDAH et Smartphone : Le combo "gagnant"

Vivre à l'ère des smartphones nous offre des possibilités de malade 

  • qu'est ce que c'est pratique de pouvoir récupérer un max d'informations comme ça, n'importe où !
  • en ce qui me concerne, mes premiers pas sur smartphone m'ont ouvert un univers infini ou presque : celui qui m'entoure physiquement. 
    • Avoir un GPS sur moi en permanence m'a subitement permis de m'aventurer sans crainte en dehors de chez moi, là où me rendre seule dans un nouvel endroit (ou même un endroit où j'étais allée plusieurs fois, ça ne change pas grand chose hélas) était une quasi garantie de Gwen-perdue-au-fond-des-bois ou dans un quartier à l'opposé de sa destination initiale; ou même à 2 rues de là où elle voudrait aller mais en pensant être à mille lieues. 
    • J'ai le pouvoir absolu ! Je peux aller où je veux. 
    • Tenez, en écrivant ce billet, une interrogation me vient : aurais-je pu exercer mon métier actuel sans smartphone ? Je ne bosse jamais au même endroit, mes RDV de la journée peuvent se répartir sur 3 ou 4 lieux différents (avec toutefois des progrès dans l'optimisation logistique de mon planning), et, même si j'ai mes adresses fétiches où donner RDV à mes coachés, j'en explore régulièrement des nouvelles.  Comment aurais-je géré cela sans guide caché dans ma poche? J'en frissonne.




Le souci, c'est que clairement notre cerveau d'homme préhistorique n'est pas du tout fait pour gérer un smartphone et les stimulations de malade, aussi, dont un tel appareil le submerge en permanence.

Le cerveau de l'humain.

En tout cas, et on ne peut plus clairement, celui de l'humain que je fréquente de plus près : la Gwen. Et j'ai bien l'impression que le TDAH tapi dans un coin de chez moi n'arrange rien à l'affaire.

La capacité de ces quelques cm3 à aspirer mon temps et mon énergie dans un trou noir sans fond m'a obligée à me poser pas mal de questions / passer en revue différentes hypothèses d'action.

1. La première a été de faire preuve de plus de volonté, mieux me discipliner, etc. 

Me dire que j'allais ne pas y toucher entre telle et telle heure, ou tant que j'aurais pas terminé telle chose, ou pas à tels moments (par exemple quand je suis avec les enfants) Moui. 

Mouimouimoui. 

Mes bonnes résolutions ont tenu différents intervalles, entre 2-3 jours et 2-3 secondes, selon les moments.  Un bouquin ex-cel-lent dont je viendrai bientôt vous parler (oui, celui dont mon dernier billet contenait un extrait. Teasing n°2) l'explique d'ailleurs parfaitement : 

  • la discipline, la volonté, on en a des stocks très limités, (même si bien évidemment c'est difficile à admettre quand on a été biberonné à coups de "c'est [qu']une question de volonté") 
  • donc ne compter que dessus pour adopter ou éviter un comportement, c'est s'exposer à tomber très vite à court de stocks et paf, le naturel revient au galop.

Il me fallait mieux, plus fiable.

2. M'en passer complètement.

Ca aussi, j'y ai bien pensé, hop, ce serait radical. Eliminer le problème à la racine. Revenir à un bon vieux 9 touches. 

  • Après tout, un increvable Nokia 3310 m'a suffit longtemps, je n'ai été équipée d'un smartphone que lorsque mon tout dernier employeur m'en a gracieusement mis un à disposition. C'est-à-dire en 2016. 8 petites années seraient elles irréversibles ? 
  • Ben... cf préambule de ce billet, il y a quand même trop de trucs bieeeen pratiques associés à mon smartphone pour que je réussisse à m'en passer maintenant. Il me sert énormément dans ma vie et dans mon boulot. 

En réfléchissant un peu, j'ai évalué qu'à ce stade, il n'était pas évident que le temps et l'énergie que me demanderaient la recherche et le maintien de stratégies de compensation de l'absence de smartphone (exemple au hasard: prévoir à l'avance tous mes trajets et avoir les plans correspondants sur moi) soient inférieurs au temps et à l'énergie que me coûte actuellement ledit maudit appareil.


Posé de cette manière, le problème s'est mué en une équation : plutôt qu'être en blanc ou noir, en tout ou rien, en "Open Bar Smartphone" ou "Vade Retro Cellulares".... la question s'est nuancée et est devenue la suivante :

Comment, à la fois

  • diminuer au maximum la 2ème partie = le temps et l'énergie volés par le smartphone
  • tirer un maximum d'effets positifs dudit smartphone, tant qu'à faire = récupérer d'une main ce qu'il me vole quand même de l'autre. Voire plus pendant qu'on y est (parce que je suis gourmande).

Héhé.

Bon, déjà, j'ai fait un truc tout bête, ça a été 

3. revoir les systèmes de notifications

Retirer les notifs Instagram et Facebook, ça a déjà limité ce réflexe Pavlovien à chaque fois qu'un petit chiffre scintillant vient orner l'icône de l'appli.

Petit pas pour l'homme, grand pas pour l'humanité.


Mais surtout: au fil de ces 2 dernières années, j'ai mis la main sur 2 applis qui sont venues, chez moi, cocher,

  •  la 1ère: la 1ère case, 
  • et la 2ème: les 2 cases simultanément en commençant par la 2ème. 

Ayant testé bieeeen des choses avant celles-ci, je vais donc, dans mes prochains billets, vous faire profiter de mon étude de marché. 

Ce n'est même pas sponsorisé, donc mon compte au Bahamas restera aussi vide qu'inexistant, mais, la différence que font ces quelques Mo installés dans la mémoire de mon téléphone est telle (liberté mentale ; énergie ; efficacité) que je me gargariserai, à la place de mojitos couteux, de vos remerciements émus, j'en suis sûre, ce qui est probablement mieux, suis pas sûre que se gargariser à coup de mojitos soit franchement agréable.


Je ne sais juste pas encore par laquelle je vais commencer, hin hin hin...

Quoique si.


Bien évidemment, si vous-même vous avez fait de sublimes découvertes dans l'un ou l'autre sens, ni moi ni les autres lecteurs de ce billet ne refuseront catégoriquement d'en entendre parler. 

Je suis même toute ouïe. Ceinture Bretelles c'est bien parfois.

jeudi 4 juillet 2024

Hotline du Désencombrement #3

C'était pas prévu, mais voici inopinément une nouvelle édition d'une mini-série qui avait connu un certain succès il y a... longtemps ! La célèbre Hotline du désencombrement, dont le principe est :

  je désencombre avec Flylady

mais avant de jeter tel objet, y a-t-il en fait une 2ème utilisation formidable qui m'échappe mais qui vous saute aux yeux

vous, mon public adoré dont l'acuité est renforcée par une saine distance de mon bazar ?


Eh oui, car  la nouveauté à laquelle je fais allusion dans mon plus récent billet se traduit aussi par ça : un retour flamboyant de Flylady, pas intégralement, mais quand même, avec du déminage de HotSpot quotidien, augmenté de Room Rescue quand mon planning de ministre (eh oui, c'est moi qu'on va nommer à la fin de ces élections pâssionnantes) le permet.


Du coup, en rangeant ma chambre, j'avais mis de côté 

1.mon étui plein de cartes de visites, pour les jeter: elles n'ont plus aucune utilité puisqu'elles

  • ont très peu d'utilité de base maintenant vu que je ne les ai jamais sur moi, perds facilement celles qu'on me donne, et donc préfère mille fois échanger une mise en contact LinkedIn, moins encombrante et moins susceptible d'aller se perdre au fond d'un sac/poche ou au milieu d'un cahier/livre
  • et ce d'autant moins qu'elles datent du début de mon activité d'indépendante donc arborent un logo et mentionnent une activité qui n'ont plus grand chose à voir avec ma choucroute actuelle

Or ce matin, au moment de les jeter, j'ai finalement eu une illumination suite à une remarque de Monsieur Bout : "Ah bon, tu les files pas aux enfants ?". 

