PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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lundi 17 décembre 2018

3 chouettes albums pour enfants en allemand (ou autre langue)

Le choix de nos modes de garde vise aussi à l'imprégnation linguistique de nos enfants, mais nous continuons, en parallèle, à utiliser aussi d'autres moyens pour favoriser l'apprentissage de l'allemand
Les livres ont toujours une belle place, que ce soient des imagiers très bien faits ou des albums plus classiques.
Et puis bon, hein, les livres, chez nous, c'est une grande histoire d'amour.
Alors comme toujours, passage obligé lors de nos trop rares virées berlinoises : un petit tour en librairie histoire d'enrichir le rayon germanophone de la bibliothèque des Bébous et de contribuer ainsi à notre démarche de subtile distillation de l'allemand dans leur quotidien et leurs cerveaux. Hin hin hin [rire machiavélique ]
Notre voyage d'août n'ayant pas fait exception, l'heure est venue de vous présenter 3 trouvailles, testées avec succès depuis que nous les avons rapportées, et dont vous pourrez par ailleurs trouver des équivalents dans d'autres langues si ce n'est pas l'allemand que vous cherchez à transmettre à votre progéniture.



1. Un "Wimmelbuch


Ces livres présentant des scènes chargées de détails et où l'on doit repérer des éléments précis sont très adaptés à 
  • l'apprentissage de vocabulaire (l'élément recherché ) 
  • et l'intégration de phrases et structures grammaticales simples, puisque cela se prête à loisir à des répétitions style "wo ist der Bär ?... wo ist der Bär ? Nein, da ist der Bär nicht. Ah, da ist der Bär!" (="où est l'ours ? Où est l'ours ? Non, l'ours n'est pas là. Ah, l'ours est là !") Et maintenant que l'ours est localisé on recommence avec un autre mot.
Celui-ci présente l'avantage d'inclure également un petit texte à lire ce qui permet de varier les plaisirs quand les enfants en ont marre de chercher. Les objets à chercher ont des désignations précises et complexes donc je commence par simplifier (on recherche d'abord un bonnet; le "bonnet de fourrure verte" ce sera pour plus tard).
Et les scènes représentées sont typiquement berlinoises et très ressemblantes, donc on peut reconnaître certains coins !
Ce bouquin est donc, lui, typiquement allemand mais bien entendu il est tout à fait envisageable de procéder de la même manière, et avec le même profit, avec la fabuleuse série des Livres des Saisons de Susanne Rotraut Berner par exemple. (ce dont nous ne nous privons pas !)


2ème investissement : j'avais chanté les louanges ici du Petit Poisson Blanc, très apprécié des Bébous, et j'en avais décortiqué l'intérêt linguistique.
J'ai déniché celui des albums de la série dans lequel notre cher petit poisson blanc et ses amis vantent les mérites de leurs papas respectifs et j'y ai retrouvé ce qui fait la force de cette série : structures répétitives, mots simples, univers très mignon. "Der kleine weisse Fisch und sein Papa" a connu un succès immédiat.


3ème craquage : Usborne, once again !
De cette série nous avions déjà reçu en cadeau il y a fort longtemps, et adoré : "La nuit" en VF.
Mais elle se prête merveilleusement bien à l'intégration d'une langue étrangère, avec ses textes simples d'autant plus attirants qu'ils sont cachés par de nombreux rabats. Ce trésor sur les habitats des animaux a donc été accueilli, et est régulièrement repris, avec beaucoup d'intérêt.


Je suis bien contente d'enrichir ainsi notre collection car je dois bien l'avouer : le rayon "allemand" de notre bibliothèque municipale est vraiment misérable. (Strasboooourg revieeeens)
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vendredi 14 décembre 2018

Comment j'arrive à tout faire : mon secret à moi

J'ai de temps en temps le plaisir de rencontrer ou d'échanger de manière plus approfondie avec des lectrices du blog.
Et j'ai de bonnes copines qui le sont devenues, lectrices du blog.

Une question qui revient souvent est :

Instruire tes enfants (enfin, juste E. maintenant que F. est scolarisé), 
    faire des trucs avec eux, 
          écrire ton blog, 
                 monter ta boîte RH, 
                       animer des ateliers de parentalité positive
                               avoir une vie sociale, 
                                       avoir une vie de couple, 
                                              lire, 
                                                    lire des bouquins d'éducation
                                                          cuisiner toi-même, 
                                                                TooGoodToGoter comme une furie, 
                                                                       + quelques menues activités annexes dont je n'ai pas parlé ici (j'en évoquerai une d'ici quelques temps, je mentionne aussi que nous commençons à nous investir dans la préparation des couples au mariage)

Mais comment arrives-tu à tout faire ????


Grande question hein. 
Franchement, ça a de quoi complexer, toutes ces nanas qui font un max de trucs (et encore, chez moi vous ne risquez pas le "fait ses vêtements, ceux de ses enfants, sa déco, son linge de table, fixe une étagère, fabrique un petit meuble et retapisse 1 ou 2 fauteuils à ses - nombreuses - heures perdues")

Alors aujourd'hui, je vous dévoile mon petit secret.

Car au fond, TOUT LE MONDE peut réussir à faire comme moi.



Comment j'arrive à tout faire ?
Eh bien, c'est bien simple. 


Je.N'y.Arrive.Pas.

Voilààààààà !!


Illustration par l'exemple.

Savez-vous ce que j'ai enfin fait ce jeudi matin (jour où les enfants étaient gardés mais où je bossais de la maison) ?
Je suis allée à La Poste.
Poster, enfin, les lots n°1 à 3 de mon concours des 3 ans du blog…. oui oui oui…. celui qui s'est terminé y a 5 semaines!
Mais aussi, poster un couvercle de Tuperware oublié par Hélène, ex-Mamandala, lors de ses quelques jours chez nous… début mai.

Oui, vous avez bien lu : j'ai mis SEPT MOIS à lui renvoyer un malheureux couvercle. 
  • 6 MOIS pour farfouiller enfin dans mes placards et y dénicher un carton adapté à son transport, 
  • et puis ensuite 1 MOIS à enfin aller à La Poste. Notamment parce que je tablais sur un trajet vers la ludothèque (la Poste étant placée sur le chemin) mais entre 
    • les fois où je bosse, 
    • les fois où il pleuvait donc on y est allés en voiture, 
    • les fois où nous étions déjà trop à la bourre pour s'y arrêter, 
    • les fois où ils étaient suffisamment excités pour qu'à l'idée de rentrer dans un Bureau de Poste avec eux mon brushing (je pouffe) impeccable (je m'esclaffe) ne se dresse sur ma tête…. 
    • et puis, tout simplement, le fait que ces dernières semaines l'intérêt de F. pour la ludothèque s'était visiblement refroidi puisque de manière répétée, mes "et après le goûter, ludothèque !" sensés déclencher une réaction enthousiaste, ont en fait récolté "oh non, j'ai pas envie, on peut pas plutôt faire ci ou ça à la place ?".... Ben raté.

Bref.
Pourtant ça partait bien, car, par exemple, les colis susmentionnés s'étaient retrouvés prêts, sur la table de la salle à manger, moins de 48h après la publication des résultats du concours. J'étais ultra fière ! Cela grâce à Flylady, du reste, qui est et demeure, avec mon Bullet Journal, un élément essentiel dans ce que j'arrive à faire, disons-le. (= le secret de ce que j'arrive quand même à faire des trucs)

Je présente mes plus plates excuses aux destinataires de mes colis….

