- 1. L'envie de surfer sur la dynamique de nos ateliers Faber & Mazlish, hélas terminés depuis la mi-janvier (et au sujet desquels je vais trèèèès bientôt venir au rapport !)
- 2. Un mail de Capucine, fidèle commentatrice de ce blog, mentionnant le soin qu'elle prend, ces temps-ci, de faire un bilan "parentalité positive" de sa journée
- 3. La découverte d'un tout nouveau blog très très chouette, et de la fille qui se cache derrière : nous nous trouvons mille points communs du point de vue du cheminement (au hasard : elle adore Faber & Mazlish; elle est en train de tomber follement amoureuse de Jane Nelsen), et le bien que cela m'a fait d'y lire des mini-récits d'application de principes et trucs de parentalité positive au sein de sa famille.
Voici comment j'inaugure donc aujourd'hui la série "Une Semaine en Parentalité Positive", qui sera l'occasion pour moi de vous livrer 1, voire 2, brefs épisodes de parentalité positive pour chaque jour de la semaine écoulée.
Je prévois donc,jusqu'à ce que mort s'ensuive pour un temps indéterminé, un billet hebdomadaire mais d'alimentation quotidienne, le but étant d'effectuer mon petit bilan personnel le soir (j'ai même rajouté une case "USEPP" dans ma routine du soir Flylady...), en prenant les notes correspondantes dans le brouillon de billet, pour mise en forme et publication de la rétrospective en fin de semaine.
J'évoquerai plutôt ici des moments où "ça marche", c'est-à-dire où je réussis à utiliser une habileté, ou que je vois les effets de notre "politique éducative" : je veux capitaliser sur ces petits succès de tous les jours pour y puiser enseignements et encouragements.
Mais cela ne m'empêchera pas de partager de temps à autre un bon gros raté, car le but n'est pas non plus de donner une impression de tout-rose-cuicui-les-p'tits-oiseaux. D'autant que relire / analyser les bons gros ratés peut permettre d'en tirer des leçons.
Objectifs :
- alimenter la fameuse bibliothèque d'exemples concrets dont je soulignais déjà l'intérêt il y a quelques temps, et que les points 2 et 3 sont venus me remettre en mémoire
- opérer, pour moi, un retour quotidien sur la journée, sous cet angle : un outil précieux pour ancrer davantage la démarche, et consolider mes acquis, dans la lignée des points 1 et 2.
Je prévois donc,
J'évoquerai plutôt ici des moments où "ça marche", c'est-à-dire où je réussis à utiliser une habileté, ou que je vois les effets de notre "politique éducative" : je veux capitaliser sur ces petits succès de tous les jours pour y puiser enseignements et encouragements.
Mais cela ne m'empêchera pas de partager de temps à autre un bon gros raté, car le but n'est pas non plus de donner une impression de tout-rose-cuicui-les-p'tits-oiseaux. D'autant que relire / analyser les bons gros ratés peut permettre d'en tirer des leçons.
Samedi:
Expédition dans le plus grand parc de Strasbourg, trajet un peu long (15 à 20 bonnes minutes à pieds selon l'aire de jeux choisie), si bien que le retour avec enfant fatigué et affamé est souvent problématique : F. réclame à être porté, pleurniche, fait le zouave.
Ce matin-ci, Monsieur Bout balise le chemin avant: nous aimons y aller mais avons besoin que le retour se passe bien, il a donc le choix de se rendre à ce parc, ou de préférer une aire de jeux plus proche, mais dans le premier cas il faudra qu'il gère sa draisienne sans histoires au retour.
Aller impeccable, jeux, le retour s'amorce et tout de suite : "je veux la poussette".
Excellente réaction de Monsieur Bout
"qu'avons-nous décidé ensemble ce matin",
il manque se rater en poursuivant
"nous avons..."
Je l'interromps bien vite, ayant bien en tête Haim Ginott incitant à la brièveté et Jane Nelsen soulignant que ce genre de rappel doit impérativement rester tout nu et ne pas s'assortir d'un mini sermon : le but étant que le cerveau de l'enfant aille lui même se remémorer la
conversation, se posant ainsi en acteur, et non ne subisse passivement
une avalanche de mots.
