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vendredi 29 mai 2020

Pssst - au sujet du dessin de Claire

Hello !
Claire me dit que c'est pas clair (^^) dans la manière dont j'ai formulé mon billet alors je le précise :

la personne qui nous suggèrera la citation / situation 
dont nous nous inspirerons finalement pour le fameux 
marque-page à la gloire des 200 moments recevra… 
le carton original du dessin qui sera réalisé par Claire !

(eh ouais. Qui non content d'être très sublime, vaudra des millions quand Claire aura terminé d'accéder à une célébrité interplanétaire)


samedi 23 mai 2020

QUIIIIII veut un beau dessin ?!?! - Appel à suggestions !

Cela fait maintenant 7 bons mois que les "200 moments de parentalité positive (ou pas)" sont parus et nous sommes ravies de l'accueil enthousiaste qu'ils reçoivent. Ça vous touche, ça vous inspire, ça vous aide, ça vous faire rire, c'est chouette ! 
Et vous avez été nombreux à nous dire à quel point vous appréciez les illustrations de Claire, et nombreux aussi à sous-entendre que vous en auriez volontiers eu un supplément.
Eh bien hop ! 
Les Éditions de l'Instant Présent vont lancer l'impression de marque-pages "200 moments" destinés à venir alourdir leurs envois de livres et embellir leurs stands en salon ! 

Mais que va dessiner Claire ? 
Eh bien... C'est à vous de lui souffler des idées. 
Votre mission puisque vous l'acceptez, ô vénérable lectorat, est de venir nous partager une citation ou un passage des 200 moments que vous trouvez particulièrement inspirant et que vous souhaiteriez voir illustré par Claire ! Nous nous ferons une joie de piocher l'une de vos suggestions. Vous avez d'ailleurs parfaitement le droit d'en faire plusieurs.

Allez ! La parole est à vous ! Dites nous tout en commentaire de ce post ! 
Nous avons hâte de vous lire et on se laisse jusqu'au mardi 2 juin (le mardi après le week-end de la Pentecôte) avant de lancer Claire sur ses crayons !

lundi 25 juin 2018

Maman pas bricoleuse ? 2 activités bricolage prêtes-à-l'emploi pour les enfants

Quand je me suis lancée dans l'instruction de mes enfants à la maison, il m'a fallu surmonter un gros obstacle : la honte terrible dans laquelle me plonge mon niveau abyssal en bricolage / travaux manuels
Cela rend toujours la partie DIY de ce blog assez drôle, mais bon, au quotidien, c'est assez dur à vivre.

Avec, notamment, la culpabilité monumentale que je ressens à l'idée de tout ce que je ne fais pas faire à mes enfants sur ce plan. Les fois où j'ai vraiment envie de verser dans l'autoflagellation, je vais faire un tour chez Coquelipop, ou sur d'autres blogs de mamans en mode "comment mes enfants de 2, 4 et 6 ans ont reconstitué la Tour Eiffel avec des allumettes" (ah non ça c'est un remake du Dîner de Cons, je confonds !), ou encore sur Pinterest.
Eh oui.

Même, j'ai du casser le mythe auprès d'une bonne copine chez qui je déjeunais pas plus tard que y a quelques jours : nan, chez moi, pas grand chose est fait en bricolage. Il m'a bien fallu admettre que ce serait un point sur lequel mes enfants seraient peut-être moins stimulés que la moyenne. (donc à ce stade, regardez-le, le point qui vous chiffonne chez vous. Et dites-vous que y en aurait un de toute manière. Ou deux. Ou dix.)

Oh, je triche compense où je peux, hein. La fille de ladite copine s'était éclatée chez moi avec des petits perforatrices "qui font des formes" : 0,99€ pièce chez Action. Faire des trous avec ces machins dans des feuilles de papier cartonné de couleur (également Action), ouh là, ça, c'est tout à fait mon niveau. Les jours de grande forme on s'amuse même à les coller sur d'autres feuilles. Ça vous épate, hein ?


Ceci dit, il existe, dans le vaste monde, des machins fichtrement bien faits pour faire bricoler les enfants sans faire bricoler les mamans.

Comme des gens bien intentionnés m'en ont offert (enfin, non, c'était offert à mes gosses, mais franchement, vu la joie que je ressens à voir mes enfants faire ce genre de trucs sans devoir m'y mêler, le cadeau est au moins autant pour moi!), donc, comme deux de ces machins ont été testés (et approuvés) à la maison, je vous les présente vite fait des fois que vous soyez dans le même cas que moi (ou que vous souhaitiez faire plaisir à une bonne copine affligée elle aussi de deux mains gauches et/ou d'une peur panique à l'idée de devoir s'en servir).