Et bien entendu, hein, ce n'est pas la seule chose qui soit complètement à vau-l'eau.
J'ai mentionné le fait que j'avais du reprendre une femme de ménage, bon, ça, c'était vital.
Mais savez-vous 
  • que depuis que j'ai perdu mon portefeuille (en avril…) je n'ai toujours pas refait faire ma carte Vitale ? (ni la Carte grise) 
  • Que j'ai des centaines d'euros de remboursements médicaux en attente ? 
  • Que justement, si on parlait prise de RDV médicaux, euh… non je peux pas en parler ici, ce sont les services sociaux qui vont débarquer chez moi ensuite.
  • Qu'à la demande des nouvelles éducatrices de F., celui-ci se pointera ce vendredi en baskets (bicoz sport)… à peine 5 semaines après que ladite demande n'ait été formulée ?
  • Que ma carte d'identité est enfin refaite, mais pas mon passeport, ni les papiers des enfants, alors que nous avons un petit voyage en Suisse de prévu fin février, et que au départ nous avions entamé les démarches fin août ? (mais photos pas conformes, machin,...- c'est la faute à Monsieur Bout : je lui avais DIT que pour E. espérer un résultat correct en Photomaton était se bercer d'illusions)
Je ne suis pas non plus très sûre d'être à jour des charges de copropriété.

Quant à l'instruction de E., parlons-en. 
Elle est très anecdotique, et ses progrès actuels tiennent uniquement à son envie à elle d'apprendre, sa manie de compter les personnages dans les livres, son acharnement à reconnaître des lettres. Je suis en roue libre sur l'IEF: je lui consacre en moyenne un bout de matinée par semaine (et à peu près 0,15 seconde de préparation).
Un laisser-aller tel que ce constat alimente mes réflexions sur l'opportunité, ou pas, de la scolariser l'an prochain. (m'enfin, on verra quand mes réflexions sur l'école où scolariser son frère auront un peu abouti. Chaque chose en son temps. OU après son temps cf. les colis).

Ah et puis, hein, niveau vie de couple, heureusement que y a eu la soirée-pyjamas de F. dont je vous ai parlé sur Facebook, hein, parce que sinon, faites c'que j'dis, pas c'que j'fais : entre mes déplacements pro et ceux de Monsieur Bout, et nos activités annexes… il est urgent que nous profitions de la présence de notre mamie-au-pair pour partager des trucs un peu fun.

Bien entendu, ceci est loooin d'être la liste exhaustive de tout ce que je n'arrive pas à faire.
Mais je pensais utile de vous donner ce petit aperçu, histoire que vous n'ajoutiez pas, à la longue liste qui est sûrement la vôtre, cette petite phrase assassine, digne du nain le plus vicieux : "Les autres y arrivent bien, elles".
Nan.
On a toutes notre liste de la honte, je crois… La seule différence étant dans ce qui y figure.
(celles qui n'en ont pas ont interdiction de commenter ce billet)

(ah d'ailleurs, j'ai aussi un tas de commentaires de blog en souffrance)

lundi 10 décembre 2018

Mamie au pair : un système en or ? (ou pas) 4 leçons d'automne

Depuis un an maintenant, nous faisons reposer une partie de la logistique familiale sur l'accueil, chez nous, d'une personne germanophone en échange du gîte et du couvert, voire plus si affinités.
Nos premières expériences s'étaient fort bien passées, et nous avaient amenés à privilégier un système assez nouveau mais fichtrement attirant : les mamies au pair.


Qu'est ce qu'une mamie au pair ?
Une dame d'un certain âge, forcément (globalement à partir de la cinquantaine et on trouve encore des personnes septuagénaires depuis longtemps)
  • qui va généralement être en retraite, ou en tous cas être libérées de ses obligations professionnelles : par exemple, ex-maman au foyer dont les enfants ont quitté le foyer
  • souvent célibataire (veuve, divorcée, etc), mais pas toujours : il y a aussi souvent des accords entre conjoints pour permettre à Madame d'aller, pendant quelques mois de l'année, assouvir une soif de voyages et d'aventures que Monsieur ne partage pas
  • libérée, également, de ses obligations familiales : enfants grands ayant quitté le foyer, pas encore de petits-enfants, ou des petits-enfants habitant loin donc qu'elle ne voit que peu, ou encore des petits-enfants déjà grands donc qui ne tiennent plus forcément à aller déjeuner une fois par semaine chez mamie
  • encore en forme, et ayant envie de découvrir le monde et de se sentir utile
  • n'ayant pas envie de découvrir le monde sous la forme d'un circuit de 8 jours d'autocar avec d'autres seniors, mais de s'imprégner de la culture, de s'intégrer dans un pays, de goûter à la vie là-bas (l'aspect financier joue également un rôle, notamment dans le cas de destinations lointaines)

Le principe est donc de venir habiter dans une famille, et en l'échange d'un soutien, notamment dans la garde des enfants, d'y être nourrie, logée, voire un peu rémunérée; et, également, entourée.

Chouette système.

Suite à notre première expérience absolument merveilleuse, une valeureuse commentatrice de ce blog avait attiré mon attention sur l'existence de sites Internet spécialisés dans la mise en relation de "grannies au pair" avec des familles désireuses d'en accueillir. Une sorte de Meetic du 3ème type ...
Whouhou ! Je me jetai tete baissée dans l'aventure.
Hélas, notre premier accueil par le biais de ce site tourna court, je vous invite à aller rigoler un peu à mes dépens en lisant la manière dont j'avais raté, en beauté, la sélection.

Ayant tiré un certain nombre de leçons de cet épisode malheureux, je repartis à la charge, en vue d'accueillir quelqu'un de la fin aout à la fin novembre (notre G1 revenant début décembre - oui, elle est chez nous en ce moment, la vie est beeeeeelle), bien décidée à mieux faire.
Je pris mon temps, je discutai longuement éducation (notamment en envoyant un article de blog - non, pas du mien - résumant à mon sens vraiment bien les points qui nous tenaient le plus à cœur ; ce qui déclencha une discussion approfondie et très intéressante).
Bref, vraiment, j'avais fait gaffe. J'étais très confiante. Avec cette G3, ça ne pouvait que bien se passer, j'avais pris toutes mes précautions !

Les 2-3 premiers jours furent effectivement idylliques. 
Je planais sur mon petit nuage, je me sentais la maman la plus sioux du monde (je pré-rédigeais déjà dans ma tête le billet à la gloire du système dont j'allais vous régaler - un peu comme celui au sujet des Fleurs de Bach, vous vous rappelez?).
Ah, là, là, franchement, quelle belle organisation.
Et puis…. la situation partit en vrille : subitement, F. prit G3 grippe et partit à l'attaque en mode "guerre totale" (insultes, cris, colères, bêtises de fous : genre à étaler de la crème solaire sur les vitres, un truc jamais vu chez nous).
Au bout de 2 jours à les garder, elle disait qu'elle n'était pas venue pour ça et parlait déjà de repartir.

AAAAaaarggggghhh
J'étais d'autant plus embêtée que, comme je considérais que ça ne pouvait pas être lié à elle personnellement, cela voulait dire que c'était du à F. / incompatibilité entre le fait d'accueillir quelqu'un et F. Je la voyais faire des efforts pour rentrer en contact avec F. et se prendre des râteaux répétés, c'était la joie.
Du coup, la solution que je trouvai en urgence, pour à la fois ne pas lâcher l'affaire, et ne pas me retrouver d'un coup sans possibilité de travailler, fut de limiter les missions de G3 à la garde d'E., en attendant qu'on ait trouvé ce qui n'allait pas avec F. Solution provisoire qui dura…. 8 semaines.
8 semaines ultra stressantes puisque F. se comportait de manière très hostile avec elle, même en notre présence, et que de mon côté je devais jongler entre mille solutions pour faire garder F. après l'école les jours où mon activité pro m'empêchait d'aller l'y chercher.

