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mercredi 7 octobre 2020

Courrier du cœur

Ce lundi, j'ai bossé de la maison, comme encore assez souvent pour le moment.

Bossé, c'est vite dit. J'ai fait quelques petites choses absolument indispensables, j'ai clôturé les comptes du mois de septembre (sur un déficit abyssal. Vous ai-je dit que je n'ai toujours pas perçu un centime de mon congé maternité ? Le déroulement des démarches et échanges avec la CPAM me rappellent mes démêlés d'il y a 4 ans avec la CAF), puis j'ai fini par admettre que me mettre au boulot allait être compliqué.

Alors à la place, j'ai écrit à notre députée au sujet des annonces Macron concernant le projet d'interdiction de l'Instruction en Famille

Je ne sais pas si ça servira à grand chose, d'autant qu'elle est LREM, mais même les députés LREM ont besoin de réaliser que la loi qu'on va leur demander de voter pose un problème qui dépasse de loin le microcosme de quelques doux illuminés, et que les arguments avancés pour la défendre ne reflètent en rien la réalité. 

J'ai été inspirée, c'est sorti très vite, tout seul. C'est sorti du cœur ... Alors j'ai ensuite copié-collé, avec quelques modifications, à destination de 2 sénateurs LR. Et enfin, j'ai pu me mettre au boulot.

Je précise que

  1. Est ce que ça sert, on ne sait pas, mais en tous cas hors de question que chaque élu ne soit pas interpelé sur le sujet
  2. J'ai cherché à donner un témoignage personnel à même de venir contrer les clichés sur l'IEF, ou, en tous cas, montrer que la réalité de l'IEF est bien plus riche et ne saurait se résumer à un type de familles, et peut être pratiqué par des gens que les destinataires de mes courriers, avec tous leurs éventuels préjugés, pourraient considérer comme "normaux". Non que je ne cautionne leurs préjugés (qu'est ce que la normalité ? être "parfaitement" intégré dans la société, est-ce signe/gage de santé mentale ? JOKER^^); mais là, je vais à l'utile, ce qui m'importe c'est que cette loi ne puisse pas passer, point.
  3. Si on envoie une lettre, celle-ci a intérêt à être personnalisée : on peut s'inspirer de ce qu'ont écrit d'autres, mais les copiés collés sont assimilés à des pétitions. Pour la pétition officielle, derrière laquelle se regroupent les principaux acteurs de l'IEF, c'est par ici !
  4. L'objet de mes courriers a été "Demande de RDV", car c'est ce que je veux, un RDV, afin de pouvoir approfondir les échanges
  5. Je n'ai pas forcément cherché à respecter toutes les formulations protocolaires. Plus j'avance et moins je suis à l'aise avec certaines conventions sur le sujet. Je suis une personne et je m'adresse à une autre personne, qui se trouve avoir le mandat de me représenter. (je crois que là-dedans, transparaît aussi tout ce que je suis en train d'ingurgiter, pour ma formation, autour de l'Analyse Transactionnelle. Relation Adulte - Adulte, toussa...)

 

Bonjour Madame

Suite aux annonces du Président de la République concernant son intention de mettre fin au droit à l'instruction en famille, je souhaiterais en discuter avec vous. 

En effet les arguments avancés témoignent d'une méconnaissance terrible de ce qu'est l'instruction en famille, des familles qui la pratiquent et des raisons pour lesquelles elles font ce choix.


Chez nous c'est mon mari qui gère l'instruction de notre fils aîné, 7 ans. Celui-ci a beaucoup de mal à gérer les interactions en groupe. Retarder sa scolarisation (il est allé à l'école à 5 ans) lui a permis de mieux gérer la transition. Il a lui même demandé à revenir en instruction en famille au bout de 2 ans d'école. J'avoue que je suis tombée de ma chaise car ça ne cadrait absolument pas avec mes projets et l'organisation personnelle et professionnelle que nous avions mise en place.

Mais, peu à l'aise en groupe, devoir gérer ces interactions 4 jours par semaine est source d'énorme stress pour notre fils, cela lui coûte émotionnellement et le rend indisponible aux apprentissages. En étant instruit à la maison, il se solidifie émotionnellement et peut progresser au niveau social en ayant des interactions plus individuelles d'une part, et en étant confronté au groupe de manière régulière (activités extra scolaires) mais à une dose "digérable" pour lui d'autre part.

Bref, pas grand chose à voir avec un quelconque radicalisme religieux, mais tout à voir avec le souhait de répondre à des besoins individuels en respectant la différence. D'ailleurs aucun des terroristes français n'est issu d'une famille ayant pratiqué l'ief. Ils sortent tous de l'école de la République et pourtant personne ne songerait à interdire celle-ci au motif qu'elle serait le terreau du terrorisme.


Je serai ravie de pouvoir en discuter davantage avec vous afin que vous puissiez être en mesure de réaliser à quel point le droit a l'instruction en famille est une richesse pour la République et n'ote rien a l'école mais au contraire la renforce en lui permettant de mieux accueillir ceux qu'elle a en son sein

Vous êtes députée, vous avez ce pouvoir et cette responsabilité de dire haut et fort votre opposition à ce projet de loi afin de permettre à des enfants de grandir dans un environnement qui les protège et réponde à leurs besoins.

Merci par avance de votre réponse, et des actions que vous pourrez entreprendre pour faire bénéficier vos collègues d'informations fiables sur la réalité de l'instruction en famille.


Bien à vous




lundi 5 octobre 2020

L'emploi du temps de la famille Bout - révélations exclusives !

