PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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mardi 16 juillet 2019

7 supports solides et efficaces pour apprendre à lire

Dans la vie des enfants et de leurs parents, il y a certains seuils qui nous marquent particulièrement.
Ce sont des seuils pour les enfants, mais aussi et surtout pour les parents : dans le sens que, comme me l'avait dit une bonne copine lorsque F. franchissait le deuxième :

"Quand ils passent cette étape, whouhou, c'est la fête, t'as vraiment l'impression d'un bond en avant, qu'un truc est FAIT, ouf."

Parmi ces acquisitions qui se font à un âge variable et avec plus ou moins de facilités et d'angoisses, je vois
  • le sommeil : le bébé qui fait ses nuiiiiiiits. Bon, là, ça allait, j'ai plutôt été vernie
  • la propreté
et
  • la lecture.

Il y a un avant,
il y a un après,
et au milieu, il y a un chemin.

Qu'on ait scolarisé son enfant ou qu'on l'instruise soi-même, on suit toujours un peu de près l'apprentissage de la lecture. Il porte tellement à conséquences ! Savoir lire, savoir bien lire, aimer lire… cela conditionne tant de choses.

Ici, je me retrouve avec 2 enfants en plein milieu, en simultané, puisque ça a été le gros sujet pour F. (6 ans depuis peu) ainsi que pour E. (4 ans depuis peu aussi), depuis un bout de temps, certes, mais aussi de manière très intense depuis ce printemps.
  • depuis un bout de temps, puisque c'est un apprentissage qui se prépare bien avant de fourrer une lettre sous le nez de son bambin : langage, repérage dans l'espace, phonologie,...
  • puis on arrive à l'étape où on va introduire les lettres
  • et ensuite à l'étape de la combinatoire : quand l'enfant comprend que "mmmm" + "a" ça fait "ma"... GRAAAAND MOMENT !!! Et la lecture / composition des premiers mots phonétiques constitue le premier pas vers la lecture proprement dite.
Comme ce sujet suscite toujours beaucoup d'interrogations sur les meilleures manières d'accompagner cet apprentissage afin qu'il soit solide et donne à l'enfant les bases dont il aura besoin pour la suite de sa vie de lecteur, je prends aujourd'hui le temps d'un retour structuré sur les supports que j'ai pu tester avec mes deux enfants, et dont j'ai pu apprécier leur capacité, justement, à supporter efficacement cet apprentissage.

Deux précisions
  • je me limite volontairement aux activités vraiment spécifiques à la lecture. Pour toutes les activités dites "préparatoires", il en existe d'innombrables, et vous trouverez de l'inspiration ici
  • De la même manière, même si tout ce qui touche à la lecture a forcément des incidences, de près ou de loin, sur l'écriture, là je centre mon billet sur la lecture, et non l'écriture. Mais j'avais recensé, ici, les activités utilisées pour favoriser une bonne tenue du crayon.
Donc, à quoi peut on avoir recours une fois que l'enfant manifeste un intérêt pour ces espères de hiéroglyphes qu'on trouve partout et qu'on nomme des lettres ?
(dans l'ordre chronologique où cela a été utilisé chez nous)







1. Les lettres rugueuses


Ce support Montessori est extrêmement efficace pour permettre à l'enfant de relier le son à la lettre. J'avais détaillé les avantages du coffret choisi : le coffret Montessori des lettres rugueuses de Balthazar, dans un billet spécifique et, vraiment, après plus de 2 ans d'utilisation avec 2 enfants aux profils différents, je suis toujours ravie de mon choix et je n'imaginerais pas introduire autrement les lettres.
Les lettres rugueuses permettent de cumuler ouïe, toucher, tracé, visuel dans l'apprentissage, et les petites cartes associées offrent mille possibilités de répéter et répéter l'apprentissage par une multitude d'activités, sans lassitude. (et le tout se combine aussi très bien avec les objets du quotidien, des duplos, des playmobils, etc)


Elle se sont trouvées très adaptées aussi bien aux besoins de mon fils à 3-4 ans, qu'à ceux de ma fille à même pas 3 ans. (et des activités de ce genre ont été testées par ma belle-sœur en soutien scolaire d'une demoiselle allophone de 8 ans).
Je renforcerais encore l'importance de les choisir suffisamment épaisses et suffisamment grandes, ce que ne respectent pas tous les coffrets vendus dans le commerce. Donc : vigilance !