Le 1er a été offert à F. il y a un bout de temps déjà : juste avant notre déménagement. 

Je l'ai béni, ça a bien servi à occuper F. alors que je faisais peu à peu disparaître matos enfant, matos école, jouets, jeux, etc, dans mes 170 (enfin. 120 en théorie - soupir) cartons.
Il s'agit de déchirer des lambeaux de papier de soie de couleur, de les rouler en boulettes, et de coller les boulettes sur des dessins.
C'est
  • très simple, 
  • peu salissant, 
  • excellent pour la motricité fine / musculation des doigts (roulage de boulettes), 
  • ça prend très peu de place 
  • et ça donne facilement un résultat très mignon. 
  • En prime, vous pouvez vous joindre à votre enfant pour écraser rouler des boulettes et ainsi passer vos nerfs éprouvés par les cartons / vicissitudes du déménagement 

des bébés animaux
avec des emplacements destinés à accueillir


des petites boulettes
histoire d'améliorer la déco !



















 (l'exhumation de ces photos de notre ancien appart me rend un poil nostalgique...)


 
Le 2nd a été un des cadeaux reçus lors du tout premier goûter d'anniversaire organisé pour F.. il y a quelques jours (ouais; je suis passée du côté des parents-qui-ont-organisé-un-gouter-d'anniversaire; j'ai traversé l'épreuve du feu !).
Il s'agit d'un machin Usborne,

  • tout en feuillets détachables, 
  • pas besoin de ciseaux ni de colle : tout s'encastre par un système de languettes très bien fait. 
  • F. s'est jeté dessus et a monté chacun des éléments, fichtrement bien conçus, avec beaucoup de soin durant les jours qui ont suivi. Il en a fait une partie tout seul, une partie accompagnée (mais plus pour le plaisir que par nécessité). 
  • Petit bonus : une fois qu'on a terminé, on ôte les feuillets tout vides et la couverture du livret sert de plateau de jeu sur lequel disposer les différents éléments de la ferme. 
  • Simple, solide, joli, et efficace !
F. (et E.) y jouent avec plaisir depuis.
des éléments variés au graphisme mignon
faciles à détacher et assembler


avec un support



qui se prête ensuite bien à des heures de jeux !




























Ce dernier machin a tellement plu que, lors d'une toute récente vente privée Usborne (je crois qu'elle est encore en cours, je dis ça en passant hin hin hin), je n'ai pas trop hésité à mettre dans mon panier un truc permettant de construire des décorations de Noël selon le même principe. Je sais déjà que je pourrai l'inclure dans notre futur calendrier de l'Avent des chouettes moments à partager, et qu'il en sera un élément apprécié !
(j'anticipe Noël. En plein mois de juin, je remplis déjà mon calendrier de l'Avent. Dites-dites-dites, est-ce que ça fait de moi une maman ORGANISÉE ? Avec ça on oublie que j'ai ouvert un peu en catastrophe ma réserve à cadeaux, le jour des 5 ans de F., pour n'Y PAS trouver ce que je pensais y être, hein...)

Voilà, très chères mamans-pas-manuelles, vous pouvez me dire merci !


mercredi 24 mai 2017

La pince à 3 doigts: notre chemin laborieux, en 6 points.

La tenue du stylo/crayon à 3 doigts constitue une préoccupation pour de nombreux parents... 
Personnellement, je bavais d'envie sur ceux qui avaient des enfants pour qui "bah.. ça c'est fait tout seul... Nan très tôt, hop, il/elle s'est mis à ..." : cet hiver, F., du haut de ses 3 ans et demie bien tassés, en était encore à 1000 lieues ! 
Malgré des frémissements prometteurs dans cette direction, frémissements qui m'avaient remplie d'enthousiasme et d'espoir mais n'avaient pas connu de lendemain, 99,5% de son temps de gribouillage / coloriage le voyait tenir ses crayons à pleine main.

Aujourd'hui, en revanche, les choses ont bien changé!

Passage en revue des points qui ont contribué à cette évolution chez nous.


1. Proposer moult activités de poinçonnage

Globalement, il s'agit de favoriser les activités qui musclent les doigts
  • usage des pinces à linge, par exemple. J'ai ainsi surfé sur l'intérêt de F. pour les chiffres pour faire d'une pierre deux coups: des cartes à pince (trouvées ici) sont venues à la fois développer ses compétences en dénombrement, et solliciter la musculature de ses petits doigts.
  • Ou encore, le transvasement de haricots à l'aide d'une petite cuiller tenue à trois doigts.

