dimanche 18 mars 2018

Cher public, fais-moi de la pub dans le 78 !

Je n'ai pas eu le temps de fignoler le billet que je voulais vous envoyer demain.
Faut dire, hein, une grossesse gémellaire, ça occupe !
(pour celles qui s'étoufferaient avec leur café, je vous invite à aller rattraper votre retard ici. Le truc drôle, c'est que plusieurs copines "de la vraie vie" mais qui lisent mon blog ont commencé par m'insulter dans leur tête à la lecture des premières lignes dudit billet. Huhuhu.)

Ceci dit, l'heure est grave : autant le cycle d'ateliers Faber & Mazlish que je démarre en mai juste à côté de chez moi commence déjà à se remplir et je ne me fais pas de souci, autant celui que je suis sensée démarrer dans même pas 15 jours à une demi-heure de chez moi manque cruellement de participants !! (au point que si ça ne s'arrange pas, je serai obligée de l'annuler)

Alors, très cher public, une fois n'est pas coutume, je t'invite à faire de la retape : si dans ton entourage, tu as des familles 
  • qui habitent dans le Sud-Ouest des Yvelines (78), du côté de Dreux / Rambouillet, 
  • et qui sont susceptibles d'être motivées pour découvrir et s'approprier des outils efficaces et pragmatiques pour communiquer avec leurs enfants et s'offrir une vie plus sereine avec eux, 
  • le tout dans une ambiance 1. de soutien, 2. un peu rigolote quand même, 
c'est le moment de leur avouer 
  • que, de temps en temps, tu lis un blog avec une nana un peu chtarbée 
  • et que fraaaanchement, l'occasion de la voir 7 soirées (!!) étalées de fin mars / début avril (il est possible que je décale le début d'une semaine, y a une intéressée que la date du premier atelier bloque) à début juin, ça ne se rate pas !
Tu pourras toujours prétendre que tu ne lis que les recettes de cuisine sur mon blog, mais que par hasard tu as vu que je proposais ce genre d'ateliers, et que vu la pédagogie avec laquelle je transmets mes connaissances culinaires, il n'y a pas de doute que des ateliers avec moi seront absolument époustouflants.

Bref, heeeeelp, 
           transmettez ce vibrant appel à s'enrôler sous les drapeaux, 
                        taguez votre meilleure amie, votre belle-sœur, la belle-sœur de votre meilleure amie et vos arrières-cousins au 3ème degré sur FB, 
                                          recontactez les amis perdus de vue (je vous fournis un prétexte en OR!): 

Engagez-vous, rengagez-vous !

  • C'est les mardis soirs, et j'ai bien entendu évité tous ceux impactés par des jours fériés, ponts, vacances scolaires, etc.
  • c'est chez une sage-femme donc on peut y emmener son bébé tout fraîchement pondu, 
  • c'est à 20h donc on a le temps de dîner, 
  • et en plus y aura des petits gâteaux (si si. Comme quoi je suis prête à tout, MÊME à partager MES petits gâteaux à MOI).
  • Et même, même, si ils ne sont pas sûrs d'accrocher, je leur propose de venir juste à la première séance avant de s'engager ensuite pour le cycle entier (je ne prends pas gros risque, là : chez celles de mes consœurs-animatrices qui ont employé ce subterfuge infâme, il y a toujours eu 100% de transformation. Je suis une rusée renarde !)
Avec un descriptif pareil, hein, je m'attends à voir ma boîte mail exploser.
Bien cordialement !

(Punaise, si avec tout ça je ne décroche pas le Prix Goncourt du plus beau titre de billet de blog !)

Gambais, c'est près de Houdan, et à 20 minutes de Rambouillet et de Dreux. Si y a besoin d'avancer l'heure un chouilla, pour finir un peu plus tôt, c'est envisageable.

 

vendredi 16 mars 2018

Faber et Mazlish, et leurs ateliers, c'est quoi ?

Cela fait belle lurette que je vous parle de Faber et Mazlish, et, un peu comme au départ pour Flylady, je n'ai jamais pris le temps de pondre un billet synthétique résumant un peu de quoi il s'agit.

Or, 
  • le sujet n'est pas voué à s'épuiser, mais au contraire continuera à être présent sur le blog au vu de mes nouveaux projets.
  • vu la diversité des thèmes abordés ici, une partie de mon public débarque sur le blog sans trop avoir entendu parler de ces "Fab-et-quoi ?".
Il est donc grand temps de donner quelques clés de compréhension,  histoire de pouvoir ensuite décider, ou non, de creuser un peu plus le sujet.

Voici donc en 3 points, ce qu'on peut dire de Faber et Mazlish.


1. Il s'agit d'outils destinés à une meilleure communication entre parents et enfants

C'est donc une "philosophie éducative", mais pas au sens où on va vous donner des préceptes à la "pas de télé en semaine" ou "il doit savoir dire merci à 2 ans" .
Le point de départ est de constater qu'on essaie de délivrer un message à son enfant (l'inviter à être responsable, par exemple), et que très souvent, la manière dont on s'y prend manque son but et on finit en conflit; non que le conflit soit en lui-même toujours mauvais. Mais très souvent, ce conflit est inutile puisque l'enfant n'en ressort pas plus responsable, pour rester sur cet exemple de valeur qu'un parent pourrait vouloir transmettre.
Avec Faber et Mazlish, on ne détermine pas pour nous ce que nous sommes sensés vouloir transmettre à notre enfant; on découvre des moyens de transmettre efficacement les valeurs qui comptent à nos yeux.