2. L'alphabet mobile

Ce jeu de lettres, chaque lettre étant individuelle, de grande taille, a constitué la 2ème étape dans l'apprentissage en pavant le chemin vers la combinatoire. L'enfant peut apprendre à composer des mots sans être bloqué par sa capacité (ou non) à former les lettres.
Nous avions acheté le nôtre, en bois, sur Au Bois Des Lettres, et c'est un très bel objet que mes enfants ont eu plaisir à manipuler. Il n'est pas gratuit… Même si je n'ai pas regretté une seconde cet investissement, je tiens à souligner qu'il n'est pas indispensable de tuer son banquier :  l'alphabet mobile gagne en sexytude sur un support bois, mais remplit son office aussi sur un support plastique / papier plastifié. 



3. La série rose Montessori

A utiliser en lien avec l'alphabet mobile : ces séries de petites images et de petits mots phonétiques à la difficulté croissante permettent à l'enfant de progresser peu à peu en combinatoire. Il va composer "sac" "lac" "vis"... puis plus tard "parasol" "lavabo" etc. On trouve images et petits mots sur internet.
Je précise qu'après cette série rose il existe des séries bleues et vertes, plus complexes, mais … je n'y ai jamais touché, nous avons fait autrement.


4. La méthode Boscher


En soutien de l'acquisition de la combinatoire, j'ai utilisé le très vieux manuel de la méthode Boscher, un pilier de la méthode syllabique. 
Son côté ultra systématique a en effet été très utile pour aider F. à ancrer les apprentissages. Pendant un temps, nous en faisions un peu chaque soir et cela a vraiment été très utile, permettant de varier avec ce qu'il faisait en salle de classe (que ce soit en école à la maison l'an dernier, ou à l'école Montessori cette année).

J'ai apprécié
  • la double lecture en cursif et script, permettant à un enfant de l'âge de F. de répéter les choses (et donc, d'ancrer), 
  • la  douceur des dessins.
  •  Le fait qu'il y avait des maths en bas de chaque page convenait également bien pour lui qui a toujours adoré ça, il adorait arriver à ce bas de page.
En bémol :
  • les mots présentés sont parfois vraiment périmés : "capeline"... On peut souhaiter des mots qui "parlent" plus aux enfants. 
  • Idem concernant les phrases : il y a du vieux jeu, avec papa qui tape toto ...

Ce manuel, si il a plutôt bien convenu à F. pendant un bon bout de temps, a très peu servi à E., beaucoup plus rapide, et qui a très vite dépassé ce stade. Elle était déjà tellement axée sur le sens de ce qu'elle lisait que la lecture de deux lignes de syllabes avant d'en arriver à de vrais mots l'a intéressée pendant une semaine à peine avant de la frustrer plus qu'autre chose… et très vite, la lecture de simples mots sans lien entre eux à eu le même effet : j'ai jeté l'éponge quand j'ai réalisé qu'elle cherchait à lier chacun de ces mots entre eux pour que "ça veuille dire quelque chose". Elle ne vivait que pour la toute petite phrase entière qui terminait la leçon !



Ce qui m'a amenée à basculer, pour les deux, sur le support numéro 6.

Mais avant d'en arriver là, nous avions commenté à utiliser, en parallèle, un support moins académique


5. Les BD des Schtroumpfs !


Je suis une grande fan des Schtroumpfs et ceux-ci ont fait l'objet d'un certain nombre de cadeaux de fête des mères de la part de Monsieur Bout si bien que nous en possédons la majorité des albums. Or les enfants les ont découverts ce printemps et depuis nous les lisons en boucle.
Ignoble et sournoise comme à mon habitude, j'ai exploité ce grand intérêt pour, d'abord, développer la lecture des mots phonétiques : très vite, les enfants ont été investis de la mission de lire eux mêmes toutes les onomatopées
  • D'abord celles vraiment phonétiques le "PAF" de toutes les fois où le Schtroumpf à Lunettes s'en prend une, notamment, ou les TOC TOC à la porte du Grand Schtroumpf, ...etc. 
  • Plus tard le PLOUF est venu, en temps utile, aider à ancrer que O + U = OU, de la même manière que, plus tard encore, j'ai délégué la lecture des "NON".
A noter qu'aujourd'hui, après le passage par le support numéro 6, les Schtroumpfs continuent à  intervenir, par le biais d'une lecture à deux voix (ou plutôt, 3) :  je fais lire certaines bulles courtes, et je lis les autres. Plus ça va, plus la part lue par eux grossit. Huhuhu.