Mais ensuite, pour préparer à une bonne tenue du stylo, le poinçonnage nous a été très utile : en effet, F. était réticent à tout conseil de tenue de stylo venant chambouler ses petites habitudes. En revanche, l'introduction d'un nouvel outil a représenté l'occasion idéale de partir sur de bonnes bases : "un poinçon, ça se tient comme ça". Un point c'est tout...
F. apprécie beaucoup les activités de poinçonnage, et ce même si il ne s'y consacre généralement que durant quelques minutes avant de souhaiter passer à autre chose. C'est une activité qu'il choisit fréquemment, donc l'effet d'entraînement est bien présent dans la durée.
Ce détour par le poinçon lui a donc permis de prendre peu à peu des habitudes différentes, et de se familiariser avec la tenue à trois doigts.


2. M'essayer maladroitement à la méthode Dumont

La méthode développée par Danièle Dumont vise à la prise de bonnes habitudes dès le départ. Je trouve le travail effectué par Danièle Dumont impressionnant de pédagogie et de finesse, mais
  • 1. je n'ai probablement pas encore investi suffisamment (de temps, voire d'argent: acheter le bouquin par exemple) dans son approfondissement : la connaissance que j'en ai ne repose pour le moment que sur des lectures de blogs
  • 2. typiquement, ma nullité profonde niveau comptines et chansons de doigts fait que mes enfants y ont été très peu confrontés. Moralité, mes tentatives d'introduire des comptines visant à faire se toucher la pulpe du majeur et celle du pouce se sont soldées par des flops monumentaux.
  • 3. je n'ai pas investi dans les cahiers d'écriture pour le moment, car l'intérêt de F. pour les cahiers est assez fluctuant (pour le moins), par ailleurs il ne se montre pas toujours prêt à suivre les consignes de ce genre d'exercices. 
Néanmoins, mes recherches de ce côté m'auront au moins permis de visualiser ce qu'est une bonne tenue du crayon... car je ne pouvais pas me prendre moi-même comme modèle : j'ai toujours tenu les miens à 4 doigts (ce que je corrige dorénavant quand je suis en classe avec F.)


3. Éliminer les feutres.

Ce conseil m'avait été donné en premier lieu par une copine actuellement en formation à Institut Libre de Formation des Maîtres (formation pour des instits hors contrat), et m'avait fait réfléchir... mais j'hésitais encore à retirer à F. ses feutres adorés, seuls ustensiles avec lesquels il daignait faire un peu de coloriage.
En rediscuter avec Alexandra m'a permis d'approfondir ma compréhension de la question.
  • les feutres nuisent à une bonne latéralisation : pour ôter le capuchon, l'enfant aura souvent tendance à tenir le feutre de la main gauche afin de tirer sur le capuchon de la main droite, ce qui l'amène facilement à garder le feutre dans la main gauche pour dessiner ensuite. Ce souci-là ne s'est pas vérifié chez F., mais serait apparemment assez répandu.
  • les feutres nuisent à une bonne tenue : quel que soit l'angle avec lequel ils sont tenus, ils tracent. C'est très gratifiant, mais n'incite pas à bien positionner la main. Cela se vérifiait tout à fait chez nous: pas de hasard dans le fait que F. passait son temps avec ses feutres et négligeait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un crayon, moins prompt à laisser une trace claire et nette.

J'ai pris mon courage à deux mains, mais me suis également fendue d'un petit travail de réflexion au préalable, afin d'être en mesure d'expliquer sereinement à F. le pourquoi de la disparition de ses feutres.
Je les ai rangés devant lui, en expliquant "pour apprendre à écrire, il faut muscler la main, or avec un feutre, la main ne se muscle pas. Quand ta main sera suffisamment musclée et que tu sauras tenir tes stylos et écrire avec, nous ressortirons les feutres." et j'ai rangé tous les feutres hors de portée et de vue. Je n'ai fait exception que pour les feutres effaçables de ses chers cahiers Usborne.