Je me suis dit "Je ne vais pas les filer aux enfants, non, ils ont déjà de quoi rivaliser avec Rembrandt, Vermeer, et tous les peintres du Louvre réunis pour dessiner leurs œuvres d'art sur les moult feuilles de brouillon produites par le désencombrement actuellement en cours". 

Mais je vais les utiliser POUR les enfants : je venais de découvrir un adorable petit mot écrit par E., à nous, et déposé sur notre lit hier soir. J'ai chopé une carte et écrit mon mot de réponse au verso. Moi qui aime bien leur laisser des petits mots à chacun au moment de partir en déplacement, mais le fais trop peu souvent faute d'avoir le matos sous la main au moment où j'y pense alors que je suis déjà à la bourre, ces cartes sont PARFAITES ! Zou, dans le meuble de l'entrée, prêtes à servir au moment opportun.


Réaliser cela m'a remis la Hotline du Désencombrement en mémoire, et donc, non seulement je désencombre mais en plus je dépoussière : la Hotline !


Donc, aujourd'hui, en complément de l'objet "carte de visite" pour lequel j'ai trouvé seule une utilisation, mais au sujet duquel je reste également ouverte à d'autres suggestions lumineuses, je mets aussi sur le tapis :

2. les boîtes à bijoux

J'en ai pas mal, qui n'accueillent jamais leur contenu initial puisque celui-ci dort soit en vrac sur mon étagère car je le porte souvent, soit dans la grande boite à bijoux offerte il y a longtemps par Monsieur Bout. L'option 1 prévalait jusqu'à présent sur l'option 2, mais le désencombrement en cours va permettre de remédier à cela. En déplaçant la boite à bijoux à un endroit propice à son utilisation, par exemple.

Mais du coup, avant de les balancer, je fais appel à vous ? Utilité cachée ? Laquelle ?

Zeçuitoutoui.







mardi 17 octobre 2023

Prendre ou ne pas prendre l'avion, telle est la question (et autres questions quand même)

Après moi, le déluge.

OU la canicule.


Quoi qu'il en soit : j'ai réalisé récemment que pendant très longtemps, j'avais considéré les efforts faits pour la préservation de l'environnement sous l'angle de quelque chose de vertueux, de moral. C'est au fond, ce que véhicule le mantra tant entendu de "préserver la planète".

Ce n'est que récemment, peut-être comme pas mal d'entre vous (ou pas), que j'ai subitement (et tardivement) pris vraiment conscience d'à quel point cette expression est en fait complètement à côté de la plaque, et génératrice d'une fausse route monumentale. Sont-ce 

  • les soucis d'énergie ? 
  • Les pénuries de carburant dues à la guerre en Ukraine mais venant donner un avant-goût de ce que pourrait être un monde n'ayant pas appris à fonctionner avec beaucoup moins de pétrole ? 
  • Les 2 canicules d'affilée ? 
  • les périodes de sécheresse, conjuguées avec le fait qu'ayant dans mes anciennes coachées une spécialiste en économie de l'eau devenue de ce fait très demandée, mon fil LinkedIn s'est teinté de ses publications / réactions / interviews dans différents médias ?


Bref la Gwen a subitement "découvert" qu'en fait la planète s'en fichait, d'avoir plus chaud, mais que l'humain, non, et que donc, faire gaffe à l'environnement c'était pas moral, c'était pas bien, c'était pas mignon-les-petits-pandas, c'était juste une question de survie. Et même, pire que la survie (dramatisante et générant des réactions de peur et donc de déni), une question de CONFORT.

Or la Gwen, elle y tient à son confort. Et à celui de ses enfants.

C'est ainsi que la Gwen a réalisé que veiller à préserver l'environnement n'avait donc rien d'altruiste, mais était quelque chose de profondément égoïste. (certes, un égoïsme demandant un tout petit peu de vision long terme, en mode : si je mange mon gâteau maintenant, je mangerai de la poussière demain. Et c'est dégueu la poussière.)

Or, si il y a bien quelque chose de certain, c'est que le stock d'égoïsme de la Gwen est bien supérieur à son stock d'altruisme. Au vu de l'ampleur de la différence, tout de suite, les choses changent : j'ai beaucoup plus de ressources si je m'appuie sur ce stock quasi illimité d'égoïsme, que ce que je n'avais en pompant dans mon altruisme fort modéré.

Quelle excellente nouvelle.


Monsieur Bout et moi essayons donc de revoir certaines choses.

Comme ça coïncidait avec l'explosion des prix, de toute manière il fallait revoir complètement notre budget bouffe, et donc, tant qu'à faire, on l'a complètement dynamité. Mon business se portant bien, j'ai la chance de pouvoir dire "bon ben j'ai qu'à gagner plus de sous", liberté que nous n'avions pas du temps où nous étions salariés. Nous avons donc eu et utilisé ce luxe de pouvoir décider que plus de sous il y aurait, et que ce plus de sous financerait une alimentation plus saine pour nous et plus compatible avec la préservation des ressources naturelles.


  • Nous avons également voulu investir, pour remplacer notre chaudière gaz agonisante, dans une pompe à chaleur. 

Ce qui est un sport de riches si on veut s'assurer que la bête ne gênera pas les voisins. Sport de riches que nous n'avons finalement pas pu pratiquer, du fait des inquiétudes desdits voisins, exprimées par un vote très clair en AG de copro, et ce malgré un projet fort bien ficelé, dont nous étions très fiers (Monsieur Bout avait passé un temps fou à se renseigner sur ce qui se faisait de mieux) avec moult mesures de protections assorties à non moins moult mesures de décibels. (oui, nous en avons été très frustrés. Et nous nous sommes sentis très très cons à racheter une chaudière gaz, même "dernière génération", à condensation, économe et tout et tout).


Mais tout récemment ....

(j'avais plusieurs choses urgentes à faire, donc plutôt que de m'y atteler... TDA vous dites ?) je suis allée sur ce site là, construit par l'ADEME, pour mesurer notre empreinte CO2.

Ouch, je vous le conseille si votre égoïsme a besoin de munitions et d'éclairages intéressants sur l'impact réel de tel ou tel choix au quotidien. 


1er truc qui est ressorti : notre alimentation. 

La viande est vraiment quelque chose qui réjouit nos assiettes et nos papilles, et en même temps... zut, la part énorme qu'elle joue dans l'empreinte de notre famille est... ben... énorme justement. 

Alors qu'à Strasbourg, comme le montrait ce billet, nous avions amorcé un mouvement de baisse de consommation, force est de constater que ce mouvement est complètement parti dans les choux depuis un bout de temps. Nous avons donc décidé de refaire des efforts dans ce sens, sachant que je m'étais posé la question il y a un an, pour aboutir à la conclusion que mes efforts devaient d'abord être mis vers "manger plus sainement / équilibré". 

1 an plus tard, j'ai estimé avoir suffisamment progressé sur ce point pour pouvoir rajouter une contrainte additionnelle : "avec moins de viande". Nous avons retenu 3 pistes, que nous conjuguerons : 

  • revoir le ratio viande blanche / viande rouge
  • réintroduire des menus sans viande
  • diminuer la quantité de viande dans le repas lui-même : au moment de cette conversation avec Monsieur Bout, j'étais en train de faire mariner du poulet pour notre déjeuner. Alors, hop, j'ai prestement attrapé une grosse boîte de conserves de pois chiches (protéines végétales) que j'ai rajoutée à ma marinade. Et ainsi, le poulet prévu pour 1 repas m'en a finalement fait 2. On garde le goût, on divise l'impact par 2.

Babysteps, encore et toujours !

2ème truc qui est ressorti 

(ben oui, ce site est relou : une fois que tu as répondu à toutes ses questions vicieuses, il te sort une série d'actions possibles en les rangeant par ordre décroissant d'impact; histoire de pas passer plus d'énergie à économiser 40 kg de CO2 que tu n'en aurais besoin pour économiser 1 tonne. Mon côté flemmard / rentabilisateur de mes efforts apprécie)

Les transports, et pas n'importe lequel : l'avion.