6. Les livres de la collection Mes premières lectures Montessori


Cette collection toute récente, que l'ont doit notamment à des mamans IEF, est fichtrement bien faite. Très progressive, elle se décompose en petits livres de différents niveaux :
  • le premier niveau contient des mots uniquement phonétiques, puis des e muets (les lettres muettes étant grisées), 
  • le deuxième niveau centre chaque livret sur une difficulté particulière, que ce soit l'introduction d'une syllabe plus complexe (par exemple "ett"), ou de premiers mots outils  (les, des, et, c'est, etc); syllabes complexes mises en valeur en rouge, et premiers mots outils surlignés en jaune. 
  • Chaque livre du troisième niveau est consacré à un graphème, et un seul : on aura un livre avec des tas de "on", un livre avec plein de mots en "an", etc (graphème mis en valeur en vert). 
  • Les livres du 4ème niveau combinent les difficultés du niveau 2 et celles du niveau 3.

Ces livres ont l'avantage de reprendre la progression Montessori type, d'une manière très alléchante pour l'enfant et très bien structurée. Les histoires sont plutôt de bonne qualité, le vocabulaire de bon niveau, et les dessins clairs viennent soutenir l'apprentissage.
Ils font partie des rares de ce type à être en écriture cursive, ce que j'apprécie vraiment. En effet vous aurez remarqué que, en ce qui me concerne, je suis restée fidèle aux conseils soulignant l'intérêt de commencer par introduire le cursif avant le script.
J'en ai vu, du reste, un des nombreux avantages avec E. ces derniers mois : là où son cerveau de même pas 4 ans voyait encore en symétrique et donc confondait encore b d p et q scripts il y a quelques mois, elle ne rencontrait pas ses difficultés (ou plutôt, en minoré, avec le q et le d parfois) en cursive et donc a pu avancer sans être bloquée par cela. Je remarque depuis quelques jours qu'elle a à présent suffisamment progressé pour se mettre tout naturellement à lire en script sans plus buter sur cette difficulté qui était pourtant systématique il y a 2 mois à peine.

Remarque : J'ai eu l'occasion de tester une autre collection similaire, mon beau-frère ayant offert à E. ce coffret. J'ai trouvé celui-ci chouette aussi. 
Je n'ai pas testé tous leurs niveaux donc j'ai du mal à faire une comparaison étayée mais avec ce niveau 3+ je remarque déjà une chose : j'ai moins de texte, par double page, qu'avec l'autre collection. Et ce à un niveau où l'enfant est déjà capable de lire davantage.
Or c'est une des subtilités très intelligentes des "premières lectures Montessori" : là où chaque page de niveau 1 contient entre 2 et 4 lignes de texte, la quantité de texte augmente avec le niveauet la fluidité de lecture du jeune lecteur. J'en remarque la pertinence avec E. qui, au stade où elle en est, ne se contente plus, depuis longtemps, de la page que je lisais avec elle chaque soir. Elle est passée à 2, puis 3, et maintenant c'est minimum un demi bouquin par soir que nous engloutissons. Alors du coup je trouve "les premières lectures Montessori" plus rentables … ;-)
Par ailleurs cette collection étant plus récente elle est pour le moment moins complète que l'autre qui contient déjà une vingtaine d'ouvrages… et doit elle même encore être complétée (il en sort plusieurs nouveaux livres par an).
Mais bon ça me va bien d'avoir les deux car certains des sons contenus dans ce 3+ (le ph, le oi, le eau) n'ont pas encore été couverts par ma collection de base.

Deuxième remarque : ma "méthode" pour gagner en fluidité de lecture pour l'un comme pour l'autre enfant a été d'introduire la lecture d'une page de ces petits livres dans le rituel du coucher. Moment facile à tenir
  • pour un enfant scolarisé (F.) Car j'ai fini par constater qu'il n'avait pas à l'école la stimulation dont il avait besoin sur ce plan-là, et donc j'ai admis qu'il fallait que je reprenne les choses en mains… mais je vous en reparlerai dans un futur billet intitulé "le mythe de l'école parfaite"
  • pour un enfant officiellement en IEF mais géré par une mère complètement débordée (E.)
cette page quotidienne a vraiment porté ses fruits !

