Affichage des articles dont le libellé est IEF Année 2 : MS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est IEF Année 2 : MS. Afficher tous les articles

lundi 17 septembre 2018

(10 idées de) Sorties avec les enfants en région parisienne : c'est pas si mal ;-)

Et voilà, d'ici quelques jours, notre déménagement Strasbourg => Ile de France aura un an.
Un an... vite passé !
C'était un déménagement assez redouté, je craignais la vie francilienne, son stress, ses bouchons, la perte de la qualité de vie, et un lot de difficultés supplémentaires pour gérer les enfants, notamment les sorties avec eux.
J'imaginais celles-ci chères, compliquées, bondées, difficiles d'accès (bouchons)

Bon, un an après, le bilan est un peu différent.
  • Oui, le déménagement a créé un tsunami.
  • Oui, il a entraîné beaucoup de difficultés. Mais sur un plan bien différent de ce que nous avions anticipé : la perte totale de repères de F. et les difficultés de comportement qui en ont résulté. Il nous a aussi donné certains moyens pour résoudre une partie desdites difficultés.
  • Un tsunami aussi, parce qu'il a aussi créé des opportunités qui sont venues remettre en cause de grandes orientations de notre vie. Ne parlons pas des orientations pro de Monsieur Bout, ça, cela demeure un feuilleton trépidant et un insondable mystère, mais remise en cause de l'IEF pour F., et reprise pro sous un angle bien différent pour la Gwen sont incontestablement des fruits directs de notre nouvelle localisation.

Niveau sorties, j'ai bien pleuré la perte de mon Vaisseau chéri, et je me suis lamentée ici sur toutes les possibilités que je laissais derrière moi.

Mais ça, c'était avant.

L'heure est venue de venir rendre un peu à César ce qui lui revient.

Voici un aperçu de plusieurs sorties bien chouettes que nous a permis notre localisation !
(ça pourra inspirer / rassurer des mamans franciliennes et/ou IEF et/ou sur le point de le devenir, et puis ça pourra donner des idées à celles prévoyant un petit voyage dans les environs).


Bon, déjà, numéro 1 incontestable : la ludothèque

Ce n'est pas réservé à l'IDF, hein, mais en tous cas, je suis passée d'une localisation sans ludothèque à proximité / facilement exploitable, à une ludothèque coolissime que je hante très, très, très fréquemment.


2. la piscine

J'adorais celle à deux pas de chez nous, à Strasbourg. J'y allais souvent... sans les enfants : étant à ciel ouvert, été comme hiver, y nager était absolument magique (nager sous la neige qui tombe ou caressée par les rayons du soleil... sans odeurs de chlore ni bruits résonnant...).
Absolument magique... mais modérément adapté à des jeunes enfants : autant j'ai pu les amener à la belle saison, autant il n'est pas indiqué d'y plonger des enfants pas encore capable de nager assez pour se maintenir à une bonne température, et plus intéressés par les ploufs que par le fait de rester dans cette eau qui est pourtant le seul endroit où il règne une température acceptable.

Notre nouveau chez-nous met deux piscines à disposition, à moins de 5 minutes de voiture.
La première est la piscine de notre municipalité; 5 minutes à pied, mais 'âchement chère. Allez savoir pourquoi, mais l'autre piscine, appartenant pourtant à la municipalité voisine, nous offre des entrées à 1,40 (tarif enfant, et tarif chômeur), un bassin de 25m bien suffisant, et une eau à la température correcte (je suis frileuse. Un tout petit peu. Vraiment peu !)


3. La Cité des Sciences de la Villette - la Cité des Enfants

J'y ai mis les pieds pour la première fois avec beaucoup de réserves. Je portais encore le deuil de mon Vaisseau chéri et j'ai passé la visite à comparer les deux, toujours au détriment de la Cité des Enfants.
Mais j'y suis quand même retournée. Un certain nombre de fois, en profitant d'un pass annuel vraiment plus qu'abordable.
Parce qu'en fait, dès la 2ème visite, j'ai été capable d'admettre que,
  • certes, sur certains points, ça ne vaut pas mon Vaisseau. Par exemple, beaucoup moins adapté à y passer la journée en mode "faites ce que vous voulez je cause avec ma meilleure copine IEF": 
    • absence d'espace vert - hormis le faux jardin à l'intérieur - 
    • espace pique nique en sous sol donc sans lumière du jour
    • tranches horaires de 1h30 à l'issue desquelles il faut ressortir de la zone avant de pouvoir y retourner un quart d'heure plus tard pour la tranche horaire suivante
    • beaucoup plus de monde
  • mais franchement,  y a quand même des trucs méga chouettes. En voyant F. et E. délirer d'enthousiasme dans l'espace consacré à l'air, ou F. se concentrer longuement sur cette machine étrange, ou ou ou... 
  
Moui bon, j'ai fini par me dire que quand même, la Cité des Enfants elle a du bon. (petit bémol quand même, hein, je persiste à trouver que la partie 2-7 ans est bien mieux fichue que la partie 5-12 ans. Mais... peut-être changerai-je d'avis quand mes enfants seront tout simplement d'un âge plus en rapport avec du 5-12 ans....?)

Et c'est certes très animé, mais y a quand même moyen de bien en profiter. Et mes nouvelles copines IEF et moi-même avons notamment réalisé que les vendredis juste avant de petites vacances scolaires s'y prêtaient bien : pas de sortie scolaire ces jours-là hin hin hin.






4. Les Bâtisseurs en Herbe (Chambourcy)

je m'éclate en 3D...
Il s'agit de mon tout dernier craquage : un lieu clos où les enfants peuvent s'ébattre librement en jouant à des jeux intelligents tout en nous épargnant l'envie d'investir pour acheter ces mêmes jeux intelligents : le principe étant qu'ils sont mis à disposition en quantité énooooorme, permettant des constructions bien plus impressionnantes que ce que l'on pourrait reproduire à la maison

... et E. s'en donne à cœur joie en 2D !
















Rajoutez à cela
  • Un niveau sonore acceptable
  • les enfants n'en sortent généralement pas surexcités (pas comme une aire de jeux d'intérieur)
  • C'est vraiment adapté à jouer en famille, donc à de beaux moments partagés
  • on peut y amener son pique nique (enfin... je crois qu'officiellement non, mais c'est assez toléré)
  • point négatif qui a fait que j'ai tardé à investir dans le pass annuel : ouvert uniquement mercredis et weekends + vacances scolaires; un peu rageant pour une famille IEF habituée à squatter monopoliser profiter de ce genre d'infrastructures à des horaires où tous les autres enfants du coin usent leurs culottes sur les bancs des écoles.
Mais finalement, j'ai calculé qu'avec notre passage dans la catégorie des familles semi-scolarisantes, ce dernier point perdait de son importance, et que nous profiterions suffisamment de ce machin pour que ce soit rentable
Attention toutefois, il paraît que les semaines de petites vacances scolaires d'hiver sont à fuir.

 

Circuit de train gigantesque, masse de Lego, tonne de PlusPlus, Playmobils en folie... ce ne sont que quelques uns des machins proposés !


