PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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vendredi 30 mars 2018

Echange chambre contre babysitting en allemand : bilan intermédiaire et analyse (2/2)

Les enfants ont bien progressé en allemand, grâce à nos babysitters germanophones.

Petit focus maintenant sur ce qui était un des grands tests à l'aveugle de ces derniers mois : l'échange chambre contre services.

Là aussi, globalement un succès

  • des colocataires très agréables : j'ai mis beaucoup de soin à les choisir, et je ne saurais trop vous conseiller de faire de même. 
    • Échanges 
      • écrits :  très importants, ça donne aussi une idée du sérieux. J'ai ainsi récemment "boulé" un candidat potentiel qui n'était pas fichu de communiquer autrement, dès le départ, que par demi-phrases pleines de sous-entendus : au bout de plusieurs jours d'échanges, je n'avais toujours pas vraiment compris ce qu'il voulait, 
      • puis échanges par skype / téléphone, 
      • et récapitulatif écrit, ensuite, des conditions dont nous convenons ensemble.
    • Parmi les questions que j'estime importantes à poser
      • le positionnement par rapport aux enfants / question de l'autorité, 
      • la manière dont se passera le temps libre (va-t-elle passer ses journées étalée sur la canapé à pianoter sur son téléphone?). Je lui précise également que nous n'avons pas de télé.
      • mais aussi des questions plus concrètes sur le régime alimentaire suivi: j'offre la possibilité de prendre les repas avec nous, et je pense que, si les régimes alimentaires sont trop éloignés cela peut vite créer de l'agacement. Par ailleurs, je pense par exemple que vivre avec une végane ultra convaincue, au quotidien, pourrait être source de frictions: nous avons beau avoir réduit notre consommation de viande, nous consommons tout de même toujours beaucoup d'aliments d'origine animale, et je peux tout à fait comprendre qu'elle puisse avoir du mal avec cela. Et moi, j'imagine bien que ce regard critique pourrait finir par me peser également.
      • j'avais pris le soin de poser des questions sur le niveau de propreté
        • je ne voulais pas de quelqu'un de trop bordélique, et je me méfie ainsi un peu des personnes encore très fraîchement sorties de chez papa/maman : ramasser les affaires de quelqu'un derrière elle, non merci, j'ai déjà mon bazar à gérer; 
        • mais je ne voulais pas d'une grosse maniaque non plus : elle aurait été mal à l'aise chez moi (et moi je me serais sentie mal à l'aise) : même si, Flylady cahin-caha aidant, la maison est dans un état, à mes yeux, acceptable de propreté et de (dés)ordre, elle est loin d'être nickel.
 
  • elles ont beaucoup apprécié les repas : je cuisine bien, il est vrai, et la possibilité de les partager avec nous a été très largement utilisée. Je ne demandais pas de gros délais de prévenance: j'ai de toute manière tendance à cuisiner de grosses quantités, et puis, avec mes récipients en verre je suis devenue experte en gestion d'éventuels restes.
    • à noter que j'ai du réévaluer le prix demandé en échange de ces repas, car rien qu'avec du fromage, des fruits à tous les repas, etc, j'étais perdante

  • Un deal financièrement intéressant : sans conteste, c'est assez économique ! Au vu des prix de l'immobilier francilien, et du cout d'une heure de babysitting ici, c'est bien pratique pour tout le monde. 
    • Je précise que j'ai choisi d'appliquer un tarif horaire très incitatif : mon but n'est pas qu'à la fin du mois, on me doive encore des sous, mais qu'on soit content de chaque heure de babysitting que je propose, car elle permet d'alléger significativement la facture. 
    • Et nous, cela nous a permis de sortir en couple au resto, ou chez des amis, de manière régulière, et sans stress aucun sur l'heure du retour. Je me suis aussi permise de déserter le domicile familial certains des soirs où Monsieur Bout était absent : tant qu'à ne pas le voir, zou, soirée entre filles chez une copine.

