dimanche 30 juin 2019

Revoir ses sources d'approvisionnement en viande

Hop, un petit article sur un sujet pas compliqué mais d'actualité chez nous.

Je l'avoue, je n'ai toujours pas récupéré de mon périple asiatique. Je suis épuisée, éreintée, à genoux, et peine à gérer la to-do list tentaculaire qui m'enveloppe. Monsieur Bout et moi en avons discuté, il arrive à la rescousse, mais...c'est dur !
Du coup, je ne suis pas en mesure de vous livrer les billets pour lesquels l'inspiration ne manque pourtant pas. Jugez en plutôt : les brouillons qui trainent ont des sujets tels que le mythe de l'école parfaite, la conciliation vie pro vie perso quand on est à son compte -mouhahahaha-, les outils pour l'apprentissage de la lecture, comment sortir du trou d'air éducatif, l'anniversaire de F; (la fête et le cadeauuuu), la résolution de problème, les gros mots, etc... 
Hum, appétissant, hein ? Eh bien j'ai encore une dizaine de jours à tenir avant de pouvoir commencer à me relâcher sur le plan pro et consacrer mes neurones à d'autres choses, par exemple ce blog.

Donc, un billet simple ne demandant pas trop de neurones, sur un sujet capital chez moi : LA BOUFFE !!!!

Nous sommes des mangeurs de viande. 
Nous avons réduit la consommation, et ici vous trouverez de chouettes recettes pour des plats sans viande mais clairement, le végétarianisme n'est pas une voie très probable pour le moment. 
En tous cas pour les adultes : parfois F.  notamment, se montre affecté d'avoir de la viande dans son assiette, et bien entendu nous ne le forçons pas quand c'est le cas, ni ne le forcerons si cette réaction encore anecdotique se généralise.

Donc, chez nous il ne s'agissait pas de se passer de viande, mais, pour des raisons
  • économiques 
  • écologiques 
  • éthiques
j'avais bien envie de revoir sérieusement notre manière de nous approvisionner en viande… Sans trop savoir comment faire (sans nous ruiner). 
Et disons que, hop, cela m'est plus ou moins tombé tout cuit dans le bec.

Cette année nous avons finalement réussi à passer d'une viande essentiellement achetée en grande surface, en promo quand je pouvais, et rarement bio, à

1. De la viande en provenance directe d'un éleveur bio.

Avoir déménagé en région parisienne n'a pas que des inconvénients, quand même : la forte concentration de potentiels clients incite des éleveurs à faire des tournées régulières pour livrer directement le fruit de leur travail à leurs clients, sans intermédiaires.
Par des amis / connaissances, nous avons donc pu avoir accès à ces circuits, et désormais, c'est par cet intermédiaire que nous nous fournissons, sous la forme de gros colis à commander, en 
  • viande bovine (bœuf et veau)
  • agneau
Du circuit court, du contact direct avec l'éleveur, du bio à un prix tout à fait gérable puisque ne servant pas à engraisser une foule d'intermédiaires. Et bien entendu, une viande délicieuse et saine.
J'en suis ravie !

(même combine, d'ailleurs, pour le miel dont nous faisons une très grande consommation puisque c'est un de mes - nombreux - péchés mignons, mais bon, ça ne rentre pas dans la catégorie "viande")

Cela vient s'ajouter aux produits de canard que nous fournit, depuis longtemps, une ferme située à 20 minutes de chez mes beaux-parents. A chaque séjour dans ma belle famille, nous y faisons un tour.


2. Pour tout le reste … Il y a Mastercard TooGoodToGo

En effet, maintenant, hormis, très rarement, une andouille, ou une saucisse de morteau pour agrémenter un plat de lentilles, je n'achète plus de viande en tant que telle.
Je me contente de ce que mes paniers TGTG me fournissent : 
  • souvent de la volaille, 
  • nous avons eu pas mal de saucisses / merguez etc en mai (météo pourrie empêchant les barbecue hihihi), 
  • en ce moment ce sont des steak hâchés 


Ce n'est pas toujours du bio mais souvent, et quasi exclusivement de la très bonne qualité. Je remplis mon congélateur quand mes paniers TGTG contiennent de la viande, je le vide / nous mangeons autre chose quand ceux-ci n'en contiennent pas, et ça s'équilibre très bien !
J'apprécie cette "liberté d'esprit" : je n'achète rien, je me contente de ce que je reçois, et je fais avec.