Nous le prenons peu. L'avions (ah ah !) pas pris pendant plusieurs années. Mais l'an dernier

  • en février dernier nous sommes allés à Rome (Pour la toute première fois ! Et que tous les 2 ! Vous savez, une sombre histoire de Sims...). En avion. 
  • Un de mes clients m'a envoyée à Toulouse. 2 fois. En avion. 
Et là : j'emmène les enfants voir ma sœur fraîchement accouchée du 3ème. Sœur qui habite en Asie du Sud-Est depuis 3 ans et des brouettes. Du coup le train c'est compromis.

Sur ce coup-là, déjà, j'ai réalisé notre cheminement : là où il y a peu encore, je me disais qu'un jour, quand les enfants seraient ados, nous ferions un grand voyage en famille pour découvrir les USA, ce projet n'est plus à l'ordre du jour. Mes enfants n'ont pas besoin de découvrir les USA. Et là où quand ma sœur était partie en 2020 on avait déjà prévu ce voyage en mode "on viendra profiter que vous soyez là-bas pour découvrir, c'est l'occasion", la dimension découverte ne m'intéressait plus du tout au moment de prendre mes billets. 

En revanche, les liens familiaux, le soutien à une sœur vivant de manière très isolée, si. Donc j'ai fait un choix différent. Donc zut. Je sais pourquoi je le fais, mais, niak. Elle habiterait Limoges ce serait plus pratique d'aller la soutenir. Mais probablement pas nécessaire, aussi.


En parallèle, nous avons fait d'autres choix : Monsieur Bout ne part pas avec nous (oui, vous l'avez habilement déduit : je m'envole pour 12h seule aller, 12h seule retour, avec 3 enfants. Mais j'ai la foi!) car il n'en avait aucune envie. Nous avons estimé que claquer plein d'argent et plein de CO2 pour un billet d'avion de quelqu'un qui n'avait pas envie d'être dans ledit avion serait absurde. A la place, il va aller passer 2 semaines sans enfants, chez son frère à Berlin. Et en train svp. Il est tout seul, il va lire pendant 9h, ce sera très chouette.

Petit constat au passage, dans l'aventure "train plutôt qu'avion"

  • recherche de billet, round 1 : site de la SNCF : aller-retour pour plus de 550€ ! Nous refusions d'aller regarder les billets d'avion mais savions parfaitement que ceux-ci seraient bien moins chers. Quelle joie de constater par soi-même à quel point nos politiques de subvention des transports sont alignées avec les besoins long terme des populations concernées....
  • recherche de billet, round 2 : nous nous sommes rappelé l'existence de sites comme Trainline, fichtrement bien fichus (et autrement plus ergonomiques que le site de la sncf...) qui permettent de construire et réserver des trajets transfrontaliers de la manière la plus intelligente possible, en profitant des offres de chaque pays. Billets réservés pour 290€, et encore, Monsieur aura des places en première (donc surcoût minime) pour le trajet du retour.



Pensez-y si vous avez des besoins similaires...


Et puis, nous avons décidé de prévoir nos prochaines vacances en amoureux : 1 semaine, en février. Avec comme cadrage de départ : éviter l'avion. La destination envisagée serait la Sicile, et nous aurons lâché les enfants dans le Sud Est de la France. 

A ce stade, 

  • la seule solution proposée par Trainline est un Flixbus. Pour une somme défiant toute concurrence. C'est mieux que notre bagnole et bien mieux qu'un avion, mais, outre que ça prend 24h (si si !)... Monsieur Bout a vomi l'idée instantanément. Au sens propre du terme : Monsieur Bout est affligé d'un assez sérieux mal des transports. Le train ca va bien (dans le sens de la marche), la voiture ça dépend mais clairement c'est tout à fait ok si c'est lui qui conduit, le car, même pas la peine d'y penser. Ou alors, pour le torturer. (eh eh... si il m'embête trop d'ici là... je garde l'idée !)
  • nous avons 3 options
    • soit nous trouvons une combine transports (nous avons encore des pistes à explorer, selon aussi l'endroit exact où nous lâchons 1. nos différents enfants 2. la voiture familiale avec laquelle nous aurons descendu tout ce petit monde)
    • soit nous décidons que la voiture et ses longues heures de trajet sera notre solution de compromis
    • soit nous trouvons une destination différente, combinant dépaysement, culture, repos, météo clémente et moyen de transports pas absurde.

(si vous avez des suggestions rentrant dans l'une ou l'autre catégorie....)

mardi 24 janvier 2023

Dilemme et consultation du peuple (vous) - ateliers visio

Depuis novembre, je m'éclate à animer (enfiiiiin, après moult délais et péripéties) mon premier cycle d'ateliers Faber et Mazlish "Frères et Soeurs sans rivalités".

C'est tellement riche que ça me file de l'énergie au point que j'en viens à remettre en question ce que j'avais initialement clamé : un seul cycle cette année ça suffiraaaaaa.

Donc, je caresse le projet de lancer un cycle "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent".

Et j'ai deux options

  • soit je le propose comme d'hab en présentiel, dans le 78
  • soit je réédite ce qui avait eu tant de succès au premier round, il y a 2 ans, et propose une session spéciale lectorat du blog, en distanciel


Je vous avoue que 

  • ce qui me fait pencher pour l'option 1, c'est le charme du présentiel; 
  • ce qui me fait pencher pour l'option 2, c'est le plaisir de se retrouver avec des gens un minimum connus (dans le sens que même si parfois moi je ne vous ai pas repérés, vous si) ET sans gros effort de communication à fournir pour remplir (en tous cas si ça se remplit comme la dernière fois).


Bref: qui viendrait remplir, stimuler ainsi ma flemme, et faire de ce fait pencher la balance ?

A vous les studios.


On partirait sur 8 soirs, probablement de mars à fin juin / tout début juillet. Probablement du 20h30 - 23h. Et .... soir à choisir entre le lundi, mardi ou jeudi, ceux qui couineraient le plus vite et le plus fort l'emporteraient.

Si ça se fait, je ferai un billet de blog supplémentaire avec les détails pratiques, conditions financières, petits caractères à lire attentivement etc.

je crois que j'ai rarement fait plus moche comme illustration d'un article.

PS: si d'aventure vous vouliez réagir à ce billet par un mail : 
N UTILISEZ PAS L'ADRESSE MAIL DU BLOG ! 
Je n'y ai en fait plus accès depuis des lustres, et je ne me suis pas encore penchée dessus (du coup, si vous m'avez envoyé un mail par ce biais ces euh... 2 dernières années je crois, je vous ai pas répondu mais j'ai un PRETEXTE EN OR). 
Il faut que je m'en occupe et mobilise mes compétences techniques dont l'étendue n'égale que la célébrité. Bref c'est pas demain la veille.

jeudi 15 octobre 2020

Musique !! - inspirez-moi

Etant devenue une star intersidérale de la télé-réalité (Gnin ? Vous avez raté quelque chose ?! Nan j'rigooooleuh)...

Donc, mon livre intitulé "200 moments de parentalité positive (ou pas)" paru il y a un an (et à gagner encore pendant quelques jours !) ayant plu, globalement, à ceux qui les ont eus entre les mains, j'ai été invité à une première émission de radio avant le confinement, sur une radio locale (Radio Yvelines). Le début d'une carrière éclatante, je n'en doute pas.

Car me voici invitée par une autre chaîne de radio pour une émission (en direct !!!) le 13 novembre. 

Ce sera un vendredi. Ai-je fait une boulette en acceptant une telle date ?


Cette émission durera une heure et sera entrecoupée d'intermèdes musicaux.

On m'a demandé si j'avais des suggestions, et donc, cher public, je vous sollicite : 

à quels morceaux pensez-vous, qui colleraient bien avec le sujet / l'esprit du livre ?

  • J'ai pensé à "Paroles paroles" de Dalida..., bicoz le poids des mots.
  • Mais je suis sûre que vous aurez pleeeein d'idées et de trucs à me faire découvrir !

Alors, lâchez-vous, faites- moi bénéficier de votre érudition musicale, et votre inspiration, et si vous avez les liens à partager avec, je prends volontiers !!




mercredi 13 mai 2020

10 (types de) questions existentielles à 2h du mat

10. Classique
Ô rage ô désespoir ô vieillesse ennemie, n'ai je donc tant vécu que pour cette infamie ?

9. Hors Sujet mais portant les traces de 2 mois à enseigner les rudiments de la grammaire à F : 
D'où vient le genre des mots ? Pourquoi on dit un tabouret et une chaise ?

