PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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lundi 7 août 2017

"Il n'y a qu'une façon de mettre un terme à un jeu violent..." - Petit Bout de Lawrence COHEN, Qui veut jouer avec moi?

Comme annoncé dans mon précédent billet, voici le premier d'une série qui a vocation à partager mes lectures "parentalité positive" de manière moins ambitieuse, mais plus compatible avec ma disponibilité, que les longs billets-résumés qui me sont coutumiers. L'un ne signant pas la mort de l'autre, d'ailleurs. Mais dans tous les cas, chaque bribe que je serai venue partager avec vous contribuera à alléger le travail d'écriture desdits longs billets ;-)

Je suis en plein "Qui veut jouer avec moi", de Lawrence COHEN, et j'ai un gros, gros problème: il me faudrait au bas mot 30 de ces billets pour venir vous partager tout ce que j'y trouve de super chouette (et super applicables, aussi, hein, parce que nous vivons dans la vraie vie). M'enfin qui sait, peut-être que je finirai par les écrire... Quoiqu'il en soit, oublions pour le moment ces 30 hypothétiques billets, et concentrons-nous sur le premier.

La citation du jour est donc 
"Il n'y a qu'une façon de mettre un terme à un jeu violent: s'y livrer, un temps, avec l'enfant, pour lui ouvrir un nouveau champ de possibles, lui permettre d'expérimenter d'autres moyens de gérer ses impulsions agressives."
Et voici le paragraphe dont elle est extraite: 

Lawrence COHEN, "Qui veut jouer avec moi ? - Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants", p55.


Ce paragraphe m'a vraiment parlé!

Je ne sais pas si certains ici se souviennent des soucis que nous avons eus avec F. qui jetait des jouets du haut du balcon (j'en parlais notamment ici). Après plusieurs tentatives pour régler le problème, nous avons fini par jouer la sécurité : changer les poignées des fenêtres pour qu'il ne puisse plus les ouvrir.

Et justement, il y a quelques semaines, un billet de Coralie m'avait interpelée, puisqu'elle aidait une maman à résoudre un problème similaire! 
La solution qui y est retenue se rapproche bien davantage de l'approche présentée par ce paragraphe, et je me dis qu'en effet, j'aurais pu m'amuser à aller chercher des feuilles mortes et à me livrer à quelques sessions de jets de feuilles mortes du haut de chez nous (il aurait peut-être juste fallu réfléchir un peu pour éviter que lesdites feuilles mortes n’atterrissent sur le balcon du dessous: pas la peine d'envenimer encore nos relations avec la voisine... -en voilà une ravie de notre départ prochain, du reste. Et qui ne s'en cache pas.)

De la même manière, en avril, période qui fut très compliquée pour nous, et dont je dois encore venir vous parler plus en détails  (Un jour! Quand mes journées feront 36h dont 24 à consacrer au blog. Snif), F. s'était mis à coller des autocollants de manière compulsive. 
Il les enchaînait, sans attention pour ce qu'ils représentaient, sans attention portée non plus au sens dans lequel il les collait ou encore l'emplacement. Monsieur Bout et moi-même avions remarqué cela et notre première réaction avait été de limiter le recours aux autocollants, ce qui avait causé d'énormes crises de comportement.
Puis nous avions réalisé qu'il y avait probablement des problèmes plus profonds derrière cette manière d'agir, et que ces autocollants étaient peut-être la manière que F. trouvait pour exprimer / gérer cela.
Nous avons donc fait open-bar autocollants pendant plusieurs semaines (merci Action!), et pris du temps pour accompagner certaines de ces sessions (je suis devenue SUPER forte en collage de petits autocollants. Prosternez-vous!).

Et en effet, cela a participé à l'amélioration de l'ambiance, ainsi qu'à la disparition d'autres comportements plus gênants, et au fil des semaines le recours aux autocollants a décru jusqu'à devenir insignifiant.


Suite à cette lecture et aux "relectures" d'expériences passées, je me pose la question d'autres domaines dans lesquels cette approche pourrait être pertinente chez nous... La fascination de F. pour les volets rentrerait-elle dans cette catégorie ? Je n'en suis pas si sûre. C'est à méditer.
Mais je suis bien heureuse d'avoir maintenant cette nouvelle corde à mon arc!

Je serais curieuse de savoir si chez vous, vous voyez un champ d'application potentiel, ou si vous avez fait des expériences similaires !

12 commentaires:

  1. Merci pour ce partage. Quand mon fils avait 18 mois environ, nous avons fait une balade en forêt, en plein hiver, et il s'était amusé à éclater des flaques d'eau gelée. Quelques semaines plus tard il casse accidentellement un verre. C'est apparemment aussi amusant pour lui que les flaques d'eau gelée. Il tente d'en casser un autre. Le lendemain, il recommence! J'avais lu Lawrence Cohen et plusieurs ouvrages d'Isabelle Filliozat qui m'ont permis d'aller voir au-delà de mon énorme contrariété et de prendre conscience qu'il avait besoin d'expérimenter jusqu'au bout. L'épisode des flaques m'a alors donné une idée: faire geler de l'eau sur des plateaux au congélateur. J'en récoltai des plaques de glace que nous nous sommes amusés à faire exploser dans la baignoire. Fini les verres cassés, et au bout de quelques jours, il passait à autre chose!