Bon, suite à mon billet de rentrée, il paraît que la manière précise dont nous nous sommes organisés pourrait intéresser les foules avides de mon lectorat.

Alors, comme c'est pas dur à expliquer et que je cherche la facilité, hop, voici un petit billet rapide de derrière les fagots.

Eléments de base (qui sont ceux sur lesquels nous avons basé notre réflexion au moment de la décision de rebasculer F. en école à la maison)

  • F. doit faire IEF 4 matinées par semaine 
  • il doit avoir un créneau long et régulier sans nous en collectivité
  • E. est à l'école 4 jours par semaine de 8h30 à 16h
  • H. va chez sa nounou les mardis, et les lundis en option
  • La Gwen bosse de manière irrégulière, parfois à la maison, parfois pas
  • La Gwen veut animer des ateliers de parents Faber et Mazlish en plus
  • Monsieur Bout a besoin de 20h par semaine de travail personnel pour suivre sa licence à distance


Organisation initialement prévue lors de ladite décision

  • 4 jours par semaine, Monsieur Bout gère les enfants
    • trajet d'école d'E. , puis IEF avec F. de 9h à 12h30, puis déj. 
    • Il a ensuite 2h de travail perso de 13h45 à 15h45, 
    • il va ensuite chercher E. puis emmène les enfants au parc ou les gère jusque 18h où il rentre préparer le dîner. Il case la gestion du linge dans les temps morts, et s'occupe de H. en parallèle les jours où celui-ci est présent.
  • La Gwen ne prévoit jamais (sauf exception absolue) de bosser les mercredis : le mercredi est un jour OFF pour Monsieur Bout, qui le passe intégralement sur ses études
  • 3 soirs par semaine, Monsieur et Madame Bout font quelque chose ensemble, au choix : 
    • un truc tous les 2 à la maison (genre regarder enfin Downton Abbey, jouer, ou même, parler !),
    •  un truc tous les 2 en dehors si moyen de faire garder les enfants, 
    • ou un truc social : recevoir ou être reçus
  • Les autres soirs, chacun fait ce qu'il veut : du blog, du téléphone, de l'animation d'ateliers pour la Gwen, du travail pour sa licence pour Monsieur Bout
  • Le weekend, c'est liiiibre, on passe du temps ensemble


Petits grains de sable dans l'organisation prévue :

  • F. est plus long à bosser que ne le pensait Monsieur Bout; 

Du coup ce qui était prévu "au départ" ne colle plus car Monsieur Bout envisage de récupérer 1h certaines après-midis. Personnellement, ça m'embête, mais c'est à la personne qui prend en charge l'IEF de décider de son organisation; et il se trouve que cette fois-ci, cette personne n'est pas moi...

  • Le créneau "F. en collectivité", pressenti le mercredi au départ, tombe les lundis en fait 

Le hasard m'a mis sous le nez une possibilité, que j'ai saisie au bond, et donc j'ai monté, avec un animateur, un créneau d'activité IEF : 1 lundi sur 2, les enfants IEF du coin sont en forêt toute la journée, encadrés par des animateurs, pour des jeux, découvertes, constructions de cabanes et vélo. Je suis MEGA fière d'avoir réussi à coordonner ça et F. KIFFE.

Mais surtout

  • on a rajouté la "petite" formation suivie par la Gwen, qui l'occupe donc un certain nombre de vendredi-samedi en plus, et lui remplit ses temps morts et ses soirées de lectures passionnantes mais ô combien prenantes (mais passionnantes - mais prenantes - mais...)

et surtout surtout

  • Le rythme de H. n'est en fait pas du tout calé
Haha, après 2 bébés ayant fait leurs nuits ridiculement tôt on n'avait paaas du toooout anticipé ça. 

Donc non seulement il ne fait pas nos nuits, mais il ne fait pas nos soirées, ce qui implique que tout ce que nous avions prévu pour nos soirées est ... pas gagné. Et son rythme en journée est imprévisible encore. 

Le coup du "Monsieur Bout étudie pendant la sieste du Boubinours" : haha; 

idem celui "Gwen anime un atelier pendant que Monsieur Bout bosse ses cours et que tout le petit monde dort" : Pffffrttt pour le moment. 

Ne parlons pas des moments tranquilles à 2 : il y en a; mais de là à les prévoir...


Donc on a rebeloté : 

  • Monsieur Bout ne compte plus sur les après-midi des jeudis et vendredis (jours où il a H. à la maison à gérer) pour avancer dans ses chères études : il prévoit de gérer un peu d'école de F., et de gérer la maison avec H. en porte-bébé si besoin (ce qui est réaliste, alors qu'apprendre des machins ou rédiger des bidules avec un bébé pas très calme ne le serait clairement pas, et source de grandes frustrations chez chacun des 2 protagonistes)
  • En revanche, il a toujours ses 2h le mardi après midi, et 1 lundi après-midi sur 2 (celui où pas de sport), et il a un lundi entier sur 2 pour lui (les lundis où F. est en forêt), puisque nous mettons H. chez sa nounou à ces moments là.
  • Et du coup, le weekend, nous lui avons réservé, soit le samedi après midi, soit le dimanche après-midi (si c'est une semaine avec une Gwen qui a cours les samedis) à lui pour bosser : je gère les enfants à ce moment. L'autre après-midi c'est truc en famille.
  • Les soirs, ben, pour le moment on se répartit, en attendant des jours / nuits meilleur(e)s.

