dimanche 12 février 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #1

  • 1. L'envie de surfer sur la dynamique de nos ateliers Faber & Mazlish, hélas terminés depuis la mi-janvier (et au sujet desquels je vais trèèèès bientôt venir au rapport !)
  • 2. Un mail de Capucine, fidèle commentatrice de ce blog, mentionnant le soin qu'elle prend, ces temps-ci, de faire un bilan "parentalité positive" de sa journée
  • 3. La découverte d'un tout nouveau blog très très chouette, et de la fille qui se cache derrière : nous nous trouvons mille points communs du point de vue du cheminement (au hasard : elle adore Faber & Mazlish; elle est en train de tomber follement amoureuse de Jane Nelsen), et le bien que cela m'a fait d'y lire des mini-récits d'application de principes et trucs de parentalité positive au sein de sa famille.

Voici comment j'inaugure donc aujourd'hui la série "Une Semaine en Parentalité Positive", qui sera l'occasion pour moi de vous livrer 1, voire 2, brefs épisodes de parentalité positive pour chaque jour de la semaine écoulée.
Objectifs :
  • alimenter la fameuse bibliothèque d'exemples concrets dont je soulignais déjà l'intérêt il y a quelques temps, et que les points 2 et 3 sont venus me remettre en mémoire
  • opérer, pour moi, un retour quotidien sur la journée, sous cet angle : un outil précieux pour ancrer davantage la démarche, et consolider mes acquis, dans la lignée des points 1 et 2.

Je prévois donc, jusqu'à ce que mort s'ensuive pour un temps indéterminé, un billet hebdomadaire mais d'alimentation quotidienne, le but étant d'effectuer mon petit bilan personnel le soir (j'ai même rajouté une case "USEPP" dans ma routine du soir Flylady...), en prenant les notes correspondantes dans le brouillon de billet, pour mise en forme et publication de la rétrospective en fin de semaine.
J'évoquerai plutôt ici des moments où "ça marche", c'est-à-dire où je réussis à utiliser une habileté, ou que je vois les effets de notre "politique éducative" : je veux capitaliser sur ces petits succès de tous les jours pour y puiser enseignements et encouragements.
Mais cela ne m'empêchera pas de partager de temps à autre un bon gros raté, car le but n'est pas non plus de donner une impression de tout-rose-cuicui-les-p'tits-oiseaux. D'autant que relire / analyser les bons gros ratés peut permettre d'en tirer des leçons.



Samedi: 
Expédition dans le plus grand parc de Strasbourg, trajet un peu long (15 à 20 bonnes minutes à pieds selon l'aire de jeux choisie), si bien que le retour avec enfant fatigué et affamé est souvent problématique : F. réclame à être porté, pleurniche, fait le zouave.
Ce matin-ci, Monsieur Bout balise le chemin avant: nous aimons y aller mais avons besoin que le retour se passe bien, il a donc le choix de se rendre à ce parc, ou de préférer une aire de jeux plus proche, mais dans le premier cas il faudra qu'il gère sa draisienne sans histoires au retour.
Aller impeccable, jeux, le retour s'amorce et tout de suite : "je veux la poussette". 
Excellente réaction de Monsieur Bout 
"qu'avons-nous décidé ensemble ce matin", 
il manque se rater en poursuivant
"nous avons..." 
Je l'interromps bien vite, ayant bien en tête Haim Ginott incitant à la brièveté et Jane Nelsen soulignant que ce genre de rappel doit impérativement rester tout nu et ne pas s'assortir d'un mini sermon : le but étant que le cerveau de l'enfant aille lui même se remémorer la conversation, se posant ainsi en acteur, et non ne subisse passivement une avalanche de mots.
Et effectivement, pendant que prestement je rafraîchis la mémoire de Monsieur Bout sur ce point, F., lui, s'est déjà remis en route . Nous aurons un autre épisode relou à mi-chemin (inclusive "je pénètre dans le jardin de parfaits inconnus"), là aussi un bref rappel que nous avions décidé certaines choses avant de partir suffira.


Dimanche :
Ayant gardé un bon souvenir de notre première visite, avec enfants, au Musée d'Art Moderne et Contemporain, nous récidivons, toujours en surfant sur la gratuité des premiers dimanches du mois. 
Encore une fois, nous prenons le soin de rappeler les règles avant (pas touche aux œuvres), et dès les premières salles nous soulignons le soin avec lequel F. coopère, d'un compliment descriptif 
"je vois un enfant qui tient ses mains derrière son dos". 


Lundi :
Au parc, je remarque que le portillon de l'aire de jeux est resté ouvert derrière F., et souhaite qu'il le referme, afin d'éviter que les plus petits (dont sa sœur) ne s'évadent:
1. Décrire le problème : "je vois un portillon ouvert" : rien
2. Donner des renseignements "le portillon doit rester fermé pour que les petits ne puissent pas s'en aller" : rien
3. Venir à lui, poser la main sur son bras doucement (aaah, la force du toucher!), et dire d'un mot "le portillon, F." :  banco !


Mardi :
I.
Un Bébou agité dès le matin, et ce d'autant plus qu'il est pressé d'aller réveiller le petit hôte que nous accueillons avec ses parents le temps de la vitrification de leur parquet.
  • Responsabiliser sur l'heure et donner des perspectives: quand il y aura un 8 puis un 1 sur l'horloge numérique du four, ils seront réveillés.
  • Réaliser qu'on a vu trop juste et que le petit hôte et sa mère n'auront pas émergé à temps. 
  • Faire diversion le temps que les 8h1? soient passées (profiter lâchement de ce que F ne maîtrise pas encore assez bien le mécanisme de l'heure pour réaliser que 8h2? vient après 8h1? ...)
  • Prendre acte de l'agitation de F.et plutôt que de me précipiter pour sortir E. de son lit afin de commencer à petit-déjeuner, proposer et prendre le temps d'une histoire seule avec F. afin de remplir son réservoir d'amour et de l'aider à sortir de la spirale d'excitation dans laquelle il s'enfermait depuis son lever.
MISSION : ACCOMPLIE.

II.
Pipi à côté de la cuvette, que j'admire en direct puisqu'il a voulu être accompagné.  Ça irait plus vite de faire moi-même...mais... petite description: 
"oh, c'est mouillé, là. Tu peux utiliser du papier-toilette
Puis renseignement :
Cela fonctionne mieux quand on appuie vraiment avec"
Et hop. 
N'empêche que vive le Swish'nSwipe. Son mode d'emploi devrait figurer parmi les trucs avec lesquels les mamans de bébés garçons sortent de la maternité.