5. France Miniature
J'y suis allée par hasard, entraînée par une copine. Le principe : un parc (extérieur) très très jouli avec des reconstitutions miniatures de monuments, villes, villages célèbres / typiques: le tout, évidemment, placé stratégiquement, pour reconstituer une France miniature, comme son nom l'indique. Y compris petits et gros ruisseaux pour représenter les principaux cours d'eaux.
A cela se mêlent quelques attractions fonctionnant très souvent de manière mécanique, et mention spéciale au circuit de voitures miniatures dont F. m'a rebattu les oreilles les semaines qui ont suivi : pouvoir conduire une voiture (à pieds), dans un vrai village miniature, le pieeeeed !
J'étais assez tiède au départ mais à l'arrivée,
  • le mix entre joli/intelligent, et attractions mignonnes adaptées aux jeunes enfants est assez réussi ! 
  • Dans tous les cas, ça se prête très bien à une mini leçon de géographie, ludique, agréable, et parsemée de moments de jeux. 
  • Et l'affluence expérimentée un 12 juillet était tout à fait acceptable. 
F. me demande quand nous y retournerons, j'examinerai la question. (mais bon, j'ai déjà craqué la tirelire sur le pass annuel du point précédent, alors...)
 


6. Versailles : château et jardins

Ça, voyez vous, c'est vraiment pas mal. 
Le Château est gratuit pour les enfants, et pour les chômeurs, ce qui signifie que les 3/4 de la famille Bout peut y rentrer à l’œil. Je n'en ai encore profité que 2 ou 3 fois, mais je compte bien persévérer sur cette voie. 
D'autant qu'habiter la région parisienne permet de programmer la visite du château, non pas au printemps-été avec les milliers de gens qui encombreront la cour d'entrée en faisant 2h de queue, puis embouteilleront la Galerie des Glaces, mais bien peinard, en automne-hiver. Par ailleurs
  • Il est cependant toujours bien plus pratique d'acheter son billet en ligne, avant : il suffit de se pointer avec son smartphone et zou, l'entrée s'en trouve bien simplifiée.
  • L'audioguide pour les enfants est assez bien fichu, 
  • en revanche bien évidemment comme souvent les poussettes sont interdites dans le château donc prévoir une solution de portage pour les petits (voire les moyens. Dès ma 2ème visite j'ai collé la Bébounette dans mon Mei-Tai, qui prend la poussière depuis un bout de temps sinon, et j'en ai bien davantage profité. Quand à la Bébounette, la visite collée contre Maman lui a bien plu, et le positionnement en hauteur lui a permis de s'extasier bien plus facilement sur les statues de chevaux / lits à baldaquins / autres points d'intérêt pour une 2-3 ans)

Versailles, c'est son château, mais aussi et surtout ses immenses jardins. Gratuits la majorité du temps, ils valent leur pesant de cacahuètes, et se prêtent à mille balades et autant de piques-niques.


7. Les aires de jeux d'intérieur

Souvenez-vous, j'avais découvert le charme des aires de jeux d'intérieur juuuuste avant de quitter Strasbourg. J'en avais pleuré, m'imaginant leurs contreparties franciliennes sous le jour le plus sombre : bondées, minuscules, hors de prix, aux horaires d'ouverture très réduits.
Et puis en fait, ben, ça va. Elles sont très nombreuses autour de chez nous, et même si elles ne sont pas aussi chouettes que celle que nous avions testée outre-Rhin, les enfants s'y amusent bien.
J'en ai même découverte une ouverte le vendredi toute la journée, ce qui a permis des réunions avec quelques familles IEF en mode : l'aire de jeux est à nous, ou plutôt à nos enfants; qui se poursuivent et s'en donnent à cœur joie pendant que les parents papotent tranquillement. 
Oui, vraiment, ça va...





8. Le RER, transilien, et consorts

Eh ben oui, chers amis, c'est quand même la magie de la région parisienne : que serait-elle sans ses transports en commun ? Plaies des adultes, ceux-ci font la joie des petits enfants.
Nous ne nous rendons que rarement dans la capitale avec les enfants, mais chaque fois que c'est le cas, le but final de l'expédition ne constitue au mieux que 50% du plaisir de celle-ci. Le voyage en train, le métro, les ESCALATOOOOORS, transportent les enfants... de joie.
Vous voulez encore marquer des points ? Collez-vous un RDV en début d'aprèm à Paris (au hasard, l'ophtalmo que vous avez toujours gardé sur Paris), et prévoyez de pique-niquer dans le Transilien qui part de chez vous. Explosion de la côte de popularité assurée. 
Si en plus le retour se fait en compagnie d'un papa qu'on est allé cueillir à la sortie du boulot, alors là, c'est le délire.

Tir à l'arbalète

9. Une foule d'évènements gratuits

Eh oui, ils ne manquent pas en Ile de France. Et la concentration d'un grand nombre de personnes, de municipalités, d'associations sur une surface assez réduite fait qu'il y a souvent quelque chose à dénicher à deux pas.

En ce qui nous concerne, nous avons été ébahis par la fête organisée par notre municipalité, avec moult attractions et, et, et : spectacle de tournois de chevaliers !

F. a également pu mettre ses fesses sur un poney en profitant des portes ouvertes du club à côté. Je redoutais la foule... mais en fait, non : tant de choses sont proposées chaque weekend que c'était peinard. A la place de la relativement longue attente à laquelle je m'étais préparée, F. a pu faire deux longs tours d'affilée.





10. Plein d'autres chouettes trucs

Par exemple, Maman'dala a profité de sa visite chez nous pour emmener ses enfants au Cirque Romanès, et son compte-rendu extatique m'a fait placer cela sur la liste des choses à faire.
En revanche, oubliez l'aquarium, notre mamie-au-pair, notre adorée G1 y a emmené F. et si lui a apprécié, elle elle a trouvé que c'était insignifiant (surtout au regard du prix, très loin d'être insignifiant, lui).


Cette petite liste est évidemment loin d'être exhaustive, et l'année qui commence comportera son lot de découvertes.
Dans nos plans :
  • reprendre nos projets d'acclimatation des Bébous en univers musééesque : comprendre, profiter des 1ers dimanches du mois gratuits pour emmener les enfants dans des musées, pour de courtes visites permettant de les habituer peu à peu, mais à peu de frais, à ces univers, à leurs charmes et... à leurs règles.
  • et je viens de découvrir l'ouverture immédiate d'une salle d'escalade à 20 minutes de chez nous. F. adore grimper donc je compte bien aller tester cela avec lui cette année; si l'expérience s'avère concluante je serai bien contente, car j'avais en vain cherché des cours ouverts pour des enfants de moins de 7 ans. Là, c'est ouvert à partir de 4 ans. Bon, cette année je crois qu'en plus de l'école, je me contenterai de l'inscrire à la natation, mais l'an prochain...

Bref:  Strasbourg demeure toujours une ville chère à notre cœur, mais il est possible de survivre en Ile de France, en fait.
(Vous noterez que je n'ai pas inclus Disneyland dans la liste des supers possibilités offertes par la région parisienne : à mes yeux, Disneyland n'arrive pas à la cheville d'Europapark, et donc, si nous devons prévoir un parc d'attractions, c'est à la faveur d'un petit passage à Strasbourg que nous inclurons cela au programme)

mardi 11 septembre 2018

4 activités pour développer le repérage dans l’espace (3-6 ans voire +)

Le repérage dans l’espace constitue une compétence intéressante à développer chez son enfant : elle contribuera notamment à 
  • l’écriture, 
  • la géométrie,
  • la géographie, 
  • et puis, tout bonnement, hein, la capacité de l’enfant à se situer dans son monde, à percevoir et ordonner son environnement.

