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mardi 6 mai 2025

Consécration absolue - la parentalité rentable.

Il n'en fallait pas moins pour exhumer ce blog après quelques mois de négligence. 
(en plus, j'ai écrit des trucs ! mais pas au point de les publier. Bref)

Mais là, là, vraiment, les évènements de cette fin de vacances de Pâques requéraient un billet de blog, au profit des membres de mon lectorat qui me suivent depuis longtemps, principalement.
Et qui donc, par exemple, auront lu, voire même commenté, ce billet de 2019.

Très chers parents, le billet d'aujourd'hui est pour vous. Même si je l'enverrais bien à ma voisine, vous savez, celle-là (oui, bientôt 8 ans après, je pense encore à elle, parfois), qui m'avait prédit qu'à 15 ans mon fils finirait en maison de correction. 

Alors entendons-nous bien : le temps passant à la même vitesse chez moi que chez vous, F. n'a pas encore atteint l'âge de 15 ans. Nous fêterons ses 12 ans dans un gros mois. Dans l'absolu, la maison de correction a donc encore ses chances.

Mais, mais, mais, franchement, on a tous besoin en tant que parent de réaliser à certains moments que ça valait le coup d'investir autant d'efforts dans l'éducation de ses enfants.

Eh bien, chez nous, ça y est.
Il y a une douzaine de jours, nous avons profité de nos derniers jours de vacances pour faire une virée chez Ikea, et sommes rentrés avec 3 meubles (2 pour la chambre de F., 1 pour la chambre des 2 plus jeunes).
Dés le soir, 1 meuble et demi était fait. 
Le lendemain, tout était fini. 
Sans que Monsieur Bout ni moi n'ayons donné un seul coup de marteau !

F. a tout monté tout seul (y compris un meuble avec tiroirs). Du début jusqu'à la fin. En mode 
"Euh, je peux monter un meuble ? - OK..... 
C'est fait, je peux monter le suivant ? - OK..."


La Liberté vissant le peuple

 

Pour nous qui haïssons le bricolage, c'est, oui, vraiment, une consécration. 
Contre toute attente, nous avons fait pousser un bricoleur, et ça y est, nos efforts éducatifs ont atteint un premier seuil de rentabilité : les nuits difficiles  ? (pas nombreuses nous avions été vernis) Les crises? (nombreuses, elles) Le temps passé ? L'argent utilisé pour le nourrir (punaise qu'est-ce qu'il mange maintenant !?), l'habiller ? RENTABILISE : de la gnognotte si cela peut nous épargner du bricolage.

Et du coup, pour le moment, notre fiston ne se destine pas à la maison de correction, mais trouve que monteur de meubles chez Ikea ça pourrait être sympa.
Il fera ce qu'il voudra, mais une chose est sûre : il devient trèèèès facile d'envisager des virées Ikea maintenant qu'on sait que ça ne veut plus dire se farcir le bricolage derrière.
La quille.

(alors, oui, normalement c'est d'une sculpture dentelée sur chêne centenaire réalisée avec une fourchette et un cure-dents que F. aurait du s'acquitter, ça aurait fait tellement mieux sur les réseaux. 
Meuble Ikea, c'est peu glamour, pas exigeant, machin. 
Hypothèse 1 : Nous n'avions pas de chêne centenaire sous la main.
Hypothèse 2 : Monsieur Bout et moi avons le bonheur facile.
Vous tirerez vos propres conclusions.)

HABEMUS BRICOLAM !

lundi 15 mars 2021

10 Faits Divers d'hiver

Hiver COVID, machin, plein de choses se passent, y compris et surtout aussi chez moi. 

Voici donc quelques chiffres et faits d'hiver. 


  • 1. J'ai dégivré mon congélo. 

Pour la première fois depuis notre emménagement. Je vous laisse le soin de faire de l'archéologie dans le blog pour voir à quand remonte ledit emménagement, et de relire ce billet qui correspond donc bien à l'enseignement que vous pouvez en tirer. Hum hum. 

Mais surtout CLAP CLAP. Maintenant, ce n'est plus simplement une bouffée de froid que je me prends quand j'ouvre ledit congélo, mais une bouffée de fierté. 

Limite je m'attends à ce que mon public en délire me fasse la holà. Vous voulez bien ?


  • 2. Le Boubinours a eu sa première dent ! 

A 9 mois et quelques, je suis déboussolée. (Après 13 mois pour F. et 11 et 1/2 pour E.). Déboussolée, certes, et puis mordue, du coup. Humpf.


  • 3. 3 manifs, beaucoup de visio, et encore davantage de mails 

C'est mon activisme politique du moment sur le front de la bataille pour le maintien du droit à choisir le mode d'instruction de son enfant. Des choses ont bougé, car cela a permis de sensibiliser beaucoup d'élus à la réalité de ce qu'est l'instruction en famille, loin de l'image d'Epinal qu'ils s'en faisaient (50% islamiste radical, 50% hippie élevant des chèvres dans le Larzac), mais on est encore bien loin du compte.

L'occasion d'admirer le haut niveau de langue de bois de certains, et la manière dont on peut aussi si joliment redéfinir les mots : soumettre une liberté à autorisation, visiblement, y en a que ça ne choque pas.


  • 4. 1 dossier constitué pour une triple problématique
Celle de l'inscription d'E. dans sa future école pour la rentrée de septembre 2021, avec saut de classe / maintien de l'allemand / conservation autant que possible d'une certaine bienveillance. On croise les doigts et les orteils !


  • 5. 3 fois par semaine
C'est ma peau contre la sienne C 'est en moyenne la fréquence à laquelle Monsieur Bout et/ou moi nous sommes exclamé, tout l'hiver : ça peut plus durer, on va tous crever ! 

Ouais, nous avons du nous rendre à l'évidence : nous avons beau avoir mis en place une organisation de ouf, eh bien ça nous fait une vie de oufs. L'équilibre n'est pas encore trouvé. 

Ou plutôt si, entre nous deux, c'est parfaitement équilibré : nous sommes tous les deux complètement surchargés. Ou plutôt étions ?

Car c'est en cours de changement, cf point numéro 7.