2. Cette philosophie éducative se base sur les travaux d'un psychologue pour enfants nommé Haim Ginott, et a ensuite été développée par deux mamans américaines, Adele Faber et Elaine Mazlish; l'approche du Dr Ginott a été à l'origine de la plupart des courants de ce qu'on appelle aujourd'hui la parentalité positive

Tous ces courants ont comme point commun, notamment, d'inviter à considérer davantage les choses du point de vue de l'enfant, à se mettre dans sa tête pour comprendre ce qu'il ressent. Et, oups, une fois dans sa tête, on arrive mieux à percevoir en quoi nos manières de communiquer peuvent parfois nous emmener loooin de notre but de parents pourtant aimants!

Cette approche invite le parent à communiquer d'une manière qui 
  • n'associe plus l'enfant au "problème" et l'oppose au parent (ce que fait une phrase à la "tu es irresponsable, tu as encore oublié tes affaires à l'école"), 
  • mais met l'enfant en situation de résoudre son problème, associant ainsi enfant et parent, ensemble face au problème ("ce n'est pas facile de penser à ses affaires. Quelles idées pourrions-nous trouver pour t'aider à t'en souvenir ?")

Point important : il existe différents courants de parentalité positive. Un aspect qui m'a séduite chez Faber et Mazlish, c'est que à la fois, on cherche toujours à comprendre l'enfant, et à le respecter, et en parallèle on comprend et on respecte le parent aussi.
On n'est pas dans une logique en mode "tu as eu des enfants ? Eh bien sacrifie TOUT, oublie tous tes besoins, pendant 20 ans !", telle qu'elle est parfois présente en filigrane dans certains autres courants.

Cf cet article dans lequel je creuse la question des limites du parent.
C'est donc une approche à la fois équilibrée et réaliste.


3. Le réalisme de cette approche se voit aussi à travers les moyens pris pour la transmettre

  • une série de bouquins 

dont le plus connu est "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent", mais il en existe plusieurs autres, dont un consacré à la gestion des relations dans la fratrie, intitulé "Frères et Sœurs sans rivalité"

La structure même de ces livres vise à permettre au lecteur de s'approprier peu à peu des outils concrets et efficaces
Dès qu'il pose le bouquin, il peut tester et constater par lui-même qu'en effet, décrire ce qu'il voit "je vois des chaussures par terre" au lieu des habituels "ramasse tes chaussures" ou  "mais QUI a encore laissé ses chaussures trainer ?" entraine une diminution drastique du nombre des conflits générés par ces &#@%$ chaussures. 

Les autres livres de la série ont tous le point commun d'être très concrets, avec de nombreux exemples, et immédiatement employables dans le quotidien

Si vous voulez une idée de ce que j'ai retiré de certaines de mes lectures F&M, voici
Pour des exemples de ce que ça donne au quotidien quand on teste, je vous invite à lire ce billet "Une Semaine en Parentalité Positive" et ceux de la même catégorie.



  • les fameux ateliers Faber et Mazlish
    • cycles de plusieurs rencontres (en théorie: 6 ou 7 selon le thème, qui durent minimum 2h. En pratique cela peut être condensé en moins de rencontres, mais plus longues, selon les contraintes d'organisation de l'animateur ou des participants) : on s'inscrit donc à l'ensemble du cycle.
    • 6 à 12 participants 
    • chaque séance est consacrée à un thème (par exemple, susciter la coopération, ou favoriser l'autonomie). A chaque fois des jeux de rôles permettent d'expérimenter les effets de différentes attitudes par rapport à ce thème là, et on passe en revue différents outils.
    • les séances étant espacées de minimum une semaine, on repart tester chez soi tout ce qu'on a vu
    • la séance suivante commence par un débriefing de la semaine
      • épaté, on raconte les situations au cours desquelles l'usage de ces nouveaux outils ont aidé
      • dépité, on partage ses échecs, problèmes, interrogations. C'est le côté SAV très appréciable : si l'outil ne fonctionne pas, on a 
        • de l'aide pour comprendre pourquoi, 
        • et des suggestions pour que ça se passe mieux 
        • ou on attire notre attention sur un outil mieux adapté: c'est là la force du machin : pour chaque problème, on n'a pas UN seul outil sensé tout régler, mais toute une série !
      • curieux, on écoute les expériences des autres et on réalise l'intérêt d'un outil qui nous avait semblé un peu trop exotique au départ 

    • les ateliers sont la plupart du temps payants: à la fois parce qu'un tel volume horaire demande beaucoup d'investissement de la part de l'animateur, mais aussi parce qu'il en demande beaucoup de la part des participants. Or une fois qu'on a payé pour quelque chose, on a davantage tendance à s'investir dedans "pour que ça porte du fruit, quand même".

Pour plus de détails sur le vécu des ateliers, allez donc lire le mien ici et . A moins que vous ne préfériez lire le retour d'un papa !
Notons que, parmi les gros avantages à suivre cela en couple, quand c'est possible, il y a
  • l'efficacité encore meilleure puisque les deux parents tirent dans le même sens
  • la diminution des conflits d'ordre éducatif au sein du couple : ce n'est plus un parent qui dit à l'autre ce qu'il doit penser ou faire
  • le fait qu'au contraire on s'encourage ("ah, ouais, dis donc, beau compliment descriptif !")
  • de beaux moments à deux quand après coup on échange en profondeur sur son vécu de l'atelier (de chouettes conversations sur le chemin du retour...)

 
Notons que ces outils sont également valables pour la gestion des enfants en collectivité, et ont été adaptés dans ce but dans un livre et des ateliers à destination des professionnels de l'éducation : personnel de crèche, d'écoles, de centres aérés, enseignants...: "Parler pour que les enfants apprennent".