Mais j'ai attendu, pour supprimer lesdits feutres, d'avoir une alternative sexy à proposer, qui m'a permis d'enchaîner sur un "en revanche, regarde, maintenant pour dessiner tu peux aussi utiliser cela."


j'ai pris une palette étendue
4. Introduire les crayons cailloux

La même copine m'avait parlé des crayons cailloux, ces crayons au design étudiés par des ergothérapeutes et conçu pour favoriser la tenue à trois doigts et muscler les doigts concernés.
Les couleurs sont hyper jolies et intenses, ce qui permet d'obtenir un résultat d'une intensité plus proche des feutres, donc plus gratifiant pour un enfant qui ne tire d'un crayon de couleur lambda qu'un trait assez insignifiant à ses yeux. F. les a adoptés avec plaisir, de même que E., du reste.
Pendant que j'y étais, j'ai aussi fait gaffe à ne proposer que des crayons triangulaires : j'ai pris chez Giotto et je m'en félicite, ils supportent admirablement bien les chocs causés par des chutes répétées.


5. Miser sur des activités de graphisme qu'il apprécie

F. ne dessine tout simplement pas (pas le moindre bonhomme à l'horizon), et a longtemps été assez peu intéressé par le coloriage, avec des hauts et des bas toutefois.
Mais même dans les "bas", un coloriage est toujours resté in : celui du planisphère Montessori. Qu'à cela ne tienne, nous avons surfé sur son intérêt pour la géographie, et donc colorié un certain nombre de planisphères. Il en a déjà 4 ou 5 à son actif.

De la même manière, autant il a mis beaucoup de temps à daigner témoigner un minimum d'intérêt à mes cahiers Kumon, autant il s'est passionné pour les cahiers "Je trace, j'efface" d'Usborne, et notamment celui sur les chiffres (je prévois d'ailleurs de vous pondre un billet comparant Kumon et Usborne).
En particulier: il adore repasser des tracés en pointillés. J'ai longuement ruminé le fait que, selon Dumont notamment, ce genre d'activité n'est pas méthodologiquement optimale, mais...il s'en délecte, en réclame, peut y passer un temps fou, et peu à peu, a modifié sa manière de tenir son crayon durant ces exercices.

En revanche, j'ai gardé cette activité de graphisme non-orthodoxe hors de la salle de classe : les cahiers Usborne sont stockés dans la salle à manger, c'est sur la petite table d'enfants qui y est disposée qu'il s'installe pour y travailler, en dehors de l'horaire de classe.


6. Mixer subtilement détente et incitations

Je me suis détendue en me disant qu'il avait le temps,
je me suis détendue en me disant que si repasser sur des pointillés le motivait, eh bien soit.
J'ai imposé que les crayons tenus en salle de classe le soient à 3 doigts, en reprenant plusieurs fois sa tenue.
Mais je me suis détendue en imposant une prise à 3 doigts, point : celle-ci était au départ loin d'être correcte, mais si je faisais mine de la reprendre davantage F. se braquait instantanément et c'était fichu.

Moralité, F. a commencé à tenir son crayon à 3 doigts, dans la salle de classe, en rechignant et en le tenant mal.
Puis il a pris le pli de positionner automatiquement ses doigts pour le tenir à 3 doigts, où qu'il soit (le voir rectifier sa position !!)
Et puis la position s'est peu à peu corrigée d'elle-même.
Le poignet n'est toujours pas très souple, pas forcément posé sur la feuille, et les doigts ne font pas encore tout leur travail de guidage, mais je détecte de plus en plus souvent des petits trucs qui vont dans ce sens.



En conclusion : ce sujet que je trouvais délicat, et qui m'inquiétait un peu, a trouvé sa solution peu à peu, ou est en train de la trouver.
Un peu cahin-caha, pas toujours de manière très orthodoxe, mais cela me semble caractéristique de l'IEF... Et de ce fait, cela contribue à me donner confiance dans nos capacités, à F. et moi, à lui permettre d'acquérir, d'une manière ou d'une autre, les compétences qu'une instruction doit être en mesure de lui transmettre.
Par ailleurs, effet collatéral intéressant : observer son frère positionner avec attention ses crayons entre ses trois doigts a incité E. à faire de même. De ce fait, sa tenue du crayon à elle est déjà souvent proche de l'objectif visé ! (selon la taille du crayon : les crayons trop épais pour ses tout petits doigts sont tenus à 4 doigts). 
Cela aussi vient illustrer un point que je mentionnais dans le passage en revue des inconvénients que je trouve à l'IEF : les efforts investis dans l'apprentissage de l'aîné sont certes importants, mais servent aux suivants ...