  • 6. Plusieurs centaines d'euros, c'est le budget psy du mois de janvier pour la famille Bout

entre 

    • la Gwen pour qui avoir un suivi psy constitue désormais une obligation professionnelle : eh oui, pour être en mesure de coacher des gens, donc de leur offrir un espace pour explorer leurs problèmes et y trouver leurs solutions, y a intérêt que l'espace en question ne soit pas encombré par les propres problématiques perso du coach, donc que celui-ci ait lui-même un endroit où aller "dépolluer". Je dépollue donc à intervalles réguliers.
    • Monsieur Bout qui, au bout d'un an à la maison au contact quotidien des enfants, constate que rien ne vaut le contact des enfants, justement, pour venir appuyer là où ça fait mal. D'où nécessité d'aller soigner ce qui fait mal histoire que ça ne brouille pas le contact avec les enfants.
    • F., dont nous avons fait le bilan zébritude

L'argent fait pas le bonheur, à c'qui paraît, m'enfin heureusement qu'en ce moment nous sommes en mesure d'aménager le budget afin de sortir des sous pour notre santé mentale.


  • 7. 1 décision, conséquence des 2 points précédents 

Révision d'organisation avec notamment l'arrêt, par Monsieur Bout, de sa licence à distance. 

Il a réalisé que celle-ci (avec ses examens, son côté hyper scolaire, son programme obligé ne cadrant pas nécessairement avec les centres d'intérêts de Monsieur) apportait en fait bien plus de pression que d'épanouissement, et qu'il était maintenant prêt à se détacher de l'aspect diplôme. (je vais prendre un abonnement Interflora pour son psy. Keur sur lui)

Il poursuit donc en IEF pour lui-même ;-) : il se fait son propre programme, et s'offre enfin le plaisir d'aller bosser au parc, par exemple, bref, de se recentrer sur ce qui lui fait vraiment du bien. Ce qui, mystérieusement, fait du bien à toute la famille.


  • 8. 1 grande première : le lancement de mes premiers ateliers Faber et Mazlish en visio, en exclusivité pour les lecteurs du blog. 
J'étais assez tiède au départ mais l'accueil enthousiaste reçu par ma proposition indécente m'a permis de réaliser qu'en fait, ces ateliers n'étaient pas un pis-aller venant tenter de remplacer tant bien que mal des ateliers en présentiel, mais que, pour la plupart des participants, ils représentaient la seule et très précieuse possibilité de suivre des ateliers. Du coup, maintenant, je piaffe en attendant le démarrage du 22.


  • 9. 1 première aussi pour m'échauffer : j'avais adoré l'initiative de Coralie qui a créé son Cercle des Parents Heureux. 

Nous avions discuté de son constat que de nombreuses choses existent pour accompagner des parents plutôt débutants en parentalité positive, mais bien peu pour soutenir ceux qui ont déjà beaucoup avancé mais qui veulent continuer, approfondir, et aux besoins spécifiques desquels les propositions "débutants" ne sauraient convenir. Bref, elle a lancé ce Cercle l'an dernier si mes souvenirs sont bons, et m'a demandé d'y intervenir en guest star sur la thématique de la parentalité ludique. 

L'occasion pour moi d'aller repotasser un peu Lawrence Cohen et Aletha Solter pour l'étayage théorique, de réfléchir à rendre ça bien concret et un poil marrant / ludique (ben oui hein), et ensuite, une chouette heure (euh, en théorie. Il paraît que sous le feu des questions on a uuun peu dépassé) de visio avec une douzaine de nanas méga motivées pour s'approprier ce que je leur partageais. 

Des questions, des idées, des partages d'expérience, et que ça rebondisse par ci, et que ça fasse des liens par là.... Un moment hyper stimulant !


vous l'aurez remarqué.


Un jour, mon prince billet sur le sommeil viendra...

Un jour. 

Mais pas aujourd'hui, visiblement !




lundi 13 mai 2019

Point - progression janvier à avril 2019

Ces derniers mois ont été tellement intenses que la publication de ma chronique bimensuelle des progrès des enfants se s'est retrouvée décalée à plusieurs reprises… bon, du coup, voici une rétrospective des 4 derniers mois ! 2, 4, hein, quelle différence …?


Chez la Bébounette, le premier tiers de 2019 aura donc été marqué par

  • une varicelle 
La miss a été bien plus impactée que son frère, et bien patraque. La varicelle aura donc entrainé
  • un regain de vie sociale pour cause de tentatives de contamination d'autres enfants dont les mamans souhaitaient les confronter à la varicelle pour différentes raisons
  • le grand retour du Mei Tai et de la veste de portage : E. ne voulait que les bras, et moi j'avais besoin de faire autre chose, le Mei Tai a donc permis à E. de faire le bébé koala pendant 48h, et à moi, d'avancer quand même dans ma vie. Ces moments m'ont rappelé ceux, strasbourgeois, où je me servais de ce chouette Mei-Tai pour neutraliser un F. grognon en fin de journée. Aaaah, le portage... un instrument pour remplir un réservoir d'amour sans les mains, en quelque sorte.

  • Une série de constats qui m'aura permis de finalement mettre des mots sur certaines caractéristiques / modes de fonctionnement étonnant chez la miss : la zébritude. Bon, ben maintenant qu'on sait, on s'adapte.
  • Parmi ces constats : d'épatants progrès en lecture.
Elle a entamé la série rose Montessori et ses décompositions, s'est mise à écrire toute seule son prénom en en énonçant les sons (et son prénom n'est pas franchement court), et cela s'est étendu au fur et à mesure.
Les vrais débuts de la lecture datent d'avril : ça a commencé par les onomatopées des BD de Schtroumpfs (grande découverte des Bébous ce printemps : je suis priée de les leur lire à longueur de journée), et maintenant, ce sont les premières vraies histoires, à base de mots phonétiques, qui défilent. Je prépare un  billet un peu détaillé sur les outils dont je me suis servie, tant avec F. qu'avec E., pour leur permettre d'avancer peu à peu vers la lecture, donc je vous en reparle bientôt ! 


