jeudi 11 avril 2019

Couverture de Bébé

Evidemment, si vous cliquez sur ce billet en pensant découvrir le tuto DIY d'une supeeeerbe couverture réalisée au crochet ou au tricot… ben c'est raté.

Cela signifie que vous n'avez lu, ni
1. certains vieux billets ne laissant guère de doutes sur mes capacités en travaux manuels
2. le billet tout récent annonçant l'arrivée prochaine de ce fameux Bébé-surprise.
Honte sur vous.

Une fois que vous aurez remédié à cette ignorance crasse (!), prenez donc le temps d'admirer les 2 ébauches d'illustration de couverture réalisées avec amour et talent par mon amie Claire Soldaini (cœur cœur cœur).

Eh oui ! 
Comme tout bébé, ce bouquin aussi suscite, bien avant sa naissance, de nombreuses interrogations sur la meilleure manière de lui tenir chaud et de lui assurer un look attirant à même de susciter suffisamment d'intérêt pour donner envie de se pencher dessus.

Alors, profitez-en, pour une fois : votre avis sur la question ? une préférence, un coup de cœur ?




(Claire avoue volontiers qu'elle s'éclate à dessiner mes cheveux. 
Je crois que ça se voit.

Et bien évidemment, JAMAIS je ne suis aussi en colère que ce que suggère la deuxième illustration.
JAMAIS !! 
C'est rien que des mensongetés Monsieur ! - qui identifiera l'origine de la citation ? )


lundi 8 avril 2019

Au secours, je me soigne de manière alternative !

Il faut savoir qu'au départ, je DETESTE me soigner.
  • Je ne pense pas que ce soit depuis toujours, puisqu'enfant, je n'avais rien contre les sirops ultra sucrés, et que j'allais en cachette prélever des granules dans les tubes homéopathiques de ma maman (en faisant gaffe à ne pas en prendre trop d'un coup dans le même tube histoire que mes prélèvements restent indétectés).
  • Mais cet intérêt précoce pour l'homéopathie n'a pas évolué en passion à l'âge adulte, et la plupart des tubes transmis par ma maman ont eu tendance à dépasser leur date de péremption (et à partir au moment d'un désencombrement de l'armoire à pharmacie), hormis le traitement anti-infection urinaire qui, lui, a montré sa grande supériorité face aux antibiotiques, et a définitivement gagné un droit de cité à vie.
  • Et chez nous, le grand consommateur de Doliprane, c'est Monsieur Bout, puisqu'en dehors des jours ayant suivi ma sortie de l'hôpital après la naissance de Bébou (donc post-césarienne), je ne pense pas avoir du en avaler plus de 1 ou 2.
  • En médecine plus ou moins alternative, depuis
    • mes grossesses m'avaient permis de découvrir les bienfaits de l'ostéopathie et de l'acupuncture
    • j'avais testé les fleurs de Bach. Moins concluant...
Ca tombe bien, je suis peu souvent malade (idem les enfants). La plupart du temps, la méthode Coué "Je vais bien tout va bien" suffit.
Néanmoins, du coup, il y a des fois où ce que j'attrape traîne en longueur et me pourrit la vie, avouons-le. 

Or cet automne, déjà, m'a permis de faire un premier pas en me faisant découvrir un moyen naturel, non intrusif, ultra low-cost et facile d'utilisation, de soigner la famille Bout. Il y a eu, à la faveur des toux des enfants, et de l'angine de leur tendre mère, la découverte des pouvoirs de l'OTP : Oignon Tout Puissant. Je vous ai régalé d'un article, et depuis, je saoule prêche la bonne parole autour de moi. L'oignon est rentré dans les mœurs chez nous, et quand les enfants sont un peu encombrés, ce sont eux qui réclament leur oignon au moment du coucher.

Premier pas vers une médicamentation alternative.

En parallèle, il y avait eu la première conjonctivite de F., et une conversation quelques semaines plus tard, avec Coralie, m'apprenant que pour ce genre de trucs, intervenir au plus vite en nettoyant régulièrement l'œil avec une simple tisane de camomille peut permettre d'éviter l'épreuve des gouttes…

Deuxième pas.

Simultanément avec l'oignon, une de mes voisines adorées m'avait fait découvrir l'huile essentielle de Ravintsara et je m'étais dit que, quand même, ça avait l'air pas mal, et que peut-être investir dans quelques huiles essentielles bien choisies pourrait être une possibilité acceptable et réaliste. Ce dont au départ, j'étais loin. 
Les huiles essentielles, pour moi c'étaient
  • l'arbre à thé, pour désinfecter mon seau à couches lavables
  • la lavande, pour parfumer mon pschitt-pschitt Flylady
  • la menthe poivrée, pour cette recette d'After Eight faits maison qu'il est vicieux de ma part de vous remettre sous le nez. Hin hin hin.

C'est pourquoi j'ai envoyé un SMS à Clotilde pour recueillir ses précieux conseils sur le sujet, mis une étoile sur le mail où, à ma demande, elle listait quelques unes des Huiles Essentielles à avoir chez soi, et… ce fut tout : ce point est venu s'ajouter à d'autres points de ma To-Do list, la fameuse To-do list.

Jusqu'à cette fin de mois de mars. 

Je toussais déjà obstinément depuis au moins 15 jours, quand je commençai une semaine-de-la-mort : 4 jours travaillés (oui, pour la nana qui s'est mise à son compte pour ne bosser que maxi 2 jours par semaine. Oui oui, c'est bien cela. Quand je vous dis que je vous dois un billet sur la vie de mom'preneuse). 
4 jours travaillés, et pas n'importe comment. 
4 jours d'animation de formation. (pas n'importe quelle formation, du reste. Un module de formation de la mort qui tue dont je suis ultra fière et avec lequel j'ai le sentiment de semer un sacré paquet de graines dans le monde de l'entreprise. Mais ce n'est pas le sujet… aujourd'hui).
Lundi passe, mardi passe, mardi termine, en bonus, sur l'animation d'un atelier Faber et Mazlish
Qui lui, passe difficilement : 
TEUF TEUF TEUF gestion de la colère TEUF TEUF Haïm Ginott TEUF TEUF culpabilité du parent TEUF TEUF TEUFFFF RHAAAAA tenez racontez-vous vos expériences moi je meurs.

