dimanche 19 juin 2016

Château de Rastatt avec des enfants [soupir] et enseignements

Ce samedi, dans le but de profiter une dernière fois de nos Museum Pass avant leur expiration la semaine prochaine, nous avons fait un saut de l'autre côté de la frontière afin d'aller visiter le Château de Rastatt, à 3/4h de chez nous.

Très chouette résidence du 18ème siècle, une série de pièces d'apparat, de style baroque, très sympa à visiter (le billet donne par ailleurs accès à une série d'expositions sur l'art de la défense, qui présente aussi un certain intérêt)...
Très sympa, voui...mais pas forcément pour tous les publics!

Bon à savoir
  • Château bordé par un parc sympa aux pelouses attrayantes (et autorisées - nous sommes en Allemagne...), qui, si la météo avait été moins humide, auraient été parfaites pour notre pique-nique; en revanche, pas d'aire de jeux à proximité (selon la fille de l'accueil)

Mais surtout : dès notre arrivée, les deux points suivants nous ont un peu inquiétés
  • Poussettes interdites alors qu'une résidence de ce style offre de grands espaces qui seraient tout à fait compatibles avec une poussette, considération qui avait pesé dans notre choix de visiter ce château (notre première tentative de visite du Haut-Koenigsbourg nous avait à l'époque ouvert les yeux sur le fait que chateau moyen-âgeux et ses cent escaliers + poussette = pas combinaison gagnante) 
  • Visite possible uniquement avec visite guidée (visite guidée proposée uniquement en allemand, du reste... pour nous cela ne pose pas de problème, mais c'est bon à savoir et assez curieux au vu de la proximité du château avec la frontière !)

Qu'à cela ne tienne, nous avons quand même tenté notre chance, en sortant Bébou de sa poussette (la Bébounette étant tranquillement casée dans le Mei-Tai)

Verdict: cette visite est i-dé-a-le pour les jeunes enfants, et s'est révélée par-fai-te-ment adaptée aux nôtres :
  • Des tas de portes avec tout plein de systèmes de fermeture différents, mais que seule la guide est habilitée à actionner
  • Un grand nombre de fenêtres qu'il est hors de question d'ouvrir (d'ailleurs, vous ai-je dit que l'un des plus chouettes trucs de notre récent voyage était les différents systèmes de volets que F. a pu expérimenter ? Apprentissage méga-rapide du mot "manivelle", notamment, et musclage des bras par actionnage répété desdites manivelles...)
  • De chouettes sièges en tapisserie sur lesquels on n'a pas le droit de s'asseoir et encore moins de grimper
  • De splendides rideaux de lits à baldaquin qu'on ne peut bien entendu ni fermer ni secouer ni même toucher pour constater que "c'est tout doux"
  • Quelques jolis meubles en marqueterie, avec de jolis tiroirs bien attirants
  • De somptueux parquets pour faire des glissades
  • Des grands espaces, avec beaucoup de hauteur de plafond, peu meublés, offrant une caisse de résonance dont les effets ont beaucoup intéressé le Bébou qui a souvent souhaité les tester
  • ceci, rappelons-le, dans le cadre d'une visite guidée; avec des explications aussi intéressantes qu'aisément couvertes par les vocalises d'une Bébounette, stimulées par les tests d'écho réalisés par son frère
= le palais de... la frustration.

A noter toutefois : une guide toute gentille et super compréhensive qui a cherché à nous mettre à l'aise 
  • en disant qu'évidemment avec cette interdiction des poussettes ça créait des problèmes là où il n'y en aurait pas eu, qu'elle n'arrêtait pas de le remonter au dessus mais sans être écoutée 
  • en parlant de ses pires visites avec sa propre fille
  • en s'intéressant aux enfants et en essayant ses quelques mots de français sur F.
et un groupe au demeurant très coopératif, qui ne nous a pas fait une seule remarque, et dont plusieurs membres sont même venus faire moult risettes à la Bébounette (faut dire, celle-ci nous aide bien, comme elle est tout sourires l'atout séduction/"n'en voulez pas à mes parents et mon frère" joue à fond)

Mais bon, quand au milieu de la visite elle a du abandonner le groupe pour conduire Monsieur Bout jusqu'aux WC (tout en bas) parce que "Pipi ! Pipi !!" pour F. , ça l'a un peu stressée... et ça a achevé Monsieur Bout qui est resté jouer dehors avec le Bébou jusqu'à la fin de la visite. 

Bref, succès total.


Moralité (parce que tant qu'à faire, autant en tirer des enseignements utiles pour l'avenir) - non et puis nous rouspétons, mais c'était chouette quand même : au retour nous en avons profité pour faire un plein de courses chez Lidl version deutsch, ça valait le coup !
  • nous en ressortons confortés dans notre décision de ne pas prolonger nos Museumpass (j'hésitais ici); Monsieur Bout était même d'avis de ne plus tenter une seule visite avant la majorité des enfants, mais bon, le temps faisant son œuvre, hein, ...
  • je sais désormais qu'avant de prévoir une visite de ce genre, je prendrai le temps de passer un coup de fil pour vérifier que les poussettes sont bien autorisées
  • et/ou nous privilégierons des sorties dans des châteaux bien en ruine permettant à F. de les escalader, les toucher, etc; tout son saoul

et puis je vous demande : pour visiter des trucs avec de très jeunes enfants, avez-vous d'autres tuyaux, astuces et recommandations ?!

samedi 18 juin 2016

Chasse à la nounou - and the winner is...

C'est juste (1 ou 2 heures) avant notre départ pour le Far West que nous avons fixé notre choix concernant notre nouvelle nounou, puisque le seul créneau que j'aie pu trouver pour faire rencontrer la finaliste à Monsieur Bout était le samedi matin de notre départ, au milieu des valises et tout et tout (horaires de fou, toujours...)

J'avais rencontré deux personnes,
  • l'une par le biais d'un site de cooptation,
  • l'autre par le biais de O².

