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mardi 16 juillet 2019

7 supports solides et efficaces pour apprendre à lire

Dans la vie des enfants et de leurs parents, il y a certains seuils qui nous marquent particulièrement.
Ce sont des seuils pour les enfants, mais aussi et surtout pour les parents : dans le sens que, comme me l'avait dit une bonne copine lorsque F. franchissait le deuxième :

"Quand ils passent cette étape, whouhou, c'est la fête, t'as vraiment l'impression d'un bond en avant, qu'un truc est FAIT, ouf."

Parmi ces acquisitions qui se font à un âge variable et avec plus ou moins de facilités et d'angoisses, je vois
  • le sommeil : le bébé qui fait ses nuiiiiiiits. Bon, là, ça allait, j'ai plutôt été vernie
  • la propreté
et
  • la lecture.

Il y a un avant,
il y a un après,
et au milieu, il y a un chemin.

Qu'on ait scolarisé son enfant ou qu'on l'instruise soi-même, on suit toujours un peu de près l'apprentissage de la lecture. Il porte tellement à conséquences ! Savoir lire, savoir bien lire, aimer lire… cela conditionne tant de choses.

Ici, je me retrouve avec 2 enfants en plein milieu, en simultané, puisque ça a été le gros sujet pour F. (6 ans depuis peu) ainsi que pour E. (4 ans depuis peu aussi), depuis un bout de temps, certes, mais aussi de manière très intense depuis ce printemps.
  • depuis un bout de temps, puisque c'est un apprentissage qui se prépare bien avant de fourrer une lettre sous le nez de son bambin : langage, repérage dans l'espace, phonologie,...
  • puis on arrive à l'étape où on va introduire les lettres
  • et ensuite à l'étape de la combinatoire : quand l'enfant comprend que "mmmm" + "a" ça fait "ma"... GRAAAAND MOMENT !!! Et la lecture / composition des premiers mots phonétiques constitue le premier pas vers la lecture proprement dite.
Comme ce sujet suscite toujours beaucoup d'interrogations sur les meilleures manières d'accompagner cet apprentissage afin qu'il soit solide et donne à l'enfant les bases dont il aura besoin pour la suite de sa vie de lecteur, je prends aujourd'hui le temps d'un retour structuré sur les supports que j'ai pu tester avec mes deux enfants, et dont j'ai pu apprécier leur capacité, justement, à supporter efficacement cet apprentissage.

Deux précisions
  • je me limite volontairement aux activités vraiment spécifiques à la lecture. Pour toutes les activités dites "préparatoires", il en existe d'innombrables, et vous trouverez de l'inspiration ici
  • De la même manière, même si tout ce qui touche à la lecture a forcément des incidences, de près ou de loin, sur l'écriture, là je centre mon billet sur la lecture, et non l'écriture. Mais j'avais recensé, ici, les activités utilisées pour favoriser une bonne tenue du crayon.
Donc, à quoi peut on avoir recours une fois que l'enfant manifeste un intérêt pour ces espères de hiéroglyphes qu'on trouve partout et qu'on nomme des lettres ?
(dans l'ordre chronologique où cela a été utilisé chez nous)







1. Les lettres rugueuses


Ce support Montessori est extrêmement efficace pour permettre à l'enfant de relier le son à la lettre. J'avais détaillé les avantages du coffret choisi : le coffret Montessori des lettres rugueuses de Balthazar, dans un billet spécifique et, vraiment, après plus de 2 ans d'utilisation avec 2 enfants aux profils différents, je suis toujours ravie de mon choix et je n'imaginerais pas introduire autrement les lettres.
Les lettres rugueuses permettent de cumuler ouïe, toucher, tracé, visuel dans l'apprentissage, et les petites cartes associées offrent mille possibilités de répéter et répéter l'apprentissage par une multitude d'activités, sans lassitude. (et le tout se combine aussi très bien avec les objets du quotidien, des duplos, des playmobils, etc)


Elle se sont trouvées très adaptées aussi bien aux besoins de mon fils à 3-4 ans, qu'à ceux de ma fille à même pas 3 ans. (et des activités de ce genre ont été testées par ma belle-sœur en soutien scolaire d'une demoiselle allophone de 8 ans).
Je renforcerais encore l'importance de les choisir suffisamment épaisses et suffisamment grandes, ce que ne respectent pas tous les coffrets vendus dans le commerce. Donc : vigilance !


2. L'alphabet mobile

Ce jeu de lettres, chaque lettre étant individuelle, de grande taille, a constitué la 2ème étape dans l'apprentissage en pavant le chemin vers la combinatoire. L'enfant peut apprendre à composer des mots sans être bloqué par sa capacité (ou non) à former les lettres.
Nous avions acheté le nôtre, en bois, sur Au Bois Des Lettres, et c'est un très bel objet que mes enfants ont eu plaisir à manipuler. Il n'est pas gratuit… Même si je n'ai pas regretté une seconde cet investissement, je tiens à souligner qu'il n'est pas indispensable de tuer son banquier :  l'alphabet mobile gagne en sexytude sur un support bois, mais remplit son office aussi sur un support plastique / papier plastifié. 



