mercredi 12 octobre 2016

La Voisine Episode 3

Mercredi, jour at home. Coup de sonnette rageur à 11h du matin, d'un geste blasé j'ouvre la porte.

Surpriiiiiiiise
(pourquoi j'ai pas pu parier 10 millions sur le nom de la personne qui sonnait, hein, pourquoi ?!)
Ma voisine préférée.


 
Florilège
"vous leur laissez tout faire à vos gamins, hein? Vous verrez quand ils auront 16 ans"
"je vais pas aller vivre à l'hôtel" 
"quand je pense à toutes les excellentes écoles du quartier, franchement, même en privé ça ne manque pas"
"alors que là il dépérit dans l'appartement, évidemment il n'a rien à faire ce pauv' gosse"

"des efforts, votre fils ? HAHAHAHAHA!"
" non mais dites-le, vous l'encouragez à faire du bruit, vous le faites exprès hein, ça vous fait plaisir"
"il le fait exprès, hein, IIIIL le fait exprès, il sait qu'il m'embête et ça l'amuse, et vous vous ne l'empêchez pas, hein" 
"vous êtes locataire, alors vous ne pouvez pas tout vous permettre"
"vous allez m'obliger à écrire à vos propriétaires"

Moi là dedans je n'ai pas dit grand-chose, ça ne servait à rien.
Elle n'était pas montée en mode constructif, et, son déni des efforts faits par notre jeune homme ("elle est réveillée la dame ?" est devenue une phrase récurrente chez lui) ainsi que sa conviction que de toute manière j'étais de mauvaise foi / son délire paranoïaque m'ont coupé toute envie de coopérer. Malgré la conscience que peut-être, l'intérêt récent de la Bébounette pour mes chaussures (+ imitation par le frangin, bien entendu), ainsi que la colère très matinale dudit frangin quelques heures auparavant, jouaient un rôle dans l'explosion de cette charmante dame.

Réflexions annexes qui me sont venues par la suite :
  • fondamentalement, d'en dessous, je suis bien consciente qu'elle ne perçoit évidemment que le bruit fait, non le bruit pas fait / évité...
  • elle a sans doute raison sur le fait que, de nos jours, la plupart des familles avec enfant de 3 ans sont probablement moins bruyantes que nous. Si nous calions F. devant la télé, nous n'aurions en effet pas les mêmes soucis...
 
Mais bon, pour en venir à exprimer l'un ou l'autre de ces propos ou encore un témoignage de compréhension, encore eût-il fallu qu'on me laissât la parole sans m'interrompre / me taxer de menteuse  / me donner des ordres / m'envoyer une nouvelle bordée de critiques. J'ai juste précisé que mes choix éducatifs ne la regardaient en rien, et que mon statut de locataire n'impactait en rien mes droits et obligations bruitesques.
 
Elle est partie en jurant qu'on allait voir ce qu'on allait voir, et en claquant la (ma) porte.
 
I'm lovin' it.
 
Du coup quand même, parce que commencer sa journée ainsi c'est top, j'ai appelé mon adorable voisine du dessus pour me plaindre. Elle m'a re-re-dit que c'était une peau d'vache, nous avons médit pendant quelques minutes, je lui ai annoncé mon prochain chômage et l'effet booster escompté sur ma vie sociale, et nous avons planifié un café.
Na.
 
 

mardi 11 octobre 2016

Mon dilemme pro (feu)

Cela fait des semaines que je veux venir vous parler de la profonde perplexité causée par la perspective d’une éventuelle 2ème prolongation de mon CDD actuel, dont la fin, prévue fin novembre, peut donc légalement être repoussée jusqu’à début mai (because, même si notre ministre du Travail ne semble pas toujours s’en souvenir, maintenant un CDD peut être prolongé deux fois et non plus seulement une).
 
 
D’un côté, franchement, pas une grande envie de continuer

  • Le cumul boulot (dont télétravail) + IEF + les autres aspects de ma vie est vraiment, vraiment chaud à porter (bon, en ce moment, le fait que les nuits de l’une et les couchers de l’autre soient problématiques n’arrange rien).
 
  • Du coup, je me retrouve restreinte aussi dans ma capacité à faire des choses autour de l’IEF : plus de sorties par exemple 

  • Tout cela n’est malheureusement pas contrebalancé par l’intérêt de mon boulot
    • en effet, ces sacrifices pourraient largement valoir le coup si à côté, niveau épanouissement perso de la Gwen, c’était le top. Cas de figure que j’ai connu après la naissance de F. : mon peu de disponibilité me frustrait, mais comme je m’éclatais littéralement sur mon temps de travail, c’était quand même « rentable », au moins pour un temps.
    • Hélas, plus j’avance, et plus, malgré les efforts faits par votre honorable Gwen pour limiter la casse, mon boulot m’ennuie profondément. Ce poste est pauvre, pauvre, paaaaauvre, et c’est notamment du à une culture RH d’une pauvreté affligeante (entendons-nous bien, il pourrait y avoir pire : je ne suis pas tombée dans une culture RH « à la shotgun », où l’on n'est là que pour pousser vers la sortie au premier écart ; il n’empêche que structurellement, les RH ici ne jouent pas le quart du rôle que j’ai connu ailleurs). Du coup ma marge de manœuvre, le sens de ce que je fais, et la stimulation intellectuelle que ça m’apporte en prennent un sacré coup. Bref, je me fais tuuuuuut comme un rat mort.
    • surtout qu'en face j'ai toute la stimulation intellectuelle fournie par ma vie privée, et notamment l'ief et nos réflexions éducatives (et zut euh, j'ai du rosenberg à lire que je n'ose même pas réserver à la bibliothèque du fait de ma conscience aiguë de ce que je ne saurais en caser la lecture dans mon quotidien sans alourdir encore un déficit de sommeil qui cherche déjà à concurrencer notre déficit budgétaire national)
    • Cet aspect stimulation / chiantitude s’aggrave avec le temps, et je vous avoue que c’est vraiment le point qui me pose le plus de difficultés. D’ailleurs, pour la petite histoire, j’ai touché le fond la semaine dernière: mon nouveau chef m’avait dit il y a quelques semaines que, si je le voulais bien, il me demanderait aussi des coups de main sur des trucs transverses, j’avais dit banco (chouette, de la stimulation intellectuelle !). Lundi dernier, il m’annonce qu’une de ses N-1 va venir vers moi pour solliciter mon aide. Effectivement : elle m’a notamment demandé de transférer un énooorme organigramme Excel sur Power Point…. (en m’expliquant bien par le menu comment elle voulait que ce soit fait, d’ailleurs ; m’enfin c’est gentil, voyons le positif : ces temps-ci, c’est pas souvent que j’ai l’impression d’avoir 18 ans !) ; en discutant avec 2-3 collègues j’ai appris que cette fille était réputée pour sa condescendance. Je confirme.
 