Entretien avec MmeO² :
  • background hyper solide : EJE de formation, a bossé en crèche, halte-garderie, lieu multi-accueil, y compris en tant que responsable
  • expérience de la garde à domicile :
    • le pratique depuis 2 ans (en a eu marre de "l'usine" de la collectivité),
    • sur des fratries de 2 ou 3;
    • mais généralement sur des durées / journées plus courtes que les 10h que je propose.
  • Montessori : durant sa formation, avait choisi l'option "Montessori" dans la matière où il fallait approfondir un pédagogue.
    • il s'agit d'une bonne teinture qu'elle a transmise ensuite dans les premiers lieux où elle a bossé, mais n'a pas pu appliquer dans son dernier emploi en collectivité, ce qui a été pour quelque chose dans son départ (discussion très intéressante sur la priorité donnée par sses collègues à la satisfaction du parent par la livraison régulière d'oeuvre, dessins, bricolages, imposés aux enfants et totalement téléguidés par les adultes)
    • elle n'est donc pas formée à l'utilisation du matériel Montessori, mais imprégnée et convaincue de la philosophie (elle avait d'ailleurs postulé pour travailler dans une école Montessori qui s'ouvrait dans la région), ce qui est bien plus précieux que l'inverse
  • Chaleureuse, spontanée, style plutôt calme et enjoué, évoque spontanément l'importance de ne pas rechercher en permanence le rapport de force avec l'enfant, même si je pense que sur certains points elle pourrait être plus "stricte" que nous. Je l'ai invitée à s'exprimer sur du vécu concret avec ses familles actuelles, elle m'a ainsi parlé des soucis qu'elle a eu à gérer dans une famille où la garde est alternée et où les enfants se montrent très perturbés par la séparation des parents
  • un bon niveau socio-culturel mais aussi "intellectuel", nos échanges étaient riches, sur un pied d'égalité, et elle a mentionné d'elle-même son intérêt pour lire des bouquins, j'ai donc sauté sur l'occasion pour lui proposer de lire celui qui nous inspirait le plus, ce qu'elle a accepté très volontiers
  • En avait marre des horaires "hâchés" qu'elle a eus avec O2 depuis le départ, avait donc tapé du point sur la table en demandant quelque chose de plus stable : nous ! Du coup elle se calera sur notre planning et continuera à travailler chez ses anciennes familles uniquement sur les disponibilités que nous lui laisserons. Mes incertitudes concernant la période post novembre ne la dérangent donc pas, et nous nous sommes simplement entendues sur le fait qu'a priori je m'abstiendrais de la solliciter les mercredis (si exceptionnellement une intervention tombe sur ce créneau je trouverai bien une solution ponctuelle).
  • elle s'est montrée souple et pleine d'humour face à la difficulté d'organiser un créneau pour lui faire rencontrer Monsieur Bout
  • en revanche, elle ne restera pas longtemps chez nous je pense... elle est au fond surqualifiée pour ce qu'elle fait en ce moment, et son  projet à moyen terme est de monter un projet de micro-crèche. Mais comme nous en avons convenu avec Monsieur Bout :
    • 1. On ne sait pas de quoi l'avenir sera fait, ni pour elle, ni pour nous
    • 2. Mieux vaut quelqu'un de bien pendant 1 ou 2 ans que quelqu'un de moyen pendant 3 ou 4...

L'entretien a duré pas loin de 2h, d'abord de manière structurée, concernant son expérience, ses "convictions" éducatives, puis est rapidement devenu plus souple, une conversation au cours de laquelle nous avons abordé différents points tels que la discipline, la nourriture, les activités...
 
Ledit entretien se déroulant sur la sieste, nous avons terminé par le réveil des enfants, avec qui elle a tout de suite su rentrer en contact de manière très spontanée.
Vous l'aurez compris, elle me plaisait bien, et présentait de nombreuses garanties qui manquaient à la seconde sur le papier, mais je tenais à comparer.
 
 
J'ai donc rencontré cette deuxième personne, Mlle EmploiDirect.
  • relationnel beaucoup moins spontané, toute gentille mais assez effacée, presque un peu tristoune (alors que Mme O² s'était perdue dans l'immeuble - je me suis sentie moins seule, tiens - et nous avions rigolé à ce propos)
  • mes doutes concernant le peu de garanties offert par son parcours (éducatrice spécialisée qui s'est aperçue dès sa formation en alternance que bosser en foyer avec des enfants à problèmes âgés de 8 à 15 ans ne lui convenait pas, et qui depuis s'est occupée de personnes âgées) se sont plutôt confirmés : rien dans son expérience ni dans son mode de fonctionnement ne m'a rassurée sur le fait que des journées de 10h de suite avec deux enfants ne seraient pas également trop difficiles à gérer émotionnellement pour elle 
  • comme le seul point sur lequel elle pouvait éventuellement faire la différence était du coup un éventuel enthousiasme pour la parentalité positive, et une envie délirante de s'y former, j'ai beaucoup axé l'entretien sur ce point, soulignant les différences avec une éducation traditionnelle. Elle a semblé intéressée sur le coup.
  • Le premier contact avec les enfants s'est bien passé en tant que tel, dans le sens que F. et E. sont très sociables et l'ont bien accueillie, mais sans qu'elle-même démontre la même capacité que Mme O² à aller vers eux et se mettre à leur niveau.
La balance penchait donc clairement en faveur de Mme O²... ce qui s'est confirmé dès le lendemain puisque Mlle EmploiDirect m'a rappelée pour se désister, avançant d'abord les motifs d'horaire (je lui avais parlé de mon éventuelle réduction du nombre d'heures passé le mois de novembre) puis expliquant que l'approche éducative de lui convenait pas non plus. Impeccable, je préférais qu'elle me dise les choses.
Il semble d'ailleurs que notre entretien l'ait faite réfléchir sur ses capacités réelles puisque j'ai ensuite vu reparaître une annonce de sa part sur le site de cooptation par lequel nous étions rentrées en relation, non plus orientée vers la garde d'enfants, mais uniquement vers l'accompagnement de personnes âgées. Une réorientation qui me semble cohérente avec ce qu'il me semble avoir perçu de son tempérament.
Madame O² est donc la grande gagnante de notre Nounou Academy, et nous commençons sans plus attendre l'adaptation afin qu'elle soit en mesure de prendre le relais de notre ass mat fin juillet : premier créneau lundi après-midi, nous allons passer un maximum de temps ensemble afin qu'elle puisse s'imprégner de notre mode de fonctionnement.
J'avoue que je suis bien soulagée de ce résultat, même si l'aspect financier me poussait à espérer que Mlle EmploiDirect ferait l'affaire!
Ah, j'en profite pour avouer, à ma grande honte, qu'à force de vous montrer de sublime calculs, je mets aussi des énormités.
Par exemple ma simulation sur 13h/semaine pour la période post 50%, , partait sur une base de 13 x 4 = ... 62h. Ouiouioui. Mea culpa moi, je rectifie donc et voici donc ce que ça donne avec une base à 52h/mois. C'est curieusement beaucoup plus confortable, en plus.

 
Je vous raconterai nos débuts, 
je suis très curieuse de voir ce que ça donne, 
    j'ai hâte de pouvoir discuter Faber & Mazlish avec elle,
         je jubile à l'idée d'arrêter de trimballer les enfants et
              je compte les jours : plus que dix petits jours de garde chez notre assistante maternelle !

jeudi 16 juin 2016

Nos petites vacances / Away we go

Me revoici pour un petit aperçu de notre dizaine de jours de vacances.
Des vacances propices à l'appréciation des apports de courants tels que le "roadschooling", variante IEF que j'avais découverte ici.