Trucs importants qui aident à la détente de part et d'autre

  • nous n'avions pas inclus, dans notre calcul, l'éventuel support qui serait apporté par la présence épisodique de nos mamies au pair (Oui, ça fait 18 mois que je dois venir vous raconter notre nouvelle organisation sur ce plan. Alors, hein, 1 ou 2 mois de plus ou de moins...). Nous nous étions dit que ce serait tout simplement du "plus" bienvenu mais que notre organisation devait tenir sans. Ce en quoi nous avons fichtrement bien fait puisqu'avec l'intensification des restrictions COVID c'est raté pour la venue de nos mamies au pair
  • même quand je suis à la maison, je suis censée être au travail donc je ne suis pas sollicitée (pour une sortie d'école par exemple); sauf pour les tétées, et si et seulement si je ne suis pas au téléphone / visio avec des clients. Grâce à cela, je suis sereine : j'ai toute ma journée devant moi et je peux avancer
  • les études de Monsieur Bout sont considérées comme du vrai boulot : ce point l'inquiétait beaucoup et cette inquiétude a été source d'un bon paquet de tensions : il avait peur d'être la variable d'ajustement, et donc le fait qu'on rebelote l'organisation pour assurer qu'il ait effectivement son comptant d'heures l'a beaucoup aidé
  • les heures d'études de Monsieur ne sont jamais positionnées entre la sortie d'école et le dîner
    • Ca crispait beaucoup les soirées, l'an dernier, quand après le retour de l'école le parent sensé s'occuper de F. et E. essayait de faire autre chose. Là, niet, on s'arrange autrement. 
    • Ces derniers jours, la tentation a été grande pour lui de quand même en profiter pour vite fait... Mais je lui suis rentrée dans le lard car j'ai trop conscience de ce que nous risquons ainsi. Et il a lui-même admis que même si c'était compliqué et tentant, il valait en effet mieux qu'il se tienne à ce qui était prévu plutôt que chercher à grapiller.
  • bêtement pratique mais ...: un tiroir de notre nouveau congélateur est rempli de trucs "faciles et rapides à cuisiner" : soit des machins TooGoodToGo, soit des plats cuisinés exprès en double et congelés. Ca permet de fluidifier, pour Monsieur Bout, la gestion des déjeuners de semaine : il a plus ou moins juste des trucs à réchauffer, donc il branche F. sur un exercice, descend de la salle de classe lancer la cuisson, remonte, et redescend pour le déjeuner.
  • Idem, là, cette semaine, j'ai refait une commande Good Goût : je vais certes tâcher de cuisiner autant que possible maison les purées du Boubinours, mais la semaine qui vient de s'écouler m'a déjà montré qu'il fallait quand même que je prévoie de quoi me délester parce que clairement, à certains moments ça risque d'être la goutte de purée qui fait déborder le vase
  • enfin, vous aurez remarqué que je n'ai prévu aucune activité "extra-scolaire" les mercredis : 
    • F. a son VTT /forêt un lundi sur 2, plus d'occasionnels évènements et sorties avec le réseau IEF ou en fonction des visites que nous avons (famille etc); il était question qu'il continue le tennis avec son ancienne école, hélas le planning de l'école a changé et ledit tennis tombe aussi les lundis d'où télescopage avec le VTT. Et finalement il ne réclame pas plus que ça.
    • quant à E., j'ai estimé que ses 4 journées d'école étaient suffisamment riches pour ne rien rajouter. Elle avait beaucoup réclamé, l'an dernier, de faire de la danse classique; mais renseignements pris, les cours dispensés pas loin ont la réputation d'être gérés "sévèrement", et comme mon objectif n'est pas qu'E. termine à l'Opéra de Paris, je ne vois pas l'intérêt de l'exposer à ce genre d'interactions.
    • ça nous permet d'avoir nos mercredis à nous, tranquilles, SANS CONDUITES, et d'en profiter pour faire des trucs ensemble (je m'efforce autant que possible que nous soyons en dehors de la maison pour que Monsieur Bout puisse étudier au calme), voir des amis, etc.




Est-ce que ça tient ?

Pour le moment, oui.

Mais pour le moment, j'ai encore assez peu souvent du boulot m'obligeant à quitter la maison, en dehors des journées de ma formation, durant lesquelles je m'absente alors 12h d'affilée. Mon rythme de travail externe va peu à peu s'intensifier dans les prochaines semaines, et ça va être très drôle.

D'autant plus drôle que pour le moment, les nuits suivant mes journées de formation, H. est pendu à moi, ce qui augure splendidement bien de l'avenir. 

On va voir c'qu'on va voir...


(comme le formulait si subtilement un tweet lu récemment : 

je n'ai pas besoin de faire du sport, je cours déjà à ma perte)

mardi 15 septembre 2020

Rentrées en pagaille chez la famille Bout

Qui veut de la rentrée ? Elle est beelllle ma rentrée !! Y en a pour tous les goûts, n'hésitez plus !

  • 1. E. a fait sa rentrée 
dans la même école et la même classe Montessori que l'an dernier. 
Quelques petits changements quand même puisque notamment elle n'y a pas retrouvé sa cousine du même âge, déménagée à l'autre bout du globe (SNIF. Ayez des sœurs globe-trotters...), mais une E. toute heureuse tout de même, et dont le retour en classe se caractérise instantanément par la réapparition de petites comptines en anglais chantonnées dans son bain. Et des couchers plus tôt, la fatigue de journées bien remplies aidant. 
Une petite fille à sa place.

Le rythme "école à la maison" se prend, il apprécie le temps passé avec son père, rouspète aussi bien sûr (on n'est pas au pays des Bisounours), et profite du fait que je suis encore beaucoup à la maison pour savourer quelques instants avec son honorable mère durant les moments de pause. 
Il est bien évidemment encore tôt pour tirer un bilan, mais, franchement, le jeune homme aussi semble être à sa place.