Voici 4 activités sympa tout pleins à partager avec son enfant (mais il peut aussi, peu à peu, les faire seul), permettant de développer cet aspect (et bien d’autres en parallèle).


1. La reproduction de petites mises en scène avec des cubes / équivalents

J’avais trouvé l’idée chez Clotilde et elle m’avait séduite : hop, on prend des cubes, des animaux Schleich, des personnages en bois (on peut aussi faire avec des Playmobils mais attention, il vaut mieux dans un premier temps préférer des figurines un peu stylisées, afin que les détails des figurines ne viennent pas perturber l’enfant ou l’activité)

On les place sur une surface neutre, dans différentes configurations, on prend en photo, et zou, à l’enfant de reproduire chacune des configurations. On en profite alors pour verbaliser avec lui le vocabulaire qui permet de localiser : en dessous, entre, dessus, derrière, etc.

Impec. 
Je crois que certains de mes craquages Action ont même été justifiés par le fait que les petits machins achetés allaient magnifiquement bien se prêter à l’exercice.

Mais… l'heure des aveux est venue : je n’ai jamais pris le temps de faire tous ces petits montages, de les photographier, de les imprimer, de les plastifier (à noter que Clotilde, encore elle, est plus intelligente : elle fait tirer cela directement sur papier photo et s’épargne ainsi la plastification / découpe).

Bref.


Du coup, les 3 activités suivantes ont été, comme la plupart de ce que je propose à mes enfants, achetées, puisque, encore une fois, du fait de mon enthousiasme pour les travaux manuels juxtaposé à mon manque d’imagination, faire appel à ma CB constitue à peu près le seul biais qui me permette de proposer des activités un peu élaborées à ma progéniture
Mais évidemment, ceci étant une constante, je suis attentive à ce que le coût demeure faible, bicoz sinon, bonjour le budget IEF.



Acheté il y a déjà longtemps, ce jeu est simplissime : des petits triangles et des losanges de 6 couleurs différentes. Au départ l’enfant (et l’adulte) les positionne un peu n’importe comment. 
A à peine 3 ans, le défi pour F. était déjà de réussir à remplir la base hexagonale, en positionnant des pièces de forme adaptée, et de dimensions petites : excellent exercice de motricité fine ! Puis l’envie de mettre de l’ordre dans tout ça, et de suivre les modèles proposés, a fait surface.

Petit jeu, vite emporté, en bambou agréable à manipuler. Il a aujourd'hui toujours autant de succès !
Bien évidemment, il se rapproche des célèbres attrimaths, que nous avons aussi (mais dans la salle de classe) : le principe de ce jeu est cependant légèrement différent : il s'agit là de remplir tout l'espace, et avec seulement deux types de formes différentes.



Ce petit jeu est arrivé chez moi par hasard. Il vient de chez Smart Games, un éditeur de jeux découverts au sein du milieu IEF, et qui, de ce que j’ai pu en voir, a une fâcheuse tendance à sortir des jeux extrêmement intelligents.

Bref, quand j’ai vu ce machin à 4€ dans l’Emmaus le plus proche de notre nouveau chez-nous, mon sang n’a fait qu’un tour, mon porte-monnaie aussi, et zou, à la maison.

Je n’ai pas regretté, F. adore (E. aussi, mais pour le moment chez elle c’est plutôt la manipulation un peu dans tous les sens des différentes pièces aux couleurs si attrayantes qui la fait marrer.

Ce jeu est fichtrement bien fait, car fichtrement progressif.
  • Le niveau 0 du jeu, c’est déjà de reproduire les figures proposées avec les pièces dont chacun a une forme différente : je dis niveau 0 car le principe est de réussir à compléter la figure, mais pour un enfant autour de 4 ans, ne serait ce que repositionner les pièces telles que sur le modèle sollicite très fortement la capacité à se repérer dans l’espace / lire un plan et le reproduire.
  • Ensuite, il s’agit de compléter, et donc, en plus de reproduire, il faut se représenter les choses dans l’espace ; et bien entendu, au passage, la logique est très fortement sollicitée
  • Les défis proposés sont de plus en plus complexes et très honnêtement, pour moi dont les compétences sur ce point sont assez limitées, j’ai bien apprécié cette progressivité car cela m’a permis, à moi aussi, d’avancer pas à pas et de franchir différents niveaux de difficulté
A noter : ce jeu combine repérage dans l’espace en 2D, et en 3D : les pièces permettent également de former une pyramide à base carrée. C’est sacrément coton, mais ça passionne les foules (la mère, et les gosses ; pour ces derniers, c’est encore trop complexe : on en demeure au niveau 0, et encore, la reproduction des plans demande parfois encore un peu d’aide ; mais quel enthousiasme chez tout le monde quand, magie magie, sous mes doigts hésitants et balourds une jolie pyramide se constitue)

Yep. J’avoue sans complexe : sous prétexte de permettre à mon fils de développer sa capacité à se repérer dans l’espace (une sainte entreprise, vu mon niveau pitoyable à ce niveau ; 3615 nana capable de se perdre dans à peu près n’importe quel endroit, et pas fichue de se garer correctement, ni forcément d’éviter de se cogner quand elle passe une porte – notez le « 3615 machin » ; ça fait sooooo vintage !), moi : je m’éclate.

(il m’arrive même d’y jouer toute seule, sans même le prétexte de la présence de F. Nan, c’est juste une séance de préparation pédagogique, chéri…)



(warning : comme je viens de perdre toute crédibilité avec ce que j’ai raconté en point 3, je tente de faire diversion en vous précipitant dans un abîme de consommation ; pour cela, un allié de choix. Je sors le gagnant du célèbre jeu « qui veut gagner des millions – sur le dos des familles IEF » : j’ai nommé le summum de la tentation : les éditions Usborne)

Donc :


4. Les cahiers de mosaïques Usborne

Comme d’hab, ce n’est pas tellement ma faute, c’est ENCORE une nana sur un groupe IEF qui a attiré mon attention sur le fait qu’il y a avait de nouveau une vente privée, et bon, voilà.

F. s’amuse depuis un bout de temps sur ce cahier, vraaaaiment très sympa. Avec un tas de petites gommettes de forme carrée, et d’inspirants modèles, on reconstitue, en s’aidant des quadrillages des petits (et gros) animaux vraiment craquants. (on pourrait aussi les inventer en « brodant » sur les modèles, mais pour le coup c’est encore hors de la portée de F.)

A la capacité à se repérer dans l’espace, se lie donc aussi la motricité fine. L’avantage étant que globalement, il n’est pas non plus nécessaire que les gommettes soient parfaitement bien positionnées pour que le résultat soit gratifiant, donc l’exercice reste motivant pour un enfant assez jeune, même si il a encore tendance à positionner certains carrés de travers.

A l’arrivée les animaux sont vraiment chouettes, et j’apprécie, en bonne vieille radine, la GROSSE quantité de gommettes, qui permet donc de jouer looooonguement avec avant de les avoir épuisées. 
Ces gommettes sont dites repositionnables, donc en théorie on peut même prolonger le plaisir en défaisant et refaisant / tentant de nouvelles variantes. Sur ce dernier point je serais plus prudente : j’observe que les gommettes, une fois collées et décollées, adhèrent quand même moins bien / se soulèvent sur les coins voire risquent de s’absenter. Mais bon, rien qu’avec une seule utilisation, on a de quoi faire.

