lundi 14 novembre 2016

Résolution de problème à la Faber & Mazlish : avec un enfant de 3 ans ?

Ma première lecture de "Parents Épanouis, Enfants Épanouis" m'avait laissée assez dubitative quant à l'intérêt réel que la méthode dite de "résolution de problème" pouvait présenter dans le cas d'un enfant aussi jeune que F. 

Pour mémoire, la résolution de problèmes sauce Faber & Mazlish suit une méthodologie très simple.
  1. "Nous avons un problème" ; parler de la manière dont chacune des parties en présence vit ce problème : "tu es frustré parce que tu voudrais, et moi ça me chagrine car"
  2. Lister les solutions possibles, le mot d'ordre étant "toutes les idées" sur un papier, sans les juger (le but est qu'un maximum de choses viennent de l'enfant)
  3. Passer en revue toutes les solutions et rayer celles avec lesquelles au moins une des parties n'est pas d'accord (en expliquant comment on se sent par rapport à cette solution)
  4. Relire les propositions restantes et formaliser le plan d'action qui en découle.
Et puis ma vision initiale s'est progressivement enrichie de la relecture dudit bouquin ainsi que de lectures complémentaires, et des nombreux exemples que lesdites lectures contenaient.
Ce mâchage et remâchage m'ayant permis de voir comment mettre en pratique d'autres conseils F&Miens, qui au départ m'avaient eux aussi semblé certes intéressants mais peu adaptés à un très jeune enfant, peu à peu j'ai commencé loucher aussi sur cette fameuse résolution de problèmes.

Ainsi eurent lieu, au fil des semaines, et sur différents sujets qui me semblaient pouvoir bénéficier du machin, plusieurs essais.
Vite avortés!
On ne passait pas l'étape du "nous avons un problème, discutons-en" : F. n'avait aucune envie d'aller chercher un papier, ni de s'asseoir, et encore moins de parler ou d'écouter ce que je disais. 
Vraaiment pas adapté à un enfant de 3 ans, franchement !

Et puis F. s'est mis à se lever la nuit, ou à profiter des moments où nous changions sa sœur pour filer engloutir des tablettes de chocolat (pourtant bien placées tout en haut du garde-manger, vous pensez bien. Mais à quoi pensez-vous qu'une chaise haute judicieusement déplacée, accolée à une chaise normale en guise de marchepied, peut bien servir, hum ?)

Au bout de quelques épisodes de ce goût-là (2 ou 3 nuits d'affilée...), j'ai décidé que tant qu'à faire, autant tout tenter.

Mais cette fois-ci, j'ai simplement dit à F., "viens, on va faire un truc", j'ai pris sa main, suis allée chercher une feuille de papier directement, sans préciser dans quel objectif, et zou, je nous ai installés au calme sur la table de la salle de classe.
Intrigué, il a commencé à s'agiter quand j'ai nommé le problème, mais j'ai abrégé cette partie le plus possible, pour directement commencer à écrire une suggestion sur ma feuille de papier.
Et là, tadaaam, magie de l'écrit : hypnotisé par les mots que j'avais tracés sur ce bout de papier, F. a enchaîné.

Au point que je me suis mordu les doigts d'avoir pris une feuille A4: hors de question pour F. d'arrêter la discussion tant que le papier n'était pas rempli, il pointait du doigt l'espace encore vide en dessous des lignes déjà écrites. Il m'a donc fallu me creuser la tête pour trouver encore des choses à dire.

Nous avons ensuite relu les suggestions, marqué d'une encoche celles retenues, d'une grosse croix celles écartées, et j'ai ensuite patafixé le résultat à la porte de la cuisine, à sa hauteur (mais point trop bas pour éviter que la Bébounette ne s'y attaque).
Jugez plutôt : j'ai marqué d'un F les suggestions venues de lui, certaines m'ont soufflée...


Suite à quoi il nous l'a fait relire de nombreuses fois.

Demande qui s'est répétée dans les heures qui ont suivi.

De temps à autre, il a posé la question: 
"chocolat ?". 
Discussion vite close, 
  • soit "tu te rappelles, nous en avons discuté ensemble et nous avons dit que" 
  • soit, encore mieux (mais pas toujours le temps / le réflexe) "ah, tu voudrais du chocolat. Allons relire ce qu'il y a écrit"

Une inquiétude au bout de 10 jours: je le retrouve dans la cuisine avec un sachet qui de loin pourrait être un truc à cacahuètes (oui parce qu'en fait, le jour où j'ai craqué et pris le taureau par les cornes, il avait bouffé du chocolat entreposé au frigo mais aussi les cacahuètes de son père conservées au même endroit).
Gros soulagement quand je me suis aperçue qu'il s'agissait en fait d'un sachet de bicarbonate de soude quasi vide, fermé par un bouchon visseur par lequel il s'amusait à souffler (gonfler des machins est devenu une grande passion depuis la découverte des brassards cet été).

Une rechute au bout de 2 semaines : caramba !
Mais là encore: grâce à notre feuille magique, verbalisation du problème facile, plus proposition : "veux-tu que nous relisions la feuille ?" Relecture. Et le midi qui suivit, quand vint le moment de son chocolat habituel :
" Non.
- Pourquoi ?
- Dis moi pourquoi.
- J'en ai mangé cette nuit.
- Oui, tu as déjà eu assez de chocolat"
Épisode clos.

Et puis.... c'est au bout de 3 semaines que le problème revint, F. s'attaqua une nuit au sucre en morceaux et aux crêpes que nous avions confectionnées la veille.
Et aucun intérêt pour relire la feuille, aucune envie de s'y référer: "ôter la feuille maman".