En bonus : j'ai commencé à filmer les enfants avec mon smartphone, au départ pour envoyer cela à Monsieur Bout, à notre G1, à ma mère, voire en prévision de cet article… et je me suis aperçue qu'ils adoraient être filmés en train de lire, et pouvoir regarder la vidéo ensuite. J'ai systématisé le truc sans vergogne puisque
  • chouette effet incitatif
  • effet pédagogique intéressant : en regardant la vidéo, centrée sur les mots qu'ils lisent, ils répètent en fait ce qu'ils viennent de voir. Hin hin hin.
Ah, ce que la technologie ne permet pas…

Alors justement la technologie refuse de me permettre de rajouter quelques vidéos de démonstration dans le corps du billet donc je les ajouterai en commentaire sur le partage FB. Na. 


En tous cas ces livres se sont révélés ultra précieux pour vraiment ancrer et fluidifier. Je suis raaaavie de les avoir à disposition, et un certain nombre d'entre eux vont nous accompagner en vacances. (c'est l'avantage, hein, ils ne sont pas bien encombrants…)




C'est le pendant des lettres rugueuses, il permet d'introduire les sons complexes (A + N qui dont AN, etc) et je l'ai utilisé en complément des premières lectures Montessori de niveau 3. Même si, je l'avoue, de manière moins systématique / académique que les lettres rugueuses.
En effet
  • E. a vite montré qu'elle souhaitait avancer plus vite : du coup, hop, leçon en 3 temps puis "encore"... bon ben n'en voyons pas que 3 d'un coup alors, voyons en 5.
  • F. avançant moins vite que sa sœur j'ai d'abord voulu faire attendre E. puis j'ai fini par lâcher l'affaire et permettre à E. d'avancer à son rythme : du coup elle a appris chaque graphème avec le livre des premières lectures Montessori de niveau 3 correspondant, et F. intègre peu à peu certains graphèmes avec les schtroumpfs…

J'ai néanmoins trouvé ce coffret encore très bien fait, avec juste un ou deux regrets mineurs du style : une des images illustrant le "ou" est un "hibou". Et E. l'a tout d'abord nommé "chouette": le "ou" étant moins perceptible ainsi, elle est allée le caser… avec le "ch".



Moralité, et pour vous donner une idée de la manière dont cette progression s'est déroulée chez nous : l'avantage c'est qu'ayant deux enfants aux rythmes bien différents, j'espère que cela pourra permettre à d'autres parents de voir que c'est vraiment très personnel ;-)
  • F. n'a montré aucun intérêt pour les lettres jusqu'à peu avant ses 4 ans (2 mois avant) puis a appris la majorité des lettres rugueuses à ce moment-là; E. a été très vite intéressée par le sujet : 2 ans et quelques déjà. Elle les a apprises sur mes genoux quand son frère les révisait, et les connaissait toutes autour de son 3ème anniversaire
  • le déclic "combinatoire", F. l'a eu un an après son initiation aux lettres rugueuses, quelques semaines avant ses 5 ans, donc. Puis il y a eu une période de stagnation, et j'ai repris les choses en mains une petite année après, ce printemps. E. a eu le déclic combinatoire… euh… cet automne, je crois, vers 3 ans et 1/2. Mais j'ai été disponible de manière plus ou moins variable pour nourrir son intérêt pourtant dévorant. Elle a donc bénéficié de la reprise en mains du sujet pour son frère, au printemps.

Depuis, énormes progrès pour les deux.

Depuis quelques jours en particulier, E. lit tout ce qu'elle trouve
  • une phrase du bouquin que je lis, 
  • quelques mots que je tape sur mon ordinateur dans le cadre de mon boulot, 
  • les étiquettes de bouteille, 
  • et bien entendu, les livres qu'elle a en main : quelques bulles de Schtroumpf, quelques mots de Babar, une phrase d'un Petit Ours Brun… ou d'un prospectus. 
  • Elle empoigne volontiers ses "premières lectures Montessori" et on l'entend les lire dans sa chambre, une fois couchée. 
Ce weekend, elle a même tenté… de lire les noms des colonnes du fichier Excel de comptes que je remplissais : "A-Q, A-R, A-S, A-T, A-U... O ! Maman y a "O", là !". Gros fou rire.



F. déchiffre volontiers quelques mots par ci par là, et se laisse prendre au jeu en fonction des moments / incitations (les Schtroumpfs étant ce qu'il y a de plus sexy).