Mercredi : 
Journée difficile, F. relou et maman peu patiente = langue maternelle qui reprend vite le dessus. La journée sera entrecoupée de moments pas super F&M...Néanmoins

I.
Ladite journée a commencé, chez le Bébou, par un lever trop tôt et du pillage de placard.  (le retour. snif)
Lever trop tôt redevenu récurrent ces dernières semaines, alors que disparu pendant les vacances, disparition qui s'était fort plaisamment prolongée les premiers jours de janvier. Je réfléchis et me rappelle que, de fait, début janvier, il est arrivé une fois ou deux que du coup F. ne soit pas réveillé avant le départ au boulot de son père, ratant ainsi leur petit déj entre hommes des jours de semaine (moi pendant ce temps je dors encore un peu, puis me prépare et effectue la première partie de ma routine Flylady; je ne prends le relais qu'au départ de Monsieur). 
Serait-ce l'inquiétude de rater ainsi son père qui le réveille aux aurores et le maintient sur le qui-vive, offrant ainsi un terrain favorable au pillage nocturne des placards?
Je discute du problème avec lui plus tard dans la journée
"J'ai l'impression que tu es inquiet à l'idée de rater le petit déjeuner avec Papa si tu dors trop longtemps le matin, et que du coup tu n'oses pas dormir le matin alors même que tu es fatigué. Aimerais-tu qu'on décide que, si tu dors au moment du petit-déjeuner de Papa, il vient te réveiller pour petit-déjeuner avec lui ?"
- Oui.
- Comme ça tu peux dormir tranquillement, en étant rassuré sur le fait que tu  ne rateras pas Papa."

II.
En fin d'après-midi, alors qu'il joue avec son circuit de train, F. repère de la poussière au fond du coffre contenant les rails. Il décrète "Il faut l'aspirer".
Je me contente de préciser que si il y a encore des petites pièces de train dans le coffre l'aspi les avalera, et zou : mise à l'abri des petites pièces, sortie de l'aspi, passage de l'aspi (j'en ai profité pour lui montrer d'autres recoins poussiéreux de notre salon, hé, maintenant ça ne rigole plus!), rangeage de l'aspi.


Jeudi :
I.
Le matin, il a à nouveau pillé les placards mais, après avoir renouvelé la discussion de la veille, il m'en reparle le soir au coucher, en me disant que si il a faim, il ira manger des cracottes (la solution préconisée la veille).

II.
Le Bébou, vite imité par sa sœur..., s'amuse à cracher sa nourriture au dîner (en faisant pffffffrrrrt, vous savez, le truc que toutes les mamans du monde adorent. Encore plus quand le menu du soir comporte de la quinoa !)
"Je n'aime pas ce que je vois - expression de la colère copyright F&M
la nourriture est faite pour être mangée, tu as le choix, tu peux manger la nourriture proprement ou arrêter ton repas
et j'enchaîne
Il y a de la quinoa par terre F.; tiens, voici le rond vert (le petit nom du minipad vert magiiiique)"
Et hop, je l'ai aidé à sa demande pour qu'il apprenne à bien rassembler tous les petits machins avant de les pincer avec le rond vert pour les mettre à la poubelle.
Et ce fut clos.


Vendredi:
I.
Il s'est levé le matin... pour aller manger des cracottes ;-)

II.
Fin d'après-midi pluvieuse au Vaisseau, file vers le secteur de l'eau, puis revient aussi sec avec dans une main deux tabliers, dans l'autre la main de sa sœur, pour que je les habille tous les deux.

III.
Le soir, il s'amuse subitement à balancer par terre tous les vêtements d'enfants entamés, entreposés sur un coffre de l'entrée (évidemment vite épaulé par sa sœur).
Cela irait plus vite de m'énerver puis de ramasser moi-même, à la place de quoi j'exprime mon mécontentement de manière claire mais pas agressive :
"ça me rend furieuse de voir l'entrée en bazar, je n'aime pas devoir reranger derrière vous"
et hop, ils s'y mettent tous les deux.

En définitive : une semaine un peu plus compliquée que celles de janvier au départ, mais de nouveau, décider de se mettre en mode constructif et non énervé/ répressif a permis de détendre les choses au fil des jours.

vendredi 10 février 2017

Comment je construis mon budget (+fichier à télécharger)

Les sous ont ceci de particulier qu'ils peuvent avoir une nette tendance à disparaître sans qu'on sache trop où (un peu comme un gamin dans une foule / un supermarché, au hasard).
Pour le gamin, chacun sa solution.
Pour les sous, la mienne, c'est ... de faire les comptes.
Whaou, ça alors ! Le SCOOP.
Plus précisément : pister nos sous au travers d'un joli petit fichier dans lequel j'établis notre budget, et reporte ensuite nos dépenses en regard.

Un outil que j'utilise énormément, car cela nous permet à la fois de piloter nos dépenses, et de prendre des décisions en incluant leur impact financier.

Une récente discussion avec une bonne copine IEF m'a rappelé à quel point l'établissement d'un outil "qui fonctionne" est compliqué, nous-mêmes nous avons tâtonné avant de produire quelque chose qui nous convienne :
  • offrir une vision claire de ce qui nous attend, y compris en termes de trésorerie : que les entrées et les sorties s'équilibrent sur l'année c'est bien, mais gérer la trésorerie en cours d'année compte aussi : identifier les risques de découvert...
  • suffisamment détaillé pour pouvoir identifier clairement les postes de dépenses qui sont dans le rouge, ceux où on peut faire des économies, ceux qui plombent le budget et sur lesquels une réflexion plus approfondie / un arbitrage est à envisager (typiquement, une catégorie "Divers" trop large engendre un espèce de trou noir dans lequel des sommes sont mystérieusement englouties)
  • mais suffisamment simple pour que le remplissage régulier soit faisable :  éviter l'usine à gaz (aux débuts de notre mariage, c'est Monsieur Bout qui tenait les comptes, il avait pondu un fichier Excel merveilleux, avec macros et je ne sais quoi d'autre, superbe ! Son remplissage prenait des siècles... sa complexité l'a évidemment condamné au délaissement); il s'agit par exemple de ne pas trop se retrouver à "découper" ses tickets de caisse pour les répartir entre 18 cases.
  • et justement : qui n'implique pas de garder les tickets de caisse !!  Je DÉTESTE ces petits papiers, un système qui supposerait que je les garde soigneusement jusqu'à leur intégration dans nos comptes serait voué à l'échec (ou plutôt : a existé, et a connu une fin misérable).


Ladite copine ayant apprécié l'outil dont nous nous servons maintenant, et ayant souhaité s'en inspirer, je me suis dit qu'elle n'était probablement pas seule dans ce cas, d'où ce billet, contenant 
  • un fichier à télécharger,
  • assorti d'un certain nombre d'explications sur ses principes de remplissage, le tout étant bien entendu à adapter à vos besoins à vous !
Je précise que, si les postes de dépenses sont bien ceux que j'utilise au quotidien, les chiffres sont pour beaucoup complètement fantaisistes ;-)

Donc, gérer les sous, chez nous, se décompose en deux étapes
  • créer un budget : combien allons-nous gagner, et combien allons-nous dépenser à quel poste ? (et accessoirement, est-ce que l'un permet l'autre...)
  • inscrire au fil de l'eau les dépenses effectuées dans chacun des postes, afin de pouvoir piloter: renoncer à un achat, en différer un autre, remplacer le magret de canard par des œufs au plat, la quinoa bio par des pâtes Lidl, le resto gastronomique par un MacDo.

Parlons d'abord de la création du budget

Vous trouverez la trame du fichier que j'utilise à télécharger ici et en fin d'article.

Vous le voyez, 
  • une colonne pour chaque mois, 
  • les revenus en haut, 
  • puis différentes catégories de dépenses ; 
  • je m'en sers également pour suivre les épargnes programmées.

Dépenses fixes 
ce sont celles dont le montant est connu d'avance :
Loyer, salaires, crédits, assurances etc, ne changent guère ou de manière un minimum prévisible (si je prévois un budget à plus de 12 mois dans lequel je souhaite prendre en compte ces variations, il m'arrive alors d'appliquer un coefficient multiplicateur au doigt mouillé, plus ou moins optimiste / pessimiste en fonction de ce que je cherche à évaluer) : je reporte fidèlement cette somme chaque mois.