Belote, et rebelote, et rerebelote...
Nous avons failli nous énerver.... (le fameux vendredi finalement sauvé par une fuite au Vaisseau, par exemple, je crois que ce sujet était un des points qui m'avaient mis de belle humeur dès le lever).
En désespoir de cause, nous avons transféré les sources de tentation dans notre chambre, bien cachées.

Moralité : yes, la résolution de problème peut marcher avec un enfant de 3 ans.
Mais là encore, il s'agit d'une technique pour réorienter le comportement, tout en prenant en compte les sentiments dans une certaine mesure.
Mesure, dont, au vu de l'obstination de F. sur le sujet (et le fait qu'il a tendance à faire cela aussi quand on s'occupe de sa sœur), nous avons fini par soupçonner qu'elle n'était pas suffisante dans ce cas précis. Que
  • soit il était capable de travailler à la résolution du problème, mais point encore de tenir les résolutions prises. D'où le transfert du  matos chez nous : nous nous sommes remémoré nos grands axes d'éducation, et notamment le 3ème, attentes réalistes, adaptation de l'environnement, patati patata. Peut-être n'est-il pas encore réaliste d'attendre de F. qu'il sache se maîtriser à proximité d'une sucrerie, peut-être est-ce alors à nous de lui éviter un environnement tentateur?
  • soit le chocolat/sucre/whatever n'était pas le problème, mais un symptôme. Que certes il nous fallait cadrer le comportement, mais que si nos différentes manières de faire échouaient ainsi, c'est sur les sentiments qu'il allait falloir opérer. Et en attendant d'avoir trouvé, réduire le conflit au minimum.

Ainsi, cet épisode m'a à la fois montré 
  • que je pouvais utiliser cette technique avec F. . Que la partie recherche de solutions est déjà un point sur lequel il est capable d'apporter des contributions intéressantes; et qu'en plus, ça vaut le coup de muscler cette capacité ! 
  • Mais qu'elle ne détient pas la clé à tout; ce qui en soi, est évident... mais quand même bien cuisant car sur le coup j'ai cru avoir trouvé le Graal !!
Ma petite déception tempère donc mon envie d'y avoir recours à nouveau tout de suite...mais je compte bien qu'une fois qu'un peu d'eau aura coulé sous les ponts, j'oserai réembarquer. D'autant que je suppose que sur le point "capacité à s'en tenir à ses résolutions", quelques mois doivent faire une différence énorme à cet âge où tout va si vite !

samedi 12 novembre 2016

Craquage Usborne n°1, craquage Usborne n°2

Encore une fois, ce n'est pas ma faute.

Encore une fois, c'est la faute de la blogosphère. De billets comme celui-ci, par exemple, dont les commentaires vantent les cahiers d'autocollants Usborne.
Qui m'avaient amenée à aller loucher un peu sur lesdits cahiers sur Amazon. Mais étant une forte femme, et ayant un budget à tenir, je n'avais fait que loucher, sans passer à la caisse.

Et puis un soir quelqu'un de mal intentionné signala, sur un groupe Facebook consacré à l'IEF, qu'il y avait une vente privée Usborne. 

Un petit tour juste pour voir, constater qu'il y a beaucoup des choses sur lesquelles j'avais louché, et à des prix vraiment très réduits...
Et quelques semaines d'attente plus tard :



Je suis assez fière d'avoir réussi, in extremis (car la vente courait déjà depuis le matin), à choper le bouquin mauve en haut sur la première photo, "L'histoire des sciences" : bouquin vanté par plusieurs blogs IEF et dont l'apologie avait même retenu l'attention de Monsieur Bout qui adore ce genre d'ouvrages et ne va pas tarder à me le piquer ; une des raisons pour lesquelles j'ai pris la liberté de l'acheter même si il ne servira aux enfants que d'ici quelques années. L'autre raison était le prix franchement bien cassé auquel il était proposé.

(à votre avis, combien m'a coûté le contenu de ce colis, hein ?)



Intérêt immédiat du Bébou pour les "Je trace, j'efface". 
Pour info, j'en ai acheté plusieurs, c'est celui du centre, sur la photo,  qui pour le moment me semble le mieux adapté à l'âge de F. 
Les deux autres sont un peu plus complexes.
Intérêt partagé avec la Bébounette !








J'avoue toutefois une pincée de mauvaise conscience : des bribes de la méthode Dumont que j'ai glanés à droite à gauche, il me semble avoir compris que tous les jeux où le tracé est un peu contraint ne sont pas forcément bons pour la construction du geste d'écriture... 
Mais bon, je me suis abstenue de prendre les cahiers contenant beaucoup de pointillés à repasser, et pour le reste, je me dis que ce doit aussi être une histoire de dosage, or chez nous il s'agira d'activités vraiment ponctuelles.






Et puis, comme si ça ne suffisait pas, quelques jours plus tard à peine, notre escapade à Berlin me fait m'arrêter pile poil devant une librairie qui soldait des machins Usborne : bilan, 
  • 3 livres d'autocollants supplémentaires (nous venions d'inaugurer l'un de ceux issus de la première commande et je trouvais l'effet "calme" absolument fou), 
  • et 1 imagier.
L'imagier est en effet ultra bien fait, les images attirantes et les mots précis et utiles, et viendra ainsi en soutien de notre progression en allemand.
Le livre d'autocollants sur l'été servira pour des moments de fort besoin de calme (resto, voyage, etc)
Quant aux deux autres, je les ressortirai en temps utile, en appui de séances d'histoire, pour le premier, et de géographie, pour le second.


Mais franchement, j'ai limité la casse, y avait un choix fou dans cette solderie Usborne!

Et je me dis que ce n'est pas un hasard si on les retrouve sur tant de blogs plus ou moins IEF, car ces éditions proposent vraiment de beaux produits.