Et moi, je m'éclate à observer et accompagner.


Ah, Ah, Ah oui vraiment, 
L'apprentissage de la lecture c'est bien marrant 
(à chanter sur l'air du refrain de Cadet Rousselle - OK je sors)



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jeudi 11 juillet 2019

Dans mes bagages au retour de mes zaventures zaziatiques

Deux bonnes semaines après mon retour de mon voyage pro en Asie, je prends enfin le temps de venir vous raconter ce que j'en rapporte !
Dans mes bagages, physiques et/ou émotionnels, nous trouvons donc...

1. De nouvelles robes 

Si je suis bien rentrée chez moi avec mes bagages, je ne suis pas arrivée à Singapour avec eux, puisque ma valise a décidé de ne prendre que l'avion suivant (et mon avion a lui-même atterri avec une bonne heure de retard bicoz contournement du Pakistan pour cause de tempête). 
Du coup ma première après-midi à Singapour a été consacrée, non à du tourisme, mais à du shopping. 

Reconnaissance éternelle à Marks and Spencers qui m'aura, après quelques errances, permis de me rhabiller de pied en cap, y compris deux charmantes robes en lin que je suis absolument ravie, finalement, de voir dans mes armoires (et sur moi, aussi), maintenant. Le tout devant être normalement sponsorisé par Air France. 
Grand moment : quand après avoir choisi lesdites robes, j'ai regardé ma tenue initiale… et que j'ai réalisé que plutôt crever que de réenfiler ces vêtements pleins de transpiration. Je suis donc sortie avec une des deux robes choisies sur le dos, et j'ai demandé à la caissière de la scanner sur moi (et de couper l'étiquette, quand même).
C'était mon instant Pretty Woman.

2. Un nouvel épisode de "je fais des demandes bizarres au personnel des hôtels qui ont le malheur de m'accueillir" 

(Après un premier épisode raconté sur FB fin mars, concernant mes fameux oignons)

Le stock de fils chenille qui me sert pour un exercice de ce module qui a toujours beaucoup de succès étant lui aussi resté coincé dans ma valise, j'ai demandé au réceptionniste de m'indiquer où je pourrais en trouver (parce qu'après réflexion, ça ne faisait vraiment, vraiment, aucun sens au niveau pédagogique de déplacer cet exercice sur la demi-journée suivante). 
Passé le premier moment de surprise, le réceptionniste m'a indiqué un magasin de travaux manuels où j'ai pu faire mes emplettes. Il n'a pas cherché à comprendre exactement ce que j'allais en faire… #clientebizarre

3. De fabuleux moment de rigolade 


Les équipes dont je me suis occupée se sont à la fois merveilleusement prises au jeu de tous les exercices parfois loufoques que je leur ai proposés, et se sont déchaînées pendant les soirées teambuilding séparant la première demi-journée de la deuxième demi-journée. 
Je ne peux pas vraiment montrer de photos, hein, déontologie machin, mais… ça valait son pesant de cacahuètes.


4. Une certaine fierté du défi relevé 

Le déroulé de chacune des sessions m'a permis de voir que les messages principaux passaient, que les positionnements bougeaient, et j'aaaaaime ! Voir des gens se détendre, réaliser qu'ils peuvent se parler, se dire les choses, et que ça peut vraiment bien se passer, c'est magique. 
Même si sur le coup j'ai eu un peu de mal à admettre que je ne pouvais pas compter sur un taux de satisfaction des participants aussi proche du 100% que ce que produit ce module en France, tout simplement parce que face à des équipes multiculturelles, on ne peut pas contenter pleinement tout le monde : ainsi ai-je du revoir la dose de théorie à la baisse. 
Moment de solitude quand on réalise en live que les quelques éléments de théorie supplémentaires qu'on a en stock pourraient ravir les Français du groupe (et que ceux-ci seront frustrés d'en être privés), mais qu'en fait, il va falloir s'asseoir dessus, car la partie chinoise de l'assemblée a déjà décroché…
Bref, il m'a fallu un peu de recul pour me rappeler que le but d'une formation est moins de plaire (c'est pas un one-Gwen-show, eh) que de transmettre efficacement ce qu'elle à transmettre. Le 2ème objectif étant indubitablement atteint… I am happy.