Dépenses mensuelles
Deux modes de fonctionnements

  • soit le montant exact varie mais il s'agit d'une dépense régulière :
C'est le cas du budget courses (qui inclut chez moi l'alimentation, la droguerie, bref, tout le quotidien; au départ je m'étais amusée à dissocier et c'est là où on se retrouvait à s'arracher les cheveux) : selon les mois on dépensera un peu plus, un peu moins, mais globalement on peut se fixer une enveloppe. 
Enveloppe qu'il est d'ailleurs possible d'arrondir quand on sait que tel mois sera plus dépensier : 
  • on pourrait imaginer un budget bouffe plus important pour les Fêtes, par exemple. 
  • Et, en ce qui nous concerne, le budget essence est ainsi facilement doublé pour les mois qui nous lancent sur les routes (Fêtes et été), vers nos familles habitant à plusieurs centaines de km, de même que le budget transports (dans lequel je regroupe transports en commun strasbourgeois, éventuels trajets en train, mais aussi frais de stationnement et péages).

  • soit les occasions de dépenses seront fréquentes mais aléatoires

Je fixe alors un budget à l'année, que je divise en 12, en sachant que certains mois je le dépasserai, quand d'autres je ne dépenserai rien. 
C'est le cas des vêtements par exemple : pour faciliter les comptes je mets 50€/mois, mais dans les faits, les mois de soldes dévoreront probablement davantage que leur budget, et les autres moins. Idem: coiffeur, pressing & co (cela englobe le cordonnier ou l'esthéticienne par exemple, bref les dépenses d'entretien du corps et des vêtements), sont des dépenses pouvant varier, mais récurrentes, donc admissibles à un lissage.

Dépenses ponctuelles


Celles-ci se feront à une date précise et je reporte la somme concernée pile poil au mois qu'elle concernera : c'est le cas des impôts notamment (pour ceux qui, comme nous, ne sont pas mensualisés), je fais de même avec les cadeaux de mariage, etc.

Pour remplir ces cases

La première fois que je me suis lancée dans l'exercice, pour certains postes je n'avais aucune idée de ce qui était réaliste (ou en tous cas, de sérieux doutes sur le réalisme desdites idées): j'ai donc fait ce travail avec à côté de moi : 
  • mes relevés détaillés de compte bancaire du dernier mois à minima afin d'obtenir une moyenne des dépenses type courses, par exemple (des relevés sur 2-3 mois permettent d'établir une moyenne donc aboutissent à un calcul plus fiable mais cela prend plus de temps); 
  • et nos principaux contrats / assurances / loyers / crédits / etc.

Pour remplir les cases impôts sur le revenu et celles dépendant de la CAF, je m'amuse comme une folle avec les simulateurs concernés, cela permet d'avoir une idée quand même assez précise.
Dans le cas des impôts, je rajoute alors un petit commentaire sur la case concernée, dans lequel je détaille les hypothèses ayant abouti à ce résultat (puisque j'évalue notre revenu, nos frais de garde, nos dons déductibles... il est important que je sache sur la base de quelles sommes j'ai effectué mon calcul, de manière à penser à ajuster en cas de gros changement)

A noter : ligne NDF des Revenus : cela désigne les Notes de Frais. Tout simplement parce que celles-ci représentent autant de sorties d'argent que j'ai besoin d'expliquer, que cela me permet de comprendre éventuellement où est passé l'argent, et de savoir que celui-là va revenir, voire de rappeler aimablement à Monsieur Bout (maintenant qu'il est l'unique source de notes de frais) qu'il serait temps qu'il fisse le nécessaire pour que justement, lesdits soussous regagnent le bercail.
Les sorties (note d'hôtel, taxi, etc) sont donc précédées d'un signe "moins", les remboursements d'un signe "plus".
Fondamentalement, cette ligne pourrait figurer ailleurs que dans "ressources", j'ai choisi de la caler là car les derniers employeurs de Monsieur étant généreux dans leur système de notes de frais, dans les faits très souvent les remboursements sont un peu supérieurs aux sommes réellement déboursées. 
Par ailleurs il ne s'agit pas d'une dépense de notre fait, et nous n'avons pas de décision à prendre /arbitrage à opérer sur le sujet.


Toutes ces catégories sont ensuite liées par de bêtes sommes, qui aboutissent à deux lignes de totaux.

Un petit focus sur celles-ci.
  • SOLDE MOIS : désigne tout bêtement le différentiel entre les dépenses et les revenus du mois. Si il est en négatif, c'est un mois à pertes, sinon, on fait du bénef.
  • TOTAL EN COURS est le plus important : c'est le cumul de tout : il permet donc de savoir où on en est en termes de trésorerie, ce qu'on ne pourrait faire si on s'amusait à lisser dans le temps des grosses dépenses ponctuelles. On le voit à l'exemple du gros entretien de voiture que j'ai placé en février : même si l'année se terminera dans le positif, c'est ainsi que je repère les périodes de l'année où nous risquons de nous retrouver dans le rouge, aussi temporaire cela soit-il. Que ce soit pour le savoir / prévenir le banquier le cas échéant, ou différer certaines dépenses.
A noter également : dans la première case de total en cours, ma formule reprend le solde du premier mois, +100 : c'est ma manière de prendre en compte l'argent (ici, 100) que nous avons déjà en stock ailleurs au moment où on débute l'exercice.

Ce genre d'exercice est fréquent chez nous, et est à refaire dès que nous réfléchissons à des changements; il avait puissamment aidé à ce que Monsieur Bout réussisse à prendre la décision de rompre sa première période d'essai strasbourgeoise, j'y ai passé de longues heures quand je méditais sur l'opportunité de proposer ou non à mon employeur un passage à 50%, il nous accompagne actuellement dans diverses réflexions en cours concernant notre avenir.

Par ailleurs, le budget évolue au fil de l'eau des petites choses aussi : ainsi, si nous recevons une invitation à un mariage, je rajoute la somme correspondant au cadeau dans le budget, ainsi que les dépenses de transport/logement éventuelles (à la louche), dans la colonne du mois conservé.

Il s'agit donc d'un fichier qui vit !

Et ce d'autant plus qu'une fois qu'on a fixé la théorie de ce qu'on va dépenser, reste à mettre en pratique / contrôler ce qui se passe dans la réalité.

Pilotons les dépenses

Pour cela, dans la même feuille Excel (je copie parfois le budget initial sur une autre feuille pour mémoire), à chaque début de mois j'insère une nouvelle colonne à droite de la colonne budgétaire du mois concerné : elle s'intitule "Réel mois concerné". 
Cette colonne sera en police violette tout du long du mois, tout simplement parce que c'est bien visuel, et que j'ai pris cette habitude après avoir, à plusieurs reprises, passé de longs moments à renseigner ... une autre colonne que celle nécessaire. (argh!)
Quand un mois est terminé, et une fois ses comptes bouclés, je passe la colonne "budgétaire" en gris (c'était de la théorie, et n'a plus guère d'importance), et la colonne "réalisé" en noir.


Je modifie alors aussi la formule de la case "total en cours" du mois suivant: une fois janvier terminé, c'est le solde du mois de janvier RÉEL qui compte, plus celui budgété!

