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lundi 16 septembre 2024

Habitica : un bijou d'appli de productivité (pour TDAH et pas que)

Résumé des épisodes précédents : dans l'opération "contrôler mon Smartphone plutôt qu'être contrôlée par lui", j'avais énoncé la problématique suivante :

Comment, à la fois

  • 1. diminuer au maximum la 2ème partie = le temps et l'énergie volés par le smartphone
  • 2. tirer un maximum d'effets positifs dudit smartphone, tant qu'à faire = récupérer d'une main ce qu'il me vole quand même de l'autre. Voire plus pendant qu'on y est (parce que je suis gourmande).

Le tout en prenant en compte mon fonctionnement à moi, et en particulier les effets de mon TDA, qui

  • augmente la force d'attraction du téléphone : l'aspiration - enlisement dedans et 
  • multiplie le nombre de sorties de route possibles : le nombre de fois où, hop, distraction de 2s = hop, téléphone (pendant plus que 2s)

Je vous ai chanté les louanges de l'appli qui me permet d'obtenir des résultats significatifs sur le point 1, celui de la diminution du temps passé sur smartphone. Des résultats en augmentation constante car progressive, par le biais du blocage, de manière très ajustée, de mes accès à l'une ou l'autre sangsue numérique. Cette appli m'économise un pognon une énergie de dingue, m'évitant de longs débats avec moi-même.

Aujourd'hui, accrochez vos ceintures : voici une appli qui donne envie de faire des trucs utiles plutôt que de perdre son temps à scroller. Une appli qui aide formidablement à contrer les mécanismes de la procrastination (en tous cas, chez moi depuis plus de 3 mois, et chez pas mal d'autres utilisateurs, depuis les 9 ou 10 ans qu'elle existe), développés chez tout un chacun et particulièrement puissants en cas de TDA. 


Quelques symptômes, au hasard :

Dans les 8 jours qui ont suivi son installation, j'ai :

  • appelé, en l'espace d'un après-midi pourtant bien chargé, ma comptable et mon banquier, pour régler des détails administratifs (#relou). Tâches pour lesquelles Monsieur Bout, mon valeureux employé qui était dépendant de cela pour pouvoir avancer certaines choses, me tannait depuis 5 ou 6 semaines, pour un résultat nul. Jusqu'à ce que...
  • apporté HUIT paires de chaussures / bottes chez le cordonnier, dont certaines (ex : une paire de bottes que je n'avais du coup pas pu mettre de l'hiver)  qui attendaient cela depuis plus d'un an. (peut-être même 2, révèlerait une datation au carbone 14. Mais chuuutttt!). Ce qui a impliqué de 
    • 1. trouver un cordonnier de confiance, 
    • 2. rassembler toutes les paires concernées 
    • 3. les mettre dans la voiture 
    • 4. repérer un créneau compatible avec mes occupations et m'y tenir 
    • 5. me rendre à 15 minutes de voiture de chez nous, dans un endroit ingarable, donc revenir bredouille à la maison parce que je n'avais finalement pas prévu assez de temps avant ma contrainte suivante
    • 6. et donc m'y reprendre, en ayant donc prévu, cette fois, le temps de marche associé, entre voiture garée à perpét et petite échoppe de centre-ville. 
    • = L'organiser, le planifier, et l'effectuer. Tout-ça. Pour une Gwen, ça relève de la discipline olympique. Scandale, j'ai pas eu de médaille (quoique... en fait presque, justement, héhé)
  • recommencé à écrire régulièrement sur le blog : les articles que vous lisez depuis juin, et ceux que vous allez lire dans les prochains temps, sont directement dus à mon utilisation de ce machin.

Par la suite, j'ai

  • Terminé ma première semaine de boulot de juillet en ayant coché tous les points de ma to-do list de travail (hormis des trucs de beaucoup plus long terme comme les préparations des formations de septembre par exemple, hein, faut pas pousser) : constat que j'ai fait dans le bar d'hôtel où je venais de terminer une séance de coaching, et où j'avais encore une heure à rentabiliser avant de me rendre à une soirée organisée par une des start-up que j'accompagne.
  • réservé nos vacances de février MI-AOÛT. Mi août, oui, vous avez bien lu. (les seules vacances que j'aie jamais réservées si tôt ont été les billets pour la Thaïlande de l'an dernier; avec le succès qu'on sait, d'ailleurs: retournez rigoler si vous le souhaitez)


LA FOLIE.

Et : NON, ce n'est pas parce que j'aurais subitement gagné à l'Euromillions, donc plus besoin de travailler du tout, embauche d'une gouvernante, et tournage de pouces. (d'ailleurs j'aurais eu une gouvernante, c'est elle qui se serait chargée du cordonnier, par exemple. Ca aurait été vraiment pas mal.... Tenez, et si mon prochain article "organisation" s'intitulait "Comment je me libère de ma charge mentale et suis dispo pour mes enfants en employant une horde de domestiques payés rubis sur l'ongle, qui font tout à ma place" ? Vous adoreriez j'en suis sûre. Rha ça me démange).

Mais non mais non. C'est moi que j'ai tout fait, m'dame !

J'ai aussi pensé, à temps, à acheter un petit cadeau pour notre G5 chérie, pour que E. l'emporte dans ses bagages quand elle est allée passer sa semaine Cosette à Vienne. J'y ai pensé, et... Je. L'ai. Fait.


Alors... Ca vous intrigue ? 

Suivez-moi ! (#StéphaneBern)


Tous ces effets secondaires extrêmement regrettables sont donc dus à une seule et même coupable : la Gwen (nan j'vous jure j'y suis presque pour rien !) 

une appli nommée Habitica

(c'est comme un tramway nommé Désir mais en mieux)

dont la vocation est de centraliser tout ce qui pourrait se trouver sur une to-do-list, et pendant longtemps, s'est trouvé dans mon Bullet Journal (j'en reparlerai).

Pas n'importe quelle to-do list : il s'agit d'une to-do list gamifiée. C'est à dire que ma to-do list devient un jeu. (et moi, le jeu, vous l'avez peut-être compris, c'est ma came).

Habitica reprend les codes des jeux de rôles, nous file un petit personnage et chaque fois qu'on coche qqch sur sa to-do list, ça bénéficie à ce charmant petit personnage puisque cela nous ramène des récompenses :

  • sous forme de points d'XP, et on monte en niveau et en pouvoirs grâce à ça. A l'heure où je vous parle, j'ai été jusqu'au Mage de niveau 140, prosternez-vous devant tant de splendeur
  • sous forme de pièces d'or, avec lesquelles on peut notamment acheter de l'équipement (des épées, des capes, des chapeaux /casques, etc) nous rendant encore plus puissant
  • sous forme de Mana, qui nous permet d'activer des super pouvoirs
  • Mon profil actuel : je suis montée sur un
    serpent noir adulte et accompagnée d'un
    bébé panda dont vous voyez les
    différentes versions. KROmeugnon
    ET je porte notamment un chapeau d'amiral,
    il est bô mon chapeau
    hein qu'il est bô?!
    sous forme de points de dommage, qui permettent de peu à peu zigouiller des monstres en leur retirant l'équivalent en points de vie. "Crève, Charogne", vous exclamez-vous en faisant la vaisselle / gérant une formalité administrative.
  • et de manière aléatoire, sous forme d'objets divers : œufs d'animaux, potions d'éclosion, nourriture. 

Car l'un des principaux objectifs dans ce jeu, outre le fait de grimper en niveau et de parer son avatar de moult atours plus formidables les uns que les autres, c'est de se créer une immense ménagerie en

  • faisant éclore des œufs d'animaux (un œuf de licorne pourra être éclos avec une potion dorée, et ça donnera une licorne dorée; si vous la faites éclore avec une potion blanche, vous aurez....? Une licorne blanche, c'est bien vous suivez). Le principe étant qu'on veut collecter TOUS les animaux dans toutes les versions, hein, sinon c'est pas drôle. 
  • Nourrissant chaque bébé animal, une fois éclos, avec de la nourriture jusqu'à ce qu'il devienne un animal adulte (mais l'analogie avec les tamagotchi de notre enfance s'arrête là : les animaux ne crèvent pas si ils ne sont pas nourris, on peut donc aller à notre rythme merci).  
  • Fondamentalement, je retrouve là mes plaisirs d'enfants, à collecter élever passionnément tous les escargots que je trouvais (sauf que là, les animaux ne se font pas la malle toutes les nuits...)

Autant vous dire que y a du taf devant soi ! 

J'en profite pour préciser qu'avec Habitica, la zoologie en prend un coup : oubliez la classification des animaux, tous, peu importe leur famille, sortent d'œufs; l'occasion unique d'avoir des œufs d'ours ou de vache, oui mesdames et messieurs !



Bref, ce détour par le jeu augmente l'incitation et le bénéfice à faire les trucs de notre vraie vie.

C'est particulièrement bien fichu car on peut inclure une tâche de 3 manières différentes, reflétant sa place différente dans notre vie, selon qu'elle est récurrente ou non

  • en tant qu'Habitude : on coche quand on fait, et on gagne des points. Très utile pour les habitudes qu'on essaie de prendre peu à peu, à chaque fois qu'on le fait, hop, on est récompensé. 
  • en tant qu'obligation, nommée "Daily" : on doit faire ça, contrairement à ce que le nom indique, pas forcément tous les jours, mais à intervalles précis
    • qu'on définit soi-même : tous les jours ? tous les lundis et mardis ? tous les mois ? tous les 2 mois
    • et quand on le fait, on gagne des points. Mais si on le fait pas... on en perd. 
    • Ca, c'est pour les habitudes plus "solides", celles qui ne sont plus négociables.
  • en "To-Do" : c'est pour les trucs one-shot de la to-do list : passer chercher ses chaussures chez le cordonnier, par exemple. Ou préparer tel contrat de boulot. Ou appeler Machin. et Bidule. et Truc bien sûr, j'allais oublier Truc ! On gagne des points dès qu'on coche l'action concernée. Pas de bras, pas d'chocolat.
Même adaptabilité / nuances intelligentes autour de l'importance de la tâche : on lui attribue un degré d'importance / difficulté (il y en a 4 différents, de Trivial à Hard), et du coup, cela influe sur le nombre de points que nous rapportera le fait de la cocher. Je peux vous dire que "coucher à 23h" est en niveau 4 chez moi; idem "laver les cheveux des enfants"...


Attention, vous aurez compris qu'on ne fait pas que gagner des choses sur ce jeu. On peut aussi perdre des points de vie si on ne coche pas certaines choses qu'on a définies comme étant obligatoires, ou si on coche des habitudes négatives. Exemple : afin de rééquilibrer un peu un quotidien alimentaire trop riche en sucre, j'ai une habitude que j'ai paramétrée à double sens : "manger du sucre le soir / ou pas"

  • si je n'ai pas mangé de sucre le soir, hop, je coche le + et j'empoche des choses, 
  • si j'ai mangé du sucre, je coche le - et je perds des points de vie. 
En ce qui me concerne, je manie cela avec beaucoup de prudence : je déteste la contrainte et le bâton m'énerve facilement ! 