Moralité : le lendemain soir, au moment de prendre le TGV qui devait m'emmener vers l'animation de mes deux derniers jours, je n'avais plus d'illusions : ma capacité à les animer était fortement compromise. 
Ce qui me valut ce petit post Facebook très sympathique, où je montrais ce que le pharmacien de la Gare Montparnasse m'avait refilé suite à mon exposé laconique de la situation :
Je TEUF TEUF suis censée animer deux jours de formation. TEUF TEUF. Sauvez ma voix ! [voaaaahahaaaaaah] Donnez-moi tout ce que vous avez de plus efficace TEUF TEUF TEEEEUFFFF

+ grand succès obtenu auprès des hôtels où je dormais quand je demandais à avoir un oignon cru pour l'emporter dans ma chambre.

Et je survécus à ces deux jours, munie en permanence d'une tasse remplie d'eau chaude + cuillérée de miel.

Le weekend venu… ben j'avais le weekend pour, vraiment, me remettre sur pied, puisque j'enchaînais ensuite sur 2 nouveaux jours d'animation de formation.

Perdue pour perdue, je me suis botté les fesses et j'ai testé 
  • l'huile essentielle de thym, recommandée pour les affections touchant le système respiratoire, et 
  • l'huile essentielle d'arbre à thé / tea-tree, recommandée pour un peu tout (et qui m'a fait un peu l'effet d'être une couche lavable).
3 X 2 gouttes par jour dans une cuillérée de miel ou un peu d'eau (à défaut).
Donc, un truc tout petit, facile à emporter, pas bien cher, rapidement pris, au goût certes pas optimal mais très vite ingéré (alors que les pastilles du pharmacien avaient un goût immonde de mandarine)

A la fin du weekend, la toux qui me pourrissait la vie depuis 3 semaines avait quasi disparu.

OK. Médicamentation alternative, tu as gagné. (#jevaisfinirparhabiterdansuneyourte)



Certes, l'huile essentielle de thym coûte 3 fois plus cher que toutes les autres (rapport aux conditions très précises pour sa cueillette - il faut être nu, nuit de pleine lune, et chanter des incantations en sautillant sur son gros orteil - ou presque)
Mais tout de même, je crois que peu à peu, je commence à trouver ce qui me convient pour soigner la famille Bout d'une manière compatible avec mon aversion extrême pour tout ce qui touche au médical.
En ces temps fatigants, où je n'ai pas besoin de m'en rajouter une couche avec 
  • 1. des maladies 
  • 2. des RDV chez le médecin 
  • 3. des passages impromptus à la pharmacie 
  • 4. la gestion éventuelle de papiers de remboursement etc. (oh punaise ! c'est peut-être ZE véritable racine de mon aversion pour le médical ?!), 

en ces temps fatigants, donc, disposer d'une alternative facile d'utilisation, efficace tout en étant naturelle, c'est un vrai soulagement.

Si ça peut vous servir, n'hésitez pas. 
Si vous avez des remèdes magiques et simples dans le même genre, n'hésitez pas non plus. 
Je mettrai probablement 6 à 12 mois (ou 10 ans) avant de les tester, mais il n'est pas dit que
1. ça ne finira pas par me servir
2. le lectorat de ce blog ne sera pas plus rapide que moi pour profiter de vos tuyaux.

Bon début de semaine ! (pas-TEUF)

vendredi 5 avril 2019

Haine altermondialiste

Ciel ! 2 billets dans la même semaine !! Truc de fous !
  • Si vous pensez que c’est pour vous dévoiler des trucs sur mon futur best-seller, vous vous trompez (mais revenez peut-être faire un tour la semaine prochaine…). En plus, je suis tellement à la ramasse que j’ai même du demander un petit délai supplémentaire pour rendre le texte de base. 
  • Si vous pensez que je vais écrire un billet tout sucre tout rose rempli de bienveillance et de tranches de licorne (mais est-ce vraiment bienveillant de découper une licorne en tranches ?), c’est encore plus raté.


Le billet du jour est un billet haineux (ce qui arrive peu souvent ici, mais quand même). 
Un billet de rage 
Un billet ANTI

Un billet anti GAFA

Pour ceux qui ne savent pas de qui je parle : 
le GAFA est un acronyme désignant Google Amazon Facebook Apple, 
en clair : les suppôts du grand méchant capitalisme technologique qui nous espionne et nous exploite.


Bref

--- début du message de haine ---- âmes sensibles et / ou en besoin de croire dans la beauté du monde s’abstenir ----


C’est Facebook qui avait commencé, il y a quelques semaines, en bloquant subitement la page du blog, en m’empêchant de partager quoi que ce soit, de voir le mur de mes amis, etc. 
Sans prévenir, sans réagir à mes mails de signalement, bref, l’arbitraire le plus parfait. 
Retour à la normale soudain 15 jours plus tard, sans plus d’informations. 

Je les ai haïs, insultés. (NON je n’ai pas exprimé ma colère en mode Faber et Mazlish. F**K)


Puis Google s’y est mis.

Comme en ce moment je gère particulièrement bien ma vie, c’est dans la chambre d’hôtel où j’étais en déplacement ce 1er avril que j’ai réalisé que j’avais oublié de payer mes charges sur le chiffre d’affaires réalisé en février (délai : 31 mars). J’ai donc contacté l’URSSAF par le biais de leur site internet mais comme il était minuit j’ai un peu cafouillé et indiqué une adresse mail inexistante (= mélange de mes deux adresses habituelles). 
Eh bien figurez-vous que mercredi l’URSSAF a pris la peine de m’appeler pour régler le problème (ce qui est quand même plutôt gentil, comme quoi l’URSSAF c’est plus réactif que la CAF / le Pôle Emploi !) car ils avaient bien vu que l’adresse sur laquelle ils m’envoyaient leur RIB ne fonctionnait pas. 
La nana me demande l’adresse correcte, fait partir le mail, et me demande de rester en ligne le temps de lui confirmer la bonne réception du mail. Fin de l'histoire ? C'est sans compter la fourberie du GAFA...
Rien dans ma boîte (Gmail). 
On attend. 
Rien de rien. 
On attend encore. 
Rien de rien.
Elle raccroche des fois que ce soit la connexion internet qui soit impactée par l’appel téléphonique. Quand elle rappelle deux minutes plus tard, rien n’a bougé. 
Bien embêtée, elle me dit de rappeler le lendemain si je n’ai rien eu.