  • 3. H. aussi a fait sa rentrée ! 
Il m'a accompagnée pour le déplacement à Strasbourg qui a constitué mon premier jour officiel de travail (animation de formation), en profitant de ce que son parrain y habite

Boubinours malheureux comme les pierres chez son parrain pendant que Maman bosse à la mine - ZOLA, le retour

Et ensuite, il a commencé l'adaptation chez la chouette ass mat qui l'accueillera 1 à 2 jours par semaine en fonction des besoins de Monsieur Bout, cette année. 
Le choix de l'ass mat en question a été uuuultra difficile : c'est tout simplement celle qui s'est occupée des enfants de Claire, illustratrice des 200 moments de parentalité positive, et dont le déménagement a laissé un grand vide dans mon cœur … mais également des places vacantes chez ladite nounou, niark niark (qui se trouve, pour ne rien gâter, à exactement 2 minutes à pied de chez moi. Dur dur). 
Cette nounou est top, elle est ravie d'avoir un bébé allaité et couche-lavablé à gérer, bref, je me retrouve dans la position enviable de la nana qui, quand elle fait garder son fiston, peut le faire en chantonnant. H. y est à sa place, très souvent dans mon Mei-Tai (dont elle s'est emparée avec enthousiasme) et/ou en train de faire des sourires.

  • 4. Du coup, celui qui a fait son grand retour  / sa rentrée également, c'est le tire-lait. 
J'ai repris le même modèle que du temps d'E., et la lactation va toujours aussi bien, donc le tiroir du congél dédié à ma production se remplit. Bon, hein, y a toujours plus glamour, mais ça fait le job. 
Sachant que je monte d'un cran encore en niveau de complexité : 
    • Bébou 1 = salariée ayant son bureau à elle, pratique pour tirer, 
    • Bébou 2 : salariée en open space, squattant des salles de réunion pour tirer, 
    • Bébou 3 : indépendante ne bossant jamais au même endroit, à l'affût d'un endroit et d'un moment pour tirer (rha que je bénis la fonction "batterie" de cette machine !!). Avec toutefois l'avantage d'avoir, en tous cas pour le moment, une part non négligeable de jours de travail from home, ce qui allège quand même la charge. 
Bref, un tire-lait à sa place, pas loin de ma sacoche d'ordinateur.

  • 5. Monsieur Bout a fait sa rentrée de papa au foyer IEFeur
Je vous promets (les promesses n'engagent que ceux qui y croient) un billet sur les supports et l'organisation qu'il a choisis pour cette année d'IEF avec F. (je prévois de l'interviewer, un peu sur le modèle de ce que j'avais fait en bilan de nos ateliers Faber et Mazlish). J'avoue que je ne suis pas au courant de tout, puisqu'un effort que j'ai du faire, MOAH, c'est que puisque ce n'est pas moi qui fais IEF, ce n'est pas moi qui détermine comment l'IEF est faite. Ha. Ouais c'est pas facile. 
En tous cas, ce que je peux vous dire, c'est que cet été au moment du choix desdits supports on aurait dit que Monsieur Bout faisait sa liste au Père Noël, il était tout fou content (sur le plan financier, même effet qu'une liste au père Noël aussi.). 
Il a un peu craint de ne pas trouver de rythme, entre la gestion de la maison, du Boubinours, de l'IEF, et du point suivant, si bien que nous avons du réviser aussi certains aspects d'organisation (ce qui s'est fait après pas mal de grincements de part et d'autre dans l'amour, le dialogue et l'harmonie la plus totale - qui a dit "ou pas ?")... mais chacun trouve sa place.

  • 6. Monsieur Bout a également fait une autre rentrée : sa rentrée étudiante ! 
Le principe de cette année étant qu'il démarre une licence à distance. 
Il a donc fièrement reçu sa carte étudiante, est ravi de savoir qu'il aurait théoriquement le droit de profiter de la gastronomie du CROUS, et profite des créneaux que nous lui avons ménagés dans la semaine pour avancer. Il est juste ravi de son statut d'étudiant.

  1. 7. J'ai fait ma rentrée professionnelle officielle 
(après plusieurs semaines à bosser dans l'ombre pour la préparer... merci le statut d'indépendante qui fait que le boulot ne m'attend pas tout prêt au retour d'un congé maternité, et merci le COVID qui fait que les missions alignées pour mon retour avant mon congé maternité ont toutes disparu), et ... franchement, ben, c'est cool, parce que 
1. J'aime ce que je fais
2. J'adore ce que je fais, en fait
3. Bosser avec un conjoint qui gère le quotidien c'est juuuuste le pied. Petit clin d'œil à celles de mes lectrices qui assurent à la maison pendant que Monsieur ramène le fric : je ne sais pas si il réalise la chance qu'il a, et la différence que ça fait en termes de sérénité, mais moi, hein, je vous le dis : je le réalise, et je l'apprécie doublement, c'est ENORME.
Bref, je suis bien à ma place hors de la maison parce que je sais que la place à la maison est bien occupée.

avec le lancement d'un cycle Parler pour que les enfants écoutent, un cycle Frères et Sœurs sans rivalité (qui s'adressera en priorité aux anciens de mes groupes "Parler pour que", donc je me réjouis doublement puisque ce sera l'occasion de reprendre une relation passionnée et passionnelle avec eux), et pour faire bon poids, je rajouterai une ou deux soirées piqûre de rappel, notamment à destination de ceux des anciens qui ne participeront pas au cycle Frères et Sœurs .
Restent à vérifier un peu les aspects sanitaires, j'avoue qu'à l'idée d'animer des machins avec masques je suis un peu chagrine, car les animations de conf / formations que j'ai pu faire avec masque ces dernières semaines,... ben, c'est horrible de parler à plein de gens sans voir leurs expressions.
Une rentrée pas évidente à organiser, surtout, car dur de leur trouver des places dans mon agenda ! Le plus raisonnable serait évidemment de ne pas en tenir, mais... qui a prétendu que j'étais raisonnable ??