3. La série rose Montessori

A utiliser en lien avec l'alphabet mobile : ces séries de petites images et de petits mots phonétiques à la difficulté croissante permettent à l'enfant de progresser peu à peu en combinatoire. Il va composer "sac" "lac" "vis"... puis plus tard "parasol" "lavabo" etc. On trouve images et petits mots sur internet.
Je précise qu'après cette série rose il existe des séries bleues et vertes, plus complexes, mais … je n'y ai jamais touché, nous avons fait autrement.


4. La méthode Boscher


En soutien de l'acquisition de la combinatoire, j'ai utilisé le très vieux manuel de la méthode Boscher, un pilier de la méthode syllabique. 
Son côté ultra systématique a en effet été très utile pour aider F. à ancrer les apprentissages. Pendant un temps, nous en faisions un peu chaque soir et cela a vraiment été très utile, permettant de varier avec ce qu'il faisait en salle de classe (que ce soit en école à la maison l'an dernier, ou à l'école Montessori cette année).

J'ai apprécié
  • la double lecture en cursif et script, permettant à un enfant de l'âge de F. de répéter les choses (et donc, d'ancrer), 
  • la  douceur des dessins.
  •  Le fait qu'il y avait des maths en bas de chaque page convenait également bien pour lui qui a toujours adoré ça, il adorait arriver à ce bas de page.
En bémol :
  • les mots présentés sont parfois vraiment périmés : "capeline"... On peut souhaiter des mots qui "parlent" plus aux enfants. 
  • Idem concernant les phrases : il y a du vieux jeu, avec papa qui tape toto ...

Ce manuel, si il a plutôt bien convenu à F. pendant un bon bout de temps, a très peu servi à E., beaucoup plus rapide, et qui a très vite dépassé ce stade. Elle était déjà tellement axée sur le sens de ce qu'elle lisait que la lecture de deux lignes de syllabes avant d'en arriver à de vrais mots l'a intéressée pendant une semaine à peine avant de la frustrer plus qu'autre chose… et très vite, la lecture de simples mots sans lien entre eux à eu le même effet : j'ai jeté l'éponge quand j'ai réalisé qu'elle cherchait à lier chacun de ces mots entre eux pour que "ça veuille dire quelque chose". Elle ne vivait que pour la toute petite phrase entière qui terminait la leçon !



Ce qui m'a amenée à basculer, pour les deux, sur le support numéro 6.

Mais avant d'en arriver là, nous avions commenté à utiliser, en parallèle, un support moins académique


5. Les BD des Schtroumpfs !


Je suis une grande fan des Schtroumpfs et ceux-ci ont fait l'objet d'un certain nombre de cadeaux de fête des mères de la part de Monsieur Bout si bien que nous en possédons la majorité des albums. Or les enfants les ont découverts ce printemps et depuis nous les lisons en boucle.
Ignoble et sournoise comme à mon habitude, j'ai exploité ce grand intérêt pour, d'abord, développer la lecture des mots phonétiques : très vite, les enfants ont été investis de la mission de lire eux mêmes toutes les onomatopées
  • D'abord celles vraiment phonétiques le "PAF" de toutes les fois où le Schtroumpf à Lunettes s'en prend une, notamment, ou les TOC TOC à la porte du Grand Schtroumpf, ...etc. 
  • Plus tard le PLOUF est venu, en temps utile, aider à ancrer que O + U = OU, de la même manière que, plus tard encore, j'ai délégué la lecture des "NON".
A noter qu'aujourd'hui, après le passage par le support numéro 6, les Schtroumpfs continuent à  intervenir, par le biais d'une lecture à deux voix (ou plutôt, 3) :  je fais lire certaines bulles courtes, et je lis les autres. Plus ça va, plus la part lue par eux grossit. Huhuhu.


6. Les livres de la collection Mes premières lectures Montessori


Cette collection toute récente, que l'ont doit notamment à des mamans IEF, est fichtrement bien faite. Très progressive, elle se décompose en petits livres de différents niveaux :
  • le premier niveau contient des mots uniquement phonétiques, puis des e muets (les lettres muettes étant grisées), 
  • le deuxième niveau centre chaque livret sur une difficulté particulière, que ce soit l'introduction d'une syllabe plus complexe (par exemple "ett"), ou de premiers mots outils  (les, des, et, c'est, etc); syllabes complexes mises en valeur en rouge, et premiers mots outils surlignés en jaune. 
  • Chaque livre du troisième niveau est consacré à un graphème, et un seul : on aura un livre avec des tas de "on", un livre avec plein de mots en "an", etc (graphème mis en valeur en vert). 
  • Les livres du 4ème niveau combinent les difficultés du niveau 2 et celles du niveau 3.

Ces livres ont l'avantage de reprendre la progression Montessori type, d'une manière très alléchante pour l'enfant et très bien structurée. Les histoires sont plutôt de bonne qualité, le vocabulaire de bon niveau, et les dessins clairs viennent soutenir l'apprentissage.
Ils font partie des rares de ce type à être en écriture cursive, ce que j'apprécie vraiment. En effet vous aurez remarqué que, en ce qui me concerne, je suis restée fidèle aux conseils soulignant l'intérêt de commencer par introduire le cursif avant le script.
J'en ai vu, du reste, un des nombreux avantages avec E. ces derniers mois : là où son cerveau de même pas 4 ans voyait encore en symétrique et donc confondait encore b d p et q scripts il y a quelques mois, elle ne rencontrait pas ses difficultés (ou plutôt, en minoré, avec le q et le d parfois) en cursive et donc a pu avancer sans être bloquée par cela. Je remarque depuis quelques jours qu'elle a à présent suffisamment progressé pour se mettre tout naturellement à lire en script sans plus buter sur cette difficulté qui était pourtant systématique il y a 2 mois à peine.