C’est à 22h que le mail fera subitement irruption dans ma boîte mail. 5h pour faire quelques malheureux kilomètres ?! Hasard ? Coïncidence ?

Nan mais oh !


Qu’est-ce que je pourrais bien reprocher à Amazon ? Hum, je ne trouve rien de spécifique. A part facturer la traduction française d’un livre passionnant dont je vous parlerai ptet (non, ce n’est pas le mien) 8 € plus cher que sa version originale. Comme ça le choix a été vite fait. Je crains qu’on ne puisse même pas imputer ce décalage de prix à Amazon mais vous savez, je m’en fiche, je ne cherche pas particulièrement à être de bonne foi aujourd’hui.


Venons en à Apple !

Je suis l’heureuse détentrice d’un Iphone 5. Je me suis convertie à l’Iphone du temps où je bossais à Strasbourg, et où mon employeur mettait à ma disposition l’un de ces appareils. Qui, bien évidemment, ne m’ont jamais posé le moindre problème et sont restés dans un état impeccable tout du long, tant que ce n’était pas à mes frais.

Et puis j’ai investi dans un modèle sur mes propres deniers (reconditionné, pour éviter de devoir louer les Bébous sur leboncoin). Depuis (2 grosses années) j’ai déjà pu changer
  • 1 fois la batterie, 
  • et 3 fois l’écran (dont deux fois en 15 jours, oui, bon, je ne suis pas très adroite, ça va, ho).

La batterie donnait à nouveau des signes de faiblesse mais … j’aurais du m’estimer heureuse, j’imagine. 
Car depuis 48h ce téléphone a perdu toute fiabilité : 
  • il a commencé par ne plus me laisser consulter certaines de mes boîtes mail. 
  • Puis What’s App. 
  • Puis mon appli bancaire. 
  • Puis il s’est mis à se bloquer à n’importe quel moment, pour une durée totalement variable, avant de refonctionner pour une durée également totalement variable ; peu importe qu’on l’éteigne brutalement, même à cette commande-là il ne répond plus, une fois en pleine crise.

Mais hier, il a osé me faire le coup alors que j’étais en voiture, sur le point d’arriver chez un client dont je maîtrise encore assez peu la localisation. Or mon téléphone, c’est mon GPS. Et mon GPS, c’est ma viiiiiiiie. Je me suis donc retrouvée à opérer un certain nombre de tours perplexes sur un certain nombre de ronds-points, puis j’ai réussi à me repérer en profitant de ce que, durant 30 secondes, le téléphone a bien voulu me montrer où j’étais avant de replanter aussi sec.

Trajet retour, il a fonctionné…. 
Jusqu’à ce que je doive sortir de l’autoroute pour faire un détour bicoz je ne rentrais pas directement chez moi (stock de miel à aller chercher). 
L’appli GPS a foiré, pile au moment où j'étais… au milieu de nulle part
La fonction téléphone étant restée opérationnelle, c’est Coralie, avec qui j’étais en ligne (merci le kit mains libres) qui, entendant mon désespoir (bicoz j'avais renoué avec les tours de ronds-points) a fini par saisir son téléphone ou son ordi ou je sais pas quoi et m’a sortie de la pampa dans laquelle j’errais… jusqu’à ce que le téléphone s’éteigne totalement. 

Je vous laisse imaginer le score au stressomètre.

Et la quantité de miel qu’il m’a fallu engloutir une fois rentrée chez moi.



Depuis ce matin mon téléphone fait l’innocent (après s’être éteint pendant la nuit si bien que j’ai failli ne pas me réveiller, quand même).

Il espère sans doute m’attirer loin de chez moi pour me perdre.

GAFA = à côté l’histoire du Petit Poucet c’est de la gnognotte.




(mais un jour je vous ferai quand même lire ma BD sur les grille-pains 
car ils sont de mèche, aussi, ceux-là)

lundi 1 avril 2019

Heurs et Malheurs dans le petit monde de TooGoodToGo

Je vous ai déjà raconté ma rencontre avec l’appli anti-gaspi TooGoodToGo, et détaillé comment je m’y étais pris pour sérieusement réduire nos dépenses alimentaires grâce à elle. Je continue à TGTGter vaillamment. Ceci dit… la vie d’une TooGoodToGoteuse n’est pas un long fleuve tranquille, oh ça non !

La vie d’une TooGoodToGoTeuse s’apparente plutôt à une série de montagnes russes, un enchaînement de trucs vraiment chouettes et d’épisodes… moins chouettes.


Jugez en plutôt :

  • Ne pas pouvoir récupérer mon panier faute de réussir à me garer. 
Bon, là, vous pourriez vous dire (en tous cas si vous me lisez régulièrement) : on sait que la Gwen n’est paaaas douée pour se garer, et d’un air supérieur, penser 
« ce n’est pas à moi que ça arriverait ». 
Moui ben figurez vous que mes piètres compétences en créneau ne sont au fond pas du tout responsables. En revanche, je crois que c’était une GROSSE ERREUR de prendre un panier TGTG au Monoprix d’un gros centre commercial un samedi une semaine avant Noël. 
Pas totalement inconsciente tout de même, je me doutais que le parking serait blindé, et j’avais prévu de me garer n’importe comment sur un côté (puisque je n’en avais que pour 5 minutes). Hélas des gens n’en n’ayant, eux, pas du tout que pour 5 minutes avaient déjà piqué l’idée (et les emplacements adaptés). Je n’ai pas osé laisser la voiture en plein milieu d’une voie et après 15 bonnes minutes à tourner en rond… je suis rentrée chez moi bredouille. 

