mercredi 13 avril 2016

Se mettre efficacement à Flylady

Flylady n'est peut être pas la solution pour tous, mais elle a transformé mon intérieur (au sens large : mon domicile, et mon cerveau ...). Si ça vous tente, voici quelques éléments qui pourront vous aider.

Se mettre efficacement à Flylady : 

comment ça a marché chez moi !


3 facteurs essentiels à mon sens.

Le premier est, et je l'avais déjà un peu expliquée ici, la dynamique positive créée par ces Babysteps.

Bêtes ?
Maybe.
Mais fiiiiichtrement bien pensés !

je fais un tout petit truc,
     l'effet est là,
     j'y puise la motivation et l'envie pour faire un petit truc en plus,
         ça me fait encore plus de bien,
         et me motive pour faire un pas supplémentaire.

L'effet "cercle vertueux" sur la motivation est monstrueux, et proportionnel au caractère desespéré du cas.

J'ai ainsi su que Flylady était vraiment en train de changer quelque chose dans ma vie au bout de 8 jours : quand un dimanche matin nous avons invité un couple de nouvelles connaissances à diner pour le soir même et que cela n'a pas déclenché d'action "rangement de la table de salle à manger/camouflage en catastrophe".
Aaaah ce moment.... J'ai cru que mes chevilles allaient exploser (OK, la rétention d'eau due à ma grossesse alors déjà bien avancée portait peut-être sa part de responsabilité dans cette sensation bizarre, mais chuuuut).


Le second est le rythme tout doux de ces Babysteps


Presque trop doux, on serait tentés de croire !
Il faut bien réaliser que l’objectif premier des Babysteps est d’ancrer de nouvelles habitudes dans son quotidien.
 
La méthodo Flylady se base donc sur l’idée répandue qu’il faut environ 21 / 20 et quelques jours pour ancrer une habitude dans une vie (j'écris « vingt et quelques » & « idée répandue », car voulant étayer un peu mon billet je suis tombée sur cet article fort intéressant remettant en cause cette affirmation. Puis celui-ci, appuyant au contraire fortement cette thèse, mais sans lien vérifiable vers sa fameuse étude de la NASA.  Il n’en demeure pas moins que, oui, c’est la répétition, un certain nombre de jours, de quelque chose, qui va permettre à l’habitude de se créer. Ca, ça reste, on va pas non plus batailler sur les chiffres, puisque de toute manière, comme vous allez pouvoir le voir par la suite, ce n’est pas l’essentiel).

Le principe est donc de rajouter une habitude supplémentaire chaque jour, à l’issue des 31 Babysteps certains Babysteps ont déjà été répétés un certain nombre de fois !
Mais à y réfléchir, rajouter, chaque jour, une nouvelle habitude, ce serait un peu violent… Au bout de 10 jours, cela ferait déjà 10 trucs nouveaux dans sa journée !

En conséquence de quoi

  • Dans la démarche Babysteps, il y a des jours où on a l’impression qu’on ne rajoute rien : 
    • on  nous incite juste à aller lire des trucs, par exemple (Babystep n°3), ou à tester un outil Flylady, mais juste pour voir, sans devoir continuer le lendemain. C’est très sage, justement, ça permet de faire des pauses, d’ancrer ce qui est déjà acquis, de s’en imprégner un peu plus avant de rajouter quoi que ce soit
    • Donc, ne pas vouloir aller plus vite que les Babysteps, surtout ! Faire du surplace, c’est avancer, puisque ce n’est pas reculer... 
    • Cela est aussi valable si le Babystep introduit ce jour-là n'est pas nouveau pour vous: par exemple, lors du Babystep "faire son lit tous les matins", si c'était déjà quelque chose que vous faisiez, ne passez quand même pas au Babystep suivant : faites bien tous vos Babystep, admirez particulièrement l'effet ouf d'un lit fait, et attendez le lendemain pour passer à la suite.
  • En fonction de votre rythme, il peut être très bon d'aller jusqu'à étirer encore davantage les Babysteps : 
    • ainsi, durant mes propres Babysteps j’ai, au bout d’une douzaine de jours, décidé que les weekends (présence de Monsieur Bout, et visites fréquentes d’amis /famille, à cette époque-là), je n’ajoutais rien : je me contentais de faire les Babysteps déjà effectués, mais je m’en tenais là, je ne passais au Babystep suivant que le lundi. 
    • En effet je constatais que les weekends et leur animation / fatigue supplémentaire (j’étais enceinte de 6 mois à mes débuts Flylady, hein) n’étaient pas propices à l’intégration positive (c’est-à-dire source d’une satisfaction donnant de l’énergie pour aller plus loin, et rappelons-le, c’est ça la force des Babysteps) d’une nouvelle habitude, donc niet.
    • Donc n’hésitez pas à faire de même en fonction de vos contraintes. Mon seul conseil serait d’attendre, pour diluer davantage les Babysteps, d’avoir atteint le Babystep N°10 : une fois celui-ci atteint, les résultats sur votre maison sont déjà tellement visibles que vos chances de ne pas aller plus loin sont bien diminuées, vous avez déjà engrangé une bonne réserve de motivation / expériences positives.
  • Idem, si un des prochains Babysteps vous intimide, il peut être judicidieux de ralentir un peu votre progression vers ledit Babystep
    • il s'agit ainsi de vous laisser le temps de l’apprivoiser intellectuellement, de laisser le temps à votre curiosité et votre envie d’accumuler l’énergie nécessaire pour l’aborder de manière positive. 
    • C’est ce que j’ai fait avec le Babystep « se coucher à une heure décente » ; comme c’était un point douloureux chez moi, j’ai préféré prendre mon temps avant de m’y confronter, et les 2-3 Babysteps précédents ont donc été rajoutés à un rythme d’un jour sur 2 voire sur 3 histoire de me constituer encore une semaine supplémentaire de stock d’expériences positives, et de « pré-méditer » ce Babystep avant de l’affronter.
En définitive, donc, ce programme de Babysteps, censé s'étaler sur 31 jours, peut tout à fait s'étaler sur bien davantage... Ce qui signifiera qu'à la fin de vos Babysteps, les plus "vieux" seront déjà intégrés à votre quotidien depuis un bail ;-)


le troisième facteur est l'entourage par la communauté

C'est d'abord la grande force de la débauche de mails qui envahit la boite mail.