  • Au niveau financier, le différentiel n’est pas énorme dans l’immédiat : mon chômage sera calculé sur un temps plein, donc… notre budget 2017 s'accommodera merveilleusement bien d'un chômage chez moi! Surtout si je prends en compte la possibilité de réduire les frais de garde, et toutes les économies que je pourrai faire en ayant plus de temps pour faire mes courses aux bons endroits (ou dans le bon coin huhuhu –ouais je suis drôle ce matin)
 
 
De l’autre quand même
 
  • De gros, gros scrupules à abandonner les gens dont je m’occupe.
    • Plein de choses vont mieux, mais y a encore de sacrés gros problèmes, notamment ceux très vaguement évoqués dans ce billet. Billet que j’ai réfléchi à supprimer, même, parce que si vous saviez à quel point je me suis plantée au départ dans mon appréciation de la situation !!!! (non sur l'aspect théorique du billet, hein, mais sur la manière dont il s'appliquait, ou non, à la situation que j'avais en face de moi) Bon, ça aurait probablement dégénéré plus ou moins pareil, mais il n’empêche que j’ai gardé ce billet comme un rappel douloureux mais nécessaire.
    • Il n’empêche que ça me prend beaucoup de temps et d’énergie, et que le management associé a très besoin d’un soutien, que je me voyais d’autant moins lui ôter de gaîté de cœur.
 
  • Au niveau financier, quelques petites inquiétudes de Monsieur Bout à plus long terme : OK j’ai droit au chômage, mais plus tôt je suis au chômage, plus vite mes droits s’épuisent, et plus tôt il se retrouve seul pourvoyeur, ce qui l’angoisse
 
  • je kiffe mes collègues immédiates (mais je pourrai les retrouver en dehors, aussi)
 
  • Une bonne grosse angoisse existentielle au moment de lâcher mon boulot, le monde de l’entreprise, tout ça…
    • me retrouver plus ou moins officiellement « au foyer », à durée indéterminée…. Et si je veux reprendre, le trou dans mon CV ? et le regard des autres, et ci, et ça ?
    • D’autant que, je reviendrai ptet vous en parler, mais ma piste alternative (enseignement de manière ponctuelle, dans le supérieur), a pris un peu de plomb dans l’aile, et avec elle la sérénité / le détachement qu’elle me procurait.


Bon gros méli-mélo, n’est-ce pas ?
 



 
Mais en fait, tout ça on s'en fiche.

On m’a annoncé hier qu’il n’y aura tout simplement pas de proposition de prolongation de CDD, car en ces temps où on construit le budget 2017, les gens au-dessus de moi n’ont pas le courage de lever le doigt et d’insister pour qu’une paire d’oreilles s’occupant de mes gugusses soit incluse dans ledit budget.
Demander des trucs à son chef, oser insister, oser dire qu’il y a des problèmes et que non, tout bon élève qu’on soit, on ne fera pas de miracles ? Ça demande des c***capacités à prendre des risques qui font visiblement défaut.

J’en suis atterrée. Ça ne fait que confirmer la piètre image que j’avais du courage RH là où je suis, mais j’aurais bien aimé me tromper un peu !
Et rien qu’à penser au sentiment d’abandon que vont ressentir mes pioupious quand j’aurai le droit de leur dire que d’ici quelques semaines, ils se débattront tout seuls….
Au niveau perso, je vous avouerai que je suis ravie de ne pas avoir eu à prendre cette décision. La conscience que je servais quand même à quelque chose m’aurait vraiment rendu compliqué le fait de « lâcher », là, ce sont leurs supérieurs qui les lâchent…
je suis aussi soulagée qu'ils m'aient dit cela aussi tôt : je sais à quoi m’en tenir, je peux arrêter de me triturer le cerveau sur ce point et commencer, à la place, à envisager la remise à plat de nos routines, la rédéfinition des horaires de garde, etc
Et je frétille à l’idée d’avoir bientôt plus de temps pour moi, pour les enfants, pour faire plein de trucs ! 
Et même pour bloguer… ;-)
 

lundi 10 octobre 2016

Pleurotes à la crème (sans lait de vache)

Automne, saison des champignons + panier bio = des pleurotes dans mon frigo.

Ce panier bio a causé une augmentation de 15% du temps passé sur internet (oui, il a bon dos, j'en profite !) puisque à chaque fois, je me retrouve avec des trucs que je n'ai jamais cuisinés.

Les pleurotes n'ont pas fait exception, j'ai filé sur Internet, regardé 2-3 trucs, et comme à l'accoutumée, décidé, une fois que j'avais compris le fonctionnement du spécimen, de faire à ma sauce.

Nous avons donc mangé, (et re-mangé quelques semaines plus tard lors de Pleurotes - épisode 2, le retour) des 
pleurotes à la crème (sans crème)

  • laver succinctement les pleurotes
  • couper celles qui sont un peu grosses dans le sens de la longueur
  • dans une poêle, faire fondre une bonne grosse quantité de beurre, puis y faire brièvement revenir des échalotes et de l'ail
  • faire prendre avec une bonne quantité de farine, puis délayer avec une bonne dose de lait (de chèvre, en l'occurrence); ça doit être assez liquide, d'autant que cela réépaissira à la cuisson
  • rajouter les pleurotes, et les laisser cuire une bonne douzaine de minutes à feu moyen, en remuant régulièrement
  • saler et poivrer à votre convenance

oui bon, y a plus esthétique comme photo, j 'avoue...