Sentiment de désespoir…

  • Trop de poulet tue le poulet.
Au retour des congés de Noël, j’attendais mes paniers TGTG comme la hotte du Père Noël : j’étais bien décidée à hériter de tout le destockage de saumon fumé et autres bonnes choses qui allait FORCEMENT suivre les Fêtes. Et puis, on avait du monde. 
Alors j’ai pris un premier triple panier Monoprix. Mais non : ni saumon fumé ni huîtres !
Puis zou, quand plus tard la même journée ils en ont remis à disposition, je me suis dit que LA, ils allaient avoir fait leur tri et proposer d’autres trucs, donc j’en ai repris 2. 
Saumon fumé et huîtres ? Nan, vous repasserez. 
En revanche, grâce à ces 5 paniers, je me suis retrouvée avec, en plus de nombreuses autres choses : 2 poulets entiers + 4 cuisses + des blancs de poulet, des blancs de dinde et 3 sachets de manchons de poulet rôtis pour faire bon poids.

Là, j’ai admis que j’avais un peu abusé. Surtout avec un congél déjà plein… et des voisins encore tous en vacances (seuls ceux plutôt végétariens étant de retour, BIEN ENTENDU) donc pas susceptibles de pouvoir accueillir généreusement un poulet. 
Bon, en désespoir de cause, j’ai quand même réussi à trouver quelqu’un d’intéressé… avant de me rétracter parce que finalement, entre mes idées sublimes de réutilisation, et l’appétit de nos convives, ben les stocks de poulet ont finalement pu être gérés en interne.

Sentiment de déception et de perplexité (puis de fierté, quand même, dans mes capacités d’improvisation culinaire en mode Top Chef « le poulet de 656 façons » - oui, mon bestseller « 50 nuances de camembert » promet !)

Et, j’avoue aussi : à la fin, léger sentiment de trop plein de poulet ; parce que même accommodé de diverses manières, le poulet ... reste toujours du poulet.


  • Trouver porte close : 
    Vouloir profiter, pour la première fois des paniers proposés un dimanche (toujours dans mon Monoprix préféré, situé dans un centre commercial), bicoz en plus, frigo vide
    Se pointer 20 minutes avant la fermeture : tant que c'est l'heure, c'est encore l'heure ! 
    Se retrouver devant une porte automatique qui ne s’ouvre pas…. Est-ce que ça va encore être l'heure ?
    Persister, en pensant que peut-être la partie non alimentaire du Monoprix était fermée mais sûrement pas le reste (puisqu’on m’avait promis un TGTG bon sang !) : essayer une autre entrée, une encore, puis trouver une porte ouverte et descendre par les escaliers. 
    Cheminer dans des allées désertes (c’est sympa, en fait, un centre commercial vide) pour arriver, victorieuse, jusqu’à l’espace monoprix dont le rideau était impitoyablement baissé. 
    Y être cueillie par un vigile un peu méfiant, m'expliquant que non, maintenant que les Fêtes sont passées, tout est fermé ici le dimanche. 
    Mais, bonne pâte, ne pas lui en vouloir, et même, lui expliquer le concept de TGTG.

Sentiment… d’angoisse (laissez moi rentreeeeer mon TGTG m’atteeeeend) … et, un peu, de solitude, quand le vigile m’a demandé ce que je fichais là.

F. en aide-cuistot au taquet

  • Faire ma première galette des rois 
Je venais de réaliser qu’en fait la frangipane ce n’est pas non plus la mer à boire, à fabriquer soi-même. Quand, signe du destin, de petits carrés de pâte feuilletée se glissèrent dans un panier TGTG. Et c’est ainsi que, grande première, j’ai pu faire mes premières petites galettes. (le seul qui a critiqué, c’est F. : il a trouvé nul que j’aie réutilisé la fève qu’il avait déjà trouvée dans la galette achetée la semaine précédente) ; j’ai osé j’ai osé j’ai osé et en plus j’ai réussiiiiii !!
Sentiment de grande fierté #Impératricedel'univers.


  • Galette des rois, deuxième round 
Un beau soir ma boulangerie TGTG adorée a mis à disposition des paniers TGTG supplémentaires : contenant chacun l’une de leurs galettes des rois sublimes, que je n’ai fait qu’admirer jusqu’à présent sans jamais pouvoir y goûter! 
Si ce n’est que… c’était le jour où j’avais (pour la 2ème fois en 15 jours, on ne rit pas) cassé mon écran d’Iphone : sevrage forcé le temps de la réparation si bien que je je n’ai vu cela qu’après coup, sur le fil Facebook de ladite boulangerie. OUiiiiiiiiiiiinnnnnnn.

Sentiment d’injustice terrible.


  • Être prise en sandwich : 1 et 2 
Premier épisode : je passe dans ma boulangerie TGTG adorée en espérant récupérer des sandwichs pour le pique-nique de la veille. Zéro sandwich ! 
Heureusement, plein de pain, et j’ai reçu du jambon dans le TGTG Monoprix fait le même jour, donc finalement, TGTG m’a quand même fourni mes sandwichs, mais en kit à monter moi-même. (et en version dégradée : pain beurre jambon, c’est un peu le degré zéro du sandwich, rieeeen à voir avec les associations pain aux graines – jambon de Bayonne – chèvre – encoreunoudeuxtrucsbons avec lesquelles ladite boulangerie me régale)

Deuxième épisode : je passe dans la même boulangerie TGTG et je n’ai pas prévu de pique-nique, en revanche, j’ai bien besoin de faire des stocks de pain
Dommage : je récupère 3 sandwichs à manger. Et des chouquettes. Zuuuut, c’est un peu beaucoup (les sandwichs. Les chouquettes j’arrive à gérer). Heureusement que j’ai des enfants pour qui manger un sandwich, c’est un peu synonyme de fête…

Légère frustration les deux fois, quand même.


  • Test
Un café pas loin de chez moi m’avait été chaudement recommandé par une de mes chères voisines, mais vraiment, aucun moyen de tester leur TGTG au vu de l’heure auquel ledit café mettait les paniers à disposition. Et puis hop, un soir, une conjonction de circonstances favorables me permet de bondir dessus. J’avais hâte de découvrir ce que j’allais déguster. 
Moui ben zut, c’était juste moyen. J’aurais du m’en douter, ce n’est évidemment pas ce qu’ils ont de meilleur qui reste dispo à la fin de la journée.