  • Autre de ces constats : la maturité émotionnelle impressionnante dont elle fait souvent preuve. 
Face à un Monsieur Bout très énervé et rouspétant, on a ainsi pu voir ce petit bout de fille arriver, munie d'un chameau Schleich 


"Tiens, voilà un chameau pour te calmer. Regarde, il t'embrasse. Tu te sens mieux ?"
  • Ces mois-là ont vu des progrès en allemand impressionnants 
A force de passer minimum 2 jours / semaines en tête à tête avec notre mamie-au-pair, ça a payé : E. comprend maintenant énooooormément de choses et tient pas mal de conversations en allemand. C'est ce qui nous a permis d'évoluer vers plus de complexité dans les livres en allemand lus aux enfants.

  • Notons également de timides débuts à vélo ("de grand")
F. avait fait les siens bien plus tôt, mais c'était à Strasbourg. Dans notre nouveau chez-nous, nous nous sommes heurtés à un obstacle de taille : le relief. Chez nous, c'est vallonné, bien loin des longues allées parfaitement planes des parcs strasbourgeois. Pas du tout idéal pour apprendre le vélo ! Ca fait peur à E., et aussi à ses parents. Mais nous avons quand même travaillé le schmilblick, notamment à la faveur d'un passage à Strasbourg, si bien que la miss sait à présent pédaler seule sur de bonnes distances… mais ne gère pas encore démarrage et arrêt.

Dernière évolution : notre E., au tempérament globalement plutôt conciliant, a montré une bonne capacité à se montrer plus relou…


Le Bébou


  • A perdu sa première dent !!! 
(caractéristique de cette période : je n'étais… pas là, bien évidemment !). 
Je ne m'y attendais pas car, ayant vu ses dents apparaître très tard (la première est sortie à 13 mois), je pensais qu'elles "dureraient" plus longtemps… Qu'il est étrange de voir tomber cette première quenotte dont on a surveillé attentivement la sortie, en son temps… #ausecoursmonbébégrandit


  • Sa passion pour le graphisme, déclenchée par le travail fait l'an dernier sur les réflexes archaïques, s'est poursuivie. 
Il écrit partout, souvent, et ceci se confirme aussi dans l'intérêt qu'il porte aux cahiers d'activité (qui n'avaient excité que peu d'intérêt chez lui au départ).
D'ailleurs je devrais ressortir celui, sublime, offert à l'époque par Crapaud Chameau : il ne correspondait pas à son intérêt du moment mais… ce n'est plus le cas !
Notre G1 a même eu droit à une déclaration d'amour écrite en phonétique (que j'avais photographiée  mais… mon téléphone étant mort j'ai perdu la photo évidemment).

  • L'intérêt pour la lecture est là. 
Très discret au départ : comme un escargot ses antennes, il les rentre dès qu'on y montre trop d'intérêt. J'ai cependant un peu plus stimulé ces derniers temps, en en faisant une partie intégrante, comme une introduction, de nos moments particuliers, et du coup, des automatismes se prennent… (F. et E. sont donc globalement au même niveau sur ce plan-là).

  • Sa passion pour les travaux manuels se confirme 
Abonné depuis peu au magazine pour enfant Olalar (dont je reviendrai vous parler, tiens, à l'occasion), il est ravi de faire les petits bricolages. 
Il s'empare volontiers de la colle et des ciseaux et de canson de couleur (merci Action pour les prix bas) pour confectionner des choses .. quand ce n'est pas des lattes de son lit... et c'est ce qui m'a poussée à venir solliciter vos idées de cadeaux-pour-petit-bricoleur en vue de son anniversaire prochain. Les suggestions n'ont pas manqué et je suis en train de les explorer… Merci !

  • Bricoleur né de parents non-bricoleurs, F. est aussi vraiment très sportif (pourtant né de parents vraiment pas…). 
Quand je le vois monter à vélo la plupart des pentes autour de chez nous j'ai mal aux cuisses je suis impressionnée. Ca aussi, ça alimente des réflexions sur les propositions que je pourrais lui faire.

  • Des évolutions très nettes sur le plan émotionnel. 
Le suivi dont il bénéficie depuis cet automne porte du fruit, même si… il est toujours difficile d'être patient et d'accepter les hauts et les bas / le temps nécessaire à ces évolutions pour se faire et/ ou se consolider.
Signe très clair aussi : les relations avec sa sœur ont énormément évolué, et dans un sens qui nous réjouit. Ouf !


La Gwen
  • passe par des hauts et des bas émotionnels qui correspondent pas mal à ceux de son fils, hasard.
  • A vécu la fin de la période en mode "Augen zu und durch" : on ferme les yeux et on traverse.
    • une période très dense professionnellement, familialement… 
    • Plein de trucs passionnants, hein, mais… trop c'est trop ,-).. e<
    • t puis, aussi, hein, avec un bébé en route ! J'ai la joie de vous dire que le texte "officiel" du livre est enfin parti chez l'éditeur à Pâques. Ne manquent plus que… des choix cornéliens concernant la couverture (mais ça avance); les corrections à venir, la maquette.
Au four et au moulin (et à l'usine et aux champs et aux courses et aux…) : l'épuisement guette.

lundi 15 avril 2019

Langues (allemand) : état des lieux et (8) ressources

Hop, je prends le temps de faire un petit point sur la manière dont se portent les langues chez nous en ce moment. 
Pour rappel, 
  • nous partons d’une base essentiellement francophone 
  • avec introduction progressive de l’allemand (langue de la mère de Monsieur Bout, et langue que je parle couramment) à partir du moment où l’enfant commence à parler pas mal le français. 
  • A quoi se rajoute l’anglais pour F., maintenant qu’il est scolarisé en école Montessori trilingue (mais sans que nous fassions quoi que ce soit en plus à la maison)

Les moyens employés étant ceux détaillés dans ce billet.



Donc, quelles sont nos ressources actuelles ?


