samedi 13 février 2016

Mise en paires Pinces à linge / Couleurs

Dans la série activité pas chère et pas dure à bricoler que même la Gwen y arrive, je nommerai aujourd'hui....


la mise en paire pinces à linge / gommettes



Plateau - pris chez La Foirfouille
bol - trouvé chez Ikea
pinces à linge
gommettes - achetées au kilo ou presque chez Dixdoigts
carton prélevé sur un colis amazon (il y a rarement moyen de réutiliser leurs emballages)




Je ne parviens pas à retrouver le blog sur lequel j'avais trouvé l'idée à l'origine (non que l'idée ne soit pas présente ailleurs non plus, mais ce n'est pas ma source à moi, zut), mais sa simplicité m'avait tout de suite séduite.

  • étape 1 : coller une série de gommette de couleurs sur une bande de carton
  • étape 2 :  proposer exactement (afin de permettre l'auto-correction) le même nombre de pinces à linge de la bonne couleur à associer 


Le but de l'activité est davantage la préhension que l'association des couleurs, en tous cas chez moi, où cela me permet de surfer sur l'intérêt constant du Bébou pour les couleurs pour lui faire muscler ses petits doigts.
F. avait tout de suite compris le principe et beaucoup apprécié l'activité. C'est un plateau qu'il a ressorti spontanément vendredi dernier, dans son renouveau d'intérêt pour des activités plus formelles.

Pour changer un peu, j'envisage (une fois que j'aurai déniché des verres corrects) de proposer cette variante.

jeudi 11 février 2016

Choix Pro : se bouger utile

Une de mes maximes au quotidien, et notamment en ce qui concerne mes choix pro, est 

"Aide-toi, le ciel t'aidera". 

Je pars effectivement du principe qu'il est de ma responsabilité de
  • réfléchir à ce que je veux
  • tout faire, quand j'ai identifié ce que je voulais, pour améliorer mes chances de l'obtenir

Une fois ce contrat avec moi-même rempli, je me détends : ça vient / ça vient pas, la réalisation concrète relève de la Providence, et je pars du principe que si, moi, j'ai actionné tous les leviers nécessaires à la concrétisation du projet sans que celui-ci ne puisse finalement se réaliser, c'est qu'il valait mieux qu'il en fût ainsi.
Je tiens à m'épargner ainsi l'attente stérile et vide de quelque chose (je n'attends pas, j'agis; une fois que j'ai agi, je n'ai plus qu'à espérer), puis la frustration que ce quelque chose ne me soit pas tombé tout cuit dans le bec, frustration pouvant facilement ensuite me faire sombrer dans des regrets stériles à la "ah si j'avais..., alors....".

Je sais pouvoir me consoler en me disant que si je n'ai pas obtenu ce que je ciblais alors que j'avais tout fait pour, c'est qu'il devait en être ainsi, qu'On a veillé sur moi, et qu'au fond ce machin que je pensais si fort vouloir (ou pensait vouloir si fort) aurait eu des répercussions pas si top que cela.


Applications pratiques passées

I. Je vous en ai déjà parlé ici et là, entre la naissance du Bébou et la conception de la Bébounette, mes réflexions m'avait permis d'identifier qu'intervenir dans l'Enseignement Supérieur pourrait être une voie intéressante pour maintenir une activité pro mais m'offrir une grande disponibilité pour les enfants. 
Une fois notre déménagement effectué, une piste possible à ce niveau s'est dessinée.

J'ai alors mis toutes les chances de mon côté en anticipant et en mettant à profit les dernières semaines avant la naissance de la Bébounette pour
  • répertorier les différents points que je serais susceptible d'évoquer dans ce genre d'interventions, 
  • enrichir ces notes en relisant d'anciens cours sur le sujet, 
  • puis commencer à structurer les éléments ainsi obtenus. 
Je voulais être prête au cas-où, afin de pouvoir saisir toute opportunité, me glisser dans la moindre faille.

Et bien m'en a pris.
Quand ladite piste s'est précisée, j'avais quelque chose à proposer, quelque chose de pertinent et déjà un peu construit.
Et quand on m'a fait une proposition concrète mais un peu de dernière minute, j'ai pu saisir la balle au bond: une grosse partie du travail de fond ayant déjà été réalisée, je ne me suis pas retrouvée en train de bafouiller un piteux "ah ça aurait été génial mais en fait .... là ça tombe maaaaal, je ne vais pas être capable de....".
Et j'ai ainsi pu mettre le pied dans la porte.