Donc en fait, changeons de regard, et regardons plutôt tout ce que je n'ai PAS dépensé. 
Merci.


jeudi 10 novembre 2016

Musée d'Art Moderne de Strasbourg avec des enfants

Ce dimanche, nous avons profité de la visite en weekend du parrain de F. pour aller à 5 découvrir le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
J'étais un peu anxieuse car il s'agissait de la première visite de musée de F., sauf peut-être 
  • des trucs où il était bébé porté en écharpe ? ça compte pas, 
  • et une vingtaine de minutes passées dans le Musée Rohan à Saverne ; ça comptait pas non plus, y avait genre 3 salles et pas un chat. 
Vu ce que je vous racontais ici, je voulais pouvoir envisager sans regrets une visite brève, le but étant de commencer à acclimater le Bébou à cet univers, tout en nous fournissant, à nous, une petite bouffée d'air culturelle. Nous avons donc mis à profit la gratuité des premiers dimanches du mois, et nous sommes mis en chemin en reprenant la formule de notre escapade berlinoise : E. dans le Mei-Tai, F. en poussette ou à pieds selon son humeur.

Eh ben c'était très chouette.


La visite en elle-même 

F. s'est bien comporté... passé les premières minutes : 
  • en arrivant dans la première salle, j'ai hésité, puis décidé de faire différemment d'avant et d'appliquer les conseils F&M / Filliozat : 
    • plutôt que de ne rien dire, et d'attendre qu'il ait lui-même l'idée d'un truc interdit à faire pour le lui interdire (cela dans le souci d'éviter que mes consignes ne lui donnent de chouettes idées), 
    • j'ai pris le taureau par les cornes et énoncé les règles d'entrée. Je me suis accroupie et j'ai expliqué à F. que, dans un musée, il y avait beaucoup de jolies choses à voir, et qu'on les regardait avec les yeux mais qu'on ne les touchait pas. 
  • Succès total: il a couru vers le tableau le plus proche et y a appliqué sa main... 
    • Intervention du gardien, et quant à moi j'étais contente d'avoir Filliozat en tête puisqu'au lieu de m'énerver j'ai pu dire "oui tu as compris, toucher c'est ce qu'il ne faut pas faire. Les enfants qui regardent les tableaux peuvent marcher tranquillement, les enfants qui les touchent restent dans la poussette." 
    • Plus aucun problème ensuite. 
  • Il a déambulé en posant ses questions à voix assez haute, mais en baissant le ton quand on le lui demandait, et ce musée n'est pas un musée en mode sépulcre, il y a un certain niveau sonore de base qui fait que parler un peu plus haut que la moyenne n'est pas vraiment gênant.

Un Bébou plutôt intéressé. 
Il est resté assez froid face aux œuvres sur lesquelles nous avons cherché à attirer son attention, jusqu'à ce que nous arrivions face à des tableaux représentants des instruments de musique, qui l'ont rendu beaucoup plus loquace. Décidément, son intérêt pour le sujet ne se dément pas.

Il était donc aux anges dans le bout d'exposition mêlant musique et images de Kandinsky.

 












En particulier, il a beaucoup aimé reconnaître et comparer avec son père les tableaux transposés sur les murs avec les toiles originales exposées dans la salle d'à côté (une activité toute simple que je vous recommande! Seule condition: avoir fait le lien. Celui-ci m'avait échappé, heureusement que Monsieur Bout est là).





Par ailleurs, les sculptures l'ont aussi davantage interpelé.

Bref, une première visite qui n'aura pas laissé F. indifférent, un bon premier contact !
Signe qui ne trompe pas, il était motivé pour y refaire un tour après notre déjeuner.

Et autre détail qui lui a plu : l'immeeeeeense escalator qui mène au premier étage ;-)



Un musée "kid-friendly"

Sur le plan pratique
  • nous avons apprécié un musée vaste, lumineux, on y circule sans peine (y compris avec une poussette), et les œuvres sont plutôt bien présentées.
  • il y a souvent des bancs dans les salles (utile en soi, et en particulier quand on cherche un endroit où allaiter - même si je ne suis plus concernée pour le moment j'y reste sensible); 
  • en revanche pas de table à langer dans les toilettes où je suis allée.... mais à la réflexion, ayant les enfants avec moi j'ai squatté les WC handicapés, peut-être y avait-il le nécessaire dans les toilettes des femmes ?

A noter, et ça fait une vraie différence : un gentil gardien au physique un peu bourru en mode Père Noël (épais sourcils, chevelure abondante, barbe), 
  • dont j'ai beaucoup apprécié la réaction face à l'infraction de F. :
    • faisant son job, mais sans en rajouter, juste quelques mots pour rappeler la règle sans agresser l'enfant (ni la mère), et sans non plus le regarder / pister comme un délinquant par la suite.
    • Une belle mise en pratique de l'axiome F&M / Ginottien : "traiter l'enfant comme si il était déjà ce que vous voulez qu'il devienne". Et en effet je pense que sa réaction très mesurée a bien contribué à la coopération du Bébou le reste de la visite.
  • serviable, je lui ai demandé plusieurs fois mon chemin (WC, ascenseurs), et ai toujours été très bien accueillie voire devancée: "vous cherchez ?", et je trouve cela très agréable car personnellement, j'ai fait moult expériences de conservateurs de musée aimables comme des portes de prison.