Ambiance !
Au fur et à mesure, la vie en commun fut de plus en plus difficile à vivre pour tout le monde
  • évidemment, pour elle,  puisqu'elle se prenait l'animosité de F. en pleine face, qui ne ratait pas une occasion de lui balancer une petite phrase désagréable. Et elle ne manquait pas une occasion de souligner à quel point c'était difficile.
  • niveau de stress maximal pour moi, je me sentais une mère nulle, une maitresse de maison nulle (bicoz quelques remarques de sa part tombaient de temps en temps), au point de ne plus me sentir chez moi / fuir mon chez moi, d'autant que j'étais tout le temps en train d'essayer d'éviter aux deux protagonistes de se confronter l'un à l'autre
  • situation bien évidemment très difficile à vivre par F., sur le dos duquel nous étions constamment. Les tensions dues à nos efforts pour empêcher ses comportements agressifs envers G3 pourrissaient notre relation entière.

J'ai mis, beaucoup, beaucoup de temps à revoir ma manière de considérer les choses. Il m'a vraiment fallu une série de petites choses concomitantes pour commencer à me dire que, peut-être, la situation n'était pas tout à fait telle que je la percevais.
Bref, que je me trouvais face à une situation où il existait une différence non négligeable entre le discours (et même, je pense, ce que G3 elle-même pensait penser), et le comportement
  • différence entre la simplicité affichée ("je ne suis pas compliquée, tout me va") concernant les repas, et les réactions face à ce qui atterrissait sur la table, et notamment une réticence très claire à manger ce qui venait de TooGoodToGo. (du coup, je n'osais plus trop toogoodtogoter !)
  • différence entre la serviabilité des premiers jours (elle avait repassé les chemises de Monsieur !) et les remarques insistantes du style "la poubelle est pleine"... sans jamais la vider.
  • différence entre la volonté de communiquer simplement et la manière dont cela avait finalement lieu. 
    • Ainsi elle qui au départ s'était proposée pour cuisiner le dîner les soirs des jours où je bossais (ah, quel bonheur de rentrer pour trouver tout cela tout prêt !), et ce d'une manière qui m'avait donné l'impression que c'était plutôt quelque chose qui lui plaisait…
    • visiblement ce n'était pas le cas. En effet, un beau soir où c'est Monsieur Bout qui rentrait avant moi et où je lui avais annoncé "le repas sera prêt", il est arrivé dans une cuisine vide, avec une G3 assise dans le salon lui disant "en fait, je trouve ça trop de faire à manger 2 fois par semaine, je ne l'ai pas fait". Se retrouver mis ainsi devant le fait accompli, à 19h passées… nous avons apprécié.
  • Différence entre l'intérêt affiché pour les enfants et la disposition à les gérer réellement : quand il s'agissait de contribuer à leur hygiène (ne serait-ce que doucher une E. après qu'elle se soit fait pipi dessus durant une journée de garde), aider à s'habiller ou donner la becquée à une petite ne mangeant rien car fatiguée… Je pense qu'elle avait vraiment sous-estimé cela / surestimé son envie / sa capacité à s'adapter aux besoins de petits enfants. Et que ce décalage, auquel j'ai longtemps été aveugle, mon F. très sensible l'a, lui, très vite perçu.
  • Différence entre les positions éducatives discutées et les réactions réelles face à des comportements inadaptés : inaction / absence d'intervention sur le coup d'un côté, criminalisation après coup ("ouh, aujourd'hui E. a dit un gros mot à la ludothèque, ça part mal !") de l'autre. 
    • Une différence dont je n'ai probablement perçu qu'une partie, mais qui m'a été confirmée après coup par le personnel de la ludothèque et ce qu'on a pu m'y raconter. 
    • Une chose dont je me dis maintenant qu'elle aurait du me mettre la puce à l'oreille est que les choses étaient devenues compliquées dès la toute première fois où G3 s'en était occupée seule, le temps d'une balade. 
    • Pendant longtemps, j'ai exclu l'hypothèse que ce soit une réaction inadaptée de sa part qui ait pu inciter F. à la classer dans la case "ennemi à abattre". Maintenant, je n'en suis plus si sûre.

Très honnêtement, je pourrais continuer comme ça longtemps mais
1. Je ne suis pas ici pour faire son procès
2. Ca tombe bien, car je suis toujours perplexe quant à ce qui s'est réellement passé
Dans tous les cas, il ne s'agissait pas de mauvaises intentions de sa part mais, je suppose, d'une combinaison explosive entre une erreur d'appréciation, par elle-même, de ce que serait une vie chez d'autres personnes avec de jeunes enfants, et le comportement de F.

Une chose est sûre : dès le départ, la situation s'est retrouvée viciée, déséquilibrée, entre une Gwen (+ Monsieur) en situation de coupable(s) essayant de lui épargner des choses inacceptables, et une G3 parée de toutes les qualités, sur fond d'épée de Damoclès de son départ planant au dessus de nos têtes.
Mais comme j'étais partie du principe que nous avions la même vision des choses... j'ai adopté la sienne : je me suis retrouvée à regarder mon fils avec ses yeux à elle, pendant de longues semaines, et ça aussi ça a été très stressant.

A l'arrivée, quand j'ai remis les choses en perspective, je me suis arrangée pour pouvoir gérer les dernières semaines avant le retour du Jedi de G1, et nous nous sommes mis d'accord sur une date de départ anticipée.
Autant vous dire qu'à ce stade, je n'étais plus très confiante sur l'avenir du système "mamie-au-pair" au sein de la famille Bout.

Pourtant, là, nous sommes début décembre et ça y est, nous avons trouvé quelqu'un qui prendra la suite de notre G1 quand celle ci repartira chez elle au milieu du printemps.
Suis-je folle ? C'est possible.
Disons qu'ayant encore tiré un certain nombre de leçons de nos malheurs, je suis disposée à voir, une dernière fois, si la prise en compte de ces points-là peut permettre une meilleure expérience.
(masochisme ? Peut-être.)
Et du coup, je vous partage le fruit de mes réflexions, ça pourra toujours vous être utile si l'aventure vous tente.

Leçon numéro 1. Tout est question de motivation(s)

C'est au fond la même chose qu'avec une jeune fille au pair. La question épineuse est : quelle est la part de l'intérêt pour le contact avec les enfants dans le choix d'un départ "au pair" ?
Le risque est que ce départ soit avant tout motivé par un intérêt externe (notre G3 était boulimique de culture; sur ces jours off, elle a englouti un nombre de musées impressionnant). On se dit "ah, et puis les enfants, je sais faire, c'est mignon, ça passera tout seul" :  la contrepartie ne doit pas être trop fatigante.
Là, nos enfants se sont retrouvés à gêner G3, d'une manière qu'elle n'avait pas du tout anticipée 
  • ainsi les repas pris en commun étaient d'autant plus tendus que nous, parents étions partagés entre le souci de répondre au besoin de notre G3 d'avoir une conversation d'adulte, et celui de répondre au besoin d'attention des enfants. 
  • De la même manière, la semaine où E. a fait des cauchemars 3 jours d'affilée, G3 a clairement trouvé très horripilant de voir ses nuits entrecoupées par des pleurs (même si, bien entendu, hein, c'était moi qui me levais). Y compris allusion au fait que ce serait mieux si sa chambre n'était pas au même étage que celles des enfants (ce qui laisserait… la nôtre, vous l'avez deviné)
  • Quant aux journées que G3 passait avec E., elle les trouvait très longues, et ne manquait pas de le souligner à chaque fois. Si bien que je me sentais coupable à chaque fois que je lui annonçais le planning de la semaine qui débutait…
Donc oui, c'est un point à bien avoir en tête : évidemment qu'une au-pair ne vient pas QUE pour garder nos enfants, mais son degré d'intérêt pour passer du temps et réellement rentrer en relation avec les enfants, y compris dans leur dimension moins sympa / moins glamour (soins corporels, colères, etc), peut être très variable et jouera une part essentielle dans la réussite de son séjour.