jeudi 10 novembre 2016

Musée d'Art Moderne de Strasbourg avec des enfants

Ce dimanche, nous avons profité de la visite en weekend du parrain de F. pour aller à 5 découvrir le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
J'étais un peu anxieuse car il s'agissait de la première visite de musée de F., sauf peut-être 
  • des trucs où il était bébé porté en écharpe ? ça compte pas, 
  • et une vingtaine de minutes passées dans le Musée Rohan à Saverne ; ça comptait pas non plus, y avait genre 3 salles et pas un chat. 
Vu ce que je vous racontais ici, je voulais pouvoir envisager sans regrets une visite brève, le but étant de commencer à acclimater le Bébou à cet univers, tout en nous fournissant, à nous, une petite bouffée d'air culturelle. Nous avons donc mis à profit la gratuité des premiers dimanches du mois, et nous sommes mis en chemin en reprenant la formule de notre escapade berlinoise : E. dans le Mei-Tai, F. en poussette ou à pieds selon son humeur.

Eh ben c'était très chouette.


La visite en elle-même 

F. s'est bien comporté... passé les premières minutes : 
  • en arrivant dans la première salle, j'ai hésité, puis décidé de faire différemment d'avant et d'appliquer les conseils F&M / Filliozat : 
    • plutôt que de ne rien dire, et d'attendre qu'il ait lui-même l'idée d'un truc interdit à faire pour le lui interdire (cela dans le souci d'éviter que mes consignes ne lui donnent de chouettes idées), 
    • j'ai pris le taureau par les cornes et énoncé les règles d'entrée. Je me suis accroupie et j'ai expliqué à F. que, dans un musée, il y avait beaucoup de jolies choses à voir, et qu'on les regardait avec les yeux mais qu'on ne les touchait pas. 
  • Succès total: il a couru vers le tableau le plus proche et y a appliqué sa main... 
    • Intervention du gardien, et quant à moi j'étais contente d'avoir Filliozat en tête puisqu'au lieu de m'énerver j'ai pu dire "oui tu as compris, toucher c'est ce qu'il ne faut pas faire. Les enfants qui regardent les tableaux peuvent marcher tranquillement, les enfants qui les touchent restent dans la poussette.
    • Plus aucun problème ensuite. 
  • Il a déambulé en posant ses questions à voix assez haute, mais en baissant le ton quand on le lui demandait, et ce musée n'est pas un musée en mode sépulcre, il y a un certain niveau sonore de base qui fait que parler un peu plus haut que la moyenne n'est pas vraiment gênant.

Un Bébou plutôt intéressé. 
Il est resté assez froid face aux œuvres sur lesquelles nous avons cherché à attirer son attention, jusqu'à ce que nous arrivions face à des tableaux représentants des instruments de musique, qui l'ont rendu beaucoup plus loquace. Décidément, son intérêt pour le sujet ne se dément pas.

Il était donc aux anges dans le bout d'exposition mêlant musique et images de Kandinsky.

 












En particulier, il a beaucoup aimé reconnaître et comparer avec son père les tableaux transposés sur les murs avec les toiles originales exposées dans la salle d'à côté (une activité toute simple que je vous recommande! Seule condition: avoir fait le lien. Celui-ci m'avait échappé, heureusement que Monsieur Bout est là).





Par ailleurs, les sculptures l'ont aussi davantage interpelé.

Bref, une première visite qui n'aura pas laissé F. indifférent, un bon premier contact !
Signe qui ne trompe pas, il était motivé pour y refaire un tour après notre déjeuner.

Et autre détail qui lui a plu : l'immeeeeeense escalator qui mène au premier étage ;-)



Un musée "kid-friendly"

Sur le plan pratique
  • nous avons apprécié un musée vaste, lumineux, on y circule sans peine (y compris avec une poussette), et les œuvres sont plutôt bien présentées.
  • il y a souvent des bancs dans les salles (utile en soi, et en particulier quand on cherche un endroit où allaiter - même si je ne suis plus concernée pour le moment j'y reste sensible); 
  • en revanche pas de table à langer dans les toilettes où je suis allée.... mais à la réflexion, ayant les enfants avec moi j'ai squatté les WC handicapés, peut-être y avait-il le nécessaire dans les toilettes des femmes ?