  • 9. Rentrée et retour dans les transports en commun, du coup, 
dans lesquels je n'avais pas mis les pieds depuis 6 mois. 
Vous m'croyez, vous m'croyez pas, ça, ça ne m'avait pas manqué. En revanche, pour le moment, les trajets et horaires dont j'ai eu besoin ne m'ont pas posé de problème de place, c'est toujours ça. (Mais LES PUBS ! Je réalise que je ne supporte plus les messages subliminaux qu'elles envoient. Bref. C'est pas le sujet. Mais quand même. Grumpf).

  • 10. Héhé, celui qui avec tout ça a fait sa grande rentrée, c'est... mon Bullet Journal !! 
Lui qui avait été délaissé pendant de longs mois a fait son grand retour, il est de retour, en fanfare ! 
Ce machin m'est juste indispensable pour gérer de front, et encore une fois, encore une fois, encoooore une fois, j'aaaaaime son effet "aide à la concentration / "aide à l'action" et "délestage de cerveau". D'ailleurs j'y ai inauguré une nouvelle catégorie intitulée "Vide cerveau - to do list de septembre": à chaque fois qu'un "il faut que" me traverse l'esprit, je le dépose là, charge de venir y piocher ultérieurement.
Le Bullet Journal a repris donc toute sa place, en permanence à moins d'1m de la Gwen. Je le remplis le soir pour le lendemain, le complète au fur et à mesure de la journée, et je l'aime.

10 rentrées achetées, une offerte !
De manière imprévue, je m'en suis rajouté une en last minute, ayant sans doute trop de temps et trop d'argent à disposition

  • 11. J'ai repris une formation !
Une formation au coaching professionnel en entreprise : de plus en plus, mes fonctions m'amènent à en faire, mais je me voilais un peu la face sur ce point. 
Et puis, pouf, un dîner, quelqu'un qui vient appuyer pile poil là ça fait mal, et en quelques heures, des pièces de puzzle qui s'assemblent et m'amènent à admettre que, si, je ressens le besoin d'approfondir cet aspect, pour avoir une approche plus systématique et plus solide, et développer ce domaine, et que le moment, c'est maintenant. 
J'ai commencé la semaine dernière (22 jours dans l'année, répartis sur 11 lots de vendredi-samedi... sans compter bien entendu 2 coachings complets à avoir terminé d'ici la fin de l'année, un mémoire à écrire plus pas mal de travail perso annexe dont une coquette bibliographie à digérer. Doigts dans le nez !), je dégouline d'enthousiasme. J'ai pris la décision en 8 jours, mais une chose est sûre : OUI, j'y suis à ma place !!


Moralité : globalement, tout est à sa place, tout trouve sa place, même... les trucs dans notre maison !! Si ! Je vous assure ! Car le truc de ouf, c'est que notre maison est rangée ! Les efforts que j'ai faits en fin de grossesse et en post partum ont été plus que complétés par l'énergie foudroyante qu'a déployée Monsieur Bout une fois qu'il a été acquis qu'il allait passer l'année à la maison. Il a profité de l'été pour pulvériser tout ce qui restait de bazar à la maison, c'est fou ce que ça fait du bien.

Donc des rentrées 2020 en pagaille , mais sans pagaille.

Cf mon amie Flylady : chaque chose à sa place, une place pour chaque chose...

jeudi 2 juillet 2020

Les raisons de notre retour à l'IEF

Dans mon annonce fracassante concernant le retour en école à la maison de F. à la rentrée prochaine, j'avais inclus les liens vers les billets retraçant nos différentes décisions (débuts en IEF, scolarisation de F., puis scolarisation d'E.), et donc j'ai relu la phrase selon laquelle 

Dès le départ, nous sommes partis sur le principe de réévaluer chaque année l'opportunité de faire IEF ou non, pour chaque enfant. Ce principe reste et restera valable, la question continuera à se poser chaque année.
Dixit La Gwen, Œuvres Complètes  

Décidément, ce n'est pas juste rhétorique / de l'affichage.
Zut. Il y a dans ma tête une petite voix qui maugrée que, quand même, ce serait plus simple si j'affichais cette intention mais que je m'abstenais de joindre le geste à la parole, franchement.

Maintenant, donc, revenons sur les éléments qui ont conduit à ce revirement de situation.

A l'origine, il y a une envie et une demande : 
  • demande de F., qui, peu de temps avant le confinement, avait commencé à dire "J'aimerais bien refaire l'école à la maison" sans qu'on le prenne trop au sérieux, et sans insister beaucoup non plus. Il avait été servi, du coup, par l'irruption du COVID sur le devant de la scène. Et même si F. a ensuite, dès le 11 mai, retrouvé le chemin de l'école avec plaisir, nous avons constaté que cet enthousiasme s'attenuait peu à peu, que la joie qu'il éprouvait à aller à l'école avant le confinement n'était plus franchement là, tandis que tous les matins, il disait à son père le déposant à l'école "moi, j'ai envie d'apprendre avec toi".