II. De la même manière, ayant discerné qu'après la naissance de la Bébounette je souhaiterais encore travailler, mais à 50%, j'avais commencé à chercher un mode de garde pour deux enfants, à 50%, dès avant la naissance de la miss.
J'avais vite réalisé que ça allait être difficile (c'est curieux, un contrat à 50% pour deux enfants ça ne faisait pas rêver les foules assistantes maternelles), mais la solution "crèche/garderie" étant un no-go pour moi, je ne voulais pas prendre le risque de trouver un job qui me convienne pour devoir y renoncer faute d'avoir trouvé une solution de garde correspondant vraiment à mes attentes et me permettant de travailler sereinement.
J'avais donc le choix entre ne pas me bouger, mais du coup me mettre moi-même dans une situation défavorable à ma reprise pro, ou m'activer dans tous les sens. J'ai pris quelques jours pour réfléchir et réaliser que je voulais vraiment, au moins encore cette fois, re-bosser en entreprise....

J'ai donc persévéré :
  • ratissé la liste des assistantes maternelles fournie par le RAM en passant des dizaines de coups de fil,
  • posté une annonce sur leboncoin, 
  • contacté la crèche familiale du coin et insisté pour être mise sur liste d'attente malgré le peu d'espoir qu'on me laissait
  • relancé ladite crèche familiale toutes les deux-trois semaines
  • fait établir des devis auprès d'agences de garde à domicile (outch! je perdais quasiment plus d'argent que je n'en gagnais, mais au moins ça avait le mérite d'être clair)
  • et cherché (et trouvé) à tout le moins une solution pour garder F. pendant les fréquents RDV médicaux (grossesse patho oblige) de la fin de grossesse d'E.
Moralité, peu avant la naissance de la Bébounette, un bonheur n'arrivant jamais seul :
  • l'assistante maternelle trouvée pour 15h/semaine pour F. s'est inopinément retrouvée avec sa 2ème place dispo en septembre (merci aux parents de l'autre bébé qui ont préféré mettre leur fils en crèche). Échaudée par une mauvaise expérience avec ledit gamin, et ayant par ailleurs un style de vie assez peu dépensier, elle m'a annoncé préférer un temps partiel avec nous, c'est-à-dire un enfant qu'elle connaissait et appréciait, des parents avec qui elle fonctionnait bien, et un futur bébé dont elle pouvait espérer qu'il fonctionnerait sur le même schéma, à un temps complet plus rémunérateur mais avec de parfaits inconnus. Le pied dans la porte, je vous dis !
  • quasiment simultanément, la crèche familiale m'appelait pour me dire que finalement une de leurs assistantes maternelles était intéressée par ma proposition (en fin de carrière, la perspective d'avoir des semaines plus cool ne lui déplaisait pas).
Et voilà comment j'ai finalement même pu me payer le luxe de choisir....


Application pratique, au présent

III. Comme je vous en faisais part ici, je pourrais à présent avoir la possibilité de prolonger mon CDD, actuellement à 80%, sur une base 40 ou 50%.
J'ai proposé cela à ma hiérarchie, en ai parlé à droite à gauche, ça suit son chemin...

Or, il s'avère que :
- je manque un peu de visibilité, dans le sens que je ne suis pas ou peu "connue" des grands de ce monde / en dehors de mon lieu de travail;
- si je souhaitais augmenter mes chances que les multiples (organisation ultra-matricielle oblige...[soupir]) co-décideurs sur cette question finissent par opter pour un "oui", il serait stratégiquement pertinent de me rendre plus visible, en 
  • leur passant des coups de fil (alors que nous n'avons pas grand chose à nous dire - mais bon, parler pour ne rien dire, j'ai toujours su faire),
  • leur demandant leur avis sur des sujets (dont ils n'ont que faire - mais bon, ça flatte toujours), 
  • me portant volontaire pour participer à des groupes de travail transverses, occasions d'être vue, entendue, et même d'avoir des choses à raconter aux personnes susmentionnées
    • Avantage collatéral : moi qui me plains d'un manque de stimulation intellectuelle, ce genre de groupe de travail pourrait apporter un peu de diversité à mon quotidien
    • ma charge de travail n'est pas énorme, ce surcroît d'activité ne me surchargerait pas, en soi
Bref, investir du temps et de l'énergie en réseautage. Tout à fait à ma portée.
D'ailleurs spontanément c'est ce que l'ancienne Gwen aurait fait. Dans mon ancien job, je cumulais mes fonctions avec pas mal de sujets transverses et mes chefs faisaient volontiers appel à moi pour mettre mon grain de sel. C'était chouette, passionnant.
Oui mais.

