lundi 27 août 2018

Les fameux gros mots : 6 moyens "made in parentalité positive" afin d'éviter leur usage

Être parent, c’est connaître des bonheurs minuscules et délicieux, et de très grandes joies. 
C’est aussi connaître de gros, gros moments de solitude.

Parmi ces moments de solitude, il y a ces instants auréolés d’une aura particulière, ceux où notre progéniture choisit d’employer un vocabulaire pas très, euh… les Allemands ont un terme très parlant : « salonsfähig », c’est-à-dire en gros, qui soit utilisable dans un salon. Disons, nous, « fleuri ».

Et justement, parmi les grands moments de solitude que je n’ai jamais pris le temps de partager sur le blog, malgré mon intention de faire (je me doutais bien qu’une bonne partie de mon lectorat se sentirait moins seul …), il y a ainsi, les premiers mots de la Bébounette. Rappelons-le, la Bébounette a marché assez tôt, et parlé franchement tôt, tout en conservant un gabarit plutôt minus.

Parlé tôt, moui… C’est plein d’avantages.

Ou pas, quand une minuscule petite fille lâche, du haut de ses 16 mois, et au milieu d’un square bien fréquenté, un « P**ain ! » tellement bien prononcé qu’il n’y a même pas moyen de prétendre qu’elle a essayé de dire autre chose 
« En ce moment, on lui lit des extraits d’une biographie de Pétain le soir » nan ça marche pas, 
« elle cherche à échanger des potins, en fait » ouais…

Eh oui, c’est la joie, quand notre Seize-Mois-qui-en-paraît-tout-juste-Douze inclut, dans la première vingtaine de mots qu’elle maîtrise, l’un ou l’autre de ces fameux GROS MOTS. 
C’est le moment, généralement, où on a très envie de prétendre n’avoir aucune idée d’à qui est cet enfant, ou alors, qu’on nous l’a juste prêtée. Hélas, un « Mamaaaan » tout aussi sonore que le « P… ! » qui l'a précédé démolit notre couverture en un rien de temps.


Bref, les gros mots, c’est quand même la loose. C’est le truc qui, en privé, peut facilement nous hérisser, et en public, nous couvrir de honte / nous exposer à des remarques et jugements fort désagréables / être source de conflits avec pas mal de monde, voire conduire à l’isolation sociale de notre bavard rejeton (rayez les mentions inutiles… mais vous n’allez pas rayer grand-chose).
Sans compter, bien entendu, que l'usage de ces mots a un excellent potentiel de transformation immédiate de notre modeste personne, assez cool pourtant en théorie, en harpie rageuse reniant la parentalité positive et ses principes.

Nous n’avons pas été épargnés, donc, d’autant que, vous vous en doutez bien, si E. a su si vite inclure un charmant mot à 6 lettres dans son vocabulaire, c’était (quelle joie d’avoir des enfants rapprochés), sous l’influence et la tutelle patiente de son frère aîné. 



Petit tour d’horizon des outils à la disposition d’un parent positif (ou essayant de l’être) pour gérer la grosmotitude.
(glanés au hasard de diverses lectures, et tous testés par votre servante, pour le bienfait et l'éclairage des foules composant son lectorat)

1. Ignorer

Oh voui ! 
Ignorer ! 
Très franchement, quand un jeune enfant en pleine découverte du langage arrive avec ce genre de mot tout frais, une réaction un peu marquée de notre part ne conduit généralement qu’à une chose : l’intriguer, donc l’inciter à répéter
Eh oui, nos enfants sont de grands scientifiques. Confrontés à un phénomène étonnant (« Quand je dis ce mot particulier, ça énerve, inquiète, fait crier maman ou papa, etc »), ils n’auront de cesse d’expérimenter pour vérifier si cela se reproduit. Ils vérifieront leur expérience auprès de nous, puis étendront aussi le champ d’expérience à d’autres personnes, pour notre plus grand bonheur.

Donc, oui, ignorer c’est vraiment la meilleure solution au départ, quand on peut.

