dimanche 9 avril 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #9 (ou pas)

J'avoue avoir failli ne pas publier de billet pour cette semaine, tellement celle-ci a été difficile. 
Il y a eu des journées noires, et du coup 
  • ce sera une semaine à trous : croyez-moi, il y a eu nombre d'épisodes dont il serait difficile de tirer la moindre inspiration.
  • si certains exemples vous semblent très insignifiants, dites-vous bien que c'est que la journée concernée n'aura pas permis de livrer quoi que ce soit de plus élaboré...
Cependant, il m'est finalement apparu très important de persister dans ces billets, important pour moi: parce qu'avoir ce billet en gestation, c'est à la fois 
  • une incitation à essayer de gérer un tout petit mieux tel ou tel moment (histoire d'avoir un truc à écrire, zut!),
  •  et une incitation à voir mes interactions avec mes enfants sous un jour plus positif, en y repérant LE machin qui s'est quand même bien passé (même minime).
Par ailleurs, cette semaine aura été marquée par des réflexions, observations, décisions, que je viendrai partager avec vous en temps utile. C'est-à-dire plus tard, après un certain temps de décantation.

 
Samedi:
Depuis qu'elle a de nouvelles chaussures, du style babies avec bride à scratch, E. s'entraîne longuement à les enfiler seule. Ce qu'elle parvient à faire ce matin au moment de partir en excursion.
F. observe et dit
"Attends, je t'aide"
Il s'agenouille aux pieds de sa sœur, et avec beaucoup de concentration, lui attache les deux brides.


Dimanche: 
RAS. 
Oublions.
Parlons météo.
Oh, si, certains points restent toujours acquis, mais sont noyés par le flot des mini-catastrophes.


Lundi:
En fin de journée, je constate que F. a découpé une série de petits papiers qui jonchent le parquet du salon. J'exprime mon mécontentement et énonce la règle
"Je n'aime pas voir des petits papiers éparpillés par terre. Les petits papiers vont la poubelle."
Les petits papiers allèrent dans la poubelle (ou comment, malgré de fameux moments en loose ce jour-là, il est toujours possible de repasser en mode coopératif...) : un conflit d'évité, parmi 100 dans lesquels on s'est englué, c'est toujours un conflit d'évité bon sang!


Mardi:
Une journée difficile à plus d'un titre, plus que difficile même. Bison Futé dirait "noire dans le sens des départs et des arrivées." 
Bien évidemment le coucher s'en ressent.
Du coup, après une énième sortie de F. de sa chambre, c'est au tour de Monsieur Bout de perdre patience et de l'y ramener d'une manière manquant de douceur. Pleurs de F.
J'y vais, prends un F. très agité dans mes bras, m'assieds sur le tapis et le maintiens sur mes genoux. Je me contente ensuite de répéter une seule phrase qui, du reste, reflète également très bien mon propre état d'esprit :
"C'est dur. C'est très dur."
F. finit par se calmer et je le recouche. Il ne bougera plus de sa chambre.


Mercredi:
Au parc, un papa ravi vient me dire que F. jette du sable sur son fils (un an max...); comme ce n'est pas le premier comportement antisocial de cette sortie, je décide qu'il est temps d'arrêter les frais, je vais chercher F. doucement mais fermement et j'annonce que nous rentrons.
Méga colère... : F. décharge à la mesure de la journée qui a été difficile. 
Je traîne donc un F. hurlant hors du parc (dans ma grande chance, j'ai de la visite, donc ma copine est avec moi au parc et gère E. dans sa poussette), F. qui, si je le lâche, part en courant dans la direction opposée; dès que je peux, je le prends dans mes bras. Il se débat mais je le porte en mode sac à patates, lui dis "c'est difficile" et attends que ça passe (tout en avançant).
Coup de chance, nous croisons une famille dont F. avait calmé une petite fille en colère à l'aller en lui tapant la discute: renvoi d'ascenseur, ils font de grands coucous histoire de faire diversion. F. progresse vers le calme, je le porte ensuite lové contre moi pendant encore quelques centaines de mètres.

Jeudi:
Rien à déclarer, pour cause de
  • Journée passée en amoureux à Europapaaaark. En amoureux, donc sans enfants !!
  • Gwen en niveau zéro, aussi capable d'utiliser sa boîte en outils (et donc d'avoir une utilisation à narrer) qu'un escargot de danser du flamenco (si si. Si l'une d'entre vous sait me faire le dessin correspondant, qu'elle me l'envoie!)
  • Gwen en niveau zéro, qui laisse donc Monsieur Bout gérer le fiston le matin et le soir.

Vendredi:
F. découpe allègrement du papier au-dessus du carrelage.
« Oh, ça fait des petits papiers par terre. Les petits papiers vont à la poubelle. »
F. se déplace et continue à découper… au dessus de la poubelle. 
Prudente, je m'abstiens d'insister tout de suite, mais attends qu'il ait terminé pour répéter 
"il y a des petits papiers par terre".
Il ramasse.


Reprise trèèès légère en toute fin de semaine, on reprend les bases, et on y va doucement, un peu comme quelqu'un qui a lourdement chuté et qui se meut avec d'autant plus de prudence que les bleus liés à sa chute se rappellent encore facilement à son doux souvenir.

vendredi 7 avril 2017

Flylady + Bullet Journal = cœur

La dernière fois que je vous avais donné des nouvelles détaillées de Flylady chez moi, j'étais en mode rasemottes. (si vous débarquez ici, et ne savez pas de quoi je parle, allez donc d'abord lire ceci)
Mais ça, c'était avant.
Car dès le mois de janvier, Flylady a repris beaucoup de poil de la bête.