  • En effet, tous ces témoignages sur des points précis de ce que j'appellerais presque "la pédagogie Flylady" permettent de cheminer peu à peu, de s'approprier ces points; 
    • lire comment tant de personnes différentes les appliquent à leur quotidien à elles permet de construire notre manière propre de les introduire dans le nôtre.
    • Ces mails s'apparentent en fait à un joli lavage de cerveau bien efficace, hein, j'en parle d'expérience, et c'est pour la bonne cause. 
    • C'est du reste ce processus qui explique la disparition progressive de mon attitude critique vis-à-vis de certains Babysteps : le temps que j'en arrive à devoir les appliquer, j'en avais tellement lu de bien sous tellement d'angles différents que ça avait fini par faire tilt.
  • Donc oui, malgré tout le mal que j'en ai dit dans mon billet précédent je vais quand même vous conseiller de vous inscrire à la newsletter, 
    • MAIS alors, dans la seconde qui suit (!!!), de filer se créer une règle qui envoie les mails de Flylady directement dans un dossier spécifique. 
    • De cette manière, c'est le dossier spécifique qui se gonfle vitesse grand V, dossier que vous êtes libres de vider d'un clic quand le cœur vous en dit, pas votre innocente boîte de réception qui succombe.


Par ailleurs, j'encourage vivement toute Flybaby (= novice Flylady) à se faire suivre d'une manière ou d'une autre pour ses débuts : rien de tel que de devoir régulièrement rendre des comptes sur son avancée dans les Babysteps pour venir booster encore un peu sa motivation.
  • En ce qui me concerne, je l'ai fait en participant sur le fil de discussion Flylady d'un gros forum allemand dont je suis membre depuis des années; certains jours, je ne me suis bougé les fesses que pour pouvoir ensuite aller raconter mes campagnes là-bas. 
  • Je sais qu'il existe un forum français spécifique, avec système de parrainage, restitution de comptes régulière obligatoire et tout. Cela peut être particulièrement utile si vous maîtrisez mal l'anglais, puisque sur ce forum tous les "documents" Flylady sont traduits.
  • Si vous avez une bonne copine qui pratique déjà, lui envoyer un SMS quotidien avec votre succès du jour vous aidera
  • D'autres font un blog.... 
  • d'autres encore en lisent.
J'ai par exemple beaucoup aimé celui-ci, dans lequel je me suis totalement retrouvée. Vous voyez son comptoir de cuisine, là, sur la page d'accueil ? Cela vous permet de mesurer à quel point l'exploit mentionné plus haut, à savoir le fameux dîner à l'improviste sans camouflage en catastrophe, relève en fait du miracle certifié : 
  • historiquement, d'aussi loin que la mémoire remonte, le comptoir de cette Canadienne et notre table de salle à manger ? Même combat. 
  • 8 jours après nos débuts Flylady ? Même constat ébahissant.
C'est poursquoi, au fur et à mesure que j'avançais dans mes Babysteps, je m'accordais ma récompense du jour : aller lire le Babystep correspondant chez mon binôme virtuel (même si ledit binôme m'avait précédée de plusieurs années).
Donc vraiment : entourez-vous. Trouvez-vous the motivateur quotidien. Je vous autorise même à venir pourrir cet article de blog avec vos prouesses.




Mes ultimes conseils et ma conclusion sont à relier avec ce que je mentionnais plus haut ainsi que dans mes précédents articles : si vous tergiversez, avez encore en tête 1000 raisons de ne pas démarrer...

  1. Attendez ! Attendez d'être un cas désespéré, prenez le temps, si nécessaire, de tournicoter autour de Flylady. Laissez mûrir le désir de vous lancer.... C'est ce que je suis en train de faire en ce moment avec le sujet ZéroDéchet: je lorgne dessus, je lis quelques articles par-ci, je renforce mon attirance pour le sujet par-là, je développe ainsi, peu à peu, ma sensibilité à la masse de déchets qui m'entoure, je prépare mon cerveau à m'y mettre à tous petits pas, et j'ai confiance que d'ici que mon 80% soit terminé, hop, je serai une poire prête à cueillir pour commencer à cheminer, calmement, mais sûrement. Petit bout... par petit bout !
  2. Puis sautez ! (Flylady dit "Jump in where you are!") Sans réfléchir. Et surtout sans regarder l'objectif ultime, sans anticiper sur ce qui vous attend, sans vouloir rattraper / mettre de bouchées doubles. Concentrez-vous sur le premier pas, sans vous poser de question sur le second ni interroger le troisième ou remettre en question le quatrième. Focalisez votre énergie sur le pas qui vous attend, et faites confiance, celui-ci vous donnera l'énergie pour faire le second. 
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien...


Je poursuivrai cette série sur Flylady par de petits articles centrés chacun sur un Babystep en particulier, son intérêt, comment je l’ai intégré, etc…


mardi 12 avril 2016

Nos routines en vrai - (on va tous mouriiiir)

A l'approche de la reprise pro de Monsieur Bout nous avions soigneusement construit des routines bien huilées pour nos matins et nos soirs de boulot.
Nous pensions ainsi repartir sur un mode d'organisation qui nous avait fort bien réussi après la naissance de F., puisqu'à l'époque nous parvenions à vivre des soirées assez détendues, composées d'une première partie consacrée au Bébou et à quelques menues tâches logistiques, et, à partir de 20h-20h15, d'une deuxième partie réservée à la détente et à du temps à deux.

Qu'en est-il en réalité, 2 mois et demie après la reprise de Monsieur ?

Globalement, la routine du matin tient.

Nous sommes rarement vraiment à l'heure, mais on va dire que ça roule. Avec quelques aménagements, selon si la Bébounette réclame sa tétée avant l'horaire prévu, ou si Monsieur, ayant une réunion de bonne heure, doit m'abandonner en cours de route.
Depuis la disparition de la tétée du midi, plus de préparation du tire-lait, en revanche comme dit, s'y rajoute maintenant la lecture d'un ou deux petits livres avec F.

Les routines du soir... C'est une autre histoire. 