A noter, et ça fait une vraie différence : un gentil gardien au physique un peu bourru en mode Père Noël (épais sourcils, chevelure abondante, barbe), 
  • dont j'ai beaucoup apprécié la réaction face à l'infraction de F. :
    • faisant son job, mais sans en rajouter, juste quelques mots pour rappeler la règle sans agresser l'enfant (ni la mère), et sans non plus le regarder / pister comme un délinquant par la suite.
    • Une belle mise en pratique de l'axiome F&M / Ginottien : "traiter l'enfant comme si il était déjà ce que vous voulez qu'il devienne". Et en effet je pense que sa réaction très mesurée a bien contribué à la coopération du Bébou le reste de la visite.
  • serviable, je lui ai demandé plusieurs fois mon chemin (WC, ascenseurs), et ai toujours été très bien accueillie voire devancée: "vous cherchez ?", et je trouve cela très agréable car personnellement, j'ai fait moult expériences de conservateurs de musée aimables comme des portes de prison.

Nous avons déjeuné sur place, à l'Art Café.
  • Bonne cuisine, prix corrects (un brunch était également proposé, qui nous a donné envie de revenir y goûter !)
  • mais aussi et surtout, un service très gentil et prévenant
  • et accueillant pour les enfants
    • efforts faits pour nous placer de manière favorable, 
    • chaise haute, 
    • et surtout : un petit cahier de coloriages avec des motifs inspirés d’œuvres du musée ainsi qu'un pot de crayons, déposés sur notre table dès notre installation !
    • par ailleurs, j'ai apprécié que le menu enfant soit un peu plus développé / sain qu'ailleurs: c'était filet de poulet ou poisson, et ledit poisson : du saumon grillé délicieux dont j'ai englouti la moitié restante sans me plaindre, + pâtes ou légumes, et on n'a pas fait de chichis pour m'en donner un peu des deux.
Ill n'en demeure pas moins que, pour une visite un dimanche gratuit, le déj à l'art café a quand même un peu nuit à la visée Low/No Cost du truc, mais bon...

Enfin, cerise sur le gâteau, après le déjeuner nous étions partis pour repasser rapidement revoir 2-3 choses (après une visite d'une bonne heure et demie donc bien plus longue que ce que j'avais anticipé, déjà !), le Bébou étant motivé pour revoir "la musique", mais nous sommes tombés sur des ateliers à destination des enfants
Le premier intervenant m'en a expliqué le principe mais a souligné que c'était à partir de 4 ans... et me voyant partir le 2ème m'a fait un clin d’œil, m'a demandé si F. savait découper, et hop, c'était parti ;-) 
Monsieur Bout et son frère ont donc filé continuer leur visite tout seuls, et moi je me suis installée avec les enfants.

 

Des ateliers semble-t-il organisés régulièrement dans ce musée et d'autres musées strasbourgeois, notamment les mercredis et les dimanches de gratuité, de 14h à 17h. 
Mais j'avoue que les renseignements trouvés sur la homepage m'ont laissée sur ma faim : des trucs intéressants sont annoncés, certes, mais visiblement ce n'est pas exhaustif puisque nulle part je n'ai vu mentionné l'atelier auquel nous avions participé, nous !

Quoi qu'il en soit, nous avons passé une bonne journée, et sommes donc bien motivés pour mettre en œuvre les conseils donnés en commentaires ici et dédier nos premiers dimanches du mois à des visites analogues, dans ce musée (où beaucoup reste à voir), et d'autres !



lundi 24 octobre 2016

Petit kif IEF du jour

Allez, zou, une petite tranche d'IEF toute fraîche.

D'un côté, prenons une Gwen, qui fidèle à son plan, a cherché depuis septembre, à rejoindre la progression de vie pratique proposée par Céline Alvarez

J'ai ainsi complété mes propositions initiales, d'abord, par le plateau des boîtes et celui des flacons, puis avec celui du pliage de tissus.

Après quoi je me suis penchée sur celui des transvasements avec la cuiller, un peu étonnée car je n'en voyais pas forcément l'intérêt... Jusqu'à ce que je regarde la vidéo et que je voie le petit détail : la cuiller est tenue avec trois doigts, en un geste qui prépare à la bonne tenue du stylo. 

Hummmm, un truc dont F. était encore à 10 000 km, et que je ne savais comment favoriser. Allons-y!


  • Préparation de l'activité, 
  • multivisionnage de la vidéo et répétition de la présentation, 
  • présentation de l'activité. 
Celle-ci sera reprise à plusieurs reprises dans les temps qui suivront, mais jamais effectuée plus d'une fois, et toujours uniquement de la main droite (F. ne voit visiblement aucun intérêt à faire bosser la gauche). Donc un intérêt pas inexistant, mais pas non plus le truc du siècle.

