PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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jeudi 22 mars 2018

IEF : continuer ou pas?

La décision de faire IEF repose souvent sur tout un ensemble de raisons
Mais entre ce qu'on imagine et ce qu'on vit, en particulier avec ce que la vie comporte d'imprévus, cela peut changer... et certains constats peuvent venir orienter, voire ébranler le projet.


Quand je me projetais dans notre futur strasbourgeois, notre école-maison me semblait avoir incontestablement de beaux jours devant elle chez nous:
  • ça allait globalement bien, F. progressait tout à fait correctement même si je trouvais qu'il était parfois difficile de le mettre / garder au travail : mais tout de même, 
  • j'appréciais globalement bien ma vie de maman IEFeuse, nous profitions énormément du rythme familial que cela permettait, et de beaucoup d'autres avantages de l'IEF 
  • mes ambitions professionnelles s'étaient pas mal tiédies et je me satisfaisais de perspectives d'activité pro très minimales 
    • principalement constituées d'interventions ponctuelles dans l'enseignement supérieur, dans un premier temps; 
    • à plus long terme (mais vraiment à plus long terme), je réfléchissais à rajouter à cela un peu d'animation d'ateliers Faber et Mazlish
    • mais bon, tout cela allait rester très minime et en aucun cas empiéter sur ma disponibilité pour l'IEF
    • et même si financièrement, nos perspectives à moyen terme pouvaient évoluer de manière moins confortable, cela pouvait rester encore compatible avec une activité aussi réduite, pour peu qu'on fasse des efforts de budget ailleurs.
  • aucune école proche ne pouvait me tenter, une fois que j'avais admis que celle de Saint-Dié était trop éloignée; l'IEF n'avait donc pas de concurrent "valable".
Du coup, bien que décidée à aborder la décision chaque année avec un œil neuf, je me voyais bien partie looongtemps en IEF (et je comptais bien que, chaque année, un Monsieur Bout encore un peu tiède à l'idée de tenir "trop longtemps" nos enfants éloignés de la "normalité", se laisserait convaincre de faire une année de plus.)


Puis vint le déménagement; et avec lui quelques effets collatéraux non-négligaables.
  • J'en avais identifié un immédiatement : la présence d'une chouette école Montessori (avec des vrais morceaux d'allemand dedans !) à proximité, me fournissait une alternative potentiellement acceptable (à 2-3 détails près : vérifier le sérieux et la bienveillance de la structure / des personnes qui la font vivre; et ... le coût, bien entendu)
  • D'autres me prirent par surprise : et notamment, le bouleversement causé par ce déménagement chez nos enfants, et notamment F.: d'abord traduit par des couchers pourris, il prit de l'ampleur et rendit le quotidien avec F. plus ou moins invivable.


Du coup, à Noël, le bilan provisoire "pour ou contre la poursuite de l'IEF" n'était pas brillant.

  • confiance dans l'avenir du projet (notamment aux yeux de Monsieur, mais pas que) un peu mise à mal
    • en effet, la première victime collatérale de ces soucis de comportement avait été notre créneau d'IEF quotidien : sitôt aménagée notre nouvelle et sublime salle de classe, celle-ci était très vite devenue le théâtre de conflits tels que j'avais préféré, prudemment, oublier pour un temps ledit créneau d'IEF, pour me focaliser sur la reconnexion.
    • A Noël, cela faisait 2 mois qu'il avait disparu, rien ne permettait d'espérer qu'une reprise pourrait avoir lieu dans de bonnes conditions, ça n'augurait rien de bon !

  • IEF, cela signifie "Instruction en Famille": il s'agit donc de lier très étroitement (ou de ne pas séparer, plutôt), certains apprentissages à la vie en famille. Pas évident, quand la vie en famille se passe mal. Or justement, avec le déménagement le comportement de F. est dévenu de plus en plus inquiétant: opposition, conflits, terreurs de séparation, mais aussi extinction quasi-totale de toute envie d'apprendre, de progresser, ou même de faire seul.
    • En parallèle, je remarquais bien qu'il était moins dans l'opposition, et plus intéressé pour manifester au moins un zeste de curiosité, en mon absence / avec d'autres personnes que moi.
    • Alors, à quoi bon continuer l'IEF si au fond, mon enfant, du fait de souffrances profondes, apprenait finalement beaucoup mieux avec quiconque d'autre que moi ? 
    • En décembre nous avons commencé à voir quelqu'un pour gérer tous ces problèmes, finalement identifiés comme en lien avec une grosse angoisse de la séparation qui avait engendré un refus de grandir chez F., et l'idée de le rescolariser l'an prochain a progressé dans ma tête : si son angoisse le conduisait à vouloir être un bébé avec moi pour mieux me garder près de lui, et donc à ne rien apprendre en ma présence, notre IEF était mal partie : sans doute valait-il mieux dissocier autant que possible les moments d'apprentissage des moments avec maman... 