Plusieurs fois dans le mois, je prends notre fichier Excel, me connecte sur notre compte en ligne, et zou, je passe en revue chaque ligne de notre relevé de compte et vais attribuer la somme au bon endroit, avec une bête formule en " = xxxx +xxx +...etc": je me contente de la somme; 

  • Quand j'ai besoin de me rappeler d'un détail particulier 
(si dépense extraordinaire pouvant expliquer un dépassement, par exemple si nous passons chez un producteur de vin, poum, ça peut impacter le budget courses) je le note en commentaire. 

  • Quand il s'agit d'une rentrée d'argent : 
un remboursement Sécu / Mutuelle, une vente de fringues sur leboncoin, même chose, mais le chiffre est précédé du signe "moins".

  • Quand la dépense se fait en liquide,
je la note dans mon Bullet Journal et hop, idem : je l'ai avec moi au moment des comptes et je reporte toutes ces données dans mon Excel.

N'ayant en tout et pour tout qu'un seul compte courant, c'est assez facile; et Monsieur Bout est prié de m'informer des rares dépenses qu'il effectue en liquide.

C'est en fonctionnant ainsi que je réussis à m'affranchir de ces fichus tickets de caisse, qui chez moi en tous cas, représentaient un des principaux freins à une gestion efficace des comptes. 
Si vraiment la somme est à répartir entre deux postes (par exemple, achat de vêtements d'enfants dont une partie servira pour nous, l'autre est prévue pour des cadeaux de naissance), alors je divise le montant, mais de mémoire, au pifomètre et à la louche, le but n'est pas de sortir ma calculette pour un résultat au centime près. 
Je tâche de faire cela régulièrement, idéalement toutes les semaines, dans les faits 2 à 3 fois par mois, ... et à défaut, en cas de coup de mou, à la fin du mois (ou même au début du mois suivant, les données sont toujours là!). 
  • Dans les deux premiers cas, cela me permet un vrai pilotage en mode "ouh là, nous sommes à peine à la moitié du mois et j'ai déjà dépensé les deux tiers du budget bouffe, hum, et si je cuisinais des lentilles / quels plats bons mais low-cost puis-je envisager en lieu et place du magret de canard que je vais me dispenser d'aller chercher au marché samedi ?" ou inversement, "hoho, bien géré la Gwen, allez, hop, va pour un sauté d'agneau ce dimanche".
  • Dans le troisième cas, cela me permet au moins de savoir où nous en sommes, et d'en tirer des enseignements / ajuster ma ligne de conduite pour le mois suivant.
L'avantage de faire cela régulièrement est aussi que pour le coup, cela prend vraiment peu de temps.

Autres petites astuces complémentaires

Arbitrairement, je retiens comme date de dépense la date à laquelle l'argent est débité du compte: 
  • tout ce qui tombe jusqu'au 30/31 (28...) du mois est attribué au mois, 
  • ce qui n'est débité que le 1er passe sur le mois suivant, même si c'était une dépense qui dans les faits a été effectuée deux ou trois jours plus tôt. Je m'en tape, et cela me simplifie les choses puisque je n'ai pas à fournir le moindre effort de mémoire.
La date est en gras dans les relevés de compte, c'est visuel, c'est vite vu, c'est vite fait, et c'est tout ce que je demande.

En revanche, concernant les ressources, 
  • le salaire de Monsieur Bout (et le mien, jusqu'à peu), tombe autour du 26/27 du mois, là pour le coup c'est inscrit sur le mois suivant.
  • Car bien évidemment, j'inscris, dans le revenu du mois de janvier, le salaire gagné en décembre. En effet ce n'est pas ce qui tombe fin janvier qui va nous aider à manger en janvier... C'est un point important à prendre en compte, surtout en cas de vie pro qui bouge. 
  • En revanche, les allocs qui tombent le 5 du mois comptent bien pour le mois sur lequel elles sont versées, 
  • Mais de la même manière, mon complément de mode de garde, qui m'est versé en février par rapport aux heures payées en janvier: je le comptabilise quand même en février puisque c'est là qu'il va venir soulager ma trésorerie.

Quand je commence à enregistrer mes dépenses en cours de mois, j'ai besoin de savoir rapidement où je me suis arrêtée la dernière fois (histoire de ne pas enregistrer deux fois certaines dépenses, ou d'oublier d'en enregistrer "oh chouette on a de la marge ce mois-ci" - hum, ou pas...) : j'inscris donc la date du dernier jour enregistré en commentaire de la case "réel du mois en cours" : si j'ai inscrit tout ce qui était débité jusqu'au 23 janvier, eh bien j'écris "23/01", et zou, je ne passerai pas 50 ans à fouiller dans mes sommes pour retrouver mes moutons.


Revoici donc le fichier à télécharger.
Si ce machin vous aide, ou que vous avez des idées brillantes d'améliorations, ou des interrogations profondes à ce sujet, je serai ravie de vous lire en commentaires !

mardi 7 février 2017

J'ai (tenté de) tester pour vous: le livre-miracle pour endormir les enfants

Faire s'endormir son enfant, 
      là, maintenant, tout de suite?

                   En lui lisant un bouquin dont le préambule avertit l'adulte de ne pas lire ce bouquin à voix haute à côté de quelqu'un qui conduit?

MIAM MIAM ! 

Plus ou moins aucun parent n'échappe à des soirées pourries par un enfant peu motivé pour aller se coucher...et surtout, le rester, bon sang. Dans ce combat, tout est bon.

Il y a quelques temps, mes pérégrinations sur le web m'avaient confrontée, par hasard, au Graal potentiel: un bouquin pour enfants spécialement fait pour les amener à s'endormir, idéalement, pendant la lecture, ou dans les minutes qui suivent la fin de celle-ci.
  • Alliant PNL & techniques de relaxation pour aider notre progéniture à se détendre, lâcher prise et se laisser aller dans les bras de Morphée. 
  • Élaboré et testé en collaboration avec un panel de parents qui se sont servi de leur progéniture comme lapins de laboratoire.

Du coup, cela donne un bouquin un peu particulier,


  • long à lire (une trentaine de minutes), 
  • qu'on ne lit claaairement pas pour l'intérêt littéraire 
    • l'histoire n'est certainement pas captivante, voire pas toujours pleine de sens, 
    • certaines tournures de phrases sont répétées des dizaines de fois voire plus au fil du livre, - dont le fameux "dormir là, maintenant, tout de suite"  (je vous dis pas comment à chaque fois qu'on prononce ces mots on les peeeeense!) toujours dans une optique d'endormissement, 
    • quant aux illustrations, elles sont très peu nombreuses, et pas particulièrement soignées (eh, il ne s'agit pas d'inciter l'enfant à les regarder, mais à fermer les yeux !)  
  • mais pour la lecture duquel on est prié de suivre un certain nombre de recommandations : accentuer certains mots, prononcer certaines phrases tout doucement, inclure le nom de son enfant, bâiller...
Et on a instruction de lire ce livre à l'enfant couché.

Comme je suis curieuse, j'ai creusé le sujet
  • Des retours sur Amazon variés, 
  • mais beaucoup constatant que pouf, l'enfant s'endort effectivement à une rapidité inusitée. 
  • cependant, à 14€ le bouquin, hum, pas prête à ouvrir mon portefeuille pour tester.

