PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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lundi 9 avril 2018

5 avantages de l'IEF (école à la maison) pour avoir une vie pro

WHAT ? Tu lis ça Germaine ?! Y a quelqu'un qui a fumé ! Comment être en IEF pourrait-il présenter des avantages pour mener une vie pro ??


Effectivement, si on se balade sur les groupes IEF, une question qui revient régulièrement de la part des parents (souvent, mamans), se posant la question d'instruire leurs enfants eux-mêmes, c'est le degré de compatibilité entre la disponibilité exigée par ce projet, et le fait de maintenir une activité pro (que ce soit parce que celle-ci nous plaît et contribue à notre épanouissement, ce qui est important, ou par nécessité financière, ce qui ne l'est pas moins...). D'entrée, cela semble être un défi pas évident à relever.
Et effectivement, j'ai déjà concilié une première fois les deux, et c'était assez sportif, avec un bilan assez mitigé qui m'avait laissé des doutes sur ma capacité / mon envie de rééditer l'expérience.

Cependant, ma reprise pro actuelle se fait sur de toutes nouvelles bases. Et je constate que le fait d'être en IEF complique certes certains aspects au niveau pro, mais présente aussi un certain nombre d'avantages. Je viens donc les partager avec vous, car il est bon de les avoir en tête pour orienter les choix / donner des idées en termes d'organisation.

Voici ceux que j'ai repérés :

1. la capacité à se rendre disponible à des horaires atypiques : par exemple, travailler le soir. 

  • Pour une maman qui scolarise ses enfants, travailler le soir suppose de ne pas voir ses enfants de la journée : la journée ils sont à l'école, et une fois qu'ils rentrent, on doit assez rapidement se mettre au travail, ça peut très frustrant! (et compliqué à gérer quand on pense à la course du soir entre devoirs bains dîner etc) 
  • En IEF, on a toute la journée pour profiter d'eux / les éduquer. Du coup, c'est plus facile de déléguer les dernières heures de la journée et de travailler le cœur tranquille. En bonus, cela permet éventuellement de s'épargner (ou de diminuer) le nombre d'heures de garde nécessaires car selon l'heure à laquelle on commence, le conjoint, si il a des horaires plus classiques, peut être déjà rentré, et on lui passe tout simplement le relais
En ce qui me concerne, j'ai réalisé que
  • l'IEF me permettait ainsi d'envisager sans aucun souci de me rendre disponible pour mener des entretiens de recrutement en soirée (idéalement, de chez moi, par Skype), ce qui convient justement bien car c'est fréquemment une "heure de pointe" pour un recruteur : un créneau horaire durant lequel il est le plus facile de joindre les candidats. La réaction surprise de mon interlocuteur quand j'ai mentionné que cela ne me posait aucun problème m'a ouvert les yeux :  je gagne des points ainsi!
  • De la même manière, j'ai pu démarrer l'animation de mes premiers ateliers Faber et Mazlish sans aucun état d'âme, alors que c'est en soirée qu'il est le plus facile de les proposer, pour toucher les mamans qui travaillent, et permettre aux papas de s'impliquer également. Ainsi, en mai-juin, quand à la session que je viens de lancer s'ajoutera une session supplémentaire, j'aurai jusqu'à 2 soirées par semaine de prises, mais cela ne me pose aucun souci. 
Pareillement, cela peut aussi faciliter, j'imagine, une activité dans la restauration, et bien d'autres secteurs proposant des horaires de travail à rebours du rythme scolaire.

2. une souplesse analogue au niveau de la semaine ou de l'année

  • ainsi, on peut plus facilement proposer de travailler le weekend ou le mercredi, puisqu'on a la liberté de positionner le temps passé avec les enfants (instruction et temps libre) sur les autres jours de la semaine. (le travail de weekend posera en revanche le souci du temps en couple / famille, et de la vie sociale avec son entourage, des points à creuser par ailleurs). 
Travailler le mercredi peut même être très intéressant pour un parent IEF : il peut en profiter pour faire bénéficier ses enfants d'un maximum des activités extra scolaires proposées ce jour-là. Restera éventuellement à trouver quelqu'un pour assurer les trajets, mais les exigences sont différentes : il ne s'agit pas de confier des enfants une journée entière. La possibilité d'un centre de loisirs existe également, elle présente en plus l'avantage d'être généralement peu coûteuse.
Je le constate chez moi: le mercredi constitue effectivement un des jours que je me vois le mieux proposer à des clients pour des prestations, car F. passe de toute manière cette journée au sein de l'école Montessori du coin, qui y propose une série d'activités extra-scolaires dans un environnement de qualité.
Du coup, on peut même imaginer, dans certains secteurs très féminisés, qu'une personne souhaitant travailler à temps très partiel puisse justement intéresser un employeur en lui proposant précisément de venir "boucher les trous" laissés dans le planning des équipes par des mamans prenant leur mercredi

  • Même chose concernant le rythme annuel / les vacances : l'IEF peut faciliter un rythme de travail très saisonnier. On passe l'année avec les enfants, on peut plus facilement accepter de moins les voir pendant quelques semaines, l'été par exemple. 
Là encore, on peut en profiter pour leur faire vivre des expériences différentes (temps chez les cousins, avec les grands-parents, camps de vacances, etc). Et si il s'agit plutôt d'aller jouer les moniteurs de ski pendant deux mois, rien n'empêche de planifier son année scolaire autour d'une pause de 2 mois en plein hiver.
Et encore une fois, même pour un travail plus classique, la capacité à se rendre disponible à contre-courant des rythmes habituels offre l'opportunité de séduire en se présentant comme une alternative idéale pour renflouer des effectifs clairsemés par les vacances scolaires.