Et effectivement, pendant que prestement je rafraîchis la mémoire de Monsieur Bout sur ce point, F., lui, s'est déjà remis en route . Nous aurons un autre épisode relou à mi-chemin (inclusive "je pénètre dans le jardin de parfaits inconnus"), là aussi un bref rappel que nous avions décidé certaines choses avant de partir suffira.
Dimanche :
Ayant gardé un bon souvenir de notre première visite, avec enfants, au Musée d'Art Moderne et Contemporain, nous récidivons, toujours en surfant sur la gratuité des premiers dimanches du mois.
Encore une fois, nous prenons le soin de rappeler les règles avant (pas touche aux œuvres), et dès les premières salles nous soulignons le soin avec lequel F. coopère, d'un compliment descriptif
"je vois un enfant qui tient ses mains derrière son dos".
Lundi :
Au parc, je remarque que le portillon de l'aire de jeux est resté ouvert derrière F., et souhaite qu'il le referme, afin d'éviter que les plus petits (dont sa sœur) ne s'évadent:
1. Décrire le problème : "je vois un portillon ouvert" : rien
2. Donner des renseignements "le portillon doit rester fermé pour que les petits ne puissent pas s'en aller" : rien
3. Venir à lui, poser la main sur son bras doucement (aaah, la force du toucher!), et dire d'un mot "le portillon, F." : banco !
Mardi :
I.
Un Bébou agité dès le matin, et ce d'autant plus qu'il est pressé d'aller réveiller le petit hôte que nous accueillons avec ses parents le temps de la vitrification de leur parquet.
- Responsabiliser sur l'heure et donner des perspectives: quand il y aura un 8 puis un 1 sur l'horloge numérique du four, ils seront réveillés.
- Réaliser qu'on a vu trop juste et que le petit hôte et sa mère n'auront pas émergé à temps.
- Faire diversion le temps que les 8h1? soient passées (profiter lâchement de ce que F ne maîtrise pas encore assez bien le mécanisme de l'heure pour réaliser que 8h2? vient après 8h1? ...)
- Prendre acte de l'agitation de F.et plutôt que de me précipiter pour sortir E. de son lit afin de commencer à petit-déjeuner, proposer et prendre le temps d'une histoire seule avec F. afin de remplir son réservoir d'amour et de l'aider à sortir de la spirale d'excitation dans laquelle il s'enfermait depuis son lever.
II.
Pipi à côté de la cuvette, que j'admire en direct puisqu'il a voulu être accompagné. Ça irait plus vite de faire moi-même...mais... petite description:
"oh, c'est mouillé, là. Tu peux utiliser du papier-toilette
Puis renseignement :
Cela fonctionne mieux quand on appuie vraiment avec"Et hop.
N'empêche que vive le Swish'nSwipe. Son mode d'emploi devrait figurer parmi les trucs avec lesquels les mamans de bébés garçons sortent de la maternité.
Mercredi :
Journée difficile, F. relou et maman peu patiente = langue maternelle qui reprend vite le dessus. La journée sera entrecoupée de moments pas super F&M...Néanmoins
I.
Ladite journée a commencé, chez le Bébou, par un lever trop tôt et du pillage de placard. (le retour. snif)
Lever trop tôt redevenu récurrent ces dernières semaines, alors que disparu pendant les vacances, disparition qui s'était fort plaisamment prolongée les premiers jours de janvier. Je réfléchis et me rappelle que, de fait, début janvier, il est arrivé une fois ou deux que du coup F. ne soit pas réveillé avant le départ au boulot de son père, ratant ainsi leur petit déj entre hommes des jours de semaine (moi pendant ce temps je dors encore un peu, puis me prépare et effectue la première partie de ma routine Flylady; je ne prends le relais qu'au départ de Monsieur).
Serait-ce l'inquiétude de rater ainsi son père qui le réveille aux aurores et le maintient sur le qui-vive, offrant ainsi un terrain favorable au pillage nocturne des placards?
Serait-ce l'inquiétude de rater ainsi son père qui le réveille aux aurores et le maintient sur le qui-vive, offrant ainsi un terrain favorable au pillage nocturne des placards?