Mais d'abord, je ne suis plus dans la même situation, mes priorités ont changé, la place de ma fonction étant différente ici l'impact de ma participation ne sera pas du tout le même que ce qu'il était dans mon job précédent, bref l'aspect stimulation intellectuelle pourrait se révéler un peu décevant...
Mais aussi, je n'ai quand même pas forcément envie de me rajouter du travail, je suis fatiguée, zut.
Mais surtout, la prolongation de mon contrat à 40 ou 50% ne présente pas que des avantages. Elle m'intéresse.... mais contrairement aux cas précédemment évoqués, il ne s'agit pas ici d'une opportunité "à saisir absolument".
  • Le rythme sera compliqué à gérer, je crains de ne pas tout savoir mener de front avec le démarrage de l'IEF, 
  • je vous le disais, le boulot n'est pas non plus passionnant, 
  • et l'intérêt financier, bien que présent, est tout de même relatif (frais de garde pour deux enfants obligent). 

Moralité = je ne suis pas sûre de ce qu'il faut me souhaiter !

Est-ce donc la peine que je me décarcasse pour quelque chose que je ne suis pas tout à fait certaine de vouloir? Courir après quelque chose dont je ne suis pas persuadée que ce soit la meilleure solution ?

Je réalise l'importance du calibrage. Calibrage des efforts.
Se donner les moyens pour atteindre ce qu'on veut, soit. Mais faire du zèle pour quelque chose qui ne nous conviendra que moyennement ?

A ma maxime
"aide-toi, le ciel t'aidera", 

j'adjoins donc
"si tu ne sais pas trop si tu veux que le ciel t'aide, assieds-toi et regarde-le faire", 

ou, en version plus littéraire
"à l'aune de notre volonté jaugeons nos efforts"

A intérêt moyen, investissement moyen : si cette prolongation se fait, c'est bien, sinon, ce sera bien aussi.
Je vais me laisser porter un peu par les évènements, moi.

mardi 9 février 2016

Papazofoyer - premier bilan postmortem

3 semaines après la reprise pro de Monsieur et la fin de l'ère Papazofoyer, nous constatons déjà certains des changements que cette période a apportés à notre fonctionnement familial.

Certains sont très positifs...
  • La répartition de la gestion du linge est devenue bien plus égalitaire, Monsieur Bout voit à présent les machines pleines, le linge sec, etc... Il agit spontanément, et sait à présent le faire correctement (défroisser avant d'étendre...)
  • Il continue à assumer le maintien en ordre (y compris propreté) de la cuisine.
  • Il a remis (et garde) le nez dans la gestion des papiers administratifs, pour lesquels l'effet pervers de mes progrès Flylady dans ce domaine était qu'ils étaient devenus mon domaine réservé.

D'autres...
Remarque entendue vendredi au retour de Monsieur (20h30...comme quasiment tous les soirs de cette semaine)
"moi quand j'étais au foyer, la cuisine était propre le soir, je nettoyais tout de suite après, moi"
Et PAF.

S'ensuivit une discussion houleuse.
Qui, une fois passée l'étape des reproches puis celle des coups bas, permit d'aboutir à la réalisation suivante :
Il serait / était illusoire de penser qu'avoir chacun été au foyer nous dispenserait de la nécessité de nous parler et d'exprimer nos besoins.... à la fois parce que la même expérience n'est pas vécue de la même manière par chacun, mais aussi parce que son expérience de Papazofoyer n'a de toute manière pas permis à Monsieur Bout d'expérimenter la double journée, avec l'enchaînement ô combien chouette :
  • journée de travail 
  • trajet retour
  • récupération des enfants 
  • trajet jusqu'à la maison
  • extirpation des enfants de la voiture (avec un Bébou rarement coopératif, car adorant notre garage, j'y reviendrai une autre fois)
  • gestion du créneau 18h-20h avec à la fois 
    • la décompression émotionnelle des enfants, 
    • leur fatigue, 
    • la logistique de vidage / rangement des affaires du jour et de la préparation du lendemain, 
    • les repas, 
    • ma propre fatigue, 
    • le tout en s'efforçant de leur consacrer un maximum de temps de qualité
  • et jongler, pour le coucher, entre le besoin de sommeil des enfants et leur besoin de voir leur père

Encore une expérience d'à quel point il est important de communiquer, pour permettre à Monsieur Bout de comprendre mon vécu de maman

  • frustrée de si peu voir ses enfants, 
  • bien attristée de ne pouvoir se consacrer totalement à la Bébounette lors de la tétée du soir, parce qu'ayant à gérer en simultané le Bébou et sa propension accrue à accumuler les "bêtises" durant ce temps...
  • et qui se retrouve de surcroit tiraillée entre ses enfants et son mari, c'est-à-dire entre la lecture de Petit Ours Brun et le nettoyage du plan de travail.