A noter : j’ai proposé en premier un album permettant de constituer des animaux, mais 
  • j’ai également en stock un album selon le même principe, permettant de constituer des fleurs. Celui sur les animaux m’a semblé plus susceptible d’attirer F., je proposerai celui sur les fleurs ensuite, maintenant que F. s’est bien approprié le procédé, et que celui-ci lui plaît.
  • Et puis j'ai encore craqué sur une vente privée, depuis, et donc j'ai aussi celui sur les dinosaures qui va arriver sous peu... 
  • (et celui sur les châteaux-forts aussi. Je crois. Pas taper !)


Là encore, franchement, je trouve l’activité vraiment chouette et je lui piquerais bien le machin pour m’amuser avec dans mon coin (et notamment, justement « broder à partir des modèles »). Mais bon, voilà, sur ce coup j'aurais un peu mauvaise conscience de lui ôter cette activité agréable qui, au contraire du numéro 3 n'est pas inépuisable, alors, je résiste à la tentation. Héroïsme maternel quand tu nous tiens. Je suis dispo si vous souhaitez que je pose pour une statue.


Voilà : maintenant vous n’avez plus aucune raison valable pour que votre progéniture termine aussi incapable de se repérer dans l’espace que la nana qui gère ce blog. 
Aucune.

Je vous prie d’accepter, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

samedi 14 juillet 2018

Du soutien pour Maman #3 : 7 critères pour s'assurer une VRAIE détente quand les enfants sont gardés

Avoir des enfants c'est chouette.
S'en occuper, aussi.
Mais pour tenir la distance, pour gérer nos besoins d'adultes afin d'être en mesure de gérer leurs besoins d'enfants, il est souvent vital de s'aménager des créneaux sans enfants.

Chez moi, depuis plus de deux ans maintenant, c'est par le biais de la garde à domicile que je récupère de précieux moments "bien à moi". Je vous invite à aller relire ce billet sur le montage financier qui permet de limiter sérieusement les coûts.
Mais ces deux années ont été très différentes, à bien des égards, et notamment sur la manière dont faire garder mes enfants m'a aidée (ou pas) à conserver un semblant d'équilibre personnel (pour ne pas dire : mental).
Comme c'est une problématique d'utilité publique, je viens vous partager le fruit de mes observations sur le sujet : en effet, j'ai fait l'expérience d'à quel point l'efficacité de ces créneaux de garde sur le rechargement des batteries maternelles peut être variable.

Plus on passe de temps avec ses enfants, plus on a intérêt à s'organiser pour que les moments sans eux soient efficaces.
Voici donc 7 points à prendre en compte pour "faire garder ses enfants utile", c'est-à-dire, que le ressourcement soit bien au RDV.


1. Durée des créneaux

On fait évidemment avec les possibilités que l'on a, mais autant que possible, il est bon de veiller à ce qu'un de nos créneaux réguliers au moins soit "assez long" : n'oublions pas qu'en tant que maman, on met toujours un peu de temps à se déconnecter (au moins partiellement) de nos responsabilités de maman. Peu importe la manière dont on a prévu de passer le créneau, si on le fait dès le départ avec une horloge en tête / la perspective de retrouver nos mômes, ou si on est déjà en train de planifier ce qu'on va faire quand on les retrouvera, l'effet coupure en prend un sacré coup.
Quelle durée minimale ? 
Cela fluctue évidemment en fonction des contraintes (si on doit systématiquement prévoir 1/2h de route pour le moindre truc par exemple. Ou si à l'inverse on a un bébé allaité à gérer), mais en ce qui me concerne, j'ai vu qu'il me fallait au minimum 1 créneau / semaine d'au moins 4-5h. Si j'en ai 6, c'est encore mieux.
Bien entendu, c'est personnel, ça dépend des possibilités, mais c'est un point à avoir en tête / une variable à ajuster si on remarque que quelque chose cloche !


2. Stabilité et prévisibilité des créneaux

Oh punaise, là, typiquement, ça a été la différence énorme entre année IEF 1 et année IEF 2 chez nous :
  • L'an dernier, j'avais un seul mode de garde (hormis les petits babysittings du soir):  une personne, fournie par O2, avec des créneaux très fiables, réguliers dans le temps (mardi, jeudi).
  • Cette année j'ai jonglé entre différentes personnes, des personnes extérieures, des personnes au pair arrivant, repartant (certaines plus vite que prévu), des dépannages d'amis / famille, j'ai alterné des moments où j'avais plusieurs personnes à dispo, d'autres ou je n'avais persoooooooonne, bref, je n'ai pas eu de routine de garde. Une semaine c'était tels jours à tels horaires, celle d'après c'était différent, la suivante encore.
Dur dur !
  • beaucoup plus difficile de planifier son temps, et donc d'en profiter : 
    • à Strasbourg, je pouvais prévoir mes créneaux des semaines à l'avance, prendre des RDV en étant sûre d'être disponible (ou à l'inverse, prévoir une sortie avec les enfants sans me demander si, en fait ça n'allait pas tomber sur ZE jour où j'aurais pu les faire garder), et si j'avais envie de voir une copine overbookée je savais ce que je pouvais lui proposer, et nous finissions toujours par trouver une possibilité, avec 6 semaines de délais au besoin. 
    • Cette année... ben vous reprenez ma phrase précédente et vous rajoutez des "ne pas". Du coup il m'a été bien plus difficile de faire les choses auxquelles je tenais
  • charge mentale x10 puisque j'ai passé mon temps à envoyer des sms tous azimuts pour prévoir la semaine suivante; d'autant que, rappelons-le, la routine, c'est reposant...
  • stress constant : allais-je réussir à me trouver le temps nécessaire pour ce que j'avais à faire / pour moi ? Du coup, l'effet "je suis bien avec mes enfants car je sais que j'aurai des moments pour être bien sans eux" était beaucoup moins présent, une épée de Damoclès pesant en permanence sur ces moments "bien sans eux".

Bref, le critère de la stabilité est trèèès important dans le choix du mode de garde; et typiquement, si c'est votre maman qui doit faire partie de la solution, mais qu'elle craint d'avoir trop de contraintes, il vaut mieux insister pour un créneau régulier, même moins fréquent (une matinée tous les 15 jours ), que pour du "on voit spontanément", même potentiellement plus fréquent. Ou alors, compter sur quelqu'un d'autre pour assurer le minimum stable.


3. Une vraie séparation physique, notamment auditive

Celle-ci est automatiquement présente si on fait garder son enfant à l'extérieur : crèche, garderie, centre aéré, assistante maternelle, chez une copine ou un membre de la famille.
En revanche, c'est plus compliqué si on a recours à une babysitter / nounou à domicile.