Nous avons déjeuné sur place, à l'Art Café.
  • Bonne cuisine, prix corrects (un brunch était également proposé, qui nous a donné envie de revenir y goûter !)
  • mais aussi et surtout, un service très gentil et prévenant
  • et accueillant pour les enfants : 
    • efforts faits pour nous placer de manière favorable, 
    • chaise haute, 
    • et surtout : un petit cahier de coloriages avec des motifs inspirés d’œuvres du musée ainsi qu'un pot de crayons, déposés sur notre table dès notre installation !
    • par ailleurs, j'ai apprécié que le menu enfant soit un peu plus développé / sain qu'ailleurs: c'était filet de poulet ou poisson, et ledit poisson : du saumon grillé délicieux dont j'ai englouti la moitié restante sans me plaindre, + pâtes ou légumes, et on n'a pas fait de chichis pour m'en donner un peu des deux.
Ill n'en demeure pas moins que, pour une visite un dimanche gratuit, le déj à l'art café a quand même un peu nuit à la visée Low/No Cost du truc, mais bon...

Enfin, cerise sur le gâteau, après le déjeuner nous étions partis pour repasser rapidement revoir 2-3 choses (après une visite d'une bonne heure et demie donc bien plus longue que ce que j'avais anticipé, déjà !), le Bébou étant motivé pour revoir "la musique", mais nous sommes tombés sur des ateliers à destination des enfants. 
Le premier intervenant m'en a expliqué le principe mais a souligné que c'était à partir de 4 ans... et me voyant partir le 2ème m'a fait un clin d’œil, m'a demandé si F. savait découper, et hop, c'était parti ;-) 
Monsieur Bout et son frère ont donc filé continuer leur visite tout seuls, et moi je me suis installée avec les enfants.

 

Des ateliers semble-t-il organisés régulièrement dans ce musée et d'autres musées strasbourgeois, notamment les mercredis et les dimanches de gratuité, de 14h à 17h. 
Mais j'avoue que les renseignements trouvés sur la homepage m'ont laissée sur ma faim : des trucs intéressants sont annoncés, certes, mais visiblement ce n'est pas exhaustif puisque nulle part je n'ai vu mentionné l'atelier auquel nous avions participé, nous !

Quoi qu'il en soit, nous avons passé une bonne journée, et sommes donc bien motivés pour mettre en œuvre les conseils donnés en commentaires ici et dédier nos premiers dimanches du mois à des visites analogues, dans ce musée (où beaucoup reste à voir), et d'autres !



mardi 8 novembre 2016

Comment je donne une éducation royale à mes gosses

Ce billet est dédicacé à Clotilde

Dans mon entourage, il y a un couple parental sur les épaules duquel la pression quant au "résultat adulte" de l'éducation qu'il donne à leurs deux rejetons (bientôt 3 ? C'est annoncé toutes les 8 semaines, ça finira bien par être vrai!) pèse sacrément lourdement, un peu plus encore, probablement, que sur le couple lambda.
J'ai nommé : 
Kate et William

si vous 
  • ne savez pas de quels Kate et William je parle : je suis navrée pour vous 
  • doutez de mon honnêteté quand j'écris "dans mon entourage" : je vous signale que je suis entourée du Paris Match sur leur mariage, du Voici sur la naissance du Prince George, et du Closer sur leur visite au Canada: ils sont donc, incontestablement, dans mon entourage. 
    • CQFD. 
    • J'accepte vos excuses (dans ma royale mansuétude).

Or ce couple de potes et nous (Monsieur Bout et moi, et peut-être vous aussi) avons une priorité commune : la stabilité émotionnelle de nos rejetons
Nous espé­rons qu’en encou­ra­geant George et Char­lotte à parler de leurs senti­ments, et en leur donnant les outils et la sensi­bi­lité néces­saires, ils devien­dront en gran­dis­sant des personnes fiables et sur qui leurs amis pour­ront comp­ter.

Plus de détails, avec exemples concrets, en français ici, en anglais là.

Le traitement médiatique réservé à ces mesures est assez caractéristique, 
  • oscillant entre "ouh c'est un peu laxiste" (lui chanter une chanson quand il fait une colère) 
  • et "ouh que c'est sévère" (lui faire nettoyer ce qu'il renverse).

Néanmoins, moi, ça me conforte (puéril peut-être, mais zut): ce couple, qui ne peut pas trop se permettre d'élever un futur délinquant sans colonne vertébrale, et ne manque pas de possibilités de s'informer, semble avoir fait des choix éducatifs point trop éloignés des nôtres.


Aussi est-ce sans vergogne que je pioche une de leurs astuces dans un article de fond lui aussi issu de la presse scientifique.
Se mettre accroupi / à hauteur de l'enfant quand on lui parle, 
notamment si le message a un poids émotionnel fort.

Ça peut sembler anodin voire futile, mais
1. ça ne l'est pas du tout; anodin: ça tue les cuisses (mais ça finira bien par sculpter les fessiers; ouiii c'est ça l'astuce de Kate !)
2. ça montre à l'enfant qu'on l'écoute (point important selon F&M)
et surtout
3. ça nous aide, nous parents, à écouter vraiment l'enfant.

Nous sommes corps et esprit, et ce que fait notre corps oriente notre esprit; c'est une des raisons pour lesquelles à l'église, on va s'agenouiller.  Mettre son corps dans cette posture constitue une manière d'inciter l'esprit à se mettre dans la posture associée : la prière.

Alors, parmi les Babysteps gestiondecolère que je mets en place, je cherche à introduire cette habitude : et j'ai remarqué que cet effort physique 
  • me facilite en effet la connexion à F., 
  • m'aide à prendre en compte ses sentiments, 
  • et diminue ma propension à ressentir de la colère / diminue l'intensité de celle-ci

Voilà, c'était l'instant pipol promis.