Voyage voyage
et...

  • ...premières fois
pour la Bébounette :
  • premiers pas ! Nous les sentions arriver gros comme une maison. Sur l'aire d'autoroute où nous avons déjeuné, probablement inspirée par la poésie des lieux (et loin des projecteurs / appareils photo, bien entendu), la miss s'est lancée... Elle a pratiqué avec assiduité tout au long de nos déplacements.
  • première plage ! E. a consciencieusement goûté au sable et s'est emparé des pelles avec conviction
  • premières aires de jeux : chez nous c'est terre (boue) et poussière, avec morceaux de trucs non-identifiés, j'hésite souvent à la déposer vu tout ce qu'elle porte à la bouche; là c'était sable et graviers, la miss en a bien profité...


pour le Bébou : premier dessin figuratif !
"je dessine un nuage!"

pour la Gwen :
  • premier voyage avec un GPS !! J'avais enfin fini de programmer mon IPhone de boulot pour l'occasion [insérez ici des applaudissements frénétiques], histoire de le relier à internet (ne riez pas). Heureusement, parce que sinon je serais encore pommée quelque part entre Bretagne et Normandie. Ch'est pas mal en fait ce truc (ne pouffez pas, non plus. Mais vous pouvez me regarder d'un air condescendant).
  • première utilisation de Blablacar
    • Depuis que nous avons une voiture, nous avons toujours voyagé à plein.. mais en l'occurrence, autant la route est-ouest et ouest-est se faisait avec Monsieur Bout, puisque c'est d'un aéroport du Far West que nous le faisions décoller et atterrir pour son séminaire, autant le trajet intermédiaire Bretagne - Normandie allait devoir se faire seule. Depuis que je me sais atteinte (d'une forme heureusement légère) de narcolepsie, je ne me fais plus trop confiance pour gérer seule 4h de route.
    • Sur la seconde moitié du trajet, j'ai donc récupéré une covoit très sympa avec qui nous avons discuté IEF, parcours de vie (avantages et inconvénients de se marier jeune) et surtout reconversion pro car elle était en plein dedans. Nous avons donc profité de la route pour la préparer à son oral d'admission à l'école qu'elle vise... Mais je n'ai, au fond, pas fait grand chose. Mon rôle s'est surtout borné à la rassurer sur le fait qu'elle avait tout bon! En effet j'ai été épatée d'à quel point sa démarche était construite, étayée, solide... Elle avait actionné tous les leviers que je suggère aux personnes que j'accompagne généralement sur ce genre de chemin :
      • rencontrer des gens qui font le métier, des gens qui y forment, des gens qui seront ses futurs clients / partenaires,
      • les observer dans la partie de leurs fonctions qui touchent au produit qui la concerne, 
      • se renseigner sur les techniques, évaluer le gap à franchir à ce niveau et l'intérêt des apprentissages,
      • se renseigner sur le niveau de vie et réfléchir aux implications pour elle (dans son cas, elle va diviser son revenu par 2),
      • confronter ce qui sera son quotidien avec ce qu'elle a vécu jusqu'à présent et ce qu'elle aime,
      • rechercher et trouver des stages dans le domaine...
      • tout bon, je vous dis !
  • Première prise d'autostoppeur en France : M'y étant pris un peu à la dernière minute (et ayant zappé une demande qu'on m'avait faite mais que je n'ai vue qu'une fois partie - oui il s'agissait de mes débuts, hein, l'expertise est encore loin...), je n'avais pas de passager Blablacar pour la première partie du trajet, ce qui m'inquiétait un peu. Et puis pouf, 5 min après avoir pris la route, j'aperçois une autostoppeuse cherchant à se rendre dans la ville où j'allais récupérer ma Blablacareuse. Elle avait l'air sympa, son sac était de dimensions raisonnables, zou. Nous avons causé Montessori, IEF, orientation professionnelle, management et RH...
  • ...Bavardages
Les conversations susnommées bien entendu
mais aussi
  • c'est ce que nous aimons avec Monsieur Bout (et l'une des raisons pour lesquelles, même pour certains voyages pas à plein, nous n'avions jusqu'à présent jamais proposé de place sur Blablacar) : les longs trajets en voiture, c'est autant de temps à deux, que nous pouvons passer à nous parler !!! Nous en avons profité, et cela nous a notamment permis de rediscuter à fond de nos perspectives budgétaires (qui en avaient bien besoin) et de nous mettre d'accord sur les coupes à opérer.
  • avec le Bébou, quelle pipelette ! Nous avons passé pas mal de temps à repérer les marques de voitures que nous doublions, et il est au taquet dès qu'une "zéolienne" apparaît dans son champ de vision.
  • avec les potes !! Nous avons fait la tournée, même si il n'était pas possible de voir tout le monde...et rentrons tout pleins de ces beaux moments
  • avec les ex-collègues, pour moi ! Un beau moment passé sur mon ancien lieu de travail (merci à notre ex voisine qui m'a gardé les enfants pendant ce temps, l'usine étant interdite aux moins de 16 ans), à causer avec mes anciens collègues, mes anciens chefs (une de ces conversations fera d'ailleurs l'objet d'un billet dont je vous livre déjà le titre accrocheur "Qui peut le plus, peut (être heureuse avec) le moins". Ici! )
  • entre enfants ! Observer F. interagir avec différents enfants... Écouter les dialogues, le surprendre debout, le soir, à côté du lit du fils de notre copine, en pleine causette..
  • ... Shopping :
Tant qu'à traverser la France, j'en ai profité pour regarder si l'herbe n'était pas plus verte moins chère ailleurs, et nous avons donc fait une halte sur le chemin du retour pour attraper le vélo qui constituera le cadeau d'anniversaire de F. . Une marque peu répandue et méga chère à l'achat neuf.
  • ... Possibilités différentes :
plage, aires de jeux... 
mais aussi autant de jouets qu'en d'autres temps j'aurais souhaité acheter. Je me suis bornée à observer avec intérêt mon F. qui s'éclatait avec, en appréciant qu'il ait cette possibilité (Mamandala j'ai pensé à toi et tout particulièrement au point n°5 de ton sublime article).
  • ... Sujets de réflexion :
3 familles d'amis différentes nous ont accueillis au cours de ce périple, 3 styles d'éducation différents.
  • L'occasion d'apprécier d'être tout à fait sur la même longueur d'onde avec Clotilde, et d'échanger avec elle sur des manières de gérer tel ou tel point,
  • l'occasion de reconsidérer nos choix ou de les confirmer, quand nous observions des différences ici et ailleurs !
  • Et le petit moment de haine pure à l'évocation du tout récent changement vers un lit de grand du fils de la marraine d'E....fiston qui s'est relevé une fois, au bout de 3 jours.
  • dans tous les cas, ça m'a donné envie de revoir le film "Away we go" que nous avions vu il y a plusieurs années...