C'est très, très bon avec des Knödel. 
Recette allemande que je viendrai vous donner un de ces 4, même si depuis notre emménagement à proximité de la frontière, je fais ma flemmarde et les achète lyophilisés chez Lidl. 
Attention, les Knödel en question sont à base de pain donc : gluten! 
La recette fait maison peut, je le suppose, être faite avec du pain sans gluten. Par ailleurs on peut faire des Knödel à base de pommes de terre mais outre que le goût, très bon au demeurant, est différent, là pour le coup les faire soi-même est autrement plus compliqué.
C'est évidemment pas dégueu avec des pâtes... ou des Spaetzle, tenez !

Esprit vif auquel rien n'échappe, vous aurez remarqué qu'il n'y pas de crème dans cette recette de pleurotes à la crème. La crème fraîche au lait de brebis coûte un bras, avec le lait de chèvre + l'épaississement à la farine on s'en passe très bien !

Rha punaise... rien qu'à écrire cette recette 
je regrette qu'il n'y ait pas eu de champignons dans le panier bio de cette semaine.



vendredi 7 octobre 2016

Petit pas ZD / consommation raisonnée: le panier bio

J'avais compté sur mon passage à 50% pour commencer à investir de l'énergie dans une réorientation de notre organisation quotidienne vers plus de Zéro Déchet ("plus de zéro "... la formulation prête à rire mais illustre bien que ce zéro constitue un horizon vers lequel progresser, pas un objectif à atteindre).

Mais non : entre 
  • redémarrage / progression Flylady, 
  • démarrage de l'IEF et 
  • processus d'inculturation F&M
mes capacités d'absorption / impulsion du changement sont à saturation. Moi qui dans mon boulot ai expliqué à des dizaines de salariés en quête d’une mobilité qu’il n’était pas bon de se retrouver en zone de tension / d’inconfort / d’effort dans trop de domaines à la fois (devenir manager dans un domaine technique un peu différent du sien dans un contexte un peu inhabituel avec des interactions fréquentes dans une langue encore peu maîtrisée par exemple…), je sais que je ne saurais courir davantage de lièvres sous peine qu'ils ne m'échappent tous.

Ce qui ne m'a cependant pas empêchée de faire un premier pas dans le sens d’une consommation plus raisonnée, mais un pas facile : il demande peu d'efforts, voire m'en ôte sur certains aspects, et ceux-ci s'associent de manière heureuse à un centre d'intérêt de ma petite personne : la cuisine.

Depuis la fin juillet, donc : 

rationalisation de l'approvisionnement familial par l'achat de paniers bio.

Là-dessus, j’ai tout simplement profité du partenariat développé par mon employeur actuel avec une entreprise d’insertion locale, qui livre les paniers commandés sur mon lieu de travail.


Les points qui m’ont permis de sauter le pas
  • Récupération qui s’insère très facilement dans notre quotidien, je récupère mon panier à la fin de ma journée de travail : je n’ai pas à courir à l’autre bout de la ville, ça me facilite la tâche!
  • Ce sont des produits bio (fruits et légumes), essentiellement locaux, mais avec en plus des partenariats avec des fournisseurs pas locaux, permettant de diversifier le contenu du panier : nous sommes (enfin, le Bébou notamment) de gros consommateurs de bananes, une partie de notre stock nous arrive ainsi par le biais de ce panier.
  • Je commande le weekend pour une livraison en fin de semaine, je sais donc à l’avance ce dont je vais disposer et peux donc compléter par des courses supplémentaires en connaissance de cause (et je peux même planifier mes menus à l'avance du coup !)
  • Pas d’abonnement : je n’ai aucune obligation de commander chaque semaine, ni de commander les mêmes quantités, ni quoi que ce soit
  • Et surtout : le panier est modifiable
    • Par défaut, il est proposé avec un certain contenu, mais ensuite je peux retirer des produits, et en ajouter d’autres car chaque semaine, différents produits sont proposés à côté, « à la carte ». 
    • Pour moi c’est un point essentiel du succès : je déteste certains légumes, d'autres peuvent être très compliqués à cuisiner, je n’ai aucune envie de les retrouver dans mon panier et donc dans mon frigo semaine après semaine quand c’est leur saison ! 
      • NZ&Co me confiait bouffer des blettes deux fois par semaine en ce moment, mes bonnes résolutions ne sauraient résister longtemps à un tel traitement. Mon estomac est roi ! (ou plutôt, mes papilles)
      • La semaine dernière on me proposait du fenouil, j’ai cliqué sur SUPPR sans hésiter… J'exècre le fenouil, hors de question que cela rentre dans ma cuisine !



Conséquences positives après plusieurs semaines
  • Gros effet boost pour notre consommation de frais. Pour les légumes notamment, j’avais tendance à beaucoup me reposer sur Picard. Mon congél est nettement moins sollicité ces temps-ci !
  • Même effet sur notre consommation de légumes ! (et de fruits, mais dans une moindre mesure, car nous en consommions déjà beaucoup) : j'en ai davantage à disposition, qui 
    • étant frais, sont à manger avant qu'ils ne prennent un aspect peu ragoûtant. 
    • ayant la relève qui va se pointer la semaine d'après, doivent lui laisser la place
    • Donc je prévois mes menus en conséquence : à ce niveau-là, le duo paniers bio - planif des menus constitue vraiment une association très heureuse !
  • Belle amélioration dans la gestion des stocks / anti-gaspi, ça introduit un rythme, une régularité, et donc je m'en sors bien mieux !
  • Par ailleurs, le bac à légumes se retrouvant vide ou presque une fois par semaine, au moment de le remplir avec mon butin je me retrouve à lui donner un coup d'éponge. Moi, donner un coup d'éponge hebdomadaire à mon frigo !!!!!Les bras vous en tombent. A moi aussi, et c'est pas pratique pour éplucher.
     