D'ailleurs, c'est également dès les premiers jours de janvier que j'ai définitivement ressuscité mon Bullet Journal.

Hasard ?
Coïncidence ?
Je ne pense pas.
(pour celles qui ont repéré la récurrence de cette expression chez moi ces derniers temps, il s'agit là de ma nouvelle private joke avec moi-même - oui je m'entends très bien avec moi-même et nous nous marrons beaucoup; je l'ai empruntée au milieu conspirationniste, je la trouve merveilleuse car accommodable à toutes les sauces)

Eh oui, y a pas à dire, le duo Flylady & Bullet Journal, c'est un duo d'enfer.
La preuve par l'exemple : le mien !

Quelques petits changements qui ont favorisé la résurrection de mon Bullet Journal

  • Un nouveau carnet
    • J'ai commencé 2017 avec un nouveau carnet, et surtout; un nouveau format de carnet, un poil plus petit;
    • et aux pages déjà numérotées (oui, c'est un caprice, mais j'ai décidé que ça valait le coup d'investir dans ce Leuchtturm. Et puis j'ai déjà vécu deux fois l'immense frustration de m'être trompée dans la numérotation des pages et...  c'est un coup à vous faire lâcher le BuJou !)
  • et surtout : nouveau sac à main
    • Enfin, ancien nouveau : on m'en avait offert un il y a deux ans, quand celui que j'avais nécessitait une réparation. J'avais donc expédié le vieux chez le cordonnier, et adopté celui qu'on m'offrait, d'autant plus que le résultat de la réparation ne m'avait pas emballée à premier vue. 
    • Lequel nouveau sac hélas était, au fond, trop petit pour moi : y caser des objets un peu encombrants (mon porte-feuille, mon Bullet Journal) était ardu, j'y parvenais mais les efforts nécessaires pour cela jouaient incontestablement un rôle fort dissuasif et en parallèle j'ai même du renoncer à trimbaler avec moi petite bouteille d'eau et bouquin en cours.
    • Sac de qualité moyenne qui a fini par donner des signes de faiblesse... et je suis donc allée ressortir le sac réparé, qui finalement m'a bien plu après deux ans loin de mes yeux, et zou, nous sommes de nouveau inséparables, et j'apprécie la facilité avec laquelle je peux venir y déposer et prélever mille choses dont mon cher BuJou.

Car le secret de l'efficacité d'un BuJou, c'est bien... la fréquence à laquelle on s'en sert :
  • plus il nous accompagne, plus on y note de choses, 
  • plus on s'y réfère, et plus il nous accompagne, et ainsi de suite. 
Bref, à quelqu'un qui dirait que le BuJou ne "prend" pas vraiment chez lui, je demanderais ce qu'il n'y note pas. Et de se mettre à l'y noter.

De ce fait, dès janvier, mon cher Bullet Journal est venu doper Flylady.
En effet, jusqu'à présent, je suivais l'accomplissement de mes routines journalières au moyen d'une feuille volante (que vous pouvez admirer ici) comprenant un petit rond à cocher pour chacune des étapes de mes routines (ce qui me permettait en outre d'alléger ma routine certains jours, du coup).
Moralité, j'avais mon BuJou d'un côté, ma petite feuille de l'autre, je courais après les deux en permanence.
Jusqu'au jour où j'ai décidé de transférer, tout bêtement, le contenu de la feuille volante dans mon BuJou, en consacrant, chaque mois, quelques pages dudit Bullet Journal au suivi de mes routines Flylady.

Rhö l'effet de fou !
  • Bon, déjà, je perds moins de temps à chercher petite feuille & BuJou, puisque je ne cherche plus que BuJou.
  • Ensuite, je le cherche beaucoup moins, puisque je passe mon temps à y avoir recours
  • Or, passant mon temps à y avoir recours, je ... passe mon temps à y avoir recours. Cf point évoqué plus haut !
  • Ainsi, quand je me saisis de mon BuJou pour y noter un truc, j'ai vite fait d'aller vérifier où j'en suis dans ma routine Flylady, ce qui m'aide à me relancer sur une étape restée en souffrance...
Car une chose est sûre en ce qui me concerne : cocher les cases de ma routine Flylady (ou celles de mon BuJou) constitue un élément essentiel de motivation pour l'accomplir, cette routine !
Le nombre de fois où, le soir, motivée pour rien hormis m'affaler sur le canapé, la perspective de laisser toutes ces petites cases vides m'effraie et m'incite à jeter un œil sur ma routine en mode "allez, quand même, choisis en quelques-unes que tu vas cocher !"...
Et quand je me saisis de mon BuJou pour cocher une case Flylady, j'ai vite fait d'en profiter pour coucher sur le papier une idée qui sinon se serait évaporée, ou encore regarder ma to-do list / mon programme de la journée et enchaîner sur l'un des points notés.

D'ailleurs, héhéhé, cet effet de fou s'est encore accentué depuis que j'ai décidé de noter en quelques mots ce qui viendra alimenter ma série "Une Semaine en Parentalité Positive" : comme j'ai souvent plusieurs choses à noter en cours de journée, idem, mon BuJou me suit d'encore plus près, donc moi je le suis d'encore plus près également.