  • 1ère ressource incontestable : notre célèbre G1 
Notre mamie-au-pair de l’an dernier est de retour chez nous depuis plusieurs mois. Elle gère les enfants
  • les jours où je bosse = à peu près deux jours par semaine, 
  • ainsi que 1 à 2 soirs par semaine 
    • déplacements pro de l’un ou l’autre des parents
    • activités annexes de l’un ou l’autre également : 
      • yoga + un autre truc, un soir par semaine, dont je vous parlerai d’ici quelques mois pour Monsieur Bout, 
      • animation d'ateliers Faber et Mazlish pour la Gwen, 
    • et, accessoirement, si si, des sorties des deux ensemble !!! (parfois. Pas assez souvent)
Dans les faits cela se traduit par le fait que la Bébounette est gardée deux jours pleins en allemand par semaine, et que F. a droit à 1 ou 2 sorties d’école + babysitting du soir.

Moralité : 
  • Progrès chez F., mais encore assez discrets, puisque la plupart du temps il évite de parler allemand. En revanche, on voit bien qu’il le comprend, et qu’en fait il maîtrise pas mal de vocabulaire. Et quand il le parle, des phrases sortent.
  • Progrès ENORMES chez E., qui soutient de plus en plus de dialogues en allemand, fait des phrases, fait dialoguer ses Playmobils en allemand (au besoin en germanisant les mots : « oh, da ist die plaaageeeeuh ») et oublie souvent qu’elle veut imiter son frère en disant « Nein, kein Deutsch »

  • 2ème ressource : nous. 
La présence de G1 aidant, nous parlons beaucoup plus spontanément allemand, et l’habitude de gérer certains moments en allemand se maintient voire s’étend. 
Voire, je peux facilement, sans que cela me semble bizarre ni n’étonne les enfants, choisir de m’adresser avec eux en allemand, d’un coup, pour un point de la vie quotidienne : « E., wo sind deine Schuhe ? » (où sont tes chaussures ?) ou « F., ich hole noch meine Handtasche » (je vais chercher mon sac à main) seront émis, accueillis sans sourciller …et compris.

  • 3ème ressource : les bouquins en allemand.
Ah là là, qu’est-ce qu’ils sont chouettes ceux-là. Le gros avantage est qu’en plus, plus les points 1 et 2 se développent, plus nous pouvons intensifier notre usage de bouquins allemands. 
Et aussi, complexifier ceux-ci. 
Là, où, pour nos débuts, nous restions sur des albums très simples et répétitifs, de niveau bébé / bambin, comme ceux du « Kleiner Weisser Fisch » par exemple, nous pouvons à présent tranquillement nous aventurer plus loin. Les bouquins achetés l’été dernier sont tout à fait maîtrisés, et à présent, je monte encore d’un cran.

Ainsi, en usage intensif chez nous en ce moment, nous avons
  • Des bouquins Usborne:  
    • la version allemande de la série des P’tits curieux Usborne dont nous avions déjà 2 titres en français. J'ai l'impression que cette collection est moins riche en allemand qu'en français (= plus de titres différents en VF) mais il y a quand même largement moyen de se faire plaisir !
    • Hyyyyper bien faits, leur fonctionnement en petites phrases avec volets à ouvrir et dessins parlant est vraiment très adapté à un détournement à visée linguistique. Au besoin, on ne lit qu’une double page, rien que ça a bien fait travailler (et intéressé) le public-cible 😉 Comme le plus difficile à intéresser est F., les bouquins choisis visent à l’appâter en priorité, nous avons donc investi dans


(et moi j’apprends des choses au passage sur ces 3 thématiques…)

  • Des bouquins équivalents des imageries Fleurus (offerts par les grands-parents allemands de Monsieur Bout, et fort bien choisis !), chez Ullmann Medien
    • Un livre sur les animaux : Kinderwissen Tiere  = tout simplement la version française de l’imagerie des animaux
    • Un livre plus en mode « préscolaire » : Kinderwissen Spielen und Lernen : trèèèès adapté à l’apprentissage des langues puisqu’on a par exemple 1 page à 1 double page consacrée à chaque couleur, et qu’on va repérer les objets de cette couleur, par exemple : ce livre-là serait donc même déjà adapté à des enfants ayant un niveau inférieur à celui qu’ont atteint les Bébous (ce qui n’est pas le cas du livre sur les animaux, qui contient quasi uniquement des phrases construites, voire complexes)
Ces bouquins sont en usage quotidien chez nous.

A noter que nous possédons également deux bouquins de cette collection-là, que je recommande également. Même si nous les utilisions depuis longtemps, nous mesurons aussi que le niveau des enfants a changé à la manière dont ils les redécouvrent en ce moment.


  • 4. un certain nombre de CDs musicaux en allemand
Ils en ont maintenant une sacrée collection, entre les cadeaux apportés par nos différentes mamies au pair, et ceux offerts par ma belle-mère. Ils les écoutent volontiers, pendant de longs moments, y compris F. d'ailleurs !
Un gros succès en ce moment : Wir tanzen, spielen, singen. Des mélodies entraînantes, du texte varié et plutôt bien articulé, mêlé de petits morceaux narrés.


  • 5. des jeux de société en allemand


Déjà, nous jouions à certains jeux "en allemand" : 
s'y prêtent très bien, de par la répétitivité des mots / petites phrases employés dans le déroulé normal du jeu.

Mais nous avons aussi rajouté plusieurs petits jeux, récemment. Deux dont je viendrai vous parler dans un prochain billet, et un, tout simple : Quatsch Kofferpacken.  
Une version ludique, pour enfant et adulte, du célèbre jeu de mémoire où on doit dire "dans ma valise je mets tel objet", et le suivant devra redire notre objet et en rajoute un, et le suivant encore, etc... et on remplit la valise jusqu'à plus soif.
Un excellent jeu à faire en allemand : non seulement on bosse la mémoire, mais bien entendu on bosse le vocabulaire des objets , et on bosse la structure de la phrase.