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    1. Merci Estelle. Je trouve ton idee absolument brillante... et j'ai encore en mémoire l'inventivité dont tu avais fait preuve sous mes yeux en substituant une vieille calculatrice au clavier qui attirait ton fils ;-)
      Merci pour l'inspiration d'alors, et pour celle-ci !

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  2. bonjour Gwen,

    Je te remercie pour cet article ! Dis donc il tombe à pic !
    Je suis tout à fait d'accord avec l'expérimentation : l'enfant doit apprendre, et le laisser faire est ce qu'il y a de mieux, surtout quand on peut l'accompagner dans ce qu'il fait.

    Belle remarque d'Estelle, je pense que ça apporte que du bon quand on trouve une solution palliative qui ne frustre pas, et n'enlève pas la joie première !

    Je me rappelle la période de Choub' quand elle voulait tout faire tomber : premier réflexe t'es pas content, puis tu comprends : elle veut apprendre, comprendre.
    Alors, on a joué ensemble, je faisais tomber, elle aussi, et on a beaucoup ri !

    Au plaisir
    Evan

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    1. Ah merci Evan c'est un exemple tout simple de mise en place qui parlera à beaucoup !!

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  3. Merci Gwen pour cette tranche d'inspiration ! C'est toujours intéressant de voir les interprétations des autres : je n'avais pas vu le lien avec mon exemple du balcon. Pourtant c'est clair : aller dans le meme sens, mais en re-dirigeant. Je repense donc aux Mr Patates que j'ai retiré du salon hier après leurs vols planés... et je me dis que j'aurais dû chercher des alternatives... J'y penserai !

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    1. C'est fou hein! Je trouve ce changement de perspective vraiment riche en possibilités. Là F.a de nouveau joué avec le pschitt de mon swish ´n swipe, énième récidive sur les dernières semaines, et blurp : me voici à réfléchir à nous asseoir devant la baignoire et à tirer sur des cibles. J'ai même eu l'idée de dessiner des cibles sur l'email mais à la réflexion je crains de lui donner des idées...

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    2. Ah, alors j'ai la solution pour ça : le papier mousse colle très bien à la baignoire quand il est mouillé ! Tu peux donc faire des cibles en papier mousse, et les avoir de façon amovible !
      En l'écrivant, je me rends compte que j'aime cette idée, et que je vais essayer de penser à l'implémenter chez moi !

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    3. Eh mais c'est brillantissime comme idée! (et puis bon c'est à ma portée niveau bricolage huhuhu)
      en plus ça lui ferait du découpage, il adore...
      BON, aleeerte je n'ai pas de papier mousse à la maison !!
      WANTED.

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  4. Et suspendre le temps9 août 2017 à 11:06

    Coucou Gwen,
    Super idee ces articles "citation"!! On en profitera tous au fur et a mesures :)
    Merci pour cette idee de substitution mais allant dans la continuite de l'exploration initiale. Pour le moment je ne vois pas de situation concrete ou appliquer cela mais je garde cela dans un coin de ma tete pour le jour ou ca arrivera!

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    1. Oui ça viendra vite hihihi...
      Contente que ce format te plaise, le hic c'est que j'aurais de quoi faire trente articles sur ce bouquin, y a un risque d'overdose...😊

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  5. Dis donc on n'a pas l'impression que tu vas déménager toi, je pars 8 jours dont 6 de formation Montessori (botanique-zoologie) et je reviens avec moults posts en retard....
    Rien à voir avec l'article mais ce matin je passe à notre dépôt-vente et tombe sur l'éducation positive de Jane Nelsen à 2 euros (au lieu de 7) !!!!!! Et hop un livre de plus à lire (et ensuite à ranger, mais où ?)
    Sinon, notre nouvelle salle de classe maison est en service et c'est carrément mieux qu'avant, je ne regrette pas la semaine à vider-trier-démonter-porter-remonter les meubles.
    Servane

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    1. Le déménagement n'est que pour fin septembre ! Et comme nous n'avons pas encore sélectionné le déménageur je n'ai même pas de quoi commencer les cartons et ça m'arrangeait bien
      Ajoute à cela que nous rentrons de chez mes BP, avec lesquels l'état de mes relations fait qu'il vaut mieux que j'aie de quoi m'occuper intelligemment là-bas...
      Trop bien pour le Jane Nelsen ! Je rêverais qu'il m'arrive la même chose avec le bouquin de haim ginott...
      Aaah une nouvelle salle de classe !? Hum tiens je vais répondre à ton mail avec une proposition ;-)

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