Quoi qu'il en soit, un rappel salutaire / une remise en perspective bien nécessaire : on se demande toujours si c'est "à cause de nous" que nos gosses se montrent si relous parfois (et il ne manque jamais de personnes pour le suggérer à des parents fatigués), mais observer 3 familles différentes, permet de se rappeler que, quel que soit le style d'éducation, gérer des petits enfants c'est fatigant et difficile.. et que le moins difficile est encore de faire ce qui nous semble bon à nous !

Et, quand même, une nouvelle résolution: nous allons re(re-re-re)voir notre routine du soir avec l'objectif ferme de coucher les enfants plus tôt. Les soirées apéro avec les potes nous ont rappelé le bonheur qu'il y a à disposer d'une vraie soirée entre adultes, nous allons mettre en œuvre le nécessaire pour rétablir cela chez nous.

Bilan

Nous rentrons avec des souvenirs pleins la tête, et avons en outre réussi à faire voir à nos enfants leurs marraines respectives.
Nous rentrons crevés : des vacances épuisantes, encore que le ratio adultes / enfants se soit amélioré au fur et à mesure (chez Clotilde : 2 adultes pour 5 enfants, en Normandie : 3 adultes pour 4 enfants, chez la marraine de E. 4 adultes pour 3 enfants - peinaaards).
Car oui, tout est plus fatigant avec les enfants que sans, et on ne fait pas forcément tout ce qu'on aurait fait sans (par exemple j'ai moins mangé de fruits de mer que prévu, gros SNIF).  Mais entre voyager en mode dégradé et se priver de voyages (à l'exception de quelques moments à deux de temps en temps) pendant les 15 prochaines années ?
Mon cœur ne balance pas une seconde.
Quand est-ce qu'on repart ?

mercredi 15 juin 2016

Home, sweet home !

Ça y est, nous sommes de retour chez nous ;-)
 
 
J’ai hâte de revenir animer un peu ce blog, bien délaissé pendant notre odyssée qui fut chouette mais pas spécialement reposante ni propice à passer de longues heures devant un PC.
 
Je projette de venir partager ici, dans les jours à venir :
  • quelques moments, petits bonheurs et grandes réflexions de cette dizaine de jours de vacances
  • le choix de la nounou, enfin
  • le 4ème volet de la budgétisation de l’IEF
  • et j’ai aussi sur le feu un nouvel épisode de la série « Travailler pour… »
 
Mais c’est pas gagné, car sur ma to-do list des prochains jours, figurent également :
  • La préparation d’un RDV (mercredi prochain) dans l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel j’étais intervenue l’an dernier : je leur avais envoyé des propositions de modules il y a quelques semaines, à présent il s’agit d'en discuter et de voir ensemble comment nous allons collaborer l’an prochain. Il me faut donc retravailler lesdites propositions, les argumentaires associés, et arriver avec quelques petites choses concrètes à montrer…
  • Le démarchage d’une ou deux autres écoles, sur les mêmes bases
  • La préparation de 3-4 jours de voyage « en amoureux » cet été, quand nous laisserons les enfants à mes parents : nous visons Prague, mais je n’ai RIEN préparé, donc à voir si le prix des billets ne va pas avoir trop grimpé déjà. Par ailleurs je crains la foule (visiter une ville coincée entre des cars de Chinois et des groupes d’Américains me fait moyen rêver)… Si vous avez des tuyaux, dites, dites ! et si pas Prague car trop cher, il me faut une chouette solution de repli
  • Le trouvage d'un hébergement pour un mariage prévu dans 4 semaines (aaaargh) 
  • Les débuts de l’adaptation avec notre future nouvelle nounou
  • L’envoi des 2000 (approx.) cadeaux de naissance que j’ai en retard. Ces gens qui font des bébés, c’est fou ! :D. Notez : j’ai les cadeaux, hein, il faut juste les emballer, mettre la bonne adresse (pas comme lors des remerciements pour les cadeaux reçus pour la Bénounette, où j’ai interverti deux cartes…), et apporter les colis à La Poste
  • Le redémarrage Flylady (ce qui vous vaudra une série de billets sur le sujet, par la même occasion)
  • Concomitamment, la préparation de la salle de classe.
 
Hum.
Ah, et puis je bosse de temps à autre, aussi.
 
Ca fait beaucoup, hein ? Je pense que les deux derniers points vont devoir être décalés de la catégorie « dans les prochains jours » à « dans les prochaines semaines »…
Et que mes journées vont devoir faire 32h.
 
  

mercredi 8 juin 2016

Chouette jouet : toboggan à boule (vs. toboggan à billes)

Un article rapide (sous le soleil normand !) pour venir vous présenter le cadeau d'anniversaire que nous avons offert à la Bébounette: un circuit / toboggan à boules.

Je lorgnais sur cet objet depuis longtemps, et notamment depuis la lecture de son apologie chez Elsa.

J'ai finalement sauté le pas pour l'anniversaire de notre Bébounette fin mai, après moult hésitations :
  • le modèle présenté par Elsa m'attirait, mais certains des reproches parfois formulés sur amazon (stabilité pouvant laisser à désirer, xylophone pas toujours bien audible) me faisaient hésiter au vu du prix.
  • Les modèles disponibles sur leboncoin contenaient beaucoup trop de plastique à mon goût,
  • j'ai donc continué à fouiner et fini par me décider pour un toboggan de la marque allemande Trihorse, pas gratuit non plus mais qui (une fois pris en compte les frais de livraison - pour quelqu'un habitant en Allemagne l'économie serait autrement plus substantielle) m'a permis d'économiser une bonne dizaine d'euros par rapport à mon projet initial.


Verdict :


En plein dans le mille !