Bref, cette approche a révolutionné mon vécu de parent, et à force de contaminer autour de moi, j'ai fini par m'investir également dans l'animation d'ateliers (dans le 78, du coup). 
Mais pour avoir une vision globale des possibilités autour de chez vous, c'est sur le site officiel : Rezoanimation.
Par ailleurs, si vous ne voyez rien près de chez vous, n'hésitez pas à vous manifester auprès de quelqu'un au pif: il fait remonter au réseau et hop, ça peut aboutir à monter un cycle ...



mardi 13 mars 2018

"Du bon usage des récompenses" - un Petit Bout du nouveau Faber et Mazlish même pas encore totalement sorti !

En parallèle de l'excellent "Qui veut jouer avec moi" de Lawrence Cohen, dont je vous partage de temps à autre des morceaux choisis accompagnés de mon expérience de mise en pratique, je suis en ce moment plongée dans un autre bouquin, au moins aussi excellent : j'ai nommé "Parler pour que les TOUT-PETITS écoutent...", ou plutôt "How To talk so LITTLE kids will listen": je dévore la version anglaise puisque la traduction française n'est pas encore sortie (mais c'est pour très très bientôt !!).
De quoi s'agit-il ?
D'un nouveau bouquin "Faber et Mazlish", mais écrit par la génération d'après : la fille d'Adele Faber, et la meilleure copine de ladite fille. Le principe étant d'adapter spécifiquement l'approche Faber & Mazlish à la vie avec des enfants de 2 à 7 ans.
Une super idée, car mon expérience à moi est bien que, certes, ces outils sont tout à fait opérants avec des enfants aussi jeunes que 2 ans. Mais que parfois, on met un peu de temps à comprendre comment les utiliser face à un public jeune.

Ce bouquin est absolument EXCELLENT, et je vous recommande vivement de vous jeter dessus dès qu'il paraîtra en français.
  • Sa première partie détaille les principaux outils F&M (y compris ceux visant à la gestion de la fratrie), sous l'angle spécifique de ce qui est particulièrement pertinent avec des petits
  • Sa deuxième partie passe en revue les principaux sujets de conflits avec des petits, et détaille toute une série de manières F&M de les aborder. Pour vous donner une idée, on a donc 
    • un petit chapitre sur le sommeil, 
    • un sur les repas, 
    • un sur la sécurité dans la rue, 
    • un sur la gestion des gestes médicaux désagréables (piqûres, médicaments immondes, etc), ... 
    • et ainsi de suite.
  • Notons également un chapitre spécifiquement dédié à l'adaptation de ces outils au quotidien avec des enfants à besoins spécifiques (troubles du spectre autistique, par exemple)

Appétissant, hein ?!

Bon, eh bien, je viens vous partager un petit point particulier issu du chapitre sur la résolution de problèmes, et dont on retrouve ensuite une application dans le chapitre dédié à la gestion des gestes médicaux désagréables. Un point particulier mais en fait très général, et qui illustre magnifiquement, à mon sens, la dimension profondément humaine et équilibrée des outils Faber et Mazlish.

Pour ceux qui lisent l'anglais, voici le petit bout en question.
Pour ceux qui ne le lisent pas : les auteurs ont évoqué l'inefficacité des récompenses, mais les réintroduisent tout de même dans le cadre d'une résolution de problèmes.


WHAT ?
Une récompense ?!
Mais c'est n'importe quoi !
Si vous ne l'avez pas déjà fait, allez donc lire chez Coralie l'excellent article dans lequel elle résume les raisons pour lesquelles récompenser n'est pas un système d'éducation efficace à long terme.

Mauvais usage des récompenses :
"si tu fais ceci, tu auras ça" / "ah, tu as agi correctement, alors tiens, tu as le droit à ça" 
L'action et la récompense n'ont pas de lien direct et naturel entre eux.
Alors que, par exemple, souligner qu'on a plus de temps pour jouer quand on s'habille rapidement n'est pas agiter une récompense, c'est juste mettre en valeur la conséquence naturelle de l'action.

Mais là, voici un bon usage des récompenses : le nouveau F&M nous invite à les appliquer comme nous nous les appliquons à nous-mêmes adultes: pour nous aider à surmonter un truc vraiment désagréable.
Quand on a essayé de se raisonner, de se mettre bien à l'esprit la raison pour laquelle il faut agir, de rendre les trucs plus fun, mais que franchement, la motivation n'est toujours pas au RDV : du style, allez, je fais 15 minutes de ménage, et ensuite, je m'offre une tisane dans le canapé. (Ça vous rappelle Flylady ? Normal, je vous l'ai déjà dit : Flylady et la parentalité positive, même combat !)
D'ailleurs, ma phrase est mal formulée. Il s'agit moins de les appliquer nous, ces récompenses, que d'inviter l'enfant à se les appliquer au cours de la démarche de résolution de problème : quelle est la perspective sympa qui pourra l'aider à traverser ce moment douloureux? C'est donc encore mieux si c'est l'enfant qui trouve des idées de "récompenses".
Et on notera que cet usage de récompense ne vient souvent qu'en dernier recours, après qu'on ait autant que possible essayé de mobiliser tout ce qu'il était possible de mobiliser niveau motivation intrinsèque.
D'ailleurs là-dessus, cela rejoint un peu un article très intéressant de S comme C sur la motivation, paru il y a quelques semaines, qui m'a interrogée, et que je n'ai pas fini de méditer.