Leçon numéro 2. Compatibilité avec les enfants : l'importance du vécu personnel

Je réalise que, selon les modèles d'enfant qu'on a à la maison, il peut être crucial de sélectionner un au-pair ayant été confronté à des modèles analogues.
Il n'y aurait eu que E. à garder, la période avec G3 aurait probablement été tout à fait correcte, et même G2 aurait pu réussir à sortir son épingle du jeu (c'est nous qui aurions succombé à son bavardage incessant, je pense).
Bref, dorénavant, je suis déterminée à sélectionner des mamans d'enfants ayant été "un peu compliqués". Car au fond, soyons honnêtes (pour une fois) : oui, si je n'avais eu qu'E. comme fille, je serais peut-être décontenancée par le comportement de F. (remarquez, en tant que mère de F. , je le suis déjà, décontenancée), et je pourrais en être choquée, adopter un regard désapprobateur et jugeant ("c'est sûrement dû à …"). C'est ce qui s'est passé avec G3.
Alors que
  • en présence de N. je sais qu'elle ne juge pas la manière dont F. mène souvent la misère à sa sœur, car elle observe les mêmes comportements entre ses filles, 
  • G1 était d'autant plus attentive aux faiblesses et sensibilités de F. qu'elle en avait rencontré d'analogues avec son propre fils.
Du coup, le fait que notre future G4 (celle qui viendra en fin de printemps prochain) en ait ch** avec sa numéro 2, adoptive, constitue également un aspect qui me rassure, une sorte de garantie… En avoir discuté avec elle et qu'elle m'ait dit "non, on le voit bien, parfois l'amour ne suffit pas, on a beau faire tout ce qu'on peut, on n'arrive pas toujours à aider son enfant", m'a fait beaucoup de bien.


Leçon numéro 3. Les limites d'une sélection à distance

Une chose est sûre : c'en est fini de la sélection au téléphone / par Skype. Dorénavant (si notre prochaine expérience s'avère concluante et permet de valider la procédure ;-) ), téléphone et Skype ne seront plus qu'un moyen de présélection. Nous ne prendrons une décision qu'après avoir rencontré la personne en chair et en os, l 'avoir accueillie à la maison sur minimum un weekend.
C'est ce qu'a proposé notre future G4, et donc ce qui m'a convaincue de retenter une dernière fois l'expérience. Et encore : au départ, quand elle est donc venue nous rendre visite sur un weekend en novembre, je l'accueillais en mode "rien à perdre", mais avec de sérieux doutes sur le résultat final (j'étais vraiment, vraiment, proche de clôturer définitivement le chapitre "mamie au pair").

Double avantage à un tel weekend de prise de contact

  • 1. Cela permet de ne pas être dans la représentation / le souci que notre famille lui plaise et qu'elle veuille rester, 
mais dans la présentation honnête de ce qui l'attend. De vivre les premiers moments non dans l'appréhension d'une crise des enfants et la crainte d'un jugement, mais avec l'aisance d'une attitude à "C'est ainsi, à toi de voir ; si cela ne correspond pas à tes attentes, c'est entendable" : au point que, durant ce weekend de novembre, G4 et moi espérions toutes les deux une colère de F. pour qu'elle puisse en prendre la mesure. Hélas, non. Nous avons échangé un regard complice à un moment qui semblait offrir une possibilité de départ en vrille, mais je l'ai bêtement géré en mode Faber&Mazlish et du coup le conflit a été tué dans l'œuf. Caramba.
Il n'empêche qu'une rencontre sur ces bases-là détend bien ! Et même si il reste toujours intéressant de parler éducation avant de se rencontrer (histoire déjà de ne pas se rencontrer pour rien), une telle discussion reste trop théorique et ne remplace pas l'observation in situ.

  • 2. Une rencontre préalable facilite aussi, je pense, l'acceptation par les enfants.
En effet, une telle rencontre permet un premier contact Granny / enfants sans qu'il soit biaisé par "et elle va s'occuper de vous". L'avenir nous dira si le fait d'avoir procédé ainsi porte réellement du fruit, mais il est même prévu une 2ème visite de la part de notre future G4 vers la fin de l'hiver. 
C'est à ce moment que nous dirons aux enfants qu'il est prévu qu'elle revienne plus longuement. Une annonce qui sera plus naturelle : "G4, que nous connaissons (qu'ils auront vue déjà 2 fois, du coup), reviendra vivre un peu plus longtemps à la maison et aider maman".
Beaucoup moins brutal que l'importation soudaine d'une parfaite inconnue. A noter : cette suggestion est venue de ladite G4, ce que j'estime être un signal supplémentaire encourageant concernant sa finesse psychologique.
Ca, c'est la chance d'habiter en région parisienne et de viser uniquement des germanophones : il est tout à fait envisageable de venir nous voir sur un weekend sans que cela n'engendre des frais inacceptables. Cela peut être bien plus difficile pour une famille expatriée à l'autre bout du monde. (sauf à profiter, peut-être, d'un passage un peu prolongé en Europe à l'occasion de congés d'été par exemple, pour organiser cette rencontre ?)


3. (oui, dans double avantage, il y a 3) Cette rencontre permet d'aborder en face à face toute une série de sujets "annexes" mais qui peuvent fortement peser sur l'agrément de la vie en commun. Et les aborder face à face permet de beaucoup mieux jauger les réactions / degré d'enthousiasme de son interlocuteur !

Alors, justement


Leçon numéro 4. Ces points "annexes" à vérifier / discuter / établir avant de se lancer

L'avantage d'avoir déjà 3 expériences derrière nous, c'est que nous avons eu l'opportunité de repérer pas mal de choses qui jouent un rôle dans le succès de l'aventure au pair. En effet, honnêtement, G3 et moi nous serions très bien entendues pour quelques jours, et d'ailleurs nous nous sommes très bien entendues pendant plusieurs jours, et même après, nos relations sont restées cordiales sur un certain nombre de points. Mais il y a une énorme différence entre bien s'entendre le temps d'un café ou de quelques jours, et passer de longues semaines à vivre ensemble.
Parce que certaines des choses qui font cette différence s'étaient naturellement mises en place avec notre G1 (et nous les retrouvons avec joie depuis une semaine !), nous les avions tenues pour acquises, et il nous a fallu notre vécu avec G2 et G3 pour réaliser que non, ce n'était pas une évidence pour tout le monde.
Moralité, j'ai profité de notre weekend avec G4 pour aborder chacun des points suivants

  • 1. Les enfants font du bruit (vraiment), ils font de grosses colères (vraiment), ils disent des gros mots.