 






















Outre la série d'avantages détaillée par Elsa et qui se vérifie effectivement chez nous, voici les spécificités que j'apprécie énormément chez notre toboggan :
  • très joli, tout est en bois, et les finitions sont impeccables
  • des accessoires bien pensés
    • fourni avec 4 boules en bois + une fleur + un espèce de petit pantin :
      • ces deux derniers accessoires roulent chacun à leur vitesse et cela permet donc de varier les plaisirs, et d'observer avec intérêt comment ils sont rattrapés ou semés par les boules, ou comment ils viennent bloquer la course de celles-ci.
      • Le diamètre des boules est par ailleurs très adapté aux petites mains et bien trop gros pour les petites bouches.
    • en supplément, possibilité d'acheter un lot d'accessoires complémentaires comprenant une locomotive avec son wagon (qu'il est même possible de personnaliser avec le prénom de l'enfant), et un accessoire comportant un grelot; je n'ai pas investi dedans mais j'aurais pu... et n'écarte pas l'idée de compléter plus tard !
  • très stable : stabilité amplement testée par la Bébounette qui se hisse à tout ce qu'elle peut afin de se mettre debout. Le toboggan lui est tombé une fois dessus... la fois où il était positionné sur un tabouret le temps de nettoyer le sol ! Cette stabilité permet ainsi à notre Trihorse d'être vraiment adapté aux 12 petits mois de la Bébounette et à un jeu en autonomie dès cet âge, puisque point besoin d'une présence adulte pour assurer la sécurité sur ce plan-là.
  • et surtout : idéal pour des jeux en commun. C'était mon objectif principal, je cherchais un jouet qui intéresse les deux enfants, et auquel les deux enfants puissent jouer ensemble. Ce toboggan a autant de succès chez F. que chez E.,
    • chacun des deux s'y intéresse indépendamment de l'autre (au point qu'il est hors de question qu'il passe la nuit dans leur chambre,  pourquoi rester couché quand un tel aimant nous attire hors du lit ? )
    • mais cet intérêt se trouve renforcé par celui témoigné par le frangin. E. adore regarder son frère faire rouler tous les éléments, s'empresse de l'imiter, court partout (à 4 pattes) à la recherche des boules, les lui rapporte, F. explique avec patience à E. où positionner les boules...
  • Jeux en commun avec les adultes aussi, du reste : nous nous retrouvons nous aussi assis sur notre parquet à faire inlassablement descendre boules, fleur et petit bonhomme, c'est joli, ça relaxe, peut-être un petit côté régressif? Qu'importe, je m'éclate avec mes boules et j'assume :-)
Ce succès vient donc répondre à une de mes interrogations existentielles formulées cet hiver déjà.
En effet, j'avais évoqué l'intérêt d'un toboggan à boules avec le parrain de F. peu avant Noel, puisque celui-ci cherchait des idées pour son filleul. Mais le téléphone arabe aidant (c'est Monsieur Bout qui avait transmis ma suggestion), c'est finalement un toboggan à billes que F. avait trouvé sous le sapin.
Afficher l'image d'origineUn chouette jouet lui aussi, avec lequel Monsieur Bout et ses frères se sont éclatés pendant plusieurs jours.
Mais pour lequel la recommandation d'âge spécifiée sur la boîte (4-7 ans) me semble effectivement adaptée (quoique... comme dit à l'instant, on s'amuse avec bien au-delà de 7 ans ;-) ) : à 2 ans 1/2 à l'époque, 3 ans maintenant, construire tout un circuit cohérent nécessitant d'empiler plusieurs éléments, et prendre en compte la pente nécessaire pour permettre à la boule de rouler, est encore hors de portée de F. .
Pas moyen de jouer en autonomie, il a surtout regardé son père et ses oncles construire, et a confirmé ma préférence initiale pour un toboggan à boules en s'animant au moment de faire rouler les billes.(billes, et non boules, donc petites, roulant partout surtout sous les meubles, se perdant aisément, et potentiellement faciles à avaler)
J'ai donc mis à l'écart le toboggan à billes pour le ressortir quand il sera temps, et le toboggan à boule règne sans partage.




vendredi 3 juin 2016

Point - progression en mai 2016

Et voilà la fin du joli mois de mai (joli, on repassera... comme dans pas mal de coins de France et de Navarre, nous avons alterné les jours prometteurs avec des jours pluvieux et/ou bien frisquets, j'ai donc assez systématiquement filé des manches longues et un pull épais à F. dans le premier cas, et laissé F. en short et sans manteau dans le 2ème. Mère indigne un jour, mère indigne toujours !)

Mille nouveautés pour la Bébounette !

Bon, tout d'abord, nous avons fêté ses un an la semaine dernière...
Que d'émotions !
Amplifiées par la naissance, la veille, d'une filleule pour Monsieur Bout, naissance qui nous a valu d'accueillir le frère aîné en pleine nuit... Parallélisme parfait pour me replonger dans les souvenirs de la nuit si douce (enfin, si on oublie les contractions...) qui avait abouti à la naissance de notre Bébounette, un an moins un jour plus tôt.
Je reviendrai vous présenter le cadeau de la miss bientôt ! (j'en suis trop fière, j'ai tapé en plein dans le mille).

Ce mois-ci, nous avons admiré E. sans plus finir, et avons été impressionnés pala vitesse à laquelle elle progresse au niveau moteur (qu'elle en profite, remarquez, peu importe la vitesse, elle au moins quand elle se fait flasher en pleine action ça ne lui coûte pas un radis)
Nous comparons allègrement avec le Bébou au même âge. Je dis "allègrement" car c'est assumé : il ne s'agit pas de les mettre en compétition - et nous évitons de faire cela à proximité des petites oreilles - mais plutôt de nous repaître du meilleur exemple que nous ayons, à notre niveau, du fait que chaque enfant a son propre rythme, un élément qui n'est pas sans peser dans notre choix de l'IEF... 
Par ailleurs, nous ne nous lassons pas d'observer à quel point elle est "aspirée", dans son développement, par la présence, l'exemple, l'interaction avec son frère. Notre illustration-maison du concept de la zone proximale de développement !
  • Les timides déplacements latéraux initiés le mois dernier sont rapidement devenus monnaie courante, avant que ceux-ci aient lieu de moins en moins latéralement, et avec un appui à une seule main. 
  • Depuis une semaine E. s'est emparée du vieux trotteur de son frère, que nous avons gardé (ooooouh là, paaas bien, motricité-libre-hérétique !), mais avec lequel elle s'éclate et traverse tout l'appartement, sachant s'arc-bouter pour négocier virages et demi-tours. Elle monte même dessus les deux pieds sur la selle, se tenant aux poignées, sans se casser la figure, même quand elle se dandine ! (ça m'épate, je suis sûre que si je tentais l'aventure le trotteur s'écroulerait sous mon poids je me mangerais le sol violemment). 
  • Le 24 mai, nous l'avons observée pour la première fois lâcher les mains en station debout, la position "surfeuse" a rejoint les classiques, et à présent elle se sent suffisamment à l'aise pour observer tout à son aise des objets en position debout.
Bref, la marche nous pend au nez, pour tout vous dire dimanche soir j'étais au désespoir de devoir bosser le lendemain, elle semblait tellement prête à se lancer que j'étais persuadée que son ass mat allait y avoir droit le lendemain. Finalement non, mais nous ne perdons rien pour attendre...