Ceci dit, cela me titillait, alors j'ai regardé dans les catalogues de nos bibliothèques municipales.
Espoir !
                    Le 2ème volet du bouquin y figurait (devant le succès de l'histoire du lapin, l'auteur a encore retravaillé le concept et sorti une histoire d'éléphant).
Déception !
                     L'entrée figurait bien au catalogue, mais le bouquin n'était semble-t-il pas encore acheté, dans aucune des bibliothèques.
J'ai même réfléchi à le commander sur amazon, en vue de le tester, puis d'utiliser mon droit de rétractation en cas de flop total ; mais les frais de retour allaient rester à ma charge et je n'étais pas d'accord avec cela.

Et puis j'ai trouvé le texte sur Internet, pile poil au moment où les couchers de F. étaient justement redevenus un peu relous après quelques semaines d'accalmie post vacances.
Alors, comme je fais des choses folles,  je me suis dit qu'après tout, c'était l'occasion de tester sans frais, et que dans tous les cas, cela me ferait toujours de quoi vous faire rigoler.
J'ai chargé le texte sur mon IPhone, et un soir où j'étais seule à coucher les enfants, zou je me suis lancée avec F., en lui annonçant que pour cette fois nous ne lirions pas l'histoire du soir sur le canapé, mais couchés tous les deux dans son lit.
  • J'ai donné mon maximum, accentué les phrases à accentuer, murmuré là où il fallait, bâillé sur demande (mais dur dur franchement, de prononcer à chaque fois le nom de ce fichu lapin de la manière suivante  :"Rooooogeeeeer" et de l'assortir de deux bâillements !)...
  • Pleine d'espoir, j'ai noté avec intérêt les moments où F. semblait effectivement se détendre, laissait sa tête posée sur l'oreiller, voire portait son pouce à sa bouche. 
D'autant que franchement, j'ai trouvé les techniques utilisées pas idiotes, vraiment cette manière de suggérer à l'enfant des manières de se détendre, mais de manière un peu détournée, est à mon sens bien pensée !

Mais non.
  • D'abord rien que le fait de demander à l'enfant de rester couché tout au long de la lecture... Chez nous cela fut dur à obtenir, et à conserver ! J'ai du répéter des "recouche toi / reste couché" à qui mieux mieux.
  • Et les moments plus calmes finissaient toujours par être suivis de moments moins calmes.
  • Et une fois l'histoire terminée (je rêvais: "ils disent que ça fait effet aussi dans les minutes qui suivent, il va s'endormir tout paisiblement"), pouf, ce fut la java comme les soirs précédents. 
Autant investir trente grosses minutes dans l'histoire du soir ne m'embêtait pas du tout si c'était pour avoir ma soirée ensuite, autant là, après tous les efforts faits, je n'étais pas très heureuse de voir mon fiston danser la lambada !

Ceci dit :
  • je me demande si le fait de lire le machin sur Iphone ne compliquait pas un peu les choses : 
    • si F. se redressait régulièrement, c'était notamment parce qu'il voulait regarder l'écran, ce que je ne lui permettais bien évidemment pas. 
    • Aurais-je eu le même problème avec le support papier ? (et, oui, j'ai pensé à la solution d'imprimer le texte; mais il s'agit d'un pdf sur lequel le texte a été reporté en énormes caractères, donc sur 104 pages. Justement, j'imagine, pour éviter le hacking...)
  • l'auteur lui-même précise que, selon les enfants, il faut parfois plusieurs lectures (comprendre, plusieurs soirs à lire ce livre, hein, il ne s'agit pas d'enchaîner et de lire plusieurs fois d'affilée ce machin à son enfant - OSCOURS !) avant que cela ne fasse effet / les techniques de relaxation ne fassent leur chemin dans la tête du chérubin. De ce fait, du reste, à la lecture de commentaires amazon critiquant l'inefficacité du truc après une seule lecture, ma réaction avait été un peu condescendante "nan mais avant de critiquer faut suivre les instructions, et persévérer plusieurs soirs de suite"; jusqu'à que mon échec du premier soir m'ait tellement énervée que...

Moui ben je vous avouerai que je n'ai pas eu le courage de retenter l'expérience.
Ce qui est mal, très mal.
Du coup j'ai hésité à venir vous en parler, car moi je voulais venir en mode sauveuse, du style "oyez, oyez, parents désespérés, j'ai peut-être ZE solution ultime pour vous!". D'autant que, franchement, sur le papier, je trouve le bouquin très bien pensé, bref, ça devrait marcher, zut.

Complètement raté.

Mais en même temps,  
  • peut-être que pour vous cela fonctionnera mieux que pour moi ?
  • Et peut-être qu'un succès chez vous me motivera pour rééditer l'expérience chez moi ? (je l'avoue, je n'ai pas complètement perdu espoir : je surveille, du coin de l’œil, le catalogue des bibliothèques. Si un jour l'entrée sur l'éléphante est enfin renseignée d'un lieu où l'emprunter, je retenterai peut-être ma chance !)

Bref, si vous voulez tenter avec le lien, le voici (et puis vous pourrez toujours lire l'histoire et satisfaire votre curiosité dévorante)
Si vous avez envie de tester les livres, cherchez donc

et/ou



Et si vous testez (ce que je vous incite vivement à faire, parce que je suis frustrée de ne pas l'avoir fait davantage, et que donc je cherche à le faire par procuration), je vous en conjuuuure, venez donc me raconter !

J'espère avoir suscité un max de vocations. 
(pas sûr)



dimanche 5 février 2017

Découverte de l'igname ! En galettes, s'il vous plaît.

Décidément, avec mon panier bio, je vais de découverte en découverte.
Ces temps-ci, cela s'emballe, et je me fais l'effet d'une aventurière dans ma cuisine ;-) [générique d'Indiana Jones en fond]

Alors cette semaine, je me suis non seulement retrouvée à cuisiner des épinards frais pour la toute première fois de ma vie (selon cette recette, délicieuse et très rapide), mais je me suis aussi frottée à un inconnu total : l'igname.

Inconnu total ? 
                     - Pas tout à fait !
J'avais déjà rencontré l'igname (et peut-être cela fera-t-il tilt dans la tête de certaines d'entre vous) .... dans les pages d'Autant en Emporte le Vent ! (Je crois que sa Mama lui en cuisine, ce qui est logique car c'est un légume exotique, africain d'origine, et volontiers mis à l'honneur dans la cuisine créole par exemple. D'ailleurs cet épisode culinaire m'a flanqué une belle envie de me replonger dans les aventures de Scarlett, d'autant que j'ai réalisé que je ne les avais lues qu'en français, celles-là.  Donc à voir si l'une de nos bibliothèque le propose en VO).

Bref, un tubercule paré d'un voile de romantisme ;-) [des violons succèdent à Indiana Jones]

Habillée d'une robe à crinoline, Je me suis donc lancée, et puisque mes sources webinesques soulignaient que toute recette de pommes de terre était grosso modo adaptable avec de l'igname, je nous ai préparé de sublimes 

galettes d'igname, sur la base des fameux röstis alsaciens.