    il est pas beau mon bac à légumes pour cette semaine ?
  • Diversification de notre alimentation : certes, je peux modifier le contenu de notre panier et en éliminer tout élément indésirable, mais cette composition de base a un effet inspirant, me pousse à des « audaces ». Les propositions faites m’incitent à tester des trucs différents, à changer un peu mes habitudes.
    • Ainsi, nous mangeons bien davantage de salade
      • Pendant longtemps, nous avions été abonnés aux salades en sachet, surtout mâche et roquette (hou hou, pas du tout ZD !) puis nous nous en étions lassés, en partie du fait de notre passage en mode « courses au Drive » : plus de possibilité de sélectionner un sachet avec une date de péremption très éloignée, et donc nombreux demi-sachets ayant connu une fin en bouillon de culture au fond du frigo (eh oui, hein, je vous rappelle que les conseils de Flylady sur la gestion de frigo ne sont pas superflus dans mon triste cas)
      • A présent, très régulièrement une salade est proposée dans les paniers ; je la prends et la prépare moi-même comme une grande, sauf si il s’agit d’une variété qui ne m’inspire pas. Ainsi, je ne reprendrai plus de la frisée, la texture m’est en fait désagréable et il nous a été difficile de terminer celle que j’avais reçue - mais, signe de progrès tout de même, mon "difficile" n'est pas une manière discrète d'avouer qu'une partie a filé à la poubelle après s'être lentement décomposée dans un coin: nous l'avons terminée, dans les temps, à grands renforts d'huile de pistache.
    • J’ai préparé moi-même, pour la première fois, du chou-fleur (jusqu’à présent il était préparé par Tonton Picard), du chou rouge, du brocolis !
    • En ce moment, c’est la saison, sont proposés parfois des champignons divers et variés, je reviendrai donc bientôt vous parler de la délicieuse recette de pleurotes à la crème que j’ai pu expérimenter deux fois ces derniers temps
  • Il y a quelque temps, j'ai même repoussé les frontières du possible : la composition de base du panier de la semaine proposait une noix de coco, j’ai hésité, puis hop, taïaut, j'ai décidé d'imiter Lara Croft (oui, je suis certaine qu'elle est spécialiste de la noix de coco). 
    • Une fois le panier reçu seulement, je suis allée demander à notre ami Google comment ouvrir le machin. Eh bien, sachez-le, il existe mille et une manière d'ouvrir une noix de coco, mais les articles les citant ne m'inspiraient pas confiance : je me voyais déjà en tenter une, la rater, tenter la suivante, et finir par crever d'inanition à côté d'une noix de coco sur laquelle j'aurais usé marteau, aiguilles à tricoter, machettes (car j'en ai toujours une sur moi, bien entendu!), perceuse et autres ustensiles de cuisine de base.
    • En revanche, la méthode détaillée ici réclame un véritable acte de foi : persévérer pendant 15 minutes sans voir le moindre résultat. Mais je vous confirme qu'au bout des 15 minutes à taper bêtement avec le dos d'un couteau (c'est ça qui m'a séduite, le dos d'un couteau, ça craint moins quand même ; ceci dit, il paraît que là aussi on peut faire ça avec une machette, donc n'hésitez pas pour vos photos Instagram, ça rajoutera un côté folklore local auquel vos followers -est-ce que c'est comme ça que ça s'appelle sur Instagram ? Je suis terriblement out- seront sensibles. Pour ma part, je n'ai pensé à prendre les photos qu'après, vous devrez donc me croire sur parole quand je vous dis...) que la promesse se réalisa : Sésame, ouvre toi, noix de coco, à moi !
    • Et c'était ma foi pas mauvais ! Quel dommage que j'aie pris l'option de ne pas publier de photos de nous, Monsieur et Madame, sur ce blog, du coup vous n'aurez pas droit à celle où Monsieur Bout fait le phacochère, deux lamelles de noix de coco en guise de défenses.

Bref, comme vous le voyez, les paniers bio, c'est l'éclate totale.

Côté Zéro Déchet, c'est un mieux, mais ce n'est point parfait non plus : les fruits et légumes sont livrés en vrac (du coup, si pommes de terre terreuses, tout le monde en profite)
  • sauf les petites choses (genre les mirabelles) qui sont un peu protégées dans un sac en papier
  • mais conditionnés dans un immense sac en plastique très fin
donc c'est toujours mieux que des courses lambda et leur 36 emballages, mais bon !

 
Côté financier
, eh bien, c'est pas gratuit.
Ceci dit, hein, c'est logique : c'est la première fois que je me fournis quasi exclusivement en bio, donc évidemment, il y a une différence ! Ceci dit, si je prends comme référence le prix des bananes bio, c'est toujours moins cher que dans notre Drive.


Me voilà fort contente de ce petit pas, les autres suivront, en temps et en heure, c'est-à-dire pas tout de suite... pour le moment, je me contente de m'énerver un peu à chaque fois que franchement, le suremballage est flagrant; ma conscience s'éveille ainsi graduellement, et dès que j'aurai de nouveau de la bande passante je pourrai m'attaquer au sujet.

mercredi 5 octobre 2016

Point - progression en septembre 2016

"Excusez-moi, vous auriez pas vu le mois de septembre ? Ah, il est parti !? Ça alors, pourtant je ne l'ai pas vu passer !"

Septembre a filé, déguisé en août au niveau climat, et plein de changements entre reprise pro, vrais débuts de garde à domicile, débuts de l'IEF, etc

Malgré sa brièveté, il laisse des traces !

Chez la Bébounette

  • Langage: ça paaaarle, mais ça paaaaarle !
    • Nous avons un tas de nouveaux mots 
      • Attends, éteins, dédééé (qui veut dire manger), donne, main, crème, pain, pyjama, eau
      • Hop
      • zoliiiii (=chaussures; ben oui, à force de lui dire qu'elle a des jolies chaussures...)
      • nounou's, lapin, câlin
    • mais aussi des premières phrases de deux mots : veux lait, veux l'eau, veux câlin

  • une 4ème dent (mais bien davantage de nuits pourries parce que, même sans sortir, les autres dents se manifestent)

  • de gros progrès en motricité fine, 
    • et notamment une passion pour la fermeture du casque de vélo de son frère (elle réussit à fermer, hein, pas à ouvrir)
    • et tout récemment, sa fascination pour ses petites chaussures s'est étendue aux paires de toute la maisonnée, qu'elle chausse sans discrimination.
      • Elle réussit à marcher avec les miennes (ça fait un boucan ! Mais que fait la voisine ??)
      • mais aussi, aprés avoir longtemps mis ses mains dans les bottes de son frère, elle parvient maintenant à les enfiler à ses pieds (franchement, visez  le look...)