Remarque : J'ai eu l'occasion de tester une autre collection similaire, mon beau-frère ayant offert à E. ce coffret. J'ai trouvé celui-ci chouette aussi. 
Je n'ai pas testé tous leurs niveaux donc j'ai du mal à faire une comparaison étayée mais avec ce niveau 3+ je remarque déjà une chose : j'ai moins de texte, par double page, qu'avec l'autre collection. Et ce à un niveau où l'enfant est déjà capable de lire davantage.
Or c'est une des subtilités très intelligentes des "premières lectures Montessori" : là où chaque page de niveau 1 contient entre 2 et 4 lignes de texte, la quantité de texte augmente avec le niveauet la fluidité de lecture du jeune lecteur. J'en remarque la pertinence avec E. qui, au stade où elle en est, ne se contente plus, depuis longtemps, de la page que je lisais avec elle chaque soir. Elle est passée à 2, puis 3, et maintenant c'est minimum un demi bouquin par soir que nous engloutissons. Alors du coup je trouve "les premières lectures Montessori" plus rentables … ;-)
Par ailleurs cette collection étant plus récente elle est pour le moment moins complète que l'autre qui contient déjà une vingtaine d'ouvrages… et doit elle même encore être complétée (il en sort plusieurs nouveaux livres par an).
Mais bon ça me va bien d'avoir les deux car certains des sons contenus dans ce 3+ (le ph, le oi, le eau) n'ont pas encore été couverts par ma collection de base.

Deuxième remarque : ma "méthode" pour gagner en fluidité de lecture pour l'un comme pour l'autre enfant a été d'introduire la lecture d'une page de ces petits livres dans le rituel du coucher. Moment facile à tenir
  • pour un enfant scolarisé (F.) Car j'ai fini par constater qu'il n'avait pas à l'école la stimulation dont il avait besoin sur ce plan-là, et donc j'ai admis qu'il fallait que je reprenne les choses en mains… mais je vous en reparlerai dans un futur billet intitulé "le mythe de l'école parfaite"
  • pour un enfant officiellement en IEF mais géré par une mère complètement débordée (E.)
cette page quotidienne a vraiment porté ses fruits !

En bonus : j'ai commencé à filmer les enfants avec mon smartphone, au départ pour envoyer cela à Monsieur Bout, à notre G1, à ma mère, voire en prévision de cet article… et je me suis aperçue qu'ils adoraient être filmés en train de lire, et pouvoir regarder la vidéo ensuite. J'ai systématisé le truc sans vergogne puisque
  • chouette effet incitatif
  • effet pédagogique intéressant : en regardant la vidéo, centrée sur les mots qu'ils lisent, ils répètent en fait ce qu'ils viennent de voir. Hin hin hin.
Ah, ce que la technologie ne permet pas…

Alors justement la technologie refuse de me permettre de rajouter quelques vidéos de démonstration dans le corps du billet donc je les ajouterai en commentaire sur le partage FB. Na. 


En tous cas ces livres se sont révélés ultra précieux pour vraiment ancrer et fluidifier. Je suis raaaavie de les avoir à disposition, et un certain nombre d'entre eux vont nous accompagner en vacances. (c'est l'avantage, hein, ils ne sont pas bien encombrants…)




C'est le pendant des lettres rugueuses, il permet d'introduire les sons complexes (A + N qui dont AN, etc) et je l'ai utilisé en complément des premières lectures Montessori de niveau 3. Même si, je l'avoue, de manière moins systématique / académique que les lettres rugueuses.
En effet
  • E. a vite montré qu'elle souhaitait avancer plus vite : du coup, hop, leçon en 3 temps puis "encore"... bon ben n'en voyons pas que 3 d'un coup alors, voyons en 5.
  • F. avançant moins vite que sa sœur j'ai d'abord voulu faire attendre E. puis j'ai fini par lâcher l'affaire et permettre à E. d'avancer à son rythme : du coup elle a appris chaque graphème avec le livre des premières lectures Montessori de niveau 3 correspondant, et F. intègre peu à peu certains graphèmes avec les schtroumpfs…

J'ai néanmoins trouvé ce coffret encore très bien fait, avec juste un ou deux regrets mineurs du style : une des images illustrant le "ou" est un "hibou". Et E. l'a tout d'abord nommé "chouette": le "ou" étant moins perceptible ainsi, elle est allée le caser… avec le "ch".



Moralité, et pour vous donner une idée de la manière dont cette progression s'est déroulée chez nous : l'avantage c'est qu'ayant deux enfants aux rythmes bien différents, j'espère que cela pourra permettre à d'autres parents de voir que c'est vraiment très personnel ;-)
  • F. n'a montré aucun intérêt pour les lettres jusqu'à peu avant ses 4 ans (2 mois avant) puis a appris la majorité des lettres rugueuses à ce moment-là; E. a été très vite intéressée par le sujet : 2 ans et quelques déjà. Elle les a apprises sur mes genoux quand son frère les révisait, et les connaissait toutes autour de son 3ème anniversaire
  • le déclic "combinatoire", F. l'a eu un an après son initiation aux lettres rugueuses, quelques semaines avant ses 5 ans, donc. Puis il y a eu une période de stagnation, et j'ai repris les choses en mains une petite année après, ce printemps. E. a eu le déclic combinatoire… euh… cet automne, je crois, vers 3 ans et 1/2. Mais j'ai été disponible de manière plus ou moins variable pour nourrir son intérêt pourtant dévorant. Elle a donc bénéficié de la reprise en mains du sujet pour son frère, au printemps.