5. Une dose supplémentaire de fierté 

Quand, durant la session, un des managers s'interrompt en plein exercice et constate avec stupéfaction : "eh mais c'est vrai que maintenant, des mails comme ça, on en reçoit de France" (France où j'ai déployé ladite formation 2 mois avant). 
Quand on forme, on sème, on voit des choses germer en situation, mais on ne voit pas toujours les fruits à moyen terme. Ben là, si, cadeau, et c'est bien agréable.

6. Un estomac plein à craquer : j'ai été bien nourrie, ça, c'est sûr ! 

Je ne mets ce point qu'en 6ème position mais c'est juste pour faire genre. Au fond je n'y allais que pour ça... et je n'ai pas été déçue ! 
De la cuisine internationale, et de la cuisine locale, je n'ai pas arrêté de manger PLEIN de trucs DELICIEUX pendant 5 jours. Heureusement que ce qu'ils pèsent à l'aéroport, ce sont les bagages, et non les passagers.

7. Des goûts de luxe 

  • chambre de 35m² à Singapour, 
  • petite salle à part, "privée", lors du premier resto à Hong Kong, 
  • yacht pour aller au 2ème, 
  • ...
pfiou, hein, je prends de sacrées habitudes moaaaah. 
Voilà, quelques jours en mode George Clooney, c'est bien marrant.


8. Des petits pyjamas chinois en soie pour les enfants


Ben oui quand même...


9. Quelques images émerveillées de Singapour et de Hong Kong 


Quelques, car le temps consacré au tourisme aura été finalement très restreint, donc je n'ai pas vu grand chose, mais tout de même, assez pour quelques impressions assez décapantes. 
  • Singapour, résolument occidentale, alliant modernité et jungle, avec cette végétation ultra luxuriante qui, partout, pointe au milieu de la pierre, du béton et du verre. En tant qu'Occidental, on y perd certains repères, mais beaucoup demeurent. 
  • Hong Kong, dont le virage asiatique saute aux yeux, s'en trouve d'autant plus dépaysante… et la jungle, là-bas, est architecturale : des buildings ultramodernes de 60 étages poussant à côté de vieux immeubles branlants de 5 étages. On oscille entre visions futuristes et sauts dans le passé, et sa baie illuminée la nuit restera une des plus belles images de ce voyage.

10. Une meilleure compréhension du monde des longs courriers 

C'était mon premier vol de ce type et donc j'ai fait d'importantes découvertes 
  • que dans mon cas les bas de contention NE SONT PAS une option sous peine de se balader avec les chevilles de Tatie Germaine (ou de la Gwen en fin de grossesse)
  • les différents endroits où on peut brancher des trucs, poser des machins, caler des bidules dans l'étroit espace qui nous est alloué pendant 13h
  • qu'entre Singapour Airlines et Air France, y a pas photo, l'assortiment proposé de films est incomparablement supérieur chez Singapour Airlines (mais je n'en ai pas profité, je n'ai regardé de films que dans mon vol du retour; j'ai bossé d'arrache-pied dans le Singapour-HongKong desservi par Singapour Airlines. SNIF)
  • qu'en fait dans ce genre de vol il n'y a pas le simple choix entre Business et Economy mais qu'il existe un intermédiaire, le Premium Economy, et que j'avais un billet de cette catégorie là. Je n'ai réalisé cette distinction que durant mon vol de retour, mais en effet, oui, il y a une différence non négligeable. (en plus d'embarquer avant les Economy-mais après les Business, et de voir ses bagages débarquer avant ceux des Economy, mais après ceux des Business...Aaaaah, on rigole du système des castes à l'indienne mais franchement, un vol long-courrier c'est la même chose). Et comme tout bonheur est relatif, ma place à moi m'a semblé subitement nettement plus confortable une fois que j'ai pu constater que d'autres étaient encore moins bien lotis que moi.

11. La satisfaction d'avoir réussi à nouer des liens avec mes voisins


Parce qu'honnêtement, passer 13h à côté de quelqu'un sans lui adresser la parole, j'étais prête à trouver ça franchement triste. 
Mon voisin de l'aller semblait a priori peu loquace, mais mes recherches perplexes pour localiser où brancher, etc (cf point précédent) ont fini par l'émouvoir et de fil en aiguille, nous avons papoté tout le long de notre dîner et un peu aussi le lendemain matin.
Quant à ma voisine du retour, nous avons bavassé comme deux pies, ayant constaté dès les premières minutes que nous avions un nombre assez marrant de points communs

C'est là où on bénit le bruit des réacteurs d'avion : dans un TGV nous nous serions tué la voix à tenter de chuchoter et/ou nos covoyageurs nous auraient tuées à nous entendre encore causer à 1h du matin (ou plus tard selon le fuseau horaire retenu), là, vu le bruit de fond permanent, les petites discussions ne gênent pas les voisins.