D’ailleurs du temps où le Bébou avait commencé à élargir son vocabulaire dans une direction un peu embêtante (c’était vers 2 ans et demie, je crois), j’avais assez bien réussi à garder mon calme (enfin, passée une première réaction un peu vive qui m’avait justement permis de constater l’intérêt scientifique que celle-ci avait suscité). 
J’avais réussi, passé l’effet de surprise, à gainer mes nerfs d’acier, et à accueillir les mots fleuris avec une indifférence digne d’un maître zen. Et en effet, hop, je dirais qu’en une dizaine de jours c’était réglé. Les gros mots avaient disparu, remplacés par d’autres acquisitions langagières bien plus intéressantes.

Youpi ! Pour cette fois.

Hélas, hélas, quand le deuxième épisode grosmotesque survint, la Bébounette était en mesure de s’y intéresser, et alors là....
C’est bien plus dur de rester zen quand DEUX enfants s’amusent à manier ce genre de mots, et que dans le tas, y a une demoiselle de SEIZE mois, cf plus haut.
Chacun des deux est un public tout trouvé pour l’autre, et l’un remet cent balles dans la machine pile au moment où l’intérêt de l’autre pourrait commencer à s’émousser

Donc, ignorer devient à la fois au dessus des forces du parent, et inefficace.

C’est le moment de s’amuser avec sa boîte à outils (Youpi !)


2. Montrer les sentiments, expliquer l’impact


Il s'agit de partir du principe que l'enfant est en plein apprentissage, et parmi cela, il y a l'apprentissage à la fois des codes sociaux, et de la prise en compte de ses propres émotions, et de celles d'autrui. Et la première personne pour dispenser cet enseignement, c'est nous ! (encore youpi). Donc à nous d'expliciter ces codes sociaux obscurs.
J’aimais bien l’image des « mots cailloux » : ce sont des mots qui peuvent faire mal, que les gens n’aiment pas entendre, cela peut les mettre en colère ; quand on dit ce genre de mots, les personnes n’ont généralement pas envie de parler avec nous…



3. Accueillir les sentiments et montrer d’autres manières de les exprimer


Passée la joie de la découverte (et on peut toujours exprimer cela avec eux « Ah tu trouves cela drôle n’est-ce pas ces nouveaux mots ? Le souci c’est que… » et hop, on embraye sur le point 2.), l’enfant va généralement utiliser ces mots pour exprimer des émotions un peu difficiles à vivre : frustration, colère, peur… (un peu comme nous, tiens. Bizarre, vous avez dit bizarre ?).

De la même manière que face à un enfant qui tape, il ne s’agit pas d’interdire purement et simplement ce comportement : ce serait donner le choix à notre enfant entre persister dans ce comportement OU nier, réprimer son émotion, laquelle a besoin de sortir, pourtant.

Eh non, là encore, rappelons-nous ce mantra de Haïm Ginott, un père fondateur de la parentalité positive : 
"Tous les sentiments sont acceptables, tous les comportements ne le sont pas."

A nouveau, notre rôle est d’accueillir l’émotion de l’enfant ET de de lui apprendre à l’exprimer d’une manière socialement acceptable. Bien évidemment, c’est ça qui est drôle, c’est un long apprentissage…
« Ah, tu te sens frustré de …. 
Ça te met en colère que…. 
Hum, quand on se sent en colère, on peut dire « je suis en colère » ! / On peut froisser une boule de papier !
Dessine moi ta colère » 
(avec, selon les cas, un peu du numéro 2. Mais il vaut mieux rester bref, rappelons nous que plus c’est bref mieux ça a des chances d’atteindre le cerveau un peu surmené de notre enfant).


4. Rediriger en remplaçant par d’autres mots drôles ou en circonscrivant



Quand décidément l’attrait des gros mots est trop fort, y couper court ne fonctionne pas.

En revanche, réorienter légèrement peut porter des fruits.