  • Et envie de Monsieur Bout, à la fois parce qu'il a le sentiment que c'est ce qui serait le mieux pour F., mais aussi parce qu'il adore transmettre et qu'il a aimé pouvoir accompagner F. dans ses apprentissages durant les 2 mois de confinement total. Or l'envie de l'instructeur, c'était déjà un point qui avait pesé lourd dans nos décisions, que ce soit d'IEF ou d'arrêt de l'IEF, et donc j'y ai également été sensible cette fois malgré mes réticences de départ. Après tout, si on accorde beaucoup de poids à l'envie et l'opinion du parent instructeur, il est logique de continuer à le faire aussi quand ce n'est plus moi, ce parent instructeur. (flûte)
Donc, une fois cette idée saugrenue d'un retour à l'IEF sortie du chapeau de Monsieur Bout, nous avons consacré quelques soirées (d'où absence de billet de blog sur la période) à analyser point par point les différents aspects de la décision, en prenant certaines choses en note pour nous aider à structurer notre réflexion et à vérifier que nous ne passions à côté de rien d'important.

Point 1 : Quel impact sur F. ?
Point 2 : Quid des perspectives d'avenir notamment l'impact financier ?
Point 3 : Quel impact sur Monsieur Bout ?


Point 1. Concernant l'impact sur F, nous avons découpé la réflexion en 2 parties : développement académique / intellectuel, et développement émotionnel / social

Sur le plan académique nous avons mis en balance
  • le surcroit de structure et d'exigence que Monsieur Bout a apporté pendant le confinement. Le dernier point tout particulièrement nous tient à cœur, car en étant plus exigeant avec F., Monsieur Bout a vu qu'il était non seulement capable de plus/mieux, mais surtout à quel point il était fier de réussir plus/mieux. Un effet positif sur l'estime de soi qui nous est d'autant moins indifférent au vu de la fragilité de ce point chez F.
  • la possibilité de lui apporter davantage de points chers à Monsieur Bout : plus de classiques, plus d'Histoire, et de l'allemand de manière plus structurée
  • la possibilité de faire à notre sauce tout en s'appuyant notamment sur l'expérience de Clotilde, qui a déjà 2 fois le CE1 à son actif (en plus de son propre CE1 qui remonte à... à peine plus longtemps n'est-ce pas ^^) notamment pour le choix des supports
avec la multitude de choses apportées par l'école, et notamment
  • anglais : Monsieur Bout prévoit tout de même de poursuivre, même si ça n'apportera pas autant qu'une éducatrice parlant uniquement anglais bien entendu
  • piscine une fois tous les 15 jours et tennis hebdomadaire en périscolaire : 
    • pour la piscine nous avons convenu que, même si ça ne vaudrait pas les séances en classe qui lui ont permis de faire de beaux progrès cette année, c'est moi (Monsieur Bout n'étant pas un animal aquatique) qui emmènerait régulièrement F., et nous verrons éventuellement pour un stage sur les vacances; 
    • tennis : nous avons eu de bons échos du club de tennis local (= bienveillant, davantage attentif à promouvoir le plaisir de jouer que de fabriquer des petits champions) et creuserons cette piste.

Sur le plan social / émotionnel,
  • nous avons pris en compte le fait que F. n'est pas un animal de groupe, et que, contrairement à sa sœur, il apprend beaucoup seul / recherche peu à apprendre AVEC un autre enfant. Dans l'apprentissage il est pour le moment beaucoup plus dans la recherche du soutien de l'adulte, et à 7 ans, ça nous semble OK.
  • idem, sur la fin de l'année F. a semblé se retirer un peu des interactions, restait souvent à l'intérieur à la récré, sans que nous n'ayons trouvé d'explication à cela
  • enfin, point très important, je parlais ici de l'instabilité des écoles hors contrat, et c'est précisément ce point qui a déclenché la réflexion retour-à-l'IEF : l'éducateur auquel F. était le plus attaché, et nombre de ses petits camarades, quittent l'école l'an prochain, et donc de toute manière, il y aurait un gros changement, sans qu'on puisse évidemment savoir à l'avance dans quel sens.
du coup nous veillerons plutôt à
  • aménager des moments pour des relations duelles / en petit groupe qui lui correspondent mieux, notamment en favorisant des rapprochements avec certains petits copains, dans et hors de notre résidence, par le biais d'invitations
  • Si possible bien entendu, quelques sorties / rencontres dans le cadre du réseau IEF
  • Par ailleurs pile poil au début de nos réflexions une pub FB m'a mis sous le nez une activité jeux et découverte ou VTT en forêt, F. a testé la semaine dernière et a adoré, donc nous partons là dessus, ce qui permet de cocher une autre case : du temps passé loin de notre regard, un "jardin secret" que F. perd en quittant l'école.
Enfin, sur le plan émotionnel comme social, nous pensons qu'une année avec des parents plus présents pour accompagner pourra être précieuse, et du coup Monsieur Bout entend se replonger dans F&M pour développer sa capacité à l'accompagner plus efficacement sur ce point (car nous avons tous les 2 convenu que ces temps-ci, parfois, ses souvenirs des ateliers suivis ensemble remontent à un peu loin)


Point 2 : impact financier


J'ai encore encore encore ressorti le fichier Excel de budget, c'est ma vie celui-là...
Bicoz le hic d'un retour en IEF, c'est que l'équilibre financier budgété au moment de la rupture conventionnelle de Monsieur Bout l'automne dernier ne fonctionne plus : à la place, ce sera une année plus ou moins off pour lui (plus ou moins car si certaines des missions qu'il devait démarrer au moment où le confinement a tout fait sauter refont surface, nous gérerons pour qu'il puisse les mener à bien). 
Dans un nouvel onglet, intitulé "budget si IEF", j'ai donc mis à 0 les revenus initialement budgétés comme devant provenir de sa microentreprise, et j'ai en contrepartie un peu augmenté mes prévisions de chiffre d'affaires à moi, mais c'est bien évidemment loin de compenser.
Ensuite 
  • Bien entendu le retour de F. à l'IEF permet une économie substantielle : les frais de scolarité liés à une école Montessori francilienne
  • en revanche j'ai augmenté certains budgets et notamment le budget activités, important pour permettre à F. de garder une vie hors de la maison, et à Monsieur Bout et F. de profiter de cette IEF pour faire certaines sorties culturelles.