  • Présence d'une alternative valable : l'école Montessori, où il allait une fois par semaine pour un cours d'allemand, m'a tentée de plus en plus : je voyais bien qu'il y était bien, et plus d'un signe m'avait rassurée sur l'approche très bienveillante (tout en sachant être guider l'enfant vers le meilleur) du personnel éducatif.

  • Alternative valable, certes, mais aussi valant... trèèèès cher : le coût est un aspect à prendre en compte, et les frais bien supérieurs à ce que coûte une IEF lambda me poussaient à espérer que la situation devienne suffisamment gérable pour que je puisse au moins attendre encore un an (l'année des fameux 6 ans) pour scolariser F. / ouvrir mon portefeuille ! 
    • mais un effet collatéral des difficultés rencontrées avec F. est que, alors que le hasard mettait sous mon nez de nouvelles possibilités professionnelles, ces difficultés m'ont donné justement très envie d'aller respirer un autre air que celui de ma maison. Ce qui permettait de financer les frais de scolarité.
    • Passer moins d'un temps conflictuel avec mes enfants, pour leur permettre d'apprendre sereinement loin de moi pendant que je faisais quelque chose d'épanouissant, et nous retrouver ensemble de manière plus brève, certes, mais plus apaisée... Une perspective à considérer.

  • Nouvelles perspectives professionnelles d'autant plus difficiles à négliger que, de nouveau, des réflexions pro du côté de Monsieur laissent augurer des changements de niveau de vie assez conséquents à moyen terme. Or, autant en Alsace nous pouvions digérer ces changements en revoyant uniquement la partie "dépenses" du budget, autant en région parisienne, avec un crédit tout frais sur le dos, il sera nécessaire de faire quelque chose pour gonfler la partie "revenus" : que la Gwen vienne compenser, au moins en partie, la diminution du chiffre figurant dans la ligne "Salaire Monsieur Bout". 


  • Et enfin, dernier point qui s'est peu à peu cristallisé : je suis toute contente, en ce moment, de consacrer beaucoup de temps à une petite reprise pro. Cette reprise pro est calibrée de manière à permettre, en parallèle, la tenue de nos créneaux IEF. Et je consacre un peu de temps aussi à la préparation de notre IEF. Mais justement, l'IEF, cela demande bien un double investissement : le temps passé avec l'enfant, mais également le temps de préparation
    • C'est là que le bat blesse : aurai-je le temps de préparer une IEF plus lourde ? En d'autres termes, que se passera-t-il quand F. aura atteint l'âge de l'instruction obligatoire, qu'une inspection nous pendra au nez, et qu'il me faudra (sauf unschooling mais ce n'est pas la voie que j'envisage) structurer et donc préparer davantage notre IEF ? 
    • Aurai-je le temps... et surtout, l'envie ? 
      • Je le vois bien en ce moment : quand je prends du temps pour avancer sur mes dossiers en cours, je vais plus spontanément vers ce qui se rapproche du pro, que de l'IEF. Ce n'est pas grave, je gère à la cool, en me disant que dans la pédagogie Charlotte Mason, de toute manière, c'est "rien de formel avant 6 ans". Donc ce que je fais c'est bien, si je ne fais rien c'est bien aussi. Argument qui fonctionne très bien... avant 6 ans. 
      • Bref, je ne suis pas sûre d'avoir envie d'investir autant de temps que ce que j'admire chez les voisines, pour concocter de jolis programmes assurant à mes enfants l'acquisition des connaissances nécessaires chaque année.


Vraiment, la décision de faire / poursuivre l'IEF, c'est un choix à tiroirs ! 
De nombreux facteurs rentrent en ligne de compte, et il faut considérer les besoins de chacune des parties prenantes
  • besoin de l'enfant,  
  • besoin du parent IEFeur, 
  • besoin aussi de l'autre parent (chez Monsieur Bout : être rassuré). 
Et il y a aussi les besoins des autres membres de la famille : quel serait l'impact, sur E., d'une scolarisation de F. ? 
  •  Elle perdrait son compagnon de jeux et d'apprentissages, au moins pendant une grosse partie de la semaine. 
  • Et en ce moment notamment, l'effet d'entraînement de la présence du plus grand est incontestable. Un exemple au parmi tant d'autres : à force d'être à proximité quand F. manie ses lettres rugueuses, E. commence à en reconnaître un certain nombre, et manifeste beaucoup d’enthousiasme pour le sujet.