Et j'ai eu, du reste, la chance de pouvoir observer ses réactions la fois où mes charmants enfants lui ont lancé quelques petites phrases pas sympa : voir G4 prendre cela sur le ton de l'humour, et marquer ses limites de manière assez détachée (par opposition à une G3 le prenant très personnellement), m'a permis de vérifier la capacité à garder en tête que les enfants… sont des enfants.
Vraiment, la capacité à ne pas prendre les choses personnellement … c'est quelque chose. (je me le suis encore dit cette semaine où, après une très longue journée à être gardés par G1 du lever jusqu'au coucher, et très bien passée, paf, les enfants se sont transformés en horribles Gremlins à 5 minutes du coucher. Nous sommes rentrés dix minutes plus tard et avons trouvé G1 assise dans le salon, pendant que la guerre avait lieu à l'étage : ayant constaté que toute action visant à rétablir le calme ne portait aucun fruit, elle avait choisi de se retirer de la situation plutôt que de foncer dans le rapport de forces. Probablement la meilleure solution, qui a évité, à elle, beaucoup de frustration, et qui nous a permis, à nous, de prendre sereinement le relais)

  • 2. Le fonctionnement pendant les repas.
G1 s'abstenait de trop parler pendant le dîner, et nous profitions généralement du temps suivant le coucher des enfants pour discuter tranquillement, c'est là qu'elle nous racontait sa journée. Très clairement, j'avais sous-estimé la non-négociabilité de ce point. 
En semaine, les enfants ne voient leur père qu'au moment du dîner, quasiment, et les jours où je travaille, c'est la même chose pour moi. Pour éviter qu'ils ne se sentent en rivalité avec la mamie au pair pour notre attention, voire qu'ils ne recourent à des moyens … pas top… pour se l'assurer, il est important que les conversations du repas les incluent, voire leur soient destinées en priorité, et non n'aient lieu au dessus de leurs têtes.
Au lieu d'espérer que notre granny le comprenne toute seule (ce qui avait misérablement échoué tant avec G2 qu'avec G3), j'ai clairement exprimé mes attentes à ce sujet vis-à-vis de G4 : nous serons ravis de partager de chouettes discussions avec elle, mais plutôt en dehors de la présence des enfants. L'avantage étant que, pour le coup, je peux justifier cela avec notre expérience de famille au pair aguerrie : oui, c'est un point important pour que la greffe prenne, point.

  • 3. Le fonctionnement en cas de visites d'amis / famille 
Les jours où nous recevions du monde à dîner par exemple, G1 venait souvent causer à l'apéritif, puis se faisait quelque chose dans la cuisine, ou prévoyait tout bonnement une sortie. Elle a partagé quelques repas avec nous, mais plutôt quand les "invités" étaient tout bonnement ma sœur et mon beau-frère, que nous voyons souvent.
Alors que G2 et G3 restaient systématiquement, de l'apéritif à la tisane, y compris quand il s'agissait d'amis pas vus depuis longtemps. Assez agaçant, car bien évidemment la discussion n'est alors pas la même… Là encore, du coup, j'ai exprimé nos attentes, en soulignant à la fois notre souci de l'intégrer (et donc que nous serons ravis de l'avoir avec nous pour certaines visites de ma famille, et qu'elle sera par exemple toujours bienvenue pour l'apéritif par exemple), et notre besoin d'intimité.

  • 4. Les moyens de communication 
Venant de l'étranger, nos grannies n'investissent pas dans un portable français. 
Mais G1 utilisait naturellement What's App et c'est par ce biais qu'elle me prévenait de l'heure à laquelle elle rentrait, de si elle dînerait avec nous ou pas, ou m'envoyait des nouvelles des enfants ou une photo, de temps à autre (je n'ai pas non plus besoin d'être tenue au courant en permanence). 
Ce n'était pas le cas de notre G3, par exemple, et j'ai trouvé assez pesant de ne jamais savoir où elle était (ou plutôt, si elle serait à la maison à mon retour de balade par exemple) ni de n'avoir vraiment de possibilité facile pour lui envoyer un renseignement complémentaire (les chaussettes d'E. sont à tel endroit) ou lui poser une question.
Ca fluidifie vraiment les choses / simplifie la cohabitation !

  • 5. La capacité à s'occuper et à voir du monde
La capacité à s'occuper était quelque chose dont j'avais perçu l'importance dès le départ : trop peur d'avoir en permanence quelqu'un sur mon canapé ! C'était un des points que j'ai toujours abordés avec chacune de nos Granny. Par ailleurs, je les ai toujours mises en relation avec l'une de mes supers voisines dans la même tranche d'âge, pour des excursions communes.
Mais à l'usage, je pense que ce n'est pas suffisant : je crois qu'une partie de la frustration de notre G3, et de son besoin de beaucoup d'interactions avec nous au moment des repas, venait de son isolement : elle engloutissait beaucoup de musées, mais seule la plupart du temps. Alors que notre G1, plus "connectée", profite de Facebook et d'applications dédiées pour rencontrer du monde pour des excursions, visites, cafés linguistiques.
Par ailleurs, l'intérêt porté aux enfants influe aussi sur cette variable. Ainsi, G1 interagissant beaucoup avec eux quand elle les garde, elle est contente de se retirer au calme ensuite : son besoin d'interaction est largement comblé. Ce n'était pas le cas de G3 qui, elle, au cours d'une journée de garde avait plutôt fait des stocks d'ennui, et attendait avec impatience le moment de retrouver des adultes.
Bref, la capacité à s'auto-alimenter en contacts humains est probablement quelque chose à prendre en compte / un point à aborder avec les potentielles grannies au pair.

  • 6. La chaleur humaine et la spontanéité
Difficile à vérifier au téléphone, très clairement;... et pourtant, essentiel. 
G3 était quelqu'un d'un abord agréable, elle pouvait faire preuve d'humour, mais… elle n'était au fond pas très spontanée et ses efforts de rigolade avec les enfants n'étaient pas très naturels, ce que ceux-ci ont probablement ressenti. 
D'où l'intérêt d'une rencontre permettant de voir tout de suite sur quel mode la granny interagit avec nous comme avec les enfants. Ainsi, une manière pour F. d'entrer / rétablir le contact est en ce moment de jouer à "attraper" (j'aimerais bien vous pondre un rapide billet sur le sujet, du reste), et G4 est instantanément rentrée dans le jeu, de la même manière que 24 ou 48h après son arrivée, notre G1 se roulait déjà sur le tapis avec les enfants, dans de grosses parties de chatouilles.
Cela dépend des familles, peut-être, mais en tous cas une chose est sûre : pour la nôtre ce n'est finalement pas un "plus sympa", "nice to have", mais quelque chose d'indispensable à ce que la mayonnaise prenne. Si l'adulte se prend trop au sérieux pour rentrer véritablement dans ce genre de jeux, l'intégration est compromise.
De la même manière, cette spontanéité s'est aussi retrouvée dans le fait qu'au bout de quelques heures, G4 et moi nous "chambrions" déjà gentiment. Une aisance de bon augure pour notre future cohabitation.

  • 7. Le côté bon vivant et l'alimentation
J'avais perçu très vite l'intérêt d'être un minimum sur la même longueur d'ondes côté alimentation, et nos expériences me l'ont confirmé, et ont surtout renforcé l'importance de ce point.
Par exemple, à l'usage il s'est avéré assez agaçant pour moi de voir G2 et G3 froncer le nez sur ce que je servais (l'estomac de 70 ans de G2 ayant du mal à digérer les crudités qui font une partie de notre régime alimentaire en été, par exemple; et G3 n'appréciait pas toujours mon style de cuisine / les aliments proposés : trop riche, trop ou pas assez chose). 
Je suis gourmande, j'aime cuisiner, et en fait : quand on est amené à partager de nombreux repas, la compatibilité des goûts alimentaires est à vérifier de manière plus précise. Je percevais qu'une végétarienne serait malheureuse chez nous, mais l'expérience m'a montré qu'à la longue des tensions peuvent apparaître même sans de telles différences de régimes. Quand on fait un bon gâteau et que son hôte n'en prend qu'un quart de part bicoz ce ne serait pas raisonnable, c'est beaucoup moins drôle de s'empiffrer ! Alors que voir une G1 ou une G4 dire qu'elles n'ont plus faim, puis se laisser tenter par une ou 2 portions de rab supplémentaires, c'est bien plus sympa.
A la table de gourmands comme nous, il faut d'autres gourmands !


