"Excusez-moi, vous auriez pas vu le mois de septembre ? Ah, il est parti !? Ça alors, pourtant je ne l'ai pas vu passer !"
Septembre a filé, déguisé en août au niveau climat, et plein de changements entre reprise pro, vrais débuts de garde à domicile, débuts de l'IEF, etc
Malgré sa brièveté, il laisse des traces !
Chez la Bébounette
- mais aussi, aprés avoir longtemps mis ses mains dans les bottes de son frère, elle parvient maintenant à les enfiler à ses pieds
(franchement, visez le look...)
Chez le Bébou
Les débuts de vélo de grand se sont bien consolidés, toujours pas de démarrage totalement autonome ni de freinage dans les règles, mais beaucoup d'assurance entre ces deux moments; les tours de parc sont devenus un grand hit, et j'avoue, j'avoue, j'avoue et je revendique le fait que je suis ravie de savoir que, les grands froids et l'humidité venus (et donc peu propices à de longues heures dans l'une ou l'autre aire de jeux), il suffira de le coller sur son vélo pour lui permettre de se dépenser tout son soul en un temps réduit.
Autre progrès fulgurant, pour le coup : F. n'avait jamais témoigné de grande envie d'escalader l’araignée de l'un de nos aires de jeux habituelles. Après de longs mois à lorgner sur les enfants s'y donnant à cœur joie, et à tâter du pied les cordes, il avait fini par s'habituer à en escalader le premier niveau, et restait prudemment à 50 cm du sol sans tâcher d'atteindre les niveaux plus élevés.
Mais ça, c'était avant.
En l'espace d'une semaine, début septembre, il changea du tout au tout sa politique et grimpa tout en haut, développant au passage une technique de descente un peu flippante à première vue
(Y en a une qui s'en souvient...), mais rapidement fiabilisée et à présent très maitrisée : se laisser pendre par les bras jusqu'à ce que ses pieds rencontrent le niveau du dessous.
Ya du muscle dans ses bras, comme il nous l'a simultanément prouvé en s'attaquant aux barres en fer (vous savez, les trucs style pompiers) pour lesquelles il avait toujours témoigné un attrait prudent ( "je veux descendre avec la barre ! - Vas y alors. - Euh, non" ) : non seulement il y va, mais il est capable d'y rester cramponné longuement, et de maîtriser sa descente par paliers (au lieu de se laisser tomber comme un gros sac, du genre de sa mère, quoi).
Ces audaces soudaines cohabitent cependant avec l'apparition tout aussi soudaine d'une série de peurs : peur de prises électriques, notamment, qui "le regardent" et "vont l'attraper". (au point que certains matins, il poste un nounours en peluche devant chacune des prises de la cuisine histoire de s'en protéger), peur des moutons de poussières sous le radiateur,...
les petits boutons ont la côte ! Du coup, je m'efforce de lui mettre un max de chemises pour nourrir son intérêt (et m'éviter d'avoir à lui enfiler son haut, car je n' ai toujours pas réussi à lui apprendre à enfiler / ôter un T-Shirt seul; y a ptêt une technique ?)
l'adresse se développe, et nos séances IEF ont vu d'énoooormes progrès en découpage, notamment; mais je pense vous pondre prochainement un ou deux billets spécifiquement orientés "premier bilan d'IEF après quelques semaines", je ne m'attarderai donc pas sur le sujet aujourd'hui !
La
période des pourquoi bat toujours son plein, mais nous observons déjà les
fruits de la technique de plus en plus rodée du "t'en penses quoi ? / A ton avis ?" évoquée
le mois dernier (c'est simple : j'alterne entre les deux: 1er pourquoi, réponse A, 2ème, réponse B, 3ème, réponse A, et ainsi de suite).
Là où au départ cela permettait surtout de tarir un peu les pourquoi, à présent cela déclenche la plupart du temps une ébauche de raisonnement chez F..
Nous voyons, ou plutôt entendons, son cerveau tenter d'établir des liens entre les choses, les structurer, les ordonner, les interpréter. Sa jeune intelligence s'exerce et je me mords les doigts de chaque moment où une réponse machinale à un pourquoi vient empêcher cet exercice (non que je ne veuille plus jamais répondre à ses pourquoi; mais peu à peu, j'acquiers une meilleure perception des pourquoi qui réclament une réponse de ma part, et de ceux qui réclament une question... et plus le temps avance, plus la deuxième catégorie prend le dessus).