Depuis, énormes progrès pour les deux.

Depuis quelques jours en particulier, E. lit tout ce qu'elle trouve
  • une phrase du bouquin que je lis, 
  • quelques mots que je tape sur mon ordinateur dans le cadre de mon boulot, 
  • les étiquettes de bouteille, 
  • et bien entendu, les livres qu'elle a en main : quelques bulles de Schtroumpf, quelques mots de Babar, une phrase d'un Petit Ours Brun… ou d'un prospectus. 
  • Elle empoigne volontiers ses "premières lectures Montessori" et on l'entend les lire dans sa chambre, une fois couchée. 
Ce weekend, elle a même tenté… de lire les noms des colonnes du fichier Excel de comptes que je remplissais : "A-Q, A-R, A-S, A-T, A-U... O ! Maman y a "O", là !". Gros fou rire.



F. déchiffre volontiers quelques mots par ci par là, et se laisse prendre au jeu en fonction des moments / incitations (les Schtroumpfs étant ce qu'il y a de plus sexy).

Et moi, je m'éclate à observer et accompagner.


Ah, Ah, Ah oui vraiment, 
L'apprentissage de la lecture c'est bien marrant 
(à chanter sur l'air du refrain de Cadet Rousselle - OK je sors)



lundi 13 mai 2019

Point - progression janvier à avril 2019

Ces derniers mois ont été tellement intenses que la publication de ma chronique bimensuelle des progrès des enfants se s'est retrouvée décalée à plusieurs reprises… bon, du coup, voici une rétrospective des 4 derniers mois ! 2, 4, hein, quelle différence …?


Chez la Bébounette, le premier tiers de 2019 aura donc été marqué par

  • une varicelle 
La miss a été bien plus impactée que son frère, et bien patraque. La varicelle aura donc entrainé
  • un regain de vie sociale pour cause de tentatives de contamination d'autres enfants dont les mamans souhaitaient les confronter à la varicelle pour différentes raisons
  • le grand retour du Mei Tai et de la veste de portage : E. ne voulait que les bras, et moi j'avais besoin de faire autre chose, le Mei Tai a donc permis à E. de faire le bébé koala pendant 48h, et à moi, d'avancer quand même dans ma vie. Ces moments m'ont rappelé ceux, strasbourgeois, où je me servais de ce chouette Mei-Tai pour neutraliser un F. grognon en fin de journée. Aaaah, le portage... un instrument pour remplir un réservoir d'amour sans les mains, en quelque sorte.

  • Une série de constats qui m'aura permis de finalement mettre des mots sur certaines caractéristiques / modes de fonctionnement étonnant chez la miss : la zébritude. Bon, ben maintenant qu'on sait, on s'adapte.
  • Parmi ces constats : d'épatants progrès en lecture.
Elle a entamé la série rose Montessori et ses décompositions, s'est mise à écrire toute seule son prénom en en énonçant les sons (et son prénom n'est pas franchement court), et cela s'est étendu au fur et à mesure.
Les vrais débuts de la lecture datent d'avril : ça a commencé par les onomatopées des BD de Schtroumpfs (grande découverte des Bébous ce printemps : je suis priée de les leur lire à longueur de journée), et maintenant, ce sont les premières vraies histoires, à base de mots phonétiques, qui défilent. Je prépare un  billet un peu détaillé sur les outils dont je me suis servie, tant avec F. qu'avec E., pour leur permettre d'avancer peu à peu vers la lecture, donc je vous en reparle bientôt ! 


  • Autre de ces constats : la maturité émotionnelle impressionnante dont elle fait souvent preuve. 
Face à un Monsieur Bout très énervé et rouspétant, on a ainsi pu voir ce petit bout de fille arriver, munie d'un chameau Schleich 


"Tiens, voilà un chameau pour te calmer. Regarde, il t'embrasse. Tu te sens mieux ?"
  • Ces mois-là ont vu des progrès en allemand impressionnants 
A force de passer minimum 2 jours / semaines en tête à tête avec notre mamie-au-pair, ça a payé : E. comprend maintenant énooooormément de choses et tient pas mal de conversations en allemand. C'est ce qui nous a permis d'évoluer vers plus de complexité dans les livres en allemand lus aux enfants.

  • Notons également de timides débuts à vélo ("de grand")
F. avait fait les siens bien plus tôt, mais c'était à Strasbourg. Dans notre nouveau chez-nous, nous nous sommes heurtés à un obstacle de taille : le relief. Chez nous, c'est vallonné, bien loin des longues allées parfaitement planes des parcs strasbourgeois. Pas du tout idéal pour apprendre le vélo ! Ca fait peur à E., et aussi à ses parents. Mais nous avons quand même travaillé le schmilblick, notamment à la faveur d'un passage à Strasbourg, si bien que la miss sait à présent pédaler seule sur de bonnes distances… mais ne gère pas encore démarrage et arrêt.