Soit, réorienter sur d’autres mots drôles
  • on peut proposer (ou proposer d’inventer) d’autres mots drôles à la place : y a pas à dire, en pleine aire de jeux on est beaucoup plus à l’aise avec un « saperlipopette » ou encore « corneguidouille » qu’avec le fameux P*** (et c’est l’occasion de redécouvrir les trésors linguistiques des temps passés…) ; 
  • L. Cohen, dans son fameux « Qui veut jouer avec moi », conseille même de réagit aux insultes par une interdiction factice : « Tu peux me traiter de tous les noms, mais surtout, ne m’appelle pas ‘chou-fleur à roulettes’ ! » (avec bouchages d’oreilles et colère feinte mais très démonstrative si, comme c’est bien évidemment le cas, on se fait traiter de chou-fleur à roulettes dans la seconde)

Ou on peut réorienter sur un lieu, en circonscrivant : « Ce sont des mots qu’on a parfois très envie de dire, dans ce cas là, on peut les dire aux WC ». Ce qui permet, ensuite, d’énoncer une simple règle « Les gros mots, c’est dans les WC », ou même « Les gros mots, c’est dans les … ? » ou encore d’emmener l’enfant par la main aux WC, en prenant un air très affairé et pressé (un peu comme quand ledit enfant a un besoin pressant, quoi ; là c’est un besoin pressant d’évacuer des gros mots). La règle sera d’autant plus forte qu’on se l’appliquera à soi-même : « Oooh j’ai très envie de dire un gros mot, je file aux WC ! » et hop on en balance quelques uns bien sonores (déjà connus des enfants, hein : pas la peine d’élargir leur vocabulaire).

On peut aussi réorienter sur le destinataire
  • « Quand nous sommes avec d’autres personnes et que tu as très envie de dire un gros mot, tu peux venir me le chuchoter tout doucement à l’oreille ». Hop, reconnexion : d’une pierre deux coups ! 
  • Encore faut-il être à l’aise avec cela. Une alternative qui peut fonctionner est de proposer « Hum, quand tu as très envie de dire un gros mot, tu pourrais me faire un signe secret comme ça je saurais. Quel signe secret pourrions-nous utiliser ? »



5. Passer à l’action en se protégeant / protégeant les autres


Une fois qu’on a expliqué qu’il s’agissait de mots désagréables, contraires au respect de la personne, il peut être nécessaire de passer à l’action pour faire passer le message. Jane Nelsen appelle ça « se respecter soi-même ».
On se protègera d’un comportement irrespectueux en soulignant qu’on n’a plus envie de jouer / qu’on préfère changer de pièce mais qu’on est dispo pour reprendre la discussion / le jeu dès que cela pourra se faire avec respect.

Et en ce qui me concerne, quand les gros mots ont lieu à l’extérieur / en présence de tiers, je demande à F. si telle ou telle chose peut l’aider à utiliser des mots respectueux ou si il vaut mieux que nous nous éloignions des autres pour le moment. Je ne répète pas cela 32 fois (auquel cas je risque de flirter très vite avec la menace), et n’hésite pas à rentrer mon petit monde / m’isoler avec mon fils au besoin.



Voici un panel d’outils déjà à même de bien aider face à la période « gros mots » que traverse tout enfant.

Néanmoins, parfois, cela ne suffit pas
. Rhaaaaaa.
  • Explication 1 : dynamique d’apprentissage, rappelons nous que souvent la répétition est fréquente et nécessaire avant que la leçon ne porte du fruit
  • Explication 2 : il y a quelque chose derrière

Oui, si rien ne marche, il s’agit d’aller creuser plus loin : que révèlent ces gros mots ? L’agressivité, qu’elle soit verbale et physique, est le plus souvent un message
Dire des gros mots peut être un simple signe de curiosité, et dans ce cas, les 5 outils détaillés ci-dessus devraient suffire, mais l’usage répété de gros mots, une agressivité verbale prononcée sont probablement davantage liés à un besoin de se sentir puissant, à un besoin de maîtrise, à des peurs, des problèmes non résolus, une colère durable et non exprimée.

C’est une piste que j’ai trouvée très intéressante dans « Développer le lien parent-enfant par le jeu » dont je vous parlais tout récemment, et qui consacre un chapitre à ce point-là. 