Passons maintenant à la partie applicative de ce petit bout. 
Figurez-vous que pour une fois, elle n'est pas "home-made", mais tirée d'une conversation toute fraîche avec une de mes chouettes voisines.
Celle-ci culpabilisait parce que, pour aider sa fille (de l'âge d'E.) à accepter l'administration d'un suppositoire,
  • elle avait eu recours à la résolution de problème ("bieeeeen !" mode "Le Pari" on), 
  • mais que, dans le tas des idées retenues, y avait eu qu'après, elle irait regarder un épisode de Tchoupi ("paaas bieeeeen").
Ma copine-voisine étant en train de dévorer son premier F&M, et sur le point de participer à une de mes premières sessions d'ateliers, elle me dit, d'un air coupable
"Tu vois, j'y arrive pas encore. Là, j'ai raté : j'ai utilisé une récompense"

Eh ben non !
Ma voisine = Monsieur Jourdain : elle faisait du Faber et Mazlish sans le savoir... ;-)

dimanche 11 mars 2018

Naissance chez les Bout !


Une envie diffuse qui ne savait trop comment se réaliser, mais qui mûrissait depuis un bout de temps, des obstacles, des hésitations, des renoncements, puis hop, des rencontres, et l'envie d'oser qui a été la plus forte...

Me voici donc avec un 3ème bébé.



Comme l'augurait un de mes récents billets, j'ai la joie de vous annoncer la naissance de

ma Microentreprise
numéro de SIRET encore inconnu
naissance rapide et sans douleur pour cause de formalités quand même assez réduites
poids : 0 g pour cause de formalités en ligne

Rhô qu'il est mignon ! Il a les yeux de sa mère.


avec une double activité : (des fois que je m'ennuie)
  • 1. RH à temps partagé = intervenir en tant que consultante pour servir de RH à des boîtes n'ayant pas l'utilité d'un RH à temps complet. Pour vous donner une idée, la première mission sur laquelle je suis actuellement positionnée est de 4 jours par mois. J'attends la validation du client... Mais si ce n'est pas lui, ce sera un autre !
    •  Je ne savais pas que ça existait, ces trucs: du boulot intéressant, payé très correctement, et faisable à temps très partiel, donc compatible avec mon envie de passer du temps avec mes enfants, et même compatible avec l'école à la maison !!! J'avais plus ou moins lâché l'affaire, me disant que je devais choisir, 
    • et puis ce fichu déménagement a permis des rencontres qui ont à leur tour ouvert des portes insoupçonnées. Voilà donc un billet à placer, très clairement, dans la catégorie "c'est possible" de ce blog... OUI, en fait, là encore, y a moyen de moyenner pour concilier certains trucs semblant pourtant inconciliables niveau équilibre vie pro / vie perso. En vertu de quoi, me voici maintenant face à mon rêve devenu réalité !

  • 2. "accompagnement à la parentalité"= animatrice Faber & Mazlish. Je donne ma première conférence dans une semaine, mes premiers ateliers sont programmés pour débuter à la fin du mois (si ils se remplissent...), j'ai d'autres ateliers et une autre conférence de programmés à partir de mai. Cela m'occupera principalement en soirée ou le weekend, avec aussi quelques interventions ponctuelles en semaine quand il s'agira de déployer les modules destinés aux personnels de collectivités (écoles, crèches, etc).

Je cours partout,
        mon Bullet Journal, négligé depuis un certain temps, a repris du service pour permettre à mon cerveau en ébullition de garder le contrôle d'une to-do list tentaculaire, 
                   et surtout : je suis surexcitée !


(et, accessoirement, très très loin de là où je pensais être il y a 6 mois, 1 an, 2 ans...
Faites des plans, faites des plans !)

Dorénavant, appelez-moi "Cheffe" (d'entreprise) :D


vendredi 9 mars 2018

Ma nouvelle meilleure amie : la ludothèque

Un déménagement, ça a du bon, du moins bon, et puis ça demande en plus un temps d'adaptation.
Le temps de se faire de nouveaux repères, de prendre de nouvelles habitudes, etc.

Habiter les Yvelines, après avoir habité Strasbourg, ça change !
Et l'un de mes grands désespoirs était de perdre le bénéfice du Vaisseau, équivalent alsacien de la Cité des Sciences, et situé à 10 minutes de voiture de notre ancien logement: un lieu à l’intérêt inépuisable, mêlant amusement et édification des enfants, et détente de la maman (pour cause de boulot de surveillance vraiment minimal, propice à la lecture - si seule, ou à la papote avec une copine - si venues à plusieurs sous prétexte de permettre à nos enfants de se voir. L., A., A.L.,... je pense à vous :D). 
Un Joker utilisable à loisir, notamment pour les journées pluvieuses. 
Hélas, ça, c'était avant, et l'automne ayant été assez pourri, je me suis souvent dit "Aaaah, si seulement je n'avais qu'à les emmener au Vaisseau..."

Et puis, deux mois après notre arrivée dans notre nouveau chez-nous, j'ai mis les pieds à la ludothèque de notre petite ville. 
Après quelques ratés, du genre: 
  • se pointer un jour où c'est fermé parce que j'ai mal lu les horaires sur leur site, 
  • se pointer un autre jour et trouver encore porte close pour cause de fermeture exceptionnelle...

Listons un peu tous les avantages d'une ludothèque en général et de la nôtre en particulier.
Commençons par les plus "petits"...
  • sa situation : 5 minutes en voiture, à tout casser. Et généralement, il y a de la place pour se garer : idéal même pour une courte sortie entre une fin de sieste tardive et l'enchaînement bains-dîner.

