PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

mardi 4 juillet 2017

11 bons côtés de l'IEF

Fin d'année, l'heure des bilans... or ici nous ne terminons pas n'importe quelle année, mais notre première année d'IEF
C'est donc  aussi l'occasion de prendre du recul sur ce qu'instruire en famille comporte en termes d'inconvénients (j'ai critiqué ici et relativisé ), et d'avantages.

Voici donc pour vous les 11 points que j'apprécie particulièrement au terme de cette année, et qui en ont fait une année certes difficile souvent, mais heureuse !

Un mot-clé de l'IEF, pour moi, d'abord, c'est l'adaptation...

1. L'adaptation aux intérêts de l'enfant

C'était une des principales raisons de notre choix d'IEF au départ : pouvoir suivre les périodes sensibles de F., en lui apportant les connaissances qui l'intéressent, au moment où il est le mieux disposé à les intégrer.
Et je l'ai clairement vu à l’œuvre cette année : 
  • surfer sur ce gros intérêt pour les chiffres qui a pris le Bébou à partir de novembre, 
  • attendre en revanche avril avant de présenter les lettres... 
  • idem, nourrir à fond son intérêt pour la géographie quand celui-ci s'est manifesté. 
Je suis bien contente qu'il n'y ait pas eu à "forcer" l'intérêt pour les lettres, le graphisme, ou quoi que ce soit ne l'intéressant pas, au nom d'un programme à respecter. Et c'est bien plus gratifiant de nourrir un intérêt que de tenter de faire rentrer dans la caboche de son enfant des machins dont il n'a cure.


2. L'adaptation au fonctionnement de l'enfant

Choisir quand présenter quoi, mais aussi choisir comment !
J'ai bien aimé pouvoir m'appuyer sur du Montessori autant que je le souhaitais (et/ou dans la mesure de mes moyens et de mes connaissances bien lacunaires), mais pouvoir aussi mixer cela avec tout support susceptible d'intéresser le jeune homme.

Les cahiers Usborne ont ainsi puissamment aidé à l'intégration de la numération par F., mais aussi au développement de sa tenue du crayon à 3 doigts, du fait de l'intérêt du sieur Bébou pour les exercices de repassage de pointillés. 
Cet exercice, certes pas Dumont-politiquement-correct, s'est cependant révélé source d'une grande motivation pour tenir le stylo correctement. 

De la même manière, je me suis permise de surfer sur cet intérêt pour le repassage de lignes dans l'apprentissage des lettres : F. a ainsi à disposition (en dehors de la salle de classe, comme c'est le cas chez nous de tout support "hérétique": je veux bien m'en servir, mais pas que ça vienne empiéter sur le peu de temps passé en salle de classe) des fiches plastifiées sur lesquelles il peut repasser les lettres cursives vues ensemble. Mon but là dedans n'étant pas tant de l'entraîner au tracé des lettres, que de fournir une occasion supplémentaire de lire ces lettres 
"ah tu veux tracer des...?
- Euh... ffffff !"
Les possibilités de faire à sa sauce en IEF: miam !


3. L'adaptation au rythme de l'enfant 
 
F. a besoin de bouger
Je frémis parfois quand je me dis qu'il pourrait être vissé sur une chaise pendant 6h, et que peut-être, si il avait des difficultés à le faire, il se retrouverait dès maintenant affublé d'une étiquette d'enfant turbulent. Dans notre salle de classe, point de souci pour satisfaire un besoin de mouvement et lui permettre ainsi de regagner en concentration... 
De la même manière : F. est un gros dormeur et a toujours besoin de sa sieste
Quand il la saute, surtout si c'est deux jours de suite, tout le monde en souffre. Je suis bien contente que la "rentrée" prochaine, qu'il aurait faite en MS, ne signe pas de manière arbitraire la fin des siestes.


L'IEF, pour moi, c'est aussi synonyme de temps...


4. Le temps pour éduquer

Un point que j'ai énormément apprécié cette année notamment à partir du moment où j'ai eu fini de travailler et cela combiné avec le début de nos ateliers Faber et Mazlish: l'IEF signifie qu'on a beaucoup de temps pour éduquer son enfant
  • Pas de crise supplémentaire causée par les horaires / la hâte (les chaussettes c'est MAINTENAAAANT!!!)
  • Moins de crises gérées de manière approximative du fait de la pression de ces mêmes horaires: 
    • difficile, de prendre le temps d"écouter les sentiments quand le tic tac de l'horloge nous presse. 
    • tentant, de "céder" / faire soi-même ou quoi que ce soit de pas top niveau éducatif quand enseigner une valeur (en mode Jane Nelsen) à ce moment nécessiterait de précieuses minutes qui manquent cruellement à cet instant
  • Et en général, beaucoup de temps avec les enfants, cela signifie une dose de présence parentale bien utile pour favoriser les bons comportements.
 