Je suis assez contente de cette évolution qui nous a permis de considérablement réorienter notre approvisionnement en viande, en passant d'un bio quasi absent à un bio majoritaire, et en sachant que le reste de ce que nous mangeons est "sauvé de la poubelle". 
Le tout pour un impact financier nul voire même négatif. En effet 
  • la viande bio en provenance directe de l'éleveur est plus chère que de la viande non bio de grande surface, mais bien moins chère que de la viande bio de grande surface, 
  • et ce surcoût relatif est amplement compensé par les économies réalisées en me reposant exclusivement sur TGTG pour fournir le reste de la viande.
Et, finalement, aussi, sans que cela demande trop d'efforts ce qui dans mon état actuel, est appréciable / conditionne la viabilité du système.


jeudi 13 juin 2019

En partance pour Singapour !

Aaaah le voilà le changement pro pour Monsieur Bout que j'ai évoqué par sous-entendus ces derniers mois  !
La voici la fameuse expatriation déjà suspectée par certaines lors de l'annonce de notre départ de Strasbourg !

Que nenni.

Je pars à Singapour, toute seule rejoindre mon amant, pour une semaine.
Une semaine de boulot à animer deux sessions de formation dans un esprit éminemment Faber et Mazlishien, CNV, Bisounours : donner des clés à l'intégralité d'une entreprise (dont j'ai déjà formé la partie française ce printemps) pour mieux gérer feedback et émotions. Avec un gros zeste de communication mullticulturelle, ce qui ne gâche rien.

Je suis un peu stressée, hein, quand même. 
Mais diablement excitée.

Ce projet me passionne et m'occupe à fond depuis quasiment 4 mois maintenant (si on compte la partie française), et m'a offert de grands moments de stress mais aussi de très belles découvertes et de purs moments de joie.
Ces moments où on a l'impression d'être vraiment, vraiment utile, d'apporter sa pierre pour une humanité un chouilla plus douce.


Et puis, outre ces considérations lyrico-philosophiques : je vais 
  • dormir dans de supers hôtels (bien rangés, et pas par moi), 
  • dormir, aussi, tout court: avec le décalage horaire je vais passer la nuit dans l'avion et y dormir (enfin j'espère), puis arriver, finir l'après-midi et avoir le droit de redormir une longue nuit. Enchaîner deux nuits d'affilée, ça relève du fantasme, presque...
  • passer de chouettes moments (j'ai fait inclure une session teambuilding à chaque fois; la session à Hong Kong -je fais une session à Singapour puis je continue sur Hong Kong- impliquera donc d'aller en yacht dîner sur une île), 
  • et surtout : bouffer, mais alors bouffer ! Je pèserai probablement 3 kilos de plus au retour mais c'est paaaaas graaaave. Entre les petits déjeuners d'hotels et les déjeuners dans divers restaurants... Et puis, voyant que le programme du dîner teambuilding hongkongais dit "Seafood dinner" (= dîner de fruits de mer ininnegliche), je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour.

Bref, une semaine d'exception, intellectuellement passionnante, et un chouilla glamour, … cette évasion n'est pas de refus non plus !
Monsieur Bout et notre sublime G4 gèreront l'intendance et les enfants. Ca ira, ça ira, CA IRAAAA !

Quand ce gros morceau sera passé, je pourrai revenir à d'autres choses, et notamment au blog, honteusement négligé ces derniers temps, je dois bien l'avouer… mais une fois que j'aurai digéré tout ce que j'aurai mangé.
Mais je ne m'étends pas davantage : si je veux éviter au maximum de vivre un bon gros moment de solitude face à une quinzaine de personnes à chaque fois, j'ai un module de formation à finir de peaufiner (encore et encore, parce qu'en fait, plus je peaufine, plus j'ai d'idées de peaufinage), moi.