Moralité : oui, un accueil au pair c'est plein de potentiel. 
Un fabuleux potentiel positif (soutien - j'aime bien, aussi, toutes ces chouettes conversations !, souplesse logistique, économie financière, support linguistique), mais aussi, avouons-le, un potentiel à emm*** non négligeable.
Si l'aventure vous tente, j'espère que mon expérience vous en permettra de meilleures (d'expériences).

Et bien entendu, je ne manquerai pas de vous raconter la suite de nos aventures sur ce plan-là.


lundi 3 décembre 2018

2ème rentrée pour F. - et grandes interrogations

Après 2 années à être instruit à la maison, puis de looongues et agonisantes réflexions, F. a fait sa première rentrée scolaire en septembre, dans une école Montessori à 10 minutes de chez nous ; rentrée impeccablement bien passée, et tout allait plutôt franchement bien dans le monde scolaire de F.. 
Chose que j’appréciais d’autant plus qu’en parallèle, dans le reste du monde de F., tout n’allait pas forcément aussi bien, looooin de là. Notamment sur le plan des relations à notre mamie au pair arrivée une semaine avant ladite rentrée (mais oui, mais oui, je vous ai promis depuis longtemps un petit rapport sur cet épisode de nos aventures mamie-au-pairesques. C’est toujours prévu. Ça viendra… un jour.)

Bref. 
Puis vint un beau matin d’octobre où l’éducatrice de la classe 3-6 ainsi que la directrice de la petite école Montessori qui accueille donc F. 4 jours par semaine me dirent, au moment où je déposais F.
« Est-ce que nous pourrons vous voir ce soir au sujet de F. ? »

Aaaaaaah !!! Si il y a bien une phrase redoutée par tout parent d’enfant au comportement instable, c’est celle-là ! 
Mon fils se tenait plutôt fichtrement bien à l’école, sans frôler la perfection, mais tout de même, je restais inquiète. Ses éducatrices me le rendaient généralement avec le sourire (non, pas un sourire de soulagement. Mauvaises langues !) et à ma question "ça s’est bien passé ?" m’avaient jusque là toujours rassurée d’un oui franc et massif, sauf une unique fois où l’une d’elle m’avait demandé de rester avec F. pour parler d’un épisode regrettable survenu pendant la journée. 
Mais là… Mon fils avait-il basculé du côté obscur de la Force ? Qu’allais-je apprendre ?

Prête au pire, le cœur battant à environ 480 (non, sans exagération aucune, bien entendu), je hasardai un
« Euh, ouiiiiiiii, c’est…. à quel sujet ? » [ton d’un Gaulois s’attendant à ce que le ciel lui tombe sur la tête]
« Oh, nous pensons que F. serait prêt à passer de la classe 3-6 à la classe 6-9 ans et nous voulions en discuter avec vous. »


Ouf. Soulagement intense.
Mais de courte durée. Ayant donc accepté le RDV en fin de journée, je remontai en voiture et mon petit cerveau se mit à carburer.

Changer mon fiston de classe ? Alors qu’il venait tout juste d’y prendre ses marques ? Qu’il y était heureux comme un pape ? Qu’il s’était attaché à ses éducatrices et que ce qui se passait en même temps avec notre mamie au pair me montrait à quel point un tel attachement était précieux ? Qu’il parlait volontiers du moment où il passerait dans « la classe des Grands » mais dans des mots qui montraient qu’il était très content d’être dans la classe des Moyens pour le moment, et que ce passage viendrait en son temps ?

Arracher mon F., que ses angoisses de séparation avaient rendu très sensible aux changements, à un environnement tout fraîchement apprivoisé ?

Aaaaargh.

J’en étais toute retournée. Après avoir taaant tergiversé avant de l’inscrire, j’étais absolument ravie de la manière dont ça se passait et franchement, hein, pourquoi changer une équipe qui gagne.
Cet espèce de coup de pied dans la fourmillière me chamboulait donc bien.

La discussion du soir me laissa dans un profond état de perplexité, face à un dilemme cornélien

Dans les pour, il y avait notamment
  • Le fait qu’ayant vu « beaucoup de choses avec vous, Madame, bravo » (zou, un point pour l’IEF 😉 ), il était prêt intellectuellement
  • Le fait qu’effectivement, F. se met au niveau des enfants qui l’entourent : il adore être avec des grands et cherche à les imiter ; mais agit de manière avec les plus petits. Etant parmi les enfants les plus âgés de la classe, il imitait allègrement les petits
  • Le besoin de stimulation et émulation intellectuelle : c’était une des raisons pour lesquelles nous avions finalement pris la décision de le scolariser cette année. 
    • F. a besoin d’être un peu « poussé » pour travailler, et rien ne le pousse aussi bien que de voir d’autres enfants faire des choses intéressantes. Mais étant parmi les plus âgés et les plus avancés en 3-6, il avait très peu de plus grands à observer dans des activités complexes. Du coup il n’allait pas forcément vers les activités de son âge et de son niveau, mais restait tranquillement à faire les activités qu’il maîtrisait déjà (genre les versés). 
    • Le but du changement de classe était donc de le tirer vers le haut, en restreignant son accès aux activités « de petits » et en lui ouvrant les perspectives « des grands ».

Dans les contre, je notais
  • La peur qu’il ne s’attache pas aux éducatrices 6-9 comme il avait pu le faire à celles de l’ambiance 3-6. (je dois avouer qu’au départ, celles de 6-9 que je ne faisais que croiser me semblaient moins chaleureuses)
  • Le choc du changement
  • Le souci de privilégier un environnement où il était affectivement bien, plutôt qu’un qui soit peut-être intellectuellement plus favorable mais affectivement moins chouette.
  • Le fait qu’autant en 3-6 il y a une stagiaire allemande présente la moitié du temps, autant ce n’est pas le cas en 6-9. Donc peu d’exposition à la langue allemande sur le temps d’école

Cependant, 2-3 discussions avec les personnes impliquées plus tard (oui, j’ai été « la maman relou »), j’ai réussi à me rassurer
  • Faire un peu plus connaissance avec les éducatrices 6-9
  • Réaliser que pour l’estime de soi un peu chancelante de mon F., la stimulation intellectuelle et le sentiment de réussite qui l’accompagne participait aussi de son équilibre affectif
  • Apprendre que ce changement était proposé à 2 autres enfants en même temps qu'à F., et qu’il était prévu toute une période de transition pour les accompagner : des périodes de plus en plus longues passées chez « les Grands » sur les 2 semaines précédant la Toussaint, avant une bascule définitive à la rentrée de Toussaint
  • Discuter avec la directrice sur la manière dont elle pouvait s’arranger pour que F. soit quand même un peu quotidiennement, même 1/2h par jour, exposé à de l’allemand à l’école.
J’ai dit banco !

Je ne regrette pas.