En ce qui me concerne, je m'étais réjouie de ce que notre nouvelle maison, avec ses 3 niveaux, allait me le permettre facilement. J'ai vite changé d'avis : non, être tout en haut de sa maison, en train de se reposer / bosser / peu importe, mais avec les enfants "quelque part" tout près, ce n'est pas un bon plan pour déconnecter. 
Il ne s'agit même pas du fait qu'ils pourraient venir nous déranger / solliciter. Les miens ne le faisaient pas. Mais rien que les entendre, entendre leurs protestations, la manière dont la babysitter gère ou ne gère pas, etc : l'effet déconnexion est complètement perdu.

Une seule solution (enfin, en fait, 2. Mais la seconde fera l'objet du point suivant, donc 1. un peu de patience 2. un peu d'égards pour la structure de ce billet, merci)
Donc une seule solution-même-si-en-fait-deux : émigrer. 
  • Aller se poser à la bibliothèque, dans un Starbucks ou un salon de thé sympa, 
  • se faire inviter par une copine... 
Notre déménagement m'a, à ce niveau, ouvert des possibilités absolument extra. 
Non seulement j'ai la possibilité, avec le réseau commercial que j'ai rejoint pour la partie RH, de me rendre dans leurs locaux, en mode co-working, mais surtout, notre résidence s'est révélé être un espace riche en possibilités ! 
Je vais régulièrement passer la journée chez une de mes voisines : nous nous installons sur sa table de salle à manger, l'une en face de l'autre, elle gère ses trucs, moi les miens. Nos moments "studieux" sont régulièrement interrompus par des pauses papote, notamment au moment du déjeuner. Et celui-ci est soit concocté par elle (miammmm), soit j'y contribue en arrivant avec, sous mon bras, un tupperware (en verre, hein) de langue de bœuf faite-maison tout droit sorti de mon congélateur. 
  • Temps de trajet : 30 secondes. 
  • Difficulté à me garer : énooorme !
  • Cumul vie sociale et temps au calme pour avancer sur mes sujets : +1000.
Je faisais la même chose avec une autre de mes voisines pendant son congé maternité un peu prolongé. Depuis qu'elle a repris, j'ai les clés de sa maison, et l'autorisation de venir m'y réfugier quand je veux, mon PC et mon pique-nique sous le bras. Comme je le lui écrivais dans un SMS récemment : "j'ai fait 50m, je suis chez toi, y a pas mes enfants, c'est calme, c'est le bonheur".

Réciproquement, j'ai volontiers accordé asile à une copine-voisine ayant commencé à s'offrir quelques créneaux de garde sur ses fins de journée, mais ne sachant comment se reposer quand ses enfants étaient juste de l'autre côté de la porte de sa chambre (voire, y tambourinaient). 
Consciente de l'importance de cette séparation physique, je l'ai mise à l'aise : elle pouvait venir chez moi, et choisir entre causer avec moi, ou filer tout en haut s'isoler dans ma chambre et lire, passer des coups de fil, faire une sieste, n'importe ! (sans que je m'offusque ni ne dise du mal d'elle sur le blog, évidemment. C'est pour cela que j'écris si peu sur le blog en ce moment, en fait : j'ai plein de choses à dire mais comme c'est du mal au sujet de gens sur lesquels j'ai promis de ne pas médire, je me retrouve à court d'inspiration. Si si. J'vous jure. C'est l'explication)



4. La possibilité d'être tranquille, chez soi !

Eh oui, quand même, ça aussi, c'est un souci qu'on a quand on fait garder ses enfants à domicile : pouvoir passer du temps tranquille, seule, et chez soi. Car les solutions citées au point 3 impliquent toutes de laisser le terrain aux fauves, et ce n'est pas toujours propice à la détente :
  • Pour des raisons financières, d'abord : c'était ce qui me manquait l'an dernier, c'était chouette de retrouver des copines au resto, mais bon, pas très économique à la longue
  • pour des raisons logistiques, ensuite : y a des moments, on aimerait bien ne pas avoir ses gosses dans les pattes pour RANGER. (par exemple) Ranger TRANQUILLE!
  • pour des raisons de détente, enfin :  être seule chez soi; pouvoir, même, s'allonger sur son lit; faire une sieste, peut-être ?
  • Accessoirement, on pourrait aussi avoir envie d'inviter une copine à boire un café ou déjeuner, au lieu d'être l'éternelle squatteuse.

Donc, dans le choix du mode de garde, des horaires, et dans les réflexions logistiques, il est bon d'inclure la possibilité, au moins de temps à autre, d'expédier tout ce joli monde DEHORS, pour se retrouver seul maître chez soi. 
Au moins sur une partie du créneau : 
  • grande balade au parc ou dans les rues de la ville, 
  • à Strasbourg il y avait eu des journées au Vaisseau, il m'était même arrivé d'aller y déposer nounou et enfants le matin, pour aller les y chercher en fin de journée, quand le trajet s'annonçait trop compliqué pour leur permettre de le gérer de manière autonome.
  • ici ma grande amie est notre ludothèque chérie : à condition d'avoir une babysitter assez mature pour gérer le quart d'heure de trajet à pied dans les rues, hop, c'est plusieurs heures de calme chez moi.

Inclure la possibilité donc... et l'utiliser !


5. Le bon mix entre l'utile et l'agréable

Faire garder ses enfants, c'est très précieux, à la fois pour
  • se déstresser en faisant des choses sympa, qui nous détendent, des trucs qu'on aime
  • se déstresser en faisant des choses utiles, que le fait de pouvoir cocher sur notre to-do list contribue à notre détente / le maintien de notre stressomètre à un niveau acceptable, mais qui sont nettement plus compliquées à accomplir avec des enfants dans les pattes : administratifs, RDV relous, ménage, rangement,...

Bref, faire garder ses enfants utile, cela suppose de réussir à mixer les choses qui nous font nous sentir bien "pour nous", et les choses qui nous font nous sentir bien "dans notre vie", en nous aidant à avoir le sentiment de la maîtriser.

Quel est le mix idéal ? Haha, ne comptez pas sur moi pour vous donner la recette, hein : évidemment, il n'y en a pas, ça dépend, du vent, de l'âge du capitaine, de la personne en question, du moment, bref. 
Mais c'est juste à avoir en tête, histoire, de temps en temps, d'opérer un petit recentrage : 
  • "laisse béton le ménage, poulette, et offre toi une heure en tête à tête avec un roman" (et, par extension, communiquer cela au conjoint parce que si avoir agi ainsi expose à un "ben dis donc c'est crade ici" au retour du héros le soir, bonjour le moral. Une petite remise au point sur le pourquoi de ces heures de garde s'impose alors) 
  • ou à l'inverse "bon, quel est le truc sur ta to-do list qui te stresse sournoisement depuis longtemps, et que tu vas pulvériser lors de ton prochain créneau de libre"


6. Le refilage éhonté des moments relous

Dans la vie de parent, il y a des moments potentiellement plus conflictuels, donc plus usants que d'autre. Citons (liste non exhaustive...)
  • les couchers : coucheeeez-vous, reeeeestez couchés et ennnnndormez-vous bon sang
  • les repas :  restez assis, parlez moins fort, non pas par terre l'assiette, il te reste du yaourt,oui y a que ça à manger, la glace ce sera au goûter,  non postillonner la bouche pleine de purée n'est pas une bonne idée, étaler la purée dans les cheveux du frère non pluuuus, 
  • les bains, 
  • les sorties au parc... 
Chaque parent a ses moments "préférés". 