  • J'ai constaté, notamment à mes débuts, qu'il valait mieux me prévoir des raisons d'avoir des points positifs, plutôt que des menaces de points négatifs. 
  • Ceci dit, je trouve intéressant de noter une évolution à ce niveau. Maintenant que j'ai atteint un niveau où j'empoche facilement des points positifs, avoir recours aux points négatifs me hérisse moins et montre un potentiel de plus en plus intéressant : ça devient une manière de remettre du challenge, car si on n'a pas coché toutes ses obligations quotidiennes, par exemple, eh bien le lendemain on a perdu en pouvoirs et donc on doit fournir plus d'efforts pour réussir à terrasser un monstre. Terrible !

C'est du reste qqch que je remarque avec cette appli : sa force réside dans le fait qu'on concocte soi-même ses listes de tâches, c'est du sur-mesure. Et quand on grandit il faut changer de taille il est important de faire évoluer lesdites listes en fonction de ses enjeux, priorités, besoins, difficultés du moment. 

  • Par exemple, pendant les vacances, j'ai 
    • mis en pause certaines tâches : celles de rangement que j'ai incluses en rapport avec Flylady étaient peu pertinentes pendant les semaines loin de la maison
    • et rajouté d'autres : autour du temps passé avec les enfants ou à me reposer.
  • C'est adapté aux objectifs d'équilibre de vie aussi : 
    • j'ai ainsi inclus des tâches provisoires (ne pas regarder mes mails pro) pour faciliter la déconnexion. Ceci après avoir fait le constat que je n'avais pas réussi à déconnecter de toutes les vacances précédentes dans l'année, et même assez peu l'été dernier : là, je voulais mettre toutes les chances de mon côté ! (Verdict : réussite sur toute la ligne !)
  • certaines habitudes gagnent à être passées en obligation une fois mûres
  • réévaluer le niveau de difficulté de certaines tâches : 
    • certains points compliqués à accomplir peuvent bénéficier de voir leur "prix" augmenter ; 
    • à l'inverse, les choses bien acquises peuvent voir le leur revu à la baisse dans un second temps.

Conseils si il vous venait l'envie (saugrenue! Ne faites pas ça!) de vous y mettre, d'ailleurs :
  1. Au démarrage, notez-y 
    • une petite série de choses que vous faites plutôt déjà (ça va vous pousser à ouvrir l'appli régulièrement, et donc à avoir ces choses sous le nez) et
    • Rajoutez 1 ou 2 choses qui sont un peu plus compliquées 
    • Commencez par des choses que vous voulez autant que possible faire quasiment tous les jours, ça pousse à y aller tous les jours. Incorporer des choses à échéances plus espacées demande plus d'efforts à notre cerveau, la gratification liée à une répétition réussie est plus longue à venir, donc autant lui/se faciliter la tâche au début.
  2. puis faites grossir à partir de là : 
    • j'ai peu à peu rajouté, hop, 
      • une autre chose que je faisais quasiment systématiquement ("Tiens, ça m'aidera à y penser !" = réduira l'énergie que ça me prend). Par exemple me rappeler de prendre mes vitamines, 
      • et des choses qui étaient un effort : rajouter 5 minutes de stretching à la fin de mes séances de sport, quand c'est possible. Hasard? Coïncidence ? Le nombre de jours par semaine où je rajoute un peu de stretching a significativement augmenté depuis le mois de juin... 
    • Notez le "peu à peu", hein ! On reste chez Petit Bout par Petit Bout, progressivité gage de longévité, machin,...
Certains utilisateurs n'y incluent que peu de choses (par exemple j'en ai vu certains qui utilisent cela juste pour finir leur thèse, et n'y mettent que ce qui y a trait). Ce n'est pas mon cas, bien au contraire. Au vu de la manière dont je fonctionne, j'ai vite constaté l'énoooorme intérêt d'inclure un maximum de choses dans cet outil : 
  1. oui, ça me booste à faire les choses que je dois faire mais aussi ...
  2. ça me booste à ne pas perdre mon temps. Mécaniquement, mon temps "perdu" (vraiment perdu, hein, type RS ou vidéos de chatons) diminue car je vais plutôt être incitée à aller faire un truc qui va me rapporter des points. Puisque le combo douche-mettre mes lentilles me rapporte des points/animaux etc, je vais avoir hâte d'aller le faire plutôt que de passer "encore juste 5 minutes" sur FB. Car si je choisis la 2ème option, je diffère d'autant le moment de récupérer mes petits points, et moi, je veux tout, tout de suite ! 

D'où ce que je disais en introduction de ce billet : Habitica, chez moi, permet à la fois de 
  • tirer plus de mon smartphone en en faisant un outil au service de ma productivité, ET 
  • diminue aussi le temps que ledit smartphone me fait perdre, en me poussant sans relâche à délaisser le smartphone au profit d'occupations plus "bankables": terminer un truc de boulot, passer un coup de fil important ou juste sympa, faire mon lit, ou lire une histoire à l'un de mes enfants. Rha ce que c'est fort !


J'aurais encore mille choses à vous dire sur cette appli, mais je vais terminer sur 2, avant un 2ème billet où je vous promets notamment de 

  • présenter des fonctionnalités additionnelles du jeu augmentant son efficacité
  • décortiquer les mécanismes qui font que ça fonctionne si bien chez moi / la manière dont je m'en suis servie pour arriver à de si beaux résultats, avec exemples à l'appui (vous comprendrez comment j'en suis venue à réserver mes vacances de février !)
  • revenir sur le Bullet Journal / mon passage de l'un à l'autre
  • et répondre à vos questions si vous en avez, aussi !


Donc à ce stade, les 2 choses utiles à savoir c'est que

  • l'appli a une interface PC. Moi je n'ai découvert que l'appli au départ, puis vu l'interface PC bien après, vers la fin de l'été. Celle-ci (qui a vu le jour bien avant l'appli) est fichtrement bien fichue. Bien évidemment les 2 sont interfacées donc cela permet, si on le veut, de gérer sur les 2 supports simultanément. 
    • Au quotidien je gère beaucoup sur l'appli, 
    • mais avec ma reprise pro j'ai réalisé que gérer sur l'interface PC pendant les périodes de travail sur PC était particulièrement pertinent. Cette souplesse me va très bien !
Aperçu interface PC
  • elle est complètement gratuite à la base, on peut vraiment utiliser toutes les fonctionnalités pour 0 euros. En revanche, on peut payer (moins de 5€ / mois) et dans ce cas cela nous ouvre 
    • le doublement de la quantité max d'objets aléatoires perçus par jour + (très bon pour la dopamine de la Gwen, ça ! Plusss de surprises !!)
    • la possibilité d'acquérir des diamants (qui sont nos meilleurs amis mesdames, pour rappel), permettant de débloquer certaines fonctionnalités du jeu : la possibilité d'avoir accès à des œufs d'animaux plus exotiques que les animaux de base. (mais sur ce dernier point, on peut contourner, je vous en reparle dans le billet 2).

Bref, pas besoin de sortir un radis pour bénéficier des aspects positifs du jeu. 

J'ai donc allègrement commencé sans payer, et c'est l'envie, et non la nécessité, qui m'a fait basculer côté paiement: quand j'ai fait un premier bilan des effets du jeu au bout de 10 ou 15 jours d'utilisation, je n'ai pas hésité. 

  • Les petits trucs additionnels venant encore augmenter, chez moi, un effet déjà whaou, j'avais envie d'en profiter au maximum. Mise en regard de l'augmentation de productivité que cette appli facilite chez moi, la rentabilité de ces 5€/mois est indiscutable, et ma gratitude lui est acquise. L'effet avant-après m'amène à estimer que me délester de quelques euros au profit des gens qui la développent est une juste et sainte cause. 
  • A l'époque je m'étais dit "Au moins pour le temps que ça durera" c'est-à-dire marchera pour moi, en me disant que même si ça n'avait d'effet que pendant 6 mois ou 1 an, ce serait toujours ça de pris. Avec le recul additionnel d'un été entier passé avec Habitica, et d'une rentrée gérée en m'appuyant comme une dingue dessus, eh bien, je vous reparle de la projection long terme dans le billet numéro 2, hihihi.

On peut également, pour une tarification différente, acheter la possibilité d'utiliser cela en collectif = fonctionner en "Group Plan" (sa mise en place se fait sur la version PC, même si la gestion quotidienne peut ensuite se faire sur l'appli). Là, par exemple, en tant que famille / coloc / équipe de travail, on peut créer des tâches, 

  • soit communes - le 1er qui s'y colle a gagné (vider les poubelles), 
  • soit affectées à un membre (celui dont c'est le tour de vaisselle), 
  • et zou, quand le membre du groupe la coche ça lui fait des points. 
Cette fonctionnalité est sensée pouvoir intéresser tout type de collectif dont des entreprises, et dans tous les cas j'imagine que ça peut bien servir pour partager la charge ménagère et mentale au sein d'un couple ou d'une famille avec grands enfants. En revanche je n'ai pas testé, car Monsieur Bout ne montre pour le moment aucune velléité de me rejoindre dans mon délire, même si il me trouve mignonne à faire éclore avec tant d'application des œufs d'hippopotame. 

Moi, c'est pas tout, je publie cela, et vais aller récolter moult machins grâce à mes efforts d'alimentation du blog (parce que oui, bien entendu, écrire sur le blog me rapporte des points. Pourquoi croyez-vous que le blog est ressuscité ? Voussavétou).

Du coup, vous me reverrez d'ici peu hinhinhin.


lundi 9 septembre 2024

Reprendre le contrôle de son Smart Phone avec 1 appli : Stay Focused

Il est difficile de résister à cet espèce de gigantesque aimant qu'est un smartphone. Très difficile pour moi en tous cas. (si vous vous sentez concernés, hop, la suite est pour vous. Sinon, vous pouvez quand même la lire, parfois ça fait du bien de confortablement regarder d'autres se débattre dans un problème, que, pour une fois, on n'a pas).

Et j'ai fini par admettre que l'énergie que ça me prend 

  • soit d'y résister
  • soit de ne pas y résister (= temps perdu à rattraper)

gagnerait vraiment à être investie ailleurs. Vraiment. Vraiment vraiment. Au point qu'il devenait rentable de mettre de l'énergie dans une réflexion sur le comment.