Utile discussion qui nous a permis de redéfinir et clarifier ensemble mes priorités du soir : Petit Ours Brun est et sera prioritaire ;-), le nettoyage et la logistique passant en second plan jusqu'au coucher des enfants.


lundi 8 février 2016

Point - progression en janvier 2016

Février déjà bien commencé, un petit bilan d'un mois de janvier... assez compliqué !

Force est en effet de constater qu'avec la reprise pro de Monsieur Bout, notre nouveau rythme est un peu difficile à trouver... ou à vivre, tout simplement. Par ailleurs, avec la fatigue due aux nuits difficiles, l'énergie m'a souvent manqué, aussi bien les soirs que les vendredi-samedi-dimanche, pour faire davantage que "gérer" les enfants, et proposer à F. des activités impliquant un surcroît d'organisation / rangement / nettoyage : je suis souvent allée au plus simple.

A première vue, le bilan de ce mois de janvier n'est donc guère glorieux :
  • Hormis la présentation d'un panier à trésors, je n'ai réalisé aucune des activités projetées lors du dernier point.
  • Les séances de peinture, et autres arts plastiques, que j'avais réussie à rendre assez régulières en fin d'année, ont été quasiment inexistantes.
  • F. ne s'est guère intéressé aux activités déjà présentes sur les étagères
Mais à y regarder de plus près, je constate l'importance de ne pas se focaliser sur le formel. En effet, mine de rien-mine de crayon (huhuhu...) :

F. continue à s'autonomiser :
  • le déshabillage progresse (même si parfois en lisant ce que font d'autres enfants souvent bien plus jeunes.... je me rappelle bien vite l'importance de ne pas comparer!) : il se prend maintenant systématiquement en charge pour ôter son écharpe et son manteau, commence à ôter ses chaussures... 
  • de plus en plus régulièrement, il s'empresse de vider son pot lui-même dans les toilettes
  • il s'entraine aussi à faire pipi debout tout seul juché sur un tabouret (mais je n'ai jamais réussi à l'observer, dès qu'on le regarde il change d'avis et demande à aller sur le pot) 
  • il a montré de l'intérêt pour sa petite balayette mais n'arrive pas encore à manier la pelle, il faut que je réfléchisse à une meilleure manière de le lui montrer
  • il s'est réintéressé à une activité qui avait constitué un hit de l'hiver dernier : vider la machine à ma place, ce qu'il accomplit à présent parfaitement, y compris l'étape "aller vérifier qu'aucune chaussette n'est demeurée cachée dans un coin du tambour" (un coin de tambour rond ? mpf...) 
  • sa grande passion actuelle pour l'escalade se traduit aussi par le fait qu'il a spontanément trouvé comment s'installer seul dans sa chaise haute lambda, en se servant d'une chaise pour grimper. 
Par ailleurs :
  • il s'intéresse maintenant à des puzzles plus complexes
  • sans être allée chercher des comptines et jeux de doigts comme projeté, 
    • j'ai eu plus souvent recours à mon répertoire de chansons enfantines et non seulement il adore, mais il est ravi de répéter les fins de vers : "ma maison est en ----?" "cartoon" ;
    • en revanche j'ai essayé de voir si son oreille pouvait se montrer sensible aux sons de début de mots ("au début de papa, on entend [ppp]"), mais cela ne suscite aucune espèce d'intérêt pour le moment.
  • j'ai pris davantage garde à inclure des moments de lecture dans notre quotidien (en semaine la lecture était devenue limitée à l'heure du coucher, mais je souhaitais éviter une association au moment de la séparation) et les effets ne se sont pas faits attendre : un peu délaissés ces derniers temps, ses livres ont repris de l'intérêt aux yeux de F., qui se montre maintenant très demandeur.

mais surtout, deux grandes évolutions
  • il recherche très clairement le contact d'autres enfants, et son visage s'éclaire quand, à l'approche du parc il repère que l'aire de jeu n'est pas vide, constat souligné alors par un claironnant "jouer avec d'autres z'enfants!"
  • il semble vraiment être rentré dans l'ère du jeu "imaginaire", à faire semblant de manger du sable, de m'en donner, etc. Il va jusqu'à gonfler les joues et plusieurs fois je me suis laissée prendre à lui demander ce qu'il avait avalé...