De l'autre, prenons une salle de classe très mignonne mais désertée depuis pas loin de 3 semaines

Car le volet électrique de ladite salle de classe a rendu l'âme en position fermée, or les jours passant et la réparation tardant, il s'avère incontestable que bosser dans la pénombre n'est pas du tout du goût du Bébou. Donc, plutôt que de m'obstiner alors que les conditions ne sont vraiment pas favorables, j'ai fait sauter nos créneaux salle-de-classe.
Déjà, c'est confortable du coup, matinées plus cools, mais surtout : j'en ai profité pour investir un peu d'énergie et de temps dans des jeux de société ou des activités un peu artistiques.

D'un 3ème côté, justement (nous avons donc affaire à un triangle, semble-t-il), j'ai récemment revu ma pratique et arrêté de fabriquer moi-même la peinture du Bébou.

Ladite fabrication, le temps nécessaire, le fait qu'après ça moisissait au frigo si les séances étaient trop espacées, que la texture était souvent trop ci, pas assez ça, bref, le désir de "faire moi-même" était contre-productif puisque du coup, peinture tous les 36 du mois (et uniquement en année bisextile).
Vente privée Giotto, pouf, j'ai sauté dessus et me suis équipée, et depuis, peinture plus souvent, et peinture plus longtemps! (ben oui, la texture plus réussie inspire visiblement davantage le jeune homme. Ingrat!)

Et ce matin : ballade écourtée par la pluie, feuilles mortes tout autour de nous sur le chemin du retour, et a priori ma nounou a promis des trucs à mon fils sans m'en parler, puisque celui-ci me dit "faire de la peinture avec des feuilles mortes".

A cet instant, mon cerveau de manchote-des-travaux-manuels s'emballe, panique, imagine en un éclair toutes les sublimes activités autour de ça qu'ont pu proposer et partager sur la toile des mamans plus douées... puis s'arrête.
Au redémarrage, il se dit que fondamentalement, si, je pourrais quand même être capable de mobiliser les ressources nécessaires aux trucs de base suivants
  • 1. on peinturlure la feuille et on fait des empreintes avec,
  • 2. on peinturlure le papier et on applique la feuille dessus puis on l'ôte pour avoir une trace
  • 3. on pose la feuille sur le papier et on peinturlure dessus en mode pochoir.
Allez zou, j'empoigne courageusement 4 feuilles et nous fuyons la pluie. (évidemment, le soleil sortira une fois que nous serons rentrés, hein, m'enfin ne laissons pas ce détail ternir l'éclat de notre journée)

Moralité :
Première fois qu'une activité peinture a duré aussi longtemps (+ de 30 minutes, bref, vraiment, cela confirme mon constat de ce que la capacité de concentration varie à la vitesse de l'éclair à cet âge, et que les 2-3 minutes que duraient nos séances l'an dernier ne préfiguraient en rien la suite)


Après s'être éclaté avec le rouleau

F. a découvert tout seul que tortiller son pinceau en appuyant dessus comme une brute fortement produisait "des spirales !" (concept nouveau de la semaine dernière)

et a aussi montré, par la manière dont il a cherché à le remplir, qu'il s'approprie de mieux en mieux l'espace feuille
Puis ...
Il s'est mis à tenir son pinceau bizarrement, dos de la main vers le ciel, pinceau passant entre l'index et le majeur.

Je n'ai rien dit. 

Et pôf : "maman, comment on met le pinceau, aide-moi"
sur cette photo le geste n'est pas encore parfait mais il l'a rectifié ensuite.
Rhâââ le gros, gros kif ! 
(oui je sais ce n'est pas très châtié comme langage; mais c'est ce qui m'est venu sur le coup ; au besoin n'hésitez pas à faire suivre la lecture de ce billet de deux pages de Chateaubriand à titre compensatoire)

Un de ces moments où je me dis que oui, cahin-caha, et malgré tous mes manques, notre IEF ça roule et ça va rouler...



lundi 2 novembre 2015

Point 0 (2/2)

Point 0, suite et fin de la première partie.

Vie Sensorielle :

Blocs de cylindres, cylindres de couleur, tour rose, etc.... La plupart sont des matériels que j'espère acquérir plus ou moins prochainement.... ça dépendait de ma reprise ou non au niveau professionnel. Ironie, soit j'ai les sous pour le matériel, et point le temps de le travailler avec F. dans l'immédiat, soit je pourrais avoir le temps, mais pas les sous...Bon eh bien maintenant que c'est tranché, j'ai les sous. Na !