Du coup je me demande si je ne vais pas rajouter "The Happiest Toddler on the Block" 
et "Positive Discipline: The First Three Years" dans ma Pile A Lire...

dimanche 6 novembre 2016

Bloguiversaire : Résultats du concours & perspectives

Tout d'abord : un gros merci pour tous les messages (commentaires et même mails) reçus pour ce bloguiversaire.
J'ai répondu à la plupart dans les commentaires également, mais je tenais quand même à exprimer à quel point j'avais été touchée de constater comment ce que j'écris ici porte, à son humble mesure, du fruit : que ce soit  une nouvelle idée, un nouvel élan, un encouragement, un sourire un soir un peu difficile, une franche rigolade un autre jour... et le réconfort de se savoir moins seule !
Je m'efforce ici de partager des tranches de vraie vie, avec du "pas rose tous les jours", comme le disait un adorable mail, mais du pas-rose concret, parce que tant qu'on ne connaît pas exactement le bon gros problème de la voisine, on a toujours l'impression que son problème à elle doit être tout petit au regard des nôtres. Et alors qu'est-ce qu'on rate, nous, pour en avoir des aussi gros ?
Ensuite : figurez-vous que ce soir, il s'est passé quelque chose d'assez rare (il y a 2-3 semaines encore, je vous aurais dit : d'inédit depuis de très très longs mois. Mais les choses bougent, et je reviendrai vous en parler bientôt. Si vous en parler ne nous porte pas malheur, ce qui serait un comble...)
Chose assez rare, donc : les deux enfants étaient couchés ET calmes avant 20h (19h30, même. Truc de ouf!).
Moralité, les détenteurs du gadget "petite-main-innocente" étant ainsi indisponibles (et moi pas maso, j'allais pas non plus aller les tirer de leur torpeur), j'ai eu recours à une grosse main poilue pour le tirage au sort  (celles qui supposent qu'il s'agit de la mienne sont priées de partir pour ne jamais revenir. Nanméoh)


Résultats du sublime Concours organisé par votre humble servante
roulement de tambour - eh non, eh : les ENFANTS !
  • Emm. a ainsi gagné une boîte de biscuits
  • Capucine va pouvoir envelopper les fesses de sa fille dans du miel
Chères mesdames, envoyez-moi donc un petit mail à l'adresse madameboutmachintruc, avec vos coordonnées, et pour Emm., les éventuelles exclusions alimentaires auxquelles il vaudrait mieux que je fisse (oui oui, vous savez, j'ai beau écrire comme je parle, je parle trèèèès bien) attention.
Ensuite, suite à vos demandes / liste au Père Nowel de thèmes pour ce blog, je suis en mesure de vous promettre

très prochainement,
  • d'aborder de manière plus approfondie les relations frères-soeurs. Pour commencer, et dans pas trop longtemps, il y aura un billet sur l'ouvrage de F&M (évidemment! et ça tombe à pic, il vient de se libérer à la bibliothèque et m'y attend sagement : je mettrai ma main-pas-poilue dessus cette semaine), et un billet état-des-lieux chez nous sur ce point. Dans quel ordre, je ne sais pas trop.
  • des nouvelles de Flylady : vole-t-elle encore, ou s'est-elle écrasée contre une vitre ou engluée dans un papier collant ?[c'est fait]
  • des révélations exclusives sur mon matos ménage [ici!]
  • et des billets autour de la gestion de la colère, parce que c'est inépuisable ce machin, et que chaque mot partagé sur ce sujet vaut de l'or (comme en témoigne le commentaire tout frais de Capucine ici, commentaire auquel je veux aller répondre dans point trop longtemps)

d'ici point trop longtemps
  • mes réflexions et mon cheminement personnels sur le sujet ô combien crucial du sommeil des enfants
  • quelques pensées sur le couple, et/ou des détails croustillants sur Monsieur Bout (et notamment son rapport au blog); sur ce dernier point, il me faudra cependant réfléchir un peu plus, car c'est encore un autre niveau de partage, et il est concerné, donc il aura tout particulièrement son mot à dire.

je ne sais pas trop quand
  • le roulement de menus demandé par Emm. C'est un défi intéressant, je voulais travailler sur cette problématique, donc je vais m'y mettre... quand le fruit sera mûr !

un jour, mais dans longtemps
  • le défi dix-doigts-pour-moi suggéré par Isa Lise : ça me tente, mais de manière encore très abstraite. Cependant un jour viendra ...

et enfin : le sujet de la vraie vie en IEF avec des enfants en bas âge.
Je crois que Marine n'est pas la seule à se poser la question de comment ça peut se passer en vrai, ne serait-ce qu'à lire les billets (et les questions à leur sujet) disséminés sur la blogosphère... et puis je me posais les mêmes questions l'an dernier, donc... ;-)
Alors justement, comme je pars du principe que parfois, rien ne vaut une bonne tranche de concret-solide-vis-ma-vie pour démythifier une voie à laquelle on réfléchit, se la représenter toute nue et voir si vraiment on peut ou pas se projeter dans une réalité analogue, j'ai pensé à un truc au sujet duquel je serais ravie de recueillir quelques avis.
Il s'agirait de vous livrer des tranches détaillées de notre quotidien IEF
  • option 1 : un court billet quotidien constitué surtout des informations notées dans le carnet de suivi de l'IEF du Bébou : durée de l'IEF, activités faites, niveau de concentration et autres observations + "que faisait la Bébounette pendant ce temps ?"; je le posterais peut-être un peu à part histoire de ne pas encombrer le blog en général
  • option 2 : une récap hebdo sur les mêmes sujets, mais moins détaillée, du coup, en mode "nous avons fait ci et ça, globalement c'était plutôt studieux mais mercredi pourri, et la Bébounette a fait ci et ça dans le même temps"
le tout sur quelques semaines, et puis nous pourrions faire ensemble le bilan de ce que ça apporte et juger de l'utilité ou non de poursuivre.