De mon expérience, il est particulièrement bénéfique à tout le monde de s'arranger pour que, dans le lot des heures où l'on confie son enfant à quelqu'un d'autre, figure l'un ou l'autre des moments un peu plus usants à gérer. Il est beaucoup, beaucoup plus facile de rester patient face à un repas un peu compliqué, quand on n'a pas la charge de 100% des repas. Beaucoup beaucoup plus facile de rester zen face à un coucher compliqué, quand ce n'est pas le centième coucher compliqué qu'on assume d'affilée. 
Pour la personne à qui on confie l'enfant, bon, eh bien, au pire, ça fait un moment un peu relou. Et encore : 
  • n'oublions pas qu'il y a bien des chances que ça se passe différemment avec cette personne, puisque nos enfants ont une sacrée tendance à nous réserver la majorité de leurs comportements agaçants (merci la figure d'attachement). 
  • Dans tous les cas, faisons-le sans scrupule : un diner un peu énervant, ça n'a pas du tout le même impact que la répétition des mêmes dîners un peu énervants chaque jour de la semaine. La babysitter / nounou, etc, elle, quand elle rentre chez elle, elle laisse nos enfants derrière elle. Sa journée avec eux est finie. La nôtre : jamais.
C'est ce que je disais récemment à une copine voisine dont nous avons gardé les enfants pour une soirée. Elle craignait de m'infliger le coucher compliqué de son Pas-encore-un-an : moui, ben, au pire, ça allait nous faire une soirée un peu égayée par un bébé en pleine forme nettoyant notre parquet en rampant dessus dans son Babygros. 
Ça n'allait pas nous faire grand mal, et surtout le désagrément éventuellement causé n'aurait rien à voir avec l'agrément d'une soirée, pour les parents-heureux-mais-un-peu-fatigués-quand-même, SANS ce même bébé Duracell. 
Accessoirement, Bébé Duracell s'est finalement endormi à 20h45 au bout d'un accompagnement au sommeil de maxi 10 minutes. 
Y a pas de justice je vous dis.

Donc voilà, il peut être bon de faire commencer le créneau de l'après-midi par le déjeuner, ou terminer celui du matin par un déjeuner. Ou faire un créneau 10h30-14h30 qui permet d'arriver à une heure où les enfants sont déjà à la sieste. N'importe quoi, pourvu qu'on puisse effectivement compter, dans sa semaine, sur quelqu'un d'autre pour nous décharger d'au moins un épisode un peu délicat. Ce n'est pas de la lâcheté, c'est de l'auto-conservation.

Pour ceux qui ont des enfants plus grands et scolarisés,  bien entendu, le refilage du créneau devoirs figure aussi parmi les priorités à envisager : imaginez, une fois par semaine, que ce soit quelqu'un d'autre qui s'y colle.  Ça fait rêver, hein ? Just do it.


7. La confiance dans le fait que ça se passe bien, et le lâcher-prise sur le fait que ce sera le cas

Eh oui. Pas toujours facile de trouver quelqu'un envers qui on aura assez confiance pour lui confier ses enfants pendant plusieurs heures, et pouvoir le faire le cœur tranquille.

J'en ai récemment fait l'expérience avec mes déboires mamie-au-pairesques : confier ses enfants quand on se demande avec angoisse commeeeeeent ça va se passer, c'est pas super détendant. 
A l'inverse, ma petite sœur vient de repartir après être venue me dépanner pendant 15 jours, et voir à quel point elle prenait soin des enfants, et veillait à rester en ligne avec notre fonctionnement éducatif, m'a permis de passer des temps "sans enfants" particulièrement efficaces à tous points de vue.

Il s'agit donc d'investir du temps dans la sélection, et d'oser être un peu difficile (je lisais récemment le témoignage d'une fille dont la belle-sœur insistait pour garder les enfants, mais prévenait bien qu'elle n'en ferait qu'à sa tête avec eux, c'est-à-dire en complète contradiction avec le mode de fonctionnement de la fille en question. ) : si c'est tellement loin de ce qu'on souhaite pour son enfant qu'on ne pourra pas profiter sereinement des heures de garde, on est légitime pour les refuser / chercher une autre solution ! 
A ce niveau, faire marcher le bouche-à-oreilles est très précieux : une des babysitters qui m'ont dépannée ces dernières semaines m'a été recommandée par une de mes voisines (oui, je sais, je fais que parler de mes voisines; mais elles sont chouettes, que voulez-vous que j'y fasse ? Pour vous aider à vous y retrouver, je pourrais ptet leur donner des numéros.... mais V1, V2, ça fait un peu missile...). Ladite voisine connaissant bien mes enfants, elle avait pu m'assurer que le courant passerait bien entre cette fille d'amis et mes rejetons, et elle ne s'est pas trompée !
Par ailleurs, oui, un peu de lâcher-prise : certaines choses peuvent ne pas se passer exactement comme on le souhaiterait, mais est-ce si embêtant au regard de ce que ces heures de liberté nous apportent / apportent aussi à nos enfants ? 
Il s'agit de peser le pour et le contre, en pensant bien, tout de même, que le contact avec un parent détendu aux batteries pas-trop-vides est un besoin de l'enfant aussi. Si être adulte, c'est être au bout du rouleau, est-ce que grandir vaut la peine ?



lundi 25 juin 2018

Maman pas bricoleuse ? 2 activités bricolage prêtes-à-l'emploi pour les enfants

Quand je me suis lancée dans l'instruction de mes enfants à la maison, il m'a fallu surmonter un gros obstacle : la honte terrible dans laquelle me plonge mon niveau abyssal en bricolage / travaux manuels. 
Cela rend toujours la partie DIY de ce blog assez drôle, mais bon, au quotidien, c'est assez dur à vivre.

Avec, notamment, la culpabilité monumentale que je ressens à l'idée de tout ce que je ne fais pas faire à mes enfants sur ce plan. Les fois où j'ai vraiment envie de verser dans l'autoflagellation, je vais faire un tour chez Coquelipop, ou sur d'autres blogs de mamans en mode "comment mes enfants de 2, 4 et 6 ans ont reconstitué la Tour Eiffel avec des allumettes" (ah non ça c'est un remake du Dîner de Cons, je confonds !), ou encore sur Pinterest.
Eh oui.

Même, j'ai du casser le mythe auprès d'une bonne copine chez qui je déjeunais pas plus tard que y a quelques jours : nan, chez moi, pas grand chose est fait en bricolage. Il m'a bien fallu admettre que ce serait un point sur lequel mes enfants seraient peut-être moins stimulés que la moyenne. (donc à ce stade, regardez-le, le point qui vous chiffonne chez vous. Et dites-vous que y en aurait un de toute manière. Ou deux. Ou dix.)

Oh, je triche compense où je peux, hein. La fille de ladite copine s'était éclatée chez moi avec des petits perforatrices "qui font des formes" : 0,99€ pièce chez Action. Faire des trous avec ces machins dans des feuilles de papier cartonné de couleur (également Action), ouh là, ça, c'est tout à fait mon niveau. Les jours de grande forme on s'amuse même à les coller sur d'autres feuilles. Ça vous épate, hein ?


Ceci dit, il existe, dans le vaste monde, des machins fichtrement bien faits pour faire bricoler les enfants sans faire bricoler les mamans.