Enfin, si, comme je le disais, l'énergie m'a beaucoup manqué pour proposer des activités un peu structurées, c'est aussi que, suite à mes réflexions d'inspiration Mason, j'ai réinvesti cette énergie en étant attentive à proposer à F. un maximum de temps dehors. Que ce soit en demandant à notre assistante maternelle de veiller à le sortir vraiment tous les jours, ou moi en adaptant nos routines initiales : j'ai profité des températures anormalement douces de ces dernières semaines pour filer au parc sitôt les enfants récupérés. 
Nous remontons directement chez nous, posons les affaires (tant pis pour leur rangement), attrapons la draisienne, je cale la Bébounette dans le Mei-Tai, et zou, nous redescendons. Certes, il fait nuit, mais l'éclairage public permet de s'y repérer un minimum et ça ne semble de toute manière pas déranger le jeune homme qui s'en donne à cœur joie. Quant à la Bébounette, c'est un moment de la journée où elle est de toute manière bien fatiguée et pour lequel l'option "se reposer bien calée contre Maman" semble bien convenir.

Hasard ? Après plusieurs semaines de ce régime, ce weekend le Bébou a manifesté un grand intérêt pour des activités plus formelles....(et du coup j'ai des billets sur le feu, moi!), et ce matin, profitant d'un temps mort avant de filer chez la nounou, a ressorti des versés délaissés depuis longtemps.


Quant à la Bébounette, elle continue à ramper, mais se met aussi beaucoup à 4 pattes (sans savoir que faire une fois dans cette position), et de là, elle passe popotin en l'air et fait des espèces de pompes...









Quoiqu'il en soit pour février, outre la reprise des projets initialement prévus pour janvier :
  • notamment la confection des boîtes à son
  • mais aussi la présentation de la 2ème boite de couleurs si je le sens réceptif à du formel à un moment ou à un autre (il est toujours à fond dans sa période sensible, il serait judicieux d'en profiter)
Je rajoute, à titre personnel
  • efforts maximum pour se coucher tôt histoire de dégager l'énergie nécessaire pour proposer davantage....
  • rangement de mes étagères Montessori : délaissées par F., elles ont également été négligées par sa maman et ont donc besoin d'un bon rangement de manière à ce que les propositions soient facilement accessibles.




vendredi 5 février 2016

Gaufres

Chandeleur, Mardi Gras, machin.... Autant de prétextes puisque je n'ai pas besoin de ces occasions pour me montrer gourmande ;-)
Mais surtout, ayant reçu le gaufrier tant convoité pour Noël, celui-ci a été inauguré et utilisé 3 fois sur la dernière quinzaine.


Recette familiale à se rouler par terre (pour une trentaine de gaufres)
600 g farine
6 œufs
200 g sucre (je remplace une partie par du sucre vanillé)
200 g beurre fondu dans 400 ml de lait tiède
1 sachet de levure chimique
300 ml de bière blonde (si pas de bière, on peut remplacer par du lait et de l'eau)



Autant d'occasions d'inclure un Bébou très intéressé, et dont les progrès en cuisine sont certains. Quoique....

Ça y est, F. sait maintenant bien casser les œufs; après un premier accident, il a bien compris et réagit maintenant immédiatement à la consigne "au-dessus du plat"; cela n'exclut pas l'ajout occasionnel d'une note croustillante grâce à un bout de coquille, mais quel chef n'a pas sa touche personnelle?
La préparation de la pâte à gaufres, avec la quantité appréciable d’œufs qu'elle nécessite, représente d'ailleurs une bonne occasion de s'entraîner et d'améliorer la maîtrise du geste.
Il mélange de plus en plus efficacement.... Le saladier peinant à contenir la quantité de pâte dont j'avais besoin (j'avais fait 1,3 fois la recette car nous avions des invités), le plan de travail a profité de l'aubaine.
Il teste toujours tous les ingrédients.... mais l'ingestion d'une cuiller à soupe entière de farine (!) le rendra peut-être plus prudent dorénavant, la quinte de toux subséquente ne lui ayant visiblement qu'à moitié plu.