3. Une plus grande fiabilité : 

L'organisation familiale n'est pas forcément perturbée par des grèves ou des absences professorales privant subitement la famille du mode garde habituel. Même les maladies des enfants peuvent ne plus représenter un problème qui serait source d'absences au boulot, si les enfants sont gardés au domicile parental pendant les absences du parent.

4. Un choix plus grand dans le mode de garde : 

Le parent IEF ayant des besoins différents de la masse, il peut sortir du lot et attirer éventuellement des personnes différentes / de meilleure qualité pour venir garder sa progéniture pendant qu'il bosse.
J'en avais bénéficié lorsque je cherchais une nounou à domicile sur Strasbourg, je l'ai de nouveau vécu depuis notre déménagement : quand tout le monde cherche quelqu'un sur l'horaire des sorties d'école, proposer des horaires différents nous distingue.
  • C'est ainsi qu'à Strasbourg, ma capacité à proposer deux journées complètes m'avait permis de récupérer une des meilleures nounous de l'agence O2 du coin. 
  • Ici, cela m'a permis d'attirer la maman autrichienne qui garde les enfants une fois par semaine : ayant elle-même des enfants scolarisés, elle est ravie de pouvoir travailler sur les heures auxquelles ses enfants sont de toute manière absents, et d'être ensuite libre d'aller les récupérer à la sortie de l'école. 
  • Et j'en ai encore eu une preuve cette semaine : suite à un commentaire laissé sur mon récent article sur notre organisation "échange chambre contre babysitting", je suis allée fouiner du côté des "grands-mères au pair", et banco ! Nous allons fonctionner ainsi dorénavant. Or la mamie autrichienne que nous accueillerons donc à partir de fin mai me l'a dit clairement : mon profil IEF lui a plu car cela signifie qu'elle ne se retrouve pas catapultée dans un rôle de chauffeur/adjudant-chef, à devoir se dépêcher le matin, et presser des enfants pour les amener à temps à l'école, ce qui est souvent une des missions dévolues par les familles à leur mamie-au-pair. Ces mamies au pair ont déjà suffisamment d'expérience et de recul pour apprécier la possibilité, offerte par notre organisation atypique, de profiter tranquillement des enfants en respectant leur rythme. Là encore, c'est un avantage que je n'avais pas du tout identifié avant que ladite mamie-au-pair ne le mentionne : 
    • là où moi je voyais une charge supplémentaire 
"oui ça veut dire que le jour de la semaine où je travaille, tu les gères de A à Z toute la journée", 
    • elle y voit un stress en moins 
"chouette on peut prendre le temps sans courir partout, c'est plus gratifiant"

Donc, ça, ce sont des aspects pratiques. Ceux que je perçois pour le moment. Peut-être viendrai-je enrichir ce billet après quelques mois d'expérience ? Si vous-mêmes avez remarqué certains points, n'hésitez pas.

Je complète ce billet d'une rapide énumération d'autres avantages de l'IEF

5. ces compétences que l'IEF nous permet de développer et qu'il peut être bon de mettre en valeur lors d'un entretien avec un employeur potentiel qui, bien évidemment, ne réalise pas forcément ce qu'implique le fait d'instruire ses enfants soi-même.
Dans les points à vendre (nombreux) citons ainsi (de manière totalement non exhaustive)
  • L'habitude de gérer des tracas administratifs: déclarations, et inspections en tout genre
  • La capacité à aller chercher l'information et s'approprier par soi-même des machins pas du tout maîtrisés : un côté autodidacte très prononcé. Le parent IEF se sera paluché les directives indigestes de l'EN, aura affronté sa peur bleue de la géométrie, et aura du se confronter à son ennemie jurée, la grammaire, jusqu'à être capable de l'expliquer à sa progéniture. Avec lui, on a quelqu'un qui a priori sait sortir des itinéraires balisés et ne va pas nous répondre
 "ah ben je savais pas faire alors j'ai pas fait..."
  • La débrouillardise et l'organisation en général: peu de familles IEF vivotent en vase clos à ne rien faire. Au contraire, l'IEF oblige à se prendre en main pour se créer son propre rythme, organiser des sorties, susciter des rencontres. Cela ne va pas sans une bonne dose de dynamisme et de volonté d'entreprendre.

Ah Germaine, j'avais pas vu les choses comme ça. Maintenant que j'y pense, ça me donne des idées. On a ptet des choses à proposer à Roger, non ?


3 commentaires:

  1. Bonnes remarques ;)
    Je vais relayer ton billet cette semaine :)
    Bonne journée !

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  2. Bonjour Gwen,

    Avec un peu de recul, je modèrerais un tout petit peu tes propos...
    L'ief demande du temps avec ses enfants pour les instruire mais aussi du temps pour préparer (et peut importe la méthode choisie). Et mon activité bénévole me demande aussi du temps de préparation et le temps est limité pour tout le monde ! La fatigue peut vite venir s'installer. Quand a travaillé lorsque les enfants ont des activité c'est bien mais les enfants ont aussi besoin qu'on s'y intéresse. Je vois mon garçon qui demande tout les samedi à son papa de l'emmener au judo et celà est rarement possible. Travailler le We c'est bien mais il n'empêche que des expos, des sorties natures, voir les grands parents (les grands parents sont sont respectivement à 5 et 45 min de voiture de chez nous), ou être en famille tous ensemble tout simplement sans se passer le relais est important aussi.
    Moi je m'interroge sur notre ief car je ne suis pour le moment pas assez structurée, régulière à cause de mes autres engagements et que ma grande va avoir 6 ans. L'année prochaine sera un défi !

    Mais je suis bien heureuse pour toi du chemin parcouru, que ce soit pour accompagner F, pour ta gestion des gardes germanophones, et pour ta micro entreprise.

    Servane (qui a beaucoup moins de temps pour commenter, à regret)

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