Dernière évolution : notre E., au tempérament globalement plutôt conciliant, a montré une bonne capacité à se montrer plus relou


Le Bébou


  • A perdu sa première dent !!! 
(caractéristique de cette période : je n'étais… pas là, bien évidemment !). 
Je ne m'y attendais pas car, ayant vu ses dents apparaître très tard (la première est sortie à 13 mois), je pensais qu'elles "dureraient" plus longtemps… Qu'il est étrange de voir tomber cette première quenotte dont on a surveillé attentivement la sortie, en son temps… #ausecoursmonbébégrandit


  • Sa passion pour le graphisme, déclenchée par le travail fait l'an dernier sur les réflexes archaïques, s'est poursuivie. 
Il écrit partout, souvent, et ceci se confirme aussi dans l'intérêt qu'il porte aux cahiers d'activité (qui n'avaient excité que peu d'intérêt chez lui au départ).
D'ailleurs je devrais ressortir celui, sublime, offert à l'époque par Crapaud Chameau : il ne correspondait pas à son intérêt du moment mais… ce n'est plus le cas !
Notre G1 a même eu droit à une déclaration d'amour écrite en phonétique (que j'avais photographiée  mais… mon téléphone étant mort j'ai perdu la photo évidemment).

  • L'intérêt pour la lecture est là. 
Très discret au départ : comme un escargot ses antennes, il les rentre dès qu'on y montre trop d'intérêt. J'ai cependant un peu plus stimulé ces derniers temps, en en faisant une partie intégrante, comme une introduction, de nos moments particuliers, et du coup, des automatismes se prennent… (F. et E. sont donc globalement au même niveau sur ce plan-là).

  • Sa passion pour les travaux manuels se confirme 
Abonné depuis peu au magazine pour enfant Olalar (dont je reviendrai vous parler, tiens, à l'occasion), il est ravi de faire les petits bricolages. 
Il s'empare volontiers de la colle et des ciseaux et de canson de couleur (merci Action pour les prix bas) pour confectionner des choses .. quand ce n'est pas des lattes de son lit... et c'est ce qui m'a poussée à venir solliciter vos idées de cadeaux-pour-petit-bricoleur en vue de son anniversaire prochain. Les suggestions n'ont pas manqué et je suis en train de les explorer… Merci !

  • Bricoleur né de parents non-bricoleurs, F. est aussi vraiment très sportif (pourtant né de parents vraiment pas…). 
Quand je le vois monter à vélo la plupart des pentes autour de chez nous j'ai mal aux cuisses je suis impressionnée. Ca aussi, ça alimente des réflexions sur les propositions que je pourrais lui faire.

  • Des évolutions très nettes sur le plan émotionnel. 
Le suivi dont il bénéficie depuis cet automne porte du fruit, même si… il est toujours difficile d'être patient et d'accepter les hauts et les bas / le temps nécessaire à ces évolutions pour se faire et/ ou se consolider.
Signe très clair aussi : les relations avec sa sœur ont énormément évolué, et dans un sens qui nous réjouit. Ouf !


La Gwen
  • passe par des hauts et des bas émotionnels qui correspondent pas mal à ceux de son fils, hasard.
  • A vécu la fin de la période en mode "Augen zu und durch" : on ferme les yeux et on traverse.
    • une période très dense professionnellement, familialement… 
    • Plein de trucs passionnants, hein, mais… trop c'est trop ,-).. e<
    • t puis, aussi, hein, avec un bébé en route ! J'ai la joie de vous dire que le texte "officiel" du livre est enfin parti chez l'éditeur à Pâques. Ne manquent plus que… des choix cornéliens concernant la couverture (mais ça avance); les corrections à venir, la maquette.
Au four et au moulin (et à l'usine et aux champs et aux courses et aux…) : l'épuisement guette.

lundi 21 janvier 2019

Réflexes archaïques : quand certains soucis viennent de loin...

Depuis de longs mois, je voulais venir vous parler d’une découverte bien utile chez nous : les réflexes archaïques, la manière dont les problèmes liés à leur intégration peuvent nous pourrir la vie (du fait qu’ils compliquent celle de nos enfants)… et, accessoirement, la manière dont, du coup, le traitement du problème peut venir soulager tout le monde.

Réflexes archaïques ? 
Le mot vous dit peut-être plus ou moins vaguement quelque chose. 
Vous verrez tout de suite de quoi il s’agit si je vous rappelle ce moment, quelques minutes après la naissance de votre bébé, où le médecin s’est amusé à le faire marcher. Eh bien c’est ça, un réflexe archaïque (on trouve aussi le terme de "primitif") : ce sont des mouvements réflexes déjà préprogrammés chez le nourrisson / le bébé. Ceux-ci ont leur raison d'être, ils servent à quelque chose, mais doivent aussi disparaître, à un moment, au profit d’autre chose.

Il en existe de très nombreux, et chacun d’eux à son importance.

