PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

mardi 29 août 2017

"pour transformer une situation tendue en jeu..." - Petit Bout de Lawrence COHEN, Qui veut jouer avec moi? #6

Parfois le "drame" nous tombe dessus complètement par surprise, et on se retrouve en pleine troisième guerre mondiale avec son enfant avant d'avoir eu le temps de dire "ouf".
Mais très souvent, on voit bien qu'une situation est en train de prendre une mauvaise tournure, mais on se sait comment inverser la tendance, on manque d'inspiration, d'énergie...

Notre petit bout de Lawrence Cohen du jour vient nous fournir une planche de salut possible, sexy pour les deux parties en cause.

La citation du jour est:
"Je ne connais rien de mieux pour transformer une situation tendue en jeu que d'adopter un ton faussement outragé."

Issue du paragraphe suivant :

Lawrence COHEN, "Qui veut jouer avec moi ? - Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants", p143.


Ce paragraphe m'a tout de suite parlé.
Il m'a en effet remis en tête quelque chose que j'ai déjà testé une fois où mes chers enfants persistaient à marcher sur la rue au lieu de s'en tenir au trottoir : je m'étais tout bonnement mise à rugir (au sens propre du terme. Merci Le Roi Lion pour le modèle). 
Rigolade et retour illico presto des lionceaux Bébous sur le trottoir. 
  • Me plaindre en surjouant
    • grogner, 
    • onomatopées indistinctes, 
    • voix de pimbêche, 
  • singer une colère
  • hurler à la mort comme 
    • un loup, 
    • une hyène, 
    • un chacal, 
les possibilités sont nombreuses... 
Ce qui est chouette c'est que du coup, comme cela titille mon imagination, ça peut me donner envie d'y avoir recours même si je commence à bouillir par ailleurs. Un point crucial dans ces situations où l'exaspération fait passer toute envie de faire l'effort de se montrer constructif.

Vivement la prochaine situation tendue ?
Ou pas...


Petits Bouts de Lawrence Cohen publiés: 
1- Mettre un terme à un jeu violent
2 - Difficiles retrouvailles avec un enfant
3 - Une bonne manière de jouer à la guerre (?) 
4 - Une alternative aux câlins
5 - Déclarations enflammées 
6 - Transformer une situation tendue en jeu 
7 - Les enfants qui tentent de s'humilier les uns les autres 
8 - De l'importance de l'éducation émotionnelle des  garçons 
9 - Entraînement à la maîtrise de ses impulsions
10 - Les aînés face aux plus faibles
11 - Ne pas s'opposer trop vite 

8 commentaires:

  1. Tout à fait ce que j'ai vécu hier quand "mon tigre qui mange le bazar" est ressorti de sa caverne.... ça fait du bien de rugir, notre colère s'en va, l'enfant sent que nous sommes fâchés mais sans en être blessé...
    Bon c'est plus dur à faire en public ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exactement !
      Et tu vois, concernant le public, je me dis qu'en effet, et c'est bien triste: on est regardé moins bizarrement si on crie voire frappe son enfant, que si on fait un truc drôle pour permettre aux deux de se sortir honorablement de la situation...
      Mais bon, je vais me "durcir le cuir" sur le sujet : après tout, lors de mon bizutage d'hypokhâgne, je n'ai pas hésité à demander en mariage un inconnu en pleine rue, alors je peux bien faire des trucs drôles en public pour une noble cause!

      Supprimer
    2. L'envie m'a pris de commenter :D
      Quand Louise n'était pas encore née, j'ai lu unlivre sur le bilinguisme. Il disait que le parent dons la langue est minoritaire (russe dans mon cas), il faut laisser de côté les con-venances et parler sa langue à l'enfant aussi en public. Partant de l'idée que la cnv est une nouvelle langue, on n'a qu'à faire pareil: nous forcer à la parler en toute circonstance.
      Mais moi mon problème c'est que les langues étrangères ça va pour apprendre, mais cette nouvelle langue humaine universelle, Ca ne rentre pas aussi facilement que je voudrais :...(

      Supprimer
    3. Larissa j'aime bien cet angle de vue !
      Et moi aussi qui adore les langues étrangères je n'ai jamais trouvé cela aussi compliqué...

      Supprimer
  2. Pour les cris-jeux je crois que je ne m'en sors pas trop mal. J'ai tout un panel de cris à ma disposition ou encore de vocalises forcées. ça ne m'empêche pas de craquer et de me mettre à hurler sur mes enfants mais ça limite quand même pas mal. ET je n'ai aucun problème là-dessus avec le regard des autres. J'ai beaucoup moins honte de rattraper in extremis une situation tendue par des cris sauvages et gutturaux que de blesser mes enfants par des remarques acerbes ou des cris incontrôlés. Par ailleurs dans le premier cas si jamais je prête attention aux témoins de la scène, des sourires se dessinent subrepticement, dans le second cas on récolte une pudique indifférence ou des soupirs d'exaspération.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pas faux ça... à voir si y aurait pas même moyen de récolter quelques pièces en tant que comique de rue ? ;-)

      Supprimer
  3. Une utilisation des idées de Cohen vécue aujourd'hui chez nous (j'ai cherché le billet qui s'en rapprochait le plus, mais le titre serait plutôt "dire ou faire quelque chose de farfelu pour faire partir la tension et repartir en mode constructif").
    Mes enfants de 5 et 3 ans étaient tous deux devant le frigidaire pour sortir les desserts, la première ayant exprimé l'envie d'aller chercher sa chaise pour les atteindre, le second ayant apporté la sienne. Grosse tension/dispute entre les deux, l'un bloquant l'autre, l'autre menaçant l'un, etc. Mes tentatives d'intervention verbales restaient vaines ("comment pourriez-vous faire ?" "il va falloir trouver une solution" "chacun pourrait aller prendre son dessert avec sa chaise ?" jusqu'au "si vous ne trouvez pas de solution, nous finirons le repas sans dessert") mais ils prêtaient peu attention à ce que je disais et les sourcils restaient froncés. Le petit a lancé à sa sœur un "t'es méchante". J'ai rebondi : "alors fais attention, car les grandes sœurs méchantes peuvent dire "chou frisé" ". Sourire sur les 2 visages. La grande dit "chou frisé". Je fais semblant que c'est très dur à entendre (me bouchant les oreilles "non, non, aïe, houlala"), elle recommence plusieurs fois, je continue à subir difficilement. Les deux sont ravis. Je propose qu'on trouve une solution pour les desserts. La grande propose quelque chose (je ne sais plus quoi), le petit dit à sa sœur qu'elle peut prendre sa chaise à lui et prendre les desserts, ce qu'elle fait et fin du problème.
    Merci pour tous les morceaux de livre et témoignages que tu nous sers ! C'est vrai que ce livre donne vraiment des idées simples et très efficaces !
    Anne L.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aaaah mais c'est excellent cela! Merci d'avoir pris le temps de nous livrer ton témoignage.
      Faut que je garde cela en tête, j'ai comme dans l'idée que ça servira un jour ou l'autre :D (des enfants se disputant ? Pour sortir des trucs du frigidaire? Mais POURQUOI DIABLE cela me semble-t-il familier...?)

      Supprimer

Venez enrichir ce blog (et ma réflexion ainsi que celle des autres lecteurs) de vos commentaires et expériences...