  • le partage de l'espace vital : c'était un gros point d'interrogation pour nous, et l'une des raisons pour lesquelles nous étions contents de commencer "doucement"; notre première coloc ne venait que pour deux mois. Eh bien, finalement cela s'est avéré vraiment très peu pesant ! Ceci dit, je pense que deux aspects contribuent puissamment à ce constat chez nous 
    • habiter une maison aide par rapport à un appartement : toutes les pièces ne sont pas sur le même palier. Notre maison à nous étant sur 3 niveaux, on n'est pas tout le temps dans les pattes les uns des autres. Même Monsieur Bout, plus jaloux de son intimité que moi, et au départ assez réticent au projet, n'y voit finalement guère d'inconvénients !
    • nous proposons une chambre dotée de sa propre salle de bains, donc on ne partage ni les poils et cheveux épars, ni les traces de dentifrice, ni le linge laissé en boule dans un coin, et on n'a pas à piaffer parce que l'autre met 2 ans à se doucher...
    • 3ème aspect (oui, j'en avais annoncé 2. Mais je ne sais pas compter) : nous avons opté pour une vie un peu en "famille" : il ne s'agit pas que notre coloc reste cloitrée dans sa chambre, nous discutons volontiers, passons des soirées tisanes au coin du feu, etc. C'est un choix, il nous convient à nous! (et influe sur le choix de la personne)


Alors justement, le choix n'est pas évident : trouver quelqu'un qui va correspondre... et correspondre aux enfants !

Si nous, adultes, nous sommes très bien entendus avec notre première colocataire, M-A., le fit avec les enfants moyens fut très moyen, malgré le soin que j'avais pris de lui expliquer nos manières d'éduquer. 
Mais à sa décharge, 
  • M-A. est arrivée au moment où nous touchions le fond avec F.: moi non plus, extérieurement, je n'aurais pas trouvé que le comportement de F. portait vraiment crédit à nos méthodes d'éducation ! 
  • Ajoutons à cela qu'à son arrivée, les couchers se passaient toujours très mal (même si nous avons séparé les enfants juste avant son arrivée), donc cela aussi n'était pas un spectacle très encourageant. 
  • Cerise sur le gâteau : nous-mêmes, nous avons été complètement désarçonnés par la manière dont F. a réagi à son arrivée. Il la tapait, l'insultait ! Nous n'avions jamais vu cela, et nous n'avons pas su comment réagir au départ.
Bon, je vais vous épargner tout de suite l'erreur que j'avais faite, et qui avait contribué grandement à l'entrée en guerre de F. contre notre première coloc : dans les premiers temps après le déménagement, une manière (très agréable, mais bon) des enfants de s'approprier leur nouveau logement était de déclarer à tout visiteur "c'est pas ta maison", d'un ton bien péremptoire. 
Quand M-A. est arrivée, elle a eu droit au même traitement. 
Et j'ai repris "si, c'est un peu sa maison". 
ERREUR FATALE!
Je ne l'ai compris qu'en discutant avec la maman autrichienne qui les garde les mardis, puis en posant, du coup, la question à la psy que nous voyions à l'époque : ma réponse chamboulait les repères de F.
  • la maison = la famille, 
  • est-ce que cette personne faisait partie de la famille maintenant ?
  • mais alors, est-ce que le fait qu'elle restait peu longtemps signifiait qu'on pouvait appartenir à une famille puis ne plus en faire partie ? 
Si vous ajoutez là dedans les angoisses de séparation de F. (dont nous avons pris conscience peu de temps après) :  oui, évidemment, ça formait un cocktail explosif !! 
Et a donc déclenché des réactions violentes de F. : il combattait une invasion de son territoire. 
Une fois compris cela, j'ai pu faire amende honorable auprès de F. 
"Tu sais, je t'ai dit des bêtises, ce n'est PAS DU TOUT sa maison, elle a une maison ailleurs. Elle vit juste chez nous, c'est notre maison à nous" 
(et j'ai demandé à notre coloc de profiter de la première occasion pour montrer des photos de sa maison à elle aux enfants). Cela a permis une amélioration très nette des choses.