Je discute du problème avec lui plus tard dans la journée
"J'ai l'impression que tu es inquiet à l'idée de rater le petit déjeuner avec Papa si tu dors trop longtemps le matin, et que du coup tu n'oses pas dormir le matin alors même que tu es fatigué. Aimerais-tu qu'on décide que, si tu dors au moment du petit-déjeuner de Papa, il vient te réveiller pour petit-déjeuner avec lui ?"
- Oui.
- Comme ça tu peux dormir tranquillement, en étant rassuré sur le fait que tu ne rateras pas Papa."
II.
En fin d'après-midi, alors qu'il joue avec son circuit de train, F. repère de la poussière au fond du coffre contenant les rails. Il décrète "Il faut l'aspirer".
Je me contente de préciser que si il y a encore des petites pièces de train dans le coffre l'aspi les avalera, et zou : mise à l'abri des petites pièces, sortie de l'aspi, passage de l'aspi (j'en ai profité pour lui montrer d'autres recoins poussiéreux de notre salon, hé, maintenant ça ne rigole plus!), rangeage de l'aspi.
Je me contente de préciser que si il y a encore des petites pièces de train dans le coffre l'aspi les avalera, et zou : mise à l'abri des petites pièces, sortie de l'aspi, passage de l'aspi (j'en ai profité pour lui montrer d'autres recoins poussiéreux de notre salon, hé, maintenant ça ne rigole plus!), rangeage de l'aspi.
Jeudi :
I.
Le matin, il a à nouveau pillé les placards mais, après avoir renouvelé la discussion de la veille, il m'en reparle le soir au coucher, en me disant que si il a faim, il ira manger des cracottes (la solution préconisée la veille).
Le matin, il a à nouveau pillé les placards mais, après avoir renouvelé la discussion de la veille, il m'en reparle le soir au coucher, en me disant que si il a faim, il ira manger des cracottes (la solution préconisée la veille).
II.
Le Bébou, vite imité par sa sœur..., s'amuse à cracher sa nourriture au dîner (en faisant pffffffrrrrt, vous savez, le truc que toutes les mamans du monde adorent. Encore plus quand le menu du soir comporte de la quinoa !)
Le Bébou, vite imité par sa sœur..., s'amuse à cracher sa nourriture au dîner (en faisant pffffffrrrrt, vous savez, le truc que toutes les mamans du monde adorent. Encore plus quand le menu du soir comporte de la quinoa !)
"Je n'aime pas ce que je vois - expression de la colère copyright F&Mla nourriture est faite pour être mangée, tu as le choix, tu peux manger la nourriture proprement ou arrêter ton repas
et j'enchaîne
Il y a de la quinoa par terre F.; tiens, voici le rond vert (le petit nom du minipad vert magiiiique)"
Et hop, je l'ai aidé à sa demande pour qu'il apprenne à bien rassembler tous les petits machins avant de les pincer avec le rond vert pour les mettre à la poubelle.
Et ce fut clos.
Vendredi:
I.
Il s'est levé le matin... pour aller manger des cracottes ;-)
II.
Fin d'après-midi pluvieuse au Vaisseau, file vers le secteur de l'eau, puis revient aussi sec avec dans une main deux tabliers, dans l'autre la main de sa sœur, pour que je les habille tous les deux.
III.
Il s'est levé le matin... pour aller manger des cracottes ;-)
II.
Fin d'après-midi pluvieuse au Vaisseau, file vers le secteur de l'eau, puis revient aussi sec avec dans une main deux tabliers, dans l'autre la main de sa sœur, pour que je les habille tous les deux.
III.
Le soir, il s'amuse subitement à balancer par terre tous les vêtements d'enfants entamés, entreposés sur un coffre de l'entrée (évidemment vite épaulé par sa sœur).
Cela irait plus vite de m'énerver puis de ramasser moi-même, à la place de quoi j'exprime mon mécontentement de manière claire mais pas agressive :
Cela irait plus vite de m'énerver puis de ramasser moi-même, à la place de quoi j'exprime mon mécontentement de manière claire mais pas agressive :
"ça me rend furieuse de voir l'entrée en bazar, je n'aime pas devoir reranger derrière vous"et hop, ils s'y mettent tous les deux.
En définitive : une semaine un peu plus compliquée que celles de janvier au départ, mais de nouveau, décider de se mettre en mode constructif et non énervé/ répressif a permis de détendre les choses au fil des jours.