5. Le temps pour développer l'autonomie

C'est en lien avec le point précédent, mais à mes yeux cet aspect particulier de l'éducation constitue vraiment un énorme plus de l'IEF. D'ailleurs c'est une considération qui avait pesé à l'époque dans le choix de l'IEF, et qui se vérifie au quotidien. Je craignais que la pression des horaires d'école m'amène à faire beaucoup de choses à la place de F., quand il aurait pu les faire lui-même si il avait disposé de davantage de temps pour cela.
Et en effet : F. a mis du temps à développer une bonne autonomie pour l'habillage, par exemple, et il est clair à mes yeux que si j'avais du l'amener à l'école à une heure précise, j'aurais probablement jeté l'éponge sur la période où le moindre bouton lui prenait 2 minutes, et finir par faire à sa place.
De la même manière, lui faire éponger ce qu'il renverse prend plus de temps que le faire moi-même, de même que le développement de ses compétences ménagères: c'est grâce à la latitude laissée par l'IEF que je me permets de "m'amuser" à l'impliquer dans ma gestion du ménage.


6. Le temps pour jouer

F. passe tellement peu de temps dans la salle de classe ! Et ne consacre pas une minute à se mettre en rang, attendre que les autres se mettent en rang, attendre que trente autres gamins aillent aux WC ou se lavent les mains... 
En 1h, 4 fois par semaine, il expédie la partie la plus scolaire de son quotidien.
Et cela lui laisse tellement de temps pour jouer avec son circuit, glisser sur un toboggan, pédaler sur un vélo...


7. Le temps pour le développement de la relation fraternelle

Oh, tout n'est pas rose sur ce plan-là, certes... (en ce moment surtout [soupir] d'ailleurs je sais avoir promis il y a déjà longtemps d'écrire sur le sujet mais... pour le moment, voyez-vous, je n'écris pas sur le sujet, je me dépatouille, point) mais que de moments complices l'IEF permet à F. et E.! Souvent je me dis que si F. était à l'école, E. se sentirait bien seule en journée. Évidemment, une partie de ces moments complices se fait à mes dépens (de quelle inventivité deux petites têtes blondes réunies peuvent faire preuve ! [re-soupir] ), et je pourrais aussi me dire que si F. était à l'école, ce serait plus calme... ;-)
Il n'empêche que l'IEF permet à F. et E. de jouer avant tout tous les deux ensemble, et j'en suis bien contente.

Enfin, last but not least, une dernière catégorie : l'IEF, c'est aussi des petits bonheurs pour la maman en tant que telle

8. L'IEF, c'est du temps et des sorties avec des copines

J'ai eu ce grand bonheur de rencontrer des mamans IEF sur Strasbourg, et que dans le tas, il y en ait deux avec qui rapidement la relation a pu progresser bien au-delà d'une "Zweckbeziehung" (mot allemand pour la relation utilitaire) : oh bien sûr, officiellement, il s'agit de permettre à nos enfants de se rencontrer... et ça tombe bien, ils adorent se voir. 
Mais alors, celles qui adorent se retrouver, aussi, ce sont nous les mamans ! 
  • Un jour de pluie pouvoir textoter "Vaisseau?" et se réjouir ensuite de quelques heures à discuter de sujets passionnants, IEF et non IEF, avec une super copine, pendant que nos enfants s'amusent comme des petits fous... 
  • un jour de canicule, organiser une sortie piscine pour le même résultat...
  • aller cueillir de l’ail des ours ou rendre des bouquins à la bibliothèque ...
Au point d'ailleurs que parfois, nous abandonnons complètement le prétexte IEF et confions les enfants, à leurs pères par exemple, pour se faire un restau entre filles ;-)


9. L'IEF, c'est des sorties à temps et à contre-temps

Plein de temps au parc, des pique-nique quand tout le monde bosse/est assis sur un banc... Je n'ai jamais passé autant de temps dehors et ce sont des moments bien agréables dont je profite à fond (mes jambes sont bien plus bronzées que les années précédentes... Oui voilà, le bronzage, argument pro-IEF ultime)


10. L'IEF, justement, c'est une appréciable souplesse d'organisation au quotidien 

En ces temps de canicule, quel plaisir de ne pas avoir d'horaires de coucher-parce-que-demain-y-a-école, et pouvoir ainsi profiter du parc à la fraîche, jusqu'à 22h... 
Quel plaisir de pouvoir avoir le Vaisseau à nous en semaine, et non avec plusieurs centaines d'autres personnes en weekend et vacances scolaires...

