PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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mardi 8 décembre 2015

"J'ai bien fait"

Un mois après ma reprise, s’installe peu à peu cette conviction rassérénante :

 « j’ai bien fait »

Elle a mis un peu plus de temps à s’installer que lors de mon premier retour, après Bébou, et c’est tout simplement dû au fait que le bilan en lui-même est moins positif. 
Il serait de ce fait tentant (et je le suis parfois, tentée)  de ne considérer que les « moins », de me focaliser sur ce que j’avais et que je n’ai plus, sur ce qui « était mieux avant » ; car c’est bien connu, c’était toujours mieux avant.
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Mais dans « moins positif », il y a toujours positif.
  • J’accumule d’ores et déjà des expériences intéressantes, qui me permettent de faire quelque chose qui me plaît, l’accompagnement, et de développer encore mes compétences dans le domaine.
  •  Au passage, je collectionne autant d’exemples concrets / cas pratiques qui viendront enrichir les cours éventuels que j’espère donner sur le sujet
  • Je m’éclate à bosser au quotidien dans diverses langues étrangères
  •  Mon entourage de travail est agréable et constitué de personnes que j’ai plaisir à retrouver le matin, avec qui il fait bon aller déjeuner. C’est un point qui alimente ma réflexion par rapport au poste en télétravail proposé ici, et dont la possibilité subsiste toujours pour l’an prochain…
  •  L’environnement /culture d’entreprise est par ailleurs étonnamment favorable (davantage que ne l’était mon environnement précédent) à des horaires tout à fait raisonnables, pour peu que je me discipline. 
    • A cet égard le fait d’être en CDD, et de ne pas tenir à être prolongée/pérennisée, constitue une aide supplémentaire au « lâcher-prise » ; je veux faire mon taf, et bien, mais ne suis pas tentée de convaincre en plus par du présentéisme. 
    • C’était une vraie interrogation, et je suis heureuse de me prouver que « c’est possible ». Je réussis globalement à faire des horaires du genre 8h45-17h30, en finissant régulièrement un peu plus tôt, parfois plus tard. C’est bien mieux qu’à mon poste précédent et cela constitue une excellente surprise
  •  Moins bonne surprise hélas, j’ai moins de responsabilités et je suis moins stimulée intellectuellement ; du fait de la culture de l’entreprise mon poste comporte moins de « pouvoir » et à long terme j’en serais frustrée. 
    • D'un côté la conscience qu’il n’y aura pas de long terme adoucit ce point qui constitue néanmoins une vraie déception. 
    • De l'autre ette déception constitue aussi une chance : elle me permet de valider à quel point mon ancien poste était exceptionnel. Cette expérience représente donc un « reality check », bien utile pour clouer le bec aux sirènes qui n’auraient pas manqué (et tenteront peut-être) de me susurrer que, si je m’étais donné la peine de chercher au lieu de rester à la maison, j’aurais trouvé quelque chose d’aussi riche que ce que j’avais auparavant. Je fais donc mon deuil de ce passé, en douceur, et je minimise les risques de me morfondre dans les regrets quand je serai davantage à la maison.

Enfin, et c’est un point non négligeable, à l’heure où la piste 99%sûre-mais-point-encore-de-propal-ni-de-signature-de-contrat de Monsieur Bout tarde un peu à se concrétiser, je suis bien heureuse de nous apporter, à défaut de sérénité mentale, la stabilité financière sans laquelle cette incertitude nous plongerait dans de sacrées inquiétudes (et, accessoirement, dans un découvert sans fond). 
Pouvoir contribuer concrètement à ce que les choix pro de Monsieur Bout soient de vrais choix, non dictés par des considérations alimentaires, c’est aussi ça, un bon choix de working Gwen.


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