Etat des réflexions chez nous :

F. allant teeeeellement mieux (et étant, du reste, encore sur une pente ascendante : les progrès continuent !!), cela se voit aussi sur les apprentissages, et je ne me pose plus la question de la scolarisation l'an prochain: ce sera IEF, et ce sera très bien : 
  • garder le rythme fort agréable que nous avons à présent réussi à prendre, 
  • garder tous les avantages de l'IEF, 
  • et garder... mes sous: j'aurai d'autres manières de me libérer du temps pour faire vivre mon bébé, ma micro-entreprise toute neuve.
La question demeure en revanche ouverte pour l'année suivante, et va me demander quelques efforts d'organisation et d'introspection : quelle part de mon énergie suis-je prête à investir pour qu'une IEF soumise à inspection se passe bien ? 
Une alternative sur laquelle je pourrai également me pencher, et qui pourrait m'éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain, sera de passer par un CPC. Mais là encore, il y a le coût, il y a le temps passé à choisir ZE Cours Par Correspondance auquel je ferai confiance, l'énervement possible si des choses ne m'y conviennent pas / ne conviennent pas à mon enfant, voire le temps passé à "adapter", qui pourrait réduire à néant l'intérêt d'avoir recours à cette aide.

Bref, beaucoup de réflexions en cours, que j'ai voulu partager avec vous car elles illustrent bien, je pense, la complexité du choix et la diversité des réponses qu'on peut donner à cette question :
 IEF, continuer ou pas ?





18 commentaires:

  1. C'est malin, j'ai tout lu au lieu de travailler ;) Merci pour le partage de ta réflexion très complète (comme toujours :)).

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    1. Mea culpa ! Merci à toi d'être passée ^^

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  2. à mon avis, l'unschooling demande encore plus de temps au parent qu'un programme formel ...

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    1. Ben... pas si je le bâcle, non ?
      (OK je sors)

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    2. C'est a dire plus de temps ? Vous pouvez developper svp ?

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    3. Bonjour
      Je lis votre blog depuis un moment, mais "en sous-marin" comme je l'ai lu, il n'y a pas longtemps.
      Alors je saisi l'occasion pour commenter.
      D'abord, merci pour vos articles toujours poussés et qui font réfléchir sans culpabiliser !
      Ici, je suis à la maison à m'occuper de mon ainé, qui a 5 ans et mon deuxième qui a 2 ans et j'ai du mal à trouver l'équilibre entre tout ça. Nous sommes dans une phase où après un gros déménagement, changement de vie pour aller de la ville à la campagne, nous avons du mal à retrouver le chemin de l'écoute des besoins de chaque membre de la famille, surtout ceux des parents !
      Bref, je suis d'accord avec l'idée que l'unschooling demande plus de travail. Nous sommes en informel mais progressivement, je viens vers un peu plus de formel. D'abord parce que l'an prochain et l'instruction obligatoire et les contrôles pointent leur nez mais aussi parce qu'avec un ainé, ayant toujours milles questions en tête, poussant chaque sujet à son maximum, etc, c'est beaucoup de travail de suivre les intérêts de l'enfant (et un mini dans les pattes qui n'en ai pas au même stade de développement). Je ne trouve pas qu'il suffise de "vivre". Enfin, ça dépend surement des enfants.
      J'ai la chance de suivre une formation montessori, et même si la charge de travail est immense, je trouve ça reposant de pouvoir suivre une progression. Après bien sûr, il faut continuer d'écouter l'enfant, de l'observer pour lui proposer le matériel adéquat au bon moment. Alors je crois que nous allons faire un mix pour l'an prochain. Bon j'aurai aimé développer plus mon idée mais j'ai déjà beaucoup écrit.
      Merci encore pour vos réflexions et aussi ce que vous dîtes plus loin dans un commentaire " on a pas tous les mêmes moyens et les même besoins" ça me fait un bien fou de le lire car je trouve que c'est parfois un peu taboo en ief, la question des moyens et celles des besoins qui est tellement variable d'une famille à l'autre. Certains peuvent vivre uniquement d'amour et d'eau fraîche mais tous ne le peuvent pas et ce n'est pas qu'une question de positivité et de volonté.
      Julie