Elles reposaient sur une douce utopie : un retour au bercail de Monsieur pour 19h15, 18h15 les lundis soirs, jour de notre cours de danse. Ha ha ha, la bonne blague.
Elles ont formidablement bien fonctionné les... 8 (ou 15, allez, je serai généreuse!) jours de boulot de Monsieur Bout. 
Depuis, en revanche,...
  • Monsieur Bout passe très rarement le pas de la porte avant 20h, et très souvent plutôt autour de 21h voire bien (bien bien) après. 
  • Non content d'allonger des journées de 12 à 14h de présence, il rallume volontiers son ordinateur en 2ème partie de soirée, ainsi que les weekends. 
  • Cerise sur le gâteau (qui s'en passerait bien), il dispose à présent d'un Iphone de boulot (ah, dans ses fonctions précédentes je ne réalisais pas ma chance d'avoir un mari bossant dans une boîte un peu vieux jeu, où la mise à disposition de ce genre de gadget nécessitant alors la bénédiction de Dieu le Père et d'une douzaine de ses Saints, ce privilège empoisonné lui avait été épargné)  sur lesquels les mails arrivent à toute heure et tout moment. Je note ainsi que son chef a visiblement une poussée créative les weekends et ressent alors un grand besoin de partager ses idées et ses interrogations avec son cher N-1, par le biais de mails, de SMS, de conversations téléphoniques (le samedi matin quand nous faisons le marché en famille par exemple).
Moralité, là où du temps du Bébou en soirée nous gérions à deux notre unique enfant, aujourd'hui je gère seule nos deux enfants.

Cette situation m'a déjà amenée à réviser l'organisation des tétées du soir : en effet être seule à ce moment-là signifiait que je devais gérer les deux enfants à un moment où le Bébou est de toute manière plus agité...et où ses pitreries finissaient par déconcentrer sérieusement la Bébounette, incapable en conséquence de rester plus de 30s d'affilée branchée à sa Maman. J'assistais, impuissante, au raccourcissement progressif des tétées du soir, qui allait finir par tarir la production vespérale et ainsi priver la Bébounette d'un quota de lait suffisant pour son âge.
J'ai donc fini par inverser l'ordre repas / tétée: cette dernière est passée en premier, en apéritif plutôt qu'en dessert (ce qui était le positionnement adopté depuis que l'augmentation des quantités solides ingérées le soir). Ouf, tétée sauvée. Plus affamée, la Bébounette se montre plus motivée pour extraire du sein sa pitance, et moins sujette à distraction. Par ailleurs, je l'allaite alors dans la cuisine, en surveillant un Bébou qui démarre son repas donc qui est encore bien concentré et autonome (c'est souvent vers la fin qu'il réclame davantage d'attention et d'aide, et là, hop, la tétée est déjà finie et je peux plus facilement me diviser en deux).

Ce qui nous donne
  • au retour de chez la nounou, un temps de décompression indispensable et incompressible, qui si le temps le permet se passe au parc (nous remontons fissa dans l'appartement, je dépose les sacs, F. prend sa draisienne, E. se retrouve dans le Mei-Tai et zou, nous redescendons)
  • pas de douche / bain en semaine du coup, sauf cas particulier ou si par exemple le temps ne permet pas une sortie mais que je manque d'inspiration / les enfants de patience pour une activité qui me permettrait de gérer les deux en simultané : le bain en commun est alors une alternative ludique aussi appréciée qu'efficace.
  • au retour je gère réchauffage du dîner, un peu de rangement (vidage des sacs, voire d'un demi lave-vaisselle, soyons fous !), et des enfants grognons et affamés.
  • dîner pas avant 19h40 voire même souvent (bien) après; et bien entendu ce dîner est uniquement le dîner des enfants, je compte sur le doigt d'une main de personne ayant eu un grave accident impliquant un laminoir le nombre de dîners de semaine pris en famille depuis la reprise de Monsieur. 
  • ça + la tétée fait que je ne peux jamais démarrer la mise en pyjama / couche de nuit avant 20h30; comme j'ai les deux à faire en série ça prend un certain temps, d'autant qu'il me faut dans le même temps sortir de la chambre d'enfants tout ce qui me permettra de constituer leurs sacs du lendemain. 
    • Si la Bébounette est fatiguée je la couche avant de mettre sa couche au Bébou; dans le cas contraire une fois en pyj elle gambade sur le tapis de la chambre pendant que je m'occupe de son frère, et je la couche seulement après. 
    • Si Monsieur Bout rentre à ce moment-là, on se prend au bas mot 20 minutes dans la vue car bien entendu plus question de filer au lit alors que Papa est ENFIN là ! 
    • Mise en couche + pyj du Bébou, brossage de dents, histoire(s) ("la dernière"), prière, rituel du coucher, dodo... il est le plus souvent autour de 21h30 !
C'est à ce moment-là seulement que je peux commencer à penser à dîner, moi, que nous pouvons commencer à nous parler, nous (si et seulement si Monsieur Bout est "déjà" rentré) et nous sommes déjà morts. Dans ces conditions,
  • exit les lessives quotidiennes, je concentre tout sur les weekends: le jeudi soir voit ainsi des retrouvailles émouvantes avec ma machine à laver (lessive de couches hebdomadaire n°1), machine à laver qui enchaîne ensuite jusqu'à dimanche soir (lessive de couches hebdomadaire n°2 qui sera étendue lundi après-midi par la femme de ménage), ce qui m'oblige à décorer notre chambre et / ou notre salon d'étendoirs supplémentaires pendant tout le weekend, ce que je déteste.
  • Exit le rangement autre qu'absolument indispensable (mes routines Flyladyyyyyyiiiieuh - snif),
  • exit la gestion des problèmes administratifs,
  • exit même les coups de fil à la famille et aux amis,
tout cela aussi se retrouve condensé sur les weekends...
  • Exit le coucher à une heure décente, par la même occasion.
  • Et même parler à son conjoint relève à ce stade d'une épreuve olympique puisque le temps que nous nous retrouvions sans 1000 choses à faire, nous sommes tellement vannés que nos capacités d'écoute sont loin d'être au top... quand ce ne sont pas tout simplement nos yeux qui se ferment déjà tout seuls. Il n'est pas rare que le 2ème à raconter sa journée réalise qu'il parle tout seul, son voisin s'étant endormi.