Par exemple, le fait que les bébés aient toujours le poing fermé en constitue un aussi : ce réflexe d’agrippement est utile (il permettait notamment au bébé singe de s’agripper au pelage de sa maman) mais il doit laisser la place à un véritable contrôle de la main, une main capable de se fermer puis de s’ouvrir volontairement, pour développer une véritable préhension.
Le souci est que chacun de ces réflexes peut connaître un défaut d’intégration, lequel peut alors être à la source de petits ou gros soucis. 
Par exemple, un défaut d’intégration du réflexe d’agrippement peut être à la source de soucis en motricité fine, et, au hasard, expliquer pourquoi un enfant tient mal / trop fort son crayon, donc écrit mal ou, alors qu'il écrit bien, n’aime pas écrire car écrire lui demande un effort disproportionné…

En ce qui me concerne, j’avais déjà entendu parler de ces réflexes par différents canaux, je m’étais vaguement dit que peut-être il faudrait explorer cela, mais… sans le faire. 
Je ne me suis vraiment intéressée à la chose que ce printemps, quand je me suis posée plus de questions en étant confrontée à un F. qui continuait à mouiller systématiquement son lit. J’ai réalisé qu’avant de me détendre et de me dire « ça viendra », j’avais besoin de quand même m’assurer que nous ne passions pas à côté d’un obstacle physique empêchant cette évolution de se faire naturellement.
J'ai alors autour de moi vers qui je pouvais me tourner pour vérifier ce point, et c'est à ce moment qu'on m'a conseillée de m'orienter vers une démarche d'intégration des réflexes archaïques.

Car oui, ces fichus réflexes, et leur intégration plus ou moins réussie, peuvent influer sur énormément de choses
  • problèmes de motricité globale, d’équilibre (difficultés avec le vélo par exemple), 
  • motricité fine, 
  • énurésie, 
  • hypersensibilité physique et/ou émotionnelle, 
  • gestion des émotions en général,…

Or de très nombreux facteurs peuvent avoir gêné l’intégration d’un ou plusieurs réflexes (certains étant identifiables, d'autres non) et parmi eux, la prématurité et la naissance par césarienne. Pour F., double check.

C’est donc ce soupçon qui m’a poussée à aller consulter : dans les différents domaines qui pouvaient être concernés, je voyais avant tout cette histoire d’énurésie, je me disais que l’aspect émotionnel pourrait aussi en bénéficier, et puis bon, justement, cette histoire de motricité fine…
Avec un F. qui à presque 5 ans gribouillait plus souvent qu’il ne coloriait ou ne dessinait, ça pouvait aussi valoir le coup de regarder, hum ?


Moralité, chez nous 
  • pas de mouvement côté énurésie (sur le coup, en tous cas - c'est marrant que pile au moment où je ponds ce billet, des choses bougent…), même si la praticienne a confirmé qu’a priori elle repérait effectivement des blocages sur ce plan-là. 
  • Au niveau émotionnel, elle a vu un tas de choses, mais si, peut-être, de premiers changements ont été notables au départ, ils ont vite été anéantis par notre premier raté mamie-au-pairesque (oui oui, celui qui vous a tant fait rigoler). Et même si nous avons continué la démarche après départ de l’élément perturbateur, cela n’a pas / plus porté de fruit particulier. 
  • En revanche, le truc époustouflant fut la motricité fine / le graphisme. 
    • F. coloriant pour la 1ère fois DANS les traits
      En l’espace de 15 jours, mon garçon qui, à presque 5 ans, ne coloriait pas ni ne dessinait, s’est mis à colorier (ou à essayer de) entre les lignes, à dessiner, et à essayer d’écrire (lui qui commençait à lire mais pas davantage). Par écrire, j’entends ne plus se contenter d’essayer de repasser des lettres (ce qu’il faisait de temps à autre), mais bien de vouloir les tracer en toute autonomie. 
    • Et l’aspect « maintenant que je peux, j’y prends plaisir » était vraiment évident : toutes ces activités sont devenues très prisées, et le temps que F. passe dessus a cru de manière exponentielle. 
    • Au point, d’ailleurs, que quelques semaines après sa première rentrée des classes, lors d’un premier bilan fait avec ses éducatrices Montessori, celles-ci m’ont dit que F. était « plutôt avancé en graphisme ». J’ai souri finement. 
  • Je ne sais par ailleurs pas exactement à quoi attribuer les progrès constatés également au niveau concentration : l’école, d’autres démarches que nous avons eues avec lui, ou celle-ci ? Dans tous les cas, je ne m’en plains pas.

Bref, si le travail sur les réflexes archaïques n’a, chez nous, pas porté tous les fruits espérés (certains parents évoquent un enfant complètement apaisé après... je voulais bien, moi !), il a néanmoins très clairement été porteur de changements, et je ne peux que vous inciter à vous pencher dessus. Ça peut rapporter gros.

Concrètement, vous pourrez creuser ici pour plus d’informations sur les domaines que ceux-ci peuvent impacter.

Ensuite, il s’agit d’aller voir un professionnel formé. 
Cette approche peut être pratiquée par différents professionnels, généralement du monde médical / paramédical, approche que ceux-ci auront intégrée grâce à une formation complémentaire. Chez nous c’était une infirmière puéricultrice, chez une copine une podologue, … des ostéopathes, des sophrologues ou des psychologues pour enfants s’y intéressent… 
Encore assez méconnue, cette approche se développe, le mieux est de faire marcher le bouche-à-oreille !

Comment ça se passe ? 
Généralement, un nombre assez réduit (2 à 4) de séances va être suffisant, car l’essentiel du « travail » ne se fait pas en séance mais à la maison
  • Durant la première séance l’enfant est manipulé afin que le professionnel puisse repérer les zones concernées par un blocage, puis le professionnel va manipuler l’enfant de manière plus ciblée pour lui faire traverser l’étape qui a été mal intégrée. 
  • En complément, il nous donne de petits exercices physiques (des mouvements simples) à faire avec l’enfant pendant 5 à 10 minutes tous les jours, pour travailler sur un point précis. 
Là où on se dit que la Nature est belle, c’est qu’une fois que ce blocage est dépassé, l’enfant rattrape tout son « retard » très rapidement : il traverse de manière accélérée toutes les phases de développement de la compétence bloquée.