1. Éplucher l'igname. 
  • Avantage par rapport à la pomme de terre: on a beaucoup moins de travail d'épluchage pour obtenir le même volume de tubercule, puisqu'il s'agit d'éplucher un bon gros machin à la forme régulière, plutôt qu'une foule de plus petits bidules aux formes parfois tarabiscotées. Mathématiquement, la surface à éplucher est bien moindre.
  • Inconvénient : un seul mot caractérise l'igname débarrassé de sa peau : GLUANT. Mais alors gluant ! Et très glissant. Une fois qu'on a débarrassé une partie du tubercule de sa peau et que donc on doit le tenir par sa partie épluchée pour finir le travail, on se retrouve à éplucher un gros, gros savon; et pas loin d'imiter le nain Simplet... C'est vraiment impressionnant. (mais ça m'a fait marrer toute seule dans ma cuisine parce que franchement j'avais l'air fine; donc romantique, hein, le tubercule, mais si vous comptez séduire pendant un atelier cuisine, je vous conseille de partir sur autre chose)

2. Râper (merci mon mixer)
Là aussi, surprise, je m'attendais à quelque chose d'assez ferme, et en fait le résultat est... gluant toujours, et d'aspect très bouillie.


3. Qu'à cela ne tienne, de toute manière il s'agit d'en faire une pâte à galettes, donc on y rajoute 
  • 2 oignons émincés très finement
  • 2 gousses d’ail tout aussi finement hachées
  • j'ai rajouté l'équivalent d'une grosse cuillère à soupe d'échalotes elles-aussi en tout petits morceaux
  • sel - poivre
  • puis 2 œufs battus (1 suffirait)
  • et 3 à 4 cuillers à soupe de farine (en l'ajoutant, je me suis dit que de la farine de maïs collerait probablement bien à la recette aussi, mais pour une première je tenais à goûter au "vrai goût" de l'igname sans interférence. Ce sera pour la prochaine fois !)

4. mélanger doucement 
La texture étant un peu ... gluante, j'ai testé et conclu que pour cet exercice, mon fouet en silicone était le mieux adapté : fourchette et cuiller en bois s'y engluent, fouet en métal souffre un peu.


5. puis faire frire les galettes dans un fond d'huile, à peu près 3 minutes de chaque côté à feu moyen/fort, en les faisant bien dorer.



6. Déposer sur du papier absorbant pour débarrasser de l'huile, puis consommer chaud.

Tout le monde s'est jeté dessus, la Bébounette plus que jamais en mode Gus.

Ce qui n'a pas empêché qu'il en reste, car c'est énorme un igname ! (le nôtre faisait quasiment la diagonale du bac à légumes).
Mais la bonne nouvelle, c'est que les galettes se congèlent très bien : dans un récipient, séparées par une couche de papier sulfurisé à chaque fois.

Je viens de voir que mon panier bio en repropose la semaine prochaine, je ne vais pas hésiter à en reprendre, d'autant que j'ai repéré d'autres recettes à tester !

Et que les avantages nutritionnels de l'igname sont fort nombreux; il paraîtrait que ça réduirait la tension artérielle, diminuerait les troubles cognitifs, et contribuerait à la régulation de ce fichu syndrome pré-menstruel qui nous transforme si facilement en Cruella.
Je ne sais pas si ça fait gagner au Loto, mais on peut toujours essayer; dans ce cas, ne m'oubliez pas...

vendredi 3 février 2017

Structurer le temps : notre version-maison du "chemin des jours" (à télécharger)

En décembre, j'avais enfin mis en place un premier support de structuration du temps : une représentation des jours de la semaine
  • 7 disques de papier canson de 7 couleurs différentes, 
  • patafixés dans notre entrée, 
  • le déplacement d'une petite pince à linge décorée d'une coccinelle permettant à F. de marquer la progression des jours.

Depuis, je voulais aller plus loin et mettre en place une poutre du temps à la "Balthazar", mais j'hésitais sur la forme à lui donner.

J'étais au départ partie sur le système repéré chez Clotilde, à savoir une succession de gommettes, bien adaptée à un public non lecteur. 
Mais il y avait un hic. Dans mon stock énorme de gommettes acheté chez DixDoigts, manquaient certaines des couleurs utilisées sur ma frise hebdomadaire, or je tenais à garder le même code couleur.
Et puis en parallèle, Aurélie fidèle commentatrice et contributrice à ce blog, puisque rappelons-le, nous lui devons ce billet, m'avait envoyé son système, sous forme de fichier Word.
Paresseuse toujours, j'ai commencé à me dire que coller des rangées de gommettes allait peut-être me sembler bien fastidieux, et qu'après tout, étant donné qu'à présent je dispose de supers pouvoirs d'une plastifieuse, faire travailler bureautique et imprimante à ma place pouvait effectivement représenter une option intéressante.

Et voilà le travail :

  • une succession de petites bandes de papier réalisée sous Excel, regroupant les 7 jours de la semaine, 
  • elles aussi patafixées dans l'entrée, 
  • la partie supérieure reprenant le code couleur de notre frise hebdomadaire, 
  • puis en dessous nous avons une partie blanche (quadrillée de gris clair) permettant à la fois de positionner une deuxième pince à linge, et de noter des évènements à venir au feutre effaçable (puisque le tout est plastifié). A terme je souhaiterais illustrer, autant que possible, ces évènements par des images (et notamment les photos des visiteurs attendus, par exemple), mais noter au Velleda constitue une solution tout à fait acceptable et a permis une utilisation immédiate du système, sans délais supplémentaire de fabrication; simplifions, simplifions !

Avec ce système
  • Nul besoin de reprendre le nom des jours de la semaine (donc gain de place), puisque ceux-ci figurent toujours sur le frise hebdo qui demeure en activité : F. déplace consciencieusement chacune des deux mini-pinces à linge.
  • J'ai également choisi de ne pas faire figurer la notion de mois ainsi que les numéros des jours : pour le moment cette donnée n'a aucun sens pour F., d'autant qu'il ne compte pas jusqu'à 30, et cela me permettra de réutiliser mes petites bandes chaque année : je les ai imprimées et plastifiées une fois pour toutes ! (par ailleurs ceci évitera le gaspillage / déchet).
  • d'ici peu, je souhaiterai simplement rajouter, au dessus de ces petites bandes, un petit cartouche avec nom et/ou symbole des saisons; à plus long terme, je pense rajouter également un cartouche avec le nom du mois. Les deux types de cartouches étant indépendantes de mes bandes de papier, là encore cela permettra une réutilisation à l'infini puisque je n'aurai qu'à déplacer les uns par rapport aux autres.

Un couple d'ami + leur fiston très apprécié de F. devant sous peu venir passer quelques jours à la maison durant la vitrification de leur parquet, j'ai saisi ce prétexte pour mettre en place les 16 prochaines semaines (mais en n'inscrivant, pour le moment, que les évènements des 3-4 prochaines semaines), afin de lui permettre de visualiser les 9 jours qui lui restaient à patienter jusqu'à ce débarquement fort attendu.
Succès immédiat, le Bébou s'en est instantanément emparé, a expliqué à son père quand se produiraient les 3-4 évènements déjà renseignés sur la frise, et les pinces à linge sont très rigoureusement déplacées. Je le trouve régulièrement en arrêt devant, et il promène aussi volontiers son doigt sur le chemin ainsi tracé.