L'objectif serait ainsi de donner un aperçu précis des hauts et des bas qu'on peut rencontrer, sans trop de filtre, libre à chacune de se dire ensuite "ah, ça je peux/veux gérer", ou "ah ouais, ah ben non alors", ou, pour celles déjà en IEF "ah ben tiens, chez toi aussi, ah donc c'est pas moi qui m'y prends comme un manche", voire "ah, en fait c'est pire chez toi, ça me console"

C'est une idée comme ça, donc dites-moi ce que vous en pensez ! (ou si vous avez d'autres idées).

Il me reste à vous remercier encore pour cette année ensemble, et à partager avec vous cette 2ème année !

samedi 5 novembre 2016

Berlin 2016

C'est à reculons que nous partions à Berlin,
  • la raison de notre voyage étant avant tout familiale (présenter enfin notre E. - à 17 mois - à ses arrières-grands parents allemands), 
  • la logistique un peu compliquée, 
  • l'ambiance familiale aussi, 
  • les perspectives de visiter Berlin comme nous l’avions toujours fait auparavant (comprendre : en mode orgie culturelle) quasi nulles (pas fous), 
  • et puis zut nous aurions bien aimé passer ces quelques jours "tranquilles".
Pour tout vous dire, alors que nous nous hâtions au milieu des bagages, nous avons eu simultanément la même idée : et si, et si, et siiiii on appelait pour dire un truc du genre "épidémie foudroyante de varicelle, zuuuut alors" ? (d'ailleurs question complètement HS : pour les familles n'ayant jamais mis leurs enfants en scolarité, comment vous êtes-vous débrouillées pour qu'ils la chopent, cette satanée varicelle ? Parce qu'à un moment, je me dis qu'il va bien falloir y passer)


Nous rentrons ravis !

C’était la première fois que nous nous rendions à Berlin en voiture, jusqu’à présent ça avait été avion ou train (de nuit, départ Paris Est, arrivée pour le petit déj en plein centre de Berlin, le pieeeed), mais là avec les deux mômes, le matos à transporter pour deux mômes, et notre proximité avec la frontière, nous avons privilégié la voiture.
Cette première expérience nous a permis de
  • nous énerver sur les aires d’autoroutes mal signalées (un seul panneau, quelques centaines de mètres avant à peine – on est loin de l’affichage en compte à rebours sur les autoroutes françaises), trèèèès embêtant quand on a un Bébou qui frétille à l’arrière en disant « pipi, pipi ! » et que « ah ben zut en fait y en avait une juste là »,
  • faire une tournée des chaînes de fast-food : pas trop moyen d'avoir recours à nos habituels piques-niques, car les aires allemandes ne prévoient pas d'espace où on peut s'asseoir au chaud sans consommer, mais sont en revanche trustées par des Mac Do, Burger King et assimilés. Avantage, ces enseignes sont équipées d'aires de jeux d'intérieur permettant aux petites pattes de se défouler un peu avant de regrimper en voiture.
    Qu'à cela ne tienne, Monsieur Bout, qui a un petit faible pour la malbouffe, a eu droit à sa dose! 
    Occasion de se réjouir de ce que l'introduction du Bébou à un maximum de goûts divers a bien porté ses fruits : il a pillé la salade Mac Do, en traquant le moindre légume, et en délaissant les frites de son père.
  • apprécier l’absence de limitations de vitesse, 
  • mais se dire que franchement ça ne sert à rien, vu tous les bouchons que nous avons rencontrés sur la route (Aurélie, nous avons bien fait de ne pas prévoir de nous arrêter chez vous, nous sommes arrivés à destination à 23h aller comme retour – OK, nous ne sommes pas des pros du départ à l’heure, néanmoins…). Les Allemands passent leur vie sur l’autoroute on dirait, et en ce moment ils les rénovent toutes en même temps, bref, pas franchement l’impression d’être tout seuls…
  • et se marrer un bon coup quand, sortis de l'autoroute pour éviter un bouchon, nous avons croisé une maison au toit de tuiles à motifs (FC BAYERN MÜNCHEN en tuiles claires sur fond de tuiles foncées), et crépi assorti (bleu roi, magenta, blanc pétant)... en pleine Allemagne de l'Est, y en a un qui doit bien s'entendre avec ses voisins ! (mais nous sommes passés trop vite pour la  photo! Je ne me le pardonnerai jamais)


A part cela, pour le Bébou, ce fut
  • Monter pour la première fois dans un train (RER pour relier notre appart de location au centre-ville), l’observation des rails, des aiguillages, des lumières, des stations, des portes, des panneaux l’a captivé à chaque fois
  • Premier restau japonais, hélas les chiens ne font pas des chats, il nous faut donc nous faire une raison : F. représentera désormais une concurrence redoutable dans l’engloutissement de sashimis
  • S’en donner à cœur joie sur des aires de jeux du tonnerre…. Occasion pour nous de constater l'aisance avec laquelle F. aborde à présent ces nouveaux défis














  • Voir décoller un hélicoptère juste sous ses yeux (suite à une intervention d’urgence à proximité)… et faire voler des « hélicoptères » (vous savez, les samares des érables) avec son père
  • Utiliser et approfondir ses connaissances en allemand, ses arrières-grands parents ne parlant pas français. Là-dessus, je reviens très vite vous faire un billet plus détaillé, mais sachez que je suis très, très fière : notre nouvelle stratégie (dont je détaillais les premiers aspects ici) a clairement porté ses fruits, la dynamique est là, l’intérêt aussi, et cela s’est vu ! Cela a permis des petits moments de complicité avec les grands-parents. Et puis... c’est vraiment très encourageant, et m'a confirmé que nous étions sur la bonne voie.