Moralité : mes routines Flylady se portent bien, merci.
Oh, elles ne sont pas toujours impeccablement suivies; je dirais même : il n'arrive quasiment jamais que l'intégralité des points soit cochée.
Mais elles sont suivies, très suivies, tout de même. Ce qui n'est pas coché un jour, deux jours, trois jours... finit par l'être le quatrième jour, et c'est très bien comme ça ! Je le disais tout récemment, le perfectionnisme est l'ennemi, et donc vouloir faire sa routine parfaitement, c'est glissant ;-)

Signe que mes routines se portent bien ?  
Elles grossissent : je leur ai rajouté peu à peu quelques lignes, certaines très ménagères, d'autres plus personnelles : épilation, sport, Une Semaine en Parentalité Positive, ménage, sieste...
Au point d'ailleurs que j'ai du modifier ma manière de les gérer dans le Bullet Journal : elles ne tenaient plus dans une double page ouverte à la verticale, j'ai donc fait pivoter mon Bullet Journal (uniquement pour les routines Flylady, hein, je continue à gérer le reste du BuJou dans le sens "normal").
Avant
Après (notez... qu'il reste encore de la place !)

Autres manières dont le BuJou vient soutenir Flylady :
  • j'y note également des idées pour mes moments Flylady, c'est-à-dire des cibles pour mes futurs déminages de Hotspot ou Sauvetages de Pièce
En effet, j'ai remarqué que parfois, je ne déhotspottais pas tout simplement par manque d'inspiration: aucun recoin de la maison ne me vient pas à l'esprit, ou celui qui me vient ne me fait vraiment pas envie à ce moment, ou est situé dans une pièce hors d'atteinte (un enfant y dort par exemple) au moment où je voudrais m'y attaquer.
Pouvoir alors ouvrir mon Bullet Journal pour identifier une cible alternative m'a souvent permis de tout de même accomplir ce point de ma routine.
C'est un mécanisme du reste assez proche de celui qui rend ma routine hebdo de lessives si efficace :  pouvoir m'y référer rien qu'en ouvrant mon Bullet Journal limite considérablement l'effort de volonté nécessaire pour m'y coller.

  • Ah ben, d'ailleurs, puisqu'on en parle : j'ai fini par recopier ladite routine de lessive sur une page de mon Bullet Journal.
(alors, celles qui suivent à fond, et ont lu et relu tous mes billets Flylady, lèveront un sourcil interrogateur et me feront remarquer que la place d'une telle routine est dans le Control Journal. J'applaudirai leur sens de l'observation et concèderai, en rosissant légèrement, que ces temps-ci, mon Control Journal ne fait pas grand chose, alors que mon Bullet Journal, lui, prospère...)

  • Dans mon Bullet Journal également, j'ai inclus le suivi de mon ménage. Mais cela je vous en parlerai dans un billet dédié à la manière dont je me débrouille sans femme de ménage !
Mon Bullet Journal est ainsi en chantier perpétuel

  • Un point tout particulièrement concerné : l'agenda
J'avais un peu expérimenté avec le fait d'inclure mon agenda dans le Bullet Journal, fin 2016. Ce n'était pas tout à fait satisfaisant, donc j'ai commencé 2017 en ayant deux supports : mon Bullet Journal, et un petit agenda bien mince.
Et puis le temps a fait son œuvre, et à force d'avoir recours au Bullet Journal pour tout, j'ai rebasculé l'agenda dedans: après avoir constaté que je n'écrivais pour ainsi dire plus rien dans le petit agenda...

Pour le moment, je me contente d'avoir une double page par mois à la fin du Bullet Journal (pour les 4 -5 mois qui suivent; j'ai ensuite une double-page pour y regrouper tous les mois restant : en effet au rythme auquel je remplis mon Bullet Journal, les 184 pages de mon Leuchtturm ne sauraient me faire l'année. Vu comment les choses sont parties, l'actuel finira le mois d'avril mais n'ira pas au-delà !)
Je l'organise ainsi :

A creuser cependant : ça veut dire qu'en début de mois, je reporte assez bêtement un max d'infos de cette double page vers la page Events qui inaugure le nouveau mois. (mais je complète tout de même avec quelques données).
Il y a probablement moyen d'optimiser, mais je ne sais pas encore comment!


  • Autre truc à creuser : mon Leuchtturm comprend un élastique et un marque page.
Le marque page est toujours positionné sur la double page Flylady, mon stylo marque la page de la journée en cours, et l'élastique maintient le tout... 
Mais idéalement, j'aurais bien un autre marque-page à la page des Menus du mois, par exemple... ou à celle où je suis mon ménage hebdo.(il se trouve que Leuchtturm, justement, à force d'être sélectionné par des Bullet Journalistes, a développé une édition spéciale BuJou, et qui comprend 3 marque-pages ! Le rêve. Mais cette édition n'est proposée qu'en A5 : trop gros pour moi; et en lignes à pointillés : alors que je fonctionne avec des carreaux. Caramba !)



En conclusion : face à l'efficacité d'un tel duo, et à la manière dont il me permet de gérer mes journées de manière à la fois efficace et gratifiante, je ne risque pas de le séparer, mais cherche au contraire à intensifier cette dynamique. 
Et, si vous-mêmes avez trouvé des manières de renforcer ladite dynamique, je suis preneuse de toute idée lumineuse...

mercredi 5 avril 2017

mars 2017

Les semaines filent, les semaines filent, le printemps est officiellement là, et la deuxième quinzaine de mars s'est déguisée en mois de mai ;-)
Mais pire que le rallongement des jours, pire que le radoucissement des températures, c'est l'évolution des enfants qui vient marquer le temps qui passe...