(PS : si y a des lecteurs qui connaissent bien l'une des deux villes et ont un conseil de truc à ne pas rater, j'aurai à chaque fois quelques heures pour me balader donc…)

mercredi 5 juin 2019

La bonne copine quand on a des mômes

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un à qui on peut raccrocher au nez en lui disant "je te rappelle" au milieu d'une conversation téléphonique, pour aller sortir un gosse d'une flaque d'eau ou arrêter une bagarre sanglante - et qui comprend. 
Elle comprend aussi quand on ne rappelle pas, ou plutôt qu'on rappelle, mais 2 heures, 2 jours, ou 2 semaines plus tard.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un avec qui on peut s'arrêter en plein milieu d'une phrase pour gérer un drame impliquant une araignée, une barrette, ou un morceau de chocolat tombé à terre - et qui ne nous en veut pas.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un à qui on peut larguer les gosses au débotté parce qu'il y a une urgence (que ce soit du boulot, un TGTG oublié, ou "juste" un besoin urgent de 30 minutes sans enfants).

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un à qui on peut demander de gérer nos gosses à tel ou tel moment dans le futur, sans complexes, parce que c'est quelqu'un qui nous dira oui autant qu'elle pourra, mais aussi non si elle ne peut pas.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un qui nous confie les siens sans hésiter, à qui on dit oui tant qu'on peut, et à qui on sait très bien qu'on peut dire non si vraiment on ne peut pas.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un qui comprend qu'on soit fatiguée de ceux qu'on a déjà, mais quand même triste de ceux qu'on n'arrive pas à avoir en plus.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un à qui on peut dire en décrochant le téléphone "En fait non, c'est pas le bon moment, je viens de récupérer mon fils à l'école et il est en train de raconter sa journée".
Et elle aussi elle trouve cela plus important, à cet instant précis, que ce qu'elle a à nous dire de pourtant paaasssionnant.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un à qui on peut ne pas téléphoner pendant 3 semaines, 3 mois, 3 ans, parce que la vie est folle, et à qui on peut envoyer subitement un SMS sans bonjour-bonsoir parce qu'on a un truc urgent à dire ou une question existentielle à poser.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un qu'on peut appeler dans la voiture sur un long trajet, dans une file d'attente, dans sa salle de bains en train de manier l'épilateur, dans son sous-sol en train d'étendre le linge, dans sa cuisine en train de vider-le-lave-vaiselle-éplucher-les-légumes-et-faire-cramer-cuire-une-ratatouille, sur son créneau repassage, ou la fois où on a décidé de faire ses vitres : parce qu'elle sait que trouver quelques instants tranquille pour discuter, c'est souvent un défi, et que ça demande l'œil acéré d'un faucon pour savoir les repérer où ils se cachent, ces instants.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est celle qui nous appelle, inquiète, après ne nous avoir pas vus à la messe plusieurs dimanches de suite. Pour nous demander si tout va bien, parce qu'elle a senti que quelque chose ne tournait pas rond.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un à qui on peut déballer les pires exploits des gosses sans risquer d'entendre un "Ah bon ? Oh les miens ne font jamais ça"... ou alors, avec une telle dose de second degré que les nerfs lâchent et que ça finit en gros fou rire.
C'est aussi celle qui dit, non pas "Tu devrais faire / ne pas faire "; mais "Qu'aimerais tu faire / Comment le vis-tu ?".


Oui, elle aussi c'est une bonne copine quand.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est celle à qui on peut envoyer des SMS de désespoir et qui répond "Je t'emmène aux Seychelles".


La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un avec qui on s'ouvre une bouteille de poiré à 16h un mercredi, pendant que les enfants jouent autour de nous (parce que la vodka à 16h, on a hésité mais pas osé)
Parce qu'on en a gros sur la patate, et que patate et poiré, y a des fois où ça va bien ensemble.

La bonne copine quand on a des mômes, c'est quelqu'un qui envoie des SMS avec des cœurs pour supplier de venir la rejoindre pour mettre en commun les enfants; et précise qu'elle a mis une bouteille de cidre au frais (non non NON NON NON maternité et alcoolisme n'ont rien à voir)


J'essaie, autant que possible, d'être ce genre de bonne copine.
Et si mon mois de mai s'est surtout distingué par un état d'épuisement sidérant, résultat du rythme fou tenu sur de trop long mois, il a été aussi rempli de ces bonnes copines. 
Rempli en plein et aussi en creux, parce que la bonne copine quand tu as des mômes, c'est celle avec qui tu peux parler quand ça va mal, mais c'est aussi celle avec qui tu pourras ne pas parler parce que ça va mal, et que tu n'as pas la bande passante pour le faire.

Et tout ça, ce n'est pas pour rien dans le fait que juin redémarre sous de meilleurs auspices.