Pour nous, ce fut un séjour détendu, tranquille, à 4 loin du quotidien, à découvrir Berlin autrement :
  • certes, le volet culturel était plus ou moins absent (d’ailleurs à ce niveau il m’est venu une idée – c’est suffisamment rare pour que je le partage, et si vous avez un avis sur le sujet ça m’intéresserait : ce serait-y pas cool de créer un billet « famille » pour les grands musées, réservé aux familles visitant avec un enfant de moins de 6 ans, à tarif très réduit, mais autorisant simplement 1h de visite ? ou même 45 min, je ne suis pas chienne. Cela faciliterait la mise en contact de l’enfant avec des musées, en permettant une durée de visite adaptée à son niveau d’intérêt sans ruiner les parents)
  • Mais nous avons réussi à passer deux pleines journées dans le centre-ville, à flâner (ah, la largeur des trottoirs berlinois) sur des chemins bien connus. Après réflexion, nous avions choisi l’option 1 poussette + 1 Mei-Tai, et c’était parfait ;
    • dans le Mei-Tai en position dos, la miss a bavassé, pointé du doigt, ou dormi, 
    • et le jeune homme a alterné stations calmes dans la poussette et gambades à nos côtés, avant de finir par s’endormir dans la poussette…
  • Nous avions craint une ville « envahie » par les réfugiés, car c’est l’image que se plaisent à donner certains médias allemands (et notamment ceux suivis par mes beaux-grands-parents), mais nos craintes se sont révélées vaines. Il y a peut-être un peu plus de monde, mais ça reste discret.

Au passage, un tuyau pour les familles IEF notamment : l’exposition Erlebnis Europa / Europa experience, à la Maison Européenne de Berlin : superbement bien faite, pour tous les goûts et tous les âges (F. est ressorti avec son drapeau étoilé et un cahier de coloriages), et bien entendu toutes les langues… personnellement j’ai un faible pour les cartes en relief et je me suis régalée avec cette carte interactive.

Nous avons pu apprécier des températures clémentes, une météo variable mais plutôt coopérative, et surtout nous remplir les yeux d'un automne magnifique : Berlin étant une ville incomparablement plus verte que nombre de capitales, en automne cela donne une ville incomparablement plus jaune, dorée, rousse.
L’automne s’y déploie dans toute sa splendeur et nous avons eu le sentiment d'y goûter différemment, car à travers les yeux d’un Bébou émerveillé pour qui tout est nouveau… et abondamment commenté !


Sur un plan plus bassement matériel

Pendant que j'y étais, ce séjour m'a donné l'occasion de tester un aspect Zéro Déchet : me passer de papier cellophane.
Je n'en avais ni emporté, ni acheté sur place, et j'ai fonctionné avec les deux-trois tuperware fournis dans la cuisine de notre appartement. Ça demande un petit changement d'habitude, mais je crois que je suis presque mûre pour y arriver (le temps d'écouler nos stocks de papier cellophane et je serai tout à fait à point!). 
Question, du coup : pour des récipients en verre (car chez nous je réchauffe à la vapeur, pas de micro-ondes, donc j'aimerais m'épargner de re-transvaser mes machins dans un bol allant au cuit-vapeur), quelles marques me conseillez-vous ?
J’en ai aussi profité pour faire quelques emplettes,
  • un peu d’Usborne en allemand à prix cassés (mais j’ai déjà promis un billet dédié ! edit: ici), 
  • et puis il aurait été dommage de repartir sans profiter des multiples marchés aux puces qu’on trouve partout les dimanches, nous avons donc fait un tour à celui qui était le plus proche de chez nous, et quelques euros plus tard j’en repartais avec 
    • une dizaine de livres d’enfants en allemand, 
    • ainsi que ces petites figurines en bois (elles m’ont tapé dans l’œil car j’ai en tête ce billet de Clotilde).
Figurines qui ont connu un succès instantané puisque dès notre retour, elles ont provoqué la première séance de jeu spontané avec l’arc-en-ciel !!




Bref, partis à reculons, rentrés à reculons aussi !
Avec l’envie de revenir plonger F. dans ce bain de langue et de différence culturelle dans pas trop longtemps, du coup, Aurélie n’a qu’à bien se tenir ;-)

jeudi 3 novembre 2016

Point octobre 2016

Un mois d'octobre en demi-teintes sur de nombreux plans
  • commencé sous des cieux d'été puis virage automnal, 
  • poursuite de la montée en puissance  IEF puis pause forcée : comme je l'évoquais au passage ici, notre volet tardant à être réparé la salle de classe est demeurée plongée dans la pénombre et l'effet s'en est fait sentir. Après quelques séances sans aucune concentration, j'ai décidé d'arrêter la casse et d'éviter à de mauvaises habitudes de s'installer : nous réinvestirons les lieux quand ceux-ci seront auront récupéré leur luminosité et la sexytude associée;
  • rythme encore très lourd pour Monsieur Bout sur la première quinzaine, puis efforts faits et plus de présence sur la deuxième. Avec même un mercredi de passé à la maison suite à une petite intervention chirurgicale,  mercredi qui nous a rappelé les temps bénis de sa période de chômage...; et pour terminer, quelques jours d'omniprésence paternelle avec nos vacances à Berlin !
  • Des moments plus tendus, notamment en début de mois, et d'autres plus sereins ensuite

La Bébounette

A fond sur le langage, toujours
  • bavasse toujours plus
    • pomme, banane, marrons, raisin, clé, le pot, chapeau, oreille, perle
    • au r'voir
  • de plus en plus de mini phrases, autour du verbe vouloir , avec ajout de la négation: "veux lait, veut l'eau, veut pas lait"
  • Mal, ai mal, ai bobo  : d'ailleurs à ce niveau-là, et concernant aussi la phrase "veux câlin", je suis touchée de voir cette minimiss être ainsi capable d'exprimer verbalement ses émotions. Quand elle me poursuit et me tend ses bras avec son "veux câlin", je me dis "wahou!"
  • apparition du mot "pardon", en situation bien évidemment
  • et dans le tas, utilisation de mots pour d'autres : "Popi" pour livre, car F. a eu une grosse période où il en lisait beaucoup, confusion entre canard et poule. Et en traitant aussi les moutons de canards.