8. Mathématique
Un aller-retour devant notre pied de lit c'est 4 pas. Du coup combien pour faire les 100 pas ?

7. Douloureux mais rhétorique
QUI a laissé traîner cette caisse de vêtements dans le chemin ?

6. Sportif
Port long et fréquent d un bébé dans les bras : ça remplace le maniement de haltères en termes d'effets raffermissant sur les biscottos ? En plus comme le bébé prend du poids au fur et à mesure on est bon là, niveau progressivité des exercices, non ?

5. Niaiseux
Rhooo mais comment fait-il pour être si mignon même à cette heure ?

4. Observateur
Il a les yeux fermés depuis bien une minute là, non ?

3. Scientifique
Les phases de sommeil pendant lesquelles il risque le moins de se réveiller pendant que je m'allonge et le mets en position centrale sur ma poitrine, c'est combien de temps après la fermeture des yeux ?

2. Stratégique :
Alors, on y va ? Est-ce le moment de nous migrer vers le lit sans que ça ne le réveille? Ou vaut-il mieux prolonger un peu ? C'est quoi le rapport coût efficacité de potentiellement une minute de sommeil de plus … ou de moins ?

1. Fataliste
Pourquoi a t il fallu que monsieur Bout nous fasse des pâtes au bleu à midi ?


Et enfin, QUESTION BONUS
Ranger le Saint Agur au rayon des bleus alors que ce fromage qui a le goût du bleu et l'aspect du bleu est en fait à base de lait de vache : complot ?

APLV / IPLV, un vrai bonheur !


vendredi 27 septembre 2019

Un conseil pour un agenda partagé avec Monsieur Bout ?

Décidément ce mois de septembre aura été particulier.
  • Particulièrement chargé parce que j'avais encore une fois trop blindé mon agenda professionnel... 
En sous-estimant complètement au passage le temps que le fignolage du bouquin allait me demander. Je me le suis pris dans les dents.
Mais quand cette semaine sera terminée ce gros sprint de septembre sera derrière moi et je pourrai respirer (et m'inquiéter un tout petit peu de n'avoir pas encore du tout blindé les mois suivants.
  #vied'indépendante #montagnesrusses).


  • Particulier aussi car ce mois de septembre s'est surtout distingué comme un mois de transitions (avec un très gros S).
Oui vraiment ce mois de septembre, chez la famille Bout, c'est "le changement c'est maintenant". Beaucoup de "vieux dossiers" ont connu un aboutissement ou un tournant ce mois-ci.
    • Notre aventure IEF, avec la première scolarisation d'E. et la nouvelle école de F. : la manière (excellente ! Je dois venir vous en parler bien sûr) dont elle se passe semble bien confirmer que pour nous le chapitre IEF se clôt... Au moins pour quelques années
    • Le bouquin : après 2 ans et 1/2 dans les cartons le voici maintenant près de s'envoler vers les étagères des librairies puis les tables de nuit de personnes en chair et en os... Ça aussi c'est un sacré tournant !
Ce ne sont pas les seuls tournants décisifs de cette fin d'été. Parmi les autres, et même si je ne pourrai vous en donner les détails que d'ici quelques semaines (oh non la Gwen se prend ENCORE pour Hitchcock), il y a les réflexions pro de Monsieur Bout. (ouais, ça aussi c'est vieux….) Celles-ci se sont promenées en filigrane du blog depuis longtemps, et ont elles aussi atteint un tournant décisif...

Et c'est leur aboutissement qui motive ma question du jour.
Ce tournant va en effet chambouler pas mal de choses dont notre logistique familiale (mais NON pas de déménagement à l'horizon. J'vous assure ! Mais je touche du bois quand même parce que hein j'ai déjà connu ça le déménagement pas du tout à l'horizon que je me prends en fait en pleine face).
Logistique familiale qui ne va plus pouvoir fonctionner sans…une solution technique fiable pour nous aider à nous en dépatouiller.


Je précise que cette image ne vient pas de moi. Personne ne m'emmène à Séville 😭


Je fais donc appel aux reines de l'organisation, aux impératrices de la technique et aux grandes manitous du digital.


Quel système efficace me conseillez-vous pour un agenda partagé avec Monsieur Bout ?
  • permettant à chacun de nous 2 de savoir ce que l'autre a prévu mais aussi ce qui est prévu pour les enfants (genre "Rdv dentiste F." ; à charge de déterminer ensuite qui se coltine ledit RDV)
  • consultable sur smartphone et sur PC
  • consultable hors connexion même si évidement dans ce cas on n'a pas les dernières mises à jour
  • gratuit et simple d'utilisation car ni Monsieur Bout ni moi même ne sommes empereurs de la technique ou grands manitous du digital.

Si dans mon ignorance crasse j'oublie un critère essentiel à vos yeux : ne vous privez pas de détailler votre réponse en exposant en long en large et en travers ce que je devrais en fait chercher ("prends en une qui fait les œufs au plat"!) et les raisons derrière tout ça ("c'est bon les œufs au plat") .

Je vous écooooute !
Et vous remercie d'avance.

mercredi 4 septembre 2019

Ces choix cornéliens pour un bébé / bouquin

Quand on couve un bébé on a 9 mois pour se poser un maximum de questions existentielles, qui occupent de longs moments avec son cher et tendre, cogéniteur du bébé : 
on se prend la tête sur 
  • le(s) prénom(s), 
  • le duo parrain-marraine, 
  • la future chambre, 
  • la marque de la poussette, le mode de portage et le modèle du siège auto, 
  • les petits vêtements (surtout si c'est un premier) 
  • et la tronche du faire part 
  • (liste absolument pas limitative).
Bien entendu ces questions terribles ne font qu'annoncer celles qui suivront la naissance
  • j'allaite ou pas ? 
  • Combien de temps et comment ? 
  • J'ai opté pour une reprise d'activité pro à tel moment (ou non), était ce une bonne idée ? 
  • Mince on me dit ci et ça est-ce que je ferais fausse route ? 
On se prend de passion pour tout plein de sujets insoupçonnés jusque là et on élargit son vocabulaire (érythème, DME, motricité libre,...)

Ben un bouquin c'est pareil : on a un certain nombre de mois avec son éditeur, à triturer dans tous les sens
  • le texte, 
  • les mots utilisés, 
  • la ponctuation, 
  • le titre bien sûr, 
puis on se pose des questions sur 
  • la mise en page, 
  • les illustrations, 
  • la couverture, 
  • les marges, 
  • la police, et au passage on apprend aussi des mots: moi perso avant, l' "empattement d'une police" ça ne me disait rien. (je vous rassure ça ne me dit toujours rien mais j'ai compris que ça comptait dans mon bouquin parce que ça influençait 1.la lisibilité de ma prose 2.le nombre de mots que je peux infliger à mes lecteurs caser sur une page).
Et bien sûr tout ça n'empêchera pas les questions terribles après la naissance parution : 
  • est ce que ça va attirer ? 
  • Est-ce que les gens attirés ça leur plaît? 
  • Est-ce que ça leur sert ? 
  • Est-ce que ça change quelque chose pour eux ?
  • Est-ce que j'aurais pas du faire plus ci, moins ça, et surtout choisir un empattement de police différent ?

Heureusement on peut toujours demander des avis sur tous ces sujets qui monopolisent nos pensées. Des avis nous plongeant éventuellement dans une perplexité encore plus profonde qu'avant d'avoir osé lancer une consultation nationale... Mais c'est le jeu Simone !

Alors aujourd'hui j'en profite et profitez-en aussi : je vous reparle de la couverture !

Mais avant cela... le moment est aussi venu de vous en dévoiler un peu plus sur ce qu'il y a sous la couverture !

Que pourra-t-on trouver dans ces
"200 moments de parentalité positive (ou pas)"?
  • beaucoup d'exemples pratiques (100% de vécu... mais paaas forcément 100% de réussis ;-) )
  • assaisonnés de l'analyse nécessaire pour transplanter ce qui inspire le lecteur dans son vécu bien à soi
  • des références précises pour aller plus loin
  • une bonne dose d'humour 
  • et de la déculpabilisation !
 Sortie en librairie prévue dans 6 semaines
Et précommandes possibles dès la semaine prochaine a priori !