  • sa situation, bis : le local est situé au cœur d'un parc équipé d'une aire de jeux, on peut donc coupler les deux, et par exemple prolonger la sortie ludothèque de dix minutes de jeux à l'air libre (quand les températures hostiles permettent d'envisager dix minutes, mais pas plus). A la belle saison, le ratio dedans-dehors pourra être revu.

  • sa situation, ter: au départ je n'y allais qu'en voiture puis l'exemple d'une copine m'a permis de réaliser que nous en étions à 15-25 minutes à pied (oui, large fourchette, hein, c'est selon la rapidité des enfants) : du coup, cela constitue un objectif idéal pour sortir les enfants. Je fais donc d'une pierre deux coups : coupler jeux et exercice physique.

  • des horaires plutôt larges. J'avais louché sur celle(s) de Strasbourg mais de mémoire les horaires étaient assez restrictifs. 
    • Ici, c'est ouvert tous les après-midis d'école de 16h30 à 18h, c'est donc VRAIMENT une option parfaite pour les fins d'après-midi d'hiver. 
    • Et c'est ouvert 4 matins sur 5 de 9h à 11h30, donc bien adapté aussi à une sortie post-créneau IEF (et ça m'a beaucoup, beaucoup servi pendant toute la période où j'avais mis notre école-maison en pause, justement). C'est également ouvert les mercredis et samedis, mais je n'en ai pas l'utilité.

  • plein de chouettes jeux : nous en testons plein, au fur et à mesure, et du coup l'intérêt est inépuisable. Il y en a des superbes, et c'est un vrai plaisir.




  • plein de chouettes jeux, bis: dans l'absolu, nous pourrions les emprunter (contre 1€) mais en fait, je préfère mille fois m'y rendre et jouer là-bas.

  • de l'espace : le local est assez grand, pas gigantesque, certes, mais tout de même. Cela suffit pour que, parmi les jeux à disposition, il y ait aussi des trucs un peu moteur : petites voitures, trotteurs, etc. Ils ont beaucoup de succès avec les Bébous!


Mentionnons ensuite :

  • un lieu parfait pour la socialisation : il y a plus ou moins de monde selon les créneaux : 
    • très peu de monde le matin, sensé être pour les "bébés" 0-3 ans, mais ouvert aux enfants "non scolarisés" (je sais que certaines familles non-sco s'y retrouvent de temps à autre, mais ce n'est jamais bien tombé pour moi pour le moment), 
    • plus de monde l'après-midi, mais ça reste gérable, ce n'est pas la cohue. 
    • Comme il y a beaucoup de jouets potentiellement coopératifs (garage, circuit de train, playmobils, etc), mes enfants ont ainsi des occasions en or pour rentrer en contact direct et un peu rapproché avec d'autres enfants, qu'ils retrouvent fréquemment.
 
  • un lieu parfait pour la socialisation des mamans aussi : qui dit pas beaucoup de monde dit contacts faciles à établir. Dès ma première visite j'ai commencé à m'y faire une copine. La seconde fois, je l'ai retrouvée, au bout d'un quart d'heure nous avons constaté que nous étions toutes les deux fan de Faber et Mazlish... C'était mooort !!! Depuis, nous nous efforçons de nous y retrouver régulièrement (en plus de nous voir par ailleurs): nos enfants s'éclatent ensemble, et nous, nous papotons très agréablement, avec quelques interruptions pour, tout de même, découvrir l'un ou l'autre jeu en compagnie d'un de nos petits.

 Et surtout :
  • plein de chouettes jeux, ai-je déjà dit.... avec un effet anti-conso extra ! 
La découverte de cette caverne d'Ali Baba, quelques semaines avant Noël, m'a beaucoup, beaucoup détendue : accès ultra-régulier (jusqu'à présent, notre rythme de fréquentation a été de 1 et 4 fois par semaine...) à tellement de matos que le besoin d'acheter ledit matos s'évapore
Ainsi, je "culpabilisais" un peu de ce qu'à la maison, nous n'ayons ni petite cuisine, ni garage, et je réfléchissais à en faire l'acquisition. C'est fini ! 
La ludothèque propose un SUPER espace cuisine dans lequel F. et E. s'éclatent très régulièrement, je mange des frites, des salades de fruits, des sushis (en bois; j'ADORE! ça me file une fringale de japonais à chaque fois...) toutes les semaines du coup ;-). Idem, il ne se passe pas de sortie-ludothèque sans que F. n'en consacre une partie à l'un ou l'autre des garages à disposition. C'est parfait. Ces équipements encombrants sont ainsi à portée de mes enfants, mais pas dans mes pattes
Et c'est la même chose pour beaucoup de jeux plus "éducatifs": je suis vraiment ravie d'en bénéficier, et je n'ai plus à me faire de nœuds au cerveau en louchant dessus dans une quelconque vente. Certains font des bides, d'autres connaissent un vrai succès, dans tous les cas, ils sont très bien là où ils sont, je n'ai pas besoin de les posséder. 
Que d'économies ! 
Quel gain de sérénité ! 
Quel gain de place ! 
J'ai même réussi, du coup, à trier un tooout petit peu du matos des enfants pour m'en séparer, au motif que je trouverais l'équivalent à la ludothèque si besoin était. Et je n'ai plus craqué sur une vente-privée de jouets depuis (je ne compte pas la dernière vente privée Usborne, les livres / cahiers ça n'est pas la même chose, évidemment!). 

Je pense, du coup, recentrer tranquillement les anniversaires / Noël sur 
  • les "gros trucs" (équipements tels que vélos, etc), 
  • des sorties chères, éventuellement, 
  • et du matériel d'art plastique ou de "construction" : à Noël j'ai fait les maisons en bois de Jeujura, et là je vois que F. commence à s'intéresser aux Legos, par exemple.