6. Identifier et combler le besoin bien caché derrière l’usage de gros mots

Si c’est un besoin de pouvoir, A. Solter propose 
  • des jeux donnant un sentiment de pouvoir à l’enfant, comme le fait de le prendre sur le dos et de se laisser guider : tape sur l’épaule droite, on va à droite, tape à gauche, on va à gauche.
  • Ou encore, des jeux permettant à la colère de l’enfant de sortir : bataille d’oreillers (dans lequel le parent se fait impérativement mettre la pâtée), 
  • ou tout simplement des moments régulier de jeu libre et exclusif permettant à l'enfant d'exprimer ce qu'il ressent et, aussi et surtout, de se reconnecter à son parent. (on retrouve le fameux temps dédié présent chez Jane Nelsen mais aussi fort logiquement, chez de nombreux autres auteurs en parentalité positive);

Il s’agit d’avoir recours à ces jeux quotidiennement et de miser un maximum sur leur effet restaurateur, à la fois du lien parent-enfant, et de l’intégrité émotionnelle de l’enfant, pour que notre grossier charmant enfant n’ait plus besoin d’avoir recours à l’agressivité verbale.

Cette dernière approche m’a fait un bien fou et je note des progrès dans le bon sens depuis que je l’ai rajoutée à ma boîte à outils !!

Évidemment, elle prend du temps et agit sur le long terme, mais…  

Aux gros mots, les grands remèdes

15 commentaires:

  1. Coucou ma Gwen,

    Perso, j'ajouterai à ta liste un élément qui me semble de taille : l'EXEMPLARITE.
    Commencer par soi-même : limiter ses gros mots.
    Quand Minimog a sorti son premier "putain". Passée la première réaction "OMG WTF", je lui dit qu'ON allait faire un effort pour arrêter d'en dire. Il va sans dire que nos enfants n'inventent pas les gros mots, ils les entendent, dans un usage plus ou moins répété, souvent grâce à nous (en tous cas moi, très clairement, ce fut mon cas).

    J'avais d'ailleurs écrit un superbe article à ce sujet >p
    https://famillesenharmonie.blogspot.com/2016/11/et-si-javais-dit-arretes-sinon.html

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    1. Que tu as raison !
      D'ailleurs nos difficultés ne sont pas sans lien avec l'énervement assez constant de Monsieur Bout, dont le trop-plein s'exprime par des expressions qui me font grincer des dents ...

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    2. Les messieurs sont rarement d'une grande aide.

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    3. "Les messieurs sont rarement d'une grande aide."
      Allez BIM ! C'est-cadeau-ça-mange-pas-d'pain ! Ce genre de commentaire me donne TELLEMENT envie de péter un plomb. Mais je vais faire dans le consensuel et répondre sur le fond, parce que je suis bien élevé. Sait-on jamais, je serai peut-être d'une petite aide.
      L'exemplarité : oui, mais non. Les parents ne sont pas des exemples. Ils sont des référents. Croire que vos enfants suivront les exemples que vous êtes, ne peut que conduire à ancrer en eux les aspirations que vous avez ou aviez pour vous (et franchement, c'est pas toujours une idée lumineuse).
      Sans aller aussi loin, les parents définissent des limites, constamment. C'est en ça qu'ils sont référents : ils définissent un cadre. Donc, les gros mots, c'est comme l'alcool, le tabac, et le sexe (oui je force le trait) : c'est réservé aux adultes. Point. Les parents n'ont PAS à être exemplaires. Les enfants, oui.

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    4. C'est TA façon de fonctionner. Je ne suis pas d'accord avec cette inégalité liée à l'âge.