Chez le Bébou

  • Motricité globale
Les débuts de vélo de grand se sont bien consolidés, toujours pas de démarrage totalement autonome ni de freinage dans les règles, mais beaucoup d'assurance entre ces deux moments; les tours de parc sont devenus un grand hit, et j'avoue, j'avoue, j'avoue et je revendique le fait que je suis ravie de savoir que, les grands froids et l'humidité venus (et donc peu propices à de longues heures dans l'une ou l'autre aire de jeux), il suffira de le coller sur son vélo pour lui permettre de se dépenser tout son soul en un temps réduit.
Autre progrès fulgurant, pour le coup : F. n'avait jamais témoigné de grande envie d'escalader l’araignée de l'un de nos aires de jeux habituelles. Après de longs mois à lorgner sur les enfants s'y donnant à cœur joie, et à tâter du pied les cordes, il avait fini par s'habituer à en escalader le premier niveau, et restait prudemment à 50 cm du sol sans tâcher d'atteindre les niveaux plus élevés.
Mais ça, c'était avant.
En l'espace d'une semaine, début septembre, il changea du tout au tout sa politique et grimpa tout en haut, développant au passage une technique de descente un peu flippante à première vue (Y en a une qui s'en souvient...), mais rapidement fiabilisée et à présent très maitrisée : se laisser pendre par les bras jusqu'à ce que ses pieds rencontrent le niveau du dessous.
Ya du muscle dans ses bras, comme il nous l'a simultanément prouvé en s'attaquant aux barres en fer (vous savez, les trucs style pompiers) pour lesquelles il avait toujours témoigné un attrait prudent ( "je veux descendre avec la barre ! - Vas y alors. - Euh, non" ) : non seulement il y va, mais il est capable d'y rester cramponné longuement, et de maîtriser sa descente par paliers (au lieu de se laisser tomber comme un gros sac, du genre de sa mère, quoi).

Ces audaces soudaines cohabitent cependant avec l'apparition tout aussi soudaine d'une série de peurs : peur de prises électriques, notamment, qui "le regardent" et "vont l'attraper". (au point que certains matins, il poste un nounours en peluche devant chacune des prises de la cuisine histoire de s'en protéger), peur des moutons de poussières sous le radiateur,...


  • Motricité fine
    • les petits boutons ont la côte ! Du coup, je m'efforce de lui mettre un max de chemises pour nourrir son intérêt (et m'éviter d'avoir à lui enfiler son haut, car je n' ai toujours pas réussi à lui apprendre à enfiler / ôter un T-Shirt seul; y a ptêt une technique ?)
    • l'adresse se développe, et nos séances IEF ont vu d'énoooormes progrès en découpage, notamment; mais je pense vous pondre prochainement un ou deux billets spécifiquement orientés "premier bilan d'IEF après quelques semaines", je ne m'attarderai donc pas sur le sujet aujourd'hui !

  • Le langage continue à se développer

La période des pourquoi bat toujours son plein, mais nous observons déjà les fruits de la technique de plus en plus rodée du "t'en penses quoi ? / A ton avis ?" évoquée le mois dernier (c'est simple : j'alterne entre les deux: 1er pourquoi, réponse A, 2ème, réponse B, 3ème, réponse A, et ainsi de suite).
Là où au départ cela permettait surtout de tarir un peu les pourquoi, à présent cela déclenche la plupart du temps une ébauche de raisonnement chez F..
Nous voyons, ou plutôt entendons, son cerveau tenter d'établir des liens entre les choses, les structurer, les ordonner, les interpréter. Sa jeune intelligence s'exerce et je me mords les doigts de chaque moment où une réponse machinale à un pourquoi vient empêcher cet exercice (non que je ne veuille plus jamais répondre à ses pourquoi; mais peu à peu, j'acquiers une meilleure perception des pourquoi qui réclament une réponse de ma part, et de ceux qui réclament une question... et plus le temps avance, plus la deuxième catégorie prend le dessus). 
Je KIFFE cette méthode!
Par ailleurs j'ai aussi cherché à davantage mettre en pratique le conseil du "pour que" donné en commentaire du même article, et j'aime bien aussi ;-)

  • Gros développement aussi, et un peu surprenant : nous avançons tout droit vers la propreté de nuit !
Autant il y a quelques mois encore j'avais hâte que nous arrivions à ce stade, tout en ayant peu d'espoir puisque les couches de nuit finissaient systématiquement humides et pas qu'un peu, autant ces derniers temps je m'étais détendue et attendais benoîtement que le Bébou donne le signal.
J'étais bien décidée à ne mettre aucune pression et à laisser tout le temps au temps.
Et puis finalement, j'ai envoyé toutes mes résolutions aux oubliettes, et c'est quand même moi qui ai "forcé" les choses: vers la fin de l'été le Bébou s'est en effet remis à faire ses selles dans la couche, tard le soir après son coucher, ou le matin avant qu'on ait eu le temps de la lui ôter (et ce, malgré des invitations répétées à venir nous voir si besoin...) (franchement, globalement je trouve les couches lavables super, mais alors quand on passe au niveau "gestion des selles de bambins", là le glamour prend un coup dans l'aile!)
Après... un certain temps à nettoyer tous les matins des couches immondes, le dernier matin la couche coupe était pleine, j'en avais nettoyé une tard le soir quand il était venu se plaindre qu'il avait fait, et une le matin au réveil. C'était trop, j'ai jeté l'éponge au sens propre comme au figuré.
J'ai ainsi décrété que je préférais faire des machines de draps que des rinçages de selles, et ai expliqué au jeune homme qu'il n'allait plus porter de couches la nuit, et qu'il apprendrait peu à peu à se lever pour aller aux WC / pot. En mode "zéro pression", chaque drap mouillé étant accueilli de manière neutre : "tu es en train d'apprendre, ça va venir".
Moralité, 10 jours à changer les draps tous les matins (heureusement que j'avais ma routine hebdomadaire de linge pour aider à garder le cap; du coup eh bien j'assumais 1 mini lessive en plus chaque jour), sans le moindre signe d'amélioration. Je commençais à me demander si j'avais été bien avisée, si je n'étais pas partie pour des mois comme ça, et si lesdits mois n'étaient pas susceptibles d'habituer F. à mouiller ses draps.
Et puis pouf, deux nuits sèches d'affilée (autant vous dire qu'à ce moment, je ne me tenais plus, j'étais persuadée que c'était bon) Et la semaine d'après, deux nuits sèches d'affilée encore, une nuit mouillée, une nuit sèche ensuite.
Bref, ce n'est pas acquis, mais c'est en bonne voie ! Je sais à présent que ce n'est foncièrement pas trop tôt pour lui, reste encore à ce qu'il améliore sa maîtrise du truc. Ça se fera en temps et en heure, hakuna matata !