Parce que la bonne copine, que tu aies des mômes ou pas, c'est celle qui te regarde avec une vraie bienveillance, celle qui soutient dans les difficultés plutôt que de s'offusquer.

Merci aux bonnes copines.
Et merci à nos mômes, de nous permettre ainsi de découvrir de nouvelles facettes de l'amitié.


Alors si toi aussi, tu as de bonnes copines dans ce goût-là, c'est le moment de les remercier. 
D'un SMS, d'un tag sur cet article, ou d'une pensée parce qu'en ce moment t'as pas le temps de plus.
Et puis si en commentaire tu veux compléter cette liste à la gloire des bonnes copines quand on a des mômes : il y a de la place !


mercredi 29 mai 2019

Un nom et une "échographie" pour Bébé Bouquin !

Vous aurez remarqué mon peu de présence bloguesque... Je fonctionne en mode service minimum depuis 2 semaines ! 
Et dans ce minimum il y a pas mal de choses pour préparer l'arrivée de bébé. 

Un petit dessin valant 10 000 fois mieux qu'un long discours... Je vous laisse découvrir la tête de Bébé ! 

Psssst : quelques extraits sont déjà visibles sur l'instagram de l'éditeur ! 

lundi 13 mai 2019

Point - progression janvier à avril 2019

Ces derniers mois ont été tellement intenses que la publication de ma chronique bimensuelle des progrès des enfants se s'est retrouvée décalée à plusieurs reprises… bon, du coup, voici une rétrospective des 4 derniers mois ! 2, 4, hein, quelle différence …?


Chez la Bébounette, le premier tiers de 2019 aura donc été marqué par

  • une varicelle 
La miss a été bien plus impactée que son frère, et bien patraque. La varicelle aura donc entrainé
  • un regain de vie sociale pour cause de tentatives de contamination d'autres enfants dont les mamans souhaitaient les confronter à la varicelle pour différentes raisons
  • le grand retour du Mei Tai et de la veste de portage : E. ne voulait que les bras, et moi j'avais besoin de faire autre chose, le Mei Tai a donc permis à E. de faire le bébé koala pendant 48h, et à moi, d'avancer quand même dans ma vie. Ces moments m'ont rappelé ceux, strasbourgeois, où je me servais de ce chouette Mei-Tai pour neutraliser un F. grognon en fin de journée. Aaaah, le portage... un instrument pour remplir un réservoir d'amour sans les mains, en quelque sorte.

  • Une série de constats qui m'aura permis de finalement mettre des mots sur certaines caractéristiques / modes de fonctionnement étonnant chez la miss : la zébritude. Bon, ben maintenant qu'on sait, on s'adapte.
  • Parmi ces constats : d'épatants progrès en lecture.
Elle a entamé la série rose Montessori et ses décompositions, s'est mise à écrire toute seule son prénom en en énonçant les sons (et son prénom n'est pas franchement court), et cela s'est étendu au fur et à mesure.
Les vrais débuts de la lecture datent d'avril : ça a commencé par les onomatopées des BD de Schtroumpfs (grande découverte des Bébous ce printemps : je suis priée de les leur lire à longueur de journée), et maintenant, ce sont les premières vraies histoires, à base de mots phonétiques, qui défilent. Je prépare un  billet un peu détaillé sur les outils dont je me suis servie, tant avec F. qu'avec E., pour leur permettre d'avancer peu à peu vers la lecture, donc je vous en reparle bientôt ! 


  • Autre de ces constats : la maturité émotionnelle impressionnante dont elle fait souvent preuve. 
Face à un Monsieur Bout très énervé et rouspétant, on a ainsi pu voir ce petit bout de fille arriver, munie d'un chameau Schleich 


"Tiens, voilà un chameau pour te calmer. Regarde, il t'embrasse. Tu te sens mieux ?"
  • Ces mois-là ont vu des progrès en allemand impressionnants 
A force de passer minimum 2 jours / semaines en tête à tête avec notre mamie-au-pair, ça a payé : E. comprend maintenant énooooormément de choses et tient pas mal de conversations en allemand. C'est ce qui nous a permis d'évoluer vers plus de complexité dans les livres en allemand lus aux enfants.