Du coup, à un moment, je suis tombée sur l'idée des appli de blocage et ça m'a semblé pouvoir représenter une solution efficace. En effet, avec un bloqueur d'appli, à qui on dit quand et combien de temps nous donner (ou pas) accès à notre téléphone / certaines applis, on a recours à l'aménagement de notre environnement (ici, de notre smartphone), pour que celui-ci favorise ce qu'on veut faire / empêche ce qu'on veut limiter, sans utiliser notre volonté

Laquelle se retrouve donc disponible pour autre chose, tant mieux ! Les occasions ne manquent pas qui nécessitent de la volonté, et l'enjeu pour moi est d'en conserver des stocks, plutôt que de les épuiser à contrer les assauts répétés de mon smartphone.


Le souci, c'est que les premiers bloqueurs que j'ai testés n'ont pas forcément été efficaces.

  • trop mous : si un bouton "désactiver" ou encore "5 minutes en plus" est accessible, zut, là encore ça vient me demander de la volonté de ne pas appuyer dessus, et, hasard, coïncidence, ma volonté suffit pour une fois, pour deux... puis... bah raté, retour à la case départ.
  • trop durs
    • bloquer tout le téléphone pendant X temps, par exemple: j'ai fait. 
      • Eh mais zut comment je fais si j'ai un appel important à passer ? (quand je bosse par exemple). 
      • Limiter le temps max passé par jour sur le téléphone ? euh... ben oui, mais ça veut rien dire, si j'ai utilisé mon téléphone 2h en GPS un jour, c'est pas ça le souci ! Idem si c'est pour des appels pro. 
    • Et même pour les bloqueurs qui permettent de faire des réglages appli par appli (donc autoriser le GPS et le passage d'appels, mais limiter Facebook, au hasard), ça s'est révélé souvent trop rigide
      • il y a des moments où c'est en effet inutile voire nuisible pour moi d'avoir accès à tel truc, 
      • mais des fois où non. 
      • Et des fois où un peu mais pas trop quand même...
    • Le manque de souplesse/finesse de paramétrage des bloqueurs que j'ai rencontrés et testés faisait que du coup
      • oui, au départ ils m'aidaient, 
      • mais très vite l'effet s'estompait car leur côté tranchant / sans concession finissait par me frustrer tellement... que je les désactivais / n'y avais que très peu recours, ou plutôt, de moins en moins . 
      • Effet bonus : un cerveau très doué pour justifier cela, puisqu'il pouvait s'appuyer sur les manques de l'appli "Nan mais là ma pauv'Gwen c'est pas POSSIBLE, tu en as vraiment besoin pour [insérer truc légitime]". Retour à la case départ, again.
Jusqu'à ce que, au détour d'un article internet consacré à la question je crois (du style "les 5 meilleures applis pour gérer votre téléphone"), je tombe sur celui, Stay Focused, qui m'accompagne maintenant depuis au moins un an et demie, avec bonheur. 


Qu'est-ce que mon petit chéri a de si irrésistible ?

1. Il est FIN, très fin

Il propose une myriade de paramétrages différents, par exemple, pour une même appli (ou un site internet, on peut paramétrer les 2. on peut d'ailleurs aussi faire un blocage par mots-clés mais je n'ai jamais fait) je peux définir : 
  • Des intervalles no-go:  minuit à 8h du matin, 0 accès. De 8h du matin à 10h, accès. De 10h à 12h12 (oui, on peut programmer à la minute), 0 accès, 
  • Puis de 12h12 à 13h47, un temps maximum, disons, hop de 7 minutes par heure = quand j'ai fait 7 minutes sur l'heure entre 12h et 13h, pouf, plus accès à cette appli jusque 13h où je pourrai de nouveau y passer un maximum de 7 minutes. 
  • Je peux aussi dire : "au bout de [x] minutes passé sur l'appli, bloque là pendant [x temps]". Ces 2 manières de faire sont très efficaces contre le scrolling prolongé
  • On peut même conditionner l'accès à une appli par le fait d'avoir passé du temps sur une autre : j'ai ouï dire que c'est utilisé par exemple par des usagers de Duolingo. Par exemple, devoir d'abord faire 30 minutes de Duolingo pour avoir accès à ses réseaux sociaux. 
  • Une autre limite possible est de limiter le nombre d'ouvertures de l'appli / du site (par heure ou par jour). Je ne l'utilise pas en ce moment mais elle m'a été trèèès utile lors de la sortie en poche de mon bouquin : les premières semaines, je passais mon temps à aller surveiller le niveau des stocks sur amazon (qui ne bougeait pas siiii vite que ça, hein, mais ... cherchez pas la logique, elle est partie), ce qui me prenait fort peu de temps (donc une limite de temps n'aurait eu aucun sens), mais interrompait splendidement ma concentration donc impliquait une perte de temps monstre, derrière, pour me reconcentrer... jusqu'à ce que je ne limite le nombre de fois, par heure, où je pouvais ouvrir la page concernée. 
Notons que, dans les paramétrages, la notion de jour de la semaine est également présente : je peux mettre une règle valable tel jour de la semaine, une autre pour un autre jour, encore une autre pour les weekends. Finesse, je vous dis ! Assez utile pour moi : 
  • je n'ai pas forcément pris les mêmes réglages pour mes jours de boulot que pour mes mercredis, ou encore mes weekends.
  • ça permet de prendre en compte les cas les plus courants d'exception : par exemple, mes limites Instagram et Facebook sont un peu différentes les lundis, pour prendre en compte le temps nécessaire au partage d'un éventuel billet de blog, puisque le lundi est généralement le jour sur lequel je vais publier. Je peux donc limiter de manière différenciée, donc adaptée, donc... ça tient.

2. 2ème caractéristique extrêmement sympathique : il a différents niveaux de sévérité.

Dans le sens que, au premier niveau, 
  • hop, on peut régler tout ce qu'on veut joliment, 
  • mais on a aussi à tout moment la possibilité de retourner dans l'appli et de changer le paramètre qui nous gratouille au mauvais endroit, ou de mettre la limite sur pause "Là, juste, parce que hein franchement il faut ABSOLUMENT que je termine ce post VITAL sur Facebook, jeleferaipluspromisensuite". Moui moui moui. 
  • Dans un premier temps, effet lune de miel oblige, je ne suis pas allée triturer l'appli dans le mauvais sens (euh, serait-ce aussi voire même surtout parce que la fonctionnalité "pause" était assez bien cachée, que j'ai mis un peu de temps à la découvrir ? Ce n'est pas impossible...), puis, je l'ai fait une fois, puis un peu plus, puis zut.
Et c'est là que, à deux doigts de faire le constat "Flûte, cette appli était mieux que les autres car plus fine, mais raté elle ne me suffit quand même pas à me cadrer moi-même"... je suis allée recourir au 2ème niveau, nommé "Mode verrouillé" 

  • dans le 2ème niveau, le changement des paramètres de l'appli / l'activation du mode pause-limite est verrouillé par un mot de passe à 6 chiffres. Et moi, je suis tout simplement allée demander à Monsieur Bout de rentrer ledit mot de passe, que je ne connais donc pas. Et paf.
  • Alors, je suis une grande fille: Monsieur Bout n'est pas là pour contrôler ce que je fais, donc quand je lui demande de rentrer le mot de passe, il se saisit du téléphone que je lui tends et le fait sans me poser de question ni faire de commentaires, ce serait insupportable sinon. 
  • Mais dans les faits, c'est parfaitement suffisant : en cas de crise de smartphonîte aigüe, aller demander à Monsieur Bout constitue un obstacle adapté, je ne le fais pas. En effet ça complique juste suffisamment les choses (sur le plan pratique et psychologique) pour que céder à l'impulsion ne soit finalement pas la voie la plus facile. Je ne lui demande que quand vraiment c'est nécessaire :
    • quand oui, cette fois-ci, tel paramétrage m'empêche vraiment de faire qqch de légitime. Autant vous dire : tous les 36 du mois, et encore. 
    • ou quand je viens de mettre en place une nouvelle limite et qu'à l'usage, je vois que j'ai mal évalué un truc. Exemple, tout récemment j'ai introduit un mode sommeil, qui, de 23h à 6h du matin, ne me laisse accès qu'à une petite liste blanche d'applis et limite toutes les autres à un temps total combiné de 5 minutes par heure. Au bout de 3 jours (et avant de m'être retrouvée bloquée, heureusement), j'ai réalisé que j'avais oublié d'inclure, dans cette courte liste... Uber, dont je me sers à l'occasion quand je rentre très tard de déplacement pro (= après 23h justement, hum hum).
Ce niveau de difficulté constitue le coup de pouce de pile poil la bonne taille pour ma volonté chancelante. Keur sur lui.

Il existe un niveau 3, "mode strict", où on verrouille encore plus de choses, comme par exemple l'installation ou désinstallation d'applis, voire davantage encore, mais le niveau 2 suffisant amplement à mon bonheur, je ne saurais vous en dire plus.


Surtout que, en plus de ces 2 éléments de base qui font l'efficacité intrinsèque de l'appli, voici 
3 éléments annexes / manières dont je m'en sers qui contribuent / ont contribué à en tirer une puissance maximale

1. Monter progressivement l'exigence 

Quand j'ai démarré avec Stay Focused, je l'ai testé en bloquant certaines des appli les plus clairement chronophages pour moi, comme Facebook. 
  • D'abord la nuit, par exemple, pour m'empêcher d'y être, allons, entre 1h et 6h du matin ("Parce que tu comprends parfois je me lève très tôt et c'est pas mal de pouvoir scroller un peu en allant prendre un TGV aux aurores" - tout ceci, hein, ce sont les petites voix vicieuses et geignardes de la partie addict de la Gwen, expertes en trouvage de prétexte pour ne pas encadrer l'utilisation de son smartphone). 
  • Puis peu à peu, hop, j'ai ajouté d'autres créneaux ("Tiens, on va aussi bloquer les matins, entre 10h et 11h30" petit petit peeetit) 
  • puis élargi un créneau : 
    • le 1h-6h s'est mué en minuit 30-6h30, 
    • puis le 10h-11h30 en 10h-12h, 
    • puis augmenté la limite d'un quart d'heure par-ci, une demi-heure par là, 
  • puis décidé que le créneau entre 12h et 14h, resté libre, eh bien, dommage pour lui, il n'allait plus être open-bar, mais être soumis à une limite de temps ("maxi 30 minutes"), 
  • limite de temps que j'ai ensuite sournoisement rabotée : 30 minutes ? Passons à 20...-15... 
Et ainsi de suite. 
J'ai grignoté mon temps d'écran de manière subtile.

PRO-GRES-SI-VI-TE : les limites que je respecte maintenant sans problème, auraient provoqué une réaction de rejet / rébellion assez rapide si j'avais tenté de démarrer avec elles. Là, j'ai fait comme pour les fameuses grenouilles : j'ai fait chauffer l'eau tout doucement, pour m'habituer. Petit bout par petit bout, encore une fois ? Punaise, me suis de nouveau faite avoir.