En ce qui me concerne, j’ai été impressionnée par l’efficacité fulgurante de cette approche sur la motricité fine, et j’ai apprécié la complémentarité de cette manière de faire avec d’autres démarches. Ainsi, quand nous y sommes allés, nous avions terminé peu de temps avant un accompagnement plus basé sur la parole, j’étais contente de pouvoir continuer à aider F., mais sans rempiler directement sur du verbal : c’était vraiment le moment de passer aussi par le biais du corps.


Cette approche étant encore bien trop peu connue, n’hésitez pas à creuser, à partager aussi… et à venir raconter si il y a lieu !

mardi 1 janvier 2019

Point - progression en octobre-novembre-décembre 2018

Octobre, novembre et décembre ont filé à toute vitesse, personne n’a chômé.


Côté Bébou
Beaucoup de choses à signaler, favorisées par les péripéties scolaires que je vous racontais récemment.

Enormes développements autour du graphisme
  • Ça se voit sur le plan du dessin
un F. qui dessinait très peu et peu de choses jusqu’au mois de mai (non seulement je dois venir vous en parler mais, tenez-vous bien : le billet promis de longue date est écrit ! publication imminente) s’était mis à dessiner ensuite, mais ne dessinait en tout et pour tout que des maisons (avec volets et fenêtres, hein, fidèle à lui-même !)
Ces dernières semaines, nous avons vu ses dessins se complexifier et se diversifier au niveau des sujets.
A la fois sous l’influence de petits livres type pas à pas, décomposant la difficulté pour dessiner des véhicules, et, je le suppose, sous l’influence de l’école et notamment de la découverte du monde / botanique : les maisons se sont vu ajouter des jardins, ceux-ci plantés d’arbres, de vigne (ça c’est la nôtre) et de fleurs, et nous avons même, de temps en temps, des choses qui commencent sous la forme de « smiley » et finissent par ressembler fichtrement à des bonshommes.

  • Ça se voit sur le plan de l’écriture
Sur cette période, F. s'est mis à faire des efforts de plus en plus fréquents pour écrire quelques lettres, tout récemment il m’a demandé à écrire Maman, les lettres plastifiées sont de retour en force. C'était modeste au départ, F. se contentant de quelques lettres à la fois, mais… ça revient fréquemment. Et ça s'intensifie : il maîtrise à présent l'écriture de son prénom, par exemple, et le tague partout y compris... sur ses jouets. 
Il cherche également à composer d'autres mots et j'ai ainsi récemment retrouvé des papiers où le prénom de sa sœur était reconstitué en phonétique (4 syllabes, quand même !). 
Quant à l’écriture des chiffres, c’est plutôt pas mal non plus.

En parallèle, l’intérêt pour les lettres se voit aussi sur le plan de la lecture : F. avait fait de grands pas dans ce sens en mai-juin, et nous avions travaillé sur la série rose Montessori, puis il s’était refusé à continuer.
Très clairement, l’exemple des grands de sa classe contribue à refaire naître l’envie et c’est fréquemment qu’il cherche à reconnaître des lettres. D’ailleurs je me suis fait rappeler à l’ordre quand j’ai expliqué « oh regarde, F., là c’est une auto-école ; elle aussi, comme les taxis, elle a quelque chose sur le toit mais là c’est écrit auto-école »
 « meuh non pas du tout, y a un A au début, pas un O » 
(il a refusé de me croire quand j’ai expliqué que A+U faisaient O ; il m’avait crue plus volontiers quand, demandant comment s’écrivait le an de maman après avoir lui-même décomposé m-a-m, j’avais expliqué que c’était A + N.)
Juste avant les vacances encore, ayant attrapé un Tom-Tom et Nana dans une salle d’attente, il a volontiers déchiffré ces deux noms célèbres de nos enfances. En parallèle, les efforts de composition des mots s'intensifient, sur tous supports ! Bref, ça bouge, et c’est fort mignon !

Il est toujours très habile de ses mains, et cela s'est vu dans sa manière d'investir les travaux manuels proposés certains jours de notre calendrier de l'Avent.

Il chante aussi de plus en plus souvent, dans les 3 langues.


Passionné par les bougies, il a appris à les allumer, d'abord avec des allumettes (j'ai même fait un plateau dédié en salle de classe), puis il a profité des vacances de Noël chez les grands-parents pour apprendre à manier un briquet.



Par ailleurs je voulais aussi tracer un constat que j’ai partagé avec mes participants en atelier en mode message d’espoir : oui, F. est relou, souvent, oui, ce n’est pas tous les jours faciles et oui, en éducation il faut souvent répéter, répéter, et répéter, mais OUI, communiquer en mode Faber et Mazlish porte vraiment du fruit et responsabilise / autonomise vraiment nos enfants. 
Ces temps-ci, je le constate vraiment, malgré des comportements soboptimaux par ailleurs. Tellement souvent, maintenant, F. remarque tout seul son pyjama trainant par terre, ses chaussures pas rangées, son slip pas mis au sale. Et récemment encore, il a allègrement découpé tout le pourtour de son dessin, sous mes yeux, couvrant le sol de petits bouts de papier. Je n’ai rien dit (Maître Zen force 3), je l’ai laissé terminer, et… il a posé son dessin, regardé le sol, et tout ramassé.