Mais bon, le mal était fait : d'une part, nous nous sommes retrouvés face à quelqu'un qui, parfois, estimait clairement mieux savoir que nous comment élever nos enfants... Et de l'autre, elle a eu un peu tendance à verser dans le rapport de forces
Du coup, les premiers temps ont été ultra compliqués, j'ai un peu regretté cet "essai".
 J'étais tendue quand ils étaient l'un en présence de l'autre car la moindre interaction pouvait partir en vrille, et l'idée de les laisser seuls... brrrr ! Heureusement, comme cela s'est ensuite détendu dès que j'ai pu dépatouiller mon erreur, F. a pu se montrer sous un jour meilleur, et M-A. aussi a fait des pas vers lui. 
Moralité, même si ce n'était pas parfait, ça a permis de les laisser quand même tranquillement.
En revanche, moi qui m'étais aussi imaginée des débuts de soirées roroses où, parfois, elle serait allègrement en train de jouer / lire avec les enfants pendant que je cuisinerais, j'ai du abandonner cet espoir, les relations n'étant jamais assez bonnes pour que, en ma présence, les choses puissent vraiment bien se passer avec elle.

Notre deuxième coloc, G., (actuellement encore chez nous) s'est trouvée être un choix un peu décalé : elle a en effet la cinquantaine... 
Quand elle m'avait contactée, j'avais commencé par avoir pas mal de réticences, mais j'ai pris le soin d'aborder de front chacun des points concernés pendant les quelques conversations téléphoniques que nous avons eues et... je ne regrette pas d'être allée au-delà de ma première réaction ! 
  • c'est très agréable d'avoir quelqu'un à la maison qui est habituée à gérer la sienne : elle voit ce qu'il y a à faire ! 
    • Quel plaisir de descendre le matin après avoir habillé les enfants, et de trouver un lave-vaisselle vidé et des fruits épluchés sur la table du petit déjeuner.
    • Ou, en plein créneau IEF, d'entendre l'aspi grignoter les miettes dans la cuisine...
  • mais surtout, G. est à la fois très fine et souple dans sa gestion des enfants, pas du tout dans l'autorité, et beaucoup dans le jeu, les rires, et le positif. Ils l'adorent.
Nous nous entendons merveilleusement bien, regrettons que sa vie familiale l'oblige à repartir comme prévu fin avril, et sommes bien d'accord pour voir comment elle pourra s'arranger pour revenir passer une période assez longue à la maison l'hiver ou le printemps prochain.

séance organisée par G. en mon absence : peinture d’œufs pour décorer la maison en vue de Pâques. Un autre avantage de ce genre d'expériences, c'est que les enfants goûtent à des activités différentes de celles proposées par maman !

la question du taux de présence

  • notre première colocataire étant en stage la journée, je trouvais que c'était vraiment un bon système pour ne pas se marcher sur les pieds : j'étais seule chez moi les jours de semaine. Du coup, c'était le babysitting du soir qu'elle prenait en charge (1 à 2 soirs / semaine). Je pense que c'est vraiment une chouette solution pour tester la cohabitation avec quelqu'un d'extérieur à la famille.
  • notre seconde colocataire n'ayant pas d'obligations particulières, nous étions parties sur un nombre d'heures plus important (elle perçoit donc de l'argent de poche), et finalement, vu comme ça se passe bien, j'apprécie !  En plus du babysitting du soir, G. assume 
    • un jour par semaine, de 11h30 à 18h : sitôt le créneau IEF terminé, elle prend le relais, part en ballade avec eux puis gère le reste de la journée, 
    • mais aussi quelques heures éparses dans la semaine : ainsi, le lundi, après le créneau d'école, là encore, elle part 1h30 à 2h avec eux pour une graaande ballade, et moi j'ai ma maison pour moi jusqu'à leur retour pour un déjeuner tardif suivi d'un bon repos puisque la ballade les a bien dépensés.
Autant vous dire que je me suis bien habituée à ce surcroît de soutien, et que je me dis que, si par hasard notre future colocataire n°3 peut elle aussi offrir une assez grande disponibilité, je ne cracherai pas dessus ! Surtout que cela serait précieux pour faciliter ma logistique de fille-un-peu-en-train-de-reprendre-une-vie-pro.