Dé-goû-tée, quand même.

  • Se faire bousculer dans ses habitudes
il y a quelques semaines TGTG a OSE changer les règles : au lieu de "libérer" les paniers à minuit pour le lendemain, ils ont mis en place une libération progressive : à l'heure où chaque commerce ferme, il ouvre la réservation des paniers du jour suivant. Depuis, rien ne va plus. J'ai mis longtemps à m'adapter et pour certains commerces, c'est devenu mission impossible : ce n'est pas à l'heure du coucher des Bébous que je suis disponible pour sauter sur les paniers !

Sentiment de trahison TERRIBLE.
(et, non, ça ne m'aide pas davantage pour me coucher à une heure décente…)


MORALITE :
  • Huhuhu, je réalise que ce billet serait un excellent exercice dans le cadre de la séance d’ateliers Faber et Mazlish consacrée à l’accueil des sentiments : « lisez l’expérience de la Gwen et identifiez le sentiment associé »…. Quel tourbillon d’émotions. On peut s’économiser les montagnes russes, vraiment !
  • Je me rends de plus en plus compte que, certes TGTG est mon ami, mais qu’il faut quand même que je fasse gaffe : plus d’une fois, je me suis mordu les doigts d’avoir cliqué trop vite, car en ce moment, la logistique familiale étant un peu compliquée (je dois venir vous écrire un billet sur ma vie de « Mompreneuse « - oui je suis un concept à la mooooode ! – et celui-ci peut quand même pas mal se résumer à « je bosse trop »…), je ferais mieux de me simplifier un peu la tâche plutôt que de m’amuser à aller récupérer je-ne-sais-quoi à des horaires ou endroits improbables

Je crois que parfois, sous couvert du prétexte (cependant toujours vrai) de vouloir faire des économies et sauver la planète, je suis aussi, juste un tout petit peu, adrénaline-addict

mardi 26 mars 2019

IEF ou école ? Le cas Bébounette 2019-2020

Après le suspens haletant autour de la question de l'école qui accueillera F. en septembre 2019, l'énigme de ouf autour d'une fameuse annonce bébéesque, voici un autre mystère d'éclairci : la question angoissante du mode d'instruction de la Bébounette pour l'année 2019-2020 : poursuivre en instruction en famille ou scolariser ?

Contrairement à ma vile tendance à vous infliger une moitié d'article haletante avant d'enfin cracher le morceau, je casse le mystère tout de suite : je crois que ça va être la fin de l’IEF pour elle aussi, en septembre.

Ca me rend très mélancolique, disons-le 
  • j’apprécie sa présence, 
  • à l’idée d’avoir une maison vide d’enfants pendant la journée (pour la première fois depuis 6 ans) je me sens toute bizarre, 
  • je reste convaincue qu’à un âge aussi jeune la possibilité de passer de loooongs moments à jouer, courir, lire, bref s’occuper librement est un trésor. 
  • Je déplore aussi qu’elle ne soit plus comme ça exposée 2 jours par semaine à autant d’allemand non stop -dont nous voyons en ce moment les effets !- en étant gardée toute la journée par une mamie au pair
  • J’apprécie aussi énormément la différence actuelle de rythme entre mes deux Bébous
    • je peux être avec elle pendant que F. est à l’école, et me consacrer plus à F. une fois qu’il est rentré. 
    • Idem, les mercredis matin, elle va aux activités du mercredi de l’école, et j’ai une matinée seule avec son frère. (je nuance toutefois : quand je dis que j’apprécie de cumuler IEF et école, ce n’est pas le cas sur tous les plans : par exemple, je suis frustrée que les horaires d’école de F. limitent énormément ma capacité à faire des sorties IEF avec E. Cette belle liberté que j’appréciais tant s’en trouve vraiment rognée)



mais

Avec ma reprise de travail, très clairement, je ne suis pas franchement (et de moins en moins) au RDV côté IEF :

  • Oh, certes, une partie de moi-même a essayé de me dire de me détendre, me susurrant qu’au fond, ce n’est pas bien grave, Charlotte Mason dit : rien de formel avant la 6ème année, machin. 
Oui, c’est chouette, cela me permet de prendre les choses avec un détachement relatif en ce moment. Mais ces temps-ci, quand même, la zébritude d’E. crève les yeux ; elle progresse à une vitesse phénoménale et j’ai la sensation très claire de la sous-nourrir. Clairement, elle serait preneuse de plus si je pouvais lui proposer plus, ce que je ne peux pas.

  • Je peux d’autant moins que, zébritude / progression-rapide-machin obligent : la Bébounette a plus ou moins atteint le niveau qu’avait son frère en fin d’IEF. 
Ce qui implique que, pour l’accompagner dans la suite de ses apprentissages, je ne vais plus pouvoir faire comme j’ai fait depuis septembre : me reposer sur « mes acquis », en déroulant pour E., avec tout juste quelques petites adaptations, les activités préparées à l’époque pour F. Non, il me faudrait explorer la suite, donc réinvestir du temps dans le travail de préparation.
  • Réinvestir du temps… que je n’ai pas, clairement : je suis partout, mais sûrement pas là.
  • Réinvestir du temps… et de l’intérêt ! Et c’est aussi là que le bât blesse. 
Oui, je suis une dame très occupée (très, très, au point que je vous dévoilais récemment mon secret pour tout faire). Mais comment se fait-il que, quand je me retrouve avec des choix à faire dans ma to-do list à rallonge, ces choix ne me conduisent jamais à faire un truc en rapport avec l’IEF ? 
Il est en temps de me l’avouer : je me retrouve à présent dans le même cas de figure que Maman’dala dans son billet chez moi en fin d’été dernier. En ce moment, mon intérêt personnel va beaucoup moins vers des questions de pédagogies / apprentissages et cie, que vers d’autres sujets. 
  • Ce n’était pas du tout le cas à Strasbourg, et je perçois vraiment la différence. A Strasbourg, j’étais à fond. 
  • Depuis, d’autres thématiques sont venus capter mon intérêt. Si bien que ledit intérêt ne va plus tellement à la prise en charge totale de l’instruction de mon enfant, aussi gratifiante soit-elle.
Car franchement, hein, avec E., je le soulignais déjà cet automne, c’est particulièrement gratifiant l’IEF, elle est tellement preneuse, les progrès sont immédiats, c’est chouette ! Mais même cela ne suffit pas.