A noter, ce jeu pourrait se jouer sans support (une carte par objet) mais la présence de la carte 
  • stimule l'enfant, 
  • l'aide à mémoriser 
  • ET lui évite l'effort supplémentaire de chercher quel objet rajouter (voire le drame, quand on joue à plusieurs enfants, du "C'était moaaaah qui voulais prendre ça, il m'a pris mon idééééééée" [soupir] )
  • ET permet d'ancrer le vocabulaire concerné puisque d'une partie sur l'autre les mots se retrouvent. Nous avons commencé à jouer avec une quantité réduite de cartes, contenant majoritairement des objets connus des enfants, puis peu à peu nous rajoutons des mots nouveaux. 
Il n'est pas interdit de réfléchir à créer son propre jeu de cartes et/ou réutiliser des cartes de nomenclature, bien entendu…

Par ailleurs, trouvaille intéressante : le jeu contient un 2ème set de cartes avec des actions marrantes à entremêler. L'occasion de rajouter du mime … et des verbes au vocabulaire. Nous n'avons pas encore profité de cette possibilité mais elle promet !

  • 6. la télé

On en est toujours au même stade qu’à l’époque où je vous disais comment, siouxement, je ne leur faisais regarder « la télé » (= petits films Youtube sur l’ordinateur) qu’en allemand.

Si ce n’est qu’en fait, c’est quand même très rare, car notre vie nous laisse assez peu le temps… des mois entiers se passent sans télé, puis hop, j’ai un truc urgent à gérer et je les cale 45 minutes devant Youtube. Bref, effet global sur la langue assez limité, mais au pro-rata du temps d'utilisation, efficacité assez bonne.


  • 7. l’immersion

A chaque fois que nous y allons (hélas très peu fréquemment), je remarque à quel point cela booste les enfants : logique, hein, voir que ça sert c’est motivant ! Nous passerons sans doute quelques jours en Allemagne cet été, et j’espère bien que cela encouragera / ancrera les progrès faits.

C’est en point d’interrogation. Depuis que, suite à mon fameux billet sur les 100 manières de faire s’endormir un enfant, Elise, valeureuse commentatrice et copine, m’a prêté la sienne pendant quelques jours, je caresse le projet d’investir, mais de nouveau, en étant fourbe : en ne prenant que les histoires en allemand.
Un truc uniquement auditif, un peu interactif, faisant écouter un max de choses à mes enfants… hum, ça sent bon.

Me retiennent encore
  • Le prix : d’autant que je n’oublie pas que j’avais un tout petit peu hésité, quand à la faveur du Black Friday il y avait eu moyen d’avoir l’objet à -30%. Pas tellement envie de le payer plein pot, maintenant…
  • Le peu d’histoires déjà traduites en allemand. Le pack Dino, par exemple, si apprécié lors de notre test, n’a pas encore été traduit
  • La peur que, si il n’y a que de l’allemand dessus, ça ne les intéresse que médiocrement. (encore que… je pense que E. ça passerait très bien… quant à F…. hum… il écoute quand même très volontiers ses CD allemands alors même que de plus en plus d’entre eux contiennent de plus en plus de texte parlé en plus de la partie musicale)
  • le temps qu'il faudrait que j'investisse pour vérifier la "bienveillance" des histoires / leur relative absence d'éléments effrayants. E. a déjà tendance à avoir peur la nuit, je ne vais pas en rajouter, hein.
  • La difficile question de savoir si j’en prends une, ou 2…

J’ai encore quelques semaines avant leurs anniversaires respectifs, ça tombe bien, j’ai que ça à faire, me faire des nœuds au cerveau !


Bien évidemment
  • Ces ressources sont transférables sur une autre langue
  • Je suis preneuse de vos coups de cœur livresques pour soutenir / enrichir le point 3 !



mardi 26 mars 2019

IEF ou école ? Le cas Bébounette 2019-2020

Après le suspens haletant autour de la question de l'école qui accueillera F. en septembre 2019, l'énigme de ouf autour d'une fameuse annonce bébéesque, voici un autre mystère d'éclairci : la question angoissante du mode d'instruction de la Bébounette pour l'année 2019-2020 : poursuivre en instruction en famille ou scolariser ?

Contrairement à ma vile tendance à vous infliger une moitié d'article haletante avant d'enfin cracher le morceau, je casse le mystère tout de suite : je crois que ça va être la fin de l’IEF pour elle aussi, en septembre.

Ca me rend très mélancolique, disons-le 
  • j’apprécie sa présence, 
  • à l’idée d’avoir une maison vide d’enfants pendant la journée (pour la première fois depuis 6 ans) je me sens toute bizarre, 
  • je reste convaincue qu’à un âge aussi jeune la possibilité de passer de loooongs moments à jouer, courir, lire, bref s’occuper librement est un trésor. 
  • Je déplore aussi qu’elle ne soit plus comme ça exposée 2 jours par semaine à autant d’allemand non stop -dont nous voyons en ce moment les effets !- en étant gardée toute la journée par une mamie au pair. 
  • J’apprécie aussi énormément la différence actuelle de rythme entre mes deux Bébous : 
    • je peux être avec elle pendant que F. est à l’école, et me consacrer plus à F. une fois qu’il est rentré. 
    • Idem, les mercredis matin, elle va aux activités du mercredi de l’école, et j’ai une matinée seule avec son frère. (je nuance toutefois : quand je dis que j’apprécie de cumuler IEF et école, ce n’est pas le cas sur tous les plans : par exemple, je suis frustrée que les horaires d’école de F. limitent énormément ma capacité à faire des sorties IEF avec E. Cette belle liberté que j’appréciais tant s’en trouve vraiment rognée)



mais

Avec ma reprise de travail, très clairement, je ne suis pas franchement (et de moins en moins) au RDV côté IEF :

  • Oh, certes, une partie de moi-même a essayé de me dire de me détendre, me susurrant qu’au fond, ce n’est pas bien grave, Charlotte Mason dit : rien de formel avant la 6ème année, machin. 
Oui, c’est chouette, cela me permet de prendre les choses avec un détachement relatif en ce moment. Mais ces temps-ci, quand même, la zébritude d’E. crève les yeux ; elle progresse à une vitesse phénoménale et j’ai la sensation très claire de la sous-nourrir. Clairement, elle serait preneuse de plus si je pouvais lui proposer plus, ce que je ne peux pas.