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    4. Bonsoir Julie et merci pour ce commentaire !
      Je compatis pour le "du mal à retrouver l'équilibre après un gros déménagement". Je ne sais pas DU TOUT pourquoi, mais... ça me parle :D; j'espère que vous allez bientôt pouvoir vous poser et prendre un peu de recul, et si ce que j'écris vous encourage à prendre en compte votre réalité à vous et non les idéaux supposés des voisins, alors j'ai raison de continuer à écrire (au lieu d'aller me coucher tôt, Decent Hour, machin... hop, merci, prétexte trouvé!)

      Je me retrouve tout à fait dans votre analyse de pourquoi l'unschooling peut causer plus de boulot aux parents: suivre les intérêts tous azimuts ça demande beaucoup d'énergie et de temps, les suivre avec en plus le souci que ça finisse par se traduire en compétences au programme, encore plus... (et n'hésitez pas à developper vos idées sur l'histoire du programme et du mix, d'ailleurs, au fond, je crois que c'est plus ou moins ce que je fais en ce moment : j'ai une colonne vertébrale Montessori qui m'évite de me disperser sur 200 tableaux pinterest d'activités intéressantes pour les enfants... mais j'y picore quand même un peu au gré du vent)

      Et en effet, tout n"est pas "question de positivité et de volonté", le fameux "quand on veut, on peut"... mouiiiiii, si ce n'est que, vouloir quelque chose de contraire à nos besoins, est-ce vraiment vouloir ? (vous avez 4h, calculatrices interdites)
      Bonne soirée !

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    5. (et je précise que je suis contente que ce billet me donne l'occasion de découvrir certains sous-marins :D)

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  3. Grosse réflexion. Merci beaucoup. Chez nous on a tenté et arrêté. A regret mais pour ma survie jamais besoin de respirer sans mes enfants pour pouvoir rester vraiment bienveillante. Un sacré cheminement pour prendre conscience de mes limites et de mes besoins comme de ceux de mes enfants... pourtant j'y crois à fond dans l'ief...

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    1. Ah je comprends tellement ! L'IEF n'est pas possible pour tout le monde ni à n'importe quelles conditions... Ce besoin de respiration, j'ai la chance de réussir à le combler par différents moyens, et c'est pour cela que je les détaillais dans mon billet sur "comment tu fais pour passer tes journées avec tes enfants". Mais tout le monde n'a pas les mêmes moyens, ni les mêmes besoins !
      Et c'est dur de renoncer à une voie quand elle nous attire autant "sur le papier".
      Pour ma part je suis bien contente qu'elle me convienne à nouveau; mais je reste prudente quant à l'avenir, car effectivement, la survie prime.
      J'espère que le retour dans la vie "scolaire" s'est passé sans trop de heurts !

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  4. Ah que c'est interessant! Pas de réponse toute faite du c'est mieux et puis c'est tout! C'est une question d'équilibre... et en tant que parent je trouve qu'on est de sacrés funambules...

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    1. Merci MamanKo! Oui, pas de réponse toute faite, et une sacrée dose de funambulisme comme tu le dis si bien. Ce qui est vrai à un moment ne l'est plus forcément ensuite, on penche dans un sens, dans l'autre. C'est FA-TI-GANT ne rien pouvoir régler une fois pour toutes... mais il paraît que la vraie vie c'est fatigant ;-)

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  5. Je suis impressionnée par ta capacité à dire sereinement "si mon enfant progresse mieux hors de ma présence, je m'efface". Je trouve que c'est ce qui manque souvent dans les blogs et autres vidéos prônant l'IEF, où le principe de base est : le mieux pour l'enfant c'est ses parents ! C'est si important de se centrer sur l'enfant et de se fonder sur ses réactions objectives, et pas sur sa croyance a priori ! Bref, je trouve tes réflexions très fécondes et intéressantes pour moi, justement à cause de ce bel équilibre... Tu le manifestes aussi lorsque tu parles sereinement de tes limites en tant que Maman... Tu ne laisses aucune place à la culpabilité ! Alors... merci ! ;-)