Je me retrouve donc à me citer moi-même, dans le billet écrit il y a déjà fort longtemps, au démarrage de notre aventure IEF, quand je listais les raisons pour lesquelles nous prenions la décision de nous lancer dans cette aventure.
Parmi ces raisons, il y en avait deux en particulier
  • Nous voulions une instruction adaptée au rythme de l’enfant : ben, clairement, là, je ne suis plus capable de le suivre, ce rythme. Être instruite par moi ralentit E. C’est également une raison pour laquelle la scolariser en école « lambda » serait compliqué à mon sens : elle courrait le risque de s’ennuyer ferme
  • Nous voulions que nos enfants soient instruits par des personnes ayant vraiment envie de le faire. 
    • Tant que j’étais dans cette catégorie-là, l’IEF était le mode d’instruction présentant le plus de garanties à cet écart : 
      • 100% de chances d’un côté, : une Gwen à foooond ! 
      • une part d’inconnu de l’autre, puisque cela dépendait, justement, d’un(e) inconnu(e) et de son degré de motivation. 
    • Mais aujourd’hui où c’est mon degré de motivation à moi qui n’est pas au top, la probabilité qu’une autre personne remplisse mieux ce critère que moi est bien plus forte.

Incontestablement, ces deux points là sont très influencés par ma reprise de boulot / la création de ma micro-entreprise, et le fait que, bien qu'au départ j’aie créé cette micro-entreprise pour pouvoir bosser « un peu », et que mon objectif premier était que ce soit compatible avec l’IEF, à l’arrivée je bosse bien plus que « un peu », et cela nuit à l’IEF. 
Certes, une solution aurait pu être, maintenant que l’activité est lancée, de la réduire. J’aurais ainsi plus de temps, et puis du coup, ayant l’esprit moins occupé par ce pa- là de ma vie, je pourrais peut-être retrouver plus d’intérêt à la dimension IEF. Ou pas.

Mais là n’est pas la question, car plutôt que de réduire mon activité, il va plutôt s’agir, à la rentrée, de l’augmenter encore un peu. Les réflexions pro actuelles de Monsieur Bout le nécessitent : au vu des changements probables, la Gwen a besoin de 
1. générer du cash histoire de constituer des réserves financières 
2. Préparer une montée en puissance progressive.

Beaucoup de choses ont changé, depuis Strasbourg. Notre équilibre familial n’est plus le même, les envies et les besoins des membres de la famille ont évolué… Une page se tourne !


Pas complètement, cependant, car de ces années d'IEF il restera toujours un certain nombre de choses
  • la ferme envie de procéder ainsi pour un éventuel numéro 3 : entre une scolarisation à 3 ans et une à 4, je trouve que la différence est déjà très appréciable !
  • une bonne quantité de matériel Montessori : je vais revendre une partie de ce que j'avais acheté, mais conserver ce qui, de mon expérience, est sûr de resservir dans quelques années, si les vents nous sont favorables
  • une envie de m'impliquer, quand même, dans cette instruction, une sensibilisation aux différentes pédagogies, et l'habitude, pour les enfants, de partager cela avec moi. Même scolarisé, F. réclame toujours des moments dans notre salle de classe et même si je serai probablement amenée à réaménager un peu cet espace, je pense que de gros zestes de co-schooling demeureront
  • la ferme intention de se reposer la question, chaque année, pour chacun de nos enfants, du mode d'instruction le mieux adapté à ses besoins et à ceux des autres membres de la famille. Nos perspectives actuelles ne semblent pas laisser beaucoup de place à un retour à l'IEF dans les années prochaines, mais… depuis 3 ans 1/2 que ce blog existe, j'ai eu suffisamment d'occasions de constater qu'entre les perspectives que j'entrevois à un instant T et ce qui se passe véritablement à T+1, T+2, etc... il y a facilement un monde [soupir]. Laissons-nous surprendre...



La décision de la scolarisation de la Bébounette s’étant lentement dessinée en filigrane des derniers mois, s’est également posée la question du choix de l’école qui l’accueillerait.
  • Exit l’école publique du coin, à la fois pour des raisons éducatives, mais surtout au vu du « niveau » de la miss qui risquerait de s’ennuyer ferme dans une maternelle lambda. (par ailleurs, mon activité pro actuelle permettant de financer deux scolarités Montessori, cela facilite les choses. Il en aurait été autrement si nous n’avions vraiment pu qu’en financer une)
Restaient donc en lice
  • Ecole Montessori actuelle de F.
  • Future école Montessori de F.

J’ai pas mal hésité, évidemment sur le plan logistique il serait plus simple d’avoir les deux au même endroit. Cependant les deux écoles n’étant qu’à 10 minutes l’une de l’autre, le détour impliqué n’est pas non plus ingérable : un circuit triangulaire de 30 minutes, et zou je suis de retour chez moi.

Ce qui aura finalement fait peser la balance est l’aspect linguistique : E. ira dans l’école Montessori actuelle de F. afin d’y profiter de l’allemand. Ses progrès sur ce plan sont tellement énormes ces temps-ci que j’ai vraiment à cœur de continuer à surfer sur la vague. 
Nous ne savons pas encore si nous continuerons à fonctionner avec une mamie-au-pair l’an prochain (avec une implication réduite par rapport à cette année : environ 2 sorties d'école par semaine + le babysitting du soir en cas de sortie) : la décision dépendra de l’évolution de F. et notamment de la manière dont ça se passera avec notre prochain modèle, dont l’arrivée est attendue mi-mai, une fois notre G1 partie.

Si finalement nous décidons d’arrêter, au moins momentanément, le recours à ce système ô combien pratique pour la garde d’enfants + la transmission linguistique, ce ne sera pas sans regrets, alors autant minimiser autant que possible la perte sur le plan linguistique.