Chez la Bébounette, nous avons à déclarer

Du langage, toujours !
  • Elle s'est prise de passion pour les animaux Schleich et prononce de mieux en mieux "hippopotame" et "rhinocéros"; lion, "cocodile" et zèbre n'ont plus de secrets pour elle...
  • le vocabulaire et la discrimination des couleurs sont désormais bel et bien là ! 
    • Les tris par couleur se font à présent avec application et résultat, et notre demoiselle connaît rouge, bleu, vert, jaune, rose, orange et marron : ce sont tout simplement les couleurs de la frise hebdomadaire qui orne notre entrée et qu'elle voit manipuler quotidiennement par son grand frère. 
    • Signe que l'acquisition est encore toute fraîche : nous alternons les moments où elle utilise ces couleurs parfaitement à bon escient, et d'autres où elle est bien à côté de la plaque... Mais l'intérêt est bien là, et à tous les niveaux : "veux la culotte bleue", "veux assiette rose", sont des phrases fréquentes chez nous actuellement...

S'autonomiser, toujours ! 
De plus en plus souvent, elle raccroche elle-même son manteau au porte-manteau; elle range ses couverts et son assiette au bon endroit, jette à la poubelle. Enfin, le printemps et le passage à des chaussures plus ouvertes lui ont permis d'apprendre à enfiler elle-même lesdites chaussures.

Niveau propreté, nous en étions au point plus que mort ces derniers temps, depuis quelques jours elle retourne, d'elle-même, sur le pot, après avoir dit "caca" ou "pipi", mais sans rien y produire. Hasard ? Coïncidence ? Le panier d'animaux Schleich est posé à côté.
Nous verrons si cela nous mène quelque part !

En revanche, le nouveau domaine dans lequel elle m'épate, c'est la motricité globale.
Bon, déjà c'est une excellente marcheuse, elle a de l'endurance et c'est bien agréable. Les escaliers sont aussi bien maîtrisés.
Mais surtout : le grand hit de ce mois-ci a été : l'équilibre... à savoir : marcher sur des poutres. Toute seule. Y grimper sans aide, et déambuler sans aide aussi. J'avoue que je suis assez étonnée car F. ... (eh oui, on compare toujours à son aîné, qui définit un peu l'échelle pour les suivants...)








Chez le Bébou
  • Compter est plus que jamais "in", et il s'intéresse à présent à la suite numérique au delà de 10. Jusqu'à 14 c'est bon, ensuite tout dépend: si il a les chiffres sous les yeux il est souvent en mesure de compter sans faute jusqu'à 20, sinon on saute directement à 19 et 20...
  • Il commence également à manifester un intérêt pour les lettres (il reconnaît certaines lettres capitales vues en regardant Bob der Zug) .... mais je n'ai toujours pas terminé mes lettres rugueuses !!
  • Lire l'heure est également un centre d’intérêt actuellement, la lecture de l'heure est plutôt acquise, mais pas celle des minutes (notamment, je suppose, en raison du fait qu'il ne connaît ni n'appréhende les nombres au delà de 20)
  • de beaux progrès au niveau de l'autonomisation / contribution à la vie familiale : passer l'aspirateur, éponger le tour de la baignoire après le bain, porter ses affaires au linge sale...

Quant à la Gwen, elle continue à bosser la parentalité positive, mais a aussi entrepris d'autres chantiers dont il conviendra de venir vous parler en temps utile. Allez, je vous souffle le nom de l'un d'entre eux : levain...


lundi 3 avril 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #8

8ème épisode : du mieux, mais des hauts et des bas.

Samedi:
Au petit-déjeuner, F. ôte un fil de sa banane, me regarde et le laisse tomber par terre en faisant "tombeeeer". En tant que tels, mes mots sont adaptés à la situation : rappel des règles et description de problème :
"F., le fil reste sur la table. F., il y a un fil par terre"
Pourtant, ils ne portent aucun fruit. Au contraire, F. s'agite, se ferme... 
La remarque faite par Monsieur Bout la veille me revient en tête, et je réalise que, si mes mots sont propices à susciter la coopération, mon ton de voix, dur et cassant dès le premier instant, ne l'est guère, et conduit au rapport de forces.
Hop, petit effort sur moi-même, je prends une voix plus douce et enjouée pour enchaîner sur une pseudo question de curiosité :
"Oooooh, mais il est où le fil de la banane ? Il est.... lààààààà ?!"
F. sourit, ramasse le fil, et le jette à la poubelle.


Dimanche:
I.
Au petit matin, j'interromps F. alors qu'il est en train de déplacer la chaise haute pour aller piller un placard... Quand il me voit sortir la chaise haute de la cuisine, la crise menace. 
C'est Monsieur Bout qui s'y colle : guilis dans un premier temps, qui permettent une première décharge, puis il enchaîne sur une phrase toute simple
"Qu'as-tu à me raconter ?"
Détente instantanée de F., qui demande à aller chercher son mouton, puis se montre disposé à préparer calmement le petit déjeuner en compagnie de son papa.