  • Plus embêtant, les manifestations d'hostilité envers sa sœur sont revenues en force.

    • Elles cohabitent avec
      • un énorme intérêt pour jouer ensemble (trop mignon)
      • et une grosse tendance à l'imiter (trop énervant - puisqu'il s'agit notamment des fois où elle tape sa cuiller sur sa chaise haute, ou se badigeonne de purée).
    • Dur dur à gérer pour moi, malgré la lecture du sublime "Frères et Sœurs sans rivalité" de mes F&M chéries (dont les notes de lecture dorment toujours dans un brouillon de billet), j'ai souvent réagi au quart de tour, en ayant bien conscience que je n'arrangeais rien. J'y travaille, j'y travaille, et je projette de m'attaquer très prochainement à la finalisation du billet susmentionné histoire d'ancrer un peu plus le tout...
Quant à moi, justement, eh bien, je continue à cheminer doucettement.
Je réalise que j'ai encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de taf sur la gestion de ma propre colère (je crois que je viendrai vous en reparler sous peu), et je re-re-relis "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent": toujours dans la F&M-mania, j'ai le sentiment que les lire et les relire en boucle me permet peu à peu de m'en imprégner, je redécouvre des choses à chaque fois, ou les revois sous un nouvel angle.
Par ailleurs je suis en grande réflexion sur mon avenir pro, mais ça aussi, je viendrai vous en parler sous peu, là encore pondre un billet sur le sujet m'aidera à structurer un peu mon bazar cérébral et émotionnel.
Ce blog est un divan très confortable !

lundi 3 octobre 2016

Mettez du Flylady dans votre vie pro

Flylady me permettant en ce moment de surnager malgré mon quotidien un chouilla chargé (oui oui, vraiment, je confirme, IEF + boulot à 50% = trop fastoche; et rajouter un mari, voire une vie sociale à côté, c'est du gâteau j'vous dis), je suis plus que jamais en mode disciple dévouée, éperdument reconnaissante envers ce qui me permet de ne pas sombrer totalement dans le chaos.

Du coup, ma grande foi m'a conduite à essayer un peu d'appliquer au travail ce qui me réussit si bien à la maison.
Because au travail, y a quand même deux-trois domaines qui pourraient tout à fait supporter un soutien externe
  • mon sens de l'ordre et mon amour de l'administratif ont des effets directs sur l'ordre régnant (ou pas...) dans mon bureau.
    • Vous auriez vu celui que j'occupais en Normandie... oh my god. Mais bon, c'était qu'à moitié grave, puisqu'il s'agissait d'un bureau individuel. Les personnes que j'y recevais pouvaient toujours penser qu'elles venaient tout simplement de faire irruption au milieu d'une tâche vraiment très bordélogène (excuse qui prenait un coup dans l'aile si ils étaient amenés à venir me voir plusieurs fois...) Quant à mes collègues, bon, z'étaient habitués, quoi.
    • Actuellement, je suis en open space; impossible de laisser mon bazar proliférer, du coup, car tout un chacun l'aurait en permanence sous les yeux.
  • j'ai beau être une pure déesse au niveau professionnel, ledit amour de l'administratif impacte tout de même (si peu!) ma performance concernant la gestion des papiers et tâches administratives; procrastination, bonjour ? (ah là là, JAMAIS je n'aurais pu faire mon job avant la généralisation de l'informatique ! Je haaaaais les papiers, je les hais, je les hais, je les hais)
  • mon boulot actuel recelant une part non négligeable de tâches susnommées, et étant en général quand même franchement moins passionnant que ce que j'ai vécu (aaaargh.... je [re]viendrai pleurer sur ce sujet bientôt), il m'est parfois difficile de me motiver. Et cela a été particulièrement le cas lors de mes débuts à 50%. J'y faisais allusion dans mon premier bilan, "loin des yeux, loin du cœur", j'avais clairement la tête ailleurs !

Le souci, c'est que, au travail comme à la maison, plus on procrastine une tâche, moins elle nous semble attirante, et donc mon niveau de motivation global, déjà pas forcément ultra élevé, s'est retrouvé en chute libre au mois de juillet. Moins je m'investissais dans mon boulot et notamment ses aspects un peu rébarbatifs, plus lesdits aspects prenaient de place à mes yeux, et plus mon boulot me semblait franchement insupportable.

Sur la fin de mes Babysteps, j'ai donc décidé de profiter de l'élan que ceux-ci me donnaient pour en faire bénéficier aussi la sphère pro.

1er aspect : l'ordre
  • Transfert de la technique des Hot Spot / de leur dézinguage en deux minutes : un créneau Hot Spot en fin de matinée, 1 en fin de journée juste au moment d'éteindre mon ordinateur, et le tour est joué : mon bureau demeure présentable.
  • Transfert de la philosophie anti-clutter : ne garder en papiers que ce qui est indispensable, et se montrer impitoyable envers le reste
    • franchement, qui n'a jamais récupéré d'un prédécesseur des classeurs / dossiers remplis de papiers qu'il n'a jamais ouverts, mais contemplés avec un relent de culpabilité pendant une longue période avant de finir par les passer à la déchiqueteuse quand ses propres dossiers ont réclamé la place prise inutilement dans les placards ?
    • Bon, eh bien, soyons gentils avec notre potentiel successeur, et commençons même par être gentils avec nous-mêmes : pas la peine de garder un papier si, objectivement, personne ne se donnera la peine de le chercher un jour.


2ème aspect : la procrastination / gestion des tâches rébarbatives
  • introduction du minuteur
    • malheureusement, pas moyen de prendre mon vrai minuteur au boulot (en revanche je ne m'en prive pas sur mes créneaux de télétravail !), c'est là que je regrette aussi mon bureau individuel, dans lequel je ne me serais pas privée d'y avoir recours...
    • du coup, pour le boulot en open space, j'ai recours à un minuteur en ligne : ça ne vaut certes pas le vrai minuteur, manque notamment le tic-tac, mais c'est déjà pas mal !
  • adaptation du timing Flylady aux exigences boulotesques :
    • faire par tranche d'un quart d'heure serait parfois un peu court pour les tâches concernées, notamment celles qui demandent un peu de concentration : m'arrêter au bout d'un quart d'heure me couperait dans mon élan.
    • J'ai préféré m'appuyer sur le rythme des pomodori, méthode découverte peu auparavant et assez bien expliquée ici. Et pour lequel, justement, mon minuteur en ligne propose un machin adapté. Adapté, et programmable : je peux me programmer des séquences entières alternant moments de boulot relou, moments de boulot plus intéressants, et pauses.