Autre nouveauté : E. a finalement décidé de commencer à investir dans l'industrie de la dent. La première a donc vu le jour le 12 mai, et moi qui me targuais d'y avoir échappé avec F., j'ai pu faire l'expérience des premières morsures durant la tétée. Su-per.
Le truc c'est qu'en plus ça la travaille tellement qu'elle a les fesses en feu (jamais vu ça avec F.! Heureusement que grâce à lui je sais que les couches lavables ne sont donc pas nécessairement en faute, y aurait de quoi m'en détourner...), la pauvrette !

Progrès dans l'interaction, en plus de tourner les mains quand on chante "les marionnettes", elle les ouvre et les ferme, et/ou les agite, pour dire au-revoir (rhooooo). Et elle bavasse, elle bavasse...

Sa maîtrise de la boîte de permanence de l'objet s'améliore de jour en jour, elle en est aux cylindres et réussit régulièrement à en caser un à l'intérieur.
Par ailleurs, il faut que je regarde ce que j'ai comme puzzle (je n'ai pas les plus basiques Montessori) car elle a montré clairement son intérêt en allant d'elle-même, de manière répétée, ôter et replacer à sa place le cercle rouge central de ce puzzle de F.



Bref, Bébounette grandit en âge et en beauté...





Et le Bébou aussi !

Beaucoup d'avancées dans l'autonomisation, notamment autour des soins du corps, et ceci en particulier sur la fin du mois. Coïncidence ou pas... depuis que je prête beaucoup d'attention à ne pas faire...
  • les dent sont de mieux en mieux lavées, notamment celles du haut qui étaient souvent de grandes oubliées
  • la propreté: les accidents avec lesquels nous avons renoués il y a déjà de longs mois se produisent toujours, leur fréquence a cependant diminué, mais surtout : F. se reprend en charge plus globalement,
    • en s'asseyant tout seul sur le pot (ce qu'il refusait obstinément de faire depuis cet automne, après 2-3 réactions un peu trop vives de notre part à des épisodes au cours desquels il s'était mal positionné et avait donc consciencieusement arrosé le sol... Bien joué...)
    • en exprimant fréquemment, et clairement, qu'il ne veut pas y être accompagné "tout seul" "Maman vient pas" (ou "Maman se cache derrière l'arbre" quand nous sommes au parc)
    • et en optant de plus en plus souvent pour aller sur les toilettes directement, et insister pour se tenir seul dessus. Devant quoi j'ai proposé de positionner en permanence un marchepied Ikea devant, proposition accueillie avec enthousiasme et fierté (Papa à son retour, la baby-sitter à son arrivée, et les deux visiteurs suivants ont été pris par la main pour aller admirer le nouveau dispositif). C'est bien pratique quand nous sortons, chez des amis ou à la bibliothèque, ou dans tout autre lieu non-équipé d'un pot / WC enfants.
    • Sur ce dernier point du reste, l'obstacle qui demeure et dissuade parfois F. d'aller aux WC est la peur qu'il a des essuies-mains soufflants : le bruit le terrorise... Mais notre dernière excursion à la bibliothèque m'a permis de réaliser que confier à son père le soin de l'accompagner augmentait les chances que ça se passe bien : eh oui, les WC hommes étant moins fréquentés, cela diminue d'autant les chances qu'une de ces satanées machines soit en train de hurler à notre arrivée.
  • L'usage du mouchoir : lors du dernier épisode de grippe j'avais essayé d'initier F. à l'art de la moucherie. Sans grand succès. Mais embêté par une morve tenace, c'est de lui-même qu'il est venu m'apporter un mouchoir pour que je lui ôte. N'arrivant pas à l'attraper, je lui ai demandé de souffler pour m'aider à la faire sortir, ce qu'il a fait. Tout fier de son succès sur une narine, il a accepté de faire de même dans le mouchoir pour la seconde... et s'est mouché fréquemment les 24h qui ont suivi ! (semant derrière lui les mouchoirs, au grand plaisir de la Bébounette qui en a profité pour s'adonner aux joies du déchirage)
  • il ôte à présent ses chaussures entièrement seul, y compris le dénouage du double nœud de ses lacets. Ça prend 5 minutes entières, mais c'est fait ! Et cela constitue toujours un vrai exercice de persévérance... surtout quand la pluie a resserré les lacets.
  • il est en passe d'enfin réussir à retirer ses T-Shirt / pullovers seul, c'est encore approximatif et dépendant de la souplesse du tissu (les hauts de pyjama s'en sortent mieux), mais nous avançons !
  • garde-robe d'été oblige, il a découvert les boucles de ses petites salopettes courtes. Après de longs moments passés à manipuler le mécanisme dans tous les sens, celui-ci est à présent maîtrisé.

Motricité fine
  • L'étendage du linge constitue toujours une discipline appréciée, dans lesquels les progrès sont constants. Il prend visiblement un grand plaisir à m'aider, et j'apprécie bien ces moments partagés, ainsi que ses commentaires incessants, sur ce qu'il fait, ce que je fais.
  • Bien qu'en ce moment, la salle de classe n'étant encore qu'un projet, et la Bébounette un danger bien réel, tous les plateaux de versés soient hors de portée, cela ne l'empêche pas de pratiquer "dans la vraie vie", et avec de l'eau... et j'ai plusieurs fois retenu mon souffle en le voyant empoigner notre pichet pour se servir... avec précaution et brio !
  • Il manie très bien le couteau pour couper le beurre et les bananes (il tient à couper lui-même celle de sa sœur... ce qui lui permet de prélever une dîme généreuse au passage), il faut que je réfléchisse à ce que je peux lui proposer de légèrement plus compliqué.
  • Il débarrasse de plus en plus spontanément ses affaires après son repas
  • et s'éclate en ce moment avec ce jeu : les formes sont toutes petites et il les manie avec une adresse et une précision encore absentes lors de nos dernières parties en avril. 
C'est pour le moment un jeu à 4 mains, nous faisons cela sur le tapis de sa chambre, à un moment où la Bébounette est loin, en alternant "un maman, un F.".





Progrès de langage, toujours... la fluidité notamment !
Mais aussi... héhéhé, sur les tout derniers jours de mai, de gros progrès sur la fameuse inversion pronominale ! Je me fais souvent traiter de "tu", ce qui occasionne de nouveaux quiproquos car je n'ose toujours m'y fier. Et des "mon" font leur apparition. Comme quoi...
Élargissement du vocabulaire, avec notamment... les marques de voitures :-) Il a commencé par reconnaître les Audi (oui, cela en dit long sur le type de voitures garées dans le petit garage souterrain de notre immeuble, et donc sur le niveau de vie de leurs propriétaires...), ce sont maintenant les Peugeot, Citroën, Renault qui se font repérer dans la rue.