Au point que j'ai sérieusement réfléchi à sauter le pas vers une solution que j'écartais pourtant clairement l'été dernier : la jeune fille au pair. A la fois pour m'assurer un soutien plus conséquent au quotidien, mais aussi parce que, vu le temps pris par le processus de sélection, je ne serais pas mécontente de m'assurer quelqu'un pour une période plus longue. Et enfin, parce que, pour les enfants aussi, cela fait tout de même une rupture affective à chaque fois...
Mais... malgré cela, pour le moment, je n'ose pas : 
  • discuter avec des copines ayant de l'expérience de jeunes filles au pair me montre quand même que ce n'est pas évident de confier autant de responsabilités à des demoiselles plus ou moins expérimentées (entre du babysitting du soir, et la gestion d'une journée complète, il y a une différence!), une copine me parlait de 1 à 2 mois à investir avant qu'elles gèrent bien, hum, mouais, ça ne m'emballe pas...
  • et puis le cadre règlementaire assez étroit autour du statut d'au-pair ne me convient pas. Et notamment le fait que normalement on ne doit pas demander plus de 6h/ jour: ça ne correspond pas à mes besoins, en particulier celui de pouvoir confier mes enfants une journée entière si je bosse cette journée là !



Dernier point et conclusion : avoir osé ouvrir notre porte à des "étrangers" m'a permis de m'apercevoir de tout ce que cela peut nous apporter, pour des inconvénients finalement bien moindres que ceux envisagés.
A l'arrivée, je constate bien que ce mode de vie plus "en tribu" me convient bien. Là encore, finalement, se recrée un bout du fameux village : je trouve un soutien bien utile, une compagnie adulte, et notre colocataire peut compter sur une ambiance chaleureuse, des petits plats mitonnés, et de la conversation.
Du coup, il est clair et net pour nous que nous chercherons à maintenir cet arrangement le plus longtemps possible : si numéro 3 daigne pointer son nez, nous ferons notre possible pour continuer à avoir une chambre à proposer en casant 2 enfants dans la même chambre (on y croit...).


15 commentaires:

  1. Bonjour, Merci infiniment pour ce partage. Nous avions tenté l'expérience d'une jeune fille au pair chez nous, mais cela s'est soldé par un échec. En revanche, en vous lisant, je découvre que votre système de "prêt de chambre contre baby sitting" pourrait mieux nous convenir, car nous avons finalement besoin de peu d'heures de baby sitting. Comment avez-vous trouvé ces personnes s'il vous plaît? Via des associations? Un site internet? Merci pour vos conseils. Mathilde

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    1. Oui, en effet, si on a besoin de peu d'heures de babysitting ce système permet beaucoup plus de légèreté!
      Et notamment si on n'a pas besoin des classiques horaires de sortie d'école, comme c'est le cas de nombreuses familles. Les heures qu'on propose sont alors beaucoup plus facilement compatibles avec un stage ou des études, et rendent la proposition très intéressante pour des personnes dont la disponibilité réduite ne correspond pas aux besoins de la plupart des autres familles.

      Je suis passée par un groupe Facebook qui rassemble les allemands de région parisienne: c'est le genre de groupe d'entraide où on trouve des publications du genre "quelqu'un connaît un dermato qui parle allemand?" Ou "un bar où je pourrais voir tel match de foot d'un club allemand?". On y retrouve aussi beaucoup de demandes de bon plan logement (déjà que c'est souvent difficile de trouver à se loger sur Paris, c'est encore pire pour ceux qui n'ont pas de garant français...).
      Et du coup il y a aussi des étudiants ou autres qui proposent leurs services, et des familles qui cherchent des baby-sitters.
      Le fait de ne pas passer par des intermédiaires officiels implique ensuite de faire du tri soi-même. J'ai parfois eu des contacts un peu folklo ;-)