12. DEUX films regardés


C'est une prouesse digne d'être mentionnée, ça. Car c'est la première fois depuis… euh… je crois, le déménagement, que je vois un vrai film en entier. Il y a eu quelques épisodes de série l'automne dernier, mais...Moui, moui, 2 ans que mes soirées sont tellement prises par 
  • des couchers pourris puis 
  • la finalisation du bouquin puis 
  • du grappillage de temps pour le blog 
  • et/ou pour le boulot 
qu'en distraire 2h pour un film s'est avéré impossible.

Mais alors, dans l'avion du retour, hoho, quel délice !
En mode décompression totale, j'ai fait défiler la liste proposée par Air France avec un seul critère en tête "pas prise de tête, léger, léger, lééééger". Mon choix s'est donc tout naturellement porté sur Crazy Rich Asians, dont le titre en dit déjà long sur la profondeur intellectuelle de l'œuvre. En plus, ça se passe en grande partie à Singapour alors c'est venu remuer des souvenirs tout frais.
Et ensuite, j'ai vu un truc un poil moins léger mais à peine "le secret de Monsieur Pick" ou un truc dans le genre, et là c'était marrant, parce que ça se passait dans le monde de l'édition alors c'était un chouette parallèle avec mes aventures actuelles.
Vivement le prochain voyage lointain que je puisse regarder mon prochain film...


13. Une bonne crève 
32°C moites / clim sur le corps ayant transpiré / 32°C moites / … et on recommence. Je suis rentrée avec les sinus commençant à s'encombrer et j'ai abondamment utilisé mes huiles essentielles les jours suivants, pour tenter de libérer un peu un cerveau totalement asphyxié.


14. Une fatigue écrasante 


Entre les nuits d'avion, le décalage horaire (qui en lui-même m'a peut-être le moins gênée), les trois tonnes d'impressions qui m'ont assaillies, la stimulation intellectuelle permanente et l'état de vigilance constante dans lequel j'ai passé ces 5 jours + la crève susmentionnée, une fois la pression redescendue j'ai passé ma première semaine dans un état second, et la seconde dans un état encore très moyen.

15. Des sous 


Ben oui, hein, quand même, je ne bosse pas que pour l'amour de l'art et ce n'est pas désagréable. Grâce à cette semaine harassante Monsieur Bout et moi venons de nous offrir sans trop de complexes un très beau weekend en amoureux en mode repos total, sous le signe de la bouffe (en illimité) ascendant Mojito (sans alcool parce qu'il se trouve que je n'ai pas besoin d'alcool pour dire des bêtises…)


Bref, je ne ferais pas ça tous les jours, mais quand même… c'était assez chouette ! Je ne sais pas si l'occasion se représentera mais de temps à autre, hein, je ne dirais pas non.  D'autant que Monsieur Bout et G4 ont superbement bien géré la semaine. 
La prochaine fois, j'aimerais juste ne pas avoir la kermesse de l'école qui débute à 10h quand j'atterris à 6h. Voilà. Si ce n'est pas trop demander. Merci.


Je vous laisse sur ces quelques photos, vous faisant confiance pour légender chacune.
Ca se voit, hein, que j'ai souffert ?!?













dimanche 30 juin 2019

Revoir ses sources d'approvisionnement en viande

Hop, un petit article sur un sujet pas compliqué mais d'actualité chez nous.

Je l'avoue, je n'ai toujours pas récupéré de mon périple asiatique. Je suis épuisée, éreintée, à genoux, et peine à gérer la to-do list tentaculaire qui m'enveloppe. Monsieur Bout et moi en avons discuté, il arrive à la rescousse, mais...c'est dur !
Du coup, je ne suis pas en mesure de vous livrer les billets pour lesquels l'inspiration ne manque pourtant pas. Jugez en plutôt : les brouillons qui trainent ont des sujets tels que le mythe de l'école parfaite, la conciliation vie pro vie perso quand on est à son compte -mouhahahaha-, les outils pour l'apprentissage de la lecture, comment sortir du trou d'air éducatif, l'anniversaire de F; (la fête et le cadeauuuu), la résolution de problème, les gros mots, etc... 
Hum, appétissant, hein ? Eh bien j'ai encore une dizaine de jours à tenir avant de pouvoir commencer à me relâcher sur le plan pro et consacrer mes neurones à d'autres choses, par exemple ce blog.