Comme des gens bien intentionnés m'en ont offert (enfin, non, c'était offert à mes gosses, mais franchement, vu la joie que je ressens à voir mes enfants faire ce genre de trucs sans devoir m'y mêler, le cadeau est au moins autant pour moi!), donc, comme deux de ces machins ont été testés (et approuvés) à la maison, je vous les présente vite fait des fois que vous soyez dans le même cas que moi (ou que vous souhaitiez faire plaisir à une bonne copine affligée elle aussi de deux mains gauches et/ou d'une peur panique à l'idée de devoir s'en servir).


Le 1er a été offert à F. il y a un bout de temps déjà : juste avant notre déménagement. 

Je l'ai béni, ça a bien servi à occuper F. alors que je faisais peu à peu disparaître matos enfant, matos école, jouets, jeux, etc, dans mes 170 (enfin. 120 en théorie - soupir) cartons.
Il s'agit de déchirer des lambeaux de papier de soie de couleur, de les rouler en boulettes, et de coller les boulettes sur des dessins.
C'est
  • très simple, 
  • peu salissant, 
  • excellent pour la motricité fine / musculation des doigts (roulage de boulettes), 
  • ça prend très peu de place 
  • et ça donne facilement un résultat très mignon. 
  • En prime, vous pouvez vous joindre à votre enfant pour écraser rouler des boulettes et ainsi passer vos nerfs éprouvés par les cartons / vicissitudes du déménagement 

des bébés animaux
avec des emplacements destinés à accueillir


des petites boulettes
histoire d'améliorer la déco !



















 (l'exhumation de ces photos de notre ancien appart me rend un poil nostalgique...)


 
Le 2nd a été un des cadeaux reçus lors du tout premier goûter d'anniversaire organisé pour F.. il y a quelques jours (ouais; je suis passée du côté des parents-qui-ont-organisé-un-gouter-d'anniversaire; j'ai traversé l'épreuve du feu !).
Il s'agit d'un machin Usborne,

  • tout en feuillets détachables, 
  • pas besoin de ciseaux ni de colle : tout s'encastre par un système de languettes très bien fait. 
  • F. s'est jeté dessus et a monté chacun des éléments, fichtrement bien conçus, avec beaucoup de soin durant les jours qui ont suivi. Il en a fait une partie tout seul, une partie accompagnée (mais plus pour le plaisir que par nécessité). 
  • Petit bonus : une fois qu'on a terminé, on ôte les feuillets tout vides et la couverture du livret sert de plateau de jeu sur lequel disposer les différents éléments de la ferme. 
  • Simple, solide, joli, et efficace !
F. (et E.) y jouent avec plaisir depuis.
des éléments variés au graphisme mignon
faciles à détacher et assembler


avec un support



qui se prête ensuite bien à des heures de jeux !




























Ce dernier machin a tellement plu que, lors d'une toute récente vente privée Usborne (je crois qu'elle est encore en cours, je dis ça en passant hin hin hin), je n'ai pas trop hésité à mettre dans mon panier un truc permettant de construire des décorations de Noël selon le même principe. Je sais déjà que je pourrai l'inclure dans notre futur calendrier de l'Avent des chouettes moments à partager, et qu'il en sera un élément apprécié !
(j'anticipe Noël. En plein mois de juin, je remplis déjà mon calendrier de l'Avent. Dites-dites-dites, est-ce que ça fait de moi une maman ORGANISÉE ? Avec ça on oublie que j'ai ouvert un peu en catastrophe ma réserve à cadeaux, le jour des 5 ans de F., pour n'Y PAS trouver ce que je pensais y être, hein...)

Voilà, très chères mamans-pas-manuelles, vous pouvez me dire merci !


lundi 28 mai 2018

Poursuite de l'IEF ou école Montessori : le verdict

Rappel de l'épisode précédent : contre toute attente, F., qui tous les mercredis, se rend à l'école Montessori située à 10 minutes en voiture de chez nous, s'est vu offrir la possibilité d'y aller "à temps plein" (4 jours par semaine) à la rentrée prochaine.

Gloups.

C'était une possibilité sur laquelle j'avais, un temps, fondé beaucoup d'espoirs : quand c'était la cata à la maison. Mais de nettes améliorations de la situation m'avait permis de décider, assez sereinement, de continuer à instruire F. à la maison, et mon année 2018-2019 s'organisait doucettement de cette manière.

Y a pas de hasard : 
  • Que, cette année, à peu près au même moment, tous mes plans soient à nouveau bousculés, cette fois-ci en venant titiller l'aspect "école à la maison" desdits plans, ne devrait pas me surprendre.
  • Si donc, au printemps prochain, vous me voyez publier des billets concernant mes projets pour l'année suivante : ne les lisez pas. 
    • Nul doute qu'il arrivera quelque chose pour les rendre totalement caducs. 
    • Peut-être m'abstiendrai-je d'ailleurs de pondre des billets-planification. Ou même de faire des plans (mouais, pas très réaliste, je ne peux m'en empêcheeeeeer). 
    • Il serait probablement plus judicieux de remplacer ces billets par un petit jeu dans le style des paris à l'anglaise, pour déterminer quelle sera la variable concernée / la cause du bouleversement de tous les plans qui auraient pu oser germer dans la tête de la Gwen. Tant qu'à faire, autant rigoler un coup.

Bref.

Je ne vous cacherai pas que j'ai passé une très sale fin de semaine.
Cette question m'a vraiment retourné le cœur.

Vous noterez d'ailleurs que, alors que j'avais au départ 48h tout juste pour communiquer notre décision, je suis allée réclamer un délai de réflexion supplémentaire histoire de prolonger la torture.
Y pas d'mal à se faire du bien mal.

Mais ça y est, j'ai profité de l'horaire de la sieste pour envoyer un petit mail.


  • F. prendra le chemin de ladite école Montessori, 4 jours par semaine, en septembre 2018. 
  • Il connaîtra sa première vraie rentrée scolaire.
  • Pas de non-rentrée un peu narquoise cette année pour nous.
Enfin, si, pour sa sœur, E., dont nous venons de fêter les 3 ans, et que je n'envisage pas du tout de scolariser pour le moment (m'enfin, vous savez, hein, c'que j'en dis... cf le paragraphe sur les plans... Gwen blasée inside)

Pourquoi tant de haine ?

  • J'ai appelé la psy de F. pour avoir son avis. 
Elle a pensé qu'il était prêt pour cette séparation, et qu'elle pourrait même l'encourager, l'aider à prendre confiance en lui. 
Et qu'un quotidien plus réglé lui serait peut-être plus profitable qu'une alternance plus ou moins aléatoire entre jours IEF et  jours moins structurés gérés par une mamie au pair

  • J'en ai parlé à G1, notre ex mamie au pair, dont j'avais apprécié la finesse d'esprit et de perception, notamment concernant F. et son fonctionnement, justement. 
Elle avait déjà émis la supposition qu'elle avait l'impression que F. s'ennuyait, notamment dans les journées sans créneaux IEF( = les journées avec elle), qu'il manquait alors de stimulation. Aussi parce que, même si E. est un sacré petit bout de femme, et très avancée, elle a tout de même 2 ans de moins que lui et ne saurait suffire à le tirer vers le haut.