La version d'hier a connu par ailleurs quelques modifications spontanées sous l'influence de notre jeune cuisinier:
  • vidage du récipient entier de sucre dans le saladier, ajout de la farine alors que j'étais encore en train de repêcher le sucre ce qui m'a donc empêchée de réparer tous les dégâts
  • touillage avec l'éponge.... heureusement juste sortie de la machine à laver !
  • ajout du contenu du verre d'eau de Maman à la toute fin (c'est-à-dire quand il n'y plus moyen de compenser par un moindre ajout de bière, par exemple), des fois que la pâte ne soit pas suffisamment liquide



Cuisiner avec des enfants, un entrainement parfait à la zénitude!



Il n'empêche que nous nous sommes régalés.  
Je retenterai le coup de l'éponge, c'est sûrement ça, le petit plus !

jeudi 4 février 2016

Sélection de petits pots pas-faits-maison pour les Bébous

Mes premiers tests de petits pots industriels m'avaient plutot dissuadée d'y avoir recours, et je me suis organisée pour cuisiner moi-même les petits plats des Bébous.
Cependant il existe bien des cas où il est franchement difficile de faire soi-même, et notamment les voyages un peu prolongés vers des destinations dénuées de cuisine.

De ce fait, je m'étais mise en quête de petits pots remplissant les critères suivants : 
1. bon goût, et le vrai goût des aliments les composant 
2. composition la plus simple possible, sans additifs, et (pour le salé), sans recours systématique à la pomme de terre 
3. si possible, bio.


Pour le sucré, j'avais rapidement identifié Naturnes, qui proposait un certain nombre de saveurs sympathiques, de texture point trop liquide, et à la composition tout à fait raisonnable.

La recherche de petits pots salés a en revanche été considérablement plus compliquée.

Testés et écartés : 


Hipp :
  • les recettes testées avaient peu ou prou toutes le même goût (bon ok, on distinguait quand mème ceux contenant uniquement des légumes verts de ceux contenant de la tomate, mais deux grandes familles de goûts, cela reste bien pauvre, vous en conviendrez), j'ai ainsi vainement cherché la saveur de la courgette dans le pot en illustration. 
  • Par ailleurs j'ai été assez déçue de constater qu'en général les pots examinés arboraient des étiquettes de composition déjà bien longues à mes yeux. 
  • A noter d'ailleurs, la présence quasi systématique de lait / crème, etc, rédhibitoire pour nous une fois repérée l'intolérance au lait de vache du Bébou.

Holle, testé sur plusieurs recettes à l'occasion d'un séjour en Allemagne, s'est lui aussi vu recaler, principalement pour des raisons de goût vraiment bof ! (et la texture pas appétissante non plus). Curieusement, même dans la catégorie fruits c'était raté (au niveau des petits pots de 190g, nous n'avons pas testé leurs gourdes).


Les petits pots Babybio ont beaucoup mieux passé les tests, et de ce fait, pendant longtemps, été notre solution salée pour les jours sans home-made (leurs compotes de fruits faisant de toute manière partie de nos préférées). 
Petit Pot Bonne Nuit - Petits Pois & Maïs Doux d'Aquitaine, Riz - BabybioComposition et goûts variables selon les recettes, mais en moyenne bien supérieurs aux autres marquées testées. 
Afin de favoriser des saveurs identifiables et de limiter la longueur des étiquettes, notre stratégie était de nous limiter aux pots de légumes (nous achetions ainsi volontiers le pot au panais, d'autant qu'il s'agit là d'un légume que je ne cuisine pas - encore ?) ou aux recettes du soir (sans viande), je garde un souvenir très correct de leur Maïs et Petits Pois, par exemple.



Et puis c'est une vente privée qui, alors que nous touchions à la fin de la période purée du Bébou, m'a permis de tester ZE marque qui a su me séduire: Good Goût. 
Entendons-nous: sans vente privée elle aurait eu du mal à me séduire, à la fois parce qu'elle est encore assez compliquée à trouver (certains magasins bio, ou bien cachée dans certains rayons bio de grandes surfaces), mais aussi parce que si il n'y a rien à objecter à la composition et notamment la teneur en sel de ces préparations, les prix, eux, le sont : salés.