Depuis quelques temps, du reste, il semble traverser une nouvelle période sensible de l'ordre : ranger sa chambre lui plaît, en vacances il tenait à plier son pyjama avant de le placer sous son oreiller…

On voit également que ça bouge côté mathématiques 
Ainsi, notamment, il a bien reculé la limite jusqu’à laquelle il peut compter (mais ça oscille entre 40 et 60 selon le degré de motivation), mais surtout, l’intérêt pour le mécanisme de l’addition est là !

Niveau comportemental / gestion des émotions, après la période très difficile de cet automne / nos déboires mamie-au-pairesques, les choses se calment peu à peu : moins d’explosions, moins fortes, et aussi moins d’agressivité envers sa sœur. (nota : j’ai écrit « moins ». Pas du tout « plus de… ») Cela fait plusieurs semaines que nous notons une amélioration constante sur ces plans-là et nous nous en réjouissons fortement !
Un développement qui se voit aussi sur le plan de son autonomie (cela a permis sa première soirée pyjama chez une petite copine), et l'a même poussé à revouloir tenter, de lui-même, une période sans couches-la-nuit.

N'oublions pas aussi une étape importante : le Bébou est en pleine varicelle !


La Bébounette…


… devrait enchaîner, niveau varicelle. J'attends l'apparition des premiers symptômes.

Grooos progrès en mathématiques 
Là où début octobre elle dénombrait plus ou moins jusqu’à 4, en ayant parfois encore du mal à reconnaître les chiffres correspondants, elle dénombre maintenant jusqu’à 8 ou 10 sans problème, voire, il me semble, un peu plus ces derniers jours… et reconnaît les chiffres jusqu’à 9 hormis justement le 6 et le 9 entre lesquels la confusion est plutôt la règle que l’exception.
Compter est d’ailleurs devenu une passion, et on ne lit aucun livre sans compter les fleurs, les oiseaux, les bonshommes, etc, présents sur les illustrations. Elle compte indifféremment dans les deux langues.
Par ailleurs l'intérêt de son frère pour les additions l'intrigue, et elle commence à additionner sur ses doigts (donc jusqu'à 10).

Enorme intérêt pour le graphisme et le dessin
Enorme intérêt un peu saoulant car celui-ci ne se contente pas de papier : jambes, mains, murs et meubles sont la cible de graffitis opiniâtres. Je fais nettoyer, mais c’est plus fort que la demoiselle. Deux motifs sont répétés en boucle : en dessin, les bonshommes sont produits à la chaîne. Et l’intérêt pour l’écriture se manifeste par des séries de e cursifs (comme dans « E. ! », maman), qui ont la particularité d’être tracés, sans exception, à l’envers : la tête en bas.

La plupart des lettres sont acquises, et de premiers efforts d'écriture spontanée ont été faits, mais de manière sporadique pour le moment.


Sur les créneaux de classe, nous avons également entamé la géographie. Là, hop, j’ai surfé sur la facilité qu’il y a, pour une maman IEF, à avoir un 2ème enfant : on a déjà fait une fois ! J’ai donc ressorti la progression Montessori utilisée il y a presque 2 ans pour F. . Les continents sont déjà en partie acquis, nous passerons ensuite aux océans.

Evolution importante : nous sortons de l’ère de la sieste. E. s’endormait de pluuuus en plus tard le soir (23h facilement) mais nous avions maintenu la sieste à la fois parce que ça m’arrangeait bien, et puis parce que sans, vraiment, elle devenait trop grognon à partir de 18h. 
Mais là, ces dernières semaines, il semble que nous soyions en train de passer le cap. Je maintiens un temps calme, mais sans fermer les volets, et elle ne s’y endort plus. Elle reste encore assez fatiguée sur la toute fin de journée, mais dans des proportions acceptables, et l’endormissement du soir se fait plus tot (alors qu’avant, même les jours où nous faisions sauter la sieste cela avait plutôt comme conséquence qu’elle était tellement fatiguée qu’elle ne trouvait pas le sommeil).

Nous voici donc avec deux enfants sans sieste (mais avec temps calme si pas d’autre chose de prévu). C’est étrange, après 5 ans ½ d’un fonctionnement différent….


Vous noterez en tous cas la convergence des centres d’intérêt actuels des deux Bébous. Du coup, il est assez marrant d’observer comment, autant les fameux « cahiers d’activité » ne rencontraient pas grand succès chez nous auparavant, autant tout ce que j’ai qui y ressemble, que ce soit dans mes stocks Usborne, ou offert par les grands-parents, est utilisé avec passion en ce moment.

Par ailleurs ils passent un temps fou à colorier et dessiner ensemble à leur petite table.

Quant à la Gwen, elle reviendra vers le bilan de cette première demi-année en tant qu’ « indépendante », mais disons qu’après la tourmente mamie au pairesque, elle s’apaise, essaie d’apaiser autour d’elle, et… ça fait du bien. Elle fait des choses qui lui plaisent (en majorité), s'éclate en ateliers, bref, y a pire, non ?
Avec des journées tout de même bien (trop) chargées, mais bon, on fait avec.