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  2. Pour info, il existe des associations de grands-mères allemandes au pair. Ce n’est pas du vrai au pair, vous écrivez un accord entre vous. Tu peux faire une recherche sur Google granny au pair.
    Je comprends complètement petit F. et son rejet de l’invavion de son chez lui :) il y a des enfants qui adorent les visites et ne vont pas lâcher d’une semelle les visiteurs et il y a ceux qui vont se cacher dans la cabane au fond du jardin en espérant qu’on oublie de leur faire dire bonjour.
    C’est une très bonne idée de chercher quelqu’un sur du plus long terme, surtout si petit F gère actuellement des difficultés autour de l’attachement.
    Swanilda

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    1. Eh mais... ça a l'air vachement bien ce machin de granny au pair... je me suis inscrite, je zyeute les profils, ça me teeeente ! T'as des proches qui ont vraiment testé ? Merci !!

      Concernant l'invasion : en générall F. est super accueillant et ravi qu'on ait du monde; mais là, déménagement PLUS ma grossière erreur / la confusion s'ensuivant dans son esprit, c'était trop...

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    2. Nous l’avions envisagé pour nous. Finalement, nous avions renoncé car je souhaitais rencontrer les candidates et, idéalement, commencer par une semaine test avant de m’engager plus. Comme nous habitons loin, ça n’a pas été faisable et je ne me voyais pas m’engager sur le long terme sur la base d’entretiens Skype. Je crois qu’avec une personne mûre, l’experience peut-être merveilleuse, comme elle peut être atroce si on tombe sur quelqu’un qui manque de flexibilité et qui est pétri de certitudes (genre une deuxième belle-mère à plein temps !).
      Comme tu l’expliques si bien dans cet article, la sélection est déterminante.
      Ceci dit, je pense que c’est une bonne plateforme de mise en contact, mais qui ne dédouane pas d’un sérieux travail de sélection en aval.
      Bonnes recherches !
      Swanilda

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    3. Bon eh ben grâce à toi je viens d'y passer ma soirée. Et ils font 15% de réduc sur l'adhésion pour paques, je suis très très tentée avec l'expérience top de G.! Et en effet, l'effet 2ème belle-mère à plein temps était un peu ce que je redoutais et qui a fait que j'ai failli refuser G. sans creuser plus. C'est quand, au téléphone, j'ai abordé le sujet éducation et qu'elle m'a dit "je n'estime pas être là pour éduquer tes enfants. Je n'estime pas non plus avoir particulièrement bien éduqué les miens" que je me suis détendue...
      Et effectivement, on pourrait envisager la semaine test, nous, d'allemagne en france ce n'est pas la mer à boire, y a meme blablacar pour réduire les frais !
      Ah là lààà. Je voulais en parler avec Monsieur Bout ce soir mais il pique du nez sur son grec ancien (ne pose pas de question)

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    4. Bonnes recherches :)
      Swanilda

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    5. Eh bien voilà: disons qu'a priori, dans les prochaines années, on risque fort de fonctionner comme ça. Bravo !
      Maintenant, je vais devoir choisir entre les deux finalistes. Et je sais pas comment me décideeeer.