Autres facteurs qui ont joué dans la décision
  • Le prix : la future école de F. est sensiblement plus chère que l’actuelle
Mais surtout
  • La minimisation du risque : la future école de F. représente quand même un pari, nous ne savons pas précisément ce que nous y attend, alors que nous connaissons déjà l’actuelle, avec ses qualités et ses défauts. Si la future école de F. devait finalement nous décevoir (en écrivant cela je ne me contente pas de toucher du bois, non, je m’allonge de tout mon long sur la table de salle à manger – en bois), au moins le problème ne concernerait « que » un enfant.


Voilà donc deux décisions supplémentaires de prises. Même si parfois des regrets me viennent encore concernant la première, je suis tellement sous l’eau en ce moment que je n’ai aucun doute sur le fait que c’est la seule solution viable ; dans les circonstances actuelles en tous cas. La vie est longue et qui sait ce qu’elle nous réserve ?

Du coup, ça tombe bien, ça me laisse de l’espace de triturage de cerveau pour d’autres décisions.

lundi 11 mars 2019

Bébé-surprise




Il y a 
  • des bébés longuement planifiés et qui arrivent pile poil, 
  • d'autres qu'on attend, 
  • d'autres qui s'invitent par surprise, 
  • d'autres encore dont l'arrivée semble une évidence.
Ce bébé-là se sera finalement imposé par surprise. 
Sans préméditation aucune. 
En mode "Eh t'as vu ? Y a un truc de fous qui a commencé à se construire"
Mais après de premiers mois sans histoires, à grossir à une rapidité vertigineuse mais tellement naturelle, il lui en aura fallu des efforts et du temps pour arriver au produit fini. 

Pensez donc: 18 mois de grossesse !
Avant de finalement accoucher d'1,5kg... de manuscrit.

(Oh non ! L'ignoble Gwen a récidivé
Eh oui, faute de véritable annonce-bébé à vous faire, je me console en vous faisant un peu frétiller. 
J'ai encore d'autres possibilités devant moi : arrivée d'un chat ou de 2 poules par exemple… 
Les idées ne manquent pas ! 
La place pour les poules et le chat, en revanche, si.)

En tous cas j'ai adoré vous torturer, et c'est avec joie que je vous révèle qu'à défaut de faire-part de naissance en bonne et due forme, ou de déclaration de grossesse, la fameuse enveloppe de mon immonde teaser contenait



un contrat d'édition signé, en double exemplaire,
pour une parution prévue début octobre.


Yes, it's a BOY....OOK.




mais un bouquin qui traite de quoi ??? 
  • A. De travaux manuels, évidemment !
  • B. D'astuces beauté : tous les rituels qui me rendent irrésistibles, en 36 étapes ultra faciles à intégrer dans un quotidien de maman.
  • C. De 50 nuances de camembert
  • D. De la fameuse réponse D (mythe ou réalité ?)
  • E. De la Gwen : sa vie, son œuvre, ses amants, son yacht. 
  • F. De parentalité (mythe ou réalité, aussi ?)

Vous comprenez bien qu'avec une telle grossesse, tenir le rythme sur le blog a relevé / va continuer à relever du challenge. Mais on y croit ! 
Parce qu'encore une fois : "on peut faire des mirââââcles - Avec la foâââââ"

jeudi 7 mars 2019

P'tits Suisses d'une semaine

(non il ne s'agit pas d'un nouveau billet sur TooGoodToGo et les affaires faites sur l'achat de laitages)

Nous rentrons tout juste de vacances ! (d’où délaissement éhonté du blog, d’où prolongement scandaleux du terrible suspense, d’où hausse de 45% du rythme cardiaque du mon vénéré lectorat).

Ce furent des vacances suisses : une petite semaine passée dans le fin fond du Valais, canton suisse situé à l’Est de ce petit pays, où ont migré l’un de mes frères et sa femme, l’an dernier. 
Ledit frère est le parrain de la Bébounette, et nous avons toujours à cœur de favoriser le renforcement des liens entre nos enfants et leurs parrains marraines : incitation supplémentaire à venir découvrir le nouvel environnement du frérot.

Une semaine de vacances, un jour de trajet aller, un jour de trajet retour, cela nous a laissé 5 jours sur place, que nous avons largement rentabilisés !

  • Evidemment, un max de temps avec ma belle-sœur (actuellement au chômage), et mon frère une fois que celui-ci rentrait du boulot (à 17.30 généralement. Vive les horaires suisses). 
Du temps et de chouettes conversations

  • Ensuite, eh, l’objectif numéro 1 de ce voyage (hormis voir le parrain) était de poser pour la première fois les Bébous sur des skis. Objectif accompli ! 
Nous avons profité des chouettes infrastructures mises gratuitement à disposition au bas d’un des domaines skiables du coin pour faire faire aux enfants leurs premières descentes. Ils ont tous les deux apprécié, mais si la Bébounette a ensuite fatigué assez vite et était très heureuse de se faire promener en tenant un bâton de ski tiré par son père (lui-même à pied), le Bébou n’a cessé de profiter du tapis roulant pour enchaîner les descentes. Il a très vite osé lâcher ma main (moi j’étais à skis), fait ses premiers chasse-neiges, et commençait à apprendre à tourner quand nous avons mis fin à la séance au bout de 3 bonnes heures. 

J’avoue que nous avons été impressionnés tout à la fois de ses progrès, de son endurance et de sa motivation. Nous avons indiscutablement un Bébou sportif (nous ! c’est comique), et du coup nous allons devoir réfléchir à la meilleure manière de permettre à cet aspect là de s’exprimer… un sport qui le défoule, le valorise, dans un contexte bienveillant… Je suis (encore et toujours !) un être à la recherche ! 
Je regarderai les possibilités offertes par sa future école à ce niveau, il me semble qu’ils pouvaient proposer des trucs intéressants le soir, sur le temps périscolaire…

En tous cas, vraiment, je suis ravie d’avoir coché cette case. Le ski est quasiment le seul sport que j’aime, et j’avais vraiment envie de transmettre cela aux enfants. Or c’est rendu un peu compliqué par le fait que le concept de la « semaine au ski » ne peut pas vraiment correspondre à notre famille, Monsieur Bout n’aimant pas skier.