Des résultats ?
Le constat est très clair chez moi : l'usage du minuteur est vraiment efficace !
  • Flylady dit bien
"Make it fun and it will get done!"
Il n'y pas de miracle  :les tâches relous... demeurent relous
MAIS je dois me rendre à l'évidence : mêmes le tâches les plus rébarbatives prennent un tour plus sympa quand il s'agit de faire la course avec son minuteur. Un peu comme si la tâche en elle-même disparaissait, s'effaçait derrière le défi représenté par le minuteur.
Bien évidemment, cela ne se fait pas tout seul quand même : un peu de volonté demeure nécessaire pour se lancer effectivement dans la tâche projetée une fois le minuteur lancé... Si nous comptons sur lui pour nous prendre par le bras et nous coller au travail, les chances que quelque chose se fasse restent minimes... Mais il aide à s'y mettre, et aide à y rester.

  • Non seulement cela me permet de scander mes demi-journées, mais aussi de rendre plus productifs mes moments de pause puisque ceux-ci aussi sont limités dans le temps
Ils ont donc eux aussi un objectif précis, que ce soit d'aller faire mon Drive, ou répondre à un ou deux commentaires sur le blog.
  • La concentration est elle aussi meilleure
ce minuteur qui décompte le temps aide à rester focalisée sur la tâche d'une manière qui n'a rien à voir avec l'objectif qu'on se fixe de "bosser jusqu'à 16h sur ça". Eh oui, je suis impressionnée de constater, là encore, l'immense différence qu'il y a entre "bosser jusqu'à telle heure" et "bosser tant de temps sur". Difficile à expliquer, mais ...


Magie magie: au bout de quelques jours de ce régime, j'ai commencé à émerger de la non-motivation absyssale dans laquelle j'avais plongé, et j'ai retrouvé un peu d'entrain à me rendre au boulot.
Tout n'est pas rose, loin de là, mais Flylady m'a cependant permis d'éviter d'empirer moi-même les choses, bref, de limiter la casse, et ce n'est pas rien !
Bisou Flylady.
Tu as beau être mauve et guimauve, franchement, merci.


samedi 1 octobre 2016

Allemand : c'est reparti - es geht wieder los

Il n'aura pas échappé à vos yeux de lynx que, dans mes différents billets sur la structuration de notre IEF (notamment celui-ci et celui-là), je ne perdais pas un mot sur nos progrès et nos projets en allemand.

Normal : zéro total.
                      Point mort.
                                 Vide intersidéral.

Pourtant, après un premier démarrage modeste mais prometteur, en avril je m'étais targuée de vouloir passer à la vitesse supérieure : ne plus nous contenter de quelques mots lors des repas, mais diversifier, introduire plus de vocabulaire, plus de phrases, avoir recours à des livres, etc...

Raaaaaaaaté !!!
Yeux plus gros que le ventre peut-être ?
En tous cas la démarche, peut-être devenue trop lourde / ambitieuse, s'est essoufflée rapidement et l'allemand a tout simplement disparu du radar.

Plus l'énergie de rien pendant des semaines, au point que cet été il a été difficile de relancer un peu la machine pour les beaux yeux de la grand-mère. Difficultés qui se sont traduites par une certaine tension dans les relations mère-grand / petit-fils... avant que la première ne lâche du lest et que le second, en conséquence, n'accepte de témoigner un intérêt poli pour le sujet.
Quand y en a qui disent "le mieux est l'ennemi du bien", z'ont pas toujous tort.
(il n'empêche que si je tenais l'urbaniste qui a positionné cette fichue Roche Tarpéienne aussi près du Capitole... il passerait un mauvais quart d'heure !)

De retour au bercail, je n'ai pas non plus fait de l'allemand une priorité: reprise pro, démarrage de l'IEF, tout ça... j'occultais volontairement le sujet. Au point qu'une remarque innocente de Monsieur Bout, lâchée au passage (du style "ah faudrait qu'on reprenne un peu l'allemand avec F.") lui valut mes foudres... il ne s'attendait pas à une telle réaction, entièrement due à ma culpabilité latente sur le sujet.
Et puis pôf, un jour où j'avais longuement lu de l'allemand, hop, j'ai quand même lâché quelques mots, comme ça, sans prétentions, et nous avons repris.

Une reprise un peu laborieuse au départ, car nous repartions de loin :
  • non seulement la quasi-totalité du vocabulaire acquis quelques mois plus tôt était plus ou moins oubliée,
  • mais surtout l'intérêt du Bébou / la dynamique / le naturel avec lequel il réagissait à nos "et comment Oma dit ?" s'étaient complètement évanouis. 
Il a donc fallu redémarrer un peu au forceps, en insistant, accepter de "parler dans le vide", de faire les questions et les réponses pendant quelques jours.

Et puis revoir un peu la stratégie, d'abord :
  • les créneaux repas sont certes toujours (ou plutôt : à nouveau) utilisés,
  • mais c'est surtout, dans nos nouvelles routines, le créneau pot (dont Clotilde remarquait la longueur) qui constitue à présent la clé de voute du dispositif. En effet, le principe étant que la Bébounette doit rester un certain temps sur le pot (afin de maximiser ses chances de pondre quelque chose hors de la couche et d'épargner ainsi ladite chose à ses pauvres petites fesses mycosées, mais aussi de donner un peu d'air auxdites petites fesses), le créneau pot s'est mué en créneau lecture : la miss trône, je suis en tailleur à côté d'elle, le Bébou est sur mes genoux, et nous lisons.