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  3. Je pense que quand on est dans une démarche éducative très particulière (pas commune) et/ou qu'on est dans une phase où les enfants sont difficiles, il faut avoir beaucoup de chances pour tomber sur la bonne personne.
    J'ai été garde d'enfant à domicile et je sais maintenant que ce n'est pas pour moi. J'ai réalisé que suivre les principe d'éducation des autres (qui ne sont pas forcément les miens, même si on avait une vision très proche des choses), rester patient et s'attacher à un enfant qui est "fatiguant" quand ce n'est pas le sien, c'est vraiment compliqué. Surtout qu'on reste dans un rapport de hiérarchie. Je suis contente de ne pas avoir fait fille au pair finalement parce que la coupure procurée par le fait que je pouvais rentrer chez moi le soir et que j'avais mon weekend loin des crises était vraiment nécessaire pour moi.
    Je pourrais le faire avec les enfants de certains de mes amis par exemple (parce que je suis attachée à ces enfants, qu'on a les même principes et que quand on a des divergences d'opinion on est d'accord sur le fait qu'il suffit d'expliquer aux enfants que les règles sont différente avec A ou B et surtout qu'il n'y aurait pas ce sentiment d'employé). Je suis admirative des gens qui savent être aussi souples^^
    Avoir une fille au pair serait très agréable pour moi cela dit, parce que j'aime qu'il y ait de la vie à la maison, des adultes avec qui papoter etc mais je pense que mon chéri aurait beaucoup de mal^^ (il est très attaché à sa tranquillité et son intimité contrairement à moi qui ait adorée vivre dans une graaande collocation, lui ça lui tapait sur les nerfs^^).

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    1. Je comprends à fond tout ce que tu écris, c'est un peu comme tu écrivais mes peurs ;-)

      Il est clair que MA est vraiment mal tombée. G. est arrivée à un moment où F. allait carrément mieux, et les enfants avaient été particulièrement mignons ses premières 24h, je pense que ça avait bien aidé à partir d'un bon pied ! G. est hyper fine, perçoit d'ailleurs très bien les fragilités de F. et s'y adapte avec un soin qui m'émeut ! Mais en effet, ce n'est pas gagné pour tout le monde.

      Quant au rapport de hiérarchie, tu as raison, ça compte !
      Je suppose que ça dépend des familles, ça m'intéresserait de savoir ce qui te pesait dedans.
      C'était une des craintes de G. et elle est tout à fait rassurée.
      Mais je trouve qu'à partir du moment où la personne fait preuve d'un peu d'initiative, je n'éprouve pas le besoin de demander grand chose (ce qui est peut-être plus facilement le cas avec quelqu'un de très expérimenté, que quelqu'un à qui il faut aussi apprendre un certain nombre de choses ?). Je la laisse faire un peu à sa guise (par exemple, les fois où elle gère les enfants pour le déj, c'est elle qui farfouille dans le frigo et décide ce qu'elle va leur faire à manger. Si c'est pas équilibré je m'en tape le coquillard).
      Je n'ai fait de remarque qu'une ou deux fois je crois. La fois dont je me souviens est une fois où elle a promis à F. un chewing-gum si il faisait telle ou telle chose. Je lui ai précisé que je ne souhaitais pas qu'ils aient de chewing-gum, et que nous souhaitions éviter les promesses de récompense. Ca tombait bien, comme elle avait dit ça en allemand, F. n'avait pas eu le temps de capter :D
      Mais un autre aspect est qu'avec chacune de nos deux colocs j'avais clairement défini les temps de travail et les autres : y a les moments où G. est "in charge", et le reste: quand elle n'est pas officiellement en charge, il lui arrive de lire un livre ou d'aller mettre un enfant en pyj, mais il est clair que ce n'est pas une attente de ma part, et donc elle peut se détendre aussi sans mauvaise conscience. C'était un point important pour moi car ayant été jf au pair ou équivalent dans des familles l'été, je me souviens que ce sentiment d'être en permanence "d'astreinte", à me demander, quand je lisais dans ma chambre par exemple, si là je ne devrais pas être en train d'aider, pouvait être vraiment pesant.

      Je comprends à fond ton mari, j'en ai un similaire à la maison. Son constat est qu'en fait ça va : le plus clair de la semaine, il n'est pas là; et une grosse partie des weekends, G. découvre Paris ;-)

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  4. Ce nest pas exactzment le meme contexte mais Nous accueillons régulièrement des stagiaires qui travaillent avec nous sur la ferme. Chaque expérience est totalement unique en fonction de la personne, de son âge, de son éducation. Il y a certains que nous étions content de voir partir et d'autres avec qui nous restons en contact même après plusieurs annees.
    Je penses que le recrutement que tu fais est très important car il permet de cerner un peu mais malheureusement cela ne peux pas te garantir du comportement de la personne pendant son séjour, de son adaptation à votre mode de vie, si le feeling passera avec les enfants ou non etc.
    J'avoue que nous sommes très réticents aujourd'hui à continuer à loger des stagiaires et que cela nous freine dans l'idée d'accueillir une jeune fille au pair, même si nous en avons bien besoin.