Enfin, côté numérique, il "lit" les chiffres... la faute à l'ascenseur : c'est du sans faute jusqu'à 4 (hasard, notre étage), moins évident ensuite ! Mais surtout : la notion de "3" est en train de rentrer, jusqu'à présent nous avions 1, 2,..."plusieurs" ou "beaucoup" ;-)

Enfin, dans la série "kro mignon", non seulement il s'éclate toujours à imiter sa sœur et à initier de grandes courses de quatre pattes dans l'appartement, mais surtout, il imite les soins dont elle fait l'objet : Mouton est donc allaité (parfaitement positionné contre sa poitrine "tète, tète") et son gardien prend très régulièrement le soin d'aller le coucher "à la sieste" quand nous quittons l'appartement, avec tout le rituel idoine (y compris la descente des volets).


A nous le mois de juin, qui sera marqué par mes débuts à 50%, mais aussi et surtout par une bonne dizaine de jours dans l'Ouest, sans Monsieur Bout pour la plupart, mais avec un passage chez Clotilde!  youhou !!! (à voir à quelle fréquence je serai donc en mesure de publier ici ces prochains temps...)
Expédition au retour de laquelle je commencerai avant tout par relancer Flylady, de manière à peu à peu mettre sur pied une organisation correcte qui me permette ensuite de partir sur de bonnes bases pour l'IEF!

mercredi 1 juin 2016

Première lecture de "Parents épanouis, Enfants épanouis" de FABER & MAZLISH

Je viens de terminer (pas d'une traite à proprement parler, mais à une vitesse très honorable au vu du temps dont je dispose en ce moment pour lire) "Parents Épanouis, Enfants Épanouis" de Adele FABER & Elaine MAZLISH. (de qui ?)



Et... y a pas à dire, ça m'a plu. Je dirais même que des derniers bouquins lus, c'est peut-être celui qui me plaît le plus ! Au point que je réfléchirais à l'acheter (je n'achète jamais un bouquin d'éducation sans l'avoir lu auparavant, c'est un domaine dans lequel il existe trop de trucs nuls, creux ou juste à moitié bien pour prendre le risque de claquer mes précieux sous à l'aveugle).

Qu'en retiens-je ?

Renforcement de certains points chez nous
  • Importance d'éviter les étiquettes, même positives
    • notre toute première Bible d'éducation, le "Transmettre l'amour" de P. LEMOINE, nous avait déjà mis dans le crâne l'importance de proscrire tout "idiot", "sale gosse", "maladroit", "tu n'es pas doué en maths". 
    • Mais nous n'avions jamais réfléchi à l'usage de leurs équivalents positifs. Là je comprends le mécanisme qui fout la pression à l'enfant, et soit l'enferme dans un carcan, soit le pousse instantanément à nous démontrer le contraire afin de vérifier que nous l'aimons quand même.
  • Intérêt d'éviter les compliments globaux et les "c'est bien" : j'ai enfin compris ! J'avais déjà lu la recommandation, peut-être chez Fillizoat... mais sans nécessairement adhérer / avoir les éléments nécessaires pour adhérer; là, j'ai le sentiment de les avoir... Et les nombreux exemples m'ont permis de comprendre par quoi les remplacer, et comment formuler mes descriptions! Je pratique assidument depuis quelques jours, ça rentre, et je trouve l'effet intéressant... (edit : et je découvre après coup un billet intéressant ici donnant des pistes concernant les façons de commenter un dessin d'enfant)
  • Importance de permettre à l'enfant de résoudre seuls ses problèmes, de ne pas faire à sa place. "La mesure d'un bon père, d'une bonne mère, c'est ce qu'ils sont prêts à ne pas faire pour leur enfant."
    • Ceci renforce encore le "apprends moi à faire seul" de Montessori, et m'a poussée à reconsidérer ma manière d'intervenir quand F; se montre peu motivé pour prolonger un effort. 
    • Me voici munie de nouveaux outils, avec de nouveaux mots à la bouche : 
      • "j'ai confiance que tu peux y arriver"
      • "je te regarde faire", 
      • "je te laisse te débrouiller / tu vas te débrouiller pour y arriver", 
      • assortis au fait de rester sur place (et non m'activer pour l'aider ou quitter les lieux).
    • Cette lecture m'a aussi permis de me remettre en mémoire l'importance de savoir être patiente : notre timing n'est pas celui de l'enfant. Ce n'est pas parce que celui-ci ne s'attaque pas immédiatement à la tâche qu'il n'est pas en chemin vers elle... un chemin tortueux, "illogique" de notre point de vue d'adulte, mais...une fois qu'on a parlé, on laisse à l'enfant le temps d'apprivoiser l'effort à faire et de trouver sa manière d'y parvenir.
Je ne sais d'ailleurs si c'est une coïncidence mais depuis quelques jours que je prête une attention renforcée aux deux éléments cités ci-dessus, sont apparues ou se sont subitement renforcées de nouvelles compétences, en même temps qu'a fleuri dans le langage de F. une nouvelle expression: "Maman, viens voir!" quand il fait un truc nouveau et/ou difficile... besoin d'être regardé, accompagné dans l'effort, et non besoin d'être dispensé de celui-ci... 
J'ai ainsi eu la surprise, lors du lavage de cheveux du dimanche soir, d'être appelée pour admirer la manière dont il s'était "savonné les cheveux tout seul!". Un chouette et inattendu nouveau pas en avant dans son apprivoisement du lavage de cheveux. Ma description de ce que j'observais (et non un "oh, c'est bien") a par ailleurs permis à F. de remédier tout naturellement au manque qui persistait : le haut et l'arrière du crâne avaient eu leur dose de savon (laaargement), mais les côtés, notamment vers les tempes, en étaient restés privés.