  • J'en ai causé avec ma chère Clotilde, dont les remarques et les questionnements m'ont bien aidée à avancer également. 
Et m'ont justement permis de pousser encore ma réflexion sur ce qu'impliquaient mes perspectives de reprise pro : un, mais probablement aussi deux jours pleins où F. serait confié à une mamie au pair, qui s'en occuperait certes avec beaucoup de soin, mais dont je ne pouvais garantir la capacité à apporter à mon fils une stimulation suffisante.

  • L'une de mes voisines, dont les garçons jouent régulièrement avec F., a même apporté sa petite pierre à l'édifice en me rapportant que F. aurait dit à ses fils qu'il avait envie d'aller à l'école. 
Ça vaut ce que ça vaut, mais cela vient tout de même nuancer la réaction pas enthousiaste de F. à l'allusion que j'avais tentée cette semaine.

Sublime billet, dont tous les paragraphes devraient être largués sous forme de flyers au-dessus des lignes ennemies dans les villages et les villes de France et de Navarre, et que je ne la remercierai jamais assez d'avoir écrit. 
Mais en l’occurrence, c'est le paragraphe intitulé "nos envies pour eux et leurs envies à eux" qui s'est trouvé être terriblement d'actualité. Allez donc le relire, et relisez tout le billet pendant que vous y êtes !


Or j'ai ruminé, longuement, mais il me semble que le besoin de contacts sociaux de F., et de stimulation par ses pairs, est actuellement très fort et sera mieux comblé par cette école-ci que par moi. 

Mais cette décision est dure à prendre, car aux inquiétudes pour mon fils (sera-t-il vraiment bien ? Aura-t-il sa dose de Maman suffisante ? Ne perdra-t-il pas en liberté, en capacité à faire mille activités et jeux dans sa semaine ?) s'est mêlée la douleur d'un deuil à faire.

F. a, peut-être envie, probablement besoin, d'aller à l'école, mais MOI je n'ai pas PAS DU TOUT envie qu'il y aille.


Oui, c'est difficile pour moi d'abandonner (partiellement ! L'IEF restera d'actualité avec E., 3 ans tout frais; mais nous devrons dorénavant composer avec les contraintes horaires du grand frère scolarisé) ma vie de maman IEF.
  • Cette liberté
  • Cette vie un peu hors du temps... à la fois dans l'absolu, et concrètement : je ne suis pas une pro de la ponctualité
  • Les mille possibilités de contacts et d'activités : je m'économise, par exemple, le billet projeté au sujet des moult activités extra-scolaires projetées pour mon duo l'an prochain. Emploi du temps plus chargé oblige, nous allons réduire la voilure sur ce point.
  • La position de première accompagnatrice des apprentissages de mon Bébou. En particulier maintenant, où il rentre dans la lecture : avoir assisté à cela a été une expérience merveilleuse (pas toujours facile,  hein, mais merveilleuse). Ultra gratifiante. Et je vais renoncer à cette gratification, à la joie d’être la première spectatrice des progrès de mon fiston, du moment où ça fait "clic" dans son cerveau. Même, je vais vous faire un aveu : ça m'énerve profondément de "lâcher l'affaire" au moment où il rentre dans la lecture, justement. C'est balbutiant pour le moment, ce sera maîtrisé l'an prochain. Et tout le mérite en reviendra à l'école, et ça, ça chiffonne mon amour-propre. Or comme je n'aime pas repasser, je n'aime pas qu'on chiffonne.
  • Ces matinées à 3 dans notre salle de classe. Nous y serons toujours, mais à 2...
  • ...

Mais c'est ainsi.
Peut-être l'arbitrage aurait-il été différent si je n'avais pas du tout envisagé de reprendre une vie pro. Mais je fais plus que l'envisager, j'y tiens, c'est devenu important pour moi, et il ne sert à rien d'en nier les impacts potentiels sur mes enfants.

En définitive, ce qui m'aura finalement aidée à finaliser la décision, cela aurait été de me poser la question du "pire qui pourrait arriver" pour chacun des deux scénarios.

Si je refuse cette place, mais que finalement F. a  vraiment du mal cette année, s'ennuie, est en mode conflictuel, rebelle : je n'aurai que peu de marge de manœuvre. 
Il faudra attendre la rentrée suivante pour l'envoyer rejoindre l'ambiance 6-9 ans de l'école Montessori en question. Cela aura fait un an compliqué pour tout le monde, et un an c'est très long, à 5 ans. C'est riche de possibilités, un an, et donc aussi potentiellement riche de possibilités non exploitées.

Si j'accepte cette place, mais que finalement F. a vraiment du mal, j'aurai plusieurs pistes à explorer 
  • réduire mon implication professionnelle de telle manière que je puisse plus souvent venir le chercher à la sortie de l'école (la psy de F. trouvait assez moyen le fait que, si je bosse 2 jours / semaine, la sortie de l'école sera assumée par quelqu'un d'autre que moi ces deux jours). Avec deux variables : moins de boulot RH, et/ou moins d'animation d'ateliers Faber et Mazlish
  • Une autre piste, pas forcément facile à mobiliser, mais existant tout de même : l'implication du papa / ses horaires
  • Et il n'est pas exclu (je ne perds pas espoir !) qu'une grossesse m'invite de toute manière à passer plus de temps à la maison à un moment ou l'autre de l'année. Non seulement cela viendra régler pour un temps le souci des sorties d'école, mais la disponibilité ainsi regagnée sera d'autant moins théorique (= je suis physiquement là mais pas en mesure de m'occuper vraiment de toi) que je pourrai plus facilement me reposer pendant que F. sera à l'école : mon besoin de repos ne sera pas nécessairement constamment en conflit avec son besoin d'activité.
  • Et au besoin, le retrait de l'école : nous y laisserons quelques plumes au niveau financier, mais...

Alors voilà, j'ai vraiment passé de sales journées, je sais que j'en passerai encore des pas très sympas, et que certaines interrogations seront promptes à remonter lors de moments difficiles. 
Je parie un million sur le fait que j'aurai tendance à surinterpréter chacun de ses comportements inappropriés en "c'est parce que je lui maaanque / le rythme est trop soutenu / il sature de voir tant de gens / il aurait besoin de plus de temps dehors".

Mais quand nous nous sommes lancés dans l'IEF, c'était aussi parce que je savais que si je ne le faisais pas, je n'allais pas être capable de gérer les insatisfactions que générerait l'école : 
"en IEF ça aurait été mieux !"
Là, après 2 ans d'IEF, en ayant observé mon fils, en sachant mieux identifier ses besoins et ce qui permet de les combler, l'approche est différente. Plus réaliste. Non, tout en IEF n'est pas forcément "mieux", toujours, pour tout le monde.

La tendance s'est inversée, au moins cette année : si je ne scolarise pas F., je risque de vivre chaque difficulté de l'année IEF en mode 
"si je l'avais scolarisé cela aurait été mieux!".

Alors je ravale un peu mes larmes, et je vais tâcher de faire de cette année une année la plus épanouissante possible pour F.
Et nous verrons pour la suite. 
Dès le départ, nous sommes partis sur le principe de réévaluer chaque année l'opportunité de faire IEF ou non, pour chaque enfant. Ce principe reste et restera valable, la question continuera à se poser chaque année. Or une question n'est une vraie question qu'à condition d'avoir a minima deux réponses possibles. 
Le moment est venu d'explorer ce que donne la 2ème réponse.