Alors, tout d'abord, vente privée oblige, le point le plus vite contrôlé était la composition
Quelques clics et...
Résultat :



Les étiquettes sont très très courtes, que des ingrédients naturels et "logiques" d'une recette de cuisine.
Par ailleurs j'apprécie énormément le fait qu'en général la pomme de terre soit une grande absente de leurs préparations: rares sont les plats qui y ont recours, et dans ce cas elle constitue le seul féculent contrairement à tant de marques qui offrent volontiers un doublé pomme de terre / riz ou pâte ou semoule....

Le goût :
Une fois validé le critère composition, j'avais demandé à Google de me cracher quelques expériences concernant cette marque et les avis glanés sur la toile étaient très très élogieux.

A l'usage : c'est entièrement mérité. Cela peut être assez inégal dans le sens que certaines recettes sont juste ok (ratatouille-quinoa, par exemple) et que d'autres sont à tomber, mais au minimum, c'est OK. Et dans tous les cas, le vrai goût des aliments est respecté et reconnaissable. Au point que c'est la seule marque où je me permets de prendre les plats mélangeant viande et légumes.

Notre sélection de recettes à tomber :
Repas bébé épinards Repas bébé courgetteRepas menu bébé topinambour parmentierRepas et plat bébé fenouil riz vanille

  • la numéro 1:  on lèche la cuiller et on essaye de reproduire la recette. On est même tenté de verser le contenu de quelques portions entre deux couches de pâtes à lasagnes et hop ni vu, ni connu, les lasagnes saumon-épinards sont prêtes pour épater la galerie.
  • la seconde, quand je l'ouvre Monsieur Bout se plaint que "c'est toujours les gosses qu'ont les meilleures choses"; d'ailleurs, là aussi si un jour des amis se pointent à diner à l'improviste, ça pourrait vous sauver le repas.
  • la troisième a suscité le reproche suivant de la part de Monsieur Bout "mais pourquoi tu cuisines jamais de topinambours?"
  • la quatrième est paraît-il délicieuse (mais on retombe dans une catégorie que je ne mange pas; j'ai quand mème eu l'occasion de goûter, et je déteste le fenouil, et oui, ça a bien le goût de fenouil)
Quant aux compotes de fruits, elles ont toutes le bon goût de l'aliment, et personnellement j'ai un gros gros faible pour la prune que je trouve particulièrement réussie.

Les ingrédients :
J'apprécie l'attention qui est portée à proposer des légumes sortant un peu de l'ordinaire, les fameux topinambours, le fenouil, le cèleri,... et leur toute nouvelle recette qui met fort joliment en valeur le navet.
J'ai de ce fait tendance à acheter principalement ceux de leurs plats qui proposent des choses différentes de ce que je cuisine moi-même : dans la mesure où je n'utilise ces petits pots qu'en complément de ma propre cuisine, je ne vois pas beaucoup d'intérêt à investir dans des petits pois-veau, carotte-poulet, etc.
Attention quand même aux âges conseillés, personnellement j'ai choisi de ne pas introduire les fruits exotiques avant l'âge d'environ un an, donc les compotes à la mangue marquées 4 mois, c'est uniquement pour F. pour le moment.

Le conditionnement :
Les emballages sont parfois un peu agaçants à vider. Par ailleurs c'est du plastique, donc ça en a les inconvénients. Mais aussi les nombreux avantages, et notamment 
  • le faible poids (qui en amont a permis une distribution moins énergivore du point de vue transports, et vous évite, à vous, de trimballer un âne mort à chaque excursion), 
  • la solidité: aucun risque, contrairement aux petits pots en verre, que ce contenant n'aille se briser sous un choc quelconque / les mains enthousiastes de votre progéniture. Si comme moi il vous est déjà arrivé de nourrir votre carrelage d'un petit pot entier, vous apprécierez. 

D'ailleurs, le système de fermeture étant lui aussi solide, vous pouvez profiter du fait que ces emballages colorés attirent l'oeil et constituent d'excellents jouets quand il est nécessaire de divertir votre bambin, sans risque de repeindre le décor et les costumes. Leur manipulation représente toujours une activité fort prisée du Bébou, et la Bébounette le soutient volontiers dans sa tâche. Quant aux bouchons colorés des gourdes, c'est vite récupéré pour des activités de tri par couleurs...