II.
Après sa sieste, un F. tout endormi se juche sur un fauteuil du salon et commence à déchirer des feuilles de sopalin laissées là par Monsieur Bout.
Je lève les yeux de mon ordinateur et interroge
"Que fais-tu ?
- je déchire du sopalin (question bête,...)
Oh, mais Papa en aura besoin et il n'en aura plus.
- Ah."
F. pose le sopalin et va chercher son mouton.
Les besoins du papa, c'est important ;-)


Lundi:
Au matin, F. arrive dans ma chambre en trainant un escargot en bois (de l'espèce qui fait du bruit quand on le traîne par sa ficelle, si vous voyez de quoi je parle) qu'il vient de redécouvrir en fouinant dans les placards de sa chambre. 
Hum, je pense à la voisine, au deal que nous avons avec elle, et j'interviens :
"Oh, tu es content d'avoir retrouvé l'escargot, le problème c'est que c'est un jouet bruyant donc lui aussi n'a le droit de bouger qu'à partir de 9h. Il doit rester avec la poussette jusqu'à 9h.
- ou alors, je peux en faire sur le tapis.
Oui, mais tu le portes jusque là.
- non, il aime bouger sa coquille !
Ah oui....!
Je change alors d'interlocuteur:
Hum, Escargot ?! Tu pourras bouger ta coquille à partir de 9h, OK ?
- Tu veux un câlin ?", propose alors F. à l'escargot en le soulevant...

Mardi:
Comme d'habitude les mardis, les enfants sont confiés quelques heures à la garde de ma nounou à domicile pendant que je traîne dans les bars vaque librement à diverses occupations plus ou moins ludiques (piscine, déj avec une copine, RDV CAF, en l’occurrence). Je reviens à 15h alors que leur sieste est déjà bien entamée, mais qu'il me reste encore une heure pour FAIRE LA MIENNE !
Hélas, pas cette fois : quelques minutes après mon retour, F. se lève pour aller aux WC et décrète que sa sieste est finie. Nooooon.....!
"la sieste n'est pas finie, tu as encore longtemps à dormir.
Tu as encore besoin de dormir, sinon tu seras encore fatigué ensuite.
Moi j'ai besoin de dormir, donc tu as le choix : soit tu dors tout seul, soit je dors avec toi."
Refus du choix, je me couche avec lui, en espérant obtenir le succès déjà apporté par cette méthode. Mouais, mais c'était des fois où F. n'avait pas déjà dormi une heure juste avant. Là, il se débat avec tant d'énergie que me voilà bien obligée de réévaluer mes chances de le calmer et de dormir ainsi.
Furieuse et désespérée (j'ai nagé une heure entière, moi !) je me relève et lui dis
"je vais dans ma chambre, tu restes dans la tienne, j'ai besoin de dormir pour pouvoir être une maman en forme et bien m'occuper de vous ensuite."
Je me couche sur mon lit, à demi persuadée que je vais très vite entendre des petits pas sur le parquet. Mais non, je l'entends grogner encore un peu... puis je sombre. Il ne me rejoindra qu'une bonne demi-heure plus tard, la marque du drap en travers du visage. Une demi-heure de sieste, c'est déjà infiniment précieux.


Mercredi:
Je réalise un peu tard que j'ai eu le malheur de laisser la fenêtre ouverte dans notre chambre quand je vois sortir, de ladite chambre, un F. avec un air un peu coupable. 
Prise d'un affreux doute, je file à la fenêtre, d'où  j'aperçois effectivement quelques pinces à linge sur la pelouse en contrebas. Je bous. 
Je commence par exprimer mon mécontentement, rappeler la règle, etc. F. n'a pas l'air très embêté.
Puis une idée me vient: je vais chercher le truc-à-bulles-de-savon que F. a eu le droit d'inaugurer ce weekend pour fêter le printemps, et je dis
"bon, eh bien, si c'est si drôle de jeter, moi aussi j'ai le droit de jeter des choses, je vais jeter les bulles par la fenêtre.
- Non, non, non !
Ah mais il n'y a pas de raison, quand tu jettes, moi aussi j'ai envie de jeter.
- Non non non !
Ça t’embête si je te jette tes bulles ? Eh bien moi ça m’embête quand tu jettes des affaires. Est-ce que c'est une bonne idée de jeter ?
-...
A toi de me dire quelle est la règle : dans cette famille, on jette ou on jette pas ?
- ... on jette !
OK. Je me rapproche de la fenêtre.
-... euh, non, non, on jette pas !
C'est toi qui décides."
Par la suite, il a réévoqué le sujet une ou deux fois en mode test : "je vais jeter des trucs", à quoi j'ai chaque fois répondu par "tu me dis : dans notre famille, on jette ou on jette pas ?", dialogues qui se sont terminés par un F. annonçant qu'on ne jetait pas.
Très honnêtement, je me suis interrogée sur ma manière de gérer cet épisode : je sais qu'on peut estimer que j'ai eu recours à la menace. 
Mais pour le coup j'ai considéré qu'à un moment, il s'agissait de lui faire toucher du doigt la portée de ses actes (qu'est-ce que ça fait à l'autre quand je jette), et des conséquences qu'aurait une généralisation de son propre comportement. Par ailleurs cela m'a permis de dépersonnaliser la règle : ce n'est pas lui qui n'a pas le droit de jeter, c'est une règle familiale.


Jeudi:
Brossage des dents avec F.
Comme d'habitude, il commence par se brosser lui-même les dents, puis je prends le relais. Je frotte quelques instants, puis distraitement, je demande
« Encore ?
- Non ! » F ; ferme la bouche et se détourne.
Évidemment.
Je rectifie le tir et passe en mode phrase affirmative :
« Les dents du haut. »
 F. réouvre la bouche et nous continuons tranquillement.