Notons que là-dessus, la fonctionnalité "niveau 2" susmentionnée est admirablement bien fichue : je n'ai besoin de solliciter Monsieur Bout pour rentrer le fameux mot de passe que pour alléger un paramètre / faire sauter une limite. On me laisse en revanche tooooute liberté pour durcir un paramètre : par exemple, 
  • si j'ai une limite à 5 minutes / heure sur instagram, le compteur est bloqué, je ne peux pas la passer à 6 minutes par heure sans le fameux Sésame, 
  • en revanche réduire à 4 minutes, 3 minutes, 2 minutes ? Mais tout de suite ma bonne dame ! En revanche une fois que c'est descendu à 4 minutes, eh, c'est sur la nouvelle limite que le verrouillage s'applique désormais, hein, donc faudra le mot de passe pour remonter ! Bien attrapée. 
J'ai donc pu gérer cette progressivité tout à mon rythme, tranquillement, dès que je me sentais capable ou que le besoin s'en faisait sentir. Et je continue à le faire (soutenue en cela, d'ailleurs, par la 2ème appli annoncée - teasing)

2. Opérer un Blocus total 

Une de mes bêtes noires pendant un long moment a été un jeu au potentiel vidage de tête extrêmement puissant et particulièrement attirant aux périodes émotionnellement et intellectuellement très chargées qui ont émaillé mes 3 dernières années. 
  • J'avais notamment identifié que la force d'attraction de ce jeu était amplifiée par le fait qu'il ne me stressait pas du tout (parce que franchement les jeux où on a une contrainte de temps / un minuteur pour réussir à faire des choses ça me tue puisque ça me rajoute un stress dans une vie qui n'en manque pas, merci.) Ce jeu, lui, était tout gentil : il me laissait tout le temps du monde pour arriver à mes objectifs; et bien lui en faisait puisque du coup j'y passais effectivement tout le temps du monde. Flûte. 
  • 0 pression, 0 danger. Le paradis... artificiel, hélas.
Après moult tergiversations, j'avais finalement décidé la désinstallation du jeu, pour couper le mal à la racine. Solution extrêmement efficace.... jusqu'à ce que quelques mois plus tard, je me dise "Oh mais Gwen, tu t'es bien désintoxiquée, tu peux le réinstaller et avec l'aide de Stay Focused cette fois-ci ça ira très bien."  Ben non.
Volonté = 0 sur ce plan, Stay Focused aidait, mais c'était tout de même source de frustration énorme (car passer 10 minutes par jour sur ce jeu ne mène nulle part, mais passer plus mène à ma perdition).
Donc après plusieurs allers-retours en mode 
  1. j'installe avec limite Stay Focused, 
  2. je fais sauter la limite / l'élargis trop (oui, ce sont quasiment les seules fois où j'ai eu recours au mot de passe de Monsieur Bout), 
  3. je désinstalle, 
  4. et rebelote, 
j'ai changé mon fusil d'épaule. J'ai eu recours à une autre ruse : j'ai laissé le jeu installé, oh oui. Mais son blocage est paramétré ainsi : 7J/7, de 0h à 24h. Eh. Blocage total. 
  • Qu'il m'est plus facile de respecter qu'un blocage partiel (puisque désintox), 
  • et qu'il m'est plus difficile de faire sauter sur un coup de tête (puisque mot de passe) que ce que demanderait une réinstallation après désinstallation. Notez que je pourrais bloquer l'installation d'applis avec Stay Foused, mais c'est un paramètre auquel je n'ai pas recours car il m'empêcherait de faire des choses utiles, parfois. Par exemple, installer l'autre appli au sujet de laquelle je vous ai déjà annoncé monts et merveilles, et j'en rajoute une couche.
Libérée, délivrée !

3. Sexyfier un peu le truc.

Après pas mal de temps d'utilisation, j'ai fini par réaliser que je négligeais complètement  un paramètre de l'appli qui pouvait pourtant augmenter encore son efficacité : la possibilité de personnaliser l'écran qui s'affiche quand on se heurte à une limite, à la fois dans son aspect (couleurs, image), et dans le message qui s'inscrit (texte et recours aux emoji). Parce qu'en fait :
  • un écran sympa, ben ça m'aide, c'est joli, ça adoucit la limite
  • un message bien rédigé, c'est motivant : j'y inclus généralement deux éléments : 
    • un rappel du sens de la limite, 
    • et une redirection vers des activités à privilégier. Par exemple, mes limites du soir me rappellent que je serai mieux à dormir, d'autres limites vont plutôt me suggérer d'aller me promener, lire qqch, passer du temps avec mes enfants ou appeler une copine.

Je suis pleine de gratitude pour cette appli, qui m'a permis de reprendre le contrôle de mon téléphone, et me permet de le faire de mieux en mieux, puisque je continue à grignoter régulièrement. Amélioration continue, toussa.

  • J'en ai d'abord testé la version gratuite, qui permet de bloquer jusqu'à 5 applis, et m'a permis de vérifier qu'il était véritablement efficace sur les applis qu'il bloquait, 
  • puis j'ai investi dans la version payante.
Mais pour tant de bienfaits, me direz-vous, je casse probablement ma tirelire / démolis mon PEL ? 
Que nenni.
8,49 euros / an, vu 
  • le temps que ça me fait gagner
  • la charge mentale en moins (énergie mentale à m'empêcher de ...)
  • la culpabilité économisée ?
C'est une affaire de fous, y a pas à tortiller.

Je précise que cette appli que j'aime d'amour
  • fonctionne, il me semble, aussi sur PC, ce qui peut être très utile. Ma capacité à perdre du temps sur Internet est surtout favorisée par mon téléphone, donc je n'ai pas testé la version PC, mais je crois que ma plus jeune sœur y a recours.
  • fonctionne sous Android, donc, si vous avez une pépite équivalente pour Apple, les commentaires, et leurs lecteurs subjugués, accueilleront vos recommandations circonstanciées avec beaucoup de considération !
Et si vous utilisez ou vous mettez à utiliser ce petit bijou, je lirai vos retours avec intérêt ! (poke à une certaine E.)

jeudi 5 septembre 2024

TDAH et Smartphone : Le combo "gagnant"

Vivre à l'ère des smartphones nous offre des possibilités de malade 

  • qu'est ce que c'est pratique de pouvoir récupérer un max d'informations comme ça, n'importe où !
  • en ce qui me concerne, mes premiers pas sur smartphone m'ont ouvert un univers infini ou presque : celui qui m'entoure physiquement. 
    • Avoir un GPS sur moi en permanence m'a subitement permis de m'aventurer sans crainte en dehors de chez moi, là où me rendre seule dans un nouvel endroit (ou même un endroit où j'étais allée plusieurs fois, ça ne change pas grand chose hélas) était une quasi garantie de Gwen-perdue-au-fond-des-bois ou dans un quartier à l'opposé de sa destination initiale; ou même à 2 rues de là où elle voudrait aller mais en pensant être à mille lieues. 
    • J'ai le pouvoir absolu ! Je peux aller où je veux. 
    • Tenez, en écrivant ce billet, une interrogation me vient : aurais-je pu exercer mon métier actuel sans smartphone ? Je ne bosse jamais au même endroit, mes RDV de la journée peuvent se répartir sur 3 ou 4 lieux différents (avec toutefois des progrès dans l'optimisation logistique de mon planning), et, même si j'ai mes adresses fétiches où donner RDV à mes coachés, j'en explore régulièrement des nouvelles.  Comment aurais-je géré cela sans guide caché dans ma poche? J'en frissonne.




Le souci, c'est que clairement notre cerveau d'homme préhistorique n'est pas du tout fait pour gérer un smartphone et les stimulations de malade, aussi, dont un tel appareil le submerge en permanence.

Le cerveau de l'humain.

En tout cas, et on ne peut plus clairement, celui de l'humain que je fréquente de plus près : la Gwen. Et j'ai bien l'impression que le TDAH tapi dans un coin de chez moi n'arrange rien à l'affaire.

La capacité de ces quelques cm3 à aspirer mon temps et mon énergie dans un trou noir sans fond m'a obligée à me poser pas mal de questions / passer en revue différentes hypothèses d'action.

1. La première a été de faire preuve de plus de volonté, mieux me discipliner, etc. 

Me dire que j'allais ne pas y toucher entre telle et telle heure, ou tant que j'aurais pas terminé telle chose, ou pas à tels moments (par exemple quand je suis avec les enfants) Moui. 

Mouimouimoui. 

Mes bonnes résolutions ont tenu différents intervalles, entre 2-3 jours et 2-3 secondes, selon les moments.  Un bouquin ex-cel-lent dont je viendrai bientôt vous parler (oui, celui dont mon dernier billet contenait un extrait. Teasing n°2) l'explique d'ailleurs parfaitement : 

  • la discipline, la volonté, on en a des stocks très limités, (même si bien évidemment c'est difficile à admettre quand on a été biberonné à coups de "c'est [qu']une question de volonté") 
  • donc ne compter que dessus pour adopter ou éviter un comportement, c'est s'exposer à tomber très vite à court de stocks et paf, le naturel revient au galop.

Il me fallait mieux, plus fiable.

2. M'en passer complètement.

Ca aussi, j'y ai bien pensé, hop, ce serait radical. Eliminer le problème à la racine. Revenir à un bon vieux 9 touches. 

  • Après tout, un increvable Nokia 3310 m'a suffit longtemps, je n'ai été équipée d'un smartphone que lorsque mon tout dernier employeur m'en a gracieusement mis un à disposition. C'est-à-dire en 2016. 8 petites années seraient elles irréversibles ? 
  • Ben... cf préambule de ce billet, il y a quand même trop de trucs bieeeen pratiques associés à mon smartphone pour que je réussisse à m'en passer maintenant. Il me sert énormément dans ma vie et dans mon boulot. 

En réfléchissant un peu, j'ai évalué qu'à ce stade, il n'était pas évident que le temps et l'énergie que me demanderaient la recherche et le maintien de stratégies de compensation de l'absence de smartphone (exemple au hasard: prévoir à l'avance tous mes trajets et avoir les plans correspondants sur moi) soient inférieurs au temps et à l'énergie que me coûte actuellement ledit maudit appareil.


Posé de cette manière, le problème s'est mué en une équation : plutôt qu'être en blanc ou noir, en tout ou rien, en "Open Bar Smartphone" ou "Vade Retro Cellulares".... la question s'est nuancée et est devenue la suivante :

Comment, à la fois

  • diminuer au maximum la 2ème partie = le temps et l'énergie volés par le smartphone
  • tirer un maximum d'effets positifs dudit smartphone, tant qu'à faire = récupérer d'une main ce qu'il me vole quand même de l'autre. Voire plus pendant qu'on y est (parce que je suis gourmande).

Héhé.

Bon, déjà, j'ai fait un truc tout bête, ça a été 

3. revoir les systèmes de notifications

Retirer les notifs Instagram et Facebook, ça a déjà limité ce réflexe Pavlovien à chaque fois qu'un petit chiffre scintillant vient orner l'icône de l'appli.