  • Je peux d’autant moins que, zébritude / progression-rapide-machin obligent : la Bébounette a plus ou moins atteint le niveau qu’avait son frère en fin d’IEF. 
Ce qui implique que, pour l’accompagner dans la suite de ses apprentissages, je ne vais plus pouvoir faire comme j’ai fait depuis septembre : me reposer sur « mes acquis », en déroulant pour E., avec tout juste quelques petites adaptations, les activités préparées à l’époque pour F. Non, il me faudrait explorer la suite, donc réinvestir du temps dans le travail de préparation.
  • Réinvestir du temps… que je n’ai pas, clairement : je suis partout, mais sûrement pas là.
  • Réinvestir du temps… et de l’intérêt ! Et c’est aussi là que le bât blesse. 
Oui, je suis une dame très occupée (très, très, au point que je vous dévoilais récemment mon secret pour tout faire). Mais comment se fait-il que, quand je me retrouve avec des choix à faire dans ma to-do list à rallonge, ces choix ne me conduisent jamais à faire un truc en rapport avec l’IEF ? 
Il est en temps de me l’avouer : je me retrouve à présent dans le même cas de figure que Maman’dala dans son billet chez moi en fin d’été dernier. En ce moment, mon intérêt personnel va beaucoup moins vers des questions de pédagogies / apprentissages et cie, que vers d’autres sujets. 
  • Ce n’était pas du tout le cas à Strasbourg, et je perçois vraiment la différence. A Strasbourg, j’étais à fond. 
  • Depuis, d’autres thématiques sont venus capter mon intérêt. Si bien que ledit intérêt ne va plus tellement à la prise en charge totale de l’instruction de mon enfant, aussi gratifiante soit-elle.
Car franchement, hein, avec E., je le soulignais déjà cet automne, c’est particulièrement gratifiant l’IEF, elle est tellement preneuse, les progrès sont immédiats, c’est chouette ! Mais même cela ne suffit pas.


Je me retrouve donc à me citer moi-même, dans le billet écrit il y a déjà fort longtemps, au démarrage de notre aventure IEF, quand je listais les raisons pour lesquelles nous prenions la décision de nous lancer dans cette aventure.
Parmi ces raisons, il y en avait deux en particulier
  • Nous voulions une instruction adaptée au rythme de l’enfant : ben, clairement, là, je ne suis plus capable de le suivre, ce rythme. Être instruite par moi ralentit E. C’est également une raison pour laquelle la scolariser en école « lambda » serait compliqué à mon sens : elle courrait le risque de s’ennuyer ferme
  • Nous voulions que nos enfants soient instruits par des personnes ayant vraiment envie de le faire. 
    • Tant que j’étais dans cette catégorie-là, l’IEF était le mode d’instruction présentant le plus de garanties à cet écart : 
      • 100% de chances d’un côté, : une Gwen à foooond ! 
      • une part d’inconnu de l’autre, puisque cela dépendait, justement, d’un(e) inconnu(e) et de son degré de motivation. 
    • Mais aujourd’hui où c’est mon degré de motivation à moi qui n’est pas au top, la probabilité qu’une autre personne remplisse mieux ce critère que moi est bien plus forte.

Incontestablement, ces deux points là sont très influencés par ma reprise de boulot / la création de ma micro-entreprise, et le fait que, bien qu'au départ j’aie créé cette micro-entreprise pour pouvoir bosser « un peu », et que mon objectif premier était que ce soit compatible avec l’IEF, à l’arrivée je bosse bien plus que « un peu », et cela nuit à l’IEF. 
Certes, une solution aurait pu être, maintenant que l’activité est lancée, de la réduire. J’aurais ainsi plus de temps, et puis du coup, ayant l’esprit moins occupé par ce pa- là de ma vie, je pourrais peut-être retrouver plus d’intérêt à la dimension IEF. Ou pas.

Mais là n’est pas la question, car plutôt que de réduire mon activité, il va plutôt s’agir, à la rentrée, de l’augmenter encore un peu. Les réflexions pro actuelles de Monsieur Bout le nécessitent : au vu des changements probables, la Gwen a besoin de 
1. générer du cash histoire de constituer des réserves financières 
2. Préparer une montée en puissance progressive.

Beaucoup de choses ont changé, depuis Strasbourg. Notre équilibre familial n’est plus le même, les envies et les besoins des membres de la famille ont évolué… Une page se tourne !


Pas complètement, cependant, car de ces années d'IEF il restera toujours un certain nombre de choses
  • la ferme envie de procéder ainsi pour un éventuel numéro 3 : entre une scolarisation à 3 ans et une à 4, je trouve que la différence est déjà très appréciable !
  • une bonne quantité de matériel Montessori : je vais revendre une partie de ce que j'avais acheté, mais conserver ce qui, de mon expérience, est sûr de resservir dans quelques années, si les vents nous sont favorables
  • une envie de m'impliquer, quand même, dans cette instruction, une sensibilisation aux différentes pédagogies, et l'habitude, pour les enfants, de partager cela avec moi. Même scolarisé, F. réclame toujours des moments dans notre salle de classe et même si je serai probablement amenée à réaménager un peu cet espace, je pense que de gros zestes de co-schooling demeureront
  • la ferme intention de se reposer la question, chaque année, pour chacun de nos enfants, du mode d'instruction le mieux adapté à ses besoins et à ceux des autres membres de la famille. Nos perspectives actuelles ne semblent pas laisser beaucoup de place à un retour à l'IEF dans les années prochaines, mais… depuis 3 ans 1/2 que ce blog existe, j'ai eu suffisamment d'occasions de constater qu'entre les perspectives que j'entrevois à un instant T et ce qui se passe véritablement à T+1, T+2, etc... il y a facilement un monde [soupir]. Laissons-nous surprendre...



La décision de la scolarisation de la Bébounette s’étant lentement dessinée en filigrane des derniers mois, s’est également posée la question du choix de l’école qui l’accueillerait.
  • Exit l’école publique du coin, à la fois pour des raisons éducatives, mais surtout au vu du « niveau » de la miss qui risquerait de s’ennuyer ferme dans une maternelle lambda. (par ailleurs, mon activité pro actuelle permettant de financer deux scolarités Montessori, cela facilite les choses. Il en aurait été autrement si nous n’avions vraiment pu qu’en financer une)
Restaient donc en lice
  • Ecole Montessori actuelle de F.
  • Future école Montessori de F.