  • Ainsi, à la désignation des objets du quotidien alimentaire, permise par l'utilisation du créneau repas, s'est ajoutée la désignation des objets rencontrés dans les livres.
    • Ce qui marche particulièrement bien, c'est la désignation en rafale d'objets présents plusieurs fois : ainsi, pour tout vous dire, le redémarrage teuton a-t-il vraiment "pris" avec un livre autour de Noël, et ma tirade "Kugel - Kugel -Kuuuuugel -Kugel -... Kuuuuugel - Kugel - ... - Kugel !" en pointant du doigt chacune des nombreuses boules de Noël ornant un sapin. F. s'est pris au jeu et s'est montré ravi de repérer toutes les "Kugel" présentes sur les différentes pages.
    • Nous avons fait pareil avec "Kerze" (bougie), "Stern" (étoile), "Schnee" (neige), "Baum" (arbre), "Tannenbaum" (sapin)...
    • Puis, sur d'autres bouquins, avec notamment "Blume" (fleur) : "Bloum, bloum, bloum ! - et encore bloum" (oui, F. oublie souvent de prononcer les "e" à la fin à des mots), "Gras" (herbe), et ainsi de suite...

Les livres positionnés à côté du pot étant plus ou moins toujours les mêmes, cela permet des répétitions fréquentes et qui ne semblent pas lasser leur public.
Ces livres sont en français, ils sont donc lus en français mais commentés/décrits en allemand. La séquence pot comporte aussi la lecture de livres "sans allemand ajouté dedans", mais abrite tout de même quelques minutes d'allemand assez intense, et qui se répètent de 1 à 3 fois par jour (selon si je bosse ou pas).
L'avantage, c'est que cela ne me demande, en soi, pas d'investissement particulier :
  • autant, pendant les repas, il m'en nécessaire de "penser" à solliciter F. sur ce point, alors que je gère autre chose,
  • autant le créneau pot est inamovible et peu exploitable autrement, donc tant qu'à faire, hop, je suis libre d'orienter ces minutes dans la direction qui nous plaît. Or, chat échaudé craint l'eau froide, après l'expérience de mon feu de paille du printemps me voici avant tout soucieuse de ménager au maximum mes efforts : l'allemand, oui, mais à moindre frais !

Nous mélangeons donc allègrement français et allemand (même si la distinction est toujours bien présente chez F., et toujours symbolisée par "Oma"); c'est probablement une hérésie pour les puristes, mais cf plus haut, j'ai déjà vu ce que cela donnait si je me montrais trop ambitieuse : mieux vaut un peu d'allemand baragouiné dans le quotidien, qui permet de garder un contact avec la langue, une familiarité, et un intérêt, que rien du tout !

Le résultat est indéniable :
F. est reparti comme en 40, Monsieur Bout et moi trouvons même que son intérêt est plus fort qu'il y a quelques mois,
  • nous l'avons vu "montrer" ses livres à sa sœur en utilisant des mots allemands pour décrire les objets dont il connaît les noms.
  • Autre signe d'intérêt, il a repris ses questions à la mode "comment dit Oma ?", certes sans, la plupart du temps, chercher à répéter / mémoriser la réponse (sauf si le mot a une sonorité vraiment marrante), mais c'est tout de même de bon augure.

Par ailleurs, c'est précisément le fait de garder cette base arrière "baragouin" stable qui rend possible l'introduction progressive (et sans me focaliser dessus, justement !) des choses plus élaborées, plus compliquées.
Plus compliquées, elles sont du coup plus ponctuelles, mais la base en question leur offre de quoi s'insérer avec facilité quand l'occasion / notre niveau d'énergie le permet.
Au lieu de devoir subitement passer du niveau 0 au niveau 3 ou 4: Babysteps, petit bout par petit bout, tout ça, quoi!

Les choses plus élaborées en question sont donc
  • la lecture de livres en allemand, que nous avons reprise;
mais que du coup j'utilise en mode plus détendu, il s'agit davantage de continuer à bercer l'oreille de F., et de lui donner des phrases entières à entendre; pour la partie vocabulaire, je me borne à appliquer à certaines illustrations du bouquin le fameux traitement "Kugel".
Dans ce cadre, dès que j'aurai ENFIN le temps de remettre le nez à la bibliothèque, j'en profiterai pour récupérer un ou deux livres, et espère aussi mettre la main sur un livre audio.

  • l'introduction de quelques séries à la Gouin
Inspirée par les détails donnés récemment sur le sujet ici, je commence, pendant les repas, à glisser quelques phrases simples à la structure toujours identique (mais sans faire répéter à F.).
    • J'ai ainsi toute une variation autour de l'action "boire" :
ich trinke Tee
du trinkst Wasser
E. trinkt Milch

    • J'hésite à faire de même avec le verbe manger: irrégulier... et homophone, sur certaines formes, avec le verbe être.

    • En revanche je commence avec
      • "möchten", en soi pas un verbe mais la forme conditionnelle de "mögen", et correspondant à notre "voudrais";
      • ainsi que ich will, du willst, (vouloir), certes irrégulier, mais de manière plus discrète!

Il s'agit là d'un tout début, je projette (mais sans me mettre la pression), de réfléchir à la création de quelques séries supplémentaires de ce genre, inspirées et liées directement à notre quotidien / au contexte dans lequel je suis facilement amenée à les utiliser (par exemple, en vous écrivant il me vient à l'esprit qu'au fond, quelque chose s'approchant de la série Gouin "j'ouvre le livre" viendrait très facilement s'insérer dans notre routine-pot-lecture). Je compte y consacrer quelques neurones lors d'un prochain créneau parc, sur mon Bullet Journal, ou d'un créneau IEF, quand il s'agira de m'occuper calmement sans perturber le jeune homme travaillant à côté de moi.


  • Par ailleurs, toujours en mode "light" / occasionnel, je verrai, si l'occasion se présente, à remettre F. devant 2-3 courts petits films YouTube.


  • Et puis je vais aussi creuser la suggestion faite par Aurélie en commentaire de mon billet-programme: j'en profite pour vous demander à vous : des avis / de l'expérience sur le stylo toitoi de Ravensburger ? et notamment : gadget inutile, ou vrai soutien (ne serait-ce que pour enrichir / intensifier encore différemment, et à moindre effort, le bain de langue) ?


Dans tous les cas, j'avoue être bien contente d'avoir enfin pris ce nouveau départ !
Et ce, d'autant plus que là, avec une Bébounette en plein apprentissage de la parole, je me dis que nos efforts sont tout bénef, puisque E. profite ainsi au passage d'un environnement favorable dont son frère n'avait pas bénéficié en son temps.
(et moi, j'AIME la facilité, les trucs qui tombent tout cuits)