Petit pas pour l'homme, grand pas pour l'humanité.


Mais surtout: au fil de ces 2 dernières années, j'ai mis la main sur 2 applis qui sont venues, chez moi, cocher,

  •  la 1ère: la 1ère case, 
  • et la 2ème: les 2 cases simultanément en commençant par la 2ème. 

Ayant testé bieeeen des choses avant celles-ci, je vais donc, dans mes prochains billets, vous faire profiter de mon étude de marché. 

Ce n'est même pas sponsorisé, donc mon compte au Bahamas restera aussi vide qu'inexistant, mais, la différence que font ces quelques Mo installés dans la mémoire de mon téléphone est telle (liberté mentale ; énergie ; efficacité) que je me gargariserai, à la place de mojitos couteux, de vos remerciements émus, j'en suis sûre, ce qui est probablement mieux, suis pas sûre que se gargariser à coup de mojitos soit franchement agréable.


Je ne sais juste pas encore par laquelle je vais commencer, hin hin hin...

Quoique si.


Bien évidemment, si vous-même vous avez fait de sublimes découvertes dans l'un ou l'autre sens, ni moi ni les autres lecteurs de ce billet ne refuseront catégoriquement d'en entendre parler. 

Je suis même toute ouïe. Ceinture Bretelles c'est bien parfois.

vendredi 13 octobre 2023

Coaching pro avec Flylady

Morte de rire, je suis.

  1. J'ai découvert le système d'organisation Flylady sur un forum doctissimo il y a... euh... 16 ans (ça ne me rajeunit pas)
  2. Je l'ai mis en place pour la première fois chez moi il y a 8-9 ans, avec un succès phénoménal pour la Bordélique invétérée que j'étais (et demeure, sous une forme moins aigüe)
  3. Et cette semaine, après moult péripéties dans ma vie terne ces dernières années... 
je me suis sans crier gare retrouvée à directement, explicitement l'utiliser lors d'un Coaching de Dirigeant, la demande en séance étant "mieux m'organiser pour gérer les sujets de fond et ne pas m'éparpiller".

De Doctissimo au Coaching de Dirigeant, jolie trajectoire !


Concernant mon client, disons qu'il

  • s'est retrouvé à fond dans le diagnostic (remettre son boulot de fond à demain afin de pouvoir "vraiment bien faire les choses"), 
  • s'est inquiété de la notion de routine, craignant de perdre en souplesse et en réactivité, jusqu'à ce qu'il voie cela sous l'angle d'une aide à la réactivité "au bon niveau" : ses équipes vont apprendre à différencier ce qui peut attendre 1h car leur chef est en mode "concentration" (DeepWork est le nom hype sur la toile), et ce qui fait vraiment brûler la maison. Son associé va apprendre à valoriser son temps autant que le sien propre.
  • a été intrigué par la perspective de prendre les habitudes une à une, en découpant la difficulté au maximum (ça pour le coup c'est une approche que j'utilise trèèèès souvent en coaching)
  • s'est pris au jeu du minuteur en réalisant qu'il tenait probablement là un bout de solution à son problème
  • s'est prêté avec intérêt et minutie 
    • à l'exercice d'identification et délimitation des premières habitudes pertinentes par rapport à son activité et ses objectifs, 
    • à leur découpage en petites marches concrètes, 
    • à la visualisation de chacune des étapes, 
    • à leur dimensionnement au bon niveau, 
    • pour se constituer un plan d'action en mode "Babysteps" qu'il va dérouler d'ici nos prochaines séances, assorti de quelques précautions d'usage visant à assurer le succès de l'implantation des premières habitudes (ex : éléments de communication envers ses équipes, y compris autour du signal voulant dire "venez pas me déranger")
il est reparti avec trois choses
- la procédure de sauvetage / son fil d'Ariane : si d'aventure l'une des habitudes qu'il va instaurer les prochaines semaines ne tenait pas, il sait ce qu'il doit faire : la redécouper en moins ambitieux, jusqu'à trouver une habitude de format suffisamment réduite pour qu'elle tienne
- un gros sourire de soulagement : "J'avais hésité à en parler, à parler juste de moi après toutes ces séances passées à améliorer la gestion de mes équipes, mais j'ai tellement bien fait. Ca m'ôte un poids."
- les références des livres sur le sujet, et le titre "Entretiens avec mon évier" l'a déjà titillé.

Je vais devoir attendre plusieurs semaines avant la prochaine séance et donc de pouvoir connaître la suite de l'histoire mais... vraiment, Flylady a plus d'un tour dans son sac ! 

Quant à vous, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour vous économiser le coût d'un coaching : aller sur doctissimo (re)faire un tour du côté de Flylady.
#votreportemonnaiemeditmerci

Les 3 bouquins parus en français sur la méthode Flylady - sur une série des cahiers qui accueillent mes coachings.
Photo allégorique célébrant la complémentarité des 2 approches

lundi 25 septembre 2023

Gwen : une folie de plus

J'abuse.

J'abuse j'abuse j'abuse.

J'abuse grave.

NON SEULEMENT je me suis permis de négliger honteusement ce blog pendant une demi-éternité. (Oui, je suis comme Chuck Norris : je sais compter jusqu'à l'infini; de ce fait, le diviser par deux ne me pose aucun souci)

MAIS EN PLUS je pousse le bouchon au point de faire du premier billet post-retrouvailles émues un billet complètement débile, traitant d'un sujet qui n'avait rien à faire sur le blog (et qui n'y faisait rien, d'ailleurs) jusqu'à ce que je me mêle d'en parler l'an dernier.

J'ai nommé LE SPORT !

Tadaaaaam

Si si, j'vous assure, j'ai écrit sur le sujet l'an dernier, c'était de la folie, un vrai RDV des NSA. (Non Sportifs Anonymes).

Et puis plusieurs d'entre vous ont bien rigolé je crois.


Bref, rions encore.

Car figurez-vous qu'après un peu plus d'un an...

  • non seulement je continue mes séances de sport et tout et tout. 
C'est vraiment rentré dans ma routine. Il y a des hauts et des bas, mais même en période basse, l'habitude reste. Que quelques minutes si je suis crevée / pressée / ... mais... l'habitude reste, elle reste, elle reeeeeste et c'est absolument inouï. 

Accessoirement, certaines de mes petites robes d'été avaient une tronche différente sur moi cet été par rapport à l'an dernier, et je l'ai constaté avec beaucoup de satisfaction. (D'aucuns diraient : de complaisance. Mais la bave du crapaud etc)

  • mais en plus... pas plus tard que ce jeudi soir dernier...

J'ai fait des folies de mon corps.


J'ai suivi ... :

A. un inconnu dans la rue ? Ouuuh là ce blog part vraiment en cacahuète.

B. une licorne, et suis partie pour un monde plein de surprises et de merveilles ? Hum, le monde est déjà plein de surprises et de merveilles.

C. Leonardo DiCarpaccio sur Insta ? Chuttt, on n'est pas obligés de tout déballer non plus.

D. ma première séance d'Aqua Gym.


Ben oui, moi, la non-sportive invétérée, et qui vous avais expliqué en long en large et en travers à quel point 

  • la pratique d'un sport en collectif c'était NO WAY et que je ne m'étais mise au sport que parce que j'avais découvert une manière de faire ça discrétos, loin du regard des autres dans le secret de ma chambre, 
  • le fait de devoir me rendre quelque part, me préparer, machin, était déjà trop fatigant pour moi et que donc faire du sport c'était devenu possible uniquement en le faisant à domicile, avec un temps de trajet entre mon lit et mon tapis estimé à 0,5s,

je suis allée, volontairement, m'inscrire dans un cours, avec d'autres personnes, ayant lieu forcément pas chez moi (ma piscine n'est pas terminée hélas. Pas vraiment commencée, non plus), avec des horaires et l'obligation de me changer (puisque l'aquagym toute habillée c'est drôle mais pas longtemps).


Ce n'est évidemment pas ma faute, hein, rappelez-vous, déclencheur externe de motivation !

= fin juillet, des nanas de ma connaissance et que j'apprécie m'en ont parlé par hasard, m'ont dit que c'était chouette, qu'elles étaient plusieurs à s'y retrouver les jeudis soir à 20h45, dans la piscine à 7 minutes à pied de chez moi, que la prof était chouette, motivante, et pas chiante (sur les mouvements / le rythme / l'assiduité etc. Bref pas le modèle adjudant-chef), et m'ont sournoisement interrogée : 

"Eh mais t'as pas envie de nous rejoindre ?".

Normalement j'aurais du partir en courant.

Sauf que, pour le moment en tous cas, je n'aime toujours pas courir.

Et surtout : ma dernière réticence a explosé quand elles m'ont dit... qu'il y avait un absentéisme de malade, qu'on commençait l'année à 20 mais qu'au bout d'un mois il y avait maxi 5 à 10 nanas présentes simultanément : car je commençais déjà à invoquer mes déplacements pour dire que ça ne valait pas la peine.

Rho punaise ! Un petit rappel Flylady auquel je ne m'attendais pas : eh oui, encore une fois, le perfectionnisme = le meilleur obstacle à l'action. Je vous avoue que ça m'a fait très bizarre de me retrouver à remettre en cause, une fois de plus, un discours entendu dès ma plus tendre enfance 

"Tu t'engages, c'est pas facultatif, si tu t'inscris faut le faire sérieusement". 

J'ai réalisé qu'en fait, oui, j'allais effectivement le faire sérieusement, à ma manière : sérieusement, c'est-à-dire, à la dose faisable pour moi, compatible avec ma vie et mes contraintes; plutôt que ne pas le faire car cherchant à me conformer à des standards irréalistes pour moi. Cette activité était là pour moi, et donc, il s'agissait de la suivre au rythme qui était bon pour moi.

C'est du reste l'avantage d'une activité comme l'aquagym : c'est très différent d'une chorale ou un cours de danse, où

  • il y a une véritable dynamique de groupe ainsi qu'une progression, 
  • où donc louper une séance nous fait manquer une étape de ladite progression si bien qu'on patauge la fois d'après en essayant de rattraper (alors qu'en aquagym de toute manière on patauge tout le temps sans quoi que ce soit à rattraper...)
  • par notre absence on nuit à l'avancée du groupe, 

là, rien de tout ça. A chaque séance, on est juste là pour bouger, imiter vaguement les mouvements montrés par la coach, sans devoir produire un résultat quelconque à la fin.

Et j'ai donc réalisé que, oui, 2 séances d'aquagym par mois (c'est le rythme qui m'attend réalistement jusqu'à novembre en tous cas, si je regarde les engagements que j'ai déjà pris) vaudraient toujours mieux que "0 car je peux pas faire les 4 donc non".

Whouhou ! prise de conscience libératrice.