Pour ce faire, il nous reste quelques broutilles à finaliser, dont justement cette fameuse couverture.
Sur le principe elle est restée proche de celle que je vous avais présentée initialement mais elle a évolué quand même, et surtout grandi en âge et en beauté.
Mais ceci ne nous empêche pas de nous prendre le chou sur quelques menus détails... Que voici ! Sur ces 4 couvertures je vous facilite le jeu des 7 différences.
  • Y en n'a pas 7
  • Y a une variation sur le 200
  • Et des variations concernent la manière dont la très chouette boîte à outils qui termine le bouquin est annoncée.

Alors, qu'en dites-vous ?
Que préférez-vous, qu'est-ce-qui vous donne une envie irrésistible de vous jeter sur le livre pour le dévorer et l'offrir à tous vos potes ?

AVERTISSEMENT- POUR VOTRE SÉCURITÉ
si tout le concept de la couverture ne vous plaît pas, faisez gaffe (oui oui) (comme on fait gaffe face à ce que nous inspire un choix de prénom malheureux : "ah, Isidore-Gontran? Hummmm.... Intéressant. Dans l'autre sens ça ferait GI en initiales").

A ce stade
  • Mes hormones de grossesse publication (si si ça existe) me rendent sensible voire d'aucuns diraient susceptible (c'est de la médisance). Certains iraient jusqu'à sous-entendre dangereuse mais... PAF. C'est curieux ils ont disparu subitement. D'autant que
  • Mon Pc a rendu l'âme (sans sauvegarde) il y a quelques heures. Gnnnnnn.

Après ces quelques précautions d'usage, je vous laisse découvrir les options possibles, et je lirai vos commentaires avec joie !

(bon, et vous savez quoi ? 
Un livre, c'est vraiment comme un bébé :
 dans ces toutes dernières semaines de compte à rebours, on a hâte qu'il sorte, 
et en même temps, quand il sera sorti, il ne nous appartiendra plus. 
Chaque livre avancera seul dans le vaste monde.
Snif.
Mais : Whaouuuuuu !!!)









lundi 6 mai 2019

RECHERCHE : quel cadeau pour un garçon super bricoleur ?

Vous connaissez l'histoire du Vilain Petit Canard ? Ce bébé Cygne tombé par hasard dans une famille de canards ?
Bon eh bien, chez nous, c'est le Doué Petit Bricoleur : je ne sais pas par quel hasard Monsieur Bout et moi-même, dont les capacités et l'enthousiasme pour le bricolage sont... euh... mythiques au sens littéral du terme, nous retrouvons parents d'un enfant doué pour le bricolage et aimant cela.

Les signes sont pourtant là
  • dès l'âge de 3 ans, le grand succès des mallettes de meccano et assimilés

  • un amour manifesté également pour les activités  / travaux manuels que j'avais pu trouver sans que cela me demande, moi, trop de choses
  • des prises d'initiatives sur le mobilier, allant au delà du grand intérêt démontré aux (rares) moments bricolage de Monsieur Bout. A l'automne dernier, F. avait ainsi épaté la mamie au pair de l'époque en démontant et remontant une petite chaise Blikeblük tout seul
  • ces temps-ci, de très nombreux moments particuliers impliquent colle, ciseaux, attaches parisiennes, baguettes… il invente des trucs ou reproduit / modifie des bricolages probablement faits en classe (ben oui, puisque ça ne risque pas d'avoir été fait à la maison….)
  • j'ai été très (trop) souvent absente (bicoz boulot) depuis la mi-mars et un soir de déplacement où F. en avait gros sur le cœur, Monsieur Bout l'a retrouvé pleurant à chaudes larmes dans sa chambre… mais m'ayant confectionné une maison en 3D, à base de papier canson et scotch. (oui, je confirme : quand votre conjoint vous raconte cela au téléphone, votre cœur se brise)

  • Truc ultime : Leon, le fils de Coralie, est devenu une référence à la maison. Léon et son coin bricolage, Léon et les bricolages faits avec lui, Léon et les trucs qu'on pourrait bricoler avec lui,...

Bref : tout ça ne vient pas de nous, mais quand même, hein, nous sommes prêts à soutenir. Surtout si ça peut nous permettre de lui refourguer confier l'intégralité du bricolage de la maison d'ici 2-3 ans, hum ?

Alors je vous demande : 

quelles suggestions lumineuses auriez-vous pour un cadeau pour F., dont les 6 ans approchent à grands pas 
(mais je vous demande quand même vos idées plusieurs semaines à l'avance, applaudissez-moi !) ?


("le même coin bricolage que Léon" = je ne vois pas comment. 
Notre cave à nous est sous le jardin, froide, humide, inhospitalière au possible)


jeudi 11 avril 2019

Couverture de Bébé

Evidemment, si vous cliquez sur ce billet en pensant découvrir le tuto DIY d'une supeeeerbe couverture réalisée au crochet ou au tricot… ben c'est raté.

Cela signifie que vous n'avez lu, ni
1. certains vieux billets ne laissant guère de doutes sur mes capacités en travaux manuels
2. le billet tout récent annonçant l'arrivée prochaine de ce fameux Bébé-surprise.
Honte sur vous.

Une fois que vous aurez remédié à cette ignorance crasse (!), prenez donc le temps d'admirer les 2 ébauches d'illustration de couverture réalisées avec amour et talent par mon amie Claire Soldaini (cœur cœur cœur).

Eh oui ! 
Comme tout bébé, ce bouquin aussi suscite, bien avant sa naissance, de nombreuses interrogations sur la meilleure manière de lui tenir chaud et de lui assurer un look attirant à même de susciter suffisamment d'intérêt pour donner envie de se pencher dessus.

Alors, profitez-en, pour une fois : votre avis sur la question ? une préférence, un coup de cœur ?




(Claire avoue volontiers qu'elle s'éclate à dessiner mes cheveux. 
Je crois que ça se voit.

Et bien évidemment, JAMAIS je ne suis aussi en colère que ce que suggère la deuxième illustration.
JAMAIS !! 
C'est rien que des mensongetés Monsieur ! - qui identifiera l'origine de la citation ? )


lundi 3 décembre 2018

2ème rentrée pour F. - et grandes interrogations

Après 2 années à être instruit à la maison, puis de looongues et agonisantes réflexions, F. a fait sa première rentrée scolaire en septembre, dans une école Montessori à 10 minutes de chez nous ; rentrée impeccablement bien passée, et tout allait plutôt franchement bien dans le monde scolaire de F.. 
Chose que j’appréciais d’autant plus qu’en parallèle, dans le reste du monde de F., tout n’allait pas forcément aussi bien, looooin de là. Notamment sur le plan des relations à notre mamie au pair arrivée une semaine avant ladite rentrée (mais oui, mais oui, je vous ai promis depuis longtemps un petit rapport sur cet épisode de nos aventures mamie-au-pairesques. C’est toujours prévu. Ça viendra… un jour.)

Bref. 
Puis vint un beau matin d’octobre où l’éducatrice de la classe 3-6 ainsi que la directrice de la petite école Montessori qui accueille donc F. 4 jours par semaine me dirent, au moment où je déposais F.
« Est-ce que nous pourrons vous voir ce soir au sujet de F. ? »

Aaaaaaah !!! Si il y a bien une phrase redoutée par tout parent d’enfant au comportement instable, c’est celle-là ! 
Mon fils se tenait plutôt fichtrement bien à l’école, sans frôler la perfection, mais tout de même, je restais inquiète. Ses éducatrices me le rendaient généralement avec le sourire (non, pas un sourire de soulagement. Mauvaises langues !) et à ma question "ça s’est bien passé ?" m’avaient jusque là toujours rassurée d’un oui franc et massif, sauf une unique fois où l’une d’elle m’avait demandé de rester avec F. pour parler d’un épisode regrettable survenu pendant la journée. 
Mais là… Mon fils avait-il basculé du côté obscur de la Force ? Qu’allais-je apprendre ?