L'avantage d'avoir pris le temps de cette mise à plat, ce que nous avons pu tout de suite arriver à un constat bien clair : le budget tient sur la première année, mais pas si nous allons au-delà.

Ce qui nous laisse une année pour réfléchir à la suite :
  • rescolarisation et remise au travail de Monsieur Bout ? 
    • si oui, dans quelle école pour F.? Celle qu'il a quittée et dont le projet nous convient fondamentalement, et dont certains défauts auront peut-être été corrigés avec un peu plus de maturité, ou une autre, à déterminer ?
  • ou poursuite de l'IEF 
    • pour 1 ? pour 2 enfants ? E. n'ayant plus qu'une année devant elle dans son école actuelle. 
    • Et si pas IEF pour E., quelle école ? Lui faire rejoindre le système allemand nous tenterait… 
    • et dans ce cas il faut trouver une autre manière de réduire significativement nos dépenses (ou une banque mal protégée…) et opérer des choix lourds de conséquences pour cela.
Haha. 
Bref, avec tout ça, une chose est sûre pour 2021, c'est que justement rien n'est sûr ! 
2021 aussi aura son lot de questionnements existentiels,  de révélations stupéfiantes (sauf si on choisit la piste de la banque, auquel cas il vaudra sans doute mieux rester discrets), et de changements importants. On n'est pas sortis de l'auberge...


Point 3 : l'équilibre du parent IEFeur, Monsieur Bout, et de la famille en général


C'était une grosse inquiétude chez moi : est-ce que ça allait plaire à Monsieur Bout ? Est-ce que autant de temps consacré aux enfants lui conviendrait ? 
Durant nos discussions j'ai bien souligné que je me sentais capable de gérer psychologiquement le fait que nos finances reposent sur moi, mais uniquement si je n'avais pas en plus la charge mentale liée à un conjoint frustré rouspétant sur tout le monde.
Mais Monsieur Bout est enthousiaste, Monsieur Bout a envie de transmettre, et ça, c'est important.
(je précise que suite à nos diverses discussions nous en avons eu une nouvelle avec F., pour valider le projet avec lui. Dans la mesure où pour nous il n'y avait pas "cas de force majeure" à nous pousser à le rebasculer en IEF, il était important à nos yeux de valider avec lui qu'il était effectivement partant pour concrétiser le projet).


Nous avons aussi évoqué le regard des autres : Monsieur Bout va donc avoir un statut d'homme au foyer, et ça, hein, c'est quand même assez rare encore. Mais un point qui l'a pas mal rassuré est que mon regard à moi est tout à fait appréciateur. Eh, je suis bien placée pour savoir qu'être au foyer, et en plus faire l'IEF, c'est un sacré boulot.

Une fois ces grands principes passés en revue, nous avons pris le soin d'aller dans le concret en découpant une semaine type, la grande question étant : quelle place y aura-t-il dedans pour l'autre grand objectif de Monsieur Bout cette année : suivre une première année de Licence de Lettres Classiques à distance ? 

Comprendre : y a t il assez de place pour que tout le monde s'y retrouve sans que personne ne se sente négligé ? (ça a notamment été l'occasion de revoir ensemble comment nous passons nos soirées, étant tous les deux conscients que ça fait un bout de temps que trop peu de soirées sont passées à 2. Or notre couple est une personne à part entière dans la famille, et lui non plus ne doit pas être négligé)
J'avoue que j'étais assez peu confiante sur notre capacité à dessiner un truc qui tienne la route, et qui comporte assez de "mou" pour que le premier imprévu venu ne vienne faire basculer l'un ou l'autre protagoniste dans la frustration la plus profonde (vous savez, une obscure histoire de découvert…).

Eh bien j'ai été surprise. Nous avons réussi à 
  • faire tout rentrer, IEF, tâches ménagères, temps non scolaire avec F., temps avec E. et F., soins du Boubinours, et 20h de travail perso pour Monsieur Bout, sur les 5 jours de semaine (ce qui laisse donc le weekend complètement libre pour du temps en famille), et cela
  • sans même prendre en compte la présence, de temps à autre, d'une de nos mamies au pair chéries, qui viendra automatiquement alléger les semaines de Monsieur Bout dans ces périodes-là.
  • et en ne prenant pas non plus en compte qu'en théorie, non seulement je ne bosserai pas les mercredis (qui sera le "jour off" de Monsieur Bout, et tout entier consacré à sa Licence), mais je devrais avoir 1/2 voire 1 jour (voire un chouilla plus) off en plus
  • Et inclus, sur les 7 jours, 3 soirées "en couple", que ce soit juste tous les 2 dans le salon à discuter ou jouer à quelque chose, en sortant à 2, ou en ayant une vie sociale (recevoir ou être reçus). Nous prévoyons de faire le point chaque semaine pour affiner le planning de la semaine suivante et notamment "réserver" les 3 soirs, conscients que nous sommes que si nous ne les marquons pas au fer rouge, ils auront vite tendance à disparaître sous l'effet du célèbre "tu faisais un truc alors j'ai commencé un machin" ou encore du non moins fameux "j'attendais que tu donnes le signal"
Moi qui m'attendais à ce que fassions le constat que ça ne rentrait pas, et que ça fasse capoter le projet...
A l'arrivée, cette mise à plat m'a bien soulagée, et remplie de confiance pour cette année qui arrive. 
Evidemment, cela va être toute une gymnastique, mais repartir ainsi des besoins et des attentes de chacun fait du bien, et je pense que chaque membre de la famille va pouvoir s'y retrouver… avec des couacs de temps à autre évidemment hum hum...