D'autant que, oui, si je comptais sur cette activité pour cocher la case "activité physique", bon, en effet, ce serait assez peu (mais déjà mieux que rien, eh !). Mais là, comme c'est juste un truc en plus de ce que je fais déjà, je ne vais me priver de la cerise sur le gâteau sous prétexte que la quantité de cerises est limitée !


J'ai donc 

  • hésité un peu, 
  • puis négocié avec Monsieur Bout (ça allait lui faire des soirées en plus à gérer seul, venant se rajouter à mes déplacements et aux fois où j'ai des séances de coaching en toute fin de journée; et encore, je n'ai encore rien planifié côté ateliers Faber&Mazlish). La négociation a abouti aux conditions suivantes :
    • on dîne tôt pour que le dîner soit terminé et le coucher des enfants bien amorcé quand je quitte le domicile
    • si y a un souci sur un soir, je suis vraiment ok pour annuler ma séance

et me suis inscrite.

Et c'est ainsi que donc, jeudi soir, j'ai fait une folie de plus : ma première séance d'AquaGym, avec un certain nombre de constats : 

  • ça bouge énormément ! J'ai béni mes un an de sport parce que sans eux, je ne sais pas si j'aurais 1. tenu la distance 2. apprécié la promenade. 
  • pas de souci avec le regard des autres 1. C'est un gros avantage d'une activité dans l'eau en fait : on est à moitié caché de toute manière !
  • pas de souci avec le regard des autres 2. Personne ne se met la pression et c'est cool : je faisais les mouvements n'importe comment parfois (surtout que moi la coordination hum hum) mais... j'étais pas la seule
  • J'avais peur de la température de l'eau mais en fait une fois qu'on bouge, on a bien chaud. Et en fait, moi qui déteste transpirer (ça passe quand je suis toute seule mais je déteste me sentir toute transpirante en société), j'ai réalisé qu'une activité en collectif dans l'eau est idéale sur ce plan !
  • Je me suis bien amusée et c'était super sympa en musique
  • Le côté collectif / entraînement avec coach + groupe m'a poussée à aller plus loin que je ne l'aurais fait sinon: je n'aurais pas fait 1h toute seule...

Enfin, last but not least, j'ai aussi réalisé l'intérêt d'inclure une telle activité dans mon quotidien bien rempli : elle vient rajouter un élément en fait franchement absent, et qui manquait. Voici une activité où je vais retrouver des gens, des adultes, de manière régulière, sans pression aucune sur moi. Car j'ai réalisé que du fait de mon activité pro

  • d'indépendante : même si je fais partie d'un réseau, je n'ai pas de routines où je retrouve des collègues. J'ai mon groupe de supervision tous les mois, mais c'est différent. D'ailleurs, en me rendant à cette fameuse séance, j'ai plus eu l'impression d'une rentrée scolaire, avec cette interrogation autour d'un nouveau collectif dans lequel s'intégrer, qu'avec ma reprise post-vacances
  • et coach : j'ai un boulot relationnel par essence, et donc je rencontre du monde, mes clients, régulièrement, idem quand j'anime un groupe Faber et Mazlish... et c'est avec plaisir ! Mais je suis toujours un minimum en tension pour cela : je suis là pour un objectif particulier, pour eux, ce n'est pas une rencontre symétrique. Ce sont des moments que j'apprécie énormément mais qui me demandent une sacrée concentration, bref, eh, c'est un relationnel motivant et fatigant.

Là, me voici avec un RDV régulier, pour retrouver des copines sans avoir à organiser quoi que ce soit, et sans avoir à fournir quoi que ce soit : personne n'attend rien de moi... et c'est bien agréable de temps en temps ^^.


Ma première "activité extra-scolaire" depuis des luuuuustres !!


Et vous alors, que vont venir nourrir vos choix d'activités cette année ? 


(bien évidemment, à ce rythme de progression inouï, mon prochain billet "sportif" vous fera inévitablement part de ma participation - en tant qu'athlète - aux JO)

lundi 10 octobre 2022

Anatomie d'un miracle ! Comment la Gwen s'est mise au SPORT.

Maintenant que j'ai dévoilé ce scoop monstrueux de ma conversion au SPORT, décortiquons un peu cet étrange phénomène : qu'est-ce qui, dans mon cas, a permis cette révolution sidérante ?

Sidérante ah ça oui. Imaginez ma pauvre sœur qui m'appelle un matin courant août, me demande si je suis dispo pour parler et s'entend répondre 

"euh ben en fait j'allais attaquer ma séance de sport alors ça te dérange pas de me rappeler dans une heure ?"

Elle a cru qu'elle allait avaler son téléphone (ce qui n'est pas un régime alimentaire conseillé, même en temps de grossesse. Ma nièce en construction n'aurait pas apprécié).

Heureusement, la tendance à la miniaturisation de la téléphonie ayant cessé, ladite sœurette a échappé à une fin tragique, même si il lui a fallu quelques échanges pour s'assurer que, quand même j'étais pas en train de lui raconter une bonne grosse blagueublague.

Je dis dans mon cas, car, évidemment, l'intérêt de cette analyse est de pouvoir éventuellement vous inspirer en mode "ah oui tiens cet élément pourrait aussi jouer chez moi", ou au contraire vous révéler un levier d'action tout différent chez vous "Ah mais non, moi c'est exactement l'inverse qu'il me faut !"

Bref, sortons les tubes à essai et analysons, repérons les ingrédients de ce succès phénomènal

1. des séquences d'exercices courts

Au delà de la brièveté des séquences en elle-même, sur laquelle je reviendrai, la brièveté de chaque exercice pris individuellement est le premier point qui m'a aidée. Lesdits exercices étaient courts : au tout début, on ne me faisait faire le même mouvement que pendant 20, 25, 30 secondes à tout casser; et ensuite temps de pause variable (20 à 30 secondes généralement). 

Méga court. Pour une nana qui ne veut pas faire de sport et a en plus un TDA, c'est parfait : la contrainte est tooooute petite, franchement, je peux bien bouger mes jambes pendant 25 petites secondes, ça va être vite fini ! La carotte est toute proche, c'est top, allez, je n'ai pas le temps de me lasser que hop c'est fait.


2. des séquences d'exercices variés selon un ordre variable

Magie magie, l'appli me proposait ensuite le mouvement suivant, différent. Là encore, génial, pas de lassitude, et un côté "surprise" qui va très bien avec mon TDA ainsi que mon déclencheur externe, et dont la dimension ludique n'est pas sans rappeler ce qui est à l'origine de ma longue passion pour TooGoodToGo. (les enchainements variant chaque jour c'est  un peu Noël tous les jours)


3. des séquences d'exercices brèves

Nous y voilà. Dans la série "il me faut une carotte tout de suite sinon rien", j'ai été servie puisque cette appli m'a permis de me délester définitivement de cette injonction à la 

"pour vraiment faire une différence il faudrait faire beaucoup de sport, y consacrer beaucoup de temps" 

qui n'avait pas son pareil pour m'inciter à rester dans mon canapé. 

Elle m'a fait découvrir le principe de plus en plus connu (mais bien évidemment pas par moi, eh, je m'en fiche du sport !) du HIIT : high intensity interval training. Fonctionnement qui dit que si tu fais de courts exercices mais à fond de chez méga fond, tu brûles en fait plus de calories et fais plus travailler tes muscles que si tu y vas doucement, en mode endurance.  (avec en prime ce qu'on appelle l' "after burn effect" - ouais c'est fou ce que je m'y connais maintenant ! sooo savante - : le corps continue à cramer plusieurs heures après l'effort. Le petit chou)

  • Or, l'endurance, pour une flemmasse dans mon genre (et le TDA y contribue peut-être ?), c'est juste antisexy au possible : une longue durée d'un truc désagréable, pour un résultat visible à la longue uniquement, après moult répétitions. BEURK. 
  • Là, subitement, on me dit qu'en quelques minutes d'exercice au max de mes capacités, j'obtiens plus qu'avec une période beaucoup plus longue d'endurance. Ho hoooo ! Ca devient subitement plus jouable, à la fois 
    • psychologiquement : allez on s'y met, ce sera bientôt finiiiii !
    • et logistiquement : considérablement plus facile à caser même pour une Gwen overbookée.

Bien évidemment, une fois que j'ai découvert cet intéressant concept, je me suis retrouvée à creuser le sujet (pour vérifier l'aspect scientifique de la chose parce qu'honnêtement, ça me semblait un peu trop beau pour être vrai. Mais Dieu existe, mes amis, et Il est allé jusqu'à rendre ce genre de miracles possibles) et Monsieur Bout était mort de rire de me voir passer un temps fou à lire des trucs sur le sport. 

14 ans de mariage pour en arriver à ce genre de renversements, tss tss, on n'est plus sûrs de rien.


4. une montée en puissance très (très très) progressive

Oh que oui, oh que oui, oh que oui. 

Je me suis fait attraper avec 4 minutes d'exercices, et j'ai bien vu l'intérêt du truc : j'ai terminé ces 4 minutes en ayant un peu chaud, en ayant l'impression du devoir accompli, et surtout : en n'étant pas dégoutée. Pas de sensation désagréable. Pas de sensation désagréable associée au sport... ouuuuh c'était une grande nouveauté ça ! 

Et j'ai bien perçu que c'était le fond du truc: vu mon passif énorme avec le sport, il allait falloir veiller au grain pour qu'une éventuelle remise en selle ne soit pas compromise par le retour de l'énorme bagage psychologique que traîne le sport chez moi depuis ... hum, 25 ans (car j'ai 25 ans. Vouivouivoui. Jevouzassur)

Remarquez, je ne me lui suis pas dit tout de suite, eh, car je ne voyais pas si loin après ma première séance de sport. Non, tout ce que je remarquais, c'est que la perspective de rouvrir l'appli le lendemain matin ne suscitait chez moi aucun sentiment négatif, voire même un chouilla d'envie. Curieux.

Le lendemain, hop, appli rouverte, j'ai eu droit à 5 ou 6 minutes, certains mouvements étant une reprise de la veille, d'autres apportant de la nouveauté. Cool. J'ai fini contente. Et du coup, j'ai eu envie (et j'ai suivi ladite envie) de rouvrir l'appli plus tard dans la journée ! J'en ai utilisé une autre fonctionnalité, proposant une courte séquence complètement aléatoire, de 2 minutes (4 mouvements, 20s de mouvement, 10s de pause)... j'avais envie de la faire, en fait, juste 2 minutes. Donc j'ai fait juste 2 minutes, pas plus, pour rester sur ce truc positif.

Et le lendemain matin, hop, quand mon appli m'a fixé une durée d'exercices identique à la veille, ben, je l'ai faite, pis franchement, j'avais encore de l'énergie à revendre après, alors j'ai enchaîné sur juuuuuste une autre de ces petites séquences aléatoires de 2 minutes. Pas plus. Je suis restée sur cet arrière-goût positif et c'est lui qui m'a poussée (lui; l'envie, pas la culpabilité) à rouvrir l'appli en fin d'après-midi et là, hop, une première séquence de 2 minutes, pis bon, ben zou, une autre. Mais pas plus.