F. a donc fait sa 2ème rentrée à la Toussaint, avec changement de classe.
Clairement, cela a été affectivement difficile pour lui : autant il n’avait pas versé une larme début septembre, autant il a pas mal pleuré début novembre, et est resté tristoune toute la matinée du premier lundi. 
Lui qui allait à l’école très volontiers y est allé en traînant les pieds les premiers jours de novembre. Il a abondamment questionné ce changement, et a annoncé que, quand il serait plus grand et saurait bien lire et écrire, il n’aurait plus besoin d’aller à l’école.

Mais c’est passé ; et je vois maintenant chaque jour à quel point être dans un environnement plus porteur intellectuellement lui convient bien. Il se développe sur plein d’aspects, que ce soit scolaire (gros intérêt pour l’écriture) ou comportemental.

Quant à la première réunion parent-prof que j’ai pu avoir avec ses nouvelles éducatrices… j’ai été très émue de voir avec quelle sensibilité elles accueillaient mon fils, avaient su repérer certains de ses modes de fonctionnement, certaines de ces fragilités, et cherchaient à l’aider de concert avec moi.

Et donc F. se projette maintenant allègrement dans cette classe jusqu’à ses 9 ans.


Là, en théorie, c’est le happy end du billet.


Ha ha.


Parce qu’à peine avais-je dit oui à ce changement, est arrivé un mail collectif informant que ladite classe 6-9 ans fermerait à la fin de l’année (bicoz effectifs insuffisants donc problème d’équilibre financier donc pour que l’école puisse tenir il vaut mieux la remplacer par une 2ème classe 3-6 qui elle n’aura aucun problème à se remplir)


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH


A la lecture de ce mail, j’ai cru crever.

Moi qui étais ravie, moi qui avais l’avenir de F. tout tracé pour les 3 ans à venir, qui n’avais qu’à me demander si je voulais également y envoyer E. ou la garder en IEF, PAF. Tout à revoir. (m'enfin, hein, ne l'avais-je pas prédit quelque part ?)
Bonjour la charge mentale, cette idée ne m’a pas quittée ces dernières semaines.
Devoir abandonner une école alliant de nombreux bienfaits
  • Sérieux dans la pédagogie Montessori pratiquée (personnes bien formées, etc)
  • Bienveillance dans le rapport à l’enfant, sans dureté, ni laxisme
  • Proximité géographique (10 minutes de voiture)
  • Tout petits effectifs : en tout, l’école accueille moins de 50 enfants.
  • Et en plus, l’allemand
Vraiment : AAAAAAAAAARGH


Mais quelles alternatives ?
  • Revenir à l’IEF pour lui ? J'avoue, un petit bout de moi a été tenté, celui à qui notre liberté d'antan manque
    • Mais vraiment, en ce moment, je vois trop à quel point F. tire avantage d’un enseignement collectif, et indépendant de sa sœur ou de sa mère. (même si, hihihi, depuis qu’il a repris en 6-9 il me demande fréquemment des temps dans la salle de classe durant ses jours off !). 
    • Autant ce n’est pas le cas pour E., à qui l’IEF convient fort bien, autant pour lui, vraiment, … 
    • Et moi aussi, ça me fait un bien fou.
  • Le mettre dans le système « normal » ? Impensable, pour le coup. Au vu de son mode de fonctionnement, je ne peux risquer de le faire atterrir dans un environnement dont la bienveillance laisserait à désirer. Or, si il existe un tas de classes bienveillantes dans des écoles "normales", je n'ai pas moyen d'assurer à mon fils d'intégrer l'une d'elles.
Je me suis donc lancée dans la quête d’une autre école pour l’an prochain… Et c’est là où je vous sollicite comme annoncé, ô mon public ; car je ne suis pas sans savoir qu’école Montessori n’est pas égale à école Montessori, 
  • que dans certaines la formation et/ ou la pratique des éducatrices laisse à désirer, 
    • que cela aboutisse à trop pousser les enfants dans un souci de performance (une tentation bien compréhensible dans les Yvelines où Montessori est souvent perçu, par certains parents/payeurs, comme une fabrique à petits génies), 
    • ou que cela se traduise par le fait de les laisser un peu vivre leur vie sans l’appui d’un cadre assez porteur
  • que le rapport à l’enfant peut se rapprocher d’une sévère discipline, ou basculer dans le laxisme / camouflage des problèmes (tant que les parents paient, pas de vagues)…

Bref, ce sont mes deux critères principaux. Je sais que je dois faire une croix sur l’allemand (je compterai donc uniquement sur nos mamies au pair), quant à la proximité…. je vais essayer de limiter la casse.

Du coup, j’ai en tête
- Une école qui vient d’ouvrir près de chez nous, l’école des Orchidées à Port-Marly. 
- L’école Bilingue Maria Montessori de Versailles
- L’école Montessori Bilingue de Rueil Malmaison
- Celle de Saint Nom la Bretèche

Or, comme je sais que le label Montessori d’une école ne veut rien dire puisqu’il n’est pas protégé, je suis consciente que c’est surtout à l’usage qu’on peut savoir quelles garanties offre telle ou telle école.

Alors : si vous connaissez des gens ayant ou ayant eu récemment leurs enfants dans un de ces établissements, et que vous avez moyen de me faire parvenir des avis et / ou les coordonnées de personnes prêtes à me dire leur expérience, pliiiiiiiiiz, je suis toute ouïe. Y compris par mail, hein, si discrétion souhaitée.



Parce que là, hein, je vous avoue que je n’en mène pas large.



vendredi 30 novembre 2018

24h dans la vie d'une TooGoodToGoteuse acharnée : cas pratique !

J’ai commencé la semaine en vous pondant un billet bien détaillé sur la manière dont je rentabilise TooGoodToGo et fais des invendus récupérés par son biais la base de notre alimentation, en ce moment.

Alors, zou, c’est le moment d’un petit cas pratique !


Découvrez … 
24 heures dans la vie 
d’une TooGoodToGoteuse

mardi soir, 23h30 : Je solde différentes choses sur Internet, en attendant que vienne minuit, l’heure du crime – euh, l’heure de réapprovisionnement des paniers TGTG. 
Mon objectif : attraper deux paniers dans mon Monoprix préféré, situé dans un centre commercial à 4 km de chez nous. J’achète les billets de train dont j’ai besoin pour le lendemain (déplacement pour aller animer une formation), je lis un peu les commentaires suscités par mon billet sur FB, je…. Zuuut il est minuit pile !

00h00 : Paniquée, je me rue sur l’appli TGTG qui s’ouvre trop lentement à mon goût : eh ben ouais, les paniers du Monoprix visé ont déjà disparu. Vais-je en être réduite à attendre fébrilement qu’ils en reproposent demain matin, une fois que leur inventaire leur aura (peut-être) montré qu’ils ont de quoi en garnir bien davantage que ceux vendus à minuit ? Grumpf. La perspective de scruter l’appli toute la matinée ne m’enchante guère. 
Mais…. Que vois-je ? Il reste 2 paniers dans un autre Monoprix, situé à peine plus loin, et qui m’a déjà fourni des paniers très bien remplis ! Je bondis dessus, vont-ils me filer sous le nez ? Non, victoire. Je m’allège de 2 fois 4€.

00h01 : J’ai chopé les 2 derniers paniers de ce Monoprix. La plupart des paniers proposés dans mes favoris TGTG ont été razziés en l’espace d’1 à 2 minutes, le calme se fait. Fière comme Artaban je glande encore un peu sur Internet au lieu de vais me coucher.