Vous trouverez ici le fichier en téléchargement, des fois que vous souhaitiez vous aussi faire au plus simple. 
Comme vous le voyez sur la photo, j'ai ensuite découpé en semaines entières. Et ce dès la première semaine, alors même que je lui ai présenté cela un samedi: il est d'office allé positionner la pince à linge sur l'avant-dernier jour de la première semaine.

mercredi 1 février 2017

Point - progression en janvier 2017

Premier mois de 2017 derrière nous. Ce fut ma foi un beau début d'année...
Après les couacs de décembre lors du démarrage de notre nouvelle vie avec Gwen-à-la-maison, le mois de janvier a été un très beau mois sous de nombreux aspects, et je crois que tout le monde en a bien profité.

La Bébounette

continue à parler, quelle surprise ;-)
  • son vocabulaire s'enrichit, elle répète tout ce qu'elle peut et nous fait fondre. Parmi les acquisitions notables de ce mois-ci sur le plan linguistique :
    • un tas de noms d'animaux : "bison", "koala" (son nouveau grand favori, après deux mois à demander en boucle le livre des animaux de la forêt contenant un faon, maintenant, c'est le livre des animaux sauvages montrant un koala), "chameau"... et bien d'autres encore; nous commençons à avoir "opard" (léopard) et surtout... "tatam" (hippopotame) !
    • des "je" et des "moi" très fréquents..
    • et l'utilisation très fréquente voire presque systématique du "merci"
  • Par ailleurs j'avoue trouver fort confortable un tel niveau de communication, car cela la rend tellement plus facile à comprendre ! Bien entendu cela n'empêche pas les 1001 drames d'une journée de petite fille de vingt mois qui a sa volonté, mais il est tout de même bien confortable de pouvoir demander "tu voulais continuer en fait ?" "ouiiiii", ou de prêter l'oreille aux sons qui accompagnent ses plaintes quand elle est malheureuse, pour savoir comment la soulager.
  • La conséquence est que les personnes que nous rencontrons sont souvent un peu perplexes pour lui donner un âge, en raison du manque de rapport entre son apparence physique et son niveau d'expression.
  • un intérêt pour les couleurs se dessine, 
    • je lui ai donc présenté la première boîte de couleurs pour laquelle elle a témoigné un intérêt certain, et qu'elle vient régulièrement réclamer, même si pour le moment, les mots sont aussi souvent utilisés à "mauvais" qu'à bon escient. 
    • Je lui ai proposé des tris par couleur dans des bols, mais qui se sont limités en fait à une activité de transvasement, 
    • en revanche chez Alexandra les disques sur tiges de couleur ont été manipulés avec beaucoup de soin et de rigueur, et aucun disque n'est resté longtemps sur une tige d'une couleur différente.

Elle adore toujours manger même si son appétit s'avère plus capricieux. 
  • Une passion pour les fruits de toutes sortes dont elle énumère les noms avec application dès qu'elle aperçoit la corbeille à fruits. 
  • La vue d'un morceau de pomme ou de clémentine qui lui serait tendu suffit à la plonger dans un enthousiasme délirant, qu'elle manifeste en se dandinant frénétiquement d'une fesse sur l'autre et en riant d'un rire bien caractéristique.
    • Monsieur Bout a d'ailleurs trouvé à quoi ce rire lui faisait penser... Nous avons en fait droit à un petit Gus, la petite souris replète du Cendrillon de Disney !

L'habillage progresse également, 
  • enfiler des manches la passionne, elle cherche à enfiler son manteau elle-même (avec la technique utilisée par son frère, manteau par terre), et y est déjà parvenue une fois ! (après que je l'ai faite se positionner du bon côté du manteau), 
  • enfiler les moufles de son frère constitue également un chouette passe-temps.
  • et je l'ai déjà retrouvée sans T-Shirt après la sieste... 
  • Là où elle adorait enfiler les bottes de son frère, maintenant elle réussit à enfiler les siennes propres

Enfin, en général, je suis épatée par la capacité de concentration dont elle fait preuve, elle est ainsi capable de rester assise à dessiner pendant un temps fou, et toujours bien sur la feuille; c'est bien confortable parfois ;-) 

Enfin, côté propreté, il lui arrive fréquemment, les matins où je la laisse se balader fesses nues avant de lui remettre sa couche, d'aller d'elle-même s'asseoir sur son pot. Et parfois, c'est pour faire un joli pipi dans la seconde et s'en applaudir vigoureusement. Souvent, c'est pour rien. Et régulièrement aussi, le pipi arrive sur le parquet. Quant aux selles ? Toujours. (sur le parquet)
Peut-être serait-elle bientôt mûre pour une nouvelle tentative de propreté ? Mouais. Ben pas moi.



Le Bébou

Il continue à beaucoup s'intéresser à la numération, il dénombre à qui mieux mieux, et je le trouve régulièrement au milieu de quelques cartes à compter piochées ici. (vous ai-je dit que j'étais amoureuse de ma plastifieuse flambant neuve?)
  • Il n'y a généralement plus guère d'erreur jusqu'au 6, ensuite cela est plus aléatoire. 
  • La suite numérique jusqu'à 10 est à présent maîtrisée sauf exception, et volontiers utilisée (par exemple, quand il s'agit de céder la balançoire à un autre enfant, F. compte jusqu'à 10. Et en plus, c'est tout bénef, car il compte jusqu'à 10, non pas en dénombrant 10 poussées, mais d'affilée, donc on gagne du temps ;-) )
 
A la faveur de deux grosses commandes Montessori, j'ai enfin pu vraiment démarrer la Vie Sensorielle
  • Je lui ai ainsi lui présenté tour rose et escalier marron, un peu tard malheureusement, car à présent l'exercice est trop facile pour lui; et nous nous frayons un chemin à travers les tiroirs du cabinet de géométrie.
  • Je lui ai également présenté les globes et le planisphère de géographie, j'ai un court billet sur le sujet sur le feu

Le pic constaté dans la période sensible de l'ordre perdure, voire s'accentue, 
  • je trouve vraiment intéressant de le voir ainsi prendre en charge son environnement. Et c'est là-dessus que je surfe dans ma nouvelle organisation ménagère !
  • un gros hit de ce mois-ci : le roulage de tapis : ceux de la salle de classe sont roulés avec application... mais il m'arrive régulièrement de retrouver également ceux du salon ou de sa chambre  roulés et rangés dans un coin ;-)

Les progrès se poursuivent également du côté du repérage dans le temps.
  • Notre frise des jours de la semaine, introduite en décembre, connaît beaucoup de succès, F. se l'est à présent très bien appropriée et l'utilise tous les jours. 
  • Du coup j'ai terminé le mois en mettant en place un début de poutre du temps au succès instantané. Là aussi je vais pondre un court billet sur la solution retenue.
  • En revanche, Monsieur Bout n'ayant toujours pas installé le cadran prévu pour cela (je cafte!) nous n'avons pas avancé sur la lecture de l'heure, alors que F. témoigne toujours de l'intérêt pour ce sujet.

Enfin, dans la lignée de mes lectures "Discipline positive", les efforts faits pour aider F. sur le chemin de l'autonomie ont conduit à dépasser un obstacle qui perdurait : ça y est, F. réussit à ôter ses T-Shirt / pulls tout seul ! Suivant les conseils de Jane Nelsen, j'ai pris mon temps pour redécomposer les gestes avec lui, et aiJprocédé par toutes petites étapes (je commence, puis tu finis / tu commences, puis je finis; tu fais la première manche, je fais la seconde,...). Maintenant c'est bon, et c'est bien pratique !