Je KIFFE cette méthode!
Par ailleurs j'ai aussi cherché à davantage mettre en pratique le conseil du "pour que" donné en commentaire du même article, et j'aime bien aussi ;-)
- Gros développement aussi, et un peu surprenant : nous avançons tout droit vers la propreté de nuit !
Autant il y a quelques mois encore j'avais hâte que nous arrivions à ce stade, tout en ayant peu d'espoir puisque les couches de nuit finissaient systématiquement humides et pas qu'un peu, autant ces derniers temps je m'étais détendue et attendais benoîtement que le Bébou donne le signal.
J'étais bien décidée à ne mettre aucune pression et à laisser tout le temps au temps.
Et puis finalement, j'ai envoyé toutes mes résolutions aux oubliettes, et c'est quand même moi qui ai "forcé" les choses: vers la fin de l'été le Bébou s'est en effet remis à faire ses selles dans la couche, tard le soir après son coucher, ou le matin avant qu'on ait eu le temps de la lui ôter (et ce, malgré des invitations répétées à venir nous voir si besoin...) (franchement, globalement je trouve les couches lavables super, mais alors quand on passe au niveau "gestion des selles de bambins", là le glamour prend un coup dans l'aile!)
Après... un certain temps à nettoyer tous les matins des couches immondes, le dernier matin la couche coupe était pleine, j'en avais nettoyé une tard le soir quand il était venu se plaindre qu'il avait fait, et une le matin au réveil. C'était trop, j'ai jeté l'éponge au sens propre comme au figuré.
J'ai ainsi décrété que je préférais faire des machines de draps que des rinçages de selles, et ai expliqué au jeune homme qu'il n'allait plus porter de couches la nuit, et qu'il apprendrait peu à peu à se lever pour aller aux WC / pot. En mode "zéro pression", chaque drap mouillé étant accueilli de manière neutre : "tu es en train d'apprendre, ça va venir".
Moralité, 10 jours à changer les draps tous les matins
(heureusement que j'avais ma routine hebdomadaire de linge pour aider à garder le cap; du coup eh bien j'assumais 1 mini lessive en plus chaque jour), sans le moindre signe d'amélioration. Je commençais à me demander si j'avais été bien avisée, si je n'étais pas partie pour des mois comme ça, et si lesdits mois n'étaient pas susceptibles d'habituer F. à mouiller ses draps.
Et puis pouf, deux nuits sèches d'affilée (autant vous dire qu'à ce moment, je ne me tenais plus, j'étais persuadée que c'était bon) Et la semaine d'après, deux nuits sèches d'affilée encore, une nuit mouillée, une nuit sèche ensuite.
Bref, ce n'est pas acquis, mais c'est en bonne voie ! Je sais à présent que ce n'est foncièrement pas trop tôt pour lui, reste encore à ce qu'il améliore sa maîtrise du truc. Ça se fera en temps et en heure, hakuna matata !
Elles cohabitent avec
un énorme intérêt pour jouer ensemble (trop mignon)
et une grosse tendance à l'imiter (trop énervant - puisqu'il s'agit notamment des fois où elle tape sa cuiller sur sa chaise haute, ou se badigeonne de purée).
Dur dur à gérer pour moi, malgré la lecture du sublime "Frères et Sœurs sans rivalité" de mes F&M chéries (dont les notes de lecture dorment toujours dans un brouillon de billet), j'ai souvent réagi au quart de tour, en ayant bien conscience que je n'arrangeais rien. J'y travaille, j'y travaille, et je projette de m'attaquer très prochainement à la finalisation du billet susmentionné histoire d'ancrer un peu plus le tout...
Quant à moi, justement, eh bien, je continue à cheminer doucettement.
Je réalise que j'ai encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de taf sur la gestion de ma propre colère (je crois que je viendrai vous en reparler sous peu), et je re-re-relis "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent": toujours dans la F&M-mania, j'ai le sentiment que les lire et les relire en boucle me permet peu à peu de m'en imprégner, je redécouvre des choses à chaque fois, ou les revois sous un nouvel angle.
Par ailleurs je suis en grande réflexion sur mon avenir pro, mais ça aussi, je viendrai vous en parler sous peu, là encore pondre un billet sur le sujet m'aidera à structurer un peu mon bazar cérébral et émotionnel.
Ce blog est un divan très confortable !