Note : de la socialisation, de la socialisation de la maman, du matos ludo-éducatif sans se ruiner: ouais, vraiment, ça répond à de nombreux enjeux d'une famille IEF, toujours à la recherche de ces 3 trésors-là !

Parmi les autres attraits de cette ludothèque, je pourrais également citer tous les évènements qu'elle organise : soirées-jeux notamment, pour différents âges, y compris des trucs pour les adultes. 
Pour le moment nous n'en avons pas l'usage (nous avons repris quelques soirées-jeux, mais en profitant de la proximité géographique avec des compères de jeux appréciés - ce qui, pour le coup, nous avait manqué à Strasbourg), mais à moyen terme, et notamment quand les enfants auront grandi... Y aura moyen de moyenner !


Bref, la découverte de la ludothèque a été un moment décisif dans mon processus de digestion du déménagement. Un rayon de soleil bienvenu à une époque un peu sombre, et qui a bien aidé à notre intégration. Je me suis un peu maudite de ne pas avoir exploré cette possibilité plus tôt, et je vous encourage vivement, si vous avez une infrastructure de ce type à proximité, à aller tester ce qu'elle vaut. Car une ludothèque comme la mienne, ça vaut de l'or (pour 30€/famille à l'année. Le cours de l'or s'effondre, ma bonne dame!)

lundi 5 mars 2018

Du soutien pour Maman #2 : "il faut un village pour élever un enfant"

"Je suis épuisée mais je ne peux pas me plaindre : ma mère/grand-mère/belle-mère/les femmes d'avant n'avaient pas tout ce dont nous disposons aujourd'hui [machine à laver, conjoint qui aide, whatever] et elles y arrivaient, ELLES."

"J'ai toujours fait mon ménage / pain / confitures / potager / vêtements pour toute la famille moi-même : c'est une question d'organisation / de volonté!"

"Je n'ai jamais fait garder mes enfants à l'extérieur / pris de baby-sitter pour m'aider, c'est MON boulot après tout..."


Ces petites phrases, nous les avons toutes entendues à un moment : soit quelqu'un nous les a dites, soit nous nous les sommes dites à nous-mêmes.
Ces petites phrases nous poussent à vouloir "assumer" notre charge de parent seule / en couple, à faire reposer sur les parents seuls la charge écrasante que représente l'éducation des enfants ainsi que tous ses périphériques.

Et pourtant, en face, il y a la sagesse populaire selon laquelle
"Il faut un village pour élever un enfant"

En se basant sur cette phrase, on peut partir sur une longue comparaison expliquant qu'avant, 
  • certes, les familles ne pouvaient pas compter sur l'électro-ménager ou encore des moyens de locomotion modernes pour les aider au quotidien, ni souvent sur un partage des tâches au sein du couple pour alléger la charge (physique et mentale) en la partageant. 
  • Mais que la vie était différente, plus douce, moins rapide, que y avait une culture de l'entraide, entre voisins, entre générations (qui souvent cohabitaient, du reste), et patati, et patata, et que du coup l'éducation des enfants se faisait plus facilement.

OK. Quand on doit affronter une maison en désordre, des enfants survoltés, et une to-do liste longue comme le bras, avec éventuellement un poil de burn-out dans un coin, regardons les choses en face : la comparaison entre générations, que ce soit en mode "c'était mieux avant" ou "concours du plus à plaindre"... ça nous fait une belle jambe.

Je préfère, moi, me recentrer sur 3 points
  • 1. Éduquer des enfants, c'est épuisant : physiquement, et mentalement: on a la responsabilité 24h/24 de ces petits qu'il s'agit d'accompagner vers le meilleur d'eux-mêmes. Lourde responsabilité. Écrasante.
  • 2. L'exigence à ce niveau est, souvent, plus élevée qu' "avant": on n'éduque plus pareil, on prête davantage attention à la psychologie de l'enfant, ses besoins, le développement de son estime de lui.
  • 3. Ces exigences se heurtent à d'autres exigences parfois contradictoires, et notamment: 
    • rester amoureux, dans un monde où les couples se font et se défont très vite; 
    • rester performant au niveau professionnel, malgré des rythmes souvent très soutenus

Du coup, la comparaison avec "avant"
  • je m'assieds dessus, allègrement : on s'en fiche, très honnêtement. On nous dit : la grand-mère n'a pas eu notre chance, et elle n'en est pas morte. Ah oui ? En quoi cela devrait-il nous empêcher de souhaiter mieux qu'elle ? Attardons-nous un instant sur cette incohérence : 
    • nous sommes devenus nettement plus ambitieux concernant nos enfants, refusant les arguments selon lesquels "on a été éduqués plus durement, et on n'en est pas morts". 
    • Eh bien, de la même manière qu'il est légitime d'être plus ambitieux pour nos enfants que les générations précédentes, nous avons le droit d'être plus ambitieux pour nous. Si l'éducation que nous donnons à nos enfants doit faire davantage que les laisser en vie, eux, elle doit aussi faire davantage que nous laisser en vie, nous. Encore une fois, la bienveillance envers les enfants, c'est super, mais la bienveillance cela commence aussi par soi !
  • je m'en sers : oui, l'existence d'un réseau de soutien était très précieuse et facilitait beaucoup de choses, avant. 
    • Oui, aujourd'hui, on est souvent très isolés. Individualisme, éloignement familial, déménagements plus fréquents, tout ceci concourt à distendre les liens avec ceux qui nous entourent. Alors, reprenons le constat à notre compte : si un village, c'est nécessaire, mais si le village "à l'ancienne" a disparu, réfléchissons ! 
    • Regardons quels moyens notre époque nous offre pour recréer le fameux village qui va nous aider à éduquer notre enfant. Et PRENONS-LES, ces moyens-de-notre-époque, prenons-les sans fausse honte, sans avoir l'impression de faire nos princesses, sans laisser quiconque nous donner cette impression-là.
Ce n'est pas parce que les générations précédentes n'ont pas "eu notre chance" que nous devons nous priver de la saisir, notre chance. 
Je me fiche de savoir que les cavernes n'étaient pas chauffées, à l'époque. Je n'ai rien à prouver à Madame Cro-Magnonne, et certainement pas que je suis capable de survivre dans les mêmes conditions qu'elle. J'allume le chauffage et j'en profite.