  • Objectif numéro 2, justement : permettre à la Gwen de skier elle aussi. 
Pour la première fois depuis notre mariage, ce qui veut dire que je n’avais pas chaussé de skis depuis la bagatelle de 11 ans. 
Mais tout s’est merveilleusement bien arrangé, Monsieur Bout a géré les enfants la journée du samedi, et le frérot, la belle-soeurette et moi-même avons eu droit à une très belle journée de ski. Je me demandais quelle figure je ferais après aussi longtemps mais… les réflexes sont revenus quasiment tout de suite ! 
Seule ombre au tableau : cette journée m’a bien confirmé que, vraiment, ce serait une activité très adaptée pour du temps de qualité en couple, mêlant une juste proportion de plaisir et d’excitation personnels avec une bonne dose de partage à deux (papote sur les télésièges, clins d’œil et échanges en cours de descente). 
Ce serait…pour moi. Pour moi uniquement, pas pour Monsieur Bout, cf. plus haut. Donc c'est raté. Sniiiiiiif.


  • Autre « objectif » de ce voyage (ou en tous cas, truc prévu) : rencontrer mon fan club ! 
Eh oui, celui-ci est terriblement international (huhuhu) et donc le hasard a fait qu’une lectrice du blog est devenue (sans que cela soit lié) copine avec ma belle-sœur. Une nana adorable (mais bon, ce blog est lu par des gens adorables uniquement, c'est un critère) avec qui nous avons papoté papoté papoté... Moralité nous nous sommes vues plusieurs fois bien que son mari ait menacé de s’y opposer puisque (soi-disant !!) je suis à l’origine de toutes les dépenses inconsidérées faites au sein de son foyer. Si si. (Mais elle lui a rappelé que c’était aussi un peu à cause de moi qu’ils partaient en weekend en amoureux ensuite. Donc…)
C’était chèvrement chouette !


Globalement, j’étais assez modeste dans mes ambitions pour ce voyage, et donc ces points-là étaient les seuls que j’avais en tête / à cœur pour la semaine.


Maaaais nous avons eu droit à quelques bonus non négligeables

  • Un petit tour dans les thermes assez nombreux dans la région : hop, une après-midi sublime (avec temps sublime) à s’ébattre dans une eau bien chaude, à l’intérieur, à l’extérieur, avec bains bouillonnants, cascade, rivière enchantée. Les enfants étaient aux anges. Nous aussi.

  • Un carnaval suisse. 
Ce n’était pas du tout prémédité mais nous sommes tombés en plein carnaval. Et les Suisses fêtent quand même vaaachement mieux carnaval que le Français moyen ! Mon frère habitant dans un gros village, nous avons eu droit à un carnaval superbe (flonflons, chars, confettis à gogo … et bien évidemment, déguisements de la mort qui tue) sans cohue ni machins commerciaux. 
Enfants et adultes se sont bien amusés à se bombarder de confettis (en mode ultra ZD puisque nous remplissions nos sacs des confettis jetés du char précédent pour attaquer le char suivant – ou le voisin). 
Nous en découvrons encore dans certains recoins de nos vêtements. (et nous avons malencontreusement oublié les énormes sacs rapportés par les enfants. Ils sont restés sur le balcon du frangin ! C’est ballot hein. – mais c’est surtout que je me méfie de Monsieur Bout dont la fourberie confettiesque a été largement démontrée durant ces festivités)


  • Une cure de sommeil : qui dit horaires suisses dit couchers à des horaires uuuultra décents. 
Nous qui arrivions avec une dette de sommeil phénoménale, cumuler longues nuits et, parfois, courtes siestes, nous a bien requinqués.

  • La confirmation que, vraiment, non, il n’est pas encore temps de remettre F et E dans la même chambre. 
Parce que là, franchement, les couchers ont été reeeeeloooous, ça faisait vraiment longtemps ! Merci pour ce test qui nous évitera de stupides tentations / changements kamikazes.


  • La parfaite bonne conscience de n’avoir plus ou moins rien fichu de ce que j’avais prévu de faire dans mes temps morts. 
Ben oui, j’ai pas eu de temps morts… [yeux qui papillotent innocemment].

---- ne pas regarder ma to-do list, ne pas regarder ma to-do list, ne pas regarder….-----


  • Des discussions financières en voiture 
Décidément, nos trajets favorisent les longues discussions à deux, et suite aux grandes réflexions qui nous agitent en ce moment, il était temps de profiter de ce trajet pour éditer la version numéro 1000 (environ) de notre budget Excel et gagner ainsi en capacité de discernement pour l’avenir. 
Check. 
Les choses sont plus claires, tout le monde en ressort rassuré et au fait de ce qui est possible… et de ce qui ne l'est pas.

  • La découverte d’un pays vraiment sympa 
Paysages sublimes, douceur de vivre, raclette, et surtout, surtout ! Des gens gentils tout pleins. 
Des gens qui sourient, des gens qui, quand ils ont failli vous griller la priorité à un rond-point, pilent net, vous font un grand sourire en levant une main (par opposition à ceux qui vous fusillent du regard en levant un doigt, vous voyez ?)

  • Une légère envie de déménager, quand même, du coup. 
Parce que, hein, faut pas se mentir, notre vie francilienne a beau avoir beaucoup d’attraits, eh bien… je ne m’y fais pas totalement, avouons-le. 
Trop de gens, trop de gens pas contents, trop de voitures, trop de gris… 
Et là, l’émigration en Suisse, c’est tentant. Mais non, ce n’est pas (encore ^^) le scoop promis.

Parce que dans « déménagement pour la Suisse » il y a 
1. Déménagement (et vu comme le fiston digère ce genre de choses, hum, voilà, quoi) 
2. En Suisse (= pays très sympa mais qui n’a que faire des nos compétences de RH français)

Bref, I had a dream, mais ce ne sera pas pour cette fois.
Nous resterons des Suisses d'une semaine !


Et maintenant, peut-être serait il temps que je m’attaque enfin à la rédaction du billet-révélation-scoop ? 

Peut-être. 
Tout, tout, TOUT pour ne pas m’attaquer à mes lessives…