Prête au pire, le cœur battant à environ 480 (non, sans exagération aucune, bien entendu), je hasardai un
« Euh, ouiiiiiiii, c’est…. à quel sujet ? » [ton d’un Gaulois s’attendant à ce que le ciel lui tombe sur la tête]
« Oh, nous pensons que F. serait prêt à passer de la classe 3-6 à la classe 6-9 ans et nous voulions en discuter avec vous. »


Ouf. Soulagement intense.
Mais de courte durée. Ayant donc accepté le RDV en fin de journée, je remontai en voiture et mon petit cerveau se mit à carburer.

Changer mon fiston de classe ? Alors qu’il venait tout juste d’y prendre ses marques ? Qu’il y était heureux comme un pape ? Qu’il s’était attaché à ses éducatrices et que ce qui se passait en même temps avec notre mamie au pair me montrait à quel point un tel attachement était précieux ? Qu’il parlait volontiers du moment où il passerait dans « la classe des Grands » mais dans des mots qui montraient qu’il était très content d’être dans la classe des Moyens pour le moment, et que ce passage viendrait en son temps ?

Arracher mon F., que ses angoisses de séparation avaient rendu très sensible aux changements, à un environnement tout fraîchement apprivoisé ?

Aaaaargh.

J’en étais toute retournée. Après avoir taaant tergiversé avant de l’inscrire, j’étais absolument ravie de la manière dont ça se passait et franchement, hein, pourquoi changer une équipe qui gagne.
Cet espèce de coup de pied dans la fourmillière me chamboulait donc bien.

La discussion du soir me laissa dans un profond état de perplexité, face à un dilemme cornélien

Dans les pour, il y avait notamment
  • Le fait qu’ayant vu « beaucoup de choses avec vous, Madame, bravo » (zou, un point pour l’IEF 😉 ), il était prêt intellectuellement
  • Le fait qu’effectivement, F. se met au niveau des enfants qui l’entourent : il adore être avec des grands et cherche à les imiter ; mais agit de manière avec les plus petits. Etant parmi les enfants les plus âgés de la classe, il imitait allègrement les petits
  • Le besoin de stimulation et émulation intellectuelle : c’était une des raisons pour lesquelles nous avions finalement pris la décision de le scolariser cette année. 
    • F. a besoin d’être un peu « poussé » pour travailler, et rien ne le pousse aussi bien que de voir d’autres enfants faire des choses intéressantes. Mais étant parmi les plus âgés et les plus avancés en 3-6, il avait très peu de plus grands à observer dans des activités complexes. Du coup il n’allait pas forcément vers les activités de son âge et de son niveau, mais restait tranquillement à faire les activités qu’il maîtrisait déjà (genre les versés). 
    • Le but du changement de classe était donc de le tirer vers le haut, en restreignant son accès aux activités « de petits » et en lui ouvrant les perspectives « des grands ».

Dans les contre, je notais
  • La peur qu’il ne s’attache pas aux éducatrices 6-9 comme il avait pu le faire à celles de l’ambiance 3-6. (je dois avouer qu’au départ, celles de 6-9 que je ne faisais que croiser me semblaient moins chaleureuses)
  • Le choc du changement
  • Le souci de privilégier un environnement où il était affectivement bien, plutôt qu’un qui soit peut-être intellectuellement plus favorable mais affectivement moins chouette.
  • Le fait qu’autant en 3-6 il y a une stagiaire allemande présente la moitié du temps, autant ce n’est pas le cas en 6-9. Donc peu d’exposition à la langue allemande sur le temps d’école

Cependant, 2-3 discussions avec les personnes impliquées plus tard (oui, j’ai été « la maman relou »), j’ai réussi à me rassurer
  • Faire un peu plus connaissance avec les éducatrices 6-9
  • Réaliser que pour l’estime de soi un peu chancelante de mon F., la stimulation intellectuelle et le sentiment de réussite qui l’accompagne participait aussi de son équilibre affectif
  • Apprendre que ce changement était proposé à 2 autres enfants en même temps qu'à F., et qu’il était prévu toute une période de transition pour les accompagner : des périodes de plus en plus longues passées chez « les Grands » sur les 2 semaines précédant la Toussaint, avant une bascule définitive à la rentrée de Toussaint
  • Discuter avec la directrice sur la manière dont elle pouvait s’arranger pour que F. soit quand même un peu quotidiennement, même 1/2h par jour, exposé à de l’allemand à l’école.
J’ai dit banco !

Je ne regrette pas.


F. a donc fait sa 2ème rentrée à la Toussaint, avec changement de classe.
Clairement, cela a été affectivement difficile pour lui : autant il n’avait pas versé une larme début septembre, autant il a pas mal pleuré début novembre, et est resté tristoune toute la matinée du premier lundi. 
Lui qui allait à l’école très volontiers y est allé en traînant les pieds les premiers jours de novembre. Il a abondamment questionné ce changement, et a annoncé que, quand il serait plus grand et saurait bien lire et écrire, il n’aurait plus besoin d’aller à l’école.

Mais c’est passé ; et je vois maintenant chaque jour à quel point être dans un environnement plus porteur intellectuellement lui convient bien. Il se développe sur plein d’aspects, que ce soit scolaire (gros intérêt pour l’écriture) ou comportemental.

Quant à la première réunion parent-prof que j’ai pu avoir avec ses nouvelles éducatrices… j’ai été très émue de voir avec quelle sensibilité elles accueillaient mon fils, avaient su repérer certains de ses modes de fonctionnement, certaines de ces fragilités, et cherchaient à l’aider de concert avec moi.

Et donc F. se projette maintenant allègrement dans cette classe jusqu’à ses 9 ans.


Là, en théorie, c’est le happy end du billet.


Ha ha.


Parce qu’à peine avais-je dit oui à ce changement, est arrivé un mail collectif informant que ladite classe 6-9 ans fermerait à la fin de l’année (bicoz effectifs insuffisants donc problème d’équilibre financier donc pour que l’école puisse tenir il vaut mieux la remplacer par une 2ème classe 3-6 qui elle n’aura aucun problème à se remplir)


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH


A la lecture de ce mail, j’ai cru crever.

Moi qui étais ravie, moi qui avais l’avenir de F. tout tracé pour les 3 ans à venir, qui n’avais qu’à me demander si je voulais également y envoyer E. ou la garder en IEF, PAF. Tout à revoir. (m'enfin, hein, ne l'avais-je pas prédit quelque part ?)
Bonjour la charge mentale, cette idée ne m’a pas quittée ces dernières semaines.
Devoir abandonner une école alliant de nombreux bienfaits
  • Sérieux dans la pédagogie Montessori pratiquée (personnes bien formées, etc)
  • Bienveillance dans le rapport à l’enfant, sans dureté, ni laxisme
  • Proximité géographique (10 minutes de voiture)
  • Tout petits effectifs : en tout, l’école accueille moins de 50 enfants.
  • Et en plus, l’allemand
Vraiment : AAAAAAAAAARGH


Mais quelles alternatives ?
  • Revenir à l’IEF pour lui ? J'avoue, un petit bout de moi a été tenté, celui à qui notre liberté d'antan manque
    • Mais vraiment, en ce moment, je vois trop à quel point F. tire avantage d’un enseignement collectif, et indépendant de sa sœur ou de sa mère. (même si, hihihi, depuis qu’il a repris en 6-9 il me demande fréquemment des temps dans la salle de classe durant ses jours off !). 
    • Autant ce n’est pas le cas pour E., à qui l’IEF convient fort bien, autant pour lui, vraiment, … 
    • Et moi aussi, ça me fait un bien fou.
  • Le mettre dans le système « normal » ? Impensable, pour le coup. Au vu de son mode de fonctionnement, je ne peux risquer de le faire atterrir dans un environnement dont la bienveillance laisserait à désirer. Or, si il existe un tas de classes bienveillantes dans des écoles "normales", je n'ai pas moyen d'assurer à mon fils d'intégrer l'une d'elles.
Je me suis donc lancée dans la quête d’une autre école pour l’an prochain… Et c’est là où je vous sollicite comme annoncé, ô mon public ; car je ne suis pas sans savoir qu’école Montessori n’est pas égale à école Montessori, 
  • que dans certaines la formation et/ ou la pratique des éducatrices laisse à désirer, 
    • que cela aboutisse à trop pousser les enfants dans un souci de performance (une tentation bien compréhensible dans les Yvelines où Montessori est souvent perçu, par certains parents/payeurs, comme une fabrique à petits génies), 
    • ou que cela se traduise par le fait de les laisser un peu vivre leur vie sans l’appui d’un cadre assez porteur
  • que le rapport à l’enfant peut se rapprocher d’une sévère discipline, ou basculer dans le laxisme / camouflage des problèmes (tant que les parents paient, pas de vagues)…

Bref, ce sont mes deux critères principaux. Je sais que je dois faire une croix sur l’allemand (je compterai donc uniquement sur nos mamies au pair), quant à la proximité…. je vais essayer de limiter la casse.