Concrètement, cela veut dire que
  • si j'ai les moyens (ou si je peux m'arranger pour les avoir en sacrifiant des trucs qui finalement me font moins de bien que ça) de m'offrir une femme de ménage pour alléger un peu cette charge-là: JE LE FAIS. Tant pis si je passe pour une feignasse vis-à-vis de ma voisine, de ma mère, ou de ma belle-sœur.
  • si avoir recours à quelqu'un pour faire du bricolage, du repassage, du jardinage, etc, me permet de me dédouaner d'une activité qui ne me plaît guère ou pour laquelle mon peu de compétences fait que le moindre truc me demande énormément d'efforts, JE LE FAIS. Et j'investis ces efforts plus utilement
    • dans des trucs que je sais faire vite, par exemple, et/ou que j'aime faire. Ainsi, moi, j'aime cuisiner, alors je fais pas mal de choses moi-même. Mais je suis nulle en bricolage / travaux manuels. Alors j'achète mon matériel Montessori, et j'admire les charmants vêtements faits-maison qui sortent des mains de mes copines, en me gardant bien de vouloir les imiter.
    • dans des trucs qui me ressourcent
    • dans des trucs qui favorisent la cohésion familiale (temps de qualité en famille, temps passé en tête à tête avec un enfant, temps en couple)
  • si je peux avoir recours à une baby-sitter, une nounou, bref, quelqu'un pour garder mes enfants (ou venir m'aider au moment du coup de feu de 18-20h, par exemple), je ne suis pas une incapable pas fichue d'assumer ses enfants. Je prends les moyens de conserver mon équilibre mental. Or mon équilibre mental, mes enfants en ont un grand, grand besoin. Et ne l'oublions pas : la CAF peut m'aider!

Bref, j'essaie de consacrer une partie de mon budget à la recréation de ce fameux village. Ce n'est pas de l'argent perdu. Ce n'est pas de l'argent jeté par les fenêtres. 
C'est un moyen moderne de me procurer le soutien que ce fameux village ne peut plus m'apporter.
Comme autres moyens modernes, on pourra penser aux aides psychologiques : psy et assimilés, groupes de parents, ateliers Faber & Mazlish...  Ce qui constitue une transition vers d'autres moyens, justement

En effet, ne nous arrêtons pas là. Car l'argent, c'est bien joli, mais 
1. ce n'est pas inépuisable (hélas!)
2. ça n'achète pas tout.


Plus j'avance et plus je me dis qu'il est essentiel de réfléchir à la manière dont nous pouvons nous y prendre pour être un peu de ce village les uns pour les autres.
Je détaillerai encore certains points dans un article #3 mais, oui, de plus en plus, je vois bien qu'il est de ma responsabilité de
  • proposer mon aide à d'autres parents, quand je peux, à la mesure de mes moyens : par exemple, offrir une soirée au resto à une copine qui n'a pas eu de moment en amoureux avec son mari depuis un peu trop longtemps, en accueillant le bébé qui lui pourrit gentiment ses soirées depuis de longs mois, et qu'elle n'oserait du coup pas laisser à une charmante baby-sitter.
    • Si, en mettant les choses au pire, je me retrouve à passer ma soirée avec le bébé dans les bras, qu'est ce que ça me fait, à moi ? Ça m'a pris une soirée, je l'aurai vite oublié, car je sais que les suivantes seront tranquilles. 
    • A ma copine, et à son mari, ça aura donné une bouffée d'air très précieuse, un moment de reconnexion qui comptera et qu'ils ne sont, eux, pas près d'oublier !

  • accepter l'aide qu'on me propose, voire la solliciter, sans honte, sans culpabilité, sans le sentiment écrasant de devoir absolument "rendre". 
    • A des moments on donne, à d'autres on reçoit, et parfois on doit accepter qu'on reçoit toujours des mêmes personnes, et que plus tard c'est à d'autres qu'on donnera. 
    • Ainsi, depuis quelques temps suis-je régulièrement accueillie (comprendre = je squatte effrontément) par l'une ou l'autre de mes voisines sur les créneaux où mes enfants sont gardés à domicile. Hop, quelques mètres, mon PC sous le bras : je travaille, on papote, on me fait la popote = quelques heures pendant lesquelles je soooouuuuuffre ! Je n'ai pas grand chose à offrir en échange (hormis le charme de ma propre compagnie - ce qui est ÉNORME, en fait! - ainsi que l'apport esthétique - j'embellis le salon)
Plus j'avance, plus je réalise qu'il s'agit de ne pas rester dans une logique comptable : je me vois plutôt comme quelqu'un qui, selon les moments, alimente, ou puise, dans une "banque" globale de générosité, en quelque sorte.

Alors zou, au travail: quel bout de village pouvez-vous recréer chez vous?
Je serai curieuse de lire vos constats / expériences à ce niveau !