Du coup, nous avons totalement revu le planning de nos lundis soirs, en abandonnant nos cours de danse. Ce n'est pas glorieux mais il a bien fallu nous montrer réalistes et donc nous y  résoudre :
  • en février des déplacements de Monsieur nous en avaient fait rater deux d'affilée, au rythme (un peu trop soutenu à notre goût) où ces cours avancent nous allions être totalement largués
  • le même Monsieur rentrait systématiquement trop à la bourre pour y arriver à temps
  • ces cours étaient de chouettes moments mais pas des moments à deux puisque hormis le tout début et la toute fin, nous ne dansons pas ensemble étant donné que nous avons l'obligation de changer de partenaire afin de "bien apprendre". Or l'urgence aujourd'hui, c'était de réintroduire, de quelque manière que ce soit, du temps à deux dans cette vie de fous.
Mais nous avons gardé notre "abonnement babysitter" : celle-ci reste désormais plus longtemps et tous les lundis soir (sauf grippe, au hasard...) c'est restaurant à deux
  • ballade main dans la main pour rejoindre notre destination (ah, la joie d'habiter à proximité immédiate du centre-ville!) et c'est parti pour 
  • 2h30 voire 3h de discussion, 
  • à une heure où nous sommes encore réveillés (Monsieur Bout fait l'effort de sortir plus tôt quand même, et le temps de donner les instructions à la babysitter, nous nous sauvons généralement vers 19h30) 
  • sans enfant 
  • ni aucune distraction d'aucune sorte (ah, si, le fameux Iphone est de la partie, mais Monsieur Bout est très conscient du risque qu'il prendrait à l'utiliser pour autre chose que la localisation de notre miam-miam ce soir-là)
C'est toujours 2h30 par semaine pour assurer la survie de notre couple.
J'avoue ne pas être ravie d'en être réduite à cet expédient pour parler à mon mari (je blaguais avec une copine en disant "je paie pour parler d'amour ; une variante du téléphone rose, en quelque sorte"), mais au point où nous en sommes c'est une question de survie, il ne s'agit pas de se montrer chiches.

Bref, dur dur.... 
Monsieur Bout se demande : "on n'est pas les seuls à gérer deux boulots et deux enfants en bas-âge, comment font les autres couples ?". 
Question que je vous pose volontiers. Couples biactifs, quelle gueule a/avait votre quotidien ? Vos soirées ? 
Vous réussissez à constituer autre chose qu'une colocation de zombies
ayant pour but la gestion de deux mômes ?

Par ailleurs je ne suis pas très convaincue que "ce sera mieux à la fin de mon CDD". Certes, ma propre fatigue joue un rôle dans notre situation, et nos soirées seront plus détendues quand elles pourront commencer plus tôt car j'aurai été présente la journée, mais.... je m'inquiète quand même de la manière dont son poste (au demeurant passionnant, gratifiant, avec des gens sains d'esprit) accapare Monsieur Bout. 
Quelle que soit ma propre disponibilité, je n'entends pas devoir compenser pour un père absent. Nous avons fait ces gosses à deux, c'est pour les élever à deux, flûte !



lundi 11 avril 2016

Flylady : 3 bonnes raisons de NE PAS vous y mettre

Comme je vous l'ai expliqué, ce que j'appellerai élégamment la "psychologie du bordel" détaillée par Flylady s'appliquait parfaitement à mon cas, et à bien d'autres si j'en juge par les conversations que j'ai pu avoir avec d’autres "fellow bordéliques".


La méthode Flylady est-elle pour autant valable pour tous/tes ?
Je n'en sais rien.


Déjà, comme je l'ai évoqué la dernière fois, elle ne peut venir se substituer au désir profond de travailler sur cet aspect. Si le désir ne vient pas de soi, c'est peine perdue.


Au-delà de ce point capital, il existe encore 1000 raisons de ne pas se mettre à Flylady.
Examinons-en quelques unes...

1. Pour commencer, il faut bien reconnaître que la méthodo Flylady peut avoir un effet répulsif au premier abord, effet notamment lié au fait qu'elle été développée par une Américaine, pour d'autres Américaines.
Comprendre:

page d'accueil flylady
  • le site internet est très très fouillis
    • on voit que jamais Marla Cilley (la personne qui, face au chaos qui régnait dans sa vie, a créé ce programme pour elle-même au départ) n'a eu à faire de dissertation en 3 parties - 3 sous-parties. 
    • De ce fait, distinguer les informations utiles du reste est assez sportif, et moi-même il y a des réponses aux questions que je me posais dont je n'ai réalisé que par hasard, en empruntant des chemins de traverses, qu'elles existaient tout du long, soigneusement cachées dans des recoins obscurs.
  • la communication est américaine : 
    • mi adjudant-chef, mi pom-pom girl, on n'accroche pas forcément avec son discours mêlant encouragements dégoulinants en mode guimauve & bottage de fesses en règle
    • le design du site peut vacciner durablement contre l'usage de toute teinte de violet 
    • l'inscription à la newsletter se traduit par l'explosion de la boite mail (facilement 10 mails par jour) sous les exhortations, rappels à l'ordre, témoignages (et placements de produits....)

Ceci dit, à en juger par la pléthore de pays dans lesquels des femmes (principalement) découvrent et appliquent ladite méthodo Flylady, on peut penser que la transplantation hors d'un foyer arborant le Stars'nStripes n'est pas fatalement vouée à l'échec. Y a de l'espoir!




2. La méthodo Flylady peut sembler très complexe

  • il existe tout un vocabulaire propre, qui peut sembler hermétique : Hot Spot, Room Rescue, S&S, Shine Your Sink (à ne pas confondre avec le précédent, ce que j'ai longtemps fait), Super Fling Boggie,... 
    • ça vous parle direct non ? Non seulement on se tape à devoir se repérer dans un site en anglais, mais en plus du dictionnaire français-anglais, il faudrait un dico anglais normal-flyladish ?!
    • Oui, ça fait un peu secte... rentrez donc "dans un nouvel âge réminiscent" !
  • elle propose une multitude d'outils, on peut s'y perdre, et surtout être intimidé(e) en ayant l'impression que mis bout à bout ce programme va nous dévorer nos journées
    • Crainte renforcée par le fait qu'au départ ce programme semble développé uniquement pour les femmes au foyer. Or pour une bordélique, qu'elle soit au foyer ou non, on peut imaginer plus attirant que la perspective de consacrer désormais plusieurs heures par jour à l'entretien de sa maison...  
    • Je vous rassure tout de suite : outre le fait qu'en fait beaucoup des outils sont uniquement des variantes d'un même concept (variantes visant à permettre à chacune de trouver celle qui lui correspond), et donc, non cumulatives, il ne s'agit pas forcément de vouloir mettre tout l'outillage en question en place: 
      • 1. d'abord, c'est le principe des Babysteps, on y va d'abord très très progressivement  (et donc sans douleur), 
      • 2. personnellement, je n'ai mis en place que les Babysteps (donc pas du tout la totalité des outils à dispo; et certainement pas de quoi m'occuper des heures - nanméoh ça va pas ???) et cela a suffi pour transformer ma maison
    • Le mieux est l'ennemi du bien (ça aussi c'est un précepte flyladisant, du reste), il ne s'agit donc pas nécessairement de mettre TOUT Flylady en œuvre, on peut aussi s'arrêter au niveau qui nous suffit (contrairement à une secte, finalement. Ça vous rassure ?)