Du coup, j’ai en tête
- Une école qui vient d’ouvrir près de chez nous, l’école des Orchidées à Port-Marly. 
- L’école Bilingue Maria Montessori de Versailles
- L’école Montessori Bilingue de Rueil Malmaison
- Celle de Saint Nom la Bretèche

Or, comme je sais que le label Montessori d’une école ne veut rien dire puisqu’il n’est pas protégé, je suis consciente que c’est surtout à l’usage qu’on peut savoir quelles garanties offre telle ou telle école.

Alors : si vous connaissez des gens ayant ou ayant eu récemment leurs enfants dans un de ces établissements, et que vous avez moyen de me faire parvenir des avis et / ou les coordonnées de personnes prêtes à me dire leur expérience, pliiiiiiiiiz, je suis toute ouïe. Y compris par mail, hein, si discrétion souhaitée.



Parce que là, hein, je vous avoue que je n’en mène pas large.



mercredi 23 mai 2018

IEF ou école Montessori ?

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhh !!!!

Un petit article tout chaud (ciel, deux billets de blog à 48h d'intervalle, cela faisait très très longtemps que ça n'était pas arrivé...) pour cause d'actualité brûlante.

Le fait d'instruire ses enfants soi-même est, comme beaucoup de choix éducatifs, un choix qu'il vaut mieux être prêt à reconsidérer régulièrement, au besoin pour le confirmer.
J'avais exposé, il y a deux mois, les grandes questions que je m'étais posées à ce sujet pour F. durant l'hiver, notamment en raison du fait qu'il allait mal. Pour finir par conclure que nous resterions en IEF l'an prochain.

Et j'étais très bien avec cette décision, et j'en ai profité pour reprendre peu à peu le chemin d'une petite vie professionnelle, et j'avais même repéré les avantages que présente l'IEF pour mener une vie pro, justement.

Ceci dit, parmi les points qui avaient aussi facilité la décision, il y avait aussi un détail, oh, vraiment, une broutille : le fait qu'a priori l'école Montessori qui nous plaît (la seule possibilité de scolarisation que je puisse envisager pour le moment pour F. . Vu son mode de fonctionnement, une scolarisation eu milieu normal me semblerait beaucoup trop risquée) n'avait de toute manière pas de place libre l'an prochain.

Si ce n'est que ce matin, en y amenant F. puisqu'il y est inscrit pour les activités du mercredi, la directrice m'a informée du fait que, finalement, si je voulais, une place s'était libérée. 

Aaaaaaaaaaaaah. (oui, je me répète)

Depuis, j'ai un petit vélo dans la tête.

Au départ j'étais en mode 'ben je vais lui dire non merci",
  • ma reprise pro signifierait qu'au moins un à deux soirs / semaine, ce n'est pas moi qui irait le chercher, et il n'y aurait pas "les autres jours" où nous serions toute la journée à la maison pour compenser : assez de temps avec Maman ?
  • et les soirs où j'anime des ateliers, ce serait encore pire
  • ça prive E. de compagnie pendant 4 jours par semaine, de 8h30 à 15h45
  • ça fait une logistique, des horaires, plus lourds; même en terme de liberté pour les sorties, du coup
  • idem, je ne le vois plus participer à plein d'activités extra-scolaires, il aura déjà suffisamment de contraintes
  • ce n'est pas ce que j'ai vendu à notre mamie au pair 
  • et puis même si ce n'est pas un choix forcément définitif et éternel, quand même, un retour à l'IEF pour des classes plus grandes me semble plus compliqué / intimidant que la simple poursuite de l'IEF dans la continuité (ne serait-ce que parce qu'on "grandit" avec l'enfant en IEF, nous aussi on augmente la complexité de ce qu'on réussit à proposer)
mais 
  • Monsieur Bout, à qui j'ai envoyé un sms dans la foulée, mais plutôt en mode informatif, m'a rappelée aussi sec, et penche en fait plutôt pour le oui, 
  • ma petite nièce est très heureuse là-bas, le personnel est top et F. les apprécie beaucoup : c'est une vraie chance, car vraiment, "école Montessori" n'est pas égal à "école Montessori", mais celle-ci est chouette
  • F. est quand même très en demande de contacts au quotidien, 
  • la psy de F., que j'ai appelée afin de récolter aussi son avis à elle, me dit que ça pourrait être le bon moment
  • l'effet groupe pour apprendre serait vraiment pas mal
  • et si (si...) je réussis enfin à démarrer mon activité RH, j'aurai de quoi financer cela sans trop de souci. Si non, on peut encore y arriver, en tous cas cette année.

Coté "allemand": il passerait moins de temps avec notre future mamie au pair, mais à l'école une des langues pratiquées est l'allemand.

J'ai 48h (ben oui, y a d'autres gens sur liste d'attente) pour discerner quel sera le meilleur chemin pour F., pour moi, pour notre famille.

le dilemme cornélien peut aller se rhabiller !


Aaaaaaaaaaaaahhhhhh ! (ter)

jeudi 22 mars 2018

IEF : continuer ou pas?

La décision de faire IEF repose souvent sur tout un ensemble de raisons
Mais entre ce qu'on imagine et ce qu'on vit, en particulier avec ce que la vie comporte d'imprévus, cela peut changer... et certains constats peuvent venir orienter, voire ébranler le projet.


Quand je me projetais dans notre futur strasbourgeois, notre école-maison me semblait avoir incontestablement de beaux jours devant elle chez nous:
  • ça allait globalement bien, F. progressait tout à fait correctement même si je trouvais qu'il était parfois difficile de le mettre / garder au travail : mais tout de même, 
  • j'appréciais globalement bien ma vie de maman IEFeuse, nous profitions énormément du rythme familial que cela permettait, et de beaucoup d'autres avantages de l'IEF 
  • mes ambitions professionnelles s'étaient pas mal tiédies et je me satisfaisais de perspectives d'activité pro très minimales 
    • principalement constituées d'interventions ponctuelles dans l'enseignement supérieur, dans un premier temps; 
    • à plus long terme (mais vraiment à plus long terme), je réfléchissais à rajouter à cela un peu d'animation d'ateliers Faber et Mazlish
    • mais bon, tout cela allait rester très minime et en aucun cas empiéter sur ma disponibilité pour l'IEF
    • et même si financièrement, nos perspectives à moyen terme pouvaient évoluer de manière moins confortable, cela pouvait rester encore compatible avec une activité aussi réduite, pour peu qu'on fasse des efforts de budget ailleurs.
  • aucune école proche ne pouvait me tenter, une fois que j'avais admis que celle de Saint-Dié était trop éloignée; l'IEF n'avait donc pas de concurrent "valable".
Du coup, bien que décidée à aborder la décision chaque année avec un œil neuf, je me voyais bien partie looongtemps en IEF (et je comptais bien que, chaque année, un Monsieur Bout encore un peu tiède à l'idée de tenir "trop longtemps" nos enfants éloignés de la "normalité", se laisserait convaincre de faire une année de plus.)


Puis vint le déménagement; et avec lui quelques effets collatéraux non-négligaables.
  • J'en avais identifié un immédiatement : la présence d'une chouette école Montessori (avec des vrais morceaux d'allemand dedans !) à proximité, me fournissait une alternative potentiellement acceptable (à 2-3 détails près : vérifier le sérieux et la bienveillance de la structure / des personnes qui la font vivre; et ... le coût, bien entendu)
  • D'autres me prirent par surprise : et notamment, le bouleversement causé par ce déménagement chez nos enfants, et notamment F.: d'abord traduit par des couchers pourris, il prit de l'ampleur et rendit le quotidien avec F. plus ou moins invivable.