Et c'est ainsi que j'ai augmenté peu à peu les doses. Avec une très grande prudence pour ne pas compromettre cette dynamique, mais au contraire la nourrir juste ce qu'il fallait, j'ai écouté ce que mon corps et ma motivation me disaient et de fil en aiguille fait évoluer ma dose de sport quotidienne. En gardant toujours ZE boussole à l'esprit : comment je me sens ? A un moment, par exemple, j'ai eu le sentiment que j'allais faire mon créneau du midi par devoir et pas par envie. Je ne l'ai pas fait.

Ah ben oui parce que : le fait d'avoir réparti, au départ, sur différents moments dans la journée m'a aussi permis de monter en puissance tout en diluant l'effort. Il y a eu 

  • le créneau du matin (le plus important), 
  • le créneau de fin de journée (entre 18H et 20h selon le déroulé de ma journée), 
  • il y en a même souvent eu un 3ème: j'ai eu une phase où je faisais aussi qqch avant le déjeuner - complètement chtarbée la Gwen je vous dis. Et c'est ce créneau là qu'à certains moments je me suis tout à fait autorisée à zapper quand je sentais que c'était la pression et la culpabilité qui risquaient de prendre le relais de l'envie. Bas les pattes ! 

Cet aspect "trèèès grande prudence et progressivité dans le dosage" est resté valable très longtemps (et le reste encore, mais dans une mesure différente). Alors même que je me suis retrouvée finalement assez vite à faire des sessions d'une durée dépassant les 20 ou même 30 minutes, les propositions, par des applis concurrentes, de séances de cette durée ne m'ont pas attirée du tout : ça m'effrayait. 

  • Terminer à 30 minutes en rajoutant un petit truc par ci, un autre par là, oh et puis tiens, faisons encore ceci pendant que j'y suis, en fonction de mon envie OUI, 
  • m'imposer d'entrée de jeu la CONTRAINTE de 20 minutes d'exercices : OSCOURS !

Bon d'ailleurs, ça n'aura peut être pas échappé à certaines mais : tout ceci ressemble bigrement à certains principes Flylady ! y aller par Babysteps, faire juste quelques instants, ne pas être en mode perfectionniste-1h-de-sport-sinon-rien (ah ben rien alors merci), mais 

"2 minutes de sport faites, c'est toujours 2 minutes de faites pour ton corps".


5. une montée avec des résultats vite visibles

Alors, non, pas niveau poids; ayant enchaîné sur les vacances, je ne suis pas montée sur la balance pendant les 3 premières semaines, et tant mieux du reste parce que quand je suis remontée dessus j'avais pris du poids. Était-ce "pour de vrai" ou juste qu'en fait j'avais démarré à un poids en fait plus élevé que celui que j'avais avoué à l'appli ? Je n'en sais rien. C'est du reste (j'ai pu le constater plus tard) quelque chose d'assez fréquent : avant de déstocker le gras, un corps nouvellement soumis à des exercices pare au plus pressé : construire du muscle. 

Mais... mais ça faisait 3 semaines que je faisais de l'exercice, les hormones du bien-être liées au sport avaient déjà fait irruption, et surtout, je sentais déjà une différence : pas encore sur ma silhouette, mais sur mon tonus

  • Certains des exercices que je n'arrivais pas à faire correctement au début ne me posaient déjà plus les mêmes problèmes. 
  • Tel mouvement (au hasard, la planche) que je n'arrivais pas à tenir 20s au départ, pouvait m'être assigné en 40s sans que je ne cille. 
  • Même me baisser pour empoigner une marmite au fond d'un placard de cuisine se faisait avec plus de souplesse, ou m'étirer pour attraper un bocal rangé en hauteur. 
J'étais en train de me réapproprier mon corps. 
Ca faisait un bien fou. Je n'étais pas prête de lâcher ça.

(bon, depuis la balance a commencé à coopérer; lentement mais sûrement)


Outre ces 5 points là, voyons maintenant d'autres points qui ont tous un point commun : faciliter le schmilblick / faire sauter des obstacles au fait de s'y mettre / d'y rester.


6. Une appli qu'elle est trop gentille parce qu'elle me mâche le travail 

Elle me dit quoi faire, et elle me montre comment. 

Ça, c'est typiquement un truc de fonctionnement en déclencheur externe de motivation tel que je vous en parlais le mois dernier

Prenons l'exemple de Monsieur Bout, déclencheur interne ++, dont la fréquentation assidue m'a longtemps convaincue que c'était la manière "normale" de fonctionner (ce qui en soi n'est pas complètement faux dans le sens que statistiquement, ce mode de fonctionnement est davantage répandu que son alternative). Quand Monsieur Bout a réfléchi à se mettre au sport, il s'est d'abord longuement renseigné sur les disciplines à privilégier, l'équipement et la fréquence, la durée, la progression, et a fait recherches et regardé des vidéos pour se constituer sa routine d'exercices triés sur le volet, avec les démonstrations associées.

Pas de ça chez moi, voyons ! Si j'avais du travailler en amont à me constituer un programme d'entraînement assorti des modes d'emploi correspondants, je n'aurais jamais démarré. Cette appli a donc eu l'intelligence de tout faire pour moi.

  • Non seulement elle affiche une succession de petits exercices, 
  • mais une silhouette en brassière rose gigote à côté du nom abscons de chaque exercice (jumping jack ? eh ? Si j'avais du googliser ce que c'était, cela aurait déjà utilisé mon étincelle de motivation) et me montre comment faire. 
  • En cliquant sur ladite silhouette, hop, j'ai droit à quelques lignes d'explications. 
  • Et si vraiment j'ai envie d'en savoir davantage, je peux cliquer sur l'onglet d'à côté qui me dirige sur une courte vidéo d'un coach sportif faisant la démonstration expliquée dudit mouvement. 
Tout à portée de main, sur un plateau, sans me fouler le plus petit ongle. 


Prêt à l'emploi, du coup, hop ; le peu d'énergie et de motivation que j'ai au départ, je peux les mettre dans le fait de faire mes exercices, pas dans le fait de me préparer à les faire... 

  • Au départ, faisant avec le peu de stocks disponible (d'énergie et de motivation, si vous suivez), je me suis donc contentée d'imiter la silhouette gigotante, en allant parfois, en cas de doute, compléter de la lecture des quelques lignes. 
  • Après quelques jours, mon intérêt grandissant, je suis de plus en plus souvent allée regarder les vidéos pour améliorer mon placement (et parfois constater qu'en fait j'avais rien compris au mouvement huhuhu). 
  • Et ensuite, comme dit à la fin du point 3, je me suis même retrouvée à moi-même faire des recherches supplémentaires. Impensables au démarrage, elles ont été passionnantes ensuite.


7. l'utilisation d'un minuteur

Ce point-là est à relier au précédent, mais il a sa place toute à lui.

J'ai mis du temps à repérer son importance et le rôle décisif qu'il a joué dès le départ pourtant : Non seulement l'appli me dit quoi faire, précisément. Mais elle me dit 

  • quand démarrer (avec une voix automatique mal traduite qui me dit "prête à i-grec aller ? Commencez", ce qui est venu enrichir notre répertoire de plaisanteries pourries puisque à présent Monsieur Bout me sort volontiers cette phrase quand nous devons partir quelque part ou que je dois me mettre au taf), 
  • et surtout quand m'arrêter. 

C'est à dire que je ne compte pas les mouvements, je ne pense à RIEN, j'écoute ce que dit mon appli, je la regarde, et c'est tout.

Je n'avais même pas réalisé l'impact du machin avant d'être confrontée au contraire durant ma montée en puissance : le truc drôle une fois que j'ai eu téléchargé cette fameuse appli, c'est que évidemment l'algorithme de FB m'a sauté dessus comme David Douillet sur un sandwich aux rillettes (si quelqu'un qui a été en hypokhâgne avec moi lit ces lignes, il/elle aura la réf^^). Subitement mon fil d'actualité a été envahi de propositions similaires, de machins pour régimes, de vidéos d'influenceurs sportifs / alimentation. 

Ce qui a fait la joie de mon déclencheur externe. 

  • J'ai téléchargé d'autres applis, et les ai toutes virées après avoir fait le tour du propriétaire car jamais elles ne m'ont semblé valoir celle que j'avais. 
  • Je suis aussi tombée sur un "challenge gratuit 7 jours squats". Ce machin m'a intriguée car clairement, les squats (ce mouvement où on se met accroupi et on se relève, pour la partie de mon public dont la culture sportive équivaut à la mienne il y a 3 mois), c'était compliqué pour moi: les fois où mon appli m'en proposait j'avais vraiment (vraiment) du mal, pas seulement pour cause de cuisses et fessiers en chamallow, mais aussi par manque de technique. Du coup la perspective de les pratiquer de manière intensive pendant un temps restreint m'a semblé intéressante, pour vraiment "apprendre" à les faire correctement. Je me suis donc lancée dans ce challenge (au bout de 3-4 semaines) en rajoutant, pendant la semaine qu'il a duré, les vidéos correspondantes après avoir fait ma petite séquence du matin avec mon appli. 

Moralité

  • j'ai fini la semaine avec 180 squats
  • j'ai marché en canard une partie de ladite semaine (courbatures de feu bonjourrrrr)
  • mais surtout j'ai fini la semaine en maîtrisant à fond le mouvement, objectif atteint ! Au point que je me suis concoctée mon propre challenge pour la semaine suivante : appliquer la même logique à un autre exercice que j'avais beaucoup de mal à faire sans me casser la figure (sens de l'équilibre très développé) : les fentes
  • et au passage, j'ai constaté en direct que ... compter ces crétins de squats me saoulait en fait PLUS que les faire. Eh ouais. Avec un double effet pourri
    • fatigue : mes muscles et mon cerveau sont sollicités, alors que si je ne compte pas, je peux mettre toute mon énergie dans les muscles
    • démotivation : un peu comme si mon cerveau restait en veille pour compter et donc dispo pour me dire "nan mais t'en as pas marre ? C'est encore loooooin ? (plus pur style enfants sur long trajet de vacances) Rhô c'est chiant, hein, t'es fatiguée, hein ! Et si tu t'arrêtais ?" 

Constatant ce phénomène époustouflant, j'ai arrêté de compter dès la 2ème vidéo : à la place je faisais mes squats en même temps que le gars sur la vidéo, et prolongeais d'un ou deux mouvement chacune de ses série pour prendre en compte la différence de rythme entre lui et moi. (oui, donc, si vous voulez chipoter, j'ai fait approximativement 180 squats le dernier jour. Car clairement, ma seule chance de réussir à faire à peu près 180 squats, c'était de NE PAS chercher à en faire EXACTEMENT 180).