Vendredi:
Une journée compliquée... mais même alors, y a toujours moyen de se raccrocher aux bases.
Au dîner, un F. agité (comme toute la journée du reste), s'amuse à renverser les deux bouteilles d'eau (fermées, hein, ouf) présentes sur la table de la cuisine.
Je laisse passer quelques secondes (pour laisser le temps au zeste de défi de s'évaporer dans les airs) et:
"Il y a des bouteilles renversées, F."
Les bouteilles sont remises debout.
Plus tard, ce sont deux torchons à cheval sur un dossier de chaise qui volent subitement par terre.
Idem, temps de respiration pour moi, puis
"Il y a des torchons par terre, F."
Les torchons sont ramassés.
Et c'est là que je mesure que, malgré ma journée que j'estime assez pourrie, de grands progrès ont tout de même été accomplis et restent acquis, quand bien même j'aurais tendance à y devenir aveugle : certes, aujourd'hui je n'ai pas fait avancer beaucoup le schmilbick éducatif, mais j'ai tout de même réussi à mobiliser les ressources nécessaires pour maintenir un certain cadre, et notamment celui qui touche au respect de ma propre personne / mon travail.


Une semaine encore un peu en demi-teinte... bien que déjà mieux gérée que la semaine précédente. Je réalise qu'une partie du souci est dans ma manière de voir les choses: après des semaines bien fluides, mon niveau d'exigence a augmenté et j'ai des efforts à faire pour rester sensible au positif "acquis" !


Allez, zou, hotline ouverte ;-).

samedi 1 avril 2017

Certains hommes...

...arrivent bêtement avec un bouquet de fleurs.
(bon, y a pire comme bêtise !)


Mon beau-frère,
en visite chez nous ce week-end,
me connaît mieux que ça.

En conséquence, il débarque muni de

Haggis


* haggis = la fameuse panse de brebis farcie, spécialité écossaise très injustement décriée.
MIIIIIIIIAAAAAAAAAAAM !!!!!!!!

jeudi 30 mars 2017

Pôle Emploi et CAF-ouillages...

Vous n'êtes probablement pas sans l'ignorer : depuis maintenant 4 mois, je suis chômeuse.
Vous l'aurez peut-être compris à travers ce que j'écris : en ce moment, je suis une chômeuse heureuse.
Suis-je pour autant une chômeuse heureuse et indemnisée ?

Ha ha ha.

Que ceux qui paient des impôts et des charges soient réconfortés : pour le moment, ils ne me financent pas, puisque je n'ai pas récupéré le moindre euro de l'assurance chômage (à laquelle j'ai pourtant fidèlement cotisé,  non-stop durant 8 ans et demie hormis 3 mois de congé parental).
Et, hélas, non, trois fois hélas, ce délai n'est pas attribuable à un long délai de carence qui serait lui-même lié à des sommes pharamineuses style parachute doré perçues à l'occasion de la fin de mon CDD.


Drame en 8 actes (oui, c'est du théâtre moderne).

Prologue
Au départ, ça ne partait pas trop mal : 
  • j'avais fidèlement averti la CAF, dès le 1er décembre, que j'étais au chômage, par le biais du service de déclaration de changement de situation dans Mon Compte CAF
  • et j'avais procédé à mon inscription à Pôle Emploi en créant Mon Compte Pôle Emploi
Et justement, à peine quelques jours après mon inscription Pôle Emploi, j'avais même reçu un appel de leur part pour savoir si mon temps partiel était dans le cadre d'un congé parental indemnisé par la CAF ou pas. Répondre par l'affirmative et s'entendre dire "ah eh bien tant mieux pour vous, je vais pouvoir revoir le montant de vos indemnités à la hausse alors", ce n'est pas désagréable. 
Sachez-le, en cas de temps partiel lié à un congé parental, le Pôle Emploi remonte à la dernière période à temps plein pour calculer les indemnités.

Acte I
Du coup, petit délai de calcul, puis hop, une demande de Pôle Emploi : besoin de papiers supplémentaires pour instruire mon dossier : une attestation de la CAF précisant ce qui m'avait été versé.
Inconvénient mineur ! 
Hop, qu'à cela ne tienne, il y a une rubrique "mes attestations" dans Mon Compte CAF, j'y télécharge une attestation de versement pour la période concernée, et communique cela à Pôle Emploi par le biais de Mon Compte Pôle Emploi (ne pas se mélanger avec les identifiants et les mots de passe, et rentrer 36 fois son code postal). 
M'enfin quand même, c'est vite fait, c'est beau la technique !

Acte II
Délai de traitement de Pôle Emploi ... et là, déjà, les choses se gâtent : mon document me revient avec la mention "refusé": eh oui, l'attestation délivrée par la CAF ne contient pas exactement les éléments demandés par le Pôle Emploi. 
Bien entendu, ces deux structures n'ayant jamais à travailler ensemble, imaginer qu'elles pourraient investir du temps afin de s'accorder sur le contenu des justificatifs demandés par l'un et produits par l'autre, ce serait pousser le bouchon un peu loin.

Me voici de retour sur Mon Compte CAF, pour "contacter ma CAF" et demander un justificatif précisant exactement les données demandées par le Pôle Emploi (taux d'activité exact et dates précises).

Acte III
Délai de traitement de la CAF... je reçois le document ! (sur Mon Compte CAF, toujours; mais entretemps je connais mes identifiants par cœur)  
Je m'imagine déjà me rouler dans les monceaux d'or de mes indemnités Pôle Emploi, quand il me prend l'envie malencontreuse de relire le document avant de le transférer à Pôle Emploi.
Deux-trois erreurs mineures : 
  • la date de début de versement est fausse, 
  • la date de passage de 80% à 50% est fausse, 
  • et on précise que je perçois toujours mon congé parental à 50%.
Je me fends donc d'un nouveau mail par le biais de "contacter ma CAF", énumérant gentiment les points susmentionnés.