(et si vous entendez les petites voix du début du billet, rappelez-vous qu'il s'agit de nains affreux, à taper très fort)

jeudi 1 mars 2018

Point - progression en Janvier - Février 2018

Héhé, voici un point (bi-mensuel toujours, c'est plus raisonnable en ce moment) plus étoffé que les derniers. En effet
  • F. va mieux, bien mieux, et à ce titre les apprentissages, qu'ils soient formels ou informels, reprennent: c'est donc pour moi un double bonheur de l'observer apprendre. 
    • Joie de le voir progresser, 
    • joie de constater ainsi que oui, il est de nouveau assez disponible émotionnellement pour apprendre.
  • nous avons ENFIN repris nos créneaux IEF (dans notre belle salle de classe) il y a quasi 3 semaines. Youpi tagada.

La Bébounette
La demoiselle a fait de gros progrès ces derniers mois sur l'autonomie en termes d'habillage :
  • mettre et ôter ses chaussons seule
  • puis enfiler culotte et bas de pyjama
  • puis ôter culotte, collants, etc seule
  • puis mettre le haut de pyjama
Bref, aujourd'hui, elle s'habille quasiment seule (même si il faut être présent), tant qu'il n'y a pas de boutons.

J'ai remarqué d'énormes progrès en graphisme également :
  • ses premiers bonshommes !! à peine quelques mois après ceux de son frère. Ils sont déjà assez élaborés (jambes recouvertes d'un pantalon, oreilles,...), même si souvent assez discrets: elle appuie assez peu avec ses crayons ! (du coup la photo que j'ai tenté de faire du premier ne donne rien. SNIF)
  • au niveau coloriage également, elle a arrêté de gribouiller un peu au hasard et s'efforce de plus en plus souvent de rester à peu près "dans les traits"

une autre grande évolution: les puzzles sont à l'honneur. 6 pièces, 9 pièces, elle s'essaie également aux 15 pièces avec beaucoup de persévérance. Ce n'est en soi pas exceptionnel, mais je suis toute impressionnée car F. a rarement été intéressé par les puzzles et ceux qu'il fait de temps à autre sont à peine plus élaborés que ceux sur lesquels sa sœur commence à loucher.









Le Bébou
va mieux, donc, depuis que nous avons pu lui apporter l'aide dont il avait si cruellement besoin.

Cela s'est manifesté sur beaucoup de points autour de l'autonomie
  • en l'espace de quelques jours début janvier, j'ai pu lui déléguer son essuyage de fesses (youpi)
  • nous avons ressorti son circuit à billes, il a commencé par vouloir attendre que son père rentre pour que ce soit lui construise... puis s'y est attaqué seul et avec brio, gérant très bien la représentation dans l'espace en 3D:  il faut anticiper, pour que la bille puisse rouler!
  • il a également repris les questions: ces derniers mois, ses questions ne concernaient quasiment plus que des points au sujet desquels il avait la réponse; sa curiosité s'était éteinte. Là, elle a repris. Sa capacité à réfléchir seul également, il tient de nouveau de longs raisonnements (plus ou moins loufoques).
  • Lui qui avait commencé à apprendre à nouer son peignoir il y a un bout de temps, mais s'était arrêté en chemin, s'est mis à le faire avec beaucoup de naturel et de ténacité.
Il y a eu quelques frémissements sur le plan de la propreté de nuit, mais hélas rien de très important. Du fait de son historique, je ne sais trop sur quel pied danser: je pourrais décider que c'est normal à son âge, mais l'impression que c'est avant tout psychologique demeure et ne me laisse pas en paix.

Côté Vie Pratique, le pliage est très in. En dehors de la salle de classe, je retrouve de plus en plus souvent des objets soigneusement pliés en 4 : couvertures de poupée, chiffons Jemako...


Sur un plan plus académique :
  • il a repris l'apprentissage des chiffres : il savait compter jusqu'à 30 depuis longtemps, et ne manifestait aucune envie d'aller au-delà. C'est du passé !
  • Qui dit reprise de l'IEF, dit reprise de nos lettres rugueuses et de notre alphabet mobile.

    • Il avait oublié certaines des lettres vues ensemble l'an dernier (le "B", notamment, avait complètement été zappé), mais après avoir eu besoin d'un peu de temps au démarrage, c'est en train de revenir. La manière qui le motive le plus, actuellement, étant de jouer à la marchande:
Bonjour Monsieur, je voudrais de quoi faire le son "bbb" !
Bonjour Monsieur, auriez-vous ce qu'il y a au début de "bébé" ?

    • Il commence également à les tracer dans la polenta.

    "oma": le petit nom de sa grand-mère allemande !
    • et surtout, ça y est, F. aborde les doux rivages de l'écriture spontanée: le déclic a eu lieu, il a compris la décomposition des mots en sons, et donc, chaque séance d'IEF ou presque, je lui propose d'écrire un mot "intéressant" (le jour où ledit déclic s'est produit, j'avais favorisé les choses par une petite mise en scène avec 3 mots très intéressants : papa, pipi - ben oui... - et mimi - son Mouton). 
Ça fait du bien !!






Quant à la Gwen, eh bien, donc, elle va bien, elle voudrait d'ailleurs venir vous écrire un billet dans ce sens, et vous a déjà touché un mot de ses nouvelles perspectives pro. Elle faber&mazlishe à qui mieux-mieux, ce n'est jamais parfait, mais bon, ça...

Mars promet d'être intéressant à de nombreux titres (et en plus normalement il va nous faire sortir de cet hiver pourri. Que demander de plus), et j'espère être à même d'alimenter ce blog correctement, car j'ai tellement de choses à vous dire...;-)