J’ai pas mal hésité, évidemment sur le plan logistique il serait plus simple d’avoir les deux au même endroit. Cependant les deux écoles n’étant qu’à 10 minutes l’une de l’autre, le détour impliqué n’est pas non plus ingérable : un circuit triangulaire de 30 minutes, et zou je suis de retour chez moi.

Ce qui aura finalement fait peser la balance est l’aspect linguistique : E. ira dans l’école Montessori actuelle de F. afin d’y profiter de l’allemand. Ses progrès sur ce plan sont tellement énormes ces temps-ci que j’ai vraiment à cœur de continuer à surfer sur la vague. 
Nous ne savons pas encore si nous continuerons à fonctionner avec une mamie-au-pair l’an prochain (avec une implication réduite par rapport à cette année : environ 2 sorties d'école par semaine + le babysitting du soir en cas de sortie) : la décision dépendra de l’évolution de F. et notamment de la manière dont ça se passera avec notre prochain modèle, dont l’arrivée est attendue mi-mai, une fois notre G1 partie.

Si finalement nous décidons d’arrêter, au moins momentanément, le recours à ce système ô combien pratique pour la garde d’enfants + la transmission linguistique, ce ne sera pas sans regrets, alors autant minimiser autant que possible la perte sur le plan linguistique.


Autres facteurs qui ont joué dans la décision
  • Le prix : la future école de F. est sensiblement plus chère que l’actuelle
Mais surtout
  • La minimisation du risque : la future école de F. représente quand même un pari, nous ne savons pas précisément ce que nous y attend, alors que nous connaissons déjà l’actuelle, avec ses qualités et ses défauts. Si la future école de F. devait finalement nous décevoir (en écrivant cela je ne me contente pas de toucher du bois, non, je m’allonge de tout mon long sur la table de salle à manger – en bois), au moins le problème ne concernerait « que » un enfant.


Voilà donc deux décisions supplémentaires de prises. Même si parfois des regrets me viennent encore concernant la première, je suis tellement sous l’eau en ce moment que je n’ai aucun doute sur le fait que c’est la seule solution viable ; dans les circonstances actuelles en tous cas. La vie est longue et qui sait ce qu’elle nous réserve ?

Du coup, ça tombe bien, ça me laisse de l’espace de triturage de cerveau pour d’autres décisions.

mardi 1 janvier 2019

Point - progression en octobre-novembre-décembre 2018

Octobre, novembre et décembre ont filé à toute vitesse, personne n’a chômé.


Côté Bébou
Beaucoup de choses à signaler, favorisées par les péripéties scolaires que je vous racontais récemment.

Enormes développements autour du graphisme
  • Ça se voit sur le plan du dessin : 
un F. qui dessinait très peu et peu de choses jusqu’au mois de mai (non seulement je dois venir vous en parler mais, tenez-vous bien : le billet promis de longue date est écrit ! publication imminente) s’était mis à dessiner ensuite, mais ne dessinait en tout et pour tout que des maisons (avec volets et fenêtres, hein, fidèle à lui-même !)
Ces dernières semaines, nous avons vu ses dessins se complexifier et se diversifier au niveau des sujets.
A la fois sous l’influence de petits livres type pas à pas, décomposant la difficulté pour dessiner des véhicules, et, je le suppose, sous l’influence de l’école et notamment de la découverte du monde / botanique : les maisons se sont vu ajouter des jardins, ceux-ci plantés d’arbres, de vigne (ça c’est la nôtre) et de fleurs, et nous avons même, de temps en temps, des choses qui commencent sous la forme de « smiley » et finissent par ressembler fichtrement à des bonshommes.

  • Ça se voit sur le plan de l’écriture
Sur cette période, F. s'est mis à faire des efforts de plus en plus fréquents pour écrire quelques lettres, tout récemment il m’a demandé à écrire Maman, les lettres plastifiées sont de retour en force. C'était modeste au départ, F. se contentant de quelques lettres à la fois, mais… ça revient fréquemment. Et ça s'intensifie : il maîtrise à présent l'écriture de son prénom, par exemple, et le tague partout y compris... sur ses jouets. 
Il cherche également à composer d'autres mots et j'ai ainsi récemment retrouvé des papiers où le prénom de sa sœur était reconstitué en phonétique (4 syllabes, quand même !). 
Quant à l’écriture des chiffres, c’est plutôt pas mal non plus.

En parallèle, l’intérêt pour les lettres se voit aussi sur le plan de la lecture : F. avait fait de grands pas dans ce sens en mai-juin, et nous avions travaillé sur la série rose Montessori, puis il s’était refusé à continuer.
Très clairement, l’exemple des grands de sa classe contribue à refaire naître l’envie et c’est fréquemment qu’il cherche à reconnaître des lettres. D’ailleurs je me suis fait rappeler à l’ordre quand j’ai expliqué « oh regarde, F., là c’est une auto-école ; elle aussi, comme les taxis, elle a quelque chose sur le toit mais là c’est écrit auto-école »
 « meuh non pas du tout, y a un A au début, pas un O » 
(il a refusé de me croire quand j’ai expliqué que A+U faisaient O ; il m’avait crue plus volontiers quand, demandant comment s’écrivait le an de maman après avoir lui-même décomposé m-a-m, j’avais expliqué que c’était A + N.)
Juste avant les vacances encore, ayant attrapé un Tom-Tom et Nana dans une salle d’attente, il a volontiers déchiffré ces deux noms célèbres de nos enfances. En parallèle, les efforts de composition des mots s'intensifient, sur tous supports ! Bref, ça bouge, et c’est fort mignon !

Il est toujours très habile de ses mains, et cela s'est vu dans sa manière d'investir les travaux manuels proposés certains jours de notre calendrier de l'Avent.

Il chante aussi de plus en plus souvent, dans les 3 langues.


Passionné par les bougies, il a appris à les allumer, d'abord avec des allumettes (j'ai même fait un plateau dédié en salle de classe), puis il a profité des vacances de Noël chez les grands-parents pour apprendre à manier un briquet.