Acte IV
Délai de traitement de la CAF, je reçois ma réponse (8 fautes d'orthographe / grammaire sur 4 lignes), m'informant de manière un peu sèche que si, c'est bon, et c'est comme ça. 
Je réalise alors qu'en fait, la CAF a bel et bien fait des boulettes sur mon dossier, mais que j'y suis un peu pour quelque chose aussi puisqu'à l'époque j'avais tardé à leur communiquer des documents, ce qui avait occasionné un recalcul dans lequel ils ont fait des erreurs que je n'avais à l'époque pas repérées. Certaines de ces erreurs étant en ma faveur, d'autres en ma défaveur, elles s'équilibrent plus ou moins, et je constate qu'il ne serait guère rentable d'essayer de les faire rectifier a posteriori, surtout que cela retarderait encore le moment où je pourrais communiquer au Pôle Emploi ce qu'il attend.
J'envoie donc l'attestation erronée à Pôle Emploi; j'ai perdu 10 jours mais bon...

En parallèle, comme la mention de ce que je percevais encore mon congé parental m'avait chiffonnée, j'avais vérifié (sur Mon Compte CAF, toujours) et constaté qu'effectivement l'ordre de paiement était bien maintenu. Je réécris donc à la CAF pour demander que cela soit arrêté, on me répond qu'on en informe le service concerné.

Acte V
Les jours passent, je reçois enfin un document de Pôle Emploi m'informant que mes droits débutent au 8 janvier, qu'ils durent 730 jours, et que j'aurai droit à un montant net de biiiip par jour calendaire.
Youhouhou.
Avec mention manuscrite du style : ça vous sera versé quand vous ne serez plus en congé parental.
Mais euh !?

Retour sur Mon Compte CAF, et je réalise qu'en effet, l'ordre de paiement est toujours maintenu.
"Contacter ma CAF", le retour : je ponds un mail demandant où ça en est, et disant que j'ai besoin d'un justificatif vis-à-vis du Pôle Emploi comme quoi je ne touche plus ce satané PreParE.
Mail de réponse : oh ben ma bonne dame nous avons 5 semaines de délais de traitement...

Acte VI
Je commence à craindre que cette affaire ne soit jamais réglée, je fais donc une infidélité relative à Mon Compte CAF : je me sers de lui pour "prendre RDV avec un conseiller CAF": 15 jours de délai, mais le RDV est pris.
(à ce stade,  nous sommes mi-février, nous avons terminé janvier avec un gros découvert, et le 4 du mois de février nous y étions de nouveau, à découvert)

Fin février, donc, me voici à la CAF.
J'explique gentiment : 
"il faudrait un document comme quoi vous ne me considérez plus comme en congé parental à temps partiel, afin que Pôle Emploi puisse me payer mes indemnités"
Mon interlocuteur répond tout aussi gentiment 
"aucun souci, nous arrêterons votre congé parental dès que le Pôle Emploi vous aura passée dans la case 'chômage indemnisé' ".
Tadaaaam.
Un petit silence pendant qu'il réalise ce qu'il vient de dire...
Il réalise, et prend un air tout penaud et très embêté. 
"Aaaah oui, je vois votre problème". Ah. Chouette.
Il hésite, semble sur le point de me dire qu'il ne peut rien faire mais se ravise. Il finit par consulter sa voisine de guichet, qui réfléchit longuement avant de supposer que si je fais une déclaration sur l'honneur comme quoi je renonce à mes droits à congé parental, ce document devrait leur permettre de me sucrer ledit congé parental sans attendre que je sois rangée dans la case "chômage indemnisé".
A ce stade, je suis prête à faire tous les documents du monde, je ponds donc ma déclaration sur l'honneur, et repars, pleine d'espoir.

Acte VII
Deux semaines plus tard, rien n'a bougé. Ah, si : ils ont suspendu le paiement de mon congé parental, et puis du Complément de Mode de Garde aussi pendant qu'on y est.
Et puis, ça y est ! Je reçois un courrier de la CAF !! (en même temps qu'une contravention routière. Pour une infraction commise 3 jours avant. Comme quoi, on dit du mal, maiss c'est faux : il existe des services administratifs rapides en France!).  
Youpi, mon dossier avance. 
Ou pas ?


Il s'agit d'un courrier de la CAF, oui, ça c'est bon... un courrier me demandant des justificatifs puisque j'ai déclaré être au chômage. Aucune case ne me concerne sauf "chômage indemnisé"; justificatif demandé : attestation de paiement de Pôle Emploi...
Je respire un bon coup et retourne sur Mon Compte CAF : prendre un RDV à la CAF... deux semaines plus tard, à nouveau.

Acte VIII
Et voilà. 
Mardi, une gentille dame m'a dit que mon dossier avait été traité la veille, qu'un ordre de virement avait été lancé (le non-perçu du Complément de Mode de Garde diminué du trop-perçu du congé parental à temps partiel), et que tout allait bien.
Elle m'a pondu une attestation pour le Pôle Emploi, disant que je ne percevais plus de congé parental à temps partiel depuis le 1er décembre 2016. Et a même accepté de me l'envoyer par mail (enfin, non, sur Mon Compte CAF) histoire que je n'aie pas à la scanner avant de pouvoir la faire suivre directement à Pôle Emploi.