Donc, un billet simple ne demandant pas trop de neurones, sur un sujet capital chez moi : LA BOUFFE !!!!

Nous sommes des mangeurs de viande. 
Nous avons réduit la consommation, et ici vous trouverez de chouettes recettes pour des plats sans viande mais clairement, le végétarianisme n'est pas une voie très probable pour le moment. 
En tous cas pour les adultes : parfois F.  notamment, se montre affecté d'avoir de la viande dans son assiette, et bien entendu nous ne le forçons pas quand c'est le cas, ni ne le forcerons si cette réaction encore anecdotique se généralise.

Donc, chez nous il ne s'agissait pas de se passer de viande, mais, pour des raisons
  • économiques 
  • écologiques 
  • éthiques
j'avais bien envie de revoir sérieusement notre manière de nous approvisionner en viande… Sans trop savoir comment faire (sans nous ruiner). 
Et disons que, hop, cela m'est plus ou moins tombé tout cuit dans le bec.

Cette année nous avons finalement réussi à passer d'une viande essentiellement achetée en grande surface, en promo quand je pouvais, et rarement bio, à

1. De la viande en provenance directe d'un éleveur bio.

Avoir déménagé en région parisienne n'a pas que des inconvénients, quand même : la forte concentration de potentiels clients incite des éleveurs à faire des tournées régulières pour livrer directement le fruit de leur travail à leurs clients, sans intermédiaires.
Par des amis / connaissances, nous avons donc pu avoir accès à ces circuits, et désormais, c'est par cet intermédiaire que nous nous fournissons, sous la forme de gros colis à commander, en 
  • viande bovine (bœuf et veau)
  • agneau
Du circuit court, du contact direct avec l'éleveur, du bio à un prix tout à fait gérable puisque ne servant pas à engraisser une foule d'intermédiaires. Et bien entendu, une viande délicieuse et saine.
J'en suis ravie !

(même combine, d'ailleurs, pour le miel dont nous faisons une très grande consommation puisque c'est un de mes - nombreux - péchés mignons, mais bon, ça ne rentre pas dans la catégorie "viande")

Cela vient s'ajouter aux produits de canard que nous fournit, depuis longtemps, une ferme située à 20 minutes de chez mes beaux-parents. A chaque séjour dans ma belle famille, nous y faisons un tour.


2. Pour tout le reste … Il y a Mastercard TooGoodToGo

En effet, maintenant, hormis, très rarement, une andouille, ou une saucisse de morteau pour agrémenter un plat de lentilles, je n'achète plus de viande en tant que telle.
Je me contente de ce que mes paniers TGTG me fournissent : 
  • souvent de la volaille, 
  • nous avons eu pas mal de saucisses / merguez etc en mai (météo pourrie empêchant les barbecue hihihi), 
  • en ce moment ce sont des steak hâchés 


Ce n'est pas toujours du bio mais souvent, et quasi exclusivement de la très bonne qualité. Je remplis mon congélateur quand mes paniers TGTG contiennent de la viande, je le vide / nous mangeons autre chose quand ceux-ci n'en contiennent pas, et ça s'équilibre très bien !
J'apprécie cette "liberté d'esprit" : je n'achète rien, je me contente de ce que je reçois, et je fais avec.



Je suis assez contente de cette évolution qui nous a permis de considérablement réorienter notre approvisionnement en viande, en passant d'un bio quasi absent à un bio majoritaire, et en sachant que le reste de ce que nous mangeons est "sauvé de la poubelle". 
Le tout pour un impact financier nul voire même négatif. En effet 
  • la viande bio en provenance directe de l'éleveur est plus chère que de la viande non bio de grande surface, mais bien moins chère que de la viande bio de grande surface, 
  • et ce surcoût relatif est amplement compensé par les économies réalisées en me reposant exclusivement sur TGTG pour fournir le reste de la viande.
Et, finalement, aussi, sans que cela demande trop d'efforts ce qui dans mon état actuel, est appréciable / conditionne la viabilité du système.