En général, le mois de janvier a été un très beau mois avec le Bébou : 
  • répercussions des vacances, 
  • effets des ateliers Faber & Mazlish, 
  • mise en application des conseils de Jane Nelsen, 
  • plus grande présence paternelle, 
  • seuil des 3 ans 1/2 ? (Clotilde me disait avoir remarqué quelque chose d'approchant vers cet âge chez ses filles)
Les causes peuvent en être multiples, mais l'effet est bien là : nous n'avions pas connu un climat aussi serein, un Bébou aussi apaisé, depuis de longs mois (je dirais juste avant ses 3 ans). 
Climat serein, Bébou coopératif, cherchant et trouvant ses solutions tout seul.. certes il y a eu quelques journées un peu plus difficiles, mais globalement ... nous percevons que quelque chose change, mûrit, et c'est bien agréable. 
Au point que ces derniers jours, nous avons eu plusieurs compliments le concernant, de la part de personnes en visite, ce qui nous a bien réjouis (parce que les compliments des passants dans la rue, ça ne compte pas, tirer des conclusions sur 5 minutes toutes mignonnes c'est bien sympa, mais ça ne révèle rien; alors qu'en l’occurrence, oui, les comportements qui ont abouti à ces louanges étaient à la fois clairement liés aux aspects pour lesquels nous avons nous-mêmes remarqué de nets progrès, et portaient sur des points faisant partie des priorités éducatives que nous nous sommes fixées).

La Gwen
du coup, termine le mois de janvier avec le sourire.
  • Le développement du Bébou, notamment, constitue un encouragement énorme. 
    • Nous avons le sentiment de commencer à récolter les fruits de ces derniers mois de réflexions et d'efforts au niveau éducatif. Nous voyons émerger un enfant plus posé, verbalisant davantage ses émotions, se prenant mieux en charge, prenant également davantage en compte son entourage. 
    • Je dirais que nous avancions à l'aveugle sur la voie que nous avions choisie, un peu comme on escalade une montagne dans le brouillard. Et là, pouf, nous avons le sentiment d'une éclaircie nous montrant le bénéfice du chemin parcouru. La vue est belle, et nous, bien motivés pour continuer ;-). 
    • Bref, le sentiment de devenir peu à peu une maman compétente, ça ne fait pas de mal.
  • Flylady & Bullet Journal se sont admirablement bien conjugués pour me permettre de faire beaucoup de choses ce mois-ci, j'ai le sentiment d'avoir vécu des journées complètes, à la fois efficaces et épanouissantes.
  • Des journées du reste mieux structurées, ménageant leur place aux jeux, aux tâches ménagères, à l'IEF, à des sorties et des rencontres diverses...
  • J'ai d'ailleurs très bien fait de poser mes priorités personnelles en faisant le bilan du mois dernier : blog & sommeil: 
    • ce mois-ci j'ai pris le soin de bloguer régulièrement, et cela m'a fait beaucoup de bien
    • quant au sommeil, j'ai décidé d'inverser la logique. Decent Hour persistant à poser problème, grooos problème même, au lieu de continuer à me flageller et à me dire "tu es fatiguée tu DOIS te coucher tôt; ne va pas te plaindre dans la journée ensuite", j'ai tout simplement tâché de m'offrir 45 minutes de sieste chaque jour où cela a été possible. Ce qui me permet de passer des soirées plus efficaces, voire m'a permis d'avoir l'énergie nécessaire pour aller au lit plus tôt...
  • J'ai pas mal profité de mes créneaux de nounou pour faire de l'utile et de l'agréable : courses, démarches diverses, mais également copines, et, last but not least : créneau piscine hebdomadaire ! (Applause. Et pourtant il y a eu plusieurs fois où sur le chemin-même de la piscine je me concoctais des excuses pour faire demi-tour. Mais non).
 
Moralité : d'attaque pour février !


dimanche 29 janvier 2017

Zut de zut! J'ai cuisiné des salsifis pour la première fois et... c'était (très) bon

Mon panier bio a encore frappé : jeudi soir, j'ai cuisiné des salsifis pour la première fois de ma vie. 

Tout à fait contre mon gré, je vous l'assure.
J'avais pris grand soin de les éviter toutes les fois où ils avaient été proposés jusqu'alors. 
En effet, je ne sais pas ce que ça vous évoque, vous, des salsifis, mais moi je gardais des souvenirs pas glorieux de ceux en conserves servis à la cantine. Donc je n'en avais pas mangé depuis je ne sais combien de temps, mais ça se compte en années, et avec probablement deux chiffres.
Mais cette semaine, je me suis retrouvée victime d'une sombre machination : parmi les légumes proposés dans mon panier bio, il y avait des salsifis et  :
  • endives, 
  • fenouil, 
  • choux de Bruxelles 
  • (ainsi que courge butternut et carottes mais deux légumes pour toute une semaine c'est maigre ; or plus l'habitude de mon panier hebdo s'installe, plus je rechigne à prendre des légumes au Drive pour compléter)
J’exècre les deux premiers au point que, bonne éducation oui mais non, même invitée je n'en mange pas une bouchée. Quant aux troisièmes, là aussi, souvenirs d'enfance peu glorieux... (mais...l'épisode des salsifis va-t-il m'encourager à oser?? Ce serait un comble)

Bref, entre plusieurs maux j'ai choisi le moindre, et j'ai pris des salsifis, en me disant qu'au besoin, si j'avais vraiment trop de mal, je refilerais ça en purée aux enfants. (mère indigne, toujours !)

Pour les préparer, je suis allée puiser mon inspiration ici, mais en improvisant quelques modifications:
  • une fois épluchés, coupés en deux et cuits à la vapeur une vingtaine de minutes 
  • dorés à la poêle dans du beurre
  • j'ai ajouté ail + ciboulette sur la fin... (javais pô de persil)
  • puis, pour accompagner la quinoa qui allait être un peu sèche, j'ai saupoudré d'une grosse cuiller à soupe de farine complète, délayé avec quelques centilitres de lait de chèvre, et zou, salsifis à la crème.
et c'était à se rouler par terre, tout le monde s'en serait bien resservi, moi la première (courageuse mais point téméraire, je n'en avais pris que 500g).

Aucune photo des étapes précédentes, et pour cause : j'étais tellement persuadée que ce serait à peine mangeable au mieux, que ce n'est qu'une fois dans mon assiette que j'ai réalisé qu'en fait j'allais venir vous parler salsifis.

Mais ce n'est pas une bonne nouvelle.
Pas du tout !!


Parce que
  • autant pour les topinambours, j'avais découvert qu'on pouvait se passer d'épluchage, heureuse découverte qui permettait de se jeter à corps perdu dans des petits plats topinambouriens...
  • autant pour les salsifis, l'épluchage est inévitable, la peau est non seulement crade mais coriace, pas comestible pour un sou. A cela s'ajoute le fait que ledit épluchage est d'autant plus relou qu'il vaut mieux, comme conseillé dans la recette dont je me suis inspirée, les éplucher sous l'eau sous peine de trucs gluants dans les mains.

Bref, mon soudain amour pour les salsifis se retrouve en conflit ouvert avec le baobab qui s'épanouit dans ma main.
Devoir choisir entre mon estomac/palais et ma flemme, c'est dur ! 
Demandez donc à un roi de choisir entre sceptre et couronne.