3. Et le programme des Babysteps, sembler vraiment très très bête.

Il s'agit d'un programme rigide, qui propose les mêmes étapes à tout le monde.
En effet, même si Flylady dit qu'on est libre de remplacer une tâche inadaptée à nous par une autre, dans les faits ce n'est vraiment pas la philosophie des Babysteps. Ceux-ci ont leur dynamique, très bien pensée, et - mais ce n'est que mon avis, à la lumière de ma petite expérience et des discussions que j'ai pu lire ou avoir avec d'autres - s'amuser à faire à sa sauce peut faire perdre tout le bénéfice de ladite dynamique.
(en tous cas dans un premier temps ! à mon sens, une fois qu'on est bien dans le truc, là, on peut s'amuser à opérer les changements qui nous semblent opportuns)

Cette rigidité représente un frein indiscutable pour s'y mettre.
Nan mais franchement : mettre comme PREMIER Babystep le nettoyage à fond, quotidien, de son évier?
Quand on voit l'état global de ma maison, c'est du f*** de g***.
Si vous saviez à quel point ce premier point m'a longtemps, fort fort longtemps, retenue de me lancer...

Cette apparente "rigidité" / inadaptation constitue également un frein pour persévérer.
Je l'avoue sans honte : aussi bien à l'époque où je l'avais découvert il y a 10 ans, qu'à tous les moments où j'étais de nouveau allée tourner autour, j'étais systématiquement d'avis que telle étape était superflue, telle autre était sûrement très adaptée à d'autres mais pas à moi, etc.
Pensées d'autant plus sournoises que, les jours où l'on accuse une petite chute de motivation, il est tentant de justifier l'abandon du parcours par un confortable "moi j'étais super motivée mais franchement quand j'ai réalisé à quel point ce programme était mal conçu / complètement fumeux, j'ai stoppé les frais, je n'ai pas de temps à perdre moâh"...

Une "supériorité" qui m'a d'ailleurs accompagnée tout au long de ces Babysteps :
     nombreux furent ceux qui, vus de loin (ils n'étaient au programme que 4,8, ou 15 jours plus tard), me laissaient dubitative.
             Et puis le temps que j'y arrive, déjà, je les trouvais moins stupides.
                     Pour finir par en être totalement conquise au bout de quelques jours d'application!


A mon sens donc, au-delà d'avoir le désir que ça change, il faut être arrivé à un certain niveau de désespoir:
Attendre d'être assez désespérée permet de mettre son orgueil dans sa poche avec son mouchoir par-dessus.
On arrête de penser qu'on va changer seule, comme ça, "un jour", qu'on peut s'en sortir-toute-seule-comme-une-grande, et on suit bêtement, sans poser de question.

Parce que se poser des questions, ça aussi c'est énergivore, or le but est d'employer cette énergie à autre chose....



samedi 9 avril 2016

Allemand : on avance ! Mais comment ? - Forwärts ! Aber wie ?

Nous continuons sur notre lancée et les heures passées en voiture avec le Bébou durant notre weekend de Pâques nous ont permis de réaliser que celui-ci maîtrise à présent parfaitement la trentaine de mots que nous avons introduits depuis le début de l'année.

Pour vous donner une idée
Milch - lait
Butter - beurre
Brot - pain
Honig - miel
Birne - poire
Banane - banane (oui oui je sais, mais c'est la prononciation, légèrement différente notamment du fait de l'accent tonique, qui compte, là !)
Apfel - pomme
mot dont la similarité dans la consonance est régulièrement remarquée avec
Löffel - cuiller
Gabel - fourchette
Messer - couteau
Teller - assiette
Becher - timbale
Tasse - tasse (même remarque que pour la banane, eh, bananes...)
Schachtel - boîte
Tisch - table
Stuhl - chaise
Laufrad - draisienne
ja - oui
nein - non
danke - merci
Gute Nacht - bonne nuit
Schuh - chaussure
Socke - chaussette
Schaf - mouton
Ziege - chèvre

Cette prise de conscience nous incite à en proposer de nouveaux, et nous sommes épatés de la rapidité avec laquelle le Bébou s'est effectivement emparé des quelques nouveaux mots proposés !
Période sensible, très clairement... et là encore, c'est nous pauvres adultes qui sommes à la traîne de notre enfant.

En parallèle, je m'interroge : pour le moment nous introduisons des mots "séparés", ceux-ci ne sont inclus dans leur contexte que lorsque nous lisons ceux des livres du Bébou qui sont en allemand. Nous lisons alors le texte en allemand, et commentons les dessins avec lui en mêlant les deux langues.

Si cela a permis un début d'initiation, une introduction, une mise en contact avec la langue (et avec le principe même d'une autre langue), il semble bien que cette manière de procéder ne soit pas optimale pour une véritable appropriation de la langue.


Plusieurs pistes à l'étude :
  • surfer sur l'intérêt du Bébou pour les livres audios en lui en proposant quelques-uns en allemand. Je suis allée faire du repérage sur le catalogue en ligne de nos bibliothèques et il y aurait quelques candidats à tester. A voir ensuite comment je m'y prends pour "accompagner", je suis dubitative sur le grand intérêt qu'il y aurait à le laisser seul devant... mais peut-être me trompe-je? (à noter: nous possédons et faisons déjà écouter au Bébou de simples CDs de chansons en allemand, l'intérêt des livres audios serait ici de lier les sons à des visuels connus)
  • faire une exception au 0 écran au profit de tout petits films en allemand, que nous regarderions et commenterions ensemble. Je suis en train de me constituer une playlist Youtube que je vous partagerai quand nous l'aurons vraiment testée.
  • la méthode Gouin : je m'intéresse à cette méthode préconisée par Charlotte Mason et découverte ici 
    • Mais elle est peu connue en France, je ressens donc le besoin d'approfondir en prenant le temps d'aller chercher dans la blogosphère anglosaxonne des réponses ou pistes de réponses aux milliards de questions que je me pose et notamment la première d'entre elles : 
    • Est-elle adaptée à un damoiseau aussi jeune que le Bébou ? Ou comment puis-je l'adapter intelligemment ? 
    • De votre côté, peut-être avez vous de l'expérience avec cette méthode ? Dites-moi toooout !!!