La texture :
Selon l'âge de l'enfant à qui ils sont destinés, certains plats sont plus mixés que d'autres, on en trouve avec des morceaux assez distincts, c'est sympa et j'aime beaucoup cet aspect. 
Les gourdes en revanche, qu'elles contiennent un fruit ou un légume, proposent quelque chose de très liquide, parfaitement adapté effectivement à un début de diversification, mais nettement moins pratique ensuite. Ca n'empêche pas un Bébou de les manger tout aussi avidement (oui, même maintenant, quand le temps presse j'ai aussi recours à mon stock de Good Goût pour le Bébou), mais bonjour la tête du bavoir après, car il y a de la perte en ligne. 

Autres produits sympas :
les brassés : depuis que l'allergie au lait de vache du Bébou semble dépassée, j'y ai recours occassionnellement : hyper pratique en voyage, quand respecter la chaîne du froid des yaourts est compliqué. Le goût est quand même.... déroutant pour un adulte, mais je suppose que c'est en partie du à l'absence totale de sucre, à laquelle nous ne sommes pas habitués dans un laitage.
Ils proposent aussi des galettes de riz mais nous n'avons pas testé !

Bref, vous l'aurez compris, j'aime vraiment beaucoup.
Moralité :
  • Oui, trouver des bons petits pots dont on peut nourrir son gosse la conscience et les papilles tranquilles, c'est possible, [mais]
  • Quasiment pas de différence avec mes petits pots à moi..... quasiment pas, moui. [sauf]
Sauf le prix (bon, ainsi que le fait que moi avec mon mixer je peux proposer bien plus de combinaisons différentes que eux avec leur chaîne logistique)
En vente "normale' comptez entre 2,50 et 3€ le plat salé complet, 1,40€ les purées simples, 1,25 les compotes.... bref ça fait cher le repas pour une utilisation quotidienne! C'est pourquoi
  • je limite quand même l'utilisation aux nécessités : vacances (et j'essaie d'utiliser un mixer là-bas aussi), excursions, notre déménagement, autour de la naissance de la Bébounette,....et en ce moment, pour certains jours où la gestion des petits pots + petit congélo + vie pro est plus difficile;
  • j'anticipe et je n'achète QUE sur des sites de ventes privées, ce qui me permet de m'en sortir pour environ 2€ les plats salés, et 1€ et des poussières pour tout ce qui est sous format gourde. La marque est en effet régulièrement représentée sur les sites Bébéboutik, Couffin-privé et ventes-privées, je saute dessus et je fais mes stocks puisque généralement le contenu de mon paquet arbore des dates de péremption assez lointaines (10 mois ayant été mon minimum, même quand sur le site ils garantissaient 6 mois). Et ensuite j'en cache un peu partout dans la maison....


Ainsi se termine mon tour d'horizon des pots-pas-faits-maison. (je précise quand même que ce billet n'est pas sponsorisé)
J'espère qu'il pourra vous être utile, je suis consciente d'être très loin d'avoir testé tout ce qui existe car heureusement les intiatives pour améliorer l'alimentation de nos enfants se multiplient, donc venez partager vos trouvailles en commentaires!


mercredi 3 février 2016

Télétravail

Autre chouette point positif de mon entreprise actuelle : sa gestion décomplexée du télétravail.


J'avais fait un premier test la semaine dernière, et voici une nouvelle journée de télétravail qui termine. 
Avec une guest star cette fois-ci : la Bébounette. Autant il me semblait clairement inenvisageable de bosser sérieusement avec un Bébou dans l'appartement, autant j'ai voulu essayer si il y avait moyen de faire coup triple : 
  • bosser au calme
  • zapper le temps de trajets
  • offrir à la Bébounette un peu de temps seule à seule avec sa Maman (car je fais le constat que le soir le Bébou sait bien accaparer mon attention, et que, partant, sa soeur passe un peu à la trappe).
Dont acte.
Dont déposage du seul Bébou chez la nounou ce matin.
Dont gardage de la Bébounette at home.
Dont réussite sur toute la ligne.

Journée efficace sur fond de Bébounette : 
  • duo gagnant longues siestes / Excel (devinez qui fait quoi - oui j'aurais aimé l'inverse),
  • un ou deux quarts d'heure dans le parc
  • déjeuner pris en commun terminé par une tétée-câlin (plus sympa que le tire-lait, quand même), 
  • envoi et renvoi de balles en mousse entre deux dossiers, 
  • gazouillis, tadada-dada-DADADAAAA, et échanges de sourires (elle sur le parquet, moi à mon ordinateur)


En fait j'avais oublié à quel point c'était facile la gestion d'UN SEUL bébé de juste HUIT mois (par comparaison, s'entend)