Comme elle était gentille, et que je voulais aussi que mes galères puissent servir à d'autres tant qu'à faire,  j'ai terminé sur la question : 
hum, dans mon cas, où était le problème / qu'aurais-je du faire pour éviter ces délais ?
Réponse : 
"oh ben en fait c'est que quand sur Mon Compte CAF vous faites une déclaration comme quoi vous passez d'activité pro à chômage, il change cette case. Mais il ne modifie pas la case "taux d'activité" qui est juste à côté, donc vous êtes toujours comptabilisée comme à 50%."
Donc à vous, je vous le dis : Mon Compte CAF est un vrai pote, mais le jour où vous passez d'un boulot à temps partiel à un chômage, filez prendre RDV avec un vrai bonhomme (et suggérez lui, au besoin, de vérifier le contenu de la case en question).

THE END

?
Bon maintenant, il ne me reste plus qu'à communiquer ce document à Pôle Emploi. 
Si ce n'est que sur Mon Compte Pôle Emploi, dans la partie "envoyer un document", je n'ai plus que deux motifs à disposition : changement de situation ou actualisation, et aucune de ces deux situations ne correspond à mon cas. 
Or on m'avertit bien que la nature du document ne correspond pas à sa désignation, il sera impitoyablement éliminé ne sera pas traité. 
J'ai donc envoyé un mail à mon conseiller pour lui demander conseil, justement.
Je n'ai jamais été aussi proche de la fortune. On y croit.

PS : sachez que du coup, pendant ce temps, je ne compte donc pas dans la fameuse catégorie A des chômeurs...Hasard ? Coïncidence ? Je ne pense pas...


Je précise que Monsieur Bout avait une idée de titre alternatif pour ce billet : Pôle emploi caf couilles.
Une idée littéralement à deux balles.

mardi 28 mars 2017

C'est quoi Flylady en fait ?

J'ai déjà pondu moult billets sur Flylady, me répandant largement sur les miracles que cette méthode avait accomplis dans mon intérieur, cependant une copine me faisait récemment la remarque que, si j'en traitais à chaque fois un aspect, jamais je ne m'étais fendue d'un billet un peu structuré expliquant de manière synthétique de quoi il s'agit.

Or, pour certaines qui prennent le train blog en marche, une courte synthèse pourrait aider à s'y retrouver, et à décider de l'opportunité d'aller, ou non, approfondir ensuite avec l'un ou l'autre de mes billets plus détaillés.
D'autant qu'il se trouve qu'en ce moment j'ai justement 2-3 articles traitant de Flylady sur le feu, à paraître prochainement, et que donc de telles explications, données au préalable, permettront peut-être à ces billets d'être plus compréhensibles.



Voici donc en trois points, ce que l'on peut dire de Flylady.

1. Flylady, c'est un système d'organisation personnelle, qui a vocation à s'appliquer 
  • à toute la maison, du ménage aux courses, à l'administratif, 
  • mais aussi par extension à toute la personne : projets personnels, entretien physique, relations interpersonnelles et vie familiale; avec des implications possibles jusque dans la vie pro

2. Il repose sur 3 grands principes
  • c'est de la recherche de la perfection que nait le bordélisme : on ne fait rien parce qu'on attend de pouvoir le faire parfaitement. (cf ce billet-ci
    • Avec Flylady, on va s'attacher à faire les choses, mal, par petits morceaux, mais on va les faire.
  • c'est du trop-plein de choses que se nourrissent le désordre, la saleté et l'inaction. 
    • Avec Flylady, on commencera par désencombrer son intérieur afin de se dégager du temps, de l'espace et de l'énergie.
  • la routine constitue non pas un carcan, mais une manière de combattre son bazar (dans un premier temps) et de s'aménager un intérieur agréable à vivre (dans un second temps) - machinalement, sans fatigue (cf ce billet-là)
    • Avec Flylady, on va peu à peu construire des routines quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles, annuelles.


3. Et comme les routines, à l'instar de toute habitude, ça se construit dans le temps, de manière très progressive: Flylady a mis en place un programme d'accompagnement en 31 jours, pour aider à commencer à prendre de bonnes habitudes. Il s'agit là des fameux Babysteps. J'en explique la magie ici, et je me (re)lance dedans en les détaillant ensuite un par un : c'est l'aventure Flylady 2.0.

3 bis. (yes, je triche) Il existe un bouquin écrit par Madame Flylady en personne, une Américaine : "Entretiens avec mon évier". Je ne l'ai même pas lu. De ce que j'ai pu glaner comme retours, ce livre peut se révéler très inspirant. En revanche, il ne contient pas les Babysteps, dont le côté accompagnement concret dans la mise en place peut manquer.


Voilà qui est dit.

Bien entendu, aucun système ne vaut à 100% pour 100% des personnes, et on peut reprocher un tas de choses à celui de Flylady (par exemple ces points-là).
Néanmoins, moi, je lui dois beaucoup, beaucoup, et encore bien davantage. De ne plus avoir peur de mon chez-moi, entre autres!
Surtout que, oui, il est tout à fait possible de butiner du Flylady, sans importer toute la machine chez soi.
J'aurais donc tendance à inciter quiconque est intéressé, à regarder de plus près. Ça ne coûte rien (en tous cas si vous savez résister au marketing agressif de la Dame de l’Évier - pas aussi glamour que Dame du Lac mais manque de bol pour elle 1. c'était déjà pris 2. récurer son lac ça n'est pas à la portée de tout le monde, pour le coup).

Ce n'est pas facile, loin de là, et je ne suis pas la seule à avoir peiné.
Mais rappelons-le : c'est de la recherche de perfection que naît le bordélisme, donc le secret, avec Flylady, c'est d'accepter que Flylady, aussi, sera imparfait, et fait de manière imparfaite.