Par ailleurs nous avons récemment mis à la main sur deux des bouquins de Suzanne Rotraut Berner : le livre de la nuit et le livre de l'été (rebaptisé, fort logiquement, livre du jour par le Bébou...)

Je mets à profit l'absence de texte et les commente en allemand comme en français, en prenant le soin, comme le préconise Gouin, de décrire l'image avec des phrases entières mettant les objets / personnages / actions en relief et en relation les uns avec les autres, plutôt que de me contenter de les désigner par leurs noms.



jeudi 7 avril 2016

Vie Pro + IEF... & Mode de Garde

Depuis quelques semaines tournoient dans ma tête les + et les - des différentes solutions qui s'offrent à moi pour la garde des Bébous, si je pars du principe que je m'embarque sur deux jours de travail par semaine en présentiel.

J'avais déjà dressé ici un comparatif des plus et des moins de 3 modes de garde, en général.

Ici je voudrais faire un zoom sur ce que ça donne dans un contexte d'IEF.

Il s'agit là d'une comparaison plus binaire entre garde à domicile (que ce soit en direct ou par le biais d'un organisme) et assistante maternelle (bien que les commentaires détaillés et bien utiles de Margaux sur la crèche parentale constituent une ouverture intéressante... et que par ailleurs certaines structures proches de chez nous offrent un accueil de type centre aéré - mais à la réflexion il reste difficile pour moi de nous projeter sur une structure collective, notamment pour la Bébounette, si jeune, donc je n'ai pas davantage creusé; si vous le faites, venez donc en parler en commentaire !)
En conséquence de quoi je ne mentionne que les "Bons Points" de chacune des deux solutions, lesquels Bons Points se comprennent automatiquement relativement à l'autre solution.

Assistante maternelle
  • socialisation facilitée, "incluse", puisque les journées passées chez elle impliquent de cotoyer de près les autres enfants qu'elle accueille, si elle accueille d'autres enfants (ce n'est pas le cas de la nôtre)
  • ouverture en dehors du foyer en leur donnant / conservant des habitudes ailleurs
  • domicile familial qui reste vide donc dispo pour : télétravail, repos exceptionnel, recevoir mon amant des copines pour un café, méga opération rangement, ou bricolage salissant,... enfin bref n'importe quoi.

Garde à domicile
  • gain de temps puisque pas de trajets
  • moins de stress les matins puisque pas besoin de presser les enfants pour les faire petit-déjeuner, habiller, charger dans la voiture, et les soirs pour l'opération inverse
  • logistique allégée : pas de sacs à préparer, pas de risque d'oubli à la maison
  • charges ménagères allégées
    • on peut légitimement demander que la cuisine et les pièces de vie des enfants soient rangées,
    • on peut aussi convenir (ce serait mon intention) qu'un certain nombre de tâches ménagères soient prises en charge : en ce qui me concerne je me vois demander 
      • l'étendage d'une lessive quotidienne ainsi que le pliage / rangement de la lessive sèche de la veille, 
      • l'épluchage de légumes / fruits en vue du dîner, 
      • et une fois par semaine le nettoyage sérieux de la cuisine 
      • je ne souhaite pas forcément demander plus car sur deux jours c'est déjà suffisant, ma priorité serait plutot qu'elle s'occupe de, sorte et fasse des choses avec, les enfants.
    • Déjà sympa dans toutes les situations, je me dis que ce gain de temps doit être d'autant plus précieux dans un contexte d'IEF: cela permet de se libérer du temps les jours off, temps disponible 
      • soit pour l'IEF et/ou sa préparation (mon angoisse!), 
      • soit pour profiter plus tranquillement des enfants, 
      • soit pour me détendre, moi
  • plus de facilité pour demander à la garde à domicile de faire des activités spécifiques avec les enfants, les emmener dans des lieux particuliers (l'assistante maternelle dispose à ce niveau-là de davantage d'indépendance), voire les emmener à des activités "extra-scolaires"
  • l'environnement de l'enfant est celui qu'on a construit pour lui, 
    • chouette appart
    • et surtout il a donc à disposition toutes ses richesses tout au long de la journée: si il veut choper un plateau montessori, il peut, voire davantage selon la capacité de la personne retenue à l'accompagner (je fantasme sur le fait de trouver quelqu'un branchée montessori / pédagogies alternatives - oui oui on a le droit de rêver, zut!)
  • si on a besoin de temps tranquille à la maison on peut aussi y rester et envoyer la garde à domicile au parc ou équivalent avec les enfants; mais ce sera sur un temps forcément plus court !

Hum, dit comme ça, il y a tout de même une nette différence de longueur dans les listes (spécial dédicace A.!)
On y retrouve d'ailleurs de nombreux points très appréciés à l'âge d'or de Papazofoyer...

Le critère financier pourrait toutefois, ou non, faire rebasculer la balance. 
En effet, à l'année longue, l'avantage de l'assistante maternelle sur la garde à domicile par le biais d'un organisme est substantiel (mais inexistant si on compare avec une garde à domicile en emploi direct).
Mais dans notre cas, où le 50% ferait suite à un 80%, cet avantage est clairement nuancé (en tous cas pour 2016) puisque nous avons théoriquement déjà épuisé notre réduction d'impôt assistante maternelle pour l'année alors que celui pour la garde à domicile est intact.

Bien entendu, le poids de l'un ou l'autre critère évolue aussi selon la place que prend l'activité professionnelle : plus la durée pendant laquelle les enfants sont confiés est longue, plus certains points peuvent se révéler cruciaux... d'autant que rester patiente et bienveillante sur une plage horaire de 3-4h ne requiert pas la même conviction que lorsqu'on doit gérer 10h de suite (et ça, en tant que mamans nous sommes bien placées pour le dire....). Je serais plus détendue à cet égard pondèrerais certaines choses différemment si finalement ma piste 50% capotait et que je n'envisageais plus que quelques demi-journées par ci par là à intervenir dans des écoles.

Le dernier point qui me faisait hésiter était le fait que nous connaissons notre assistante maternelle, ses points forts et ses faiblesses, ce qui représente une sécurité. Et qu'elle connaît nos enfants, nos enfants la connaissent, bref j'hésitais à prendre l'initiative d'une rupture affective.

Du fait de ce dernier point, et dans la mesure où il n'était tout simplement pas certain que notre assistante maternelle accepterait de continuer avec nous puisque cette diminution du nombre d'heures impacte évidemment ses revenus à elle, j'avais décidé de laisser les choses suivre leurs cours et d'observer ce que ça donnait, avant de prendre une décision.