  • Notons également de timides débuts à vélo ("de grand")
F. avait fait les siens bien plus tôt, mais c'était à Strasbourg. Dans notre nouveau chez-nous, nous nous sommes heurtés à un obstacle de taille : le relief. Chez nous, c'est vallonné, bien loin des longues allées parfaitement planes des parcs strasbourgeois. Pas du tout idéal pour apprendre le vélo ! Ca fait peur à E., et aussi à ses parents. Mais nous avons quand même travaillé le schmilblick, notamment à la faveur d'un passage à Strasbourg, si bien que la miss sait à présent pédaler seule sur de bonnes distances… mais ne gère pas encore démarrage et arrêt.

Dernière évolution : notre E., au tempérament globalement plutôt conciliant, a montré une bonne capacité à se montrer plus relou


Le Bébou


  • A perdu sa première dent !!! 
(caractéristique de cette période : je n'étais… pas là, bien évidemment !). 
Je ne m'y attendais pas car, ayant vu ses dents apparaître très tard (la première est sortie à 13 mois), je pensais qu'elles "dureraient" plus longtemps… Qu'il est étrange de voir tomber cette première quenotte dont on a surveillé attentivement la sortie, en son temps… #ausecoursmonbébégrandit


  • Sa passion pour le graphisme, déclenchée par le travail fait l'an dernier sur les réflexes archaïques, s'est poursuivie. 
Il écrit partout, souvent, et ceci se confirme aussi dans l'intérêt qu'il porte aux cahiers d'activité (qui n'avaient excité que peu d'intérêt chez lui au départ).
D'ailleurs je devrais ressortir celui, sublime, offert à l'époque par Crapaud Chameau : il ne correspondait pas à son intérêt du moment mais… ce n'est plus le cas !
Notre G1 a même eu droit à une déclaration d'amour écrite en phonétique (que j'avais photographiée  mais… mon téléphone étant mort j'ai perdu la photo évidemment).

  • L'intérêt pour la lecture est là. 
Très discret au départ : comme un escargot ses antennes, il les rentre dès qu'on y montre trop d'intérêt. J'ai cependant un peu plus stimulé ces derniers temps, en en faisant une partie intégrante, comme une introduction, de nos moments particuliers, et du coup, des automatismes se prennent… (F. et E. sont donc globalement au même niveau sur ce plan-là).

  • Sa passion pour les travaux manuels se confirme 
Abonné depuis peu au magazine pour enfant Olalar (dont je reviendrai vous parler, tiens, à l'occasion), il est ravi de faire les petits bricolages. 
Il s'empare volontiers de la colle et des ciseaux et de canson de couleur (merci Action pour les prix bas) pour confectionner des choses .. quand ce n'est pas des lattes de son lit... et c'est ce qui m'a poussée à venir solliciter vos idées de cadeaux-pour-petit-bricoleur en vue de son anniversaire prochain. Les suggestions n'ont pas manqué et je suis en train de les explorer… Merci !

  • Bricoleur né de parents non-bricoleurs, F. est aussi vraiment très sportif (pourtant né de parents vraiment pas…). 
Quand je le vois monter à vélo la plupart des pentes autour de chez nous j'ai mal aux cuisses je suis impressionnée. Ca aussi, ça alimente des réflexions sur les propositions que je pourrais lui faire.

  • Des évolutions très nettes sur le plan émotionnel. 
Le suivi dont il bénéficie depuis cet automne porte du fruit, même si… il est toujours difficile d'être patient et d'accepter les hauts et les bas / le temps nécessaire à ces évolutions pour se faire et/ ou se consolider.
Signe très clair aussi : les relations avec sa sœur ont énormément évolué, et dans un sens qui nous réjouit. Ouf !


La Gwen
  • passe par des hauts et des bas émotionnels qui correspondent pas mal à ceux de son fils, hasard.
  • A vécu la fin de la période en mode "Augen zu und durch" : on ferme les yeux et on traverse.
    • une période très dense professionnellement, familialement… 
    • Plein de trucs passionnants, hein, mais… trop c'est trop ,-).. e<
    • t puis, aussi, hein, avec un bébé en route ! J'ai la joie de vous dire que le texte "officiel" du livre est enfin parti chez l'éditeur à Pâques. Ne manquent plus que… des choix cornéliens concernant la couverture (mais ça avance); les corrections à venir, la maquette.
Au four et au moulin (et à l'usine et aux champs et aux courses et aux…) : l'épuisement guette.

lundi 6 mai 2019

RECHERCHE : quel cadeau pour un garçon super bricoleur ?