Et à l'arrivée, là encore, on retrouve un truc de Flylady qui fonctionne vachement bien pour moi : me coller un minuteur et me mettre à ce que je veux faire sans me poser de question, en sachant que paf, bientôt ça va s'arrêter, en m'ôtant la charge mentale liée à la décision sur le quaaand je vais m'arrêter. Extraordinaire.


8. Un positionnement stratégique dans la journée, permettant de surcroît une tenue hyper adaptée

J'ai commencé ma 1ère séance de sport le matin; et hormis la période assez courte où j'ai en plus fait une (petite) séance à d'autres moments dans la journée, c'est resté le matin. Le matin, direct au lever.

IDEAL pour moi

  • 0 charge mentale pour décider de m'y mettre : c'est une routine, je me lève, je m'y colle, à aucun moment mon cerveau n'a à se dire "il va falloir t'y mettre Gwen" : le cerveau n'a même pas eu le temps de vraiment s'allumer ! (et de trouver plein de raisons de remettre à demain...)
  • mais surtout : parmi tooous les trucs que je détestais dans le sport, il y avait la nécessité de se mettre en tenue, et la sensation bien collante après, quand tu finis en sueur. Ben là, c'est réglé : 
    • pas de tenue de sport : je fais ça en sous-vêtements, au saut du lit; 
    • pas de Gwen en sueur : je prends ma douche le matin, donc, après ma séance. 
Du coup, j'ai même reculé le moment de ma douche : l'intensité des séances me fait transpirer un bout de temps après leur fin, donc, pour éviter de sortir encore transpirante de ma courte douche (super utile), j'enfile un tshirt, je petit-dejeûne, puis je file sous la douche une fois que ma température est retournée à la normale. Le pied.

L'avantage d'avoir commencé mon aventure sportive avec les vacances d'été, c'est que j'ai pu commencer par positionner mes séances le matin sans que cela ne signifie directement avoir à avancer mon réveil (sinon, soyons honnêtes: ça n'aurait pas tenu 2 jours cette affaire). 

Et puis... hein, quand la rentrée est arrivée, j'étais déjà laaaargement assez accro à mes séances du matin, y compris à leur effet boostant sur la journée, pour être arrivée suffisamment à maturation ; le bénéfice que j'en tirais, la motivation que j'avais à continuer avaient suffisamment grandi pour rendre psychologiquement OK le fait de mettre mon réveil plus tôt pour faire du sport (complètement toc toc la Gwen). 

  • J'ai un peu grincé des dents le premier matin je crois. Puis ça n'a plus fait débat. 
  • La seule chose que je fais à ce niveau, c'est, puisque mon programme actuel contient 4 jours plus forts et 3 plus light dont 1 quasi sans rien (repos des muscles permettant leur régénération, toussa), positionner dans la mesure du possible les jours light sur les matins les plus matinaux. (cette phrase n'a ni queue ni tête; si vous les trouvez, rapportez-les moi)


Et la cerise sur le gâteau ? Depuis des années, j'essaye en vain de respecter la fameuse Decent Hour. Des années, je vous dis ! ....  eh bien, 10 jours après la rentrée, je me suis mise à me coucher 1 à 3h plus tôt que d'hab. Ce nouveau rythme: lever plus tôt + exercice, a fait en quelques jours ce que je n'ai pas su faire en X années, en m'expédiant au lit, titubante sous l'effet de l'alcool, parfois à des horaires de dingues comme 22h30, ce qui ne m'arrive normalement qu'enceinte. (et accessoirement, je me lève aussi beaucoup plus facilement, et avec plus d'entrain, les weekends - ce qui, ne m'arrive pas enceinte, ça, c'est étrange)


9. Pas de baskets

Rha, l'avantage de faire les choses chez soi, à l'intérieur, c'est, 

  • outre le temps de trajet réduit à néant (important pour moi, ça aussi ! 0 temps de perdu, tout à portée de main, déclic minimal), 
  • et l'impact météo réduit à zéro également :
  • la possibilité de faire ça pieds nus
Dont j'ai abondamment usé au démarrage, et qui a grandement facilité les choses. C'est sympa, le sport, pieds nus. Et puis c'était une sensation inédite pour moi, donc probablement que ça rappelait moins de mauvais souvenirs, et donc a contribué à me permettre de me créer de nouveaux souvenirs plus positifs.

Jusqu'à ce que mes chevilles ne s'en plaignent... et là j'ai demandé à tonton Internet ce qu'il en pensait, et il a dit que tous les mouvements impliquant des sauts, c'était pas top à faire pieds nus. J'aurais bien prétendu que tonton Internet mentait, mais mes chevilles soutenaient sa théorie débile ! 

Alors j'ai fait sauter les mouvements comportant des sauts (huhu!) et continué ma montée en puissance jusqu'à ce que, de retour de vacances, une excursion chez Décathlon ne me rende propriétaire d'une paire de baskets. Ma première paire de baskets depuis l'âge de mes 17 ans. Depuis, je les mets juste pour les séances impliquant des sauts, et les balance dès la phase intensive de ladite séance passée, parce que quand même, faut pas pousser.



10. Faire du sport toute seule

Rha que oui ! 

Toooute seule en tête à tête avec moi-même ! A mon rythme à moi ! Sans le regard des autres ! 

Loin du traumatisme social des cours d'EPS d'antan, je peux 

  • souffler, 
  • faire mon mouvement n'importe comment, 
  • peiner à garder mon équilibre (voire me vautrer), 
  • avoir un rythme pitoyable, une amplitude de mouvement de mémé
Je m'en balance, y a que moi qui le sais, je n'ai pas à me comparer avec la voisine hyper tonique, et si mon gras ballote quand je bouge, y a que moi qui le vois. (bon, et accessoirement Monsieur Bout si il passe par là, mais alors Monsieur Bout pose un regard plein d'admiration et de soutien sur sa Gwen, donc ça passe; et mes enfants rigolent, mais ça, hein, je suis habituée depuis longtemps à leur effet booster d'estime de soi).

J'ai même eu l'occasion de partager une séance avec ma plus jeune sœur à son passage à la maison, bon, ben une séance comme ça c'était sympa, mais .... j'ai réalisé après coup que je ne tenais pas plus que ça à ce qu'il y en ait d'autres, et pourtant, ce n'est pas son regard qui me pose problème, là. Je pense qu'il s'agit encore d'une histoire de cerveau. Je le débranche vraiment à ces moments, ou plutôt je le focalise sur les mouvements, et tout le reste, y compris une autre présence, constitue une distraction et me complique en fait la tâche. Monomaniaque, peut-être...


11. Mais entourée

Ben oui. Quand même, avoir du soutien, c'est précieux. 

Au départ, c'est mon appli qui me l'a fourni : en me disant quoi faire, chaque jour, mais aussi : en m'applaudissant (avec sifflets et paillettes !) à chaque fois que je termine une série d'exercices. C'est très con ? Certes, mais ça fonctionne pour moi.

Depuis le début du mois de septembre, je suis montée en difficulté : j'ai souscrit à un programme de vidéos très bien fichues, me fixant 4 séances de 18 minutes de HIIT par semaine, avec inscription au groupe Facebook du programme incluse. Du coup, mon fil de discussion est envahi de nanas qui postent leurs petits succès et grandes interrogations, ça me maintient en condition, et moi aussi j'y vais de mon petit commentaire ou de ma petite publication. L'ambiance y est excellente, et je constate que ça me booste. 

Je souligne que ce programme me convient super bien maintenant, alors qu'il n'aurait jamais pu fonctionner pour moi au démarrage (18 minutes d'un coup ! ça va pas !?). Les exercices sont très rythmés, ils me poussent au max tout en me permettant une marge de manœuvre (différents niveaux de difficulté sont montrés pour un même mouvement. Parce que, si vous vous attendez à ce que je fasse des pompes sur les pointes de pied, vous n'êtes pas couchés !), ils sollicitent les différentes parties du corps de manière équilibrée, respectent le périnée (pas d'abdos traditionnels), et les petites blagues pourries des coachs me font marrer.


12. utilisation de la technologie

Eh oui, à l'arrivée, c'est une pub de téléphone qui m'a menée à une appli qui aura fini par me mener à d'autres pubs FB qui m'auront menée au challenge 7 jours.... qui n'est pas ce qui m'a menée au programme de vidéos finalement acheté bicoz je n'ai pas accroché avec le fond de ce que proposait le Youtubeur du challenge : les conseils alimentation ressemblaient trop à du régime pour moi ! Là où, sur le groupe de mes vidéos, les gens qui postent des assiettes trop peu remplies se font rappeler à l'ordre rapidement : on n'est pas là pour se priver mais pour apprendre à manger mieux.

Et depuis quelques jours, j'ai même rajouté une appli qui compte mes pas (créée par la même boîte qui fait mon appli d'exercices; décidément, j'accroche bien avec eux, car c'est leur version qui m'a plu parmi les 3 applis de comptage de pas que j'ai téléchargées simultanément pour comparer et choisir). 

C'est crétin mais je constate que, chez moi, la gamification (fait de rendre ludique) marche hyper bien, et donc je me retrouve à être contente d'avoir oublié un truc à l'étage parce que ça va me permettre de me rapprocher de mon objectif quotidien de 7000 pas. En plus cette appli prévoit plein de moments pour me féliciter : par exemple, dans 2 km, j'aurai fait l'équivalent de 42 km depuis mes débuts sur l'appli, donc je décrocherai un badge "Marathon" sous les applaudissements et les sifflets. Et ça fait plaisir, oui, Môssieur Astérix, farpaitement !

(si à ce stade vous vous demandez pourquoi vous lisez le blog d'une nana aussi crétine, votre interrogation est légitime et je ne peux vous en vouloir)


En conclusion

  • si vous souhaitez regarder de plus près, l'appli que j'ai prise s'appelle Perte de poids pour femme, d'une entreprise nommée LEAP (en tous cas sur le PlayStore des non-Apple; sur celui des Apple ça ressemble avec une ou deux variations), elle propose un programme de 30 jours gratuits (si elle vous propose de payer, vous revenez en arrière, et en fait elle se calme et vous laisse l'accès gratos)


  • et les vidéos auxquelles j'ai succombé sont celles de Move Your Fit, mais, encore une fois, je vous invite à ne peut-être pas commencer direct avec elles car la marche peut être un peu haute. Leur chaîne YouTube contient un max de vidéos gratuites plus courtes qui peuvent donner un bon aperçu voire permettre également une montée en puissance plus progressive.

Et surtout : ma mise au sport, c'est en fait de la pure reprogrammation de mon cerveau : remplacer toutes les connexions entre "sport" et "beurk" "culpabilité" "contrainte" par d'autres connexions, avec "plaisir", "fierté", "liberté", "fun", "réussite". C'était pas prévu, mais franchement, ça me va bien.