Je parle au passé, car effectivement cette semaine les choses se sont dénouées toutes seules.
Le couple d'amis avec qui nous aurions pu "partager" notre assistante maternelle a finalement opté pour une autre solution. En conséquence de quoi, plutôt que de chercher une hypothétique famille susceptible d'avoir des besoins se conciliant avec les nôtres (parce qu'en plus j'ai besoin de jours précis dans la semaine), celle-ci nous a informés qu'elle préfèrerait redémarrer avec une nouvelle famille à la rentrée.
Si donc mon CDD est bien prolongé à 50% à dater du 1er juin, nous irons jusq'aux congés d'été avec notre assistante maternelle, et passerons en garde à domicile au retour des vacances. (hé, je réalise que du coup ça me permettra un mini comparatif des deux expériences ... même si le bilan sera faussé par la brièveté de la période ass mat + IEF, et par le fait que ce seront davantage des semaines de transition / mise en route vers l'IEF, plutôt que des semaines "types")

Il ne reste plus qu'à ... trouver la bonne personne.
(nan nan ça ne m'angoisse pas du tout... qui va s'occuper de mes béééébéééés ???
 je serais ravie que vous veniez me raconter vos expériences de garde à domicile; et notamment ce que vous demandez, jusqu'à quel point vous détaillez vos attentes ou laissez de la liberté...)

Dans la mesure où les deux solutions sont financièrement viables pour nous, je pense chercher à la fois par moi-même et par un organisme, afin de multiplier mes chances de tomber sur une personne qui m'emballe.
Avec un organisme, le’aspect « easy tout compris » m’attire, le fait de ne pas avoir à négocier les congés, la possibilité de tomber sur quelqu’un qui a déjà une longue liste de références, etc. 
En revanche je me pose la question de la souplesse :
  • en emploi direct, ce serait sans doute plus facile de moduler si de temps en temps j’ai par exemple besoin d'une demi-journée supplémentaire, « comme ça ». 
  • A plus long terme au contraire, si je pars du principe que 2017-2018 me verra réduire le nombre d’heures de manière substantielle, il est difficile d’anticiper quelle solution m’assure les meilleures chances de « garder » la personne / éviter d’en changer. J’imagine que le fait d’être employée par un organisme peut faciliter pour la personne le fait de rester avec moi car l’organisme peut lui trouver d’autres familles pour compléter…ou pas ?

Bref, encore du pain et des réflexions sur la planche !
Je vous raconterai !


mercredi 6 avril 2016

Petits bonheurs de grippe

Le Bébou a donc la grippe.
La version relou avec programme complet, fièvre de cheval, toux, morve, appétit de moineau et répercussions intestinales glamour.

Ce n'est pas, en soi, l'occasion de grandes réjouissances, ni le gage d'une félicité absolue.

Cependant j'apprécie
  • les journées courtes, que je me permets de terminer dès 16h30 (!) pour filer récupérer la Bébounette, bien sûr, mais surtout un Bébou tout patraque et collant comme un chewing-gum. 
  • et la soirée qui s'ensuit, pour son rythme plus détendu, puisque le temps nous manque moins.
  • et la "2ème soirée", celle qui commence quand les enfants sont couchés, ce qui se produit moins tard plus tôt que d'habitude, et dont je profite davantage puisque mon état de fatigue n'est pas encore aussi avancé (même si, horaires fous de Monsieur obligent, je la passe surtout à blogger. M'enfin au moins vous aurez de quoi lire)
  • les dîners en tête-à-tête avec la Bébounette: F. étant hors de combat très tôt, je le couche avant de faire manger sa soeur... 
    • je redécouvre à quel point c'est plus simple de n'avoir qu'un bébé à faire manger. Je n'ai qu'à plonger mes yeux dans ceux, écarquillés, de la miss et nous échangeons des sourires à nous décrocher les oreilles. Ca roule tout seul...
    • j'en ai profité pour, enfin, lui faire inaugurer la chaise haute. Le transat va pouvoir filer à la cave!
  • les confcall de boulot avec un Bébou blotti contre moi : pour offrir une journée plus reposante à mon malade, j'ai opté pour du télétravail aujourd'hui. 
    • Alors même que l'option "télétravail + Bébou normal" serait inenvisageable, la journée télétravail + Bébou malade s'est très honorablement déroulée (bon, je complèterai peut-être de quelques mails ce soir). F. est tellement apathique que se pelotonner contre moi sur le canapé, pendant que je pianote sur l'ordi, a été sa manière de passer le plus clair de la journée, moments de calme à peine interrompus par la lecture ponctuelle de quelques livres, tandis que la Bébounette faisait des cercles autour de nous sur le sol. 
    • Bosser avec ses enfants tout contre soi, ça c'est encore un moment précieux d'équilibre vie pro/vie perso ;-)



Mais aujourd'hui le soleil brille, le printemps est là et nous attend, et j'ai hâte de pouvoir enfin ressortir tout mon petit monde.
Vendredi, espérons !

mardi 5 avril 2016

Être une femme et OSER vouloir ! (2/2)

Regarder en face la réalité qui se cache derrière les idées reçues nous empêchant d'afficher notre volonté, comme j'ai incité ma manager à le faire, permet (dans tous les sens du terme, puisqu'il s'agit aussi de s'autoriser...) d'aller chercher un poste qui nous épanouisse vraiment.


Ces idées reçues sont aussi à combattre dans le cas de l'équilibre vie pro / vie privée


Là aussi, il est essentiel de montrer ce qu'on fait, d'être claire sur ce qu'on veut, et d'être confiante sur sa capacité à gérer quelque chose d'un peu différent.

Dans ma maturation personnelle sur ce plan, un moment fondateur est une conversation avec mon ancienne chef, du temps de mon job adoré en Normandie.
Un brin de contexte : elle savait déjà que nous quittions la région, et devait par ailleurs travailler sur une réorganisation de l'équipe, redéfinition des postes, machin. Elle avait notamment construit deux supers postes à méga responsabilités, qu'elle proposait donc à deux de mes collègues. Quand j'en avais discuté avec Monsieur Bout, celui-ci m'avait dit (il culpabilisait de nous entrainer à l'autre bout de la France) "oh punaise, en plus je suis sûr que, si nous étions restés, un de ces deux postes aurait été pour toi".

Cela me turlupinait alors j'avais tout bonnement abordé le sujet avec ma chef en lui demandant si c'était vraiment le cas.
Chef : "Ah mais carrément"
Gwen : - Oui mais, quand même, ce sont des gros postes, auraient-ils été compatibles avec un 80%?"
Chef : - Sûrement pas"
Gwen: -..... ??? Ben c'est sans regrets alors, jamais je n'aurais pu le prendre puisque il est inimaginable pour moi de repasser sur un temps plein."