Exploration de nouveaux points

  • Une position claire et intéressante sur la punition
    • Jusqu'à présent mes lectures sur le sujet me laissaient perplexes : ne pas punir car culpabilisant ou punir pour permettre à l'enfant d'être déchargé de sa culpabilité ? Passé un certain âge, évidemment. Pour un enfant de l'âge de E. le concept même de punition me semblerait aberrant. Arrivés à l’âge de F. nous évitions mais sans tenir toujours une position / un discours très clair (or le discours compte finalement au moins autant que l’action associée !)  
    • Faber & Mazlish proposent une 3ème voie qui me parle assez: ne pas punir car ce serait permettre à l'enfant d'être déchargé de sa culpabilité facilement et d'une manière qui n'apporte rien à personne (lui, son entourage) hormis de la rancœur; mais passer à l'action afin de lui permettre de se confronter directement aux conséquences de ses actes (matérielles et émotionnelles : il a fait souffrir ? Il est bon qu'il s'en sente coupable, mais de manière claire et non diffuse, de manière à pouvoir en tirer un enseignement qu'il soit capable de digérer). C'était un point que nous utilisions déjà dans un certain nombre de domaines (ne pas punir ni gronder quand il renverse, mais le faire éponger, par exemple), mais que cette lecture m'incite à étendre à d'autres. Lui exposer les choix possibles à l'avance, c'est au fond très différent d'une menace ou d'une sanction...
  • Mais l'intérêt principal de cet outil est qu'il n'en constitue qu'un parmi d'autres au sein de tous ceux proposés pour communiquer différemment ses attentes et inciter à la coopération: donner des choix, instaurer des rituels, anticiper / prévenir, décrire le problème, utiliser un seul mot, écrire des notes ... et d'autres que j'oublie encore pour le moment ! Tout un arsenal qu'il me faut encore m'approprier vraiment, mais qui viennent représenter autant de possibilités pour substituer, au rapport de force, une communication efficace.
  • Cela me conforte dans notre cheminement vis-à-vis de la question de l’obéissance : plus nous avançons, moins Monsieur Bout et moi estimons vouloir faire de nos enfants des enfants obéissants avant tout. Mais certaines approches qui nous semblent "ultra-démocratiques" nous intimident parfois un peu : nous craignons alors un quotidien bouffé en permanence par la gestion de réactions incontrôlées. La finalité et la diversité des outils proposés par F&M pour permettre à l'enfant d'apprendre à coopérer et à prendre en compte l'impact de son action sur son entourage me rend plus confiante !
  • J'ai par ailleurs bien apprécié cette clarification: il ne s'agit pas de faire comprendre à l'enfant "une fois pour toutes", l'enfant est dans le maintenant, il s'agit de l'éduquer dans ce maintenant...

De la même manière j'apprécie la conception claire et équilibrée de la place du parent.
Comme je l'écrivais plus haut, je ne suis pas toujours à l'aise avec les approches les plus démocratiques de l'éducation.
  • Dans ce contexte je trouve intéressante la manière dont ce bouquin souligne que les parents n'ont pas nécessairement à justifier leurs décisions vis-à-vis de leurs enfants, ni à leur présenter des tonnes d'excuses quand ils ont manqué à leurs devoirs ou dérapé.  (ce qui n'empêche pas de le faire ! Mais sans en faire une obligation, sans verser dans le systématique, sans ériger ses enfants en juges ni en attendre une approbation ou une absolution). Idem, je veux creuser le thème abordé de la colère sans insulte...
  • J'ai aussi été frappée par l'analyse de l'effet du sacrifice et de la culpabilité sur la relation parent - enfant.
    • Si je me sacrifie vraiment pour mon enfant, il le sent et ressent de la culpabilité, qui engendre de la haine... A moi de ne pas accepter des choses qui ne me plaisent pas, et de le communiquer ouvertement.
    • Il me devient ainsi plus facile de différer le moment d'accompagner F. sur un agrès d'aire de jeux quand il vient me le demander alors que je suis en pleine conversation avec son père... Différer calmement, c'est-à-dire sans l'énervement très souvent favorisé par une pincée de mauvaise conscience.
    • Une manière d'approfondir / étendre aux gestes du quotidien la réflexion que je développais dans un autre registre ici! Ca décloisonne. Ca met en cohérence. Ca me parle!

Aussi je considère que ce livre, non content d'être un livre sur l'éducation, constitue avant tout un formidable outil de communication, communication parents-enfants mais aussi plus large.
Un livre qui me donne le sentiment d'apprendre une nouvelle langue, ou à tout le moins un nouveau dialecte. Je bafouille, mais chaque progrès compte et chaque progrès améliore les choses !

Plus généralement, j'ai beaucoup apprécié la forme du livre (outre la traduction, canadienne, qui donne un soupçon d'exotisme à la lecture... ;-) ). Celui-ci allie juste ce qu'il faut d'explications un peu théoriques avec beaucoup, beaucoup d'éléments pratiques, de situations concrètes permettant de visualiser vraiment les différentes manières de faire.
Le tout de manière vivante toujours, drôle souvent: je me suis bien marrée parfois, et ça compte! Aussi je ressors de cette lecture avec le sentiment de disposer d'une boîte à outils très bien fichue et dont je suis capable de me servir. (enfin, pas immédiatement, mais dont je suis capable de devenir capable, bien progressivement, petit bout par petit bout...).
J'ai envie de creuser davantage en tous cas, car les situations présentées dans ce livre concernent souvent des enfants plus âgés que notre F. . Je perçois que beaucoup d'éléments sont réutilisables (et j'en fais l'expérience !), mais je n'y trouve pas toujours (encore ?) les réponses aux colères ou autres points propres à son âge et au stade de développement de son cerveau.

Dans tous les cas, je suis bien motivée pour approfondir
- j'ai "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent", des mêmes auteurs, et prêté par la même copine IEF, qui m'attend sur ma table de nuit; il ne va pas m'échapper longtemps, celui-là !!!
- nous nous poserons la question de prendre part à des ateliers Faber et Mazlish en temps utile (y en a sur Strasbourg, yey ! Mais ça coûte une blinde, nay... et ça prend 8 soirées donc j'attends de voir ce que ça donne niveau rythme chez Monsieur Bout, parce que c'est bien joli mais je tiens à faire cela à 2)
car, pour commencer
- si le titre de mon article commence par "première lecture", c'est qu'il y en aura d'autres, et notamment très bientôt une avec Monsieur. En effet, nous avons fait l'expérience des bénéfices qu'entraîne le fait de lire ce genre de bouquins en commun, par petites touches, chapitre par chapitre (et cela tombe bien, les chapitres de celui-ci sont courts, ça se case dans une soirée - avec une dose de volonté!). Excellente manière :
  • d'être d'accord / sur la même longueur d'ondes, au même niveau d'information niveau éducation, et non de s'agacer,
    • l'un, de ce que l'autre n'agit pas dans le sens de ce qu'il vient de lire et souhaite appliquer,
    • l'autre, de se sentir jugé négativement / se voir repris en permanence dans son comportement parental,
  • de construire ensemble ce que nous voulons, puisque nous discutons chaque chapitre, débattant ensemble de la pertinence de ce que nous lisons par rapport à ce que nous observons chez nos enfants, et de la manière dont nous voulons ou non appliquer cela chez nous
  • et de parler / communiquer sur ses ressentis personnels, relire ensemble nos éducations respectives, nous connaître mieux l'un l'autre... et donc renforcer notre couple.

Bref, un triple effet kisscool pour cette 2ème lecture à venir :
renforcer notre couple, renforcer notre cohésion parentale, renforcer nos compétences parentales.
Et en bonus, me permettre, à moi, de relire ce bouquin...