Éveil des sens : F. s'est subitement pris de passion pour les couleurs à la fin de l'été, et les a apprises "sur le tas" en l'espace de quelques semaines. En commençant de manière fort peu montessorienne par intégrer le blanc, le gris, le beige, puis le bleu ... Il a ensuite eu une période où toutes les couleurs autres que celles précédemment citées étaient "pas-bleues", puis en quelques jours les principales couleurs se sont installées. J'aimerais lui présenter les (deux premières) boites de couleurs de manière formelle dès que je les aurai, ce qui ne saurait plus tarder...
Par ailleurs je voudrais travailler sur les sons (j'aurai bientôt le matos pour faire moi-même [!!!] des boites à sons), et les mises en paire d'étoffes. Idem, je pense pouvoir réussir à fabriquer les tablettes lisses / rugueuses
Et je compte sur une plus grande implication en cuisine pour développer les odeurs et les goûts.

Mathématiques

Un puzzle à chiffres est en chemin vers nous, et je voudrais fabriquer des chiffres rugueux dans un deuxième temps.
Le reste sera fonction de l'intérêt qu'il montrera ou non pour ce domaine

Langage

nous développons les histoires, il est très demandeur et j'avais été épatée de le voir s'intéresser énormément à ce livre dès qu'il l'avait reçu à 18 mois. L'histoire est longue, et j'en étais persuadée, totalement hors de sa portée. Bernique, cela a été tout de suite un gros hit et je suis capable de le lire en le tenant à l'envers.
Période sensible oblige, F. répète tout ce que nous disons, je voudrais travailler sur des cartes de nomenclature et suis en attente de l'arrivée d'un lot de figurines d'animaux pour des mises en paires.
Je suis tentée par le Livre des 4 saisons de Rotraut Suzanne Berne... mais vu la manière dont mes listes d'achats se remplissent, il va falloir prioriser !

Vocabulaire :
Nommer les objets de l'environnement familier – Nommer les vêtements – Nommer les parties du corps – Nommer les animaux – Nommer les formes – Nommer les attributs (grand, petit...) : c'est acquis. De manière amusante, un de ses premiers vrais mots a été "vavale" (ovale), en faisant ce puzzle.

Discrimination visuelle :
Je veux développer les mises en paires, F. s'y intéresse spontanément et attire souvent mon attention pour dire "même, même"


Culture

Botanique : rien fait hormis attirer son attention sur les arbres, les feuilles, et le nom des fruits et légumes... à développer au printemps ? Au vu de tout ce que nous avons déjà au programme, ce n'est pas prioritaire en tous cas.
Les puzzles de botanique sont en chemin vers nous, à voir si il accroche.

Zoologie :
Le vocabulaire associé se développe rapidement, je compte profiter des cartes de nomenclatures pour développer cet aspect et introduire le nom des femelles et des petits. Pour le moment il repère uniquement la famille coq/poule/poussin. Les puzzles de zoologie sont eux-aussi en chemin, à voir....

Histoire :
Jour et nuit : ça c'est une nouveauté des dernières semaines
Les conditions météo : nous remarquons tous les jours si nous voyons le soleil, commentons la couleur du ciel, et remarquons quand il pleut
Je souhaiterais mettre en place, dès que possible, une synopte puis un calendrier des jours de la semaine (ce dernier, quand nous aurons tous les deux repris le boulot, cela permettra de bien lui donner une visibilité sur les jours "nounou", le jour avec maman, et les jours avec papa et maman)

Géographie : je pense attendre le vrai début de l'IEF autour de l'été prochain

Arts :
c'est un point à développer, je ne propose probablement pas assez/ très souvent; par ailleurs la mise à disposition en libre service est à réfléchir, puis à instaurer
pour le moment, nous faisons pâte à modeler (mais c'est court, il persiste à vouloir la manger !), peinture (je suis encore novice, et pas convaincue par la peinture à doigts faite maison), crayons, et beaucoup de gommettes du fait de son attrait de longue date pour les formes géométriques
j'aimerais développer cela et introduire les ciseaux, ainsi que la colle

Musique :
nous en écoutons ensemble, il s'y intéresse subitement depuis quelques semaines; je voudrais profiter de ce qu'il y a sa petite sœur maintenant pour apprendre des jeux de mains et de doigts; il danse spontanément. Et je viens de recevoir ce petit orchestre de Melissa&Doug.... Question à 100 balles : qui saura me dire ce qu'est l'instrument en bas à gauche et surtout : comment on s'en sert ?