La réponse de ma chef me résonne encore aux oreilles car c'est elle qui a décoincé beaucoup de choses dans ma petite tête :
"oui mais justement, comme il a toujours été clair pour moi que tu n'accepterais jamais un temps plein, et que vu ce que tu apportes j'aurais tenu à te garder dans l'équipe, si tu étais restée j'aurais construit mon organisation autrement, ça aurait valu la peine de faire du sur-mesure"

Première chose :
Cette phrase m'avait une nouvelle fois montré l'importance d'être claire avec soi-même et avec les autres sur ses priorités.
Dans un monde où je ne partais pas, que se serait-il passé si je n'avais pas plusieurs fois parlé de mon ambition de réduire mon temps de travail et signalé la priorité absolue que je donnais, dans mes choix pro, à mon 80%?
  • Ma chef aurait construit son organisation "normalement", c'est-à-dire en se basant sur la base lambda de postes à temps plein, en se disant que face à une proposition aussi intéressante, je serais sûrement prête à revoir mon organisation personnelle.
  • Et ce n'est qu'une fois que son organisation aurait été claire, claire dans sa tête mais aussi validée à différents niveaux donc d'autant moins susceptible d'être révisée, que pouf, elle m'aurait présenté une proposition déjà toute faite
  • J'aurais eu mon mot à dire, un maigre mot : "oui", ou "non". 
Ma "discrétion" aurait ainsi empêché la prise en compte de ma contrainte principale dans la réflexion en amont.

Deuxième chose : Mon travail vaudrait la peine de faire du sur-mesure.
De sortir des schémas classiques, de se montrer souple.
C'est à ce moment précisément que j'ai réalisé que j'avais des choses "à vendre" qui pouvaient donner l'envie à des gens de faire l'effort de me donner ce que je voulais. Du win-win était envisageable.
Et c'est à ce moment-là qu'une idée reçue bien installée chez moi, à savoir "un poste à 50% mais dont le contenu reste intéressant = impossible" , a pris un gros, gros, gros coup dans l'aile.
Eh ben si, c'est possible.


Alors oui bien sûr, hein, je vous rassure
Tout cela ne vous concerne pas, vous, c'est juste que je suis une déesse intersidérale sur le plan pro  
(sur les autres plans aussi, soit dit en passant).

Ou pas ?

Très honnêtement, et là encore c'est la RH qui vous parle, il est urgent de regarder votre travail sans fausse modestie.
L'expérience que vous avez acquise vaut quelque chose :
  • confiance de clients (internes ou externe), 
  • connaissance des rouages de l'entreprise, des produits, du marché, 
  • maîtrise des techniques et des processus, 
  • certitude de votre fiabilité, 
  • appréciation de votre caractère / relationnel ... et encore de nombreux points. En fait cet aspect à lui tout seul mériterait un article spécifique donc ... il l'aura! Na.

Pour le moment, retenez simplement que vous aussi, même si vous ne le réalisez pas encore, vous avez dans votre jeu un certain nombre d'atouts qui peuvent vous permettre d'obtenir un équilibre plus proche de vos souhaits. Encore faut-il que vous preniez la peine de mettre en valeur tous ces points-là, bien entendu... ;-) en vous "vantant".
C'est donc grâce à ma chef que j'ai osé négocier âprement mon 80% dans mon job actuel, en annonçant clairement la couleur : "je fais des supers choses à 80% et c'est ça ou rien".
Et, oui, plus vous aurez accumulé de l'expérience avant d'être au stade où vous proposez ce genre de marché, plus vous aurez de cartes en main. Ce qui peut rendre les choses un peu plus compliquées pour les très jeunes mamans. Plus compliquées... pas perdues d'avance !


Car ça marche


Le fameux mercredi matin dont je vous parlais en première partie, lors de l'entretien pour mon futur/potentiel/probable 50%, j’ai ainsi moi-même refait l’expérience d'à quel point prendre le contrepied de ces fichues idées reçues pouvait porter du fruit. J'y suis arrivée avec
  • un objectif défini : 
    • 50%, sur deux jours (mardi et jeudi) + 10% de télétravail, 
    • Continuer à m’occuper des gens que je gère actuellement, 
  • des exigences réfléchies et assumées
    • ce n’est pas un CDI que je veux, 
    • c’est pour maximum un an encore, et si ils ne prolongent que de 6 mois, il ne pourra y avoir de seconde prolongation car je me serai engagée ailleurs pour la suite ; 
    • réévaluation du salaire pour que cela reste rentable pour moi malgré les frais de garde.
  • un argumentaire clair sur ce que je leur apporte
    • accompagnement en profondeur sur des conflits compliqués - explication des choses déjà mises en place pour gérer les situations
    • coaching des managers - présentation power point d’une petite formation de mon cru sous la main 
    • gestion de problèmes de performance - énumération des quelques cas traités 

Clair, net et précis.
A l’heure où parfois je doute qu’il soit raisonnable de continuer, même à 50%, où je me dis que franchement ça va être fatigant de concilier IEF et vie pro, avoir identifié précisément les conditions auxquelles cela vaut tout de même le coup me donne une grande liberté, et une non moins grande force de conviction.

Car les réactions que je récolte, quand j’explique mes attentes, quelles sont-elles ? 
« tu sais ce que tu veux, c’est chouette »
« ah bah au moins c’est clair »
« on voit que tu as bien réfléchi à tout, c’est bien construit » ;
 et mon interlocutrice : « j’ai bien compris votre projet, et je pense avoir tous les éléments pour le défendre ».


Alors oui, osons vouloir, osons demander...

Concernant ma manager de mercredi, eh bien figurez-vous qu'en plus de lui programmer un RDV avec moi pour parler orientation et stratégie, j’ai profité des thèmes abordés ensemble pour lui conseiller la lecture de Filliozat, justement. (Monsieur Bout: "tu devrais avoir des pourcentages") Elle a énormément accroché à ce que je lui en ai dit et nous nous sommes promis d’en reparler quand elle aurait lu « Au cœur des émotions de l’enfant ».

Juste fin pour une conversation que nous avions commencée par 5 minutes de bavardage sur les couches lavables !

(et c’est dans des moments comme celui- là que j’ai vraiment, vraiment envie de continuer à bosser avec ces gens-là…)