8h00 : Je petit-déjeune avec les enfants et fais le planning de la matinée : E. à l’école Montessori où elle va pour les activités du mercredi matin, F. avec moi jusqu’à midi, heure à laquelle nous irons chercher sa sœur et récupèrerons, au retour, les paniers conquis la veille, avant de filer déjeuner.

12h15 : Les enfants dans la voiture, je dis « non » à une demande à aller au parc : « on va chercher le TGTG les enfants ». F. me demande si il y aura « une bonne salade avec des croutons et une fourchette dedans » et m’informe de son souhait de tenir la salade sur le trajet du retour, le cas échéant. Je promets que nous regarderons le contenu des paniers avant de redémarrer la voiture et je fais le détour nécessaire.

12h35 : Je me gare facilement, ouf ! (ce n’est pas jour de marché… c’est une autre histoire les jours où le marché a lieu SUR le parking en face de ce Monoprix). 
Il pleut, je laisse les enfants au chaud dans la voiture et munie de mon Smartphone je file vers l’accueil du Monoprix pour réclamer mon bien. 3 minutes plus tard (yes, pas de cliente relou devant moi en train de demander des explications sur telle ligne de son ticket de caisse), un vendeur revient vers moi avec deux sacs plastique (ouais, c’est un Monoprix qui file les TGTG en sacs plastiques ; d’autres utilisent des sacs en papier)… qui m’ont l’air bien remplis. 
Vais-je me retrouver avec trois tonnes de yaourts ? (c'est généralement le cas quand les sacs sont pleins à craquer : c'est que ça prend beaucoup de place, des yaourts à la douzaine).

12h45 : Je regagne la voiture et là, ooooooh, c’est le moment de la découverte : je passe rapidement en revue le contenu de ces deux paniers très généreux puis zou, je démarre, toute contente. Je commence à concocter mes menus.

12h55 : Retour à la maison. Pendant que les enfants rangent leurs manteaux, chaussures, etc, je dresse l’inventaire complet de ces deux paniers vraiment chouettes (j'adooooore les fruits de mer, je surkiffe les avocats, par exemple), en consultant à chaque fois la date de péremption afin de déterminer l'ordre des priorités. Jugez du peu. 
De gauche à droite
  • 1 portion de gratin de pâtes
  • 2 feuilletés au poulet
  • 1 pâte brisée
  • 2 filets de mini chèvres-bûches 
  • 1 sandwich au pain viennois
  • 2 pots de sauce Burger aux oignons
  • 2 boules de Mozzarella
  • 2 grosses quenelles de brochet
  • 2 barquettes de jambon blanc
  • 2 barquettes de gambas (agriculture responsable) et 1 de crevettes, le tout cuit et décortiqué, 110g chaque
  • 2 barquettes de guacamole
  • 2 barquettes de terrine au poivre
  • 4 desserts au moka
La pénurie menace^^. 

Puis je lance la cuisine. Je missionne E. sur le couvert, F. sur le découpage du jambon.


Et hop: les 4 desserts au moka filent au frigo, pour plus tard, ainsi que le pâté, les mini chèvres bûches et le sandwich ; les feuilletés au poulet et le plat de pâtes aussi : eux serviront pour le dîner.

Le jambon est découpé, la pate brisée est étalée sur un plat, j’y rajoute les morceaux d’une des boules de mozzarella, je bats des œufs (issus d’un TGTG de fin de semaine) avec un yaourt et un peu de lait, et zou, une quiche.

J’ouvre le paquet de quenelles, les dispose dans un autre de mes plats de conservation en verre adorés, je rajoute quelques unes des gambas, découpées en morceaux, l'autre boule de mozza elle aussi découpée en morceaux, + du lait + sel + poivre, et ça file au four en même temps que la quiche.

13h25 : Le reste des crevettes / gambas ainsi que le guacamole atterrissent dans les assiettes disposées par E., et y sont rejoints par de la laitue, du radis noir râpé et du chou fleur cru (issus du TGTG récupéré au magasin bio samedi).

13h35 : Tout ce qui doit cuire, cuit, et nous, nous nous goinfrons. Moi qui comptais profiter du fait que le guacamole ne périmait que vendredi pour en garder un pot, je suis surprise d'à quel point ce guacamole est réussi (je suis souvent déçue par ceux que je ne fais pas moi-même : pas assez "avocateux" à mon goût). Je ne résiste pas et j’ouvre le pot gardé en réserve. Tremper radis, chou fleur et gambas dedans, c’est un régal.

13h55 : F. propose de passer au fromage, et les deux enfants engloutissent chacun un mini chèvre bûche. F. précise bien qu’il faudra lui en caser un dans ses pique-niques d’école. Ensuite, c’est fruit.

14h15 : La cuisine débarrassée, les enfants commencent à dessiner. Assise à côté d’eux, je peaufine l’organisation des 24h qui viennent : en fin de journée je vais délaisser le domicile familial pour prendre le train pour les Ardennes où je dois animer une formation le lendemain. (question bonus pour les habitué(e)s : de quelle BD ai-je réussi à insérer 2 cases dans le Power Point de ladite formation ?) Je note donc les principales infos à destination de Monsieur Bout et de ma petite sœur qui se répartiront la charge des enfants durant mon absence.

15h30 : Avant de filer à la ludothèque avec les enfants, je couvre quiche et quenelles de leurs couvercles respectifs et je mets tout cela au frigo.


18h : Je fonce prendre mon RER pour attraper mon train. A la gare de RER je récupère ma sœur qui arrive tout juste, je lui transmets mes gosses, ma voiture, et lui annonce, victorieuse : les repas sont assurés jusqu’à mon retour.
Et en effet, sur le papier que j’ai rédigé dans l’après midi, les menus sont prêts.
  • Jeudi soir : feuilletés poulet (TGTG) + salade (il en reste encore une bonne quantité, j’avais eu 4 laitues au magasin bio…)
  • Vendredi midi : quiche fraîchement produite + salade
  • Vendredi soir : quenelles fraîchement produites + salade
+ open bar sur le pâté

19h30 : J’ai attrapé mon TGV de justesse (moui, au moment de monter dans le métro je me suis "juste" trompée de sens et j’ai mis 3 stations à m’en apercevoir…. Cité, cité, mais… je voulais pas aller Gare de l’Est moi ?!?!). Enfin assise, c’est l’heure de MON dîner : je déballe le sandwich TGTG, que j’avais glissé dans mon sac. J’aurais bien pris un des machins au moka mais…. Je déteste tout ce qui de près ou de loin a goût de café.

21h30 : Arrivée dans les Ardennes, je marche vers mon hôtel, ma sœur au téléphone, nous débriefons. Les enfants étaient agités, les feuilletés délicieux, le truc au moka pas mal, la quiche a l’air chouette tout plein. Mon mari arrive à ce moment, alors ma sœur m’abandonne : ils vont s’attaquer au reste du guacamole et au pâté, puis Monsieur Bout dévorera le gratin de pâtes.

Minuit : Au lieu de sauter sur TGTG (je ne suis pas chez moi demain : pas concernée !) je blogue dans ma chambre d’hôtel. Il me reste encore à trouver une utilité aux 2 pots de sauce Burger à l'oignon… avec des pâtes vous pensez que ça donne quoi ?


Disclaimer : évidemment, TOUS les paniers TGTG sont TOUJOURS aussi intéressants.
Et encore plus évidemment, TOUT est TOUJOURS aussi bien organisé chez moi.

Nan mais, franchement, sur ce coup-là, j’étais tellement fière de moi qu’il fallait que je me la pète. L’auto-jetage de fleurs, parfois, ce n’est pas désagréable.
Call me God.