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    1. Oui je comprends à fond ! on peut améliorer les chances mais ça reste un peu une roulette russe.
      C'est ce qui me plaît dans le système de granny / m'avait plu avec G.: nous avions toutes les deux convenu que si ça n'allait pas, on abrègerait son séjour. Ce qui est plus facile à faire avec une personne ayant des moyens propres et une vie déjà structurée, qu'avec une jeune fille qu'on a fait venir exprès et qui n'a pas forcément d'autres projets / les moyens de se retourner.
      Mais c'est aussi facilité par ma situation de vie : ne travaillant pas, mon besoin n'était pas crucial au point que le fait de décider rapidement "on arrête" et donc de me retrouver momentanément sans ma garde d'enfants me mette dans un gros pétrin.
      Là, avec ma petite reprise pro, je vais perdre un peu de cette souplesse, mais pas entièrement non plus: j'aurais quand même quelques pistes pour du dépannage provisoire le temps de retrouver une solution un peu plus stable, et plus onéreuse au besoin.
      Chez vous j'imagine que les stagiaires viennent pour un temps déterminé et qu'il y a peu de possibilités d'interrompre cela avant terme ...?

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  5. Merci pour ton partage d'expériences. Pas bête du tout les questions posées afin d'éviter ensuite de ne pas se sentir bien ensemble. Bonne cohabitation !

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  6. Nous avons eu pendant... oulà! 4 ans? 5 ans? je finis par ne plus savoir! Une jeune fille via une association d'aide à la personne qui venait chercher les enfants à l'école et s'en occupait jusqu'à notre retour. Enfin une jeune fille... en 5 ans on en a vu défiler, des plus ou moins efficaces et sympa! Je suis toujours très mal à l'aise pour rompre un contrat quand ca ne se passe pas bien, même avec une asso derrière.
    Nous avons dépanné pendant 2 fois 3 semaines une femme qui cherchait un logement pour un stage en école montessori. J'avais trouvé cette expérience intéressante mais au bout de 3 semaines nous étions aussi contents de retrouver notre intimité familiale.
    Nous avions regardé pour une jeune fille au pair au moment de la naissance des jumeaux mais les conditions étaient contraignantes et nous n'avions pas assez de place pour l'accueillir convenablement. Pourtant l'idée me plait car c'est une belle ouverture culturelle.

    La question se pose encore aujourd'hui... Nous avons la chance d'habiter une grande maison mais nous n'avons pas de chambre d'amis. Les ainés dorment dans la même chambre (c'est leur décision) pour avoir une salle de jeu.
    J'aimerai vraiment pouvoir faire de l'accueil soit de personnes en situation précaire (réfugiés) soit comme ton expérience, voire dans quelques années un étudiant étranger mais vu notre logement je pense que ce ne serait pas confortable à long terme.
    C'est un des seuls regrets de notre maison qui par ailleurs est tellement agréable! On attendra que les enfants soient partis!

    Bref j'ai l'impression d'avoir pas mal disgressé!

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    1. Pas grave pour la disgression ;-)
      je trouve les expériences des autres intéressantes et tu as "testé" pas mal de variantes !
      Oui les conditions d'une jeune fille au pair sont vraiment contraignantes.
      Et effectivement selon la manière dont le logement est fichu c'est plus ou moins faisable : niveau m² notre maison actuelle n'est pas plus grande que notre appartement strasbourgeois (voire même plus petite, si on prend en compte uniquement la surface Carrez), mais sa disposition est toute autre. Des pièces plus petites (on dit "à la surface optimisée", en langage promoteur :D - et ce n'est pas forcément faux!), donc davantage de pièces, donc des possibilités différentes...

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