Vivre à l'ère des smartphones nous offre des possibilités de malade
- qu'est ce que c'est pratique de pouvoir récupérer un max d'informations comme ça, n'importe où !
- en ce qui me concerne, mes premiers pas sur smartphone m'ont ouvert un univers infini ou presque : celui qui m'entoure physiquement.
- Avoir un GPS sur moi en permanence m'a subitement permis de m'aventurer sans crainte en dehors de chez moi, là où me rendre seule dans un nouvel endroit (ou même un endroit où j'étais allée plusieurs fois, ça ne change pas grand chose hélas) était une quasi garantie de Gwen-perdue-au-fond-des-bois ou dans un quartier à l'opposé de sa destination initiale; ou même à 2 rues de là où elle voudrait aller mais en pensant être à mille lieues.
- J'ai le pouvoir absolu ! Je peux aller où je veux.
- Tenez, en écrivant ce billet, une interrogation me vient : aurais-je pu exercer mon métier actuel sans smartphone ? Je ne bosse jamais au même endroit, mes RDV de la journée peuvent se répartir sur 3 ou 4 lieux différents (avec toutefois des progrès dans l'optimisation logistique de mon planning), et, même si j'ai mes adresses fétiches où donner RDV à mes coachés, j'en explore régulièrement des nouvelles. Comment aurais-je géré cela sans guide caché dans ma poche? J'en frissonne.
Le souci, c'est que clairement notre cerveau d'homme préhistorique n'est pas du tout fait pour gérer un smartphone et les stimulations de malade, aussi, dont un tel appareil le submerge en permanence.
Le cerveau de l'humain.
En tout cas, et on ne peut plus clairement, celui de l'humain que je fréquente de plus près : la Gwen. Et j'ai bien l'impression que le TDAH tapi dans un coin de chez moi n'arrange rien à l'affaire.
La capacité de ces quelques cm3 à aspirer mon temps et mon énergie dans un trou noir sans fond m'a obligée à me poser pas mal de questions / passer en revue différentes hypothèses d'action.
1. La première a été de faire preuve de plus de volonté, mieux me discipliner, etc.
Me dire que j'allais ne pas y toucher entre telle et telle heure, ou tant que j'aurais pas terminé telle chose, ou pas à tels moments (par exemple quand je suis avec les enfants) Moui.
Mouimouimoui.
Mes bonnes résolutions ont tenu différents intervalles, entre 2-3 jours et 2-3 secondes, selon les moments. Un bouquin ex-cel-lent dont je viendrai bientôt vous parler (oui, celui dont mon dernier billet contenait un extrait. Teasing n°2) l'explique d'ailleurs parfaitement :
- la discipline, la volonté, on en a des stocks très limités, (même si bien évidemment c'est difficile à admettre quand on a été biberonné à coups de "c'est [qu']une question de volonté")
- donc ne compter que dessus pour adopter ou éviter un comportement, c'est s'exposer à tomber très vite à court de stocks et paf, le naturel revient au galop.
Il me fallait mieux, plus fiable.
2. M'en passer complètement.
Ca aussi, j'y ai bien pensé, hop, ce serait radical. Eliminer le problème à la racine. Revenir à un bon vieux 9 touches.
- Après tout, un increvable Nokia 3310 m'a suffit longtemps, je n'ai été équipée d'un smartphone que lorsque mon tout dernier employeur m'en a gracieusement mis un à disposition. C'est-à-dire en 2016. 8 petites années seraient elles irréversibles ?
- Ben... cf préambule de ce billet, il y a quand même trop de trucs bieeeen pratiques associés à mon smartphone pour que je réussisse à m'en passer maintenant. Il me sert énormément dans ma vie et dans mon boulot.
En réfléchissant un peu, j'ai évalué qu'à ce stade, il n'était pas évident que le temps et l'énergie que me demanderaient la recherche et le maintien de stratégies de compensation de l'absence de smartphone (exemple au hasard: prévoir à l'avance tous mes trajets et avoir les plans correspondants sur moi) soient inférieurs au temps et à l'énergie que me coûte actuellement ledit maudit appareil.
Posé de cette manière, le problème s'est mué en une équation : plutôt qu'être en blanc ou noir, en tout ou rien, en "Open Bar Smartphone" ou "Vade Retro Cellulares".... la question s'est nuancée et est devenue la suivante :
Comment, à la fois
- diminuer au maximum la 2ème partie = le temps et l'énergie volés par le smartphone
- tirer un maximum d'effets positifs dudit smartphone, tant qu'à faire = récupérer d'une main ce qu'il me vole quand même de l'autre. Voire plus pendant qu'on y est (parce que je suis gourmande).
Héhé.
Bon, déjà, j'ai fait un truc tout bête, ça a été
3. revoir les systèmes de notifications
Retirer les notifs Instagram et Facebook, ça a déjà limité ce réflexe Pavlovien à chaque fois qu'un petit chiffre scintillant vient orner l'icône de l'appli.
Petit pas pour l'homme, grand pas pour l'humanité.
Mais surtout: au fil de ces 2 dernières années, j'ai mis la main sur 2 applis qui sont venues, chez moi, cocher,
- la 1ère: la 1ère case,
- et la 2ème: les 2 cases simultanément en commençant par la 2ème.
Ayant testé bieeeen des choses avant celles-ci, je vais donc, dans mes prochains billets, vous faire profiter de mon étude de marché.
Ce n'est même pas sponsorisé, donc mon compte au Bahamas restera aussi vide qu'inexistant, mais, la différence que font ces quelques Mo installés dans la mémoire de mon téléphone est telle (liberté mentale ; énergie ; efficacité) que je me gargariserai, à la place de mojitos couteux, de vos remerciements émus, j'en suis sûre, ce qui est probablement mieux, suis pas sûre que se gargariser à coup de mojitos soit franchement agréable.
Je ne sais juste pas encore par laquelle je vais commencer, hin hin hin...
Quoique si.
Bien évidemment, si vous-même vous avez fait de sublimes découvertes dans l'un ou l'autre sens, ni moi ni les autres lecteurs de ce billet ne refuseront catégoriquement d'en entendre parler.
Je suis même toute ouïe. Ceinture Bretelles c'est bien parfois.
