Vous connaissez l'histoire du Vilain Petit Canard ? Ce bébé Cygne tombé par hasard dans une famille de canards ?
Bon eh bien, chez nous, c'est le Doué Petit Bricoleur : je ne sais pas par quel hasard Monsieur Bout et moi-même, dont les capacités et l'enthousiasme pour le bricolage sont... euh... mythiques au sens littéral du terme, nous retrouvons parents d'un enfant doué pour le bricolage et aimant cela.

Les signes sont pourtant là
  • dès l'âge de 3 ans, le grand succès des mallettes de meccano et assimilés

  • un amour manifesté également pour les activités  / travaux manuels que j'avais pu trouver sans que cela me demande, moi, trop de choses
  • des prises d'initiatives sur le mobilier, allant au delà du grand intérêt démontré aux (rares) moments bricolage de Monsieur Bout. A l'automne dernier, F. avait ainsi épaté la mamie au pair de l'époque en démontant et remontant une petite chaise Blikeblük tout seul
  • ces temps-ci, de très nombreux moments particuliers impliquent colle, ciseaux, attaches parisiennes, baguettes… il invente des trucs ou reproduit / modifie des bricolages probablement faits en classe (ben oui, puisque ça ne risque pas d'avoir été fait à la maison….)
  • j'ai été très (trop) souvent absente (bicoz boulot) depuis la mi-mars et un soir de déplacement où F. en avait gros sur le cœur, Monsieur Bout l'a retrouvé pleurant à chaudes larmes dans sa chambre… mais m'ayant confectionné une maison en 3D, à base de papier canson et scotch. (oui, je confirme : quand votre conjoint vous raconte cela au téléphone, votre cœur se brise)

  • Truc ultime : Leon, le fils de Coralie, est devenu une référence à la maison. Léon et son coin bricolage, Léon et les bricolages faits avec lui, Léon et les trucs qu'on pourrait bricoler avec lui,...

Bref : tout ça ne vient pas de nous, mais quand même, hein, nous sommes prêts à soutenir. Surtout si ça peut nous permettre de lui refourguer confier l'intégralité du bricolage de la maison d'ici 2-3 ans, hum ?

Alors je vous demande : 

quelles suggestions lumineuses auriez-vous pour un cadeau pour F., dont les 6 ans approchent à grands pas 
(mais je vous demande quand même vos idées plusieurs semaines à l'avance, applaudissez-moi !) ?


("le même coin bricolage que Léon" = je ne vois pas comment. 
Notre cave à nous est sous le jardin, froide, humide, inhospitalière au possible)


lundi 15 avril 2019

Langues (allemand) : état des lieux et (8) ressources

Hop, je prends le temps de faire un petit point sur la manière dont se portent les langues chez nous en ce moment. 
Pour rappel, 
  • nous partons d’une base essentiellement francophone 
  • avec introduction progressive de l’allemand (langue de la mère de Monsieur Bout, et langue que je parle couramment) à partir du moment où l’enfant commence à parler pas mal le français. 
  • A quoi se rajoute l’anglais pour F., maintenant qu’il est scolarisé en école Montessori trilingue (mais sans que nous fassions quoi que ce soit en plus à la maison)

Les moyens employés étant ceux détaillés dans ce billet.



Donc, quelles sont nos ressources actuelles ?


  • 1ère ressource incontestable : notre célèbre G1 
Notre mamie-au-pair de l’an dernier est de retour chez nous depuis plusieurs mois. Elle gère les enfants
  • les jours où je bosse = à peu près deux jours par semaine, 
  • ainsi que 1 à 2 soirs par semaine 
    • déplacements pro de l’un ou l’autre des parents
    • activités annexes de l’un ou l’autre également : 
      • yoga + un autre truc, un soir par semaine, dont je vous parlerai d’ici quelques mois pour Monsieur Bout, 
      • animation d'ateliers Faber et Mazlish pour la Gwen, 
    • et, accessoirement, si si, des sorties des deux ensemble !!! (parfois. Pas assez souvent)
Dans les faits cela se traduit par le fait que la Bébounette est gardée deux jours pleins en allemand par semaine, et que F. a droit à 1 ou 2 sorties d’école + babysitting du soir.