Du reste, cette souplesse d'organisation ne concerne pas que le quotidien: pouvoir organiser des voyages comme nos expéditions dans l'ouest, ou, en ce moment, envisager un déménagement
  • quand nous cherchions sur Strasbourg, il n'y avait pas l'ennui du changement de quartier en cours d'année, rendant les trajets d'école compliqués. 
  • Et à présent que nous déménageons finalement d'un peu plus que quelques rues..., l'absence d'école nous permettra de rester en famille jusqu'à ce que Monsieur Bout puisse quitter son futur-ex job (fin septembre), sans devoir le précéder en région parisienne pour ne pas y rater la rentrée scolaire (et je n'ai pas à courir partout pour dénicher une bonne école)

11. L'IEF, enfin, aussi, c'est une certaine sérénité quant à l'avenir

J'ai réalisé cela récemment, concernant deux inquiétudes possibles
  • dénicher une bonne école, disais-je ?
    • notre déménagement à venir risque de ne pas être le dernier [sooooupir]. Eh bien pouvoir compter sur le recours à l'IEF me permet d'envisager avec zénitude le côté scolaire de la chose :
    • point d'inquiétude à avoir sur la qualité de ce que proposerait notre point de chute sur ce plan-là: je ne suis pas dépendante de la qualité des écoles d'une nouvelle destination.
  • évolution du système scolaire français : je l'ai ressenti durant cette période d'élection. 
    • Mmmh, moui, le nom du Ministère de l’Éducation Nationale, et ses convictions, m'intéressent... mais ne m'angoissent plus ! Je suis préoccupée par sa position vis-à-vis de l'IEF, un éventuel durcissement des contrôles, etc, mais je suis moins angoissée par les réformes et contre-réformes qu'il pourrait sortir de son chapeau, ni n'ai à repenser toute mon organisation parce qu'on fait un pas en avant, un pas en arrière sur la semaine de 4 jours.
    • Je me réjouis de ce qui va dans le bon sens, mais je me sens protégée de ce qui va dans l'autre sens (une protection relative, hein, toutefois, car ce qui affecte l’Éducation Nationale affecte la société toute entière, et donc celle dans laquelle évolueront mes enfants...il n'empêche !), et cela m'évite de m'énerver.


Alors oui, décidément, cette année d'IEF a vraiment été une chouette année, et je suis ravie de rempiler.
Mais j'ai terminé ce billet avec un peu de vague à l'âme: je vais laisser certains de ces points positifs derrière moi d'ici quelques semaines, et... SNIF.




9 commentaires:

  1. snifffffffff..... moi aussi je vais laisser beaucoup de ces points, mais t'inquiète on viendra se rattraper par chez vous!!!!
    D'ailleurs là tout de suite, il nous reste à peine 3 mois!!! ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour le côté positif et tu as bien fait de me demander si moi j'en avais envie et pas que c'est le mieux pour mon enfant.
      Y a t il possibilité de contacter Nawel,Zélie&Co par mail ? Je ne trouve pas sur son blog ...

      Supprimer
    2. Hello! Il me semblait t'avoir répondu... ai-je rêvé ...?

      Supprimer
    3. Je n'ai pas vu de réponse :)
      Tu peux me répondre par mail si tu préfères !

      Supprimer
    4. Coucou ! Je lui en ai parlé et elle m'a dit avoir bien reçu un mail de toi, c'était le bronx chez elle avant départ en vacances, du coup elle te répondra au retour ;-)

      Supprimer
  2. Mais l'argument du bronzage est tellement vrai !
    Le nombre de personne qui me demandent comment je fais pour être bronzé toute l'année... On va au parc toute l'année, c'est tout, c'est gratuit.

    RépondreSupprimer
  3. Effectivement, ma peau n'a jamais été si doré que depuis je fais l'ief. Entre les sorties au parc, les balades en forets... Niveau sérénité aussi, mon grand doit aller chez l'orthophoniste et psychomotricienne toute les semaine, n'ayant pas de voiture(pour le moment), ça prend 2 matinée et comme on est en IEF, pas de stress vis à vis de l'école qui pourrait râler.

    RépondreSupprimer

Venez enrichir ce blog (et ma réflexion ainsi que celle des autres lecteurs) de vos commentaires et expériences...