Par ailleurs je voulais aussi tracer un constat que j’ai partagé avec mes participants en atelier en mode message d’espoir : oui, F. est relou, souvent, oui, ce n’est pas tous les jours faciles et oui, en éducation il faut souvent répéter, répéter, et répéter, mais OUI, communiquer en mode Faber et Mazlish porte vraiment du fruit et responsabilise / autonomise vraiment nos enfants. 
Ces temps-ci, je le constate vraiment, malgré des comportements soboptimaux par ailleurs. Tellement souvent, maintenant, F. remarque tout seul son pyjama trainant par terre, ses chaussures pas rangées, son slip pas mis au sale. Et récemment encore, il a allègrement découpé tout le pourtour de son dessin, sous mes yeux, couvrant le sol de petits bouts de papier. Je n’ai rien dit (Maître Zen force 3), je l’ai laissé terminer, et… il a posé son dessin, regardé le sol, et tout ramassé.

Depuis quelques temps, du reste, il semble traverser une nouvelle période sensible de l'ordre : ranger sa chambre lui plaît, en vacances il tenait à plier son pyjama avant de le placer sous son oreiller…

On voit également que ça bouge côté mathématiques 
Ainsi, notamment, il a bien reculé la limite jusqu’à laquelle il peut compter (mais ça oscille entre 40 et 60 selon le degré de motivation), mais surtout, l’intérêt pour le mécanisme de l’addition est là !

Niveau comportemental / gestion des émotions, après la période très difficile de cet automne / nos déboires mamie-au-pairesques, les choses se calment peu à peu : moins d’explosions, moins fortes, et aussi moins d’agressivité envers sa sœur. (nota : j’ai écrit « moins ». Pas du tout « plus de… ») Cela fait plusieurs semaines que nous notons une amélioration constante sur ces plans-là et nous nous en réjouissons fortement !
Un développement qui se voit aussi sur le plan de son autonomie (cela a permis sa première soirée pyjama chez une petite copine), et l'a même poussé à revouloir tenter, de lui-même, une période sans couches-la-nuit.

N'oublions pas aussi une étape importante : le Bébou est en pleine varicelle !


La Bébounette…


… devrait enchaîner, niveau varicelle. J'attends l'apparition des premiers symptômes.

Grooos progrès en mathématiques 
Là où début octobre elle dénombrait plus ou moins jusqu’à 4, en ayant parfois encore du mal à reconnaître les chiffres correspondants, elle dénombre maintenant jusqu’à 8 ou 10 sans problème, voire, il me semble, un peu plus ces derniers jours… et reconnaît les chiffres jusqu’à 9 hormis justement le 6 et le 9 entre lesquels la confusion est plutôt la règle que l’exception.
Compter est d’ailleurs devenu une passion, et on ne lit aucun livre sans compter les fleurs, les oiseaux, les bonshommes, etc, présents sur les illustrations. Elle compte indifféremment dans les deux langues.
Par ailleurs l'intérêt de son frère pour les additions l'intrigue, et elle commence à additionner sur ses doigts (donc jusqu'à 10).

Enorme intérêt pour le graphisme et le dessin
Enorme intérêt un peu saoulant car celui-ci ne se contente pas de papier : jambes, mains, murs et meubles sont la cible de graffitis opiniâtres. Je fais nettoyer, mais c’est plus fort que la demoiselle. Deux motifs sont répétés en boucle : en dessin, les bonshommes sont produits à la chaîne. Et l’intérêt pour l’écriture se manifeste par des séries de e cursifs (comme dans « E. ! », maman), qui ont la particularité d’être tracés, sans exception, à l’envers : la tête en bas.

La plupart des lettres sont acquises, et de premiers efforts d'écriture spontanée ont été faits, mais de manière sporadique pour le moment.


Sur les créneaux de classe, nous avons également entamé la géographie. Là, hop, j’ai surfé sur la facilité qu’il y a, pour une maman IEF, à avoir un 2ème enfant : on a déjà fait une fois ! J’ai donc ressorti la progression Montessori utilisée il y a presque 2 ans pour F. . Les continents sont déjà en partie acquis, nous passerons ensuite aux océans.

Evolution importante : nous sortons de l’ère de la sieste. E. s’endormait de pluuuus en plus tard le soir (23h facilement) mais nous avions maintenu la sieste à la fois parce que ça m’arrangeait bien, et puis parce que sans, vraiment, elle devenait trop grognon à partir de 18h. 
Mais là, ces dernières semaines, il semble que nous soyions en train de passer le cap. Je maintiens un temps calme, mais sans fermer les volets, et elle ne s’y endort plus. Elle reste encore assez fatiguée sur la toute fin de journée, mais dans des proportions acceptables, et l’endormissement du soir se fait plus tot (alors qu’avant, même les jours où nous faisions sauter la sieste cela avait plutôt comme conséquence qu’elle était tellement fatiguée qu’elle ne trouvait pas le sommeil).

Nous voici donc avec deux enfants sans sieste (mais avec temps calme si pas d’autre chose de prévu). C’est étrange, après 5 ans ½ d’un fonctionnement différent….


Vous noterez en tous cas la convergence des centres d’intérêt actuels des deux Bébous. Du coup, il est assez marrant d’observer comment, autant les fameux « cahiers d’activité » ne rencontraient pas grand succès chez nous auparavant, autant tout ce que j’ai qui y ressemble, que ce soit dans mes stocks Usborne, ou offert par les grands-parents, est utilisé avec passion en ce moment.

Par ailleurs ils passent un temps fou à colorier et dessiner ensemble à leur petite table.

Quant à la Gwen, elle reviendra vers le bilan de cette première demi-année en tant qu’ « indépendante », mais disons qu’après la tourmente mamie au pairesque, elle s’apaise, essaie d’apaiser autour d’elle, et… ça fait du bien. Elle fait des choses qui lui plaisent (en majorité), s'éclate en ateliers, bref, y a pire, non ?
Avec des journées tout de même bien (trop) chargées, mais bon, on fait avec.