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    1. Tes mots me touchent Anjeszka. A la fois parce qu'effectivement, ne pas laisser la culpabilité me dicter ma vie et mes choix constitue vraiment un point qui me tient à coeur depuis que j'ai réalisé à quel point ça pouvait être piégeux. Et puis parce qu'en effet, côté IEF, j'ai beaucoup de mal avec les discours "absolutistes" selon lesquels l'IEF serait systématiquement ce qu'il y a de mieux pour l'enfant. Non. C'est un scandale que l'école soit souvent présenté comme la seule possibilité pour l'enfant. Mais je trouve aussi très dangereux les discours prétendant affirmer la suprématie de l'IEF sur l'école.
      Je me souviens de la culpabilité d'une copine, attirée par l'IEF pour son fils au moment de son entrée en maternelle, mais ne se sentant absolument pas en mesure de l'assumer elle, et qui s'entendait assener, par une copine à elle que "zut, elle a fait des enfants pour les assumer et leur donner le meilleur, donc si le meilleur c'est l'IEF, faut se faire un peu violence et y aller".
      Pour moi la réflexion est la même que sur l'équilibre vie pro / vie familiale : oui, l'enfant a besoin de ses parents, MAIS à quelle dose, et quelle "qualité" de parent ? Si c'est 100% d'un parent de type "stressé frustré", et si diminuer ce taux de présence permet de faire monter la qualité, ce n'est pas fermer les yeux sur cette vérité-qui-dérange qui va faire le bonheur de l'enfant...

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    2. Tout à fait d'accord avec toi sur le danger d'absolutiser la suprématie de l'IEF. Chez beaucoup, on ne peut pas s'empêcher de penser que "protéger les bouts d'choux contre le monde violent" va finir par se transformer en "les pauvres gosses pètent un câble parce qu'ils ont tout le temps leurs parents sur le dos"... xD Nos enfants ont parfois besoin de respirer loin de nous, et ce besoin peut arriver très tôt. Et je crois que certains nient ce besoin...

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  6. C’est toujours intéressant de questionner ses choix.
    Je me souviens m’être questionnée pour la scolarisation de mon aîné. J’avais décidé de le garder à la maison. Il était sur une liste d’attente pour une école et je l’avais laissé au cas où je changerai d’avis. Et j’ai changé d’avis ! 6 mois après, une grossesse en cours et d’autres points ont fait que lorsque l’école m’a appelée, j’ai eu l’impression d’avoir gagné au loto.
    Je suis surprise par tes doutes et inquiétudes face à l’inspection. Il me semble que si tu choisissais l’ief, tu ferais du super boulot. Quand je vois la structuration et la réflexion avec lesquelles tu avances, je ne vois pas comment un inspecteur pourrait te prendre au dépourvu. Si tu choisis l’école parce que ça vous convient mieux, alors c’est parfait. Si tu renonces à l’ief par peur de l’échec, ou de la réussite, c’est dommage.
    Swanilda

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    1. Haha ! Je me retrouve tellement dans ton premier paragraphe : en décembre-janvier, je rêvais que l'école montessori réussisse ENFIN à s'agrandir pour qu'une place y soit assurée à F., et j'envisageais cela exactement comme une cagnotte de loto: d'autant plus que, au vu des fragilités de F., je mesurais la chance que pouvait représenter pour lui un environnement aussi bienveillant que celui de cette école. Et qu'en parallèle, toujours au vu des mêmes fragilités, il m'était d'autant plus difficile d'imaginer le mettre dans le système classique.

      Merci de tes encouragements. Ces derniers temps, j'avais l'impression de ne rien structurer du tout côté IEF. Ceci dit, les tout derniers temps m'ont vue faire davantage, et je crois qu'un point qui a joué est la manière dont F. réagit à l'IEF : passer du temps à préparer des activités ne rencontrant qu'un enthousiasme très modéré (voire se heurtant à de l'opposition), c'est un peu décourageant.
      Or là, au fur et à mesure que F. reprend du poil de la bête, nos créneaux IEF s'en ressentent, et la manière dont il s'empare de ce que je lui propose, aussi!
      La motivation de la mèr suit le même chemin ;-)

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  7. quand on y réfléchit ce n'est pas un an de répit mais deux que vous pouvez avoir : au cp la grande affaire c'est quand même l'apprentissage de la lecture et la découverte de la numération jusqu'à 100 or tout ceci est bien avancé pour F. qui a déjà compris le principe alphabétique et dont on connait la passion des nombres. Pour se rassurer face à l'inspecteur et s'assurer de ne rien oublier du programme on peut utiliser un fichier de math et de français en appui de votre organisation qui vous convient si bien et qui donne de bons résultats. Les autres cases comme la sensibilisation à une langue vivante ou le sport sont déjà cochées.

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