Ca n'empêche pas que je vois cette année scolaire se terminer avec une certaine mélancolie, et que j'ai bien apprécié le confort de cette année avec 2 enfants scolarisés !

vendredi 26 juin 2020

IEF / ecole à la maison : le comeback...

Vous ne vous y attendiez pas, hein, à celle-là ?!

Pour tout vous dire : moi non plus.

Et, je vous l'avoue, je suis un toooout petit peu fatiguée de cette impression de vivre dans un feuilleton géré par un scénariste bien déterminé à faire de l'audimat / à l'imagination hyperactive suscitant de nouveaux rebondissements à un rythme difficile à suivre (nan mais il s'arrête jamais celui-là ?!).
Le dernier rebondissement c'était ma grossesse (bon ça j'avais rien contre), je l'étais énormément (rebondie), merci, je le suis encore un chouilla, je pouvais me passer de ça.

#JeSuisDingodossier - plus dingue que dossier, peut-être


Bref, pourquoi, POURQUOI le retour de l'IEF dans la vie des Bouts ? 
Ou plutôt, pourquoi maintenant ?
Car retour de l'IEF il y aurait, c'était à peu près certain (enfin, quoique je ne regarde plus grand chose comme certain dans ma vie, hormis le fait que Monsieur Bout et moi-même soyons bien déterminés à rester ensemble et à ne vendre aucun de nos enfants sur leboncoin). En effet a priori un début en IEF est ce qui est prévu pour au moins la première année d'école de H., notre Bébounet qui risque de se faire rebaptiser en Boubinours au vu de ses cuissots et bras grassouillets. Mais ça, c'est dans longtemps.

Alors que le/ce changement, c'est maintenant.
Ou plutôt en septembre, qui verra le grand retour de F. à la maison.
Avec une petite nuance quand même par rapport à notre expérience passée d'IEF : le parent IEFeur ne sera pas moi, mais Monsieur Bout.

Je précise qu'E. va continuer pour sa dernière année de 3-6 ans dans l'école Montessori franco-germano-anglaise qui lui va si bien cette année.
Même si elle rouspète certains matins,
  • elle est heureuse là-bas, 
  • elle apprend et progresse à une vitesse phénoménale dans 3 langues en simultané, 
  • elle s'épanouit avec le groupe, est entraînée par lui et l'entraîne, 
  • ses éducatrices l'adorent et savent la stimuler / cadrer là où c'est nécessaire avec la plus grande bienveillance, 
  • et cerise sur le gâteau, elles ont commencé à lui faire faire le programme 6-9 et ont sollicité notre accord pour continuer là-dessus toute l'année prochaine (j'ai VACHEMENT hésité à donner cet accord, vous l'imaginez). 
Cette école permet donc à E. de rester avec ses pairs en âge tout en bénéficiant d'une progression adaptée à son niveau, ce qui est un peu la quadrature du cercle : être à sa place au niveau émotionnel/social et au niveau intellectuel alors même qu'il y a un décalage énorme entre les deux au départ. Que demande le peuple ?
Ne me demandez en revanche pas ce que nous ferons pour elle après cette année. C'est bien évidemment l'objet d'un grand questionnement … (gningningnin [soupir] )

Nous sommes très très contents de l'année scolaire de F. également. L'école dans laquelle il a passé l'année était vraiment ce qu'il lui fallait, elle a débloqué les apprentissages, lui a fait énormément de bien au niveau social et émotionnel en complémentarité de ce que nous faisons à la maison, bref, c'est très chouette.
Mais du coup les besoins de F. à l'été 2020 sont différents de ce qu'ils étaient en septembre 2019, et la meilleure manière d'y répondre, également.
Et les ressources de la Famille Bout, pareil.
Mais ça, je n'y avais pas trop pensé, et j'étais assez contente à la perspective d'une rentrée qui allait, pour une fois, se faire en terrain connu pour chacun de nos 2 enfants.
Ne pas me poser de questions, pour une fois, c'était assez confortable.

Haha.

C'était sans compter avec Monsieur Bout, qui, après avoir géré F. pendant tout le confinement, a finalement émis cette idée d'un retour à l'IEF au moment de finaliser son dossier de réinscription. Autant vous dire que je suis tombée de ma chaise et que j'ai commencé par émettre toute une série d'objections. Mais bon, après une huitaine de jours à analyser le sujet sous tous ses angles, la décision a été prise.

Après vous avoir révélé ce scoop, je reviens lundi détailler un peu cette réflexion car je sais que tout parent qui se pose la question de l'IEF est friand de comprendre les raisons qui en ont poussé d'autres à faire ce choix, histoire de pouvoir nourrir sa propre réflexion. 
  • Pour mémoire, les raisons de notre premier choix d'IEF, en 2016, sont à retrouver ici
  • les raisons de la scolarisation de F. en 2018 dans ce billet
  • et celles de la scolarisation de la Bébounette en 2019 dans celui-ci.

Allez… j'ai du pain sur la planche moi.

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