Du coup, à Noël, le bilan provisoire "pour ou contre la poursuite de l'IEF" n'était pas brillant.

  • confiance dans l'avenir du projet (notamment aux yeux de Monsieur, mais pas que) un peu mise à mal
    • en effet, la première victime collatérale de ces soucis de comportement avait été notre créneau d'IEF quotidien : sitôt aménagée notre nouvelle et sublime salle de classe, celle-ci était très vite devenue le théâtre de conflits tels que j'avais préféré, prudemment, oublier pour un temps ledit créneau d'IEF, pour me focaliser sur la reconnexion.
    • A Noël, cela faisait 2 mois qu'il avait disparu, rien ne permettait d'espérer qu'une reprise pourrait avoir lieu dans de bonnes conditions, ça n'augurait rien de bon !

  • IEF, cela signifie "Instruction en Famille": il s'agit donc de lier très étroitement (ou de ne pas séparer, plutôt), certains apprentissages à la vie en famille. Pas évident, quand la vie en famille se passe mal. Or justement, avec le déménagement le comportement de F. est dévenu de plus en plus inquiétant: opposition, conflits, terreurs de séparation, mais aussi extinction quasi-totale de toute envie d'apprendre, de progresser, ou même de faire seul.
    • En parallèle, je remarquais bien qu'il était moins dans l'opposition, et plus intéressé pour manifester au moins un zeste de curiosité, en mon absence / avec d'autres personnes que moi.
    • Alors, à quoi bon continuer l'IEF si au fond, mon enfant, du fait de souffrances profondes, apprenait finalement beaucoup mieux avec quiconque d'autre que moi ? 
    • En décembre nous avons commencé à voir quelqu'un pour gérer tous ces problèmes, finalement identifiés comme en lien avec une grosse angoisse de la séparation qui avait engendré un refus de grandir chez F., et l'idée de le rescolariser l'an prochain a progressé dans ma tête : si son angoisse le conduisait à vouloir être un bébé avec moi pour mieux me garder près de lui, et donc à ne rien apprendre en ma présence, notre IEF était mal partie : sans doute valait-il mieux dissocier autant que possible les moments d'apprentissage des moments avec maman... 

  • Présence d'une alternative valable : l'école Montessori, où il allait une fois par semaine pour un cours d'allemand, m'a tentée de plus en plus : je voyais bien qu'il y était bien, et plus d'un signe m'avait rassurée sur l'approche très bienveillante (tout en sachant être guider l'enfant vers le meilleur) du personnel éducatif.

  • Alternative valable, certes, mais aussi valant... trèèèès cher : le coût est un aspect à prendre en compte, et les frais bien supérieurs à ce que coûte une IEF lambda me poussaient à espérer que la situation devienne suffisamment gérable pour que je puisse au moins attendre encore un an (l'année des fameux 6 ans) pour scolariser F. / ouvrir mon portefeuille ! 
    • mais un effet collatéral des difficultés rencontrées avec F. est que, alors que le hasard mettait sous mon nez de nouvelles possibilités professionnelles, ces difficultés m'ont donné justement très envie d'aller respirer un autre air que celui de ma maison. Ce qui permettait de financer les frais de scolarité.
    • Passer moins d'un temps conflictuel avec mes enfants, pour leur permettre d'apprendre sereinement loin de moi pendant que je faisais quelque chose d'épanouissant, et nous retrouver ensemble de manière plus brève, certes, mais plus apaisée... Une perspective à considérer.

  • Nouvelles perspectives professionnelles d'autant plus difficiles à négliger que, de nouveau, des réflexions pro du côté de Monsieur laissent augurer des changements de niveau de vie assez conséquents à moyen terme. Or, autant en Alsace nous pouvions digérer ces changements en revoyant uniquement la partie "dépenses" du budget, autant en région parisienne, avec un crédit tout frais sur le dos, il sera nécessaire de faire quelque chose pour gonfler la partie "revenus" : que la Gwen vienne compenser, au moins en partie, la diminution du chiffre figurant dans la ligne "Salaire Monsieur Bout". 


  • Et enfin, dernier point qui s'est peu à peu cristallisé : je suis toute contente, en ce moment, de consacrer beaucoup de temps à une petite reprise pro. Cette reprise pro est calibrée de manière à permettre, en parallèle, la tenue de nos créneaux IEF. Et je consacre un peu de temps aussi à la préparation de notre IEF. Mais justement, l'IEF, cela demande bien un double investissement : le temps passé avec l'enfant, mais également le temps de préparation
    • C'est là que le bat blesse : aurai-je le temps de préparer une IEF plus lourde ? En d'autres termes, que se passera-t-il quand F. aura atteint l'âge de l'instruction obligatoire, qu'une inspection nous pendra au nez, et qu'il me faudra (sauf unschooling mais ce n'est pas la voie que j'envisage) structurer et donc préparer davantage notre IEF ? 
    • Aurai-je le temps... et surtout, l'envie ? 
      • Je le vois bien en ce moment : quand je prends du temps pour avancer sur mes dossiers en cours, je vais plus spontanément vers ce qui se rapproche du pro, que de l'IEF. Ce n'est pas grave, je gère à la cool, en me disant que dans la pédagogie Charlotte Mason, de toute manière, c'est "rien de formel avant 6 ans". Donc ce que je fais c'est bien, si je ne fais rien c'est bien aussi. Argument qui fonctionne très bien... avant 6 ans. 
      • Bref, je ne suis pas sûre d'avoir envie d'investir autant de temps que ce que j'admire chez les voisines, pour concocter de jolis programmes assurant à mes enfants l'acquisition des connaissances nécessaires chaque année.


Vraiment, la décision de faire / poursuivre l'IEF, c'est un choix à tiroirs ! 
De nombreux facteurs rentrent en ligne de compte, et il faut considérer les besoins de chacune des parties prenantes
  • besoin de l'enfant,  
  • besoin du parent IEFeur, 
  • besoin aussi de l'autre parent (chez Monsieur Bout : être rassuré). 
Et il y a aussi les besoins des autres membres de la famille : quel serait l'impact, sur E., d'une scolarisation de F. ? 
  •  Elle perdrait son compagnon de jeux et d'apprentissages, au moins pendant une grosse partie de la semaine. 
  • Et en ce moment notamment, l'effet d'entraînement de la présence du plus grand est incontestable. Un exemple au parmi tant d'autres : à force d'être à proximité quand F. manie ses lettres rugueuses, E. commence à en reconnaître un certain nombre, et manifeste beaucoup d’enthousiasme pour le sujet.



Etat des réflexions chez nous :

F. allant teeeeellement mieux (et étant, du reste, encore sur une pente ascendante : les progrès continuent !!), cela se voit aussi sur les apprentissages, et je ne me pose plus la question de la scolarisation l'an prochain: ce sera IEF, et ce sera très bien : 
  • garder le rythme fort agréable que nous avons à présent réussi à prendre, 
  • garder tous les avantages de l'IEF, 
  • et garder... mes sous: j'aurai d'autres manières de me libérer du temps pour faire vivre mon bébé, ma micro-entreprise toute neuve.
La question demeure en revanche ouverte pour l'année suivante, et va me demander quelques efforts d'organisation et d'introspection : quelle part de mon énergie suis-je prête à investir pour qu'une IEF soumise à inspection se passe bien ? 
Une alternative sur laquelle je pourrai également me pencher, et qui pourrait m'éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain, sera de passer par un CPC. Mais là encore, il y a le coût, il y a le temps passé à choisir ZE Cours Par Correspondance auquel je ferai confiance, l'énervement possible si des choses ne m'y conviennent pas / ne conviennent pas à mon enfant, voire le temps passé à "adapter", qui pourrait réduire à néant l'intérêt d'avoir recours à cette aide.

Bref, beaucoup de réflexions en cours, que j'ai voulu partager avec vous car elles illustrent bien, je pense, la complexité du choix et la diversité des réponses qu'on peut donner à cette question :
 IEF, continuer ou pas ?