Elle commence à faire des bisous! Pour le moment dans le vide, en revanche elle nous tend ses peluches et fait des bisous dans le vide pour nous signifier que nous devons les embrasser...

Elle a sorti une 5ème dent ; à quasi 17 mois...

Autre grande étape : sevrage définitif en début de mois
  • Pour mémoire, depuis la fin août elle était encore allaitée "légèrement' : une partie du lait pris le matin l'était chez moi, mais elle et moi nous montrions de moins en moins patientes pour cela; 
  • un weekend de début octobre son père l'a levée et mise dans sa chaise haute, et ce n'est qu'à la fin du petit déj que j'ai réalisé que nous avions zappé la tétée... et que ça m'allait très bien.
  • Une fin inopinée mais naturelle, tout en douceur... elle se contente de réclamer plus souvent des câlins ;-), je dois notamment veiller à un bon gros câlin le soir avant de la coucher, sinon c'est le drame.

Motricité également toujours plus assurée
  • elle boit au gobelet depuis son plus jeune âge (ou plutôt depuis ses 6 mois environ) puisque tout liquide autre que mon lait est dès le départ proposé dans une simple tasse; mais à présent, après s'être copieusement entraînée dans le bain (miam miam le bouillon de culture), elle tient son gobelet elle-même; en revanche, une fois qu'elle a bu, il faut être au taquet pour récupérer ledit gobelet avant que celui-ci ne répande son contenu par terre, la miss n'ayant encore cure de le tenir à la verticale

  • elle a commencé à s'intéresser concrètement au vidage de la machine à laver. Une activité qu'elle gère avec beaucoup de soin et de discipline, et plus de persévérance et de méthode que F. qui se décourageait face aux grosses pièces (je sais, je compare mes enfants, péché capital selon F&M. Mais je le fais ici, d'autant plus à loisir que je m'en abstiens une fois l'ordinateur refermé) : elle tire ainsi avec obstination sur le bout de serviette attrapé, déplaçant sa prise à mesure que le tissu sort, jusqu'à ce que celle-ci soit entièrement sortie.

  • grosse découverte vite devenue une passion : l'enfilage de grosses perles en bois sur du fil chenille. L'enfilage en lui-même fonctionne bien, il manque encore la récupération du petit bout de fil et la capacité à pousser / faire glisser la perle de long du fil





 

Le Bébou

bavasse, lui aussi, et à eux deux, ça y va !
  • point qui nous fait marrer en ce moment : les adjectifs sont scrupuleusement accordés au féminin, selon des règles point toujours parfaitement correctes : une odeur sera "bonte", une chaussure "marronte" ...
  • acquisition du "non merci" : après explication de la règle, je fonds à le voir l'utiliser consciencieusement et fièrement !

Grand moment dans ma vie de Gwen : en début de mois, j'ai enfin réussi à lui apprendre la technique standard (manteau par terre) d'enfilage de manteau ! 
J'avais essayé à plusieurs reprises de lui présenter le machin, mais j'avais toujours connu un bide total. Et puis là, peut-être parce que je l'ai fait avec mon propre manteau en surjouant un enthousiasme délirant, ça a pris tout de suite et depuis c'est une tâche dont F. s'acquitte avec une application sans faille. 

Intérêt croissant pour le graphisme, les lettres, les chiffres
  • cela s'est vu en peinture
  • cela s'est vu face à l'accueil réservé à mon craquage Usborne (qui fera l'objet d'un petit billet très bientôt), mais aussi
  • application à suivre les lignes des livres : "non, c'est moi qui lis", et hop, l'index suit chaque ligne en silence
  • repérage des "zéros" dans les phrases (les "o",  bien entendu!)
  • et enfin, sur la fin du mois, lecture de tous les chiffres à sa disposition : bien évidemment dans l'ascenseur, c'est là que s'est faite son initiation, mais dans les rues, sur les panneaux, dans les livres... (la numération en tant que telle fonctionne de manière à peu près fiable jusqu'à 3; ensuite, ça dépend du vent)

Niveau propreté de nuit, une première quinzaine assez modeste (une ou deux séries de deux nuits sèches), puis pouf, 4 nuits d'affilée juste avant notre départ en vacances, et ensuite les deux premières nuits en vacances furent sèches aussi! Jusqu'à ce que F. ne se mette à avoir peur de l'alarme incendie de notre appartement de vacances et n'ose plus se lever la nuit (ce qui nous a offert des couchers hyper calmes, en revanche ;-) )


Une relation frère-sœur qui a également mal commencé le mois, et l'a beaucoup mieux terminé. Mais là aussi, et suite aussi aux souhaits exprimés en commentaires de mon bloguiversaire, je reviendrai vous en parler bientôt dans un billet dédié ;-)


Quant à la Gwen, ce fut un mois fatigant, 
  • entre rebondissements professionnels et angoisses existentielles (mon ravissement que mon CDD s'arrête n'a cessé d'augmenter....mais mon désespoir devant le peu de cas qu'on fait des besoins de mes pioupious, aussi ! Ce n'est pas du tout comme si en ce moment, je ne servais à rien...), 
  • et surtout grandes réflexions et remises en question éducatives autour de la gestion de la colère. Je suis heureuse d'avancer, tout lentement que ce soit, sur ce chemin, et j'ai terminé le mois un peu anxieuse car notre participation aux ateliers F&M était compromise bicoz potentiel surbooking... mais novembre a commencé par me rassurer sur ce point. 

Novembre promet !!