Moralité : 
  • Progrès chez F., mais encore assez discrets, puisque la plupart du temps il évite de parler allemand. En revanche, on voit bien qu’il le comprend, et qu’en fait il maîtrise pas mal de vocabulaire. Et quand il le parle, des phrases sortent.
  • Progrès ENORMES chez E., qui soutient de plus en plus de dialogues en allemand, fait des phrases, fait dialoguer ses Playmobils en allemand (au besoin en germanisant les mots : « oh, da ist die plaaageeeeuh ») et oublie souvent qu’elle veut imiter son frère en disant « Nein, kein Deutsch »

  • 2ème ressource : nous. 
La présence de G1 aidant, nous parlons beaucoup plus spontanément allemand, et l’habitude de gérer certains moments en allemand se maintient voire s’étend. 
Voire, je peux facilement, sans que cela me semble bizarre ni n’étonne les enfants, choisir de m’adresser avec eux en allemand, d’un coup, pour un point de la vie quotidienne : « E., wo sind deine Schuhe ? » (où sont tes chaussures ?) ou « F., ich hole noch meine Handtasche » (je vais chercher mon sac à main) seront émis, accueillis sans sourciller …et compris.

  • 3ème ressource : les bouquins en allemand.
Ah là là, qu’est-ce qu’ils sont chouettes ceux-là. Le gros avantage est qu’en plus, plus les points 1 et 2 se développent, plus nous pouvons intensifier notre usage de bouquins allemands. 
Et aussi, complexifier ceux-ci. 
Là, où, pour nos débuts, nous restions sur des albums très simples et répétitifs, de niveau bébé / bambin, comme ceux du « Kleiner Weisser Fisch » par exemple, nous pouvons à présent tranquillement nous aventurer plus loin. Les bouquins achetés l’été dernier sont tout à fait maîtrisés, et à présent, je monte encore d’un cran.

Ainsi, en usage intensif chez nous en ce moment, nous avons
  • Des bouquins Usborne:  
    • la version allemande de la série des P’tits curieux Usborne dont nous avions déjà 2 titres en français. J'ai l'impression que cette collection est moins riche en allemand qu'en français (= plus de titres différents en VF) mais il y a quand même largement moyen de se faire plaisir !
    • Hyyyyper bien faits, leur fonctionnement en petites phrases avec volets à ouvrir et dessins parlant est vraiment très adapté à un détournement à visée linguistique. Au besoin, on ne lit qu’une double page, rien que ça a bien fait travailler (et intéressé) le public-cible 😉 Comme le plus difficile à intéresser est F., les bouquins choisis visent à l’appâter en priorité, nous avons donc investi dans


(et moi j’apprends des choses au passage sur ces 3 thématiques…)

  • Des bouquins équivalents des imageries Fleurus (offerts par les grands-parents allemands de Monsieur Bout, et fort bien choisis !), chez Ullmann Medien
    • Un livre sur les animaux : Kinderwissen Tiere  = tout simplement la version française de l’imagerie des animaux
    • Un livre plus en mode « préscolaire » : Kinderwissen Spielen und Lernen : trèèèès adapté à l’apprentissage des langues puisqu’on a par exemple 1 page à 1 double page consacrée à chaque couleur, et qu’on va repérer les objets de cette couleur, par exemple : ce livre-là serait donc même déjà adapté à des enfants ayant un niveau inférieur à celui qu’ont atteint les Bébous (ce qui n’est pas le cas du livre sur les animaux, qui contient quasi uniquement des phrases construites, voire complexes)
Ces bouquins sont en usage quotidien chez nous.

A noter que nous possédons également deux bouquins de cette collection-là, que je recommande également. Même si nous les utilisions depuis longtemps, nous mesurons aussi que le niveau des enfants a changé à la manière dont ils les redécouvrent en ce moment.


  • 4. un certain nombre de CDs musicaux en allemand
Ils en ont maintenant une sacrée collection, entre les cadeaux apportés par nos différentes mamies au pair, et ceux offerts par ma belle-mère. Ils les écoutent volontiers, pendant de longs moments, y compris F. d'ailleurs !
Un gros succès en ce moment : Wir tanzen, spielen, singen. Des mélodies entraînantes, du texte varié et plutôt bien articulé, mêlé de petits morceaux narrés.


  • 5. des jeux de société en allemand


Déjà, nous jouions à certains jeux "en allemand" : 
s'y prêtent très bien, de par la répétitivité des mots / petites phrases employés dans le déroulé normal du jeu.