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  2. Merci, merci, merci ! tellement d'idees a appliquer... ici plusieurs gros moments de solitude cet ete... quand mon grand crie "PUTE... PUTE..." a la plage par exemple.. hum... il voulait ne pas prononcer le mot "putain" en entier en fait, mais ne pouvait pas savoir que celui-ci est pire (je pense d'ailleurs qu'il ne pouvait reellement pas savoir, car autant putain est un mot de mon top 10 de vocabulaire, autant pute...). Et quand numero 2 demande a sa mamie "le dessin anime de putain s'il te plait", qui en fait est Fort Boyard, dont nous leur avions montre 20mn apres notre passage devant le VRAI fort cet ete ! bah oui, une candidate passait son temps a dire le gros mot, ce qui avait visiblement retenu l'attention d'Augustin et de son frere... oups ! Deja qu'ils regardent rarement la TV, si c'est ce qu'il en a retenu... mais dans les 2 cas, le malaise en tant que parent ! je retiens surtout l'interdiction factice puisque le jeu marche hyper bien ici. Je te dirai lors de notre prochain atelier F&M si ca a marche !

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    1. Hahaha ! En union de solitude ...
      je suis ravie que tu y trouves de quoi t'armer ! J'écouterai ton compte rendu avec passion...
      hate de reprendre les ateliers avec toi !

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  3. Je crois que le troisième mot de ma 14 mois après maman et coucou était "Pata" utilisé sous forme de "Pata Pata pata !". C'était l'ainee donc difficile d incriminer un grand frère . Malgré la prononciation difficile de s'y tromper. J'ai jouer le détournement : "aaaaah ! Tu veux dire poussette !!!!! Oh oui on a prendre la poussette pour sortir". Des pâtes ??? A la bolognaise ? A la crème fraiche ? " Résultat elle a vite appris d'autres mots, à cet âge là ça passe. A 6 ans c'était de la transgression test, j'ai rigolé de son expérience scientifique, elle aussi ouf ! J attends sans impatience la fournée "je suis une grande je me réveille".
    Premier mot du petit trois à 10 mois : "caca" ! (Et là avec 2 grandes sœurs de moins de 6 ans cela a eu un autre impact. Bon heureusement à cet âge la personne ne s'attend à ce qu un bébé parle donc personne ne l'entendait... Bon et puis c'est du langage courant...
    Je note toutes les bonnes idées de jeu. Nous faisons des sessions crotte de crotte de crotte de bique très dans la voiture ou caca...tirs caca...huète etc... :D

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    1. J'adooooore
      C'est chouette la maternité

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    2. Ca m'a rappelé la chanson de Miriam Makeba: Pata Pata. Et Cacatoès sans doute, comme dans la chanson d'Anne Sylvestre Madame pipistrelle etc.

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  4. Ah j'adore le "Tu peux me traiter de tous les noms, mais surtout, ne m’appelle pas ‘chou-fleur à roulettes’ !"

    Bon cependant je dois dire qu'on est assez épargnés... Je croise les doigts pour que ça dure!
    On a eu un temps les mots toilettes (pipi caca et cie) et effectivement il y a eu des déballages d'Antoine hurlant ces mots dans nos WC (et la voisine qui tape au mur...)
    Les quelques gros mots sont appelés les mots poubelle et effectivement on a la chance de ne pas trop les entendre. Ouf! Mais du coup je suis parfois génée quand on regarde un film où il y a beaucoup de gros mots (et en fait c'est trés souvent :-(

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    1. J'ai ri en pensant à la voisine tapant au mur...
      +100 sur l'échelle de la mauvaise mère !!

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  5. Cet article tombe à pile poil pour ma fille de 4ans qui répète en boucle comme un jeu "putain de caca prout". Elle sait que le premier mot est "interdit" puisqu'elle ne veut pas me le répéter.
    J'ai lancé la mode des gros-mots fruitiés (sur le modèle chou-fleur à roulette, on a décliné : pomme de terre cramoisie, pomme pelée, tomate rabougrie, etc.
    Du coup, elle s'amuse avec ça et c'est bien plus drôle !
    Bon, reste à gérer le caca-pute (catapulte selon elle, mais j'ai un doute parfois)

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    1. Supeeeerbes adaptations personnelles !!!

      Je me bidonne sur le catapulte. L'avantage d'écrire ce genre de billets, c'est qu'ensuite en lisant les comme tapées ok se sent moins seule...

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