Mais nous avons aussi rajouté plusieurs petits jeux, récemment. Deux dont je viendrai vous parler dans un prochain billet, et un, tout simple : Quatsch Kofferpacken.  
Une version ludique, pour enfant et adulte, du célèbre jeu de mémoire où on doit dire "dans ma valise je mets tel objet", et le suivant devra redire notre objet et en rajoute un, et le suivant encore, etc... et on remplit la valise jusqu'à plus soif.
Un excellent jeu à faire en allemand : non seulement on bosse la mémoire, mais bien entendu on bosse le vocabulaire des objets , et on bosse la structure de la phrase.

A noter, ce jeu pourrait se jouer sans support (une carte par objet) mais la présence de la carte 
  • stimule l'enfant, 
  • l'aide à mémoriser 
  • ET lui évite l'effort supplémentaire de chercher quel objet rajouter (voire le drame, quand on joue à plusieurs enfants, du "C'était moaaaah qui voulais prendre ça, il m'a pris mon idééééééée" [soupir] )
  • ET permet d'ancrer le vocabulaire concerné puisque d'une partie sur l'autre les mots se retrouvent. Nous avons commencé à jouer avec une quantité réduite de cartes, contenant majoritairement des objets connus des enfants, puis peu à peu nous rajoutons des mots nouveaux. 
Il n'est pas interdit de réfléchir à créer son propre jeu de cartes et/ou réutiliser des cartes de nomenclature, bien entendu…

Par ailleurs, trouvaille intéressante : le jeu contient un 2ème set de cartes avec des actions marrantes à entremêler. L'occasion de rajouter du mime … et des verbes au vocabulaire. Nous n'avons pas encore profité de cette possibilité mais elle promet !

  • 6. la télé

On en est toujours au même stade qu’à l’époque où je vous disais comment, siouxement, je ne leur faisais regarder « la télé » (= petits films Youtube sur l’ordinateur) qu’en allemand.

Si ce n’est qu’en fait, c’est quand même très rare, car notre vie nous laisse assez peu le temps… des mois entiers se passent sans télé, puis hop, j’ai un truc urgent à gérer et je les cale 45 minutes devant Youtube. Bref, effet global sur la langue assez limité, mais au pro-rata du temps d'utilisation, efficacité assez bonne.


  • 7. l’immersion

A chaque fois que nous y allons (hélas très peu fréquemment), je remarque à quel point cela booste les enfants : logique, hein, voir que ça sert c’est motivant ! Nous passerons sans doute quelques jours en Allemagne cet été, et j’espère bien que cela encouragera / ancrera les progrès faits.

C’est en point d’interrogation. Depuis que, suite à mon fameux billet sur les 100 manières de faire s’endormir un enfant, Elise, valeureuse commentatrice et copine, m’a prêté la sienne pendant quelques jours, je caresse le projet d’investir, mais de nouveau, en étant fourbe : en ne prenant que les histoires en allemand.
Un truc uniquement auditif, un peu interactif, faisant écouter un max de choses à mes enfants… hum, ça sent bon.

Me retiennent encore
  • Le prix : d’autant que je n’oublie pas que j’avais un tout petit peu hésité, quand à la faveur du Black Friday il y avait eu moyen d’avoir l’objet à -30%. Pas tellement envie de le payer plein pot, maintenant…
  • Le peu d’histoires déjà traduites en allemand. Le pack Dino, par exemple, si apprécié lors de notre test, n’a pas encore été traduit
  • La peur que, si il n’y a que de l’allemand dessus, ça ne les intéresse que médiocrement. (encore que… je pense que E. ça passerait très bien… quant à F…. hum… il écoute quand même très volontiers ses CD allemands alors même que de plus en plus d’entre eux contiennent de plus en plus de texte parlé en plus de la partie musicale)
  • le temps qu'il faudrait que j'investisse pour vérifier la "bienveillance" des histoires / leur relative absence d'éléments effrayants. E. a déjà tendance à avoir peur la nuit, je ne vais pas en rajouter, hein.
  • La difficile question de savoir si j’en prends une, ou 2…

J’ai encore quelques semaines avant leurs anniversaires respectifs, ça tombe bien, j’ai que ça à faire, me faire des nœuds au cerveau !


Bien évidemment
  • Ces ressources sont transférables sur une autre langue
  • Je suis preneuse de vos